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 Running till your breath hurts ... [TERMINE]

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MessageSujet: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Ven 29 Aoû - 3:45


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« You're the Northern Wind sending shivers down my spine. You're like fallen leaves in an autumn night. You are all four seasons rolled into one. You're like the cold December snow, in the warm July sun. I'm the jet black sky yhat's just before the rain like the mighty current pullin' you under the waves.»


Depuis quelques jours, les matins sont plus frais sur l'Est canadien. C'est la fin du mois d'août, les journées sont chaudes, mais les glaciales racontent les histoires des hivers derniers. À Blackcomb, c'est l'éveil du village. Les gens rentrent de vacances. Les classes recommencent pour les tout petits. Pendant ce temps, la saison touristique se prépare lentement. Les rues sont de plus en plus achalandées pendant que les réservations pour les vacances d'hiver se font par dizaines dans tous les petits hôtels et chalets de l'endroit.

Ce matin, tout est dangereusement calme à Whistler, il est encore tôt. La nuit se retire, le soleil annonce sa montée en colorant le ciel d'une palette allant du rose au bleu azur. L'air est froid, si froid qu'ils vous en arrachent les poumons. Même en courant à toute haleine, il parvient à vous glacer, à vous donner le chair de poule. Tenant fermement la laisse de Paco, j'accélère la cadence encore une fois, encore quelques kilomètres ne me feront pas de mal. Derrière la musique qui sort de mes écouteurs, j'entends mon cœur tambouriner dans ma tête, il prend le rythme de ma course. C'est là qu'on a envie de tout arrêter, parce que chaque muscle de son corps fait mal, alors que l'acide lactique envahit chaque cellule musculaire. Ce n'est plus une question de corps, mais un combat de l'esprit. Oublier la douleur pour aller plus loin, parce qu'on n'arrive jamais à nos buts sans souffrir. Paco mène la danse, il prend même un peu d'avance, me regardant du coin de l’œil, se demandant sans doute si j'arriverai à le suivre encore longtemps à ce rythme. Comme s'il me défiait, j'augmente encore la foulée, on sprinte tous les deux, oubliant de respirer jusqu'au bout du sentier, où là, nous nous arrêtons. Je tire doucement sur la laisse pour le retenir. Essouffler, je l'appelle, un sourire aux lèvres alors qu'il s'approche enjoué et haletant.

"Paco, ici... aller vient!"

En marchant, on reprend tous les deux notre souffle. D'ici quelques mètres, nous arriverions à un point central du parc, là, une énorme fontaine prenait toute la place et nous donnerait un endroit où se reposer avant le chemin du retour. J'inspire profondément, chassant les souvenirs qui grimpent dans ma mémoire. Hier, c'était le jour du déménagement, mon frère, ma soeur et mes parents avaient fait la route jusqu'ici pour me déposer, moi et mes affaires dans mon nouveau chez moi. Fébrile à l'idée de recommencer la saison de snow, j'en oubliais presque cette année serait si différente des autres. En quittant pour Vancouver, je m'étais permis d'oublier nos histoires et même d'essayer de recommencer à zéro. Ce matin, je figeais en voyant la fontaine bien droite dressée là où elle avait toujours été. Paco insistait pour y aller, je libérais le pauvre assoiffé de sa laisse et il partait en fusé, grimpait sur le rebord de pierre et de béton pour saper une quantité d'eau astronomique avec sa grosse langue.
Mon regard se fixe sur l'eau qui chute du premier niveau, puis sur celle du second avant de se perdre dans le bassin à la base. De ma main, je retire un écouteur de mon oreille, puis le second, j'enroulais le fil autour de mon poignet. Tout autour est silencieux, enfin, on entend les cascades d'eaux, le vent dans les feuilles, quelques randonneurs qui parlent et des écureuils qui s'agitent sur la pelouse. Je me retourne, regardant ce sentier sur lequel nous avions l'habitude de courser chaque matin. Mais que s’était-il passé l'année dernière pour qu'aujourd'hui nous en soyons là? Aussitôt, je secoue un peu la tête, les souvenirs sont vifs, presque réels, je l'entends me défier d'arriver avant lui à la fontaine sinon quoi, il m'en ferait boire toute une quantité. Pourtant, je gagnais souvent, l'attendant de pieds fermes ici même, à bout de souffle. Chaque fois, il arrivait à la course, m'attrapait, me soulevait pour me déposer de force dans le bassin, je m'accrochais, l'entraînais avec moi... Encore une fois, je secouais la tête vivement, passait une main pour retirer les cheveux qui me collaient au visage. Incapable de rester là plus longtemps, je localisais mon chien. Près d'un arbre, il se roulait dans le gazon, se rafraîchissant à l'aide de la rosée matinale.

"Paco vient! On rentre..."

Il se relève vivement, convaincu de sa liberté, il part en direction opposée me narguant : Attrape-moi si tu peux.

"PACO ICI!"

