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 I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE

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Bennet Monaghan
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MessageSujet: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Jeu 30 Juil - 22:16


I got the power !
Bennet et Mer
St Barth... Les vacances... Le soleil... La mer... Quelques filles. Une fille. Aly, la copine de Meredith. Copine, amie, ennemie... Allez savoir.
S’il était ici ce n’était que parce qu’il avait eu à voir un client new-yorkais ici, pour l’une de ses résidences secondaires. Il préférait le lac de Côme en été. Plus chic et moins « maillot de bains ». Le fait de n’avoir que des plages partout le fait se sentir oppressé. Oui, étrange, on le sait. Des plages encore et encore... C’était comme Miami ! Los Angeles ! Pas assez chic selon lui et puis, il était trop snob. Il voulait de l’art tout au long de l’année, St Barth ne faisait donc pas partie de ses destinations favorites.
Le voilà donc ici. Dès le jour de son arrivée il était tombé sur Aly chez son client. Evidemment, la jeune femme était amie avec la fille de l’homme pour lequel il allait peut-être travailler. Ils étaient repartis ensemble et... Ce qu’il avait toujours pensé impossible arriva. Elle avait tellement parlé que le seul moyen qu’il avait trouvé pour la faire taire avait été de l’embrasser. Bennet n’embrassait jamais si ensuite il n’y avait pas « plus si affinité ». Ce fut donc la suite logique.
Il en fit son 4heures, son 5 à 7, son dîner, son bain de minuit puis ils décidèrent d’aller danser. « Danser ». En fait, Bennet, pour faire passer la soirée avait un peu bu. Aller dans un club lui avait donc semblé une bonne idée.
Il avait bu pour ça mais aussi pour oublier le fait qu’en plein ébat, le premier ET le deuxième, il avait appelé Aly, Meredith. Deux fois ! JAMAIS il ne disait le prénom de sa partenaire alors qu’il était en pleine action. Elle lui manquait. Elle lui manquait à tel point qu’il essayait de la remplacer par cette fille qui ne lui arrivait pas à la cheville. Sérieusement ? C’était un vrai boulet. Peut-être était-il un peu dur mais cette fille était d’un ennui sans nom. Dans quoi s’était-il embarqué ?! Une soirée bien trop longue qu’il regretterait plus par le mal de crâne qu’elle lui donnait que par la gueule de bois qu’il aurait le lendemain.
Ce qu’Aly pouvait penser de ses erreurs ? Etait-ce son affaire ? Franchement... La honte qu’il pouvait éventuellement ressentir était pour son amour propre, pas pour celui d’Aly. Meredith n’avait pas été claire avec lui, elle était avec ce Charles, avec lui... Ok, ils n’étaient pas ensemble mais il lui avait pourtant semblé que cette nuit à NY signifiait quelque chose.
Qu’est-ce que s’ouvrir lui avait apporté ? Rien d’autre qu’une douleur qu’il ne comprenait pas et évidemment avec Bennet, encore et toujours une colère certaine.

Aly et Bennet étaient donc devant le club. On ne sait pourquoi, le videur ne voulait pas les laisser passer. Bennet n’était pas un habitué mais Aly l’était. Il était suffisamment connu et puis, pas fou, il avait fait faire une réservation qui de toute évidence n’avait pas été prise en compte. Pourquoi ?!
Il passé 10 minutes (quand même) de son précieux temps à péter un câble avant qu’Aly ne finisse par le convaincre de partir.
Se battre, hurler comme il l’aurait fait autrement n’était pas possible ici. Le videur était une armoire à glace. Par contre, la nana à l’entrée avait pris cher en insultes et surtout, il ferait TOUT son possible pour qu’elle perde son poste. TOUT ! Faire virer des gens était son hobby favori.
En voiture, toujours furieux, il parvint à convaincre, sans aucun ménagement, Aly qu’ils feraient mieux de se séparer et de rentrer chacun de leur côté. Au moment où il la déposa (conduit par son chauffeur), elle lâcha sa bombe.

_ « Je suis certaine que c’est Meredith... Je lui ai envoyé un message en lui demandant de nous rejoindre... Elle n’a même pas répondu. Tu es au courant qu’elle est ici ? » Arrêt de la berline. Pourquoi fallait-il qu’elle le tutoie ?! Il insista très impoliment sur le vous en lui répondant et la largua devant son domicile sans plus de courtoisie.
Aller tout de suite hurler chez Meredith ? Non, de toute façon la garce devait se trouver dans le club dont on leur avait refusé l’entrée. De plus, il lui fallait digérer l’information et s’assurer, comme il le pouvait, que c’était vrai.
Il dormit assez mal. Mal de s’être tapé cette idiote d’Aly. Mal à cause de Meredith, de NY, d’ici, d’ailleurs, du fait qu’elle lui manquait. Mal d’avoir dit à deux reprises son prénom alors qu’il se trouvait avec une autre. Mal de constater qu’il la cherchait alors qu’elle lui avait fait du mal... Mal. Mal.

Lendemain matin, nouveau rendez-vous puis déjeuner, puis conférence téléphonique, puis appel de Julia puis le temps passa. Ce fut vers 18h qu’il se présenta chez sa boss.
Lui refuser l’entrée une seconde fois en à peine 24h n’aurait pas été toléré alors il força plus ou moins avec la gouvernante. Il s’installa dans un fauteuil et attendit son hôtesse. Tics nerveux et tout le tralala étaient de sortie.
Quand elle se présenta il ne prit pas la peine de se lever pour la saluer. Le fait de la voir rallumait en lui une tonne de sentiments tous plus contradictoires les uns que les autres, le dominant étant évidemment la colère, encore contenue pour le moment.

_ « Peut-être êtes-vous au courant de la déconvenue dont j’ai été victime hier soir ? Il semblerait, on ne sait pour quelle stupide raison, vous ayez fait mettre mon nom, sur black list. Mon nom ! » Le voilà debout. Aly, son nom à elle, sa présence... Qu’en avait-il à secouer ?! LUI, s’était pris la honte de sa vie. LUI ! Bennet Monaghan ! LUI ! Le grand ! Sans rire !
La gouvernante fit son apparition au mauvais moment.

_ « On vous a sonnée ?! Dégagez ! » Pour le moment Meredith ne prenait pas cher. Pour le moment.
Cela avait toujours été simple pour lui de la mettre plus bas que terre, il ne craignait rien aujourd’hui, furieux comme il était...

_ « Rappelez-moi, Mlle Carmichael, quel âge avez-vous ? 12 ans ? 14 tout au plus ?! Vous vous croyez dans une cour de récréation ? Je n’ai pas à être mêlé à vos querelles d’adolescente ! » Pour l’instant il était mignon non ?
L’avortement n’a pas été mentionné plus haut. Il ne s’agit pas d’un oubli mais après N-Y Bennet n’avait absolument pas eu envie de prendre des nouvelles de Meredith, peu importe ce qu’elle ait eu à traverser. La voir dans les bras de Charles lui avait fait l’effet d’un uppercut de Mike Tyson. Aie.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Ven 31 Juil - 0:45




