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 New York New York [PV Bennet]

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: New York New York [PV Bennet]   Sam 27 Juin - 1:14




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Les yeux bien cachés derrière une paire de lunettes de soleil à verres effet miroir, Meredith observait Bennet tout en baillant discrètement. Il était à peine 8h, elle avait dû se lever effroyablement tôt pour aller prendre l'avion, mais son architecte, lui, était déjà au travail. Pourquoi n'en était-elle pas étonnée ?
Pour sa part, elle n'envisageait qu'une seule chose pendant le vol : dormir. Et malheur à qui la réveillerait. Assez paradoxalement, c'était maintenant que tout semblait fini entre eux qu'ils profitaient enfin de l'avion seuls, sans Harper, qui ne les accompagnerait pas. Julia, l'assistante de Bennet, devait s'occuper d'eux à New York en cas de besoin.
Bennet leva les yeux sur elle ; elle était heureuse de ne pas avoir à craindre qu'il la surprenne en train de le regarder. Avec sa tête penchée sur le côté, elle devait avoir l'air de dormir. En réalité, elle réfléchissait au week-end qui les attendait. Il s'agissait, pour l'essentiel, de rendez-vous professionnels ; seul le vernissage auquel ils étaient tous les deux invités ce soir relevait d'une sortie personnelle, et encore ... Il n'était pas exclu qu'ils investissent pour le palace, si Bennet repérait des toiles qui le séduisaient.
Heureusement. Après le fiasco de leur dernière soirée - dernière en date, et dernière tout court, preuve s'il en était de l'échec de la soirée - elle n'imaginait pas un déplacement semblable à Miami - même si Miami lui laissait d'excellents souvenirs. Elle avait d'ailleurs prévu de rentrer dormir chez ses parents le soir, ayant définitivement lâché son propre appartement new yorkais après son installation à Whistler. Ils comptaient sur elle pour un brunch le dimanche, en présence d'investisseurs et de quelques amis de la famille. Et de Bennet, puisqu'apparemment cette sauterie était aussi professionnelle que personnelle, elle aussi. Ce mélange des genres l'arrangeait bien, pour une fois.
Alors que Bennet baissait à nouveau la tête sur sa tablette, sans qu'elle ait pu deviner ce qu'il pensait, elle bailla. Outre l'heure indue à laquelle son réveil avait sonné, elle avait mal dormi cette semaine. Ce qui s'était passé avec Bennet l'avait poursuivie un moment, jusqu'à ce qu'elle décide que ce n'était pas grave. Ils n'avaient jamais eu l'intention, ni lui ni elle, de faire durer ça toute la vie ; elle n'avait aucun sentiment pour lui. Elle s'était donc raisonnée, avait appelé Charles et discuté avec lui pendant plus de 2h, établissant entre autre des projets de vacances, et après ça, c'était allé mieux. Maintenant, elle ne voulait plus que rattraper son déficit de sommeil en retard. D'un geste, elle commanda à l'hôtesse de lui amener un petit oreiller, et elle bascula son siège en position allongée, s'endormant rapidement.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Sam 27 Juin - 20:18


NYC
Bennet et Mer
Voyage à NY avec Meredith. Tout cela était prévue depuis quelques temps et impossible d’annuler. Il était ravi de rentrer à la maison mais les choses étaient quelque peu tenues avec Meredith depuis leur fiasco.
Il en avait été affecté. Il ne s’était pas rendu compte qu’ils étaient si proches et quand cela l’avait frappé c’était trop tard. Maintenant il regrettait, pas de s’être rapproché d’elle dans l’absolu mais d’avoir laissé une telle intimité s’installer.

Ce matin ils partaient donc très tôt. Il était arrivé avant elle et s’était mis au travail. En fait, il n’avait quasiment pas dormi de la nuit et était crevé. Cela devait se voir sur son visage. Il avait des choses à faire, comme d’habitude, et il s’était plongé dedans rapidement.
Sa compagne de voyage était arrivée et s’était installée rapidement, ils n’avaient quasiment échangé aucun mot. Cela lui manquait mais hors de question de se l’avouer ou pire, de l’avouer à Meredith. Du jour au lendemain alors qu’il s’était habitué à sa présence il se retrouvait seul, même pour un homme comme Bennet c’était un peu difficile.

Ils avaient décollé. Meredith avait gardé sur le nez ses grosses lunettes. Lui avait les siennes aussi mais de vue. A un moment donné il releva la tête pour la regarder. Au départ ce n’était pas elle qu’il « visait » mais ses yeux étaient vite tombés sur son minois. Il n’avait aucune idée de si elle dormait ou non mais c’était ce qu’il s’imaginait et même si elle le voyait, il s’en fichait. Cela lui prit quelques minutes durant lesquelles il ne décolla pas les yeux de son visage. Il était impassible. Ce qu’il y avait dans sa tête par contre était beaucoup moins calme.
Il repensait à Miami puis à leur fiasco, puis à leur première relation. Il pensait à eux donc. Cela ne le faisait pas sourire. Il ne savait pas quoi en penser.
Il se replongea dans le boulot une petite demi-heure avant de reposer sa tête contre le dossier et s’endormir à son tour. Il était épuisé. Epuisé depuis qu’il pensait à elle sans comprendre pourquoi il pensait à elle. Epuisé aussi d’être agacé ainsi par tout cela.
Il dormit jusqu’à la fin du vol, jusqu’à ce que quelqu’un, l’hôtesse ou Meredith, le réveille.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Dim 28 Juin - 10:39




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Quand on lui tapota sur l'épaule pour la réveiller, le nom de Bennet flasha aussitôt dans son esprit. Allez savoir pourquoi ? Sans doute parce que sans cette épineuse soirée, c'était lui qui l'aurait sortie de son sommeil. Mais non. Il y avait eu cette soirée, et en raison de ça, ce n'était que l'hôtesse. Meredith sentait son parfum bon marché, devinant sa présence avant même d'ouvrir les yeux. Elle remua légèrement dans son fauteuil, pour s'étirer un peu, et actionna le système pour le remonter en position assise, alors que l'hôtesse lui expliquait qu'ils n'allaient pas tarder à atterrir, qu'il fallait remettre leurs ceintures et le blabla habituel.
Prudemment, elle ouvrir un oeil, puis l'autre. Son regard se posa immédiatement sur Bennet, juste en face d'elle, qui dormait encore, avant qu'elle se tourne vers l'hôtesse, qui semblait l'interroger muettement. Meredith savait très bien où elle voulait en venir : qui réveillait Bennet ? Il avait le don de faire flipper tout le personnel qui l'approchait, sans compter que leur histoire - ou quelque soit le nom qu'on pouvait donner à ce qu'ils avaient fait tous les deux - n'était plus un secret pour personne. Elle s'interrogea un moment. Elle aurait eu envie de le réveiller oui, d'un baiser ou d'une caresse. Qu'il la voie elle en ouvrant les yeux. Ce n'était plus possible.
- Eh bien ? Qu'attendez-vous pour le réveiller ?
Elle s'était montrée plus agressive qu'elle l'aurait voulu. L'hôtesse n'avait qu'à comprendre aussi, merde ! Ils étaient sensés être relativement plus malins que la moyenne, s'ils travaillaient pour les Carmichaël, tous autant qu'ils étaient, non ?
Elle attrapa sa bouteille d'eau et en avala une longue gorgée, avant de prendre un bonbon à la menthe. Un oeil rapide sur son miroir de poche, le temps de vérifier qu'elle n'était pas trop décoiffée et que son maquillage n'avait pas filé, tandis que Bennet en face d'elle ouvrait les yeux, et elle était prête. Elle était heureuse de rentrer à New York, même pour un week-end, et de retrouver son monde et ses connaissances. Elle ne savait pas bien qui serait présent au brunch de dimanche, mais sans doute verrait-elle au moins Aly et Charles, s'il était en ville. Pour la première fois depuis des mois - peut-être des années - voir sa plus ou moins amie lui faisait plaisir. En fait, même la perspective de retrouver sa chambre chez ses parents la réjouissait.
Elle ne dit rien pendant encore quelques minutes, laissant le temps à Bennet de s'éveiller complètement lui aussi, puis elle attaqua directement les sujets professionnels. Ils n'avaient le temps pour rien d'autre aujourd'hui, de toute façon.
- La voiture envoyée par mon père devrait nous attendre sur le tarmac. Nous allons voir un artisan ce matin, c'est bien ça ?
Bennet n'avait qu'un chauffeur, resté à Whistler pour le week-end. Il était beaucoup plus commode de faire appel à la flotte de son propre père. Leur chauffeur devait les emmener dans Nolita ; le genre de quartier où elle n'aurait jamais eu l'idée de mettre les pieds seule, mais apparemment, Bennet y connaissait un artisan qui sculptait le bois. Meredith avait vu quelques unes de ses créations, qui valaient effectivement le détour.
- Souhaitez-vous prendre un petit déjeuner, avant ?
Elle, n'avait pas faim. Comme souvent, et plus encore dernièrement. Elle ne l'avait jamais vu, lui, sauter un repas en revanche.
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Dim 28 Juin - 14:49


NY
Bennet et Mer
Ce fut une main posée sur son bras qui le sortit du sommeil. Qui, quoi, comment, où ? Ce fut difficile à définir dans la seconde. Machinalement et poussé par la fatigue qui l’habitait encore il posa sa main sur celle de la personne tentant très gentiment de le faire revenir à lui. Il prit une longue inspiration avant d’ouvrir les yeux. Surprise, ce n’était pas Meredith comme il l’avait au préalable imaginé. Il s’était souvenu ensuite qu’il était en sa compagnie, dans un avion à destination de NY.
Dès qu’il constata qu’il ne s’agissait pas de sa boss et ex (merveilleux) plan Q (trop amélioré), il retira immédiatement sa main. La déception se lut sur lui une fraction de seconde avant de passer au mépris que les traits de son visage avaient l’habitude de prendre. Il soupira à nouveau, retira ses lunettes, se frotta les yeux tout en s’adressant à l’hôtesse et tenta au mieux de se revenir à lui rapidement.

_ « C’est bon, merci. » Il était en général sympa avec le personnel mais en avion c’était autre chose. Pourquoi ? Un certain stress peut-être ? Aucune idée mais en tout cas il n’était pas aimé du personnel volant et il le savait très bien. Ce n’était cependant pas pour cela qu’il allait changer.
Il remballa ses affaires et en profita rapidement pour rallumer son téléphone. Il avait quelques messages de Julia dont un qui lui redonna le sourire quelques secondes.
Il n’avait pas, depuis son réveil, prêté attention à Meredith. Le fait de ne pas avoir été réveillé par elle lui avait laissé un goût amer. Il ne s’occupa donc d’elle qu’une fois qu’elle lui adressa la parole. Pour sa défense, il pouvait ne pas être du matin et vu le son état d’esprit, pour l’instant, ce n’était pas un bon jour. Il ne doutait cependant pas que cela puisse évoluer au fil des heures.

_ « Oui, à Nolita, vous connaissez ? » Il adorait littéralement ce quartier. C’était un mec de l’UES mais dès qu’il le pouvait il allait y déjeuner. C’était un quartier très bobo, oui, très artiste, calme, mignon et il y avait pas mal de galeries aux alentours et en l’occurrence, des petits artisans très doués !
Pour le moment, il n’avait pas retrouvé le sourire mais sa galanterie était bien là. Il fallut d’ailleurs faire attention à une espèce d’obstacle leur barrant la route en descendant de l’avion et machinalement il tendit la main à Meredith pour qu’elle la prenne et s’appuie sur lui. Cela dura une seconde mais le contact fut agréable, elle eut même droit à une esquisse de sourire.
Ils continuèrent à avancer ensuite côte à côte sans plus se toucher mais en continuant à parler.

_ « Je n’ai pas faim. Un grand café suffira mais ne vous privez pas pour moi. » Ce n’était que politesse, Meredith était un moineau, deux graines et elle était rassasiée. Lui, pouvait passer pour un glouton mais pas aujourd’hui. Il n’avait envie que d’un café. La faim ne l’avait pas complètement quitté mais son état d’esprit n’était pas à cela. Devait-il s’en inquiéter ? Si ça se trouve il couvait quelque chose, il mangeait beaucoup moins qu’à l’habitude. Un rapport avec Meredith et tout ce qu’il avait en tête ? ...
L’avantage de voyager en jet privé, vous étiez chouchouté, il envoya donc quelqu’un lui chercher un café ainsi qu’un thé pour Meredith et deux croissants qui lui furent rapportés assez rapidement. Il avait eu ce reflex de lui prendre aussi quelque chose. C’était une chose qu’il avait l’habitude de faire avec elle. Qu’elle veuille ou non de ce petit déjeuner lui importait peu en fait, lui il boirait son café en voiture quoi qu’il arrive et cela ne leur ferait donc pas perdre de temps.
Une fois installé il s’étala façon Bennet. Il détestait être à l’étroit. Pas de panique, il n’empêchait pas Meredith de respirer.

_ « Nous allons voir Georgio, c’est un ébéniste merveilleux. Son travail va vous plaire. » Il en était certain, il avait bien cerné ses goûts, c’était son métier en même temps et si elle n’aimait pas, il ferait en sorte de la faire changer d’avis.