Il part comme un flèche, zigzag entre les arbres sans trop s'éloigner, mais en faisant bien attention de m'éviter. Libre comme l'air, il fait le fou. Il n'écoute pas un mot de ce que je dis. Les mains sur les hanches, je l'attends, il finira par se calmer et revenir, je le sais même si je dois user ma patience.
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Dernière édition par Caitlyn Calder le Ven 29 Aoû - 23:40, édité 3 fois
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Elinor Harrington
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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Ven 29 Aoû - 21:36



Running till your breath hurts...

__ « Allez mon gros, on y va ! » Alfred se leva d’un bond remuant la queue comme un fou. Elle lui enfila son harnais et direction le parc. C’était un peu la corvée pour elle en fait de le faire courir. Fumeuse comme elle l’était-elle finissait toujours par finir en mode morte-vivante et croyait qu’elle allait cracher ses poumons. Avoir un malamute à la maison c’est génial, mais si on ne veut pas qu’il soit malheureux, il faut le faire courir. Quand elle avait vu sa bouille sur le bord de l’autoroute elle en était immédiatement tombée amoureuse. Il était si mignon, minuscule ! Son père l’avait prévenue « Linoy, je sais que tu sais mais un chien c’est énormément de responsabilités et celui-ci t’en demandera peut-être même encore plus puisqu’il faudra que tu l’emmène courir. Peut-être même qu’il te faudra le faire tirer des choses » ... Elle n’avait pas écouté son père, comme toujours dès qu’il s’agissait de sauver un poilu et l’avais pris chez elle. Depuis, elle avait des fesses en béton. Courir, ça vous muscle, ça c’est certain. Elle accrochait la laisse à sa taille et le laissait la tracter. Au départ... Elle avait fait de monumentales chutes. Alfred partant comme une flèche et elle... Tombant misérablement la tête contre le sol. Fort heureusement dès qu’il la sentait en poids mort il stoppait. Avec le temps, il avait appris à écouter et tirait raisonnablement, allant à la vitesse qui convenait à Linoy.
Ce matin elle s’était longtemps tâtée à faire une telle balade avec son « croc-blanc » puis elle avait été prise de honte d’être une mauvaise maîtresse alors, avanti popolo !

__ « Doucement Alfred, doucement ! » Il lui laissait à peine le temps de se perdre dans ses pensées. Cela prit de longues minutes avant qu’il ne trouve son rythme.
Le parc était calme. Elle aimait bien venir ici. C’était toujours si beau et elle croisait plein de monde. Il fallait avouer que partir seule dans les bois lui faisait un peu peur. Il pouvait y avoir des malades. La ville n’était pas dangereuse mais on entendait tellement de choses. Alfred était un chien protecteur, mais pas agressif. Elle n’avait aucune idée de si il la défendrait en allant jusqu’à attaquer et franchement, elle ne voulait pas le savoir. Le parc, c’était le bon endroit.

Ils avaient couru environ trois quart d’heure et se dirigeaient maintenant vers la fontaine. Il y avait une jeune femme non loin avec son chien qui faisait le cinglé. Sautant et courant en tous sens. Elle détacha Alfred de sa taille et le tint à la main. Elle aimait bien le lâché mais avec certains chiens ça ne passait pas. Tous les deux s’avancèrent de plus en plus. Elle regarda la propriétaire de chien. Plus elle s’avançait vers elle et plus elle avait la sensation de la connaître. Elle ne la lâcha plus du regard quand soudain elle sut qui elle était.

__ « Caitlyn ?! »  Elle avait dit cela sur le ton de la surprise. Elle l’était, évidemment. Caitlyn était partie peu de temps après la mort de Pete et depuis, silence radio. Elle et Linoy n’étaient pas spécialement proches mais se tirer comme ça alors qu’ils étaient au trente sixième  dessous, elle avait trouvé cela bien peu amicale. AJ avait eu besoin d’elle. Linoy aussi d’une certaine façon, elle aurait aimé pouvoir se retrouver avec eux pour digérer la perte. Non, il n’y avait plus qu’AJ et elle ne le revoyait que depuis peu de temps. Elle ne s’en plaignait évidemment pas mais quand même. Caitlyn avait commis une grosse erreur selon elle.

__ « T’es revenue ? Depuis quand ? » La jeune chirurgienne n’était ni souriante ni vraiment sympa. Elle était toujours extrêmement surprise. Elle le savait, elle devrait lui demander comme elle se sentait, si ça allait mais elle n’y arrivait pas.
Elle ne tenait pas compte du comportement lâche d’AJ, par contre, chez Caitlyn, cela la gênait. Jalousie féminine ? Peut-être. C’était idiot car elles avaient des oints en commun.
Linoy n’allait pas essayer de lui faire la guerre mais elle n’était pas hypocrite. Surprise elle était, surprise elle se montrait.