Meredith & Bennet
Getting worse

Avec Charles et Rachel auprès d'elle, et après une semaine d'un repos salvateur, les vacances avaient pu réellement commencer. La veille, ils avaient passé la journée sur la plage privée de la villa ; Meredith s'est sentie insouciante comme ça n'avait plus été le cas depuis pas mal de temps. C'avait été une journée idéale, que Charles avait naturellement proposé de terminer par une soirée en boîte, dans un des clubs que possédait la famille Carmichaël sur l'île. St Barth avait été le lieu des premiers investissements de son père, et Carmichaël Resort y était présent depuis de nombreuses années. Outre un palace, le groupe possédait trois boîtes de nuit ; son père, quant à lui, avait également un restaurant en propre.
La soirée avait débuté assez doucement aux yeux de Meredith ; peut-être aussi parce qu'aucun des mecs qui tentaient de la draguer n'arrivait à ses fins. Elle avait essentiellement dansé avec Rachel, et but du champagne à la table VIP qu'ils occupaient avec ses deux amis et quelques connaissances triées sur le volet. Tout avait commencé à merder vers 23h, quand elle avait reçu un SMS d'une fille de l'île qu'elle connaissait depuis qu'elle était enfant, et qui lui témoignait un intérêt pas vraiment réciproque. La fille en question - Marie, une locale - disait avoir vu Bennet avec Aly sortir d'un restaurant, clairement proches, et discuter d'aller terminer la soirée à la Lagune. Bennet. Aly. La Lagune. Trois mots qu'elle ne digérait pas de voir dans la même phrase. Confirmés par Aly elle-même qui lui avait envoyé un SMS pour qu'elle les rejoigne. Meredith ne savait même pas si c'était pour la narguer, ou de la stupidité pure et simple. Une seule choses était certaine : elle était à la Lagune au moment même, et il était hors de question que Bennet débarque là au bras d'Aly. Elle en avait discuté rapidement avec Charles, qui avait compris ce que la situation avait de délicat, et lui avait conseillé de faire refuser l'entrée du club, et des deux autres, à Bennet et à Aly. In fine, c'était lui qui était allé voir le directeur du club pour transmettre ces consignes ; Meredith, elle, était abasourdie. Elle avait terminé la soirée en buvant beaucoup, sans doute trop, et il avait fallu que Rachel et Charles la ramène avant qu'elle fasse des bêtises.

Aujourd'hui, elle s'était levée tard. Il était midi passé, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Elle ne se rappelait qu'à moitié de la veille, et sa tête était comme enserrée dans un étau ; lentement, elle avait tourné la tête sur les côtés, pour apercevoir une bouteille d'eau sur sa table de chevet. Elle l'avait vidée en quelques secondes à peine, et s'était relevée lentement dans le lit, prenant encore quelques secondes une fois assise pour se stabiliser, avant de se lever tout court. Les souvenirs lui étaient revenus doucement, incluant le plus contrariant de tous. Aly avec Bennet. Si Meredith avait été déçue du silence de son ancien amant après l'avortement, elle ne l'avait pas cru - plus cru - capable de pousser aussi loin. Il avait frappé très fort. C'était impardonnable.
Elle avait passé le reste de la journée seule, au bord de la piscine, à bronzer et s'emmerder. Charles lui avait laissé un message comme quoi il emmenait Rachel randonner sur l'île ; elle appréciait le geste qui consistait autant à ne pas laisser la Canadienne seule, qu'à ne pas la laisser elle, Meredith, montrer une facette assez peu reluisante d'elle-même. Le mot précisait aussi que Charles avait lancé une soirée à thème pour le soir-même - ça, c'était pour lui remonter le moral. Meredith avait passé un bon moment à choisir le bikini blanc qui répondrait au thème de la soirée, et avait décidé de le porter dès l'après-midi, pour éviter les légères marques de bronzage disgracieuses en fin de journée.

A 18h, elle commençait à s'impatienter de ne pas voir revenir ses invités, quand la gouvernante vint l'avertir, un peu tremblante, que Bennet était là. Qu'est-ce qu'il voulait ? Elle n'avait pas envie de le voir, pour qu'il se gausse d'avoir couché avec Aly Arpel. Par politesse - et pour éviter de donner trop à parler au personnel - elle le rejoignit néanmoins dans le patio dans lequel la gouvernante l'avait fait attendre. Il fulminait, installé dans un fauteuil, et ne se leva pas à son arrivée. Elle releva le tout d'un haussement de sourcil insatisfait ; son attitude allait à l'encontre des convenances auxquelles elle était attachée.
Elle l'écouta débiter ses reproches sans rien dire - il ne lui avait pas laissé le temps d'ouvrir la bouche, de toute façon. Il l'agaçait, et pas qu'un peu. S'imaginait-il qu'il pouvait faire, lui, ce qu'il voulait, et qu'elle se laisserait faire ? Elle avait envie de l'envoyer se faire foutre, mais elle ne voulait pas lui faire le plaisir de s'énerver à cause d'Aly. Il n'attendait sans doute que ça. Elle serra les dents.
- Vous avez terminé ? Bien. Il y a longtemps que nous n'en sommes plus aux querelles d'adolescentes.
Elle détestait qu'on la prenne pour plus jeune que son âge, et il le savait. Il le faisait exprès, elle en était certaine.
- Vous et moi avons eu une aventure, et tout le monde le sait. Vous vous êtes affiché avec moi, Bennet. Et ce stupide journal a tout raconté sur ... eh bien ... la suite des événements. Avez-vous vraiment cru que vous pouviez ensuite vous afficher dans un club de mon père au bras d'une autre femme impunément ?
Le problème - officiellement en tout cas - n'était même pas Aly. C'était une autre femme tout court.
- Je pensais que vous aviez évalué avant ce que signifiait avoir une histoire avec une Carmichaël. Ma famille a une image, une réputation, que vous vous devez de respecter. Je vous ai fait blacklister de tous les clubs de mon père jusqu'à nouvel ordre.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Ven 31 Juil - 19:23


I got the power
Bennet et Mer
Elle détestait qu’on la prenne pour une gamine et agissait en tant que telle...
Quand elle lui demanda s’il avait terminé sur un ton qu’il ne lui connaissait pas, du moins, envers lui, il bloqua. Il la regarda en plissant les yeux très légèrement, de surprise et d’agacement. Sérieusement ? Elle allait lui répondre ?! Mais quel était ce monde d’enfer dans lequel il vivait depuis son arrivée ici et où Meredith osait hausser le ton face à lui. « Hausser le ton », façon de parler. Elle restait calme. Rien de mieux pour finir de le rendre fou. Puis elle avait mauvaise mine. Puis... Attendez, elle était brune !
Pour le coup du club du père, il ne savait pas qu’il le possédait. Quelle histoire... « Le club de papa ». « L’argent de papa ». « La maison de papa ». « Le palace de papa »... Ça aussi le rendait fou, elle n’avait donc rien à elle !
Aujourd’hui, il serait de mauvaise foi et tout, TOUT ce qui l’avait jadis énervé chez elle, le rendait fou de rage aujourd’hui.

_ « Je me suis affiché avec vous et vice versa. Vous avez le droit de jouer sur deux tableaux avec votre politicien et je ne peux pas, après séparation ou rupture de contrat, peu importe, de votre fait, me taper la première cruche venue ?! » Non mais sans rire ! Il savait très bien qu’elle était ici avec son précieux Charles. Ce précieux Charles pour lequel elle l’avait abandonné à NY. Il lui avait donné tout ce qu’il pouvait dans la grosse pomme et qu’avait-il eu en échange ? Rien ! Pire, une énorme déception et un cœur meurtri.
Les allusions à l’avortement... Il faudrait qu’elle soit plus claire si elle voulait qu’il y comprenne quelque chose. Julia l’avait tanné avec ça mais... Il n’avait pas bougé. Elle n’avait pas besoin de lui, elle avait Charles.

_ « Je vous arrête tout de suite, j’avais évalué, ce que je n’avais pas pris en compte était votre capacité à butiner ici et là. » Il l’avait tellement mauvaise par rapport à cela. Il avait été trompé. Purement et simplement. C’était ainsi qu’il voyait les choses.
Ce qu’il s’était passé à NY avait été pour lui une sorte de révélation : « Ok, je peux me permettre de la laisser se rapprocher, l’accueillir, m’ouvrir. J’accepte que je l’aime bien peut-être. Que l’apprécie sa compagnie autant que son corps. Que j’ai, éventuellement, besoin d’elle ». Il s’était réveillé le lendemain en se disant qu’après tout, l’avoir gardée auprès de lui cette nuit n’était pas une catastrophe, au contraire. Puis il ne l’avait pas trouvée chez lui... Il l’avait trouvée chez elle, dans les bras d’un autre. Auprès d’un autre... Trop près de cet autre.
Il se mit à rire légèrement quand elle lui annonça la punition : « blacklisté jusqu’à nouvel ordre »... Ouhlala. Bouuuuh, Bennet interdit de club ! Il n’aimait pas St Barth ! Merde !! Il ne resterait pas ! Merde !! Garce ! Garce ! Garce !