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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Dim 28 Juin - 20:27




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Nolita, elle ? Hum, non ... Elle n'était jamais sortie de l'Upper East Side, à part à y être contrainte et forcée. Son monde se trouve entre Park Avenue et la 5ème, et elle n'avait jamais ressenti le besoin d'aller voir plus loin. Elle lui répondit d'un signe de tête négatif, tout en sortant de l'avion. Apercevant la voiture sur le tarmac, comme prévu, elle jeta un oeil à sa montre. Il était plus tard qu'elle l'aurait cru, et elle craignait qu'ils n'aient pas le temps de tout faire. Elle ne voulait pas réitérer ce genre de voyage trop vite, pas pour le moment. C'était trop ... pesant. Même en s'étant convaincue qu'elle n'avait pas le moindre sentiment pour Bennet - ce dont elle était persuadée, le problème n'était pas là - elle trouvait cette distance revenue entre eux insupportable. C'était comme s'ils étaient revenus au départ, à la galanterie près. Elle détestait presque ça. Qu'il lui tende la main comme si de rien n'était, qu'il esquisse un sourire. Très vite, elle avait "repris" sa main. S'il voulait que leur relation redevienne strictement professionnelle, qu'il joue le jeu jusqu'au bout.
- Je ne déjeune pas. Nous gagnerons du temps. C'est parfait.
Comme s'il ne savait pas qu'elle ne mangeait pas beaucoup ... C'était ça, qu'elle lui reprochait. Pour un tutoiement, un simple tutoiement, il était parti presque comme un voleur - heureusement qu'il y avait eu ce baiser sur le front - l'appelant même par son nom de famille. Puis il persistait à se montrer galant pour des conneries - elle savait enjamber une marche sans aide, merci - avant de faire comme s'il ne connaissait pas ses habitudes. Paradoxalement, elle préférait le Bennet connard de leur rencontre ; avec celui-là, elle avait appris à réagir.
Sans rien dire de plus, elle s'installa dans la voiture ; il pouvait bien s'étaler autant qu'il le souhaitait, la berline était largement assez grande pour eux deux, compte tenu de la place qu'elle-même prenait. Elle aurait néanmoins préféré ne pas le sentir aussi proche. Qu'il ait coupé court à leurs performances au lit ne signifiait pas qu'il ne lui faisait plus d'effet ...
- J'ai regardé quelques unes de ses créations quand vous m'en avez parlé.
Alors qu'ils étaient sur le point de quitter l'aéroport, elle fit stopper le chauffeur et sortit de la voiture sans un mot, pour jeter le thé et le croissant que Bennet lui avait pris. Le faire elle-même ? Ce n'était pas dans ses habitudes, mais c'était en quelque sorte stratégique. Elle ne voulait pas énerver Bennet, et en ce moment, elle était incapable de prédire ses réactions - y compris la façon dont il aurait pris un "jetez moi ça".
Remontée dans le véhicule, elle sortit sa tablette de son Birkin ; le site web de l'ébéniste de Bennet était dans ses favoris, et elle lui désigna une pièce.
- Ce genre de choses me plaît.
Il le savait probablement déjà - pour avoir su aménager son appartement à Whistler comme il l'avait fait, il la connaissait bien sur ce plan. Mais le silence entre eux lui déplaisait tant qu'elle était prête à meubler. Ca ne fonctionnerait sans doute pas. Elle souffla d'agacement en constatant que la voiture était arrêtée. Ils étaient pris dans les bouchon
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Dim 28 Juin - 21:40


Fucking kill me
Bennet et Mer
Finalement, il n’était plus certain qu’il y ait une éclaircie dans cette journée. Il l’avait aidée par galanterie comme il l’aurait fait avant qu’ils ne couchent ensemble et elle l’avait lâché comme s’il avait eu les mains sales. Raison de plus pour ne pas lui sourire plus d’une seconde. Par contre, il allait retenir. Vexer Bennet ? Mauvaise idée. Il prit néanmoins sur lui et ne fit aucune réflexion. Il rongea son frein et enfila ses lunettes de soleil. Plus simple de faire la tête derrière des verres teintés.
Encore par galanterie habituelle, il lui prit quelque chose à manger et un thé, certes elle n’était pas une gourmande mais comme elle devait aussi surement s’en souvenir, il détestait qu’elle ait le ventre vide. Systématiquement il l’avait poussée à manger ne serait-ce qu’un fruit. D’accord, elle avait dit non, mais comme d’habitude finalement. Donc oui, il lui avait pris quelque chose pour ne pas qu’elle meure de faim.
Ils finirent par commencer à quitter l’aéroport, tous deux bien installés dans la berline quand Meredith la fit stopper. Il la regarda prendre le thé ainsi que les croissants, les jeter et évidemment revenir les mains vides sans y avoir touchés. Cela faisait deux fois en à peine un quart d’heure qu’elle se foutait de lui. Il la regarda s’asseoir à nouveau et la fixa. Il avait gardé ses lunettes mais si elle n’était pas trop idiote, il savait qu’elle ne l’était pas, elle comprendrait très bien qu’elle venait de commettre une erreur. Jeter le thé, passe encore, la nourriture ? Puis sans parler de ceux qui crevaient de faim, dont il se souciait une fois l’an, il y avait cet affront qu’elle lui faisait à nouveau. Je ne veux pas de votre main, pas non plus de votre petit déjeuner. Garce ! Ils étaient passés de je veux tout de toi à ... Plus rien ?! Ce n’était pas acceptable ! Pas pour lui ! Ils n’étaient pas des animaux !
Ce séjour allait être long... Vraiment long.

Il fit un effort plus que minime quand elle lui répondit à propos de son ébéniste. Elle n’avait mis de très mauvaise humeur. Même quand elle sortit sa tablette pour lui montrer l’une de ses pièces il tourna à peine la tête et se contenta de répondre en maugréant.

_ « D’accord. » Il connaissait ses goûts et de toute façon maintenant il s’en contre fichait. Il aurait été ravi de lui faire découvrir Nolita mais maintenant il n’avait plus envie de rien. Rien la concernant en tout cas. Elle s’était foutue de lui deux fois, il avait été suffisamment aimable pour ne pas le lui faire remarquer mais s’en était terminé.

Le trajet fut long car évidemment, ils furent pris dans les embouteillages. Il passa son temps sur son téléphone, c’était bien mieux que de parler avec Meredith. Il s’était d’ailleurs tellement crispé qu’il avait repris son tic avec ses cheveux et battait du pied rapidement.
Ce fut donc un trajet incroyablement long et une fois arrivé, il prit le parti de continuer à ne pas s’occuper d’elle. Fini la galanterie, qu’elle se démerde. Bon, malgré lui il fit ce qu’il fallait pour l’entrée dans la boutique où ils furent accueillis par Georgio.
Accolades et banalités échangées en italien, langue maternelle de l’artisan puis visite des lieux pour Meredith.

_ « Faites un tour, regardez et nous discuterons plus sérieusement ensuite. » Qu’elle regarde, lui il connaissait déjà tout, de plus, il pourrait parler avec les ouvriers et se détendre. Meredith n’existait plus pour l’instant.


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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Dim 28 Juin - 23:25




Meredith & Bennet
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Même en ayant fait les choses de la façon la plus délicate qu'elle avait trouvée, elle l'avait vexé ; ce n'était qu'une demie surprise, et au moins, elle retrouvait un Bennet qu'elle connaissait vraiment, mutique et froid. Tu parles d'une victoire ... Le trajet aurait sans doute été moins loin si elle avait fait les choses autrement, mais elle refusait de l'avouer. Elle refusait de faire les choses pour faire plaisir à Bennet, et encore plus de réagir comme il le voulait, comme si elle avait été son caniche. Elle en profita pour consulter sa boîte mail personnelle, à laquelle Harper n'accédait pas, et qui était en friche depuis maintenant bien trop longtemps. Plus de 300 mails non lus l'y attendaient, et aucun d'entre eux n'était un spam, ou une newsletter. Patiemment, elle lut, classa, répondit parfois, tandis que la voiture les conduisait, Bennet et elle, à destination.
Ils s'arrêtèrent pas loin d'une heure plus tard devant le pas de porte d'une boutique artisanale. Le chauffeur - et non Bennet, elle ne manqua pas de le noter - lui ouvrit la porte, et elle contempla un instant la devanture, d'une simplicité désarmante. Rien à voir avec les riches boutiques de décoration qu'elle fréquentait sur Park Avenue ou la 5ème. Elle tourna la tête autour d'elle pour observer les alentours, et découvrit une rue bien plus attirante qu'elle ne l'aurait imaginée. De nombreuses boutiques d'artisanat disputaient la place à des cafés, pour ce qu'elle en voyait. Le tout semblait propre - propret, même. Elle ne s'était jamais fiée à la réputation bobo du quartier, voyant dans l'aspect "repère d'artistes" quelque chose de beaucoup plus glauque. Bien. Peut-être s'était-elle trompée. Qu'importe ? Ce n'était pas comme si elle allait revenir s'y promener seule.
Comme Bennet lui tenait quand même la porte pour rentrer chez l'ébéniste, elle se dépêcha de pénétrer dans la boutique, et elle assista tranquillement aussi bien aux "retrouvailles" de Bennet et du dénommé Georgio qu'à la visite des lieux. Il y avait là des pièces beaucoup plus intéressantes que ce qui était visible sur le site, et quand son architecte lui proposa - lui intima serait plus exact - de faire le tour avant qu'ils fassent le point tous les deux, elle ne se fit pas prier.
Seule, elle déambula parmi les sculptures. Les plus grandes d'entre elles ne devaient pas faire plus de 90 cm de haut, et toutes étaient faites dans des bois différents. Prudemment, elle posa les doigts sur l'une d'entre elle, pour sentir le bois sous ses doigts. C'était une pièce d'une série de neuf, dont Meredith perçut immédiatement le message, et qui l'emplirent de mal-être tout autant qu'elles la fascinaient. Aussi discrètement qu'elle le put, elle essuya une larme qu'elle n'avait pas sentie arriver. Elle allait vraiment devoir dormir plus la nuit prochaine ; il était inconcevable qu'un simple ensemble de sculptures provoque de telles émotions chez elle, aussi fort soit le message. Elle se retourna, prête à laisser de côté ces pièces dérangeantes, pour se retrouver nez à nez avec Bennet, qui semblait estimer que son tour avait assez duré. Elle leva les yeux vers les siens, et plongea son regard droit dans celui de son architecte. Il avait cet air sévère qui avait disparu à une période ; était-elle vraiment certaine de vouloir retrouver ça, sous prétexte de clarifier la situation entre eux ?
- Je suis navrée si je vous ai offensé. Je n'aurais pas dû.
Une fois de plus, elle se trouvait dans la position de celui des deux qui faisait amende honorable. Elle lui tourna le dos, n'attendant pas de réponse de sa part, pour se retrouver de nouveau face aux pièces qui l'avaient touchée.
- Celles-là. Celles-là sont ...
Elle ne savait pas comment les qualifier, en fait. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle les voulait. Et potentiellement, pas dans l'hôtel, mais chez elle.
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 29 Juin - 11:36


Well...
Bennet et Mer
Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, Bennet était un homme qui appréciait volontiers être entouré de « latins ». Italiens, espagnols, colombiens, mexicains... Il n’avait aucun mal à s’en faire aimer et à s’ouvrir, autant que faire se peut, à leur contact. Ici, donc, il était bien. Cette éclaircie tant attendue venait d’apparaître au bout de son tunnel. Il avait retrouvé le sourire alors que Meredith était allée faire son tour. Peut-être avait-elle d’ailleurs entendu des éclats de rire ? Evidemment, Georgio avait fait des sous-entendus à Bennet concernant Meredith, ce à quoi il n’avait pas vraiment répondu. S’il s’était agi d’une autre femme, il aurait surement fait le coq mais il avait trop de considération pour Meredith pour se livrer à ce genre de plaisanterie sur son compte, c’était d’ailleurs hors de question, son cerveau le lui fit remarquer très rapidement.
Après quelques minutes à discuter, il finit par aller la rejoindre. Elle s’était perdue dans les allées et était plantée devant des sculptures qu’il connaissait très bien. Quand elle se retourna, tous deux se retrouvèrent nez à nez. Bennet ne bougea pas et la regarda sans sourciller. Les yeux baissés sur elle, la bouche close et sans sourire. Il la regardait comme s’il n’y avait plus eu qu’elle dans l’atelier. Meredith avait d’ailleurs un air bizarre. L’œil humide ? Il n’était pas certain de réellement pouvoir interpréter ce qu’il avait en face de lui. Quand elle ouvrit la bouche, au lieu de se détendre, ce fut l'effet inverse qui se produisit. Sa voix, pourtant, ne fut jamais aussi douce.

_ « C’est oubl... » Il se rendit compte qu’il y avait quelque chose qui clochait dans sa voix et toussota pour arranger cela. Ce n’était pas la première fois qu’il se laissait surprendre par ce que lui disait Meredith et qu’il perdait le contrôle de sa voix ou même, de ce qu’il voulait dire ! Ce qu’il allait dire là, était « c’est oublié ». Pourtant, c’était toujours d’actualité et non ! Il n’avait certainement pas oublié. Il lui en voulait toujours de l’avoir ainsi vexé ! (En théorie)

_ « Ce n’est pas le moment. » Voilà ce qu’il parvint à dire en reprenant son ton ferme et autoritaire. Pouvait-on lire dans ses yeux plus que cela ? Il espérait que non, il ne se posait d’ailleurs pas la question mais quelque chose clochait aussi chez lui. De toute façon, Meredith s’était retournée, elle semblait fascinée par cette série de sculptures. Les voulait-elle ?

_ « Vendues. Celles-là sont vendues. Venez. » Il se mit en marche. Il y avait d’autres choses à voir et Georgio pouvait faire des sculptures à la demande. Il suffisait d’en parler avec lui, de lui expliquer ce que vous vouliez. Il les fit s’arrêter devant deux autres œuvres beaucoup moins douces que la série de neuf mais tout aussi jolies. Les angles étaient plus pointues, le bois plus clair mais elle lui plaisait énormément et il les imaginait assez bien dans le palace.