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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Ven 29 Aoû - 23:46


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Elle se préparait depuis des jours pour ce retour, on lui répétait que les premiers temps ne seraient pas faciles, mais que bien vite, elle retrouverait sa routine, ses amis et son travail.  Là, seulement, sa vie reprendrait un allure plus normale. S'isoler de ce monde n'était qu'une solution temporaire, un moyen de fuite qui n'arrangerait pas les choses. Elle courrait, elle s'occupait, pour ne pas trop y penser, pour l'oublier encore quelques minutes avant de ne plus avoir le choix. Son regard suit la course du chien qui fait des vrilles dans tous les sens. Ça se voit, il est heureux d'être de retour. Vancouver, ce n'est que béton et immeuble. Les parcs à chiens, c'est bien! Mais ici, ce n’est que le grand air, la liberté absolue, ni clôture, ni règlement. Amusée par son cirque, Caitlyn décroche un léger sourire en coin. S'avouant vaincue, le laissant choisir le moment du retour, elle s'avançait vers la fontaine quand une voix familière appela son nom. Linoy, c'est elle, pas de doute. Elle a cette voix franche, comme à son habitude.  Caitlyn se retourne, mal, terriblement mal, sentant l'émotion lui étrangler la trachée. Elle déglutit, fausse un sourire, assez convaincant. Depuis ce soir là, sur la montagne, une étincelle s'est éteinte chez elle. Une lueur qui la rendait, à l'époque, si pétillante et qui animait son regard azuré. Fronçant les sourcils, elle feint la surprise.

"Linoy..."


Au tac au tac, toujours aussi prompte et transparente, Elinor ne se gênerait pas de lui faire savoir sa façon de penser. Un goût amer de sarcasme lui caressa les papilles. -non, je suis pas là! Tu hallucines!- Rien de très délicat, mais la première réponse qui lui vint à l'esprit. Parce qu'en ce moment, si elle avait pu se fondre dans le décor ou tout simplement disparaître, elle l'aurait fait. Acculée au bas du mur, elle hausse à demi les épaules.

"Oui, hier! Je voulais prendre le temps... de m'installer avant, de t'appeler! D'appeler AJ."


Elle sentait le besoin de se justifier bien qu'au fond, elle n'avait pas vraiment besoin de le faire.

" Tu ne fumes plus du coup? Je ne savais pas que tu courrais. C'est nouveau?"


Maladroitement, elle l'invitait à discuter d'autre chose redoutant qu'elle n'aborde ce sujet trop sensible encore. Linoy était la petite amie de Pete, bien qu'elle n'ait jamais été de réelle amie, elles avaient habité ensemble plusieurs mois. Caitlyn n'avait jamais compris pourquoi Linoy se montrait jalouse envers elle, elle savait très bien qu'entre Pete et elle, il n'y avait rien de plus qu'une forte amitié.

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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Sam 30 Aoû - 10:57



Running till your breath hurts

C’était étrange de la voir là après ce qui lui semblait être un laps de temps incroyablement long. Avec tout cela elles auraient presque du se voir tous les jours au départ ou tout du moins extrêmement souvent histoire de ... Se réconforter ou boire à sa santé ou... Elle n’en savait rien et au final c’était étrange car elles ne s’étaient jamais entendues comme larron en foire mais la savoir partie c’était comme perdre encore quelqu’un de leur groupe. La perte de Pete avait rendu bancal le groupe. L’absence de Caitlyn avait accentué ce sentiment. Les autres étaient bien sympa mais ils ne faisaient pas parti du noyau central. Peut-être que le fait que Caitlyn ait pris la poudre d’escampette avait favorisé au rapprochement entre Linoy et AJ ? Elle devrait alors l’en remercier non ? ... Non parce que c’était douloureux de se sentir tomber amoureuse de lui. Si elle n’était pas partie, AJ et Caitlyn se seraient encore plus rapprochés et Linoy ne sentirait pas son cœur se serrer douloureusement et son estomac faire des bonds quand elle penserait à leur ami en commun. Elle pleurerait doucement la perte de son petit-ami et s’en remettrait seule, sans aimer quiconque. Donc, en gros, tout était de la faute de Caitlyn !

Simple et facile comme raisonnement. Idiot, très certainement mais quand on a mal et qu’on se sent vexé, abandonné et vulnérable on trouve toutes les excuses possibles à la cause de notre désarroi.
Elle n’allait cependant pas lui balancer tout cela dans la figure parce qu’elle s’en rendait bien compte, c’était presque ridicule. Comme si tout cela était intentionnel, pourtant, elle n’aurait jamais dû les quitter comme elle l’avait fait. Elle n’en avait pas le droit. C’était si lâche et égoïste, surtout pour AJ. Il n’avait eu personne les premiers temps. Si elle était restée il ne serait peut-être pas tombé dans la drogue comme il y était tombé ? Ou alors si parce que têtu comme il était , il l’aurait elle aussi envoyé bouler et aurait voulu rester seul. Elle n’en savait fichtrement rien et essayer de deviner tout cela alors qu’elle n’avait pas une seule fois examiner le sujet auparavant, lui faisait tourner la tête.

Caitlyn n’avait pas vraiment bonne mine. Linoy l’avait vu plus rayonnante. C’était une fille particulièrement jolie avec en plus un corps à faire tomber n’importe qui. C’était agaçant mais c’était comme ça. Là, elle était toujours aussi bien faite semblait-il mais son visage avait quelque chose qui semblait éteint. Elle souriait remarquez, pourtant, ses yeux malins étaient tristes. Peut-être vait-elle honte ? Oh, pas envers l’aînée de Caldwell ?