_ « Heureusement que papa est là. » Qu’aurait-elle fait sans lui ? On y revenait. Pouvait-elle le mettre plus en colère que Charlotte ? Il fallait espérer que non parce qu’avec Charlotte, il n’avait qu’une envie, lui arracher la tête.
Elle le prenait pour un idiot en lui disant qu’il avait surement mal évalué ce qu’était de se taper une Carmichael... Elle jouait avec le feu...


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Lun 3 Aoû - 23:02




Meredith & Bennet
Getting worse

Jouer sur deux tableaux ? Mais de quoi parlait-il exactement ? Tout le monde dans leur monde connaissait la proximité, l'intimité même, qui existait entre la famille de Charles et la sienne. Charles était son meilleur ami depuis toujours, ça n'avait rien à voir pour elle de s'afficher avec lui, que pour Bennet de s'afficher avec Aly ! Elle ne comprenait même pas où il voulait en venir, ou si, mais elle ne parvenait pas à croire qu'il ait l'audace de lui faire ce reproche. Qu'il sous-entende qu'elle aurait manqué à ce point de correction. Elle s'assit, interdit, et se releva à la seconde où il avait prononcé le mot "butiner". Donc c'était ce qu'il pensait vraiment d'elle ? Et il pensait que c'était elle qui avait commis la première faute ? Quand ça ? A New York, sans doute ? Est-ce pour cela qu'il s'était montré si distant ensuite ? Il croyait vraiment qu'elle se serait comportée comme ça ?
Ils ne s'étaient engagés à rien, mais jamais elle n'aurait fait ça. Surtout pas après la soirée et la nuit qu'ils avaient passées. Surtout pas quand elle avait cru que ... La déception et la tristesse le disputaient à la colère en elle, mais l'ire dominait. L'avait-il pris, elle, pour une de ces filles déclassées qui couchent à droite à gauche ? Elle, Meredith Carmichaël ? C'était pire que tout ce qu'il avait fait jusqu'alors. Bien pire que l'avoir mise plus bas que terre, bien pire que les humiliations. C'était insultant, et elle ne pouvait tolérer qu'on lui manque à ce point de respect.
- C'est ce que vous pensez de moi, vraiment ? Et bien ... quelle surprise ...
Elle ne serait pas capable de garder son calme, elle le sentait. Que le triomphe de Bennet aille au diable. Que Bennet lui-même aille au diable. Il avait poussé le bouchon beaucoup trop loin cette fois.
- Donc le grand Bennet Monaghan s'est "tapé la première cruche venue" pour se venger d'avoir été berné par une putain ? C'est ça, que vous essayez de me dire ? Que je me suis sauvée de chez vous pour me jeter dans les bras de Charles, à New York ? Car j'imagine que c'est pour ça que j'ai eu droit à une nouvelle reculade de votre part ? Votre silence assourdissant quand j'ai avorté, c'était pour ça ? Parce que vous laisser un mot ne suffisait pas ? Non, évidemment. Vous, vous pouvez vous sauver comme un voleur, rejeter tous ceux qui s'approchent trop près, mais moi, il aurait fallu que je sois à vos pieds ? Allez vous faire foutre, Bennet.
Et qu'il n'en rajoute pas sur son père, sur sa famille, ou sur elle-même. Aujourd'hui, il allait découvrir qu'il n'avait pas toujours le dessus. En quelques mots, il avait réussi à faire rejaillir toute la frustration, tout la colère qu'elle avait gardée en elle, à son égard.
- Ne vous avisez surtout pas du moindre commentaire désobligeant envers mon père ou ma famille. Non seulement vous êtes grassement payés pour ce que vous faites, mais il me semble que vous non plus n'êtes pas né dans le caniveau.
Sans blague ... Il était comme elle, avait fréquenté les meilleures écoles, les meilleures facs, avec l'argent de ses parents. Il pensait valoir mieux qu'elle ? Mais où était-il, dix ans auparavant ? Quand il avait son âge ? Elle ne supportait plus son mépris, sa façon de la juger en permanence. Ne supportait plus la bien trop haute estime qu'il avait de lui-même. Néanmoins ...
- Vous avez tout de même raison sur une chose : je serais bien mieux avec mon "politicien", comme vous dites. Lui au moins me respecte. Jamais je ne me serais retrouvée seule à la clinique par peur de lui avouer une grossesse. Et votre femme aussi avait raison : je n'aurais jamais dû vous laisser le bénéfice du doute. Jamais.
La colère, dans sa voix, avait fait place au ras-le-bol, à un rejet implacable. Qu'il s'en aille, elle n'en pouvait plus de lui. Jamais elle ne pourrait lui pardonner.
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Mar 4 Aoû - 14:23


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Bennet et Mer
Plus Meredith s’énervait et moins il savait où il en était. Il était venu ici en pensant à cette faible créature qui s’était jouée de lui et qu’il devait remettre à sa place et la voilà qui se mettait à lui tenir tête en niant ce que lui avait cru être l’évidence. « Cru » ... Voulu croire surtout car au fond, pensait-il réellement que Meredith Carmichael était une Marie couche-toi-là ? Honnêtement ?
Ces filles-là étaient connues dans leur milieu. Il y en avait, Meredith n’en faisait pas partie, d’ailleurs, avant qu’il ne couche avec elle il aurait même imaginé qu’elle était vierge tellement sa vie privée était bien gardée.

_ « Combien de fois faut-il que je vous le dise ?! Je n’ai pas 15 ans, je ne me venge pas comme vous pouvez le faire. » Vrai... Et faux. Disons qu’ils mettaient un point d’honneur à toujours avoir le dernier mot et quiconque s’élevait contre lui finissait bas dans un caniveau.
Ne pas comprendre ce qui était en train de se passer ne l’empêchait pourtant pas d’être énervé contre elle. Il était évidemment hors de question de la bousculer mais plus elle parlait, l’attaquait, le remettait à sa place, plus il rongeait son frein.
Il aurait aimé quelque chose à boire mais rien n’était en vue. Son hôtesse faisait vraiment mal son boulot ! Que de changements en seulement une semaine ! Il se laissa plus ou moins tomber (avec retenue) sur le bord d’un fauteuil. Mieux valait-être assis, cela éviterait peut-être qu’il perde son calme. Il ne comprenait d’ailleurs pas comment il était encore là et pourquoi il ne l’avait pas encore faite taire.
Il n’avait quasiment jamais entendu Meredith prononcer de mot grossier et dans sa bouche, le mot « putain » pour se désigner qui plus est, était d’une violence inouïe. Elle le disait, s’insultait, et il le prenait également comme une claque.

_ « Vous êtes une idiote ! » C’était sorti tout seul. D’un coup, sans qu’il y pense, sans qu’il veuille le dire, sans qu’il y croit.
Il s’enfonça un tout petit peu dans le fauteuil et se frotta les yeux. Il semblait plus ou moins calme mais ce n’était pas le cas. Son cœur faisait des bonds monumentaux dans sa poitrine.

_ « Je me suis tapé cette première cruche venue uniquement parce que c’était vous que je cherchais. Cette imbécile d’Aly est la seule fille que j’ai trouvé qui aurait pu faire l’affaire. Elle n’a en fait rien en commun avec vous ! Plus même la couleur de cheveux ! » Il s’était relevé et était allé se posté en face d’elle, assez près. La colère pouvait se lire partout sur lui, mais il y avait plus. Lui aussi était triste et également déçu. Tout ce gâchis était-il de sa faute ? Difficile à dire de son point de vue mais tout concordait... Julia lui avait fait la morale, tout comme Linoy... Il y avait également pensé par lui-même et... Ses conclusions n’étaient pas bonnes à son égard. L’avouer... ? Deux secondes !