_ « Je pense que celles-ci pourraient convenir à notre projet. Je les imagine assez bien dans le lobby. Georgio peut également faire de magnifiques tables ou bureaux. Suivant les thèmes des suites, peut-être pourrions-nous faire appel à lui. Peu de gens le connaissaient mais tous s’accordent à dire qu’il a un talent fou. Georgio notre botte secrète ! » L’artisan venait d’apparaître à leur côtés. Il avait réellement envie de faire connaître son travail partout dans le monde. Il en avait fait acheter à un dubaïote pour ses bureaux, ainsi qu’à un japonais et évidemment, pas mal de N-Yorkais. Il était aujourd’hui impossible de bosser avec Bennet Monaghan sans que celui-ci vous fasse faire un tour à Nolita.
Maintenant il s’agissait réellement de faire du business et le Bennet acheteur n’était absolument pas le même que le Bennet normal. Celui-ci était beaucoup plus ouvert, plus souriant, plus gentil, drôle, détendu. Bref... C’était une question de stratégie.

_ « Nous sommes pendus à vos lèvres Mer... Demoiselle Carmichael. » Tellement détendu qu’il avait presque failli l’appeler par son prénom. Il s'était reprit très rapidement.

Revenons sur les excuses de la jeune femme. Que Bennet le veuille ou non, elles avaient été entendues, appréciées et acceptées bien qu’il a dit le contraire. Il avait l’habitude que l’on se prosterne devant lui mais étrangement, cette fois-ci et venant de Meredith, cela avait été plus qu’agréable à entendre. Il essayait néanmoins de se convaincre du contraire.

_ « Qu’en pensez-vous ? » Il la connaissait suffisamment pour savoir qu’il ne la mettait pas dans l’embarras en lui posant cette question et qu’elle avait aimé le travail de l’ébéniste, maintenant, restait à savoir ce dont elle aurait envie.
Il lui souriait sans feindre quoi que ce soit. C’était purement professionnel mais en même temps, quelque chose, pour l’instant, le poussait à ne pas s’arrêter.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 29 Juin - 13:45




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Vendues ? Vraiment ? Elle regarda une dernière fois la série de pièces, déçue ; elle était bien plus amatrice et connaisseuse de musique, éventuellement de peinture, que de sculptures, mais celles-ci lui avaient parlées, et elle les imaginait déjà chez elle. Définitivement, non, pas à l'hôtel, mais dans son loft.
Cette mauvaise nouvelle venait s'ajouter à la difficulté du caractère de Bennet - elle avait remarqué qu'il était sur le point de passer l'éponge sur ses soi-disant affronts avant de se reprendre et de la pelleter ; la journée promettait d'être longue, si elle devait se poursuivre comme elle avait commencé. Meredith soupira, avant de suivre Bennet devant deux autres productions de Georgio, qui ne lui évoquèrent rien. Absolument rien. Elle les trouvait sans vice, ni vertu ; ce serait sans doute parfait pour le palace, si Bennet le disait. Au moins, elles ne risquaient d'interpeller personne ... Pas elle, en tout cas. Elle prit néanmoins le temps de les observer, ne serait-ce que par respect pour leur créateur. Les toucha du bout des doigts, impressionnée tout de même pas la maestria avec laquelle l'ébéniste parvenait à adoucir les noeuds du bois. L'essence était très claire, plus que le chêne, qui était en gros sa seule référence, et les formes un peu plus torturées. Elle était incapable de savoir ce que Georgio avait voulu faire passer comme message, mais elle feint tout de même la satisfaction, ne serait-ce que vis-à-vis de Bennet, dont elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle manquait de goût. S'il trouvait ces sculptures dignes d'intérêt, alors elles devaient l'être non ? C'était lui l'architecte d'intérieur, après tout.
Elle nota, non sans amertume, qu'il retrouvait son sourire alors que le sieur Benelli venait de s'approcher d'eux ; elle n'avait pas manqué non plus ses rires, un peu plus tôt. C'était peut-être la première fois qu'elle entendait rire ainsi. Mais elle, avait droit à la froideur, au "mademoiselle Carmichaël" - et surtout pas d'impair, il venait de magnifiquement se reprendre. Cela ne lui donnait pas du tout envie de sourire. Pas vraiment de faire la gueule non plus. En fait, elle se sentait l'esprit ailleurs, happé par les créations de Georgio Benelli. Celles qui étaient vendues. Se détournant de Bennet alors qu'il l'interrogeait -en espérant qu'il n'allait pas mal le prendre une fois de plus - elle fit face à Georgio - qu'elle ne se serait en aucun cas permise d'appeler ainsi. Elle n'avait pas cette facilité à mettre à l'aise les gens qu'elle ne connaissait pas, au détriment de ses proches.
- Monsieur Benelli, vous êtes un artiste. Je serai ravie de compter vos oeuvres parmi celles du futur Carmichaël Whistler.
Elle se tourna vers la boutique, et les pièces exposées, et montra du doigt les deux sculptures que Bennet lui avait présentées.
- Considérez celles-ci comme vendues. Nous ferons également sans doute appel à vous pour du mobilier, mais il est trop tôt pour cela. Nous en reparlerons ultérieurement. Mon assistante vous contactera la semaine prochaine pour arranger les détails logistiques et financiers.
Elle-même ne se préoccupait en aucun cas de cela. Et dans la mesure où elle n'achetait pas pour elle, elle n'éprouvait nullement le besoin de faire les choses elle-même. Peut-être aurait-elle pris la peine de venir chercher les neuf pièces, mais là ...
- Vous nous excuserez de ne pas nous attarder plus longuement, mais je crains que nous n'en ayons guère le temps.
Un coup d'oeil jeté à sa montre lui avait confirmé qu'il était midi passé. Elle avait dû passer plus de temps qu'elle avait imaginé à faire le tour de la boutique. Souriante, elle serra la main de l'ébéniste, et ouvrit elle-même la porte de l'échoppe, Bennet sur ses talons. Mais, juste avant de sortir, une idée lui vint. Quelque chose qu'elle avait vu son père faire. Elle interpella une nouvelle fois le créateur.
- Oh, et ... monsieur Benelli ... monsieur Monaghan me fait savoir que les pièces là-bas sont vendues. Je souhaiterais que vous me fassiez parvenir les coordonnées de l'acheteur. Je veux les lui racheter.
Elle avait évidemment désigné la série de 9 sculptures qui lui avait tapé dans l'oeil, et qui était finalement la seule chose qui l'avait préoccupée pendant toute la visite.
- Comment avez-vous appelé l'ensemble ?
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 29 Juin - 15:23


GO
Bennet et Mer
S’il pouvait la vexer à son tour, malheureusement, il en était satisfait. Ce n’était pas tant le jeter de petit déjeuner qui l’avait vexé réellement mais bien la façon dont elle lui avait lâché la main. Il ne comprenait pas qu’elle puisse ainsi semblée rebuter par lui. Il aurait dû comprendre, mais il ne le faisait pas. De son côté, il avait toujours autant envie d’elle, il ne pouvait pas penser à elle sans l’imaginer dans ses bras. Dans son imagination ce n’était que purement physique. Comme si son corps avait eu besoin d’elle. Il aurait pu aller draguer autre part parce qu’au final, son corps avait plus besoin d’une femme que de Meredith en particulier. Mais il fallait aussi admettre qu’elle était la seule à lui avoir fait autant de bien, la seule avec laquelle il s’était tant amusé. Il avait pris son pied avec énormément de jeunes femmes mais avec elle c’était le niveau au-dessus. Voilà peut-être pourquoi il était si enclin à ne rien laisser passer de sa part. Plus dur qu’avec les autres ? Très certainement oui.

Ils avaient donc fait leur tour, elle ne semblait pas emballée par ce qu’il lui montrait, pourtant, lui les voulait. Il les voulait et elles feraient partie de leurs œuvres à l’hôtel. Point.
Il la laissait parler maintenant, elle avait fait ce qu’il attendait d’elle, prendre les deux pièces. Il était tout sourire pour Georgio, heureux de lui apporter encore de nouveaux clients. Il avait vraiment sympathisé avec lui et sans parler de ça, il était fan de son travail, la façon dont il créait ses sculptures le fascinait. Il l’avait vu travailler à maintes reprises et à chaque fois c’était un enchantement.
Il était maintenant temps de partir. Grand sourire et poignée de main viriles à Georgio et il suivit Meredith. Il manqua d’ailleurs de lui rentrer dedans alors qu’elle venait de s’arrêter et se retournait.
Elle revenait à la charge concernant les neuf pièces. Elles étaient vendues ! Qu’est-ce qu’elle ne comprenait pas là-dedans ?!
Elle avait demandé les coordonnées de l’acheteur. A ce moment-là Georgio jeta un regard ennuyé à Bennet qui fronça les sourcils d’abord pour regarder son artisan et ensuite à l’attention de Meredith. Georgio ne savait pas quoi dire et Bennet vint à son secours.

_ « Il ne vendra pas. » Non, il ne les lui vendrait pas. L’acheteur était quelqu’un de coriace et il ne lui ferait pas le plaisir de les lui céder même si elle y mettait le prix. L’acheteur les avait faites faire et pour lui elles évoquaient un amour féminin certain et aussi celui jamais acquis ou presque. Il y avait l’amour des femmes de sa famille, mère et grand-mère puis l’amour jamais atteint avec une femme, la sienne puis les autres... Il les garderait ! Ce n’était pas la peine de communiquer quoi que ce soit à Meredith, elle ne les aurait pas !
Ce fut à nouveau Bennet qui répondit à la question suivante de Meredith.

_ « Femmes. Merci Gerogio ! » Voilà, allez, il allaient pouvoir se remettre en marche et partir maintenant. Comme elle l’avait fait remarquer, ils n’étaient pas en avance alors qu’attendait-elle.
Oubliant qu’il ne devait plus s’occuper d’elle il lui ouvrit la portière pour qu’elle s’installe et la referma une fois qu’elle a été installée. Etait-il devenu chauffeur ? Il monta à son tour en voiture et s’installa. Immédiatement il fut repris de tics nerveux. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle insiste ?
Une longue inspiration ou deux et il relativisa. Lunettes de soleil à nouveau sur le nez, il tourna la tête pour regarder par la fenêtre de Meredith avec un avantage dans le coin du regard, son minois surement frustré ce qui lui donna un léger sourire.

_ « Pourquoi voulez-vous autant ces sculptures ? Qu'est-ce qu'elles vous évoquent ? Expliquez moi, convainquez moi. Je verrai si je peux faire quelque chose pour vous. » Il voulait qu'elle lui explique mais lui, aurait-il été honnête si elle lui avait posé la même question ?


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Dernière édition par Bennet Monaghan le Lun 29 Juin - 20:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 29 Juin - 19:49




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Un ange passa alors qu'elle demandait les coordonnées de l'acheteur. Sur le coup, elle ne comprit pas le regard de Benelli, croyant qu'il le lui adressait ; mais n'était-il pas destiné plutôt à Bennet, qui venait de répondre à la place du créateur, d'un ton qui n'appelait guère à la controverse ? Un de ses clients, alors ? Craignait-il que son client n'apprécie pas de se faire racheter un coup de coeur parce que Bennet l'avait montré - plus ou moins volontairement - à quelqu'un d'autre ?
Ou ... merde. MERDE ! Bien sûr que Benelli était ennuyé pour répondre. Bien sûr que Bennet pouvait prédire que le propriétaire ne vendrait pas. Parce que c'était lui. Outre le fait que ça expliquait qu'il connaisse le nom de l'oeuvre, le simple ton sur lequel il l'avait dit le trahissait. La volonté qu'elle avait mise à obtenir ces pièces - et la certitude qu'elle les aurait, n'était-elle pas Meredith Carmichaël ? - disparut au profit d'une espèce de maelström d'émotions, allant de la colère à la déception en passant par un certain abattement d'avoir manqué de chance pour être tombée sur le seul acquéreur dont elle n'avait rien à attendre. Elle n'ajouta rien, et sortit de la boutique sans plus un regard pour l'ébéniste ou Bennet.
Toujours silencieusement, elle grimpa dans la voiture, et tourna la tête vers la vitre passager, de son côté. Aurait-elle dû tenter le coup de bluff, en insistant pour avoir les coordonnées ? Elle ne s'était jamais estimée capricieuse, mais elle n'avait jamais eu pour autant l'habitude qu'on lui refuse quoi que ce soit. C'était une sensation nouvelle, en vérité. Et déplaisante. Et qui donnait à sourire à Bennet, évidemment ; elle voyait son reflet dans la vitre. Oh, il ne triomphait pas, heureusement, mais tout de même.
Alors que la voiture démarrait, en silence - pour aller où d'ailleurs ? Meredith n'en avait plus la moindre idée - elle eut la surprise d'entendre Bennet aborder le sujet des sculptures. Les questions qu'il lui posait visaient-elles réellement à faire quelque chose pour elle, ou à remuer encore un peu le couteau dans la plaie ? Il était difficile de savoir où il voulait en venir, aujourd'hui plus que jamais ; sans compter ce qu'il y avait de personnel à lui répondre. Pour l'essentiel, son coup de coeur était flou, même à ses propres yeux ; il y avait juste quelque chose. Quelque chose, et une sensation de manque aussi, qui lui serrait la poitrine. Elle n'avait pas la moindre envie de partager ce genre de sensations, avec qui que ce soit ; c'était trop personnel. La série de sculptures s'appelait "Femmes", mais elle, y voyait autre chose. Une forme d'affection, d'amour auquel elle n'avait pas eu droit. Même pour elle, elle ne voulait pas pousser l'introspection trop loin ; elle n'était pas ce genre de fille qui se plaint de ce qu'elle a, alors qu'elle avait pour ainsi dire le monde à ses pieds.
- Vous croyez qu'il y a toujours besoin de mettre des mots sur une émotion ? Je ne le pense pas.
C'était une réponse plutôt honnête ; elle le pensait réellement, dans un cadre général. Elle était musicienne, et elle n'avait pas besoin de savoir comme Albinoni avait composé son Adagio, ou Barber le sien. Elle ne voulait pas entendre que tel ou tel enchaînement d'accords était destiné à lui arracher des larmes quand elle écoutait la Symphonie du Nouveau Monde. Elle le savait, bien évidemment ; c'était entre autre pour ça que ses parents avaient tenu à ce qu'elle bénéficie d'une éducation musicale à toute épreuve. Seulement, se laisser porter simplement par l'émotion lui plaisait infiniment plus.
En l'occurrence, il y avait un peu plus que la simple émotion, mais Bennet n'avait pas le droit de savoir ce que seul Charles savait. Certaines choses ne se partagent que dans l'amour.
- Elles m'ont frappée, c'est tout. Mais de toute façon, j'ai cru comprendre qu'elles n'étaient pas à vendre ?
Question, affirmation. Un peu des deux. Le ton de Bennet était ferme toute à l'heure, qu'il ne fasse pas semblant de revenir dessus. Pourquoi faire ?
- C'est vous, n'est-ce pas ? Elles sont à vous ?
Ce n'était pas la peine qu'il lui mente. Pas la peine qu'il la croie plus naïve qu'elle était. De toute façon, à ses yeux, le sujet était réglé. Bouclé. Clôturé. Elle ne voulait pas en parler plus, ça ne servait à rien. Elle tourna à nouveau la tête vers la vitre ; ils quittaient Nolita, et elle ne savait toujours pas ce qui les attendait.
- Où allons-nous maintenant, déjà ?
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 29 Juin - 21:34