__ « Surtout AJ... J’avais compris que tu n’allais pas revenir de sitôt... d’où mon étonnement. » Oui, puis surtout, elle se sentait aussi débarrassée d’elle. Il ne fallait pas oublier que Linoy était une jeune fille comme les autres et un être humain.
Savoir que l’ex-super plan cul de celui qui lui plaisait était revenu en ville la mettait mal à l’aise pour ne pas dire en rogne.
Son psy lui avait bien dit de ne pas analyser une situation trop rapidement car elle la jugeait mal la plupart du temps. Il fallait se poser et y réfléchir. Bon... Elle se poserait plus tard parce que là, c’était maintenant que cela se passait.
En gros, et quoi qu’il arrive, elle n’était pas certaine de ce qu’elle devait faire de cette information. Etre heureuse pour eux tous de la retrouver. Etre jalouse. Etre en colère. Relativiser. Franchement, là tout de suite, c’était tout et son contraire dans sa tête.

Non mais, pourquoi elle lui parlait de son tabagisme ?!

__ « Quoi ?! Mais si je fume toujours. C’est de la drogue que je ne prends plus. Puis on s’en fiche. Tu dois appeler AJ. Il ne va pas bien et il a besoin de toute l’aide qu’on peut lui donner. Il refusera évidemment, tu dois lui dire vite que tu es revenue. » Mais pourquoi est-ce qu’elle la jetait dans les bras les plus doux qu’il soit ?! Ce qu’elle était idiote !
Elle avait tellement envie de le voir revenir et surtout tellement envie de le voir aller mieux qu’elle lui envoyait sa meilleure amie. Normal. Trop bonne trop conne. Pourtant, elle n’était pas la personne la plus attentionnée qui soit mais lui suivait une mauvaise pente. Il lui fallait des alliés. Elle en était un, qu’elle le veuille ou non.

C’était peut-être précipité de lui balancer ça comme ça mais de toute façon, dans sa tête, il n’y avait que lui. Pete... Pete était là aussi mais il n’avait plus le monopole de son cœur et ça changeait tout. Pete n’avait plus besoin d’aide. AJ oui. Et elle, elle avait besoin qu’il rentre. Finalement c’était égoïste de lui dire tout ça ? Comment prendrait-elle la nouvelle si elle allait aux Embruns ?
Aïe, elle eut une vilaine crampe dans le ventre.

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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Sam 30 Aoû - 15:25


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Si ça n'avait pas été du snow, de l'entraînement, de continuer ou non sa carrière, qui sait si Caitlyn serait revenue aussi tôt. En réalité, elle n'aurait pas dût partir, rester ici, avec ses amis : ceux qui vivaient le même drame qu'elle. Ils auraient pu se soutenir, se rappeler des souvenirs, apprendre à apprivoiser le vide, ensemble, de jour en jour. Ne pas être lâche, être là pour les autres alors qu'ils avaient eux besoins d'elle. C'est avec cette honte qu'elle revenait à Blackcomb, un poids de plus à porter après la mort de Pete. Linoy lui fit immédiatement comprendre qu'elle devait s'en vouloir.  Sentant la pression sur ses épaules, Caitlyn ne bronchait pas. Restant d'un naturel assez calme, elle se sentait désolée. D'un ton accusateur, l'ex-petite amie de Pete lui faisait davantage la morale. Oui, elle aurait pu appeler quelquefois cet été. Oui, elle ne l'avait pas fait. Oui, elle avait de bonnes raisons. Alors, elle se rappelait que Linoy ne savait rien de ce qu'il lui était arrivé, du chemin par lequel elle avait dût passer pour revenir ici et se tenir devant elle ce matin. C'est en hochant la tête, qu'elle répondit, appuyant le fait qu'elle devrait -surtout - appeler AJ.

"Oui, je suis revenue maintenant! J'ai hâte de le voir..."


J'ai failli ne jamais revenir : aurait été un discours plus juste.  Toutefois, ça n'arrangerait pas la rancoeur de Linoy de se faire dire quelque chose du genre. Elle poursuivit, encore plus en rogne, la pressant de contacter AJ. Incapable de prendre autant de tension en si peu de temps, Cailtyn déviait le regard sur Paco qui revenait prêt d'elle, une branche dans la gueule. Souriant à la bête, elle attrapait le bout de la branche puis se permettait de regarder de nouveau son amie.

"Je peux l'appeler dès que je rentre, c'est bon pour toi?"

Elle disait ça pour lui faire plaisir, pour qu'elle se la ferme avec ses ordres et qu'elle la laisse respirer. Comme si revenir à Blackcomb n'était déjà pas assez difficile, il fallait que Linoy vienne lui casser les pieds avec ses admonestations. Profitant de la présence de Paco, elle s'occupa de l'attacher.

"Si tu veux, je te laisse mon adresse, puis mon nouveau numéro de portable! J'ai bousillé le dernier par accident cet été, j'ai perdu tous les numéros... Enfin, je ne te retiens pas plus longtemps après, on pourrait s'organiser pour se voir. Faire un souper, se raconter notre été... parlé un peu."