_ « Je n’ai pas reculé ! Vous auriez pu tout me demander à NY après cette nuit ! Puis je vous ai retrouvée dans les bras d’un autre. Que vouliez-vous que je pense ?! Cet autre avec lequel vous avez eu une histoire ! Je ne suis pas aveugle. Tout ce que je voulais c’était vous retrouver. Pour la première fois de ma vie je me suis demandé si pourquoi pas, je pourrais être avec quelqu’un. Quelle connerie. » Sincèrement, il était obligé de savoir que Charles était son meilleur ami depuis toujours et qu’ils étaient super proches et tout le trallalla ?! Certainement pas. Les potins et toutes ces conneries ne faisaient pas partie de ce qui pouvait l’intéresser alors non, il ne savait pas et oui, quand il l’avait vue il était mort de jalousie. Il savait qu’ils avaient couché ensemble, que quelque chose s’était passé entre eux, mais les détails...
Ce qu’il ne disait pas clairement était qu’encore aujourd’hui il la cherchait mais le fait qu’il ait été poussé vers Aly, cette amie qui lui ressemblait tant, rendait ce fait assez évident non ?

L’histoire du mot... Pas compris. D’ailleurs, il fronça les sourcils sans comprendre. Concernant l’avortement... C’est juste après qu’elle l’envoya se faire foutre. L’avortement... L’avortement... Julia lui avait dit : « TU T’EXCUSES BENNET !!! TOUT DE SUITE !!! Tu fais tout pour revenir dans ses bonnes grâces ! Tu l’aides ! Tu es là ! Merde, Bennet, ce que tu es CON ! »
Etait-ce l’été des insultes ?

_ « Vous n’auriez pas voulu de moi. » C’était histoire de répondre quelque chose.
Pour ce qui était de sa famille, ce qu’il en disait.... Ce qu’il critiquait était surtout elle et non les Carmichael en général. Elle et le fait qu’elle doive tout à son père. Certes, Bennet avait également eu une enfance plus que dorée mais il avait eu à se battre pour faire ce qu’il voulait, et même si ses parents avaient payé ses études, jamais il n’avait été pistonné. Il devait tout à son talent, point barre.
Il la regarda de façon si méprisante que cela lui sembla suffire.
L’expression dans son regard passa du mépris à la colère noire quand elle évoqua Charlotte. Comme il savait qu’elle n’aimait pas qu’on la traite de gamine, elle savait qu’il ne supportait pas de commentaire sur son ex-femme.

_ « Ne me poussez pas. Vous avez vu ce que j’ai fait d’elle. Si vous ne voulez pas finir de la même façon. » Sale garce.
Il se retourna. Avait-il été convainquant ? Surement... Ceci dit, ce n’était pas le même genre de menace qu’il avait pu lui faire auparavant. Il ne s’était pas tenu si près d’elle. Ne l’avait pas tenue ou pointée du doigt. Son ton était dur et ses paroles sèches mais son corps n’exprimait peut-être pas tout ce qu’il voulait faire passer en intensité.
Auparavant il y avait eu uniquement de la colère, aujourd’hui il y avait également de la tristesse ce à quoi il n’était pas habitué et qui le rendait surement faible.

_ « Comment ai-je pu croire que j’avais besoin de vous. » « Besoin d’elle », pour ne pas dire qu’il avait pensé faire quelque chose avec elle et... Plus loin... Peut-être, quelque part, ressentir quelque chose pour elle.
Jamais il n’aurait pensé que les choses prendraient une telle tournure aujourd’hui. Tout allait vraiment très loin, trop loin surement.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Mer 5 Aoû - 10:45




Meredith & Bennet
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- JE NE ME SUIS PAS VENGEE ! Arrêtez avec ça ! Je n'ai pas plus quinze ans que vous ! J'ai fait ce que j'estimais nécessaire pour protéger mon image, et donc l'image de Carmichaël Resort. Les enjeux financiers sont bien plus importants que vos flirts.
Ou pas. Elle estimait avoir fait d'une pierre deux coups en l'occurrence, mais refusait de le reconnaître. Le contraire aurait signifié accorder trop d'importance à Bennet, et elle ne voulait pas qu'il le sache. De toute façon, la question des enjeux financiers était réelle : dans le microcosme de St Barth, elle était une reine comme elle pouvait l'être à New York, et elle donnait les tendances. Ses fêtes à la villa étaient parmi les plus courues de l'île ; qui sait quelles auraient été les répercussions de la montrer, humiliée par Aly et Bennet, dans un club du groupe familial ? Elle ne pouvait pas prendre le risque de le découvrir, mais évidemment, Bennet était trop buté et trop vindicatif d'un événement mineur que tout le monde avait déjà oublié, pour essayer de comprendre. Si elle avait su une seule seconde ce qui l'attendait en embauchant son architecte, jamais elle ne l'aurait fait. Elle le regrettait depuis des mois maintenant.
Une autre preuve, si vraiment c'était nécessaire, de cette erreur monumentale ? Il venait encore de la traiter d'idiote. Ce n'était pas la première fois. N'importe quel autre homme, normalement constitué, se serait excusé de son attitude. C'était lui, le responsable de tout ça. Elle n'avait rien fait contre lui, rien fait contre eux. Son seul et unique tort avait été de confier à son meilleur ami sa joie d'entrevoir enfin une évolution positive dans sa relation avec Bennet. Mais non, forcément, un type comme lui ne s'excusait pas, il se justifiait pour démontrer qu'une fois de plus il avait raison. Si elle était une idiote, lui était un connard, dont elle ne saisit pas tout de suite le message clairement. Ou si. Elle saisit le premier degré, mais le second lui vint plus tard.
Le patio dans lequel ils se trouvaient était un espace privatif auquel on accédait que par sa propre chambre, et celle de ses parents, ainsi que par un long couloir qui desservait également les deux pièces susmentionnées. Devant le tour plus qu'houleux que prenait la discussion, elle alla refermer la porte au bout du couloir, signifiant que personne n'était autorisé à venir là. Elle ne voulait pas prendre le risque de voir débarquer le personnel sous un prétexte quelconque, ou pire, Rachel ou Charles. La manoeuvre avait également pour but de lui permettre de faire retomber la pression quelques instants. Son architecte était en train de la pousser à bout, et elle se sentait capable de virer hystérique s'il continuait. Se faisant, elle repensa à ses paroles, une seconde auparavant.
Il la cherchait ... A travers une fille qui ne lui ressemblait que physiquement, et en s'attardant sur des détails aussi triviaux qu'une couleur de cheveux. Oui. Donc il cherchait son corps en fait, pas elle. D'une certaine manière, c'était mieux que rien, mais aujourd'hui, ça ne suffisait plus ; elle n'avait jamais voulu d'une vraie histoire avec lui, mais s'il cherchait un simple plan cul, il ne fallait plus qu'il compte sur elle.
L'intermède consistant à les isoler du reste de la maisonnée n'avait duré que quelques secondes, et quand elle revint en face de lui, et entendit la suite de ce qu'il avait à lui dire, elle s'immobilisa sur place. Ca, ce n'était pas synonyme de plan cul ; elle peinait à croire ce qu'il lui disait. Qu'il ait réellement envisagé quelque chose avec elle. Et cela ne faisait nullement diminuer sa colère, bien au contraire. Il l'avait quand même prise pour une salope, et avait quand même réagi de la pire des manières. Elle criait toujours, quand elle lui répondit.
- Et c'est moi l'idiote ? Vous me trouvez en train de discuter avec un homme dont je semble proche - discussion à votre sujet, soit dit au passage : Chaz était simplement content pour moi. Et donc, plutôt que venir m'en parler, vous vous éloignez sans la moindre explication ?  Et vous ME traitez d'idiote ? Chaque fois qu'on s'est rapproché d'une façon ou d'une autre, vous avez reculé. Je ne sais même pas si je dois vous croire. Je n'en ai pas envie.
Et son excuse minable pour l'avortement ... Comment justifier qu'il ne lui ait même pas envoyer un message pour prendre de ses nouvelles ? Il pouvait dire tout ce qu'il voulait, elle avait forgé son opinion sur lui, et elle tenait en sept lettres : C-O-N-N-A-R-D.
- Vouloir de vous ? Mais pour rien au monde je ne vous aurais mis au courant ! J'aurais eu trop peur de votre réaction ! Ca ne vous empêchait pas de prendre des nouvelles, à posteriori. Vous êtes le seul à ne pas l'avoir fait. Riley, AJ, Charles évidemment ... Tous les gens dont j'ai été proche l'ont fait, sauf vous. Il me semble que ça veut tout dire ...
C'était difficile, de rester en colère et de ne pas craquer en abordant un sujet aussi intime. Elle n'avait pas le moindre regret sur la décision qu'elle avait prise, mais elle ne parvenait pas à en digérer les circonstances, et toute la responsabilité en revenait, pour elle, à Bennet. Bennet dont elle ne savait pas si elle aurait préféré qu'il s'excuse platement, au risque de fondre en larmes. Pour ça aussi, elle le haïssait. Il avait cette capacité à la mettre hors d'elle, et tellement mal en même temps. Elle n'en pouvait plus, de ça. Des regards remplis de mépris, comme celui qu'il lui jetait en ce moment même. Pourquoi la chercher, comme il le prétendait, s'il l'estimait si inférieure à lui ?
Avant de le rencontrer, il n'y avait rien de tout ça dans sa vie ; tout était facile. Elle était Meredith Carmichaël, toutes les filles voulaient être à sa place, et aucun homme n'avait jamais essayé de la faire se sentir comme une merde. Aujourd'hui, Bennet allait jusqu'à la menacer. Hors de question qu'elle se laisse faire. Elle s'était promis de ne pas céder, en dépit des larmes de colère qui venaient de se frayer un chemin dans ses yeux.
- Vous me menacez Bennet ? Qu'est-ce que vous comptez me faire ? Hein ? Allez-y !
Elle s'était rapprochée encore de lui, et l'avait repoussé, les mains à plat sur son torse, avant de reculer. Son regard était aussi menaçant qu'elle avait pu le voir avec Charlotte. Oserait-il lui faire réellement du mal ? Elle recula pour constater, revenue à une distance qu'elle estimait plus raisonnable, qu'il était très différent d'avec son ex-femme. Dur en paroles et dans le regard, oui. Mais elle ne lui voyait pas les tics nerveux qu'elle avait déjà constatés, et qu'elle avait associés à la suite de ce vernissage à New York à un besoin de se défouler physiquement. Elle maintint pourtant cette distance de sécurité, reculant même jusqu'à un fauteuil d'extérieur pour s'y laisser tomber sans retenue. Il avait cru avoir besoin d'elle ? Et quoi ? Il lui reprochait maintenant que ce soit le cas ? Encore ? Il persistait à la considérer responsable de tout ça ? Elle déglutit avec plus de difficultés que jamais, incapable de tenir la promesse qu'elle s'était faite de ne pas craquer. Quand elle releva la tête vers lui, elle pleurait franchement.
- Partez.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Mer 5 Aoû - 12:46