Better...?
Bennet et Mer
Avait-elle compris qui était le fameux acheteur ? Peut-être, ce n’était pas bien important au final. Il ne s’agissait pas d’un secret mais ces sculptures étaient personnelles. Il demandait à Meredith de lui expliquer ce qu’elle avait ressenti en les regardant mais il n’était pas certain qu’il aurait été capable de lui dire ce qu’il avait voulu que Georgio exprime quand il les lui avait commandées. C’était bel et bien une commande faite alors qu’il se séparait de Charlotte. Il avait beaucoup parlé avec Georgio de tout cela, de sa famille, des femmes en général, là, l’idée avait germé de faire ces sculptures et quelques mois plus tard, les voilà. Il les avait déjà vues, évidemment mais n’avait pas eu le temps de les faire rapatrier chez lui. Il les voulait là où il allait vivre, elles le rejoindraient donc à Whistler.

_ « Si vous les voulez, ce sera nécessaire oui. » Si elle ne le convainquait pas, il ne lui ferait pas le plaisir de les lui laisser.
Meredith se voulait honnête mais il ne l’entendait pas. Pas par mauvaise foi, non, juste parce qu’il avait réellement besoin d’entendre qu’elle avait compris ce dont il était question et qu’elle les aimait vraiment. Lui les aimait ainsi. Pas au point de verser une larme, non mais elles exprimaient toutes ses relations avec la gente féminine.
En parlant de larme, celle de Meredith n’avait pas été perçue à l’atelier. Il ne pouvait donc être certain qu’elle avait apprécié comme il le fallait cette série.
Il l’écouta ne rien lui expliquer en réalité. Pourrait-il être convaincu par « Elles m’ont frappée, c’est tout » ? Par la façon dont elle le disait  alors ?
La question était de savoir si elle était déçue de ne pas avoir ces neuf œuvres parce qu’elle les avait comprises ou parce qu’elle n’avait pas l’habitude qu’on lui refuse quelque chose ? Le problème était là à vrai dire. Il ne répondit pas à sa première question mais la seconde obtint une réponse.

_ « Elles ont été faites pour moi oui. Ce sont les miennes. » Et elles le resteront.
Il avait perdu son petit sourire et était redevenu sérieux mais pas mauvais. Juste sérieux.
Il n’avait pas imaginé lui mentir là-dessus. C’était les siennes, oui. Ne pas le dire au départ n’avait pas été une stratégie, juste... Pas grand-chose en réalité. Avouons aussi qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle revienne à la charge. Preuve qu’elle les voulait sans feindre quoi que ce soit ? Déception face au refus ? Cela l’agaçait de ne pas comprendre.
Il la regardait toujours, il n’était pas plus avancé qu’avant alors il laissa tomber. Elle aussi semblait ne plus vouloir en parler de toute façon, parfait.

_ « Déjeuner. Ensuite nous irons chez un tisseur. » Qu’elle ait ou non faim, ils iraient manger. Lui allait finir par décéder. Il mangeait moins qu’à l’accoutumée mais quand même, il fallait nourrir la bête !
Ils arrivèrent rapidement dans un restaurant qu’il avait choisi dans l’UES. Dépayser Meredith un peu, ok, trop, non. Ils mangeraient bien, c’était le principal. L’établissement n’était pas trop guindé mais chic quoi qu’il arrive et le chef était une connaissance.
Ils arrivèrent assez rapidement. Le trajet ne fut pas plus gai que le précédent. Il passa cette fois-ci le temps à regarder par la fenêtre ce qui l’avait à nouveau bercé. Pas au point de l’endormir mais sa fichue fatigue ne l’avait pas quitté. Il bailla d’ailleurs à plusieurs reprises.

Une fois le lieu atteint ils descendirent et il reprit ses bonnes habitudes galantes. Ils furent très rapidement installés. Etait-ce parce qu’il était avec elle mais ...

_ « Je meurs de faim. » Lui qui avait presque cru être malade à ne pas manger avait finalement retrouvé l’appétit.
Il lui sourit très naturellement avant de prendre la carte et regarder ce qu’il allait pouvoir prendre.


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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 29 Juin - 22:43




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Voilà. Les statues étaient bien à Bennet, elle ne les aurait pas. D'autant plus qu'elle n'avait pas été totalement franche avec lui, et qu'elle ne doutait pas qu'il le savait. C'était de bonne guerre ; il en aurait fait autant. Il ne se serait pas confié. Et la conversation se tarit, comme à l'aller. Comme s'ils ne savaient plus se parler. Si elle avait été raisonnable, elle aurait repris sa tablette pour continuer de faire du tri dans sa boîte mail ; elle avait été effroyablement négligente, ces dernières semaines. A sa décharge, elle avait passé tout son temps avec Bennet.
Mais au lieu de ça, elle se contenta de réfléchir encore à ces statuettes, et à la signification qu'elles pouvaient revêtir pour Bennet. Tous les deux n'avaient jamais parlé de leurs familles respectives, et pourtant, d'une manière ou d'une autre, elle était certaine que plusieurs de ces statues représentaient des femmes d'influence, pour lui. Ce n'était pas un hasard, si Meredith elle-même y voyait sa mère, ou plutôt son opposée. Il reconnaissait aussi la patte de son ex-femme. C'était la seule dont il lui ait un peu parlé ; la seule en tout cas qu'il ait évoquée, mais surtout à travers sa colère. Meredith était parfois curieuse de savoir ce qu'elle lui avait fait. Etait-ce à cause d'elle qu'il était comme il était ? Aussi froid et dur ?
Elle hocha doucement la tête quand il lui rappela la suite du programme. Le tisseur. Oui. Bien sûr. Pour le mobilier. Elle avait zappé. Et le déjeuner. Le contraire l'aurait étonnée, et peut-être même inquiétée pour Bennet. C'était déjà assez surprenant qu'il n'ait pas déjeuné le matin même. Quant à elle ... maintenant qu'il en parlait, elle avait peut-être un peu faim. Mais s'il n'avait rien dit ...
Mentalement, elle déroula la suite du programme. Le tisseur était programmé pour 15h. Elle espérait que Bennet avait choisi un établissement proche, pour déjeuner. Le timing de l'après-midi était serré. Elle devait rencontrer deux chefs, après l'artisan, en vue de les faire travailler dans les restaurants du futur palace. Bennet assisterait aux entretiens, puisqu'il était là. Probablement aussi lui parlerait-il d'accord avec l'esprit de l'hôtel ; c'était assez son genre, et le concept n'était pas pour lui déplaire. Elle aimait la cohérence jusque dans les détails. Elle se séparerait ensuite de son architecte, pour aller se préparer au vernissage ; sa garde-robe chez ses parents était encore suffisamment bien garnie pour qu'elle y trouve tout ce dont elle avait besoin, et cela lui avait évité de se charger ce matin. Il devait la récupérer à 20h. Tout du moins, la voiture que son père mettait à leur disposition devait passer la chercher. Dire que Bennet le faisait aurait sous-entendu qu'ils sortaient ensemble ; on en était loin.
Plongée dans ses pensées, elle n'eut pas vraiment le temps de voir passer le trajet, et sans qu'elle s'en rende compte, ils étaient déjà arrêtés devant un restaurant qu'elle ne connaissait que pour être passée devant. Retour dans l'UES. Son monde. Où on lui tenait toujours la porte, à commencer par Bennet. Où un serveur tirait sa chaise pour qu'elle s'assied. Elle ne trouvait rien de tout ça à Whistler, et elle savourait ces habitudes de confort.
- Moi aussi. Enfin, un peu ...
Elle lui rendit son sourire, sans bien savoir sur quel pied danser, et attrapa la carte. Elle la parcourut rapidement, mais manger l'ennuyait. Elle n'arrivait pas à y trouver le plaisir que Bennet y trouvait, par exemple. Par commodité, elle prenait toujours du poisson ; aujourd'hui, ce serait Saint-Jacques. Tant que ce n'était pas de la viande ...
- Vous les avez dessinées ? Imaginées ?
C'était plus fort qu'elle ; elle était revenue aux statuettes. Elle aurait voulu en savoir plus. Savoir ce qu'elles étaient sensées réellement exprimer. Savoir si sa vision y était conforme. Elle était prête à défier Bennet, pour ça.
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 29 Juin - 23:35


Dernière danse
Bennet et Mer
Quoi ?! Elle avait faim ?! Le sourire sur le visage de Bennet s’élargit alors qu’elle avouait avoir un peu faim. C’était peut-être la première fois qu’il l’entendait dire cela. Il n’avait aucune envie d’être avec une femme qui ne vivait que pour manger, évidemment, mais se nourrir de temps à autres pouvait être sympa aussi. Rappelons que sur la fin son ex-femme était devenue anorexique, il ne voulait donc plus de cela.
Pour sa part, manger était vraiment considéré comme un truc de mâle. De la viande !! Par contre, en dehors des repas tout cela était le cadet de ses soucis.
Il apprécia donc que Meredith avoue avoir un petit creux et cela se lut aisément sur son visage.
Alors qu’il était en train d’essayer de choisir un vin elle revient à la charge, ENCORE, sur ces foutues statuettes ! Dingue !
Pour le coup, il ne s’y attendait plus. La discussion avait été tuée dans la voiture et il ne s’imaginait pas en reparler un jour, encore moins maintenant. Il ne comprit pas dans la seconde où elle venait en venir puis, son cerveau se remit à tourner.

Bon, la réelle question était, que faire ? Honnêteté ? Mensonge éhonté ? Mensonge par omission ? La vérité impliquait qu’il se confie à elle. Elle, n’avait pas joué le jeu, pourquoi le ferait-il ?
Il prit le temps de la réflexion avant de lui répondre. Il était évident en le regardant qu’il réfléchissait à comment tourner ses propos. Il la regardait par intermittence jusqu’à ce que finalement, avec un détachement digne de lui, il se mit à parler.

_ « Georgio a tout fait, je n’ai eu qu’à lui parler de ma relation avec les différentes femmes faisant partie de ma vie. » Le serveur les coupa pour venir prendre leurs commandes. Cela arrangea Bennet. La pause lui permettait de réfléchir encore à la suite de sa réponse. Cela l’empêchait de devenir sentimental. C’était possible, la preuve avec l’existence des neuf.

_ « Je travaillais avec lui au moment de la séparation avec Charlotte. Il a su écouter et comprendre ce qu’il y avait à comprendre par rapport à cela et au reste. Il m’a proposé de mettre tout ce qu’il avait entendu en sculptures et les « femmes » sont nées. » Voilà.
Il avait donc décidé d’être honnête. Il ne rentrait pas dans les détails, ce n’était pas ce qu’elle avait demandé. Pourquoi lui avoir dit la vérité ?
Par respect. Il aurait voulu qu’elle en fasse de même, elle n’avait pas accepté. C’était tant pis, lui le faisait parce qu’elle aurait pu être l’une de ces femmes. L’inconnue à l’époque.
Il y en avait une sur les neuf qui représentait le futur, la complicité retrouvée, l’amour, tout simplement. Un amour exclusif.
Ne nous emballons pas, dans l’esprit de Bennet il était tout bonnement impossible que Meredith soit la personnification de cette statuette mais... Et pourquoi pas ? Elle l’avait fait vibrer à un tel point ! Cela il s’en rendait compte. Pas comme il l’aurait dû mais il s’en rendait compte.

_ « J’aurais aimé les dessiner mais je n’ai pas sa sensibilité, n’est-ce pas ? » Il lui fit une légère mimique pour accompagner la fin de sa phrase. Non, il n’était pas sensible, elle le savait non ?
Il se sentait tout de même un peu gêné par ces révélations en demi-teintes. Se confier était difficile pour lui et ce qu’il faisait pour elle, là, alors qu’ils étaient en froid, était énorme. C’était un pas vers elle qu’il craignit de regretter rapidement.