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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Sam 30 Aoû - 19:22



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Non mais, elle prenait des substances illicites elle aussi ? Elle lui parlait comme si de rien n’était. Comme si tout était normal. Comme si elle était partie en vacances et qu’elle était revenue ! Oui, elle était peut-être partie en vacances mais il y avait bien des choses graves qui étaient arrivées avant son départ et de ces choses elles n’en avaient pas parlé. Peut-être qu’elles n’avaient pas à en parler d’ailleurs mais là, il fallait avouer que Linoy était absolument éberluée par son comportement.
Des gens comme elle elle en avait vu en thérapie ceci dit, elle connaissait mais avait-elle envie de reconnaître les signes et d’éventuellement lui tendre la main ? Pas dit parce qu’en réalité, elle n’aimait pas que l’on tourne autour du pot. Quand ça ne va pas, ça ne va pas, on ne feint pas la méga forme, toujours selon elle, évidemment.
Cela faisait aussi des lustres qu’elle fréquentait Caitlyn mais finalement elle ne la connaissait pas tant que cela. El cas de coup dur elle n’avait aucune idée de la façon dont elle pouvait prendre les choses. Elle voulait être psychologue avec AJ,  mais pas avec Caitlyn. Pas encore du moins. Cela viendrait peut-être.

Alferd était tout excité à l’approche de Paco. Elle décida de le lâcher avec l’autre chien. Il aimait bien avoir des copains. Copains chats, copain poule (quoi qu’il en avait bousillé une ou deux...), copain cochon, poney, chèvres mais surtout les copains chats et les copains chiens, ouhlala, les copains chiens ! C’est pas fragile ces trucs-là, on peut  jouer comme on veut avec ! Bref, les deux chiens jouaient tandis que les maîtresses ne semblaient pas au point question communication.

__ « Pas dit qu’il soit aussi enjoué que toi. » Autant y aller cash. Elle, elle ne cachait rien concernant ses crises et problèmes, elle avait du mal à accepter que les gens puissent agir autrement.
Concernant ce qu’elle venait dire, non, elle n’était vraiment pas certaine qu’AJ soit si enjoué qu’elle à l’idée de la voir revenir comme une fleur en ville. « Youhou les amis, c’est moi ! » Après, ils avaient leur relation bien à eux. Relation qu’elle enviait forcément et qui la poussait à réagir comme elle le faisait, mal. Si ça se trouve il lui pardonnerait très vite son absence. Serait très heureux de la revoir. Ils coucheraient ensemble ! NON ! Oh quelle horreur ! Pourquoi était-elle revenue ?! Pourquoi en pleine forme ?! Qui que non, ce n’était qu’un masque. Il y avait quelque chose de bizarre. On ne la faisait pas à une ancienne internée. A quelqu’un d’autre surement, pas à elle. Ça commençait  d’ailleurs sérieusement à lui courir sur le haricot.
Alfred venait de se jeter dans l’eau de la fontaine. Décidément, c’était la fin du monde !

__ « T’es grande, tu fais comme tu le sens. Il a juste besoin de toi, que tu le saches... – Alfred ! » Maintenant, il creusait pour se rouler dans la terre... Aussi imprévisible que sa maîtresse.

__ « Te raconter mon été ?! – C’est assez simple, je vais te le raconter maintenant mon foutu été. J’ai été mise à pied parce qu’incapable de bosser. Je voyais Pete dans chaque jeune patient qui arrivait et j’arrivais pas à les sauver tous. Tu vois, ça, c’est l’angoisse. Du coup, j’ai bu, beaucoup bu, pour oublier, évidemment. Mais ça fonctionne pas comme ça. J’ai essayé comme je pouvais d’aider ton meilleur ami, qui me l’a bien rendu. Voilà, en gros mon été. – Alfredeuuuuh ! »  Elle n’avait pas été agressive en parlant. Elle avait parlé rapidement, mais pas agressivement, ce n’était pas son truc d’être agressive, par contre, voilà, elle disait clairement les choses. Son été il avait été pourri excepté son escapade aux Embruns. Pas la peine de dîner pour se le raconter. Surtout si elle ne cessait pas sa langue de bois. Qu’elle n’aille pas bien c’était normal. Pas la peine de le lui cacher ! Ou alors elle allait vraiment bien et là, elle voulait le secret.

__ « On ira pas dîner ensemble. Pas si t’es pas prête à « parler » comme tu dis. Tu as beau sourire, on me la fait pas. J’ai été en thérapie, j’ai fait des cures, quelques maisons de repos... Des gens comme toi j’en ai vu des tonnes et je continue d’en croiser à l’hôpital. Si tu veux qu’on se voit pour parler même en surface, de ce que t’as là-dedans, ok. Sinon, j’ai pas de temps à perdre. » Elle avait du temps pour AJ pourtant. Finalement, elle avait la même conversation avec Caitlyn qu’elle avait eu avec AJ. « Tu veux pas parler, tu me fais suer. Bla bla bla » Allez savoir si Caitlyn le prendrait bien ou non.
Linoy était loin d’être une fille méchante, très loin, d’ailleurs elle n’avait aucune envie de la blesser mais elle détestait être prise pour une imbécile et là clairement c’était l’impression qu’elle avait.