Putain de merde
Bennet et Mer
Ses flirts... Mais il n’avait fait que la sauter, mal en plus, et point barre ! Pensait-elle réellement qu’il allait s’afficher avec Aly ? Allant jusqu’à l’embrasser ou lui tenir la main en publique ?! Enfin !! Cela il ne l’avait fait qu’avec Meredith. Elle était l’unique personne dont il avait pris la main comme il l’avait fait à NY. Il n’y avait que la peau de Meredith qui pouvait électriser tous ses sens, le faire se sentir plus calme, plus fort si c’était possible... Jamais il ne se serait affiché avec une autre ! Les gens n’y aurait vu que du feu.
Dans son esprit c’était ainsi, mais il fallait avouer que les bonnes femmes pensaient différemment et que sa venue dans cette boîte aurait pu faire jaser. Aly avait d’ailleurs choisi ce club, lui n’avait fait que suivre. Il n’avait rien dit, espérant que la musique forte atténuerait le son de la voix de ce boulet. Il commençait doucement à comprendre, peut-être, pourquoi Aly avait tant voulu ce club et pas un autre. Elle et Meredith étaient en compétition... Aly ne gagnerait jamais face à sa rivale. Certes, il la traitait d’idiote dès qu’il le pouvait mais il ne le pensait plus. Il tentait juste de se sauver. De retourner la situation, qu’elle soit en tort et pas lui. Jamais lui, pourtant... Pourtant il commençait à se remettre en question. Cela ne datait pas d’aujourd’hui. Tous les soirs depuis NY il réfléchissait, quand il n’était pas trop fatigué pour cela ou même assommé par le gin (la fatigue était plus courante que le gin). Il pensait, pensait... Il avait merdé, merdait encore. Bien qu’il se convainque du contraire, il s’en rendait bien compte. L’idée lui déplaisait au plus haut point, puisqu’évidemment, Bennet Monaghan n’avait jamais tort mais voilà, avec Meredith, plus rien n’était comme avant. Depuis Meredith il se posait des questions.

Il grogna de rage constatant qu’elle ne comprenait toujours rien. Finissant par se demander où ils allaient. Il ne la croyait donc plus vraiment idiote mais qu’elle ne pige pas où il venait en venir le rendait fou. Ceci dit, voilà, comme le lui avait dit Julia : « On ne lit pas dans tes pensées Bennet, merde. Sois clair un peu ! » Il pensait avoir été clair... Non ? Qu’est-ce que Julia lui avait dit d’autre ? « Elle est parfaite. Elle est belle, c’est tout ce que tu as toujours recherché. Une femme avec du pouvoir, une femme de ton monde... Et ce physique... Elle est tout ce que tu as toujours décris quand tu me parlais d’une éventuelle femme parfaite ! Tu es bien attrapé maintenant que tu l’as rencontrée ! Tu ne peux pas faire demi-tour ! Mais en fait Bennet... Tu n’es qu’un lâche ». Autant vous dire que la discussion avait coupé court et qu’elle en avait pris pour son grade, ce à quoi elle avait juste répondu « Tu sais que j’ai raison Bennet. ». Il était parti du bureau furieux mais n’avait rien ajouté. Cette nuit-là il n’avait pas dormi. Il avait repensé encore et encore aux paroles de Julia qui faisait par conséquent un merveilleux travail sur lui, au profit de Meredith.
Son assistante le connaissait suffisamment bien pour savoir qu’il ne disait rien, intériorisait tout et réfléchissait énormément. Bien joué... Il lui en voulait d’ailleurs de le faire se remettre en question. Comme toujours, le matin venu, il avait écarté le problème et s’était noyé dans le travail jusqu’à la nuit suivante.
Tout cela lui revenait donc comme un coup de poing en pleine poitrine alors que Meredith était allée fermer une porte. Elle prenait des risques à les isoler ainsi.
Durant ce temps, lui aussi se mit donc à réfléchir. Qu’est-ce qui dans les paroles de Julia était vrai ? Tout, c’était évident. Qu’était-il prêt à accepter ?