_ « Je vais réitérer ma question : Qu’est-ce qu’elles vous font ? » La balle était dans son camp. A elle de voir si elle lâchait du lest ou non. Il espérait.
Il avait eu du mal à être doux mais son agressivité avait disparu. Sa distance par contre, face au sujet, non. Il essayait au mieux de cacher que tout cela lui importait.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Mar 30 Juin - 13:26




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Elle était revenue à la charge, oui. Aurait-il pu en être autrement ? Elle avait à peu près abandonné l'idée de les avoir en sa possession - non, en fait, elle l'avait complètement abandonnée. Mais l'attirance qu'elle éprouvait pour la série demeurait. Peut-être une certaine curiosité, aussi. Savoir dans quel état d'esprit Bennet les avait faites faire, peut-être même dessinées - elle ne tarderait pas à connaître son degré d'implication. Pourquoi il y avait intégré Charlotte, qu'il semblait aujourd'hui détester.
Elle n'était pas certaine toutefois d'obtenir une réponse, loin s'en faut ; si Bennet pouvait faire machine arrière à cause d'un simplement tutoiement, quelle était la probabilité qu'il se confie sur quelque chose de personnel ? Il semblait certes de meilleure humeur, lui souriant plus qu'il ne l'avait depuis des jours, mais cela ne voulait rien dire.
Et pourtant ... Il semblait réfléchir, et elle pouvait presque deviner à quoi. Elle avait eu les mêmes hésitations dans la voiture, quand il lui avait demandé de la convaincre qu'elle pourrait "mériter" les statuettes. Les émotions provoquées par l'art relevaient presque de l'intime... Vous pouviez vous incliner devant le génie d'un compositeur, et le crier tout haut ; c'était facile. Mais dire tout fort à quoi il vous ramenait, voilà qui était complexe.

Pour ne pas dissuader Bennet de parler, elle avait baissé la tête quand elle l'avait surpris à la regarder. Elle ne voulait pas qu'une expression sur son visage, quelle qu'elle soit, oriente sa décision. Elle ne la releva que quand il se mit à parler. Honnêtement - elle en était certaine. Le ton de sa voix le trahissait, les micro-hésitations, derrière le détachement de façade. Cela lui donnait l'impression de le connaître mieux qu'elle l'aurait cru, jusqu'à cette volonté finale d'avoir l'air plus dur qu'il l'était, et qui ne la surprenait pas.
- La sienne, non. Vous avez la vôtre. Vous ne pourriez pas faire ce que vous faites, sans cela.
Aménager l'intérieur des autres pour en faire quelque chose qui leur ressemble, dans lequel ils voulaient vivre, impliquait forcément de les comprendre, de faire preuve d'une certaine forme d'empathie. Elle ne s'en était pas rendu compte jusque-là, elle non plus. Sans compter que Georgio, aussi doué soit-il, n'aurait rien pu faire si ce que Bennet lui avait dit avait sonné creux.

Elle savait qu'en échange de tout ce qu'il venait de lui dire, il ne lui ferait pas cadeau d'explications la concernant ; quelque part, c'était une demande équitable. Elle savait aussi qu'elle n'aurait pas vraiment le choix de lui répondre, même en appréhendant de partager avec lui des choses aussi personnelles. Tout ce qu'ils faisaient en ce moment allait à l'encontre de ce qu'il aurait fallu.
- Elles ...
Dieu que c'était difficile d'organiser ses pensées, ses émotions, ses mots. Contrairement à Bennet, elle était incapable d'avoir l'air détaché sur des sujets qui la touchaient aussi intimement.
- Certaines sont abstraites pour moi. Les autres ...
Les autres lui évoquaient le manque, la renvoyaient à sa solitude. Elle s'appelait Carmichaël. Elle était belle, riche, intelligente. Cultivée, sociable. Elle était courtisée. Et seule. Avant Whistler, elle n'en avait pas eu conscience. Avant Bennet non plus. Elle était obligée d'avouer qu'ils avaient passé de bons moments ensemble, qu'elle appréciait sa compagnie.
- Vous savez ce que dit ma mère de ma naissance ? Qu'elle lui a fait manquer la première de Nabucco. C'est tout.
Son père était dur avec elle, le marché qu'il lui avait imposé pouvait en témoigner. Mais il lui témoignait un minimum d'intérêt. Sa mère, non. Elle n'aimait pas y penser, elle ne voulait pas avoir l'air d'une pauvre petite fille riche. Elle ne voulait pas être pathétique. Elle avait son père. Charles. Et rien d'inconditionnel.
- Elles me font ... mal.
Mal, d'espérer autre chose. Mal, par la comparaison. Et pourtant ...
Le nez dans son assiette, elle se rendit compte qu'elle avait de son plat un champ de bataille, sans avoir rien touché depuis qu'elle s'était mise à parler. Elle avait fait preuve d'une honnêteté totale avec Bennet, et elle le regrettait. Elle leva tout de même les yeux vers lui. Pas la peine d'en rajouter dans le pathos, c'était un registre qu'elle ne maîtrisait pas du tout et qu'elle ne voulait surtout pas maîtriser. Simplement, il n'en apprendrait pas plus d'elle, ni ce week-end, ni plus tard.
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Mar 30 Juin - 14:40


Alike
Bennet et Mer
Elle ne l’avait pas regardé jusqu’à ce qu’il commence à s’exprimer. C’était surement mieux car il était gêné. Rien ne devait transparaître mais elle le pratiquait depuis maintenant suffisamment longtemps pour peut-être lire au travers ses mimiques et de son ton.
Concernant sa sensibilité, oui, il en avait une, comme tout le monde, une particulière qu’il ne pensait utiliser qu’au boulot. Celle qui lui permettait de comprendre les autres et de faire de leur intérieur un havre de paix à leur image. Il avait réussi à le faire avec Meredith et pourtant il ne pouvait pas dire qu’il la connaissait. Il avait du mal à faire ce lien entre le pro et le privé. Il savait quoi faire pour lui apporter l’idéal en terme d’architecture d’intérieur mais pour lui reste, la porte était fermée. Comprendre quelqu’un aurait signifié s’impliquer avec cette personne. Bennet ne s’impliquait pas, du moins, en théorie car au final, avec elle, c’était foutu. La réaction eu après la nuit passée chez elle montrait une certaine faiblesse face au fait de lâcher prise, d’oublier, de ne pas tenir une résolution pourtant extrêmement importante pour lui. Sa réaction, encore, face au tutoiement. Cette peur, encore, qu’il avait eu alors qu’ils auraient tout simplement pu et dû lâcher prise. En gros, Bennet n’était qu’une flipette. S’attacher ? Pas pour lui. En théorie. Tout était en théorie depuis Meredith.

Il grommela encore quand elle lui parla de sa sensibilité. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle réponde. Depuis quand lui répondait-elle d’ailleurs ? A une époque elle se serait juste tue. A une époque elle le craignait. Qu’était-il advenu de ces jours ? Les regrettait-il ? Bonne question.
Elle ne lui tenait pas tête, ce n’était pas cela, mais elle le surprenait. Il n’ajouta donc rien, se contentant de la regarder.
Il en profita pour boire quelques gorgées de son vin et attendit qu’elle soit à son tour honnête. Là encore, elle le surprit puisqu’elle joue le jeu. Il pensait qu’elle esquiverait de lui répondre. Cela l’aurait d’ailleurs aidé, il n’aurait plus eu qu’à se fermer et aucune question n’aurait tourné dans son esprit.
Il n’eut pas la même considération qu’elle au niveau du regard. Il ne la lâchait plus des yeux. C’était intense et pas malveillant ni agacé ou tout ce qu’il pouvait y avoir de mauvais chez Bennet. Il la vit d’ailleurs détruire plus ou moins tout ce qui se trouvait dans son assiette sans même s’en rendre compte.
Il ne la coupa pas une seule fois et la laissa prendre son temps pour lui expliquer ce que les neuf lui faisaient. Pas certain qu’elle allait tout lui déballer, il préférait ne pas l’interrompre afin qu’elle puisse, comme il l’avait fait, mettre ses idées en ordre.

Evidemment, certaines des statuettes ne lui parlaient pas. C’était normal, elles étaient particulièrement personnelle, liées à une histoire précise. Charlotte y apparaissait pour la simple et bonne raison qu’elle était un échec. Un immense échec qu’il ne supportait pas.
Là où les choses étaient différentes pour eux était l’amour maternel. La mère de Bennet idolâtrait son fils, celle de Meredith semblait loin de cela.


_ « C’était le but. » De faire mal, oui, c’était le but de certaines.
Celle concernant Charlotte le dérangeait particulièrement, l’Inconnue aussi. Les Maternelles beaucoup moins. La chose étant que Meredith et lui voyaient les statues bien différemment, pour elles les Maternelles de Bennet étaient peut-être tout simplement celles qi lui faisaient le plus mal.
Il en eut assez de la voir ficher en l’air tout le contenu de son assiette et il se pencha vers elle pour lui prendre la main et la faire arrêter. Ce fut bref mais doux. Bref car le contexte ne pouvait demander plus, mais aussi parce que ce matin, elle l’avait carrément jeté. Elle ne le ferait pas deux fois dans la journée.

_ « Vous êtes l’une des rares personnes auxquelles je les ai montrées et qui les aura aussi bien intégrées. » En gros il appréciait.
Il n’avait cependant absolument pas envie de penser à la façon dont sa mère l’aimait ou son père ou sa solitude de petite fille riche ou tout ça. Non.
Depuis peu, il la voyait comme son égal. Il ne le lui avouerait pas. Mais voilà, lui aussi était seul, lui aussi dépaysé dans ce trou qu’était Whistler. Ils s’étaient serré les coudes quelques semaines, cela avait fait monter Meredith dans son esprit à un niveau qu’elle n’imaginait surement pas (là non plus, hors de question de le lui dire ou même d’y penser). Par conséquent, s’il vivait tout cela très bien, elle le devait aussi. Il appréciait d’ailleurs cette pudeur très anglaise de ne rien montrer.

_ « Elles seront rapatriées à Whistler prochainement. Je compte acheter. » Louer c’était pour les bouseux. Lui il en avait assez de vivre au Four Seasons. L’intérieur le rendait nauséeux. Il lui fallait un chez lui.
En plus, cela permettait d’alléger gentiment le sujet.
Il avait envie de lui dire qu’elle pourrait venir se « faire mal » chez lui en les contemplant mais le fait de lui dire où elles iraient impliquait selon lui une invitation tacite.
Viendrait-elle ? Avec leur relation actuelle qui n’en était plus une c’était peu probable mais lui... Pourquoi pensait-il à elle alors qu’il essayait d’imaginer son chez lui ? Étrange.


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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Mar 30 Juin - 23:33




Meredith & Bennet
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C'avait été difficile de lui dire les choses mais pour une fois, elle pensait s'être bien accommodée de la devise qu'elle s'efforçait d'appliquer au quotidien : "Never explain, never complain". Elle avait parlé, bien sûr, mais pas trop ; Bennet était de toute façon capable d'assembler les pièces du puzzle lui-même pour comprendre où elle avait voulu en venir. A la façon dont il l'avait regardé, fixée même, à la façon dont il lui avait pris la main pour l'empêcher de massacrer son assiette, elle savait qu'il avait compris. Dire que ce matin elle lui avait retiré sa main, et que là c'était elle qui regrettait qu'il retire la sienne ...
Elle appréciait cela dit qu'il n'ait pas insisté, cherché à avoir plus de détails. De ce point de vue, ils se comprenaient : aucun des deux ne voulait se révéler, et l'autre respectait ça, la plupart du temps. Elle se contenta de sourire quand il lui reconnut d'avoir mieux cerné les statuettes que la moyenne ; à défaut d'être un compliment, c'était quelques points qu'elle grappillait auprès de lui.
- Vous en avez finalement marre du Four Season ?
Il avait déjà tenu pas mal de temps, à ses yeux. Elle, en avait eu marre bien avant des suites vieillottes et certes confortables, mais qui au final n'égalaient jamais un véritable lieu à soir. Elle sourit à cette nouvelle, se sentant étrangement contente pour lui. Elle n'avait pas à l'approuver ou le désapprouver, aussi ne dit-elle rien de plus. Mais c'était une bonne chose.
- Vous avez déjà des biens en vue ?
Le marché des lofts et autres appartements d'exception était tendu à Whistler, en raison d'un parc de base peu important ; elle-même en avait fait l'expérience quelques mois auparavant. Pourrait-il se retrouver son voisin ? L'appartement de l'étage en dessous le sien était en vente. Les prestations étaient toutefois moindre : surface correcte, mais moins importante, pas de terrasse, ni de jacuzzi. Seules l'ascenseur privatif et l'accès à la piscine étaient communs. Il n'était pas certain que cela intéresse Bennet.

Quand le serveur les interrompit pour leur proposer un dessert, elle déclina sans même regarder la carte. Ce qu'ils s'étaient dit auparavant lui avait coupé l'appétit ; elle avait pris beaucoup sur elle, pour ça. Bennet, lui, se posait moins de questions. Elle le laissa finir de déjeuner tout en buvant le verre de vin qu'il lui avait servi plus tôt, et qu'elle n'avait pas encore touché.
Quand ils quittèrent le restaurant, ils étaient en retard. Rien de dramatique, mais à moins d'un miracle qui leur éviterait les embouteillages, il leur faudrait changer leur planning. Elle ne pouvait différer ses entretiens, aussi allaient-ils devoir faire fissa chez le tisseur. Elle le signala au chauffeur, qui les attendait à côté de la voiture, afin qu'il choisisse au moins un itinéraire adéquat. Bennet n'avait pas laissé le temps à l'employé de son père de lui ouvrir la portière, et la tenait déjà pour elle. Elle le frôla en pénétrant dans le véhicule et, mue par une impulsion soudaine - ou plutôt par un besoin qui la tenait depuis le restaurant - elle posa la main sur son bras, quelques secondes.
Contrairement au sens qu'on prêtait généralement à ce geste, elle ne lui apportait pas son soutien ; elle recherchait plutôt le sien, son contact. Ce quelque chose, qu'elle trouvait parfois chez lui.