__ « Je suis très contente que tu sois revenue, pour AJ. Ce sera peut-être même plus simple pour toi de lui parler. Je sais pas. Mais fais attention à lui. Il voudra t’aider, tu le connais, il est comme ça, mais ne l’afflige pas d’une douleur supplémentaire. Moi je suis là si besoin. » Oui, fin, elle n’avait pas non plus les épaules hyper solides mais au final elle était celle qui avançait le plus dans le deuil. Pour elle, maintenant qu’elle s’était rendu compte qu’avec Pete ce n’était pas si fort, ça allait mieux. Son nouveau problème c’était AJ mais elle n’avait pas à le pleurer. Bref, bien que pas plus solide à la base que les deux autres, elle se sentait plus costaud pour les aider. En théorie et il fallait encore que l’on accepte son aide un peu proposée maladroitement, il fallait bien l’avouer.

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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Dim 31 Aoû - 0:41


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Après l'hiver dernier, difficile de croire que qui que ce soit, qu'Elinor, qu'AJ ou elle puisse avoir passé un été digne de ce nom. Fuir, partir, quitter Blackcomb, c'était la solution que Caitlyn avait trouvée. La seule. Elle encaissa, chacun des mots, des reproches qu'elle put lui faire en un si court laps de temps. Quoi qu'il puisse en penser, AJ lui avait manqué, il ne s'était pas passé un jour sans qu'elle ne pense à lui, à qu'est-ce qu'il pouvait faire ou comment il pouvait se sentir.  AJ avait certainement accumulé son lot de connerie cet été.  Fidèle à lui-même, il avait certainement but beaucoup, couché d'un côté et de l'autre et finit ses soirées ivres morts à vomir ses tripes. En fait, elle l'ignorait totalement. Tout ça, ce n'était rien de plus que des suppositions. Il avait eu de la chance d'avoir Linoy prêt de lui. Et elle en avait bavé la pauvre. Déjà, on la connaissait pour ses problèmes de dépendance. La mort de Pete l'avait donc elle aussi précipité bien au fond du baril. L'alcool, le plus efficace des analgésiques de l'esprit.

"J'aurai bien voulu, mais, Linoy... je sais... "

À peine elle tentait de se justifier, que la petite blonde poursuivait, monopolisant la conversation avec une longue liste de reproches, de suppositions et au fond, qui était-elle pour s'en mêler. L'ex-petite amie infidèle de Pete? C'est tout? Oui, c'est tout. Beaucoup moins qu'elle, des millénaires moins qu'AJ! Qu’elle ne vienne pas faire chier avec ses problèmes d'alcools, parce qu'au fond, Pete ou pas! Elle serait toujours une alcoolo. La colère commençait à la gagner à petit feu, elle pouvait bien en prendre sur ses épaules, mais pas autant, pas en si peu de temps, pas aujourd'hui. Le retour à Whistler, c'était comme tirer sur les sutures encore fraîches, les arracher une par une en espérant que la plaie tienne le coup. Se faire réprimander, elle n'en avait pas besoin. Elle ne souriait plus, la gorge serrée d'émotion.

"J'ai rien à dire Linoy! J'ai mal aussi merde, tu étais pas là quand c'est arrivé, tu sais pas ce qu'on a vécu AJ et moi! J'ai pas besoin de parler! C'est dur pour tout le monde, et si tu penses que je suis partie parce que je voulais faire comme si rien était! C'est pas le cas, je ne pouvais pas vous aidez, tu sais quoi, j'aurai trainé AJ encore plus profond. Parce que des raisons de le réconforter, j'ai encore du mal à en trouver. Parce que tout ça, j'ai encore du mal à réaliser aussi, on a été carrément stupide ce soir-là avec Pete et j'arrive toujours pas à me le pardonner... J'ai passé l'été avec ma famille, c'était peut-être pas l'idée du siècle de couper les ponts, de partir comme ça... mais j'ai pas eu le choix. C'est ce qui est arrivé, et je ne peux rien y changer, bien que je me rends compte que j'ai pensé qu'à moi dans tout ça! Mais on ne change pas le passé..."

Ce que Linoy ignorait encore à ce jour, c'est que le soir où Caitlyn était disparu sans rien dire, il en avait fallu peu pour que AJ perde sa seconde amie. Sur l'autoroute, en direction de Vancouver, son auto avait fait un violent face à face avec un camion remorque. Le conducteur n'ayant subi aucune blessure avait avoué au policier que la voiture s'était littéralement mise devant lui. Il avait voulu éviter l'impact, appliquant les freins au plus vite, mais ça n'avait pas été suffisant. Caitlyn avait été sur l'unité de soins intensifs pendant 3 semaines, deux pendant lesquelles on la plongea dans un coma artificiel. Sa famille avait préféré ne pas informer ses amis de Whistler qui avait déjà le drame de la mort de Pete à surmonter. Elle s'en tirait avec beaucoup de chance malgré une fracture du crâne, plusieurs lésions internes graves, fractures de plusieurs côtes, dislocations d'une épaule, plaie béante au niveau de la cuisse et fracture multiples des os du bras.  À peine 4 semaines après l'accident, on lui donnait son congé... du moins,  on la transférait en psychiatrie pour un long séjour chez le psy. Aujourd'hui, les marques ne paraissaient plus autant. Si on portait attention, son front était marqué par une cicatrice, puis, pour le reste, c'était surtout au niveau du thorax, de l'abdomen, là ou on l'avait opéré qu'elle était marquée et finalement, cette longue cicatrice qui partait de sa hanche jusqu'à son genou suivant le chemin irrégulier qu'un morceau de fer avait emprunté pour lui arraché la chair.