_ « Mais ne me croyez pas ! J’en ai absolument rien à foutre ! » Elle criait, lui aussi. Tout simplement.
Plus ils criaient et moins les choses étaient claires dans son esprit. Pourquoi fallait-il qu’il dise ça alors qu’il avait dit tout cela pour lui avouer son faible. Il s’y prenait tellement mal.
Draguer, séduire, flirter... Tout cela était si simple pour lui mais dès lors qu’il y avait des sentiments, il n’était plus bon à rien.
L’avortement, sujet qu’il ne voulait absolument pas aborder, revenait encore sur le tapis... Elle énuméra tous ceux qui avaient pris de ses nouvelles... Que des mecs qu’elle s’était tapé. Génial... Et si Riley était le après tout ? Pourquoi pas, il ne savait pas de combien de temps elle était enceinte lui... L’entendre citer ses amants le fit se reculer. Il se plaqua la main sur la bouche en serrant très fort les lèvres. Ne pas dire de connerie. Ne pas lui balancer qu’elle venait uniquement de lui citer tous les mecs avec lesquels elle avait couché, dont deux qui étaient de la station et qui pouvait potentiellement être les géniteurs au même titre que Bennet. Puisqu’il la traitait de salope après tout... Il ne dit rien parce qu’au fond de lui il savait que c’était des conneries. Son temps libre elle le passait avec Bennet. Ils n’auraient pas pu se tromper. Elle était à lui et lui à elle. S’il avait ouvert la bouche cela n’aurait été que pour la blesser gratuitement. Envenimer encore les choses. Il n’y arrivait même plus. Elle lui tenait tête et il n’en avait pas l’habitude. Elle le déstabilisait sur tous les fronts.
De plus, elle lui avouait avoir peur de lui et de ses réactions. Charlotte avait également très peur de lui... Il ne voulait pas de cela pour Meredith.
Il l’avait menacée à beaucoup de reprises mais là il était question d’agir avec elle comme il l’avait fait avec Charlotte. Il n’eut rien à répondre quand elle lui demanda ce qu’il allait faire... Il la voyait commencer à pleurer. « T’es qu’un con Bennet. Un lâche ! »
Il fut extrêmement surpris quand elle le poussa de toutes ses forces. Il recula d’ailleurs d’un pas. Le reste de son corps n’avait pas bougé. Il ne serait jamais avec elle comme il l’était avec son ex-femme. Il aurait attrapé les poignets de Charlotte pour la faire arrêter ou reculer. Il l’aurait surement repoussée. Il resta immobile en regardant Meredith qui s’éloigna jusqu’à tomber presque dans un fauteuil. Quand elle lui demanda de partir il se pinça les lèvres et fit non de la tête avant de le formuler à l’oral.

_ « Non. » Partir maintenant ? Ne rien régler ? Continuer à être lâche, à ne rien comprendre, à se faire engueuler, à se torturer, à avoir mal, à lui faire mal... Etre loin d’elle. Il n’était pas certain d’être suffisamment fort pour tout cela. Il y a un an il se serait tiré en la traitant de tous les noms, en le mettant plus bas que terre. En s’en fichant tout bonnement.

_ « Merde ! Non ! » Il n’avait pas cessé de crier.
Il finit par s’avancer vers elle pour la rejoindre.
Il n’était pas quelqu’un de méchant. Ce n’était pas ainsi que ses parents l’avaient élevé et ce n’était pas ce qu’il était. Il était égoïste, imbu de lui-même, vindicatif, pas méchant. Ses « femmes » pouvaient en témoigner, quand il appréciait, il était doux. Il appréciait Meredith, plus qu’il ne l’aurait voulu, oui, c’était le souci, mais il l’appréciait. Cela le frappait maintenant alors qu’il la voyait si mal par sa faute.
Il la rejoint près de son fauteuil et comme il l’avait fait à NY, il tomba à ses pieds.

_ « J... » Allez. Allez ! Il n’était absolument pas certain de ce qu’il fallait dire. Elle pleurait et franchement... Il n’en était pas loin non plus. Les yeux clairs sont fragiles n’est-ce pas ?
Il prit une grande inspiration. Il la touchait à peine mais avait essayé plonger ses yeux dans son regard.

_ « J’avais promis de ne plus vous faire de mal. » Oui, à NY quand ils avaient parlé de Charlotte. Il avait promis de ne plus faire de mal à Meredith. Physiquement mais principalement psychologiquement. Il était un homme de parole.

_ « J... » Nouveau soupire. Il lui fallait chercher ses mots parce que tout cela était difficile. Il savait ce qu’il aurait dû dire mais de là à le formuler, c’était autre chose.
Il n’était plus question de lui mais d’elle. Ça aussi c’était compliqué à avaler mais en même temps... Elle était importante. « T’es qu’un con Bennet ! Un lâche ! »

_ « Je suis désolé. Je suis un con et un lâche. » C’est Julia qui l’avait dit !
Merde, à avouer c’était particulier quand même.
Il posa sa main sur sa cuisse, la caressa très brièvement et chastement et se releva. Il n’en menait pas large.

_ « Vous êtes une perle. Vous n’êtes ni une « putain » ni une idiote.[...]Je ne tombe pas amoureux, je ne sais pas ce que c’est que de vouloir être avec quelqu’un... Je ne savais pas... Jusqu’à vous. » Non, il ne disait pas qu’il était amoureux. Non, non. Il disait jusque qu’il voulait être avec elle. C’était trop dur de la voir pleurer.
Il lui donna un mouchoir avant de s’accroupir à nouveau face à elle.

_ « Vous seriez mieux avec votre politicien oui. » Non ! Mais non !! Il ne le pensait pas une seconde mais en même temps... Bah... Il était lâche...
Il était tellement dépité en disant cela. Lui aussi allait finir par s’effondrer.

_ « J... Je suis désolé. Vous... Je me bats contre vous... Vous... Vous me faites découvrir... Vous me ... Vivant. » Larme.
MERDE !!! MERDE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
De plus il ne pouvait pas être près d’elle sans avoir envie de la serrer dans ses bras et de l’embrasser dans le cou. Comme à NY il n’avait le droit de rien. Si elle ne voulait pas qu’il la touche alors il ne la toucherait pas. Il la respectait trop...
Il se releva. Impossible de rester si près. Comprendrait-elle ce qu’il avait voulu dire ? Le comprenait-il lui-même ?
Il n’était pas méchant, il ne voulait pas l’être. Il était d’ailleurs très sensible en fin de compte. Meredith était passée sous la carapace. Elle allait le rejeter maintenant... Elle ne méritait pas ses coups de sang parce qu’avec elle, eh bien il se sentait comme un roi et vivant donc, oui. Ça aussi c’était nouveau.