La sonnerie de son téléphone retentit alors : son père. Il lui fallait décrocher, et délaisser son architecte. Quand la voiture s'arrêta devant un immeuble moderne de l'Upper West Side, elle était toujours en conversation. Elle haussa les épaules à l'adresse de Bennet, pour s'excuser de ne pas lui accorder l'attention qu'il aurait fallu, mais le suivit tout de même chez ce nouvel artisan. L'endroit était clair, lumineux et moderne - rien à voir avec la boutique de Georgio Benelli.
Sans l'attendre, Bennet se mit à échanger avec le tisseur. Meredith s'éloigna. Elle était incapable de suivre les deux conversations en même temps sans sembler délaisser son père. Elle ne pouvait évidemment se le permettre. Elle raccrocha alors que leur rendez-vous prévu était presque terminé.
- Meredith Carmichaël. Je suis absolument navrée.
Elle avait tendu la main au tisseur, pour le saluer, et se tourna vers Bennet dans la foulée.
- Père ...
Il l'avait sans doute compris, mais elle préférait éviter les malentendus.
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Mer 1 Juil - 21:58


Dernière danse
Bennet et Mer
Lui demander d’en dire plus ? Certainement pas. Cela ne l’intéressait pas, ni ne le regardait vraiment. Ils avaient échangé, un peu et pour le moment c’était le principal et le plus qu’il pouvait accepter. S’ils s’étaient étendus sur le sujet il aurait très rapidement lâché l’affaire. Avec lui il fallait aller par étape et à l’instant ce qu’ils faisaient lui convenait très bien.
Changer de sujet était ce qu’il y avait de mieux à faire et il le fit. Parler de sa future acquisition était parfait ! Ce n’était ni pro, ni trop privé. Des banalités dirons nous, ce dont ils avaient besoin dans la seconde.

_ « Je ne sais pas comment j’ai tenu si longtemps. » Si, en passant le plus clair de son temps chez Meredith et en ne rentrant au Four Seasons que pour dormir. Depuis qu’il ne la voyait plus il devait travailler, dîner parfois, se faire chier souvent dans sa chambre d’hôtel et il n’en pouvait plus. Il avait déjà tout cassé un soir... Il avait d’ailleurs croisé la femme de chambre qui s’était occupée de sa suite, elle avait osé le regarder de travers... Aujourd’hui elle était au chômage. Ce n’était pas le moment de l’ennuyer et il avait purement et simplement fait un scandale. C’était juste après sa « séparation » d’avec Meredith et il était à prendre avec des pincettes.
Mme Harrington avait essayé de lui expliquer qu’il ne fallait rien briser... Certes mais au final c’était ses affaires à lui qui avait pris ! Si une femme de chambre n’était pas fichue de faire une chambre, qu’elle démissionne ! Il avait obtenu gain de cause et maintenant il allait les planter avec brio !

Bien que Meredith ne mange pas, lui le faisait. Cela faisait du bien de se nourrir normalement à nouveau et puis le chef avait un talent fou, il se régalait.

_ « Il y‘en a un à vendre dans votre immeuble mais il ne me plait pas. Un chalet serait trop grand. Ceux à taille humaine sont misérables. Il y’a bien une espèce de loft dans l’immeuble voisin du votre. Je le visite à notre retour. » Pour l’appartement dans l’immeuble de Meredith il aurait eu envie de lui dire qu’être sous elle ne le dérangeait pas forcément (wink) mais que là, ce n’était pas possible à cause des prestations qui n’en était pas pour lui. C’était trop petit. Comme s’il avait du vivre dans un studio ! Imaginez !
Concernant le loft c’était un peu la visite de la dernière chance. Si cela ne convenait pas il allait devoir se rabattre sur quelque chose qu’il n’appréciait que peu. Il n’avait aucune envie de se lancer des travaux fous et croisait les doigts pour trouver un bien déjà à son goût, du moins au niveau de la distribution des pièces et de l’espace. Il n’était pas certain qu’à Whistler « loft » signifie la même chose qu’à NY, il craignait d’ailleurs une forte déception.

Ils finirent de déjeuner puis rejoignirent la voiture. Il avait définitivement oublié qu’elle était supposée se débrouiller seule pour les portes et il se prit à nouveau pour le chauffeur, lui ouvrant sa portière. A ce moment-là Meredith eut ce geste qu’il l’étonna grandement, elle posa sa main sur son bras. Au départ il pensa qu’elle voulait lui dire quelque chose et puis... Non.
Il ne bougea pas puis sans y penser, un sourire vint apparaitre sur ses lèvres. Pas n’importe quel sourire. LE sourire. Pas énorme mais ce sourire accompagné du regard dont elle avait peut-être besoin maintenant. C’était une réaction spontanée de la part de Bennet. Une réaction comme il en avait très rarement. Il avait d’ailleurs plongé son regard dans celui de Meredith. Le temps s’arrêta tout à coup et ce fut la sonnerie du téléphone de la jeune femme qui le ramena à la réalité. Tout se brisa au moment où elle prit conscience qu’elle devait répondre. Le contact, l’échange de regard, le sourire de Bennet.
Il passa le temps du trajet à essayer de comprendre. Pourquoi avait-elle fait ça ? Elle qui plus tôt dans la matinée l’avait assez rudement repoussé. Avait-il fait quelque chose de bien ? Bennet n’était qu’un homme, tout ce qui pouvait être un peu trop en rapport avec la psychologie lui échappait, surtout quand les réactions n’arrivaient pas sur le coup.
Cela ne signifiait pas qu’il n’avait pas apprécié, au contraire. Il aurait eu envie de garder sa main et ne plus rien faire d’autre. Si, il avait bien envie d’autre chose mais dans le seconde c’était assez improbable.
Malheureusement Meredith passa tout le temps du trajet ainsi que la visite chez le tisseur au téléphone avec, évidemment, son père.
Il discuta bien avec le tisseur. Il n’était pas encore certain que ce serait lui dont ils auraient besoin mais il appréciait son travail.
Le temps semblait filer aujourd’hui. Meredith venait de les rejoindre. Il lui fit signe que tout allait bien et ils finirent assez rapidement. Retour en voiture.
Maintenant, ils allaient voire des chefs.

_ « Dégustation avec les chefs maintenant ? » Elle était mal barrée et lui avait surtout besoin d’un café mais ce serait sympa. C’était toujours sympa avec les chefs.
Dans la berline il s’était mis plus ou moins au milieu ce qui faisait qu’il n’était pas loin d’elle. Il sentait son parfum et cela lui rappelait de bons souvenirs. Il n’avait pas oublié leur contact plus tôt et en s’installant ici, il cherchait plus ou moins consciemment à retrouver quelque chose.


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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Jeu 2 Juil - 19:34




Meredith & Bennet
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- Oui, c'est ça.
Dans la voiture qui les remmenait dans l'UES - que de chemin parcouru aujourd'hui - Meredith faisait le point, en silence. Sur le plan strictement professionnel, le bilan n'était pas mauvais : la rencontre avec Georgio Benelli avait été particulièrement fructueuse. Quant au tisseur, les choses étaient moins avancées, et Meredith n'avait pas vu grand intérêt à le rencontrer. A sa décharge, elle avait aussi passé la plupart de l'entretien au téléphone avec son père.
Sur le plan personnel, en revanche ... Baissant les yeux, elle observa sans la voir sa jambe, si proche de celle de Bennet. Elle était arrivée à New York le matin même pleine de certitudes quant à la situation vis-à-vis de son architecte, et toutes ces certitudes volaient en éclat. Tous les deux étaient en train de détruire, pierre par pierre, le mur que Bennet avait mis entre eux après qu'elle l'ait tutoyé. En si peu de temps ... Elle ne savait pas si c'était une bonne chose ... Elle était moins braquée que Bennet - enfin, à priori - mais ça ne faisait pas partie des choses qu'elle avait prévues. Quand elle avait cherché son soutien, un peu plus tôt, et qu'elle l'avait trouvé d'un sourire, et surtout d'un regard, elle s'était sentie bien. Simplement bien. Elle avait beau vouloir, comme dans tout ce qu'elle faisait, garder le contrôle, elle savait qu'avec Bennet, elle ne l'avait pas. Elle disait - faisait - des choses dont elle n'aurait pas eu idée. Jusqu'à quand ?
La voiture se stationna devant le premier restaurant dans lequel ils devaient rencontrer un chef, avant qu'elle ait pu trancher sur le sujet. Elle sortit de la voiture à la suite de Bennet, et le laissa lui tenir la porte. L'intérieur de l'établissement où ils se rendaient ne la séduisait qu'à moitié, honnêtement. Tout était très policé, mais au final, l'ensemble manquait d'âme. On disait en revanche le plus grand bien de son chef, un jeune prodige du même âge qu'elle et dont il se murmurait que les récompenses des grands guides culinaires lui tendaient les bras.
La salle était bien évidemment vide, et une seule table était dressée ; le tout se réduisait d'ailleurs à quatre verres et deux serviettes de table, ainsi que des couverts, installés cote à cote. Face à leurs deux places, à Bennet et elle, une chaise vide, pour le chef qui les rejoindrait. Un serveur les fit installer, tirant la chaise de Meredith. Elle n'en attendait pas moins. Quelques minutes après, il leur apporta deux assiettes de mignardises, qui firent sourire Meredith. Tout était petit et mignon, et vraisemblablement sucré, Dieu merci. Elle ne se serait pas vu se mettre à table à cette heure-là. On leur servit également un verre de vin - Meredith demanda à voir l'étiquette, et approuva d'un léger signe de tête le choix d'un Gewurtzraminer vendanges tardives. Il était jaune comme le miel, et aussi parfumé et sucré. Elle interrogea Bennet avant de goûter quoi que ce soit.
- Qu'en pensez-vous ?
Le visuel était franchement sympathique. Elle attrapa un macaron d'une belle couleur rouge, et mordit dedans. Fraise. Elle adorait les fraises. Une touche de citron également, et de basilic. C'était surprenant, et vraiment très bon. Sucré juste ce qu'il fallait. Elle le reposa avant d'avoir tout mangé, et sourit de plaisir.
- C'est prometteur, non ?
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Jeu 2 Juil - 21:28


Merlan frit
Bennet et Mer
C’était parti pour les dégustations. Ils étaient en voiture, assez silencieux mais ce n’était pas pesant, pas pour Bennet en tout cas. Lui appréciait purement et simplement être installé près d’elle, laissant sa jambes bouger et la toucher doucement au gré des bosses et autres imperfections de la chaussées new-yorkaise. Peu importe le quartier dans lequel vous vous trouviez, les rues étaient pour la plupart défoncées.
En temps normal, cela le rendait marteau. Aujourd’hui, cela là permettait juste d’avoir un contact physique avec Meredith sans qu’il ait à faire quoi que ce soit. Malin ? Oui et non puisque ce n’était pas calculé. Il n’était pas tant en manque pour échafauder des plans de contact aussi étranges.
Il réfléchit à pourquoi il ne l’avait pas vue et se souvint assez violemment alors que la voiture passa sur un trou. Il se cogna le bras mais rien de notable. La façon dont ils s’étaient séparés par contre... Oui, elle l’avait tutoyé. Remise en question de la part de l’architecte ou pas ? Compliqué, ce n’était pas vraiment dans ses habitudes. Lui, il avait toujours raison, tout ce qu’il faisait était parfait et surtout il ne changeait pas d’avis donc, s’il avait estimé qu’elle avait été trop loin, c’était qu’elle était bel et bien allée trop loin. Oui, mais... Ce n’était pas volontaire. Ce qu’il lui avait d’ailleurs reproché. Non, non, non., le problème c’était en réalité leur trop grande complicité. Complicité, entente, il ne fonctionnait pas ainsi. Du coup, il lui fallait mettre de côté Meredith. Simple ! Non. En faut, c’était la faute de l’ennui ! L’ennui qui l’avait pris, et elle aussi, à Whistler ! Voilà ! Il s’ennuyait alors il avait eu besoin de ce qu’il y avait de mieux dans ce trou montagnard pour lui faire passer le temps. Le mieux étant évidemment Meredith ! Il pouvait même imaginer qu’il en allait de même avec elle !
Cependant aujourd’hui il n’y avait pas d’ennui, ils étaient à N.Y.C et il n’avait pas envie de se séparer d’elle. Heureusement que son humeur avait changé parce que tout cela aurait très bien pu le contrarier mais il préféra relativiser et surtout, surtout, ne plus y penser ! Elle était un merveilleux coup, c’était ce dont il avait besoin, point à la ligne ! Il ne doutait pas une seconde que s’il avait envie d’elle, elle accepterait, évidemment, on ne se refuse pas à Bennet Monaghan !
C’était bien plus simple de penser ainsi que de réfléchir et se torturer sur un sujet qui n’était finalement pas si important que cela ! Minimiser pour ne pas s’affoler !

Ils arrivèrent au premier restaurant. Lui non plus l’appréciait pas vraiment l’intérieur. Cela le braqua quelque peu, il aimait se sentir bien dans un endroit et selon lui l’intérieur d’un lieu reflétait beaucoup de la personnalité du propriétaire. Le chef ? Tiens d’ailleurs il ne le savait même pas, ce qui le fit, un peu, s’adoucir concernant ses aprioris.
Tous deux s’installèrent et on leur apporta rapidement du sucré. Merde. Bennet n’aimait pas le sucré, décidément... La présentation était mignonne mais... Il n’était pas une petite fille qui voulait des licornes et des princesses lui !
Il sourit tout de même et laissa Meredith goûter. Alors qu’elle lui demandait ce qu’il en pensait, il se pencha vers elle pour lui dire à l’oreille.