"J'espère qu'il voudra me parler, c'est tout ce à quoi je pense.  Moi, ça va! J'ai fait mon bout de chemin, sinon, je ne serais pas revenue... S'il a besoin de moi, je vais être là maintenant, je ne pars plus Linoy! Mais ... ça suffit les reproches. J'en ai assez contre moi-même sans rajouter les tiens! C'est bon?"


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Elinor Harrington
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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Dim 31 Aoû - 1:36



Running till your breath hurts ...

Elle n’y avait pas été de main morte, non. Caitlyn le méritait-elle vraiment ? Surement pas en y réfléchissant bien mais sa réaction était tout ce que Linoy cherchait, un peu de sincérité. Enfin elle pouvait y voir plus clair. Si au départ elle avait fait mine d’encaisser, elle avait vite perdu son sourire et enfin elles parlaient à cœur ouvert.
Ce qu’elle avait vécu exactement, Linoy ne pouvait le savoir. Cette cicatrice sur son front, elle n’était absolument pas certaine qu’elle était nouvelle. Pour une convalescente rescapée de la mort elle était en super forme physique. Merci le sport et le mental de winner.
Ce qu’elle avait en face d’elle maintenant lui plaisait bien plus. Quelqu’un qui se mettait en colère et s’ouvrait. Avec AJ ça n’avait pas marché tout de suite. Caitlyn était bien plus sympa ! Finalement, la jeune doc ne repartirait peut-être pas en bougonnant des grossièretés et en la détestant. Quoi que... Il y avait toujours cette histoire d’AJ sous-jacente et ça, ça ne lui plaisait absolument pas.
Elle l’écouta sans rien dire, la laissant parler. Elle l’avait laissé la pourrir, la moindre des choses était donc de la laisser aussi s’exprimer à sa guise.

Elle n’était pas d’accord sur le fait qu’elle n’avait pas besoin de parler. On avait tous besoin de parler à un moment donné. Peut-être pas avec la personne qu’elle avait en face d’elle maintenant mais à un moment donné il fallait extérioriser.
Caitlyn commença par lui rappeler qu’elle n’était pas là le soir de l’accident. Non, effectivement, c’était ce qui, au contraire d’AJ et de son amie, l’avait flinguée. Ne pas être là, ne pas pouvoir l’aider et le sauver. C’était ce qui lui avait valu sa mise en repos forcé. Peu importait la situation, ils avaient mal et la douleur de l’autre pouvait parfois être difficilement compréhensible.
Partir dans sa famille, bonne idée par contre. La famille pour Linoy c’était tout et elle pouvait comprendre qu’elle ait eu envie d’être avec les siens. Ne pas donner signe de vie par contre... C’était moche, toujours pour AJ parce qu’elle... Oh, elle, elle se démerdait.
Oui, Caitlyn avait été égoïste. Elle aurait dû prévenir AJ. Lui envoyer des messages, l’appeler même pour quelques minutes seulement. Elle l’avait vu quand elle était venue chercher les affaires de Pete à l’appart, le fait que Caitlyn ne se soit pas déplacée lui faisait mal et depuis il faisait l’ermite.

Linoy n’avait toujours pas ouvert la bouche. Elle prenait bien ce que lui disait la snowboardeuse. Elle ne lui reprochait rien sauf au début. Ça... Elle l’avait un peu en travers de la gorge parce que c’était ce qui l’avait faite souffrir. Sinon, elle n’avait pas grand-chose à ajouter. Pas par peur ou timidité ou autre « je ne sais plus où me mettre, j’aurais mieux fait de ne pas te chercher ». Non, elle n’avait juste rien à ajouter à tout cela.

__ « Bien sûr qu’il voudra te parler, c’est AJ... Et toi t’es Caitlyn. Il sera ravi de te savoir revenue. » Elle soupira en levant les yeux au ciel. Il l’accueillerait les bras ouverts et elle, elle passerait à la trappe. Fini Linoy et les papouilles. Adios gentille béquille... Ça, ça lui faisait mal. Cette histoire avec Pete aussi, évidemment mais ce n’était plus pareil pour elle.

__ « Il aura besoin de toi oui. Vous avez de la chance de vous avoir. » Elle lui sourit comme quand elle le faisait sur le tapis rouge. Un sourire presque radieux mais qu’elle ne vivait pas de cette manière. A l’intérieur elle était déchirée par tout cela. Heureuse qu’elle soit à nouveau là pour lui mais triste de le perdre, c’était indéniable. Pourtant, elle n’allait pas lui faire la guerre pour cela. Comme juste après la mort de Pete elle ne les verrait plus et voilà. Sombre avenir.
Elle n’avait plus de reproches à lui faire non. Après tout, elle aussi souffrait. Elle devait se mettre à sa place.