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Jeu 6 Aoû - 0:13




Meredith & Bennet
Getting worse

Voilà. S'il se moquait qu'elle le croie et lui fasse confiance ou non, pourquoi rester ? Ce nouvel affrontement, comme tous les précédents, signait la victoire de Bennet ; elle y avait laissé plus d'énergie que jamais, s'était mise en colère comme jamais encore elle ne l'avait fait, et avait tenu tête à son architecte, mais le résultat restait le même. Elle avait perdu, et, cerise sur le gâteau, elle sortait encore de tout ça fracassée. Elle n'avait aucune difficulté à exercer son autorité, sauf avec lui, mais elle n'était pas faite pour les conflits. Elle ne savait pas lui faire mal avec des mots comme lui était capable de le faire. Alors certes, il n'avait pas répondu quand il l'avait menacée et qu'elle l'avait poussé, mais pour le reste, ils étaient allés suffisamment loin tous les deux non ? Elle ne voyait plus d'autre possibilité que son départ, si tant est qu'il y ait eu une autre porte de sortie envisageable à un moment donné.
Il le lui refusa également. Pourquoi ? Pourquoi s'entêter à rester ? Parce qu'au milieu des horreurs qu'ils s'étaient dites, il avait avoué à demi-mot qu'elle représentait quelque chose pour lui ? Qu'est-ce que cela pouvait encore faire maintenant ? Elle avait d'ailleurs été aussi odieuse avec lui qu'il l'avait été avec elle, elle en était consciente. Ses larmes, silencieuses, avaient redoublé, et quand Bennet s'approcha d'elle, elle remonta ses jambes sous elle, sur l'assise du fauteuil, comme pour mettre encore un peu de distance entre eux. Il n'y avait plus de colère dans ses yeux ; en fait, la façon dont il était tombé à ses pieds lui rappelait plutôt New York. Elle n'avait pas aimé le voir aussi mal, mais cela lui avait permis de découvrir une autre facette de Bennet, qu'elle aurait aimé retrouver. Se pouvait-il que ce fut le cas ?
Elle resta muette, l'écoutant. Il reconnaissait être revenu sur sa promesse, s'engageant sans le dire à ne plus le faire ; mais comment le croire, s'il ne l'avait pas tenue une première fois ? Oui, il avait été con. Lâche ? Lui seul le savait ; elle, ne se posait même pas la question. La lâcheté de Bennet n'était pas son problème, en tout cas, pas directement, et elle en avait déjà bien d'autres à gérer le concernant. Quand il posa la main sur sa jambe, elle trembla ; ce n'était pas de la peur à son égard, elle savait qu'il ne lui ferait rien. Non, sa crainte résidait dans sa propre faiblesse à l'encontre de son architecte. Elle ne voulait pas, une fois de plus, céder sous prétexte de l'effet qu'il lui faisait physiquement. Mais sa caresse n'avait rien de charnel. Elle aurait dû le savoir, à en juger par la tête qu'il faisait, mais elle faisait mal la part des choses, aujourd'hui. Qu'importe ... Ils étaient loin de si basses considérations, maintenant. Elle, toujours silencieuse, et lui, en train de revenir sur tout ce qu'il avait dit auparavant, et même tout ce qu'elle avait dit d'elle-même. Ni idiote, ni putain. Elle le savait, mais dans sa bouche à lui, cela faisait du bien de l'entendre. Tout comme, même après tout ça, il était en train de parvenir à faire amende honorable. Elle n'aurait pas dû lui pardonner aussi vite - d'ailleurs, elle ne le faisait pas vraiment. Elle ne pouvait simplement pas prolonger plus longtemps sa colère et sa haine à son égard, ce n'était pas dans son caractère. N'était-elle finalement pas très différente de ce qu'on pensait d'elle au premier abord ?
Ce n'est qu'ensuite qu'elle reprit la parole, faiblement. Quand il parla de Charles à nouveau, sans le nommer. Elle avait séché ses larmes, enfin, mais sa voix était toujours hésitante.
- Non.
Non, elle n'aurait pas été mieux avec Charles, et son meilleur ami et elle le savaient tous les deux. Ils auraient formé un couple depuis longtemps, sans cela ; si leur histoire s'en était tenue à du sexe, il y avait une raison. Aujourd'hui, il y en avait même deux. Au-delà de savoir qu'elle ne trouverait pas le bonheur conjugal avec Charles, elle était convaincue d'être mieux avec Bennet. Etrange, compte tenu des circonstances et de tous les obstacles que son architecte mettait entre eux. Ils n'avaient même jamais formé un vrai couple. Ou si ? Pendant des semaines, sans qu'elle se pose de questions sur le sujet, leur relation s'était renforcée, de simples parties fines à passer tout leur temps ensemble, quitte à s'afficher. Elle avait laissé venir, lui pas. Maintenant, elle ne savait pas ce qu'il ferait. Ses propres yeux n'étaient plus brouillés par les larmes, aussi aperçut-elle celle au coin de l'oeil de son architecte, toujours à ses pieds. Elle ne fit rien pour la sécher, mais se remémora New York. Ce week-end qui n'aurait dû être qu'un week-end de travail, et qui pourtant avait changé tant de choses pour elle. Il semblait au bord de craquer de la même façon, et c'est à cela qu'elle attribua le fait qu'il se relève finalement. Ca, et le marché qu'il lui avait mis entre les mains sans le dire. La suite des événements lui appartenait ; elle pouvait maintenir sa décision de le congédier, elle avait l'intime conviction qu'il ne protesterait pas cette fois.
Ou elle pouvait lui donner encore une chance. Et courir le risque d'être à nouveau déçue dans quelques jours, quelques semaines. Elle avait peur de revivre tout ça une nouvelle fois, mais serait-elle capable de travailler côte à côte avec Bennet pendant des mois, en l'ayant repoussé ? Globalement, maintenant qu'elle avait déchargé sa colère à son égard, qu'elle lui avait craché au visage toute la frustration retenue et entretenue, elle se sentait plus calme. Comme un paysage qui retrouve la vie après une tempête. Elle se sentait vidée, également. Elle n'avait aucune idée de si Charles et Rachel étaient rentrés, ou de quand la soirée organisée pour elle commençait. Elle ne voulait pas de tout ça tout de suite, elle ne s'y sentait pas prête. Elle était trop épuisée.
Elle se releva, et se dirigea vers le côté du patio opposé au couloir. Un petit portail y était dissimulé par les plantes environnantes, qu'elle ouvrit à l'aide d'une clé pendue juste à côté. Elle se tourna vers Bennet, sa tristesse disparue pour un temps, mais sans avoir retrouvé le sourire.
- Venez.
Elle ne pouvait pas affronter ses invités maintenant ; elle était certaine de ressembler à un panda, les yeux rouges, le maquillage qui coule ... La totale. Vous pouviez mettre tout l'argent du monde dans un mascara waterproof, ça ne faisait jamais de miracles. Mais surtout, elle se sentait trop vidée pour donner le change à qui que ce soit tout de suite.
Quand Bennet eut refermé le portail, elle s'avança sur le chemin de bois qui serpentait dans la partie la plus sauvage du jardin. C'était presque une jungle, qui s'étendait sur plusieurs milliers de mètres carrés. La propriété autour de la maison de St Barth était immense, et menait droit à des falaises, au bas desquelles on trouvait entre autre la plage privative des Carmichaël. Le chemin qu'ils avaient emprunté y menait, mais Meredith bifurqua plutôt sur sa gauche, à un embranchement à peine visible. Bennet était sur ses talons. Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent en haut d'un escalier creusé dans le rocher. Meredith ouvrit un nouveau portail, toujours avec la même clé qu'elle avait glissée autour de son cou, et entama la descente. Ce n'était rien de dangereux, ni même de très long. L'escalier était récent, bien entretenu, et parfaitement sécurisé.
Ce qui se cachait en contrebas étaient plus ou moins caché par la végétation ; l'endroit était secret même aux yeux des invités des Carmichaël. Seuls Meredith, ses parents, et Charles, le connaissaient. Il s'agissait d'une crique, isolée du large par une barrière de rocher. L'endroit était petit, et retiré. Meredith n'y venait jamais, habituellement, sauf quand elle avait besoin de s'assurer qu'elle resterait seule. C'était l'endroit parfait pour l'état dans lequel elle se trouvait en ce moment ; seule la présence de Bennet rendait les choses étranges.
Avançant sur le sable, elle s'assit au bord de la plage, les pieds dans l'eau turquoise. Elle n'avait pas encore reparlé de l'engueulade, ni confirmé à Bennet qu'elle acceptait qu'il reste. Sa présence en ces lieux était un bon indicateur, mais elle-même n'était pas certaine de ce qu'elle voulait faire. Désignant le sable blanc à côté d'elle du plat de la main, elle invita son architecte à la rejoindre.
- Asseyez-vous. Charles a organisé une soirée pour moi, pour me remonter le moral. Je n'ai pas envie d'aller les voir, tous, maintenant. Nous sommes certains de ne pas être dérangés au moins, ici. Mais je devrai me montrer, ensuite. Quand nous aurons parlé. Je ne sais pas ce que je dois faire vis-à-vis de vous.
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Jeu 6 Aoû - 14:03


Keep me
Bennet et Mer
« Non », elle ne serait selon elle pas mieux avec Charles ? Avec qui alors ? Il ne pensait pas une seconde qu’elle pouvait s’imaginer avec lui, Bennet. Il avait bien entendu à un moment donné qu’elle lui avait dit qu’elle avait fait part à son ami de sa joie de s’être rapprochée de l’architecte à NY. Oui, il avait bien entendu cela mais de là à comprendre ce qu’elle disait vraiment... Et puis... Etre avec lui, qu’est-ce que cela signifiait ? Sortir et s’afficher ? Ok. Dormir ensemble ? Ok... Peut-être pas toutes les nuits quand même... Etre fidèle ? Pas compliqué puisqu’il n’avait envie que d’elle. Se tutoyer, vivre ensemble, partager des maladies et tout le tralala... Quelle horreur ! Ce qu’il voulait c’était... Euh... En gros ? L’avoir. Elle, elle et elle. En détails ? Il n’imaginait pas encore bien ce que cela pouvait représenter.
Pour revenir au « non » de Meredith, il était un peu perplexe. Cela ne l’empêcha pas de continuer à parler mais avouons que si elle lui avouait en avoir un autre sous le bras il irait simplement se pendre.
Jamais Bennet Monaghan n’avait eu si peu confiance en lui avec une femme. Aujourd’hui principalement et peut-être même à NY. Elle était maître des évènements. Vous voulez de moi, tant mieux. Vous ne voulez pas, je respecterai... Jusqu’à un certain point ou certain moment car une fois sa confiance revenue, il réessaierait de la séduire. Ne pas la toucher était un réel calvaire.
Il ne comprit donc pas bien ce « non » et ne revint pas dessus. Il n’était pas encore prêt à tout comprendre et il se rendait compte qu’à ne pas savoir ce qu’il voulait il pourrait finir par la voir se désintéresser complètement de lui. Mettre des mots sur une relation, leur relation lui était absolument impossible. Vivre au jour le jour, ok. Stopper les prises de têtes pour un tutoiement et une nuit passée ensemble... Ok pour la nuit, le tutoiement serait puni ! Une fessée ou... « wink ».
« Lâche prise Bennet », encore un nouveau conseil de Julia. Ils avaient énormément parlé ces derniers temps. Beaucoup de heurts et beaucoup de discussions très sérieuses concernant Meredith.

Il avait du mal à toucher sa boss qui semblait elle aussi gênée par ce contact physique. Elle l’avait vu pleurer une fois et l’architecte n’avait aucune envie que cela se reproduise alors il cacha comme il le put cette larme. Elle l’avait surpris.
Alors qu’il s’attendait à ce qu’elle lui demande à nouveau de partir, elle lui demanda au contraire de le suivre. Etait-ce pour le reconduire à la porte ? Une porte dérobée ? La porte des domestiques ?! Il la suivit sans mot dire et repensa encore à l’une de ses nombreuses conversations avec Julia.
« [...] Décris moi la femme de tes rêves alors ! » - Blonde. Petit gabarit. Une tête bien pleine. De mon milieu. Cultivée, intelligente. Piquante. Parfaite ! – Irréelle !
Pour lui cette fille n’existait pas. C’était avant sa rencontre avec Meredith. « Elle est la description de ta femme parfaite, tu ne peux pas l’ignorer. Je t’ai vu la regarder. T’accrocher à elle. Tu es mordu Bennet. Je sais très bien comment tu fonctionnes. Tu vas tout détruire uniquement parce que tu as peur de tomber amoureux. C’est ridicule ! Tu es ridicule ! » Il se remémorait tout cela alors qu’il suivait Meredith dans ce petit chemin surement ravissant mais donc il ne pouvait voir la beauté tellement son esprit était déjà plein.
« Je sais que tu es malheureux. Appelle là » - Non !
« C’est de toi dont elle a besoin ! Il faut être deux pour faire un enfant ! TU lui as fait un enfant et TU n’es pas ensuite foutu de l’aider à traverser cette épreuve ! Tu fais comme avec Charlotte ! ‘Je ne veux pas d’enfant ! Va te faire avorter ! C’est un ordre ! ‘ Et ensuite tu l’abandonnes ! J’ai honte pour toi ! Honte d’essayer de te défendre en permanence et de te donner du crédit ! Tu ne vaux rien ! Avec les femmes, tu ne vaux rien ! Les fleurs et les bijoux ne font pas tout ! » Ils ne s’étaient ensuite plus parler de la journée. Il avait souvent vu Julia crier et s’énerver contre lui mais jamais à ce point. Elle ne ramenait jamais Charlotte sur le tapis, sachant très bien ce que cela provoquait en lui. Le fait qu’elle change de tactique avait complètement déstabilisé Bennet. Le fait qu’elle l’insulte ainsi aussi. Depuis NY elle le faisait littéralement tourner en bourrique. « Meredith par-ci », « Meredith par-là ». Julia avait un fort impact sur lui. Pas sur tous les sujets mais elle comprenait assez vite les gens. Quand il ne savait pas où il en était, elle, le savait.

Meredith les avait fait s’arrêter dans une petite crique et s’était installée sur le sable, au bord de l’eau... Il allait flinguer son pantalon. Les picots dans le sable ce n’était pas non plus l’idéal. Il retira donc au moins ses chaussures et s’installa à côté d’elle quand elle lui en donna l’ordre.
Charles, encore, lui avait donc organisé une fête « pour lui remonter le moral ». Donc elle n’allait vraiment pas bien, à cause de lui, de l’avortement. Elle préférait ne pas y aller immédiatement. Tant mieux. Il était également rassuré de voir qu’elle ne l’avait pas mené à l’entrée des domestiques pour le virer comme un mal-propre. Elle voulait parler. Il détestait parler. Parler c’était faire de quelque chose du concret. Faire d’eux, du concret. Il le faudrait.
Premier point, que faire de lui ? Lui retirer son pantalon pour qu’il ne le flingue pas complètement ? Bennet le précieux.
Il n’avait pas peur qu’elle le vire et l’évince du projet de palace à Whistler. Il était le meilleur, les contrats étaient normalement suffisamment bien faits pour qu’elle ne puisse pas le virer pour des raisons qui ne seraient pas valables et ... Pas dit qu’il accepte un licenciement à l’amiable. Pour le reste... ? C’était à elle de décider, ils le savaient tous les deux.
Il se leva et finit par retirer chemise et pantalon. Il était en boxer. Il lui tendit la main pour l’aider à se lever si besoin était.

_ « Baignez-vous avec moi. Je serai sage. » Dans tous les sens du termes.
Cette discussion sur le sable lui semblait trop formelle. Il n’était pas certain de pouvoir la gérer correctement alors que dans l’eau il pourrait éventuellement camoufler sa gêne.
L’eau était bonne, ils seraient mieux, si elle acceptait.
Bennet était un excellent nageur. Sa grand-mère lui avait fait prendre des cours très jeune car elle pensait qu’il finirait par se noyer. Etrange pensée pour une grand-mère mais c’était sa crainte.
Il entra dans l’eau, plongea puis remonta à la surface façon « film ». Il n’avait aucune envie de la brusquer alors il était très doux et complètement en attente de ses décisions.
Il aurait eu envie de lui promettre une nouvelle fois qu’il ne faillirait plus et qu’il ne manquerait pas à sa parole mais il était persuadé que les actes seraient bien plus forts que les mots.


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Ven 7 Aoû - 11:32




Meredith & Bennet
Getting worse

Meredith observa, sans mot dire, Bennet qui se déshabillait. Pantalon, chemise, et mocassins. Sans les chaussures, la tenue aurait été vraiment trop formelle pour des vacances ; il fallait qu'il apprenne à se détendre à ce sujet également. Sa politique à elle était bien différente : en été, surtout quand elle était à St Barth, elle ne quittait jamais ses maillots de bains - elle en avait des dizaines - et des tongs - sauf en soirée, évidemment. Celles du jour étaient blanches, pour coller au thème de la soirée, et reposaient tranquillement à côté d'elle, à quelques centimètres de l'eau pour ne pas abîmer les cristaux Swarovski dont elles étaient recouvertes ; elle avait le respect des choses. Il lui vint cependant à l'esprit que Bennet n'était peut-être pas en vacances. St Barth ne lui ressemblait pas beaucoup, pas plus que cela ne lui ressemblait à elle. Si son père n'avait pas investi sur l'île, en visionnaire, de longues années auparavant - raison pour laquelle la propriété pouvait inclure jusqu'à cette crique unique : aujourd'hui, il serait impossible d'acheter un tel bien - et qu'elle n'y ait pas passé au moins une partie de ses vacances depuis toujours, elle n'y aurait