_ « Je déteste les macarons. Je vais devoir vous suivre aveuglément sur le sujet. » Il lui fit un clin d’œil en se remettant bien sur sa chaise et lui sourit. Il avait horreur des macarons ! Cela le faisait presque rire en fait. Bon, pas vraiment mais l’arrivée dans ce lieu qu’il trouvait moche, le vin trop sucré (qu’il buvait quand même assez facilement), les macarons... La coupe de cheveux du chef... Bref, le tout était risible !
Il n’avait aucune envie d’être impoli envers le chef qui les recevait. Si la situation avait été autre peut-être se serait-il permis une réflexion mais il lui semblait que cela aurait été particulièrement idiot. Il serait passé pour un homme sans manière et il détestait cela. Tout le monde s’accordait à dire que ce jeune homme avait un talent fou, qui était-il dans le monde des chefs pour dire le contraire et rire de lui ?

_ « Cela vous plait ? » Elle avait un peu de fraise sur le coin de la lèvre. Il ne voyait plus que cela maintenant et la fixait. Doucement, en lui faisant signe de ne pas bouger il retira du doigt ce qui était en fait une simple petite miette.
Il se pencha à nouveau vers elle et la regarda droit dans les yeux.

_ « Je l’aurai bien fait en vous embrassant mais je n’aime vraiment pas les fraises ni les macarons. » Il lui fit une espèce de petit clin d’œil/moue spéciale Bennet le prédateur avant de se remettre bien dans sa chaise et être interrompu par le retour du serveur à qui il n’avoua évidemment rien de son dégoûts pour les sucreries !


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Jeu 2 Juil - 22:47




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Elle aimait les macarons. Les douceurs sucrées en règle générale. Elle n'en mangeait pourtant que rarement ; en fin de repas, elle n'avait presque jamais faim pour un dessert. Elle allait devoir s'efforcer de ne pas biaiser son jugement, mais le jeune chef - Pierre Cormet, un Français - avait marqué des points sans le savoir. C'était dommage, que Bennet ne veuille pas passer outre.
- J'adore les macarons. Et ceux-là sont particulièrement bons, vous ne savez pas ce que vous perdez !
Il y avait quand même un problème. Elle recrutait un chef, et non un pâtissier. Elle venait de goûter un macaron d'exception ; ça ne faisait pas un repas. Elle était sur le point de demander autre chose, quand elle constata que Bennet ne la lâchait pas des yeux. Elle s'interrompit et le regarda à son tour, l'air interrogatif. Tout ça pour savoir si elle aimait ? Non ... Parce qu'elle avait quelque chose au coin de la lèvre. Elle se sentit rougir de honte jusqu'aux oreilles, négligeant presque ce que Bennet lui avait dit ensuite. Presque, seulement. Quand il prenait cette voix ... elle n'aurait pas pu passer à côté de ça, ni de la sensation de regret en elle. Si le serveur ne les avait pas interrompus à ce moment-là, elle aurait sans doute défié Bennet, d'une manière ou d'une autre. Au lieu de ça, elle saisit l'occasion de juger le chef sur l'ensemble de ses talents.
- Dites à Monsieur Cormet que nous souhaiterions des amuse-bouches, ou n'importe quel échantillon de son talent avec des plats salés.
Plutôt pour Bennet, d'ailleurs. Elle, resterait volontiers sur son assiette de mignardises. Elle avait envie de tout goûter, même si elle ne mourait pas de faim.
- Amenez nous également du vin, pour aller avec. Et dites à M. Cormet que nous nous entretiendrons avec lui, ensuite.
Elle ne quittait jamais du regard sa montre très longtemps, aujourd'hui. Leur programme était tellement chargé ! Ils seraient plus tranquilles demain, heureusement. Si tant est qu'on puisse qualifier de tranquille un brunch avec les partenaires commerciaux de son père. Elle allait devoir jouer les filles modèles, et pour le moment, elle n'en ressentait pas l'envie. Son job lui semblait plus amusant avec Bennet, ce qui n'était sans doute pas très bon signe.
- Je n'arriverai même pas à vous convaincre avec une ...
Elle avait attrapé dans son assiette une sorte de petit gâteau recouvert d'une gelée quasi-transparente. Elle croqua dedans avec envie.
- Une tartelette au yuzu !
C'était acidulé, presque acide même, et le biscuit en dessous était croquant, à des kilomètres d'une pâte à tarte, et parfumé à la verveine. Si Pierre Cormet voulait se reconvertir dans la pâtisserie, elle était prête à l'embaucher les yeux fermés. Au lieu de ça, elle tendit la tartelette à Bennet, un grand sourire sur les lèvres.
- Vous n'allez pas me dire que vous n'aimez pas ça non plus ?
C'était à elle de faire la moue à l'attention de Bennet, pour le convaincre. Avec son sale caractère, elle était certaine en plus qu'il était du genre à aimer le citron, le pamplemousse. Les trucs amers et acides que tout le monde déteste. L'idée la faisait presque rire.
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Ven 3 Juil - 20:12


...
Bennet et Mer
Il ne perdait rien du tout ! Le sucre n’était pas son truc. Bonbons, cupcakes, muffins... Muffins le matin, parfois et croissants mais c’était tout ce qu’il s’autorisait vraiment en terme de sucreries. Les mignardises étaient faites pour que les femmes puissent se goinfrer sans culpabiliser. « C’est tout petit, je peux manger celle-ci et celle-là, oh, celle-ci aussi, et là ! ». Bref, un truc de femmes ! Gâteaux, tartelettes et tout le tralala, pas son dada, il ne perdait donc rien. Il gagnait à voir Meredith en manger par contre. Voir cette petite miette et se faire un plaisir de la lui retirer. Pas pour la gêner bien qu’il constata sa rougeur impromptue. C’était mignon. Depuis quand pensait-il « mignon » ?

Il grimaça à l’idée de manger un macaron et fit une légère moue de dégout. Non, non, non ! Pas pour lui.
Si seulement le serveur n’était pas arrivé, les choses auraient pu évoluer entre lui et Meredith. Leurs petits jeux lui manquaient. Il avait envie de retomber là-dedans, s’amuser. Il aimait s’amuser ainsi et quand il avait en face de lui quelqu’un qui savait jouer selon les règles, c’était encore plus agréable. Dommage donc.
Il ne fallait pas qu’il oublie qu’ils étaient là pour le travail et rien d’autre. Il ne pouvait pas se permettre de la pousser à lui répondre alors qu’ils étaient là pour recruter un chef. Trop important. Il devrait prendre son mal en patience et voir si l’occasion se représentait. Il n’aurait pas à attendre longtemps puisque maintenant Meredith avait renvoyé le serveur chercher autre chose et elle insistait avec les douceurs. Une tartelette au yuzu donc. Refuser et ne pas accepter de jouer alors qu’il était l’instigateur de tout cela ? How rude !
Il accepta donc de goûter. Il prit la main de Meredith, main qui tenait la mignardise et la fit aller jusqu’à sa bouche – Celle de Bennet évidemment – et il la mangea. Ce ne fut pas tout car en même temps, il prit entre ses lèvres un petit bout du doigt de Meredith. Il avait ce regard qu’il ne prenait finalement qu’avec elle. Ses yeux bleus plongés dans ceux de Meredith. Il prit relativement son temps pour faire tout cela puis il lui rendit sa main tout aussi sensuellement.

Pour ce qui était de la tartelette, très bonne, effectivement ! Elle avait vu juste, tout ce qui était acide était son truc, pamplemousse et citron, oui. Comment pouvait-elle le savoir ? Seuls les winners aimaient l’acidulé alors ?

_ « Un point pour vous. » Nouveau sourire.
Le serveur revient avec un nouvel échantillon du travail du chef. Salé donc. Pas mal mais était-ce vraiment ce que voudraient les clients du palace ? Il ne s’agissait pas de plats mais toujours de toutes petites choses bien mignonnes mais qui ne faisaient pas un repas. Il aurait dû être traiteur. Vous le comprendrez, Bennet ne fut donc pas totalement convaincu par tout cela. La décision appartenait à Meredith de toute façon mais il doutait que son avis soit différent du sien.
Une fois le tout étudié ils remercièrent le petit français et filèrent à leur prochaine dégustation. Sans comparaison.
Avant cela, il y eut le trajet, peu long. Il s’était à nouveau installé au milieu de la banquette arrière. Il continuait à sourire sans pour autant avoir l’air de benêt. Ce fut très court car le prochain restaurant n’était qu’à quelques pâtés de maisons. Ils n’eurent donc pas le temps de beaucoup avancer dans leur rapprochement. C’était frustrant mais assez excitant aussi finalement. Sans oublier qu’en plus tout cela était devenu plus ou moins de l’ordre de l’interdit.
La seconde dégustation fut plus au goût de Bennet. Plusieurs plats leur furent proposés. De vrais plats. Il gouta tout ce qu’on lui proposa et apprécia bien plus ce moment que le précédent. Il s’agissait d’un chef à la réputation sûre et à l’expérience impressionnante. Plus son truc. Là encore, Meredith aurait le dernier mot.
Ils finirent tout cela. Heureusement car il n’avait plus de place pour quoi que ce soit dans son estomac. Bennet était un mangeur mais pas un ogre !
Ils finirent par sortir.

_ « Je crois que c’est le moment de nous séparer avant le vernissage ? » Le chauffeur allait les déposer chacun chez eux et ils se retrouveraient plus tard. Cela ne l’enchantait pas. Plus tard était loin. Il allait retrouver son chez lui, certes mais tout seul. Enfin, sans elle. Elle dont il rêvait de détacher les cheveux et lui embrasser le cou. Il n’était même pas certain que quelque chose se passerait. La séparation allait réellement couper quelque chose... En théorie.


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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Lun 6 Juil - 23:59




Meredith & Bennet
Just cause it was planned

Elle ne recruterait personne aujourd'hui, malheureusement. Elle avait particulièrement apprécié le moment passé chez Pierre Cormet, tout comme la dégustation - encore qu'au final, ce soit peut-être leurs jeux retrouvés avec Bennet qu'elle avait préférés. Il l'avait mise en émoi comme jamais ; peut-être parce qu'ils n'avaient rien fait pendant trop longtemps. Trop longtemps qui, avec lui, se résumait à moins d'une semaine. Seigneur ... Elle avait eu l'impression de le retrouver, ce qui n'aurait pas dû être venant d'un plan cul. Si elle avait pris le temps d'y réfléchir, elle aurait sans doute convenu que leur relation n'en était plus vraiment là, n'était plus vraiment un simple coup. Elle préférait ne pas le faire. N'empêche. Elle lui aurait sauté dessus si la voiture mise à disposition par son père avait eu une vitre opaque pour les séparer du chauffeur.
Elle était arrivée frustrée chez le deuxième chef, qui allait le "payer". Bennet avait mangé, elle très peu. Tout était beau - y compris l'aménagement du restaurant - mais elle n'avait pas retrouvé tout à fait la même atmosphère. Elle avait picoré les plats, convenu que c'était parfait. Et c'était tout. Ca ne lui avait pas donné envie d'embaucher. Il n'y avait pas eu d'émotion. Elle avait conscience d'être particulièrement difficile à contenter en matière de nourriture, mais même lors de l'entretien, ça n'avait pas fait tilt. Comme avec le jeune chef français.
Elle n'avait pas demandé son avis à Bennet ; cela ne relevait pas de l'aménagement intérieur du palace, et elle voulait prendre sa décision elle-même. De toute manière, elle avait besoin de se sentir convaincue, et là, elle ne l'était pas. Une dernière fois, elle regarda sa montre ; elle ne la porterait pas ce soir pour le vernissage, au profit de bijoux. Ils avaient réussi, finalement, à tenir leur planning, mais elle ne s'en estimait pas ravie pour autant. D'ici quelques minutes, Bennet allait la déposer en bas de chez ses parents. Elle n'avait pas particulièrement envie de mettre fin à ça. Elle savait qu'ensuite, au vernissage, il y aurait du monde. Ils allaient sortir de la bulle dans laquelle ils s'enfermaient plus ou moins volontairement quand ils étaient ensemble, pour devoir jouer le jeu des relations mondaines. Elle était certaine que la soirée serait chiante.
- Vous passerez me chercher à 20h ?
Techniquement parlant, la voiture étant à son père, il aurait été plus logique de faire le contraire. Le déposer chez lui d'abord - elle se demandait où il habitait, d'ailleurs, quel type d'immeuble. Quelque chose d'aussi chic qu'elle, probablement. Bennet n'avait rien du genre artiste, en dépit de son métier. Mais elle était une femme, et à ce titre, c'était à elle que les égards étaient dus. Elle n'avait pas à attendre. Il passerait donc la chercher, même si cela faisait ressembler le tout à un rencard - c'était loin d'être le cas. Elle s'abstint même de proposer à Bennet de monter pour l'attendre. Il viendrait le lendemain bruncher, c'était un mélange des genres suffisant.
- Bonsoir, Bennet.
Elle ne le quittait pas, ils se rejoindraient dans à peine une heure. Mais avec lui, elle ne se maîtrisait pas toujours. La preuve ? Elle l'avait appelé par son prénom, une fois de plus. Elle avait retenu la leçon du tutoiement, pas de problème à ce niveau. Pour le prénom, elle était plus partagée.