__ « Alfred, Viens là mon gros ! »  Elle allait partir avant d’essayer de se noyer dans la fontaine à l’idée que... Que tout ce qu’elle avait espéré tombait à l’eau et que de toute façon c’était stupide. Etre avec AJ ! N’importe quoi ! Elle se rabattrait sur... Sur quiconque passerait sur sa route. Oh et puis non ! Fini les amours ! Elle se concentrerait sur elle-même et basta ! Elle et Alfred et tous ses poilus.
Etrangement, son malamute rappliqua tout de suite. Elle le reprit donc en laisse, prête à partir.

__ « C’est cool si tu te sens mieux. Cool que tu sois là. Ne crois pas ce que peux dire le nouveau journal de la ville, ce ne sont que des conneries. Attends-toi à être dedans par contre. Tu diras salut à AJ de ma part. Ou pas. – Je file, j’ai une garde ! » Quelle nouille. « Dis-lui bonjour, ou pas »... Mais quelle andouille !
Elle fila bien vite avec son chien, honteuse de tout cela. Depuis quand réagissait-elle comme une gamine débile ?! Depuis toujours mais d’habitude cela la poussait à sombrer dans l’alcool, pas à minauder et être jalouse et dépressive en oubliant presque qu'au final, elle n'était pas vraiment convaincue qu'elle allait mieux et que ce serait bon pour AJ de l'avoir dans les parages si elle n'avait pas réglé ses problèmes de conscience.

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MessageSujet: Re: Running till your breath hurts ... [TERMINE]   Dim 31 Aoû - 16:58

Caitlyn Calder a écrit:

You're like a missing piece
« You're the Northern Wind sending shivers down my spine. You're like fallen leaves in an autumn night. You are all four seasons rolled into one. You're like the cold December snow, in the warm July sun. I'm the jet black sky yhat's just before the rain like the mighty current pullin' you under the waves.»


Si c'était la mettre en colère qu'elle voulait, Linoy avait misé juste. Parce qu'elle pouvait bien en prendre large, accepter les remontrances, mais même Caitlyn avait ses limites. Puis, on ne parlait pas de n'importe quoi ou n'importe qui. Le sujet, c'était la mort de Pete, la mort de son meilleur ami. Personne n'était plus important pour elle que lui, il lui avait tout appris, ensemble, ils avaient fait les 100 coups et plus encore. Jamais, au grand jamais, Caitlyn ne pouvait se rappeler une seule journée où elle ne lui avait pas parlé avant le jour fatidique. La disparition de Pete, c'était comme lui couper une jambe et la lancer sur la piste en lui disant : débrouille-toi! Alors qu'elle fonce directement sur une rampe de lancement. Quand on tue son meilleur ami, y-t-il un moyen de s'en sortir? De guérir d'un remord aussi grand? Son psychologue se tuait à lui faire comprendre qu'elle devait se l'excuser. Ce n'était rien d'autre qu'un rapport de circonstances et de mauvaises chances qui lui avait enlevé la vie. Ce soir-là, les pistes étaient glacées, ils avaient tous trop bu trop consommé, ils n'avaient rien à faire là et dans la fragilité d'un instant, le mal était fait. Ça avait été instantané, sans douleur, mort sur le coup comme ils disent souvent. Ni elle, ni AJ, ni même Linoy n'auraient pu le sauver cette nuit-là.

Tout de même pas sotte, elle s'attendait qu'AJ la questionne sur ce qu'elle avait fait. Il lui en voudrait, mais comme Linoy le disait, il lui pardonnerait. De son côté, elle tenterait d'être le plus franche possible, elle lui déballerait tout, de A à Z. Du moins, elle espérait avoir le courage de le faire. Parce qu'elle n’en avait parlé avec personne, sa famille savait, mais jamais elle ne l'avait avoué de vive voix à qui que ce soit à part le psychiatre qui la traitait à l'hôpital.

Elle sentit une amertume s'installer entre elle et Linoy, comme si son retour la peinait. Comme si elle avait peur de perdre quelque chose à cause d'elle, quelqu'un : AJ? S’était-il passé quelque chose entre eux cet été? Y avait-il eu des approches non escomptées? Pour ne pas sauter aux conclusions, Caitlyn s'abstint de poser toutes questions à ce sujet. Avec la conversation enflammée qu'elle venait d'avoir, pas question de rajouter du bois sur les braises et attiser tout ça encore une fois. De toute façon, Elinor prenait Albert en laisse. Lui donnant un avertissement par rapport à un quelconque journal, elle annonçait son départ.

"Enfin, je vais pas te retenir... Je dois rentrer aussi. "


C'est légèrement confus qu'elle regardât la jeune médecin s'éloigner. Attrapant la laisse le Paco, elle ne traîna pas davantage. Elle avait des boîtes à défaire...


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