Arrivée au penthouse Carmichaël, elle n'eut plus guère le temps d'y penser. Elle n'avait que peu de temps pour prendre une douche, et se préparer. Surtout, choisir une robe. Elle ne savait pas du tout quoi mettre. Il lui fallait quelque chose d'élégant, mais pas trop. Ce n'était qu'un vernissage. Ce serait donc court. Pas trop non plus. Il lui fallut un moment pour retrouver celle qu'elle cherchait dans son dressing - lui permettant, au passage, de remettre la main sur quelques pièces qu'elle ramènerait sans doute à Whistler - mais in fine, elle s'estima satisfaite de son choix. La robe Chloé qu'elle avait en tête serait parfaite pour l'occasion.
Rapidement, elle se prépara, et, à 20h, elle était en train d'enfiler une paire de perles noires montées sur clou - elle adorait les perles, décidément, et son père le savait. Un nuage de parfum, un trait de rouge à lèvres, un dernier regard dans la grande glace en pied de sa chambre, et une minaudière Dolce. Elle était prête, et satisfaite d'elle-même. Elle ne devait pas avoir plus de 5 minutes de retard quand elle monta dans l'ascenseur capitonné, espérant que Bennet l'attendrait dehors. Elle préférait qu'il la découvre comme ça, plutôt qu'assis dans la voiture. Stupide.
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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Mar 7 Juil - 22:32


Vernissage
Bennet et Mer
L’architecte n’avait pas manqué de remarquer d’agacement de Meredith. Cela avait eu comme conséquence d’avoir un Bennet souriant durant toute la seconde dégustation. Il s’amusa beaucoup (façon Bennet). Le chef ne les avait pas quittés et ils n’avaient donc pas pu continuer leur petit jeu. Il n’avait d’ailleurs pas dit grand-chose. Son téléphone avait beaucoup vibré, il n’avait pris aucun appel mais avait hâte que la dégustation soit terminée afin d’écouter ses messages et éventuellement rappeler qui devait être rappelé.
Il savait que de toute façon Meredith ne donnerait pas suite ici. C’est vrai que c’était une très bonne cuisine mais une cuisine « chiante ». Aucune fantaisie n’était apportée aux plats déjà bien trop classiques. Voilà aussi pourquoi il s’était permis de sourire tout du long.

Les voilà maintenant en voiture. A peine sorti du restaurant il attrapa son téléphone qui sonnait à nouveau, Julia.

_ « Tu veux ? – J’y vais là – Tu as tout préparé ? – Gris, ou bleu. – C’est ton boulot, pas le mien. – Non, à tout à l’heure. » Si ses vêtements n’étaient pas prêts, est-ce qu’il devrait y aller à poil ? Il était certes une œuvre d’art à lui tout seul mais tout de même ! Julia avait été réquisitionnée, comme toujours, pour s’assurer que les vêtements de Bennet seraient prêts. Qu’il repasse lui-même ?! l n’avait pas de fer à repasser chez lui ! Si... ? Doute.
A son plus grand désarroi, pas de petit jeu en voiture avec Meredith donc. Il avait six messages, trois très importants, deux qu’il pourrait gérer plus tard et le dernier de Julia qu’il avait eu entre temps.
Ils étaient déjà arrivés devant chez les Carmichael et Meredith allait descendre. Evidemment, il s’était excusé à un moment donné de passer son temps au téléphone.

_ « 20h. A plus tard. » Elle l’avait appelé Bennet et il lui avait à nouveau sourit. Ce qui l’ennuyait était que maintenant, c’était fini. Lui allait entre dans une nouvelle bulle, la sienne. Meredith n’y avait plus sa place, leur jeu non plus et une fois au vernissage, ce serait peut-être encore même pire. Il n’en savait rien mais ce serait tellement mondain qu’ils ne pourraient peut-être pas jouer ou si, ce qui rendrait le tout encore meilleur ? Non... Ils connaîtraient trop de monde. Julia serait là. Oh, il était maître dans l’art de l’ignorer s’il le fallait mais elle ne se laisserait pas faire. Elle ne l’avait pas vu depuis des lustres et ne le lâcherait pas si facilement.
Bennet vivait sur la 5ème avenue près de l’intersection avec la East 65ème, juste en face de Central Park. Un peu plus bas que les palaces qui eux se trouvaient au niveau de l’entrée du parc mais à l’époque il n’avait pas pu mieux faire et aujourd’hui, il se plaisait ici. Il avait un grand appartement très new-yorkais qu’il avait refait à sa sauce. Les pièces étaient très grandes, surtout le salon. Pas d’immense baie vitrée, malheureusement mais une superbe vue, ce qui n’était pas évident dans une ville comme la leur. Beaucoup de clarté donc, il avait hâte d’arriver. Les embouteillages le rendirent d’ailleurs dingue et il termina le chemin à pieds. Ce qu’il se sentait bien ici... Il finit par arriver et fila sous la douche immédiatement. Comme prévu, il avait pas deux, mais trois costumes préparés et posés sur son lit qui l’attendait. Il n’était pas certain de celui qu’il voulait mettre mais le bleu nuit/noir (j’ai du mal à définir la couleur) lui donnait très envie. Un trois pièces, évidemment, Bennet ne mettait que des trois pièces. Des souliers bien plus clairs, pour rehausser le tout, des chaussettes invisibles debout mais rouge et par conséquent bien plus voyantes une fois assis pour être chic jusqu’au bout des orteils. C’était un peu son truc, avoir de belles chaussettes assez flashy finalement. Pas de trucs de gros beaufs mais du voile ou du cachemire suivant les saisons. Tout à coup il eut envie de mettre ses picots mais non ! Il n’était pas là pour se changer trente-six fois ! Le temps avait déjà passé bien trop vite et il lui fallait maintenant aller prendre Meredith.
Quand il descendit le chauffeur était déjà là. Il monta en voiture direction chez sa patronne. Elle monta. Il n’eut pas vraiment l’occasion de la mater, disons-le clairement, car son téléphone sonnait à nouveau. Il grommela et répondit, impossible de ne pas prendre cet appel.

_ « Je vous prie de bien vouloir m’excuser... » Le client mécontent revenait à la charge. En fait, Bennet commençait à se dire que c’était lui le problème et non les ouvriers. Il avait toujours quelque chose à redire sur TOUT. Un clou qui n’allait pas, une teinte finalement trop foncée, puis trop claire, puis pas dans la bonne essence... Casse-couilles !
Il regarda Meredith et fit mine de se tirer une balle. Heureusement, l’endroit où avait lieu le vernissage n’était pas éloigné. NY était grande mais l’Upper East Side, pas tant que cela.
Quand ils arrivèrent, il n’eut pas l’occasion de s’occuper de Meredith puisqu’enfin, le chauffeur fit son travail. A ce moment-là Bennet raccrocha et alla offrir son bras à Meredith pour entre dans les lieux.
Il se pencha à son oreille.

_ « Vous devriez le congédier. J’ai dû faire son boulot toute la journée. Oh et aucun rapport mais vous êtes sublime. » Il aurait eu envie d’ajouter « comme toujours » mais comme dit précédemment, la bulle avait éclaté et il n’était pas encore à nouveau prêt à « baver sur elle ».

_ « Bennet !! » C’était Julia ! On ne pouvait pas la louper ! Comme toujours, elle aussi. Robe rouge, évidemment, très près du corps, évidemment, très décolletée, évidemment mais assez longue, évidemment.
Les seins à l’air, oui, les genoux planqués, oui. Elle était ainsi, sexy, mais ce n’était pas l’une de ces cagoles qui s’imaginent que l’on peut associer décolleté et mini jupes !

_ « Mlle Carmiachel je vous présente Julia Carrizo, mon assistante. » Le phénomène Julia était maintenant en route. Bennet avait lâché délicatement le bras de Meredith puisque son assistante le prenait dans ses bras. Les colombiennes...

_ « Tou as mauvaisse mine. Il faut qué tou té réposses. » Accent espagnol oblige. Elle n’avait pas tort, il était vraiment fatigué.
Elle avait parlé assez bas en faisant presque écran entre lui et Meredith dont elle ne s’était pas encore occupée. Manque de manières ? Oui et non. Non, en réalité sa priorité était Bennet et s’assurait qu’il allait bien à sa manière.
Maintenant elle s’était tournée vers Meredith. Vibrations dans la poche de Bennet. Encore le client. Il allait le flinguer. Il s’excusa à nouveau mais cette fois-ci ce serait la dernière fois qu’il prendrait ses appels du moins ce soir. Il serait ferme, comme il savait l’être. Il n’aimait pas envoyer paître ses clients mais là s’en était trop.

_ « Je suis si contente de faire enfin votre connaissance, il m’a beaucoup parlé de vous ! Enfin... A sa façon ! » Ne pas oublier l’accent !
Elle était tout sourire et elle disait vrai. Bennet ne lui avait pas vraiment parlé de Meredith mais tout ce qu’il organisait, elle était derrière, par conséquent, elle savait tout et Bennet ne se donnait jamais autant de mal pour aucune femme. Meredith devait donc compter d’une manière ou d’une autre et quand elle la regardait, elle comprenait pourquoi. C’était une si jolie jeune femme.

_ « Il vous apprécie beaucoup vous savez. » Toujours de grands sourires très francs. A ce moment-là Bennet revint.

_ « Ne l’écoutez pas, la plupart du temps elle ne dit que des bêtises. » Pour ne pas dire conneries. Qu’avait-elle pu balancer comme idioties encore ! Ce qu’elle l’énervait ! ... Mais c’était Julia....


electric bird.


J'y vais doucement pour le moment avec Julia, ne fait pas s'éloigner Meredith ou sinon fait la revenir assez vite. Smile
Julia a encore des choses à dire! Very Happy

Bennet ==>
Spoiler:
 
Julia ==>
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: New York New York [PV Bennet]   Mer 8 Juil - 23:16




Meredith & Bennet
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Elle était sublime. C'était exactement ce qu'elle avait besoin d'entendre pour se sentir au summum question confiance ; pas qu'elle ait eu l'habitude d'en manquer, on parlait plutôt de la cerise sur le gâteau. Elle allait pouvoir régner sur la soirée comme c'était le cas sur toutes les soirées new yorkaises auxquelles elle participait, aussi mineures soient-elle qu'un vernissage. Il était difficile de garder son influence depuis Whistler, chaque occasion devait être saisie, au moins jusqu'à ce qu'elle ait décidé si cela l'intéressait vraiment toujours. De moins en moins, en fait.
Accessoirement, cela la rassurait vis-à-vis de Bennet ; après l'avoir appelé par son prénom, il avait certes souri, mais à 20h, il ne lui avait pas tenu la portière, laissant le job au chauffeur pour la première de la journée, ou presque. Il était pendu au téléphone, et dans une discussion vraisemblablement pas des plus simples. Le client avec lequel il avait eu tant de problèmes dernièrement ? Quoiqu'il en soit, l'idée avait effleuré Meredith que l'utilisation de son prénom ne lui ait pas plu. Elle n'avait pas envie de faire le yoyo dans leur relation, y compris - surtout - professionnelle. Quand ils avaient couché ensemble pour la première fois, elle avait su que cela aurait forcément un impact sur leur collaboration. Ils y faisaient face maintenant, et à choisir, elle préférait les bons moments passés avec lui. Cela facilitait leur avancée sur le palace, et rien ne comptait plus à ses yeux.
Sa confiance diminua néanmoins légèrement - peut-être même un peu plus que légèrement - quand elle vit apparaître Julia, la fameuse assistante de Bennet. Elle ne s'attendait pas du tout à rencontrer la femme qui se trouvait devant elle. Beaucoup plus jeune, et surtout infiniment plus sexy qu'elle l'avait pensé initialement. Pas forcément jolie, d'ailleurs, mais avec un physique dont elle savait se servir. Venant de Bennet, cela dit, c'était peut-être logique ? Vu le personnage ? Dans la foulée, la fameuse Julia se précipita sur son patron - le tutoyant sans vergogne, Meredith ne manqua pas de le remarquer - tout en la snobant elle royalement. Et puis cette façon de s'inquiéter qu'il ait l'air fatigué ... Elle était son assistante, ou sa mère, à faussement murmurer comme elle le faisait ? Ou un autre plan cul, plus vraisemblablement ... Meredith se sentit immédiatement se braquer. Comment, aussi, avait-elle pu s'imaginer que l'assistante de Bennet serait une femme d'allure moyenne, dans la cinquantaine ? Est-ce que c'était son style ? D'un autre côté, la façon dont il lui parlait au téléphone ... jamais elle n'aurait pu imaginer quelqu'un de jeune.
Et voilà maintenant qu'il la laissait seul avec Julia pour se pendre encore au téléphone ? Merde ! Il était professionnel, certes, mais il n'était pas obligé de travailler jusqu'à minuit. Surtout quand il était sensé être là avec elle, pour de potentielles acquisitions pour le palace. Elle eut une moue pas vraiment ravie, avant de reprendre un sourire de façade, particulièrement nécessaire avec l'assistante de Bennet. Quelque chose lui disait de ne pas s'en faire une ennemie trop vite. Elle n'était néanmoins pas décidée à se montrer particulièrement sympathique, jusqu'à ce que Julia la déstabilise. Elle avait l'air ... gentille.
- J'ai entendu parler de vous également. C'est un plaisir.
Son trouble augmenta à vitesse quasi exponentielle quand Julia lui dit alors que Bennet tenait à elle. L'appréciait beaucoup. Qu'importe le terme. Dans la bouche d'une personne qui pouvait sans doute se vanter de le connaître ... Heureusement qu'il les interrompit avant qu'elle ait eu à répondre à ça. Elle en aurait été incapable. Au lieu de ça, elle se tourna vers lui, le regardant comme si elle pouvait vérifier si ce que Julia lui avait dit était vrai.
- Oh, nous ne faisions que bavarder. Rien d'important. Mais j'aperçois là-bas des connaissances que je dois aller saluer. Je vous prie de m'excuser.
Les parents de Charles étaient un peu plus loin. Elle n'était pas surprise. La mère de Chaz était folle de peinture, et une mécène bien connue des artistes qui cherchaient à percer. Meredith alla les saluer et discuta avec plaisir pendant quelques minutes, avant que les affaires ne la ramènent vers Bennet et son assistante. Elle n'oubliait pas qu'elle était là comme acquéreuse, potentiellement.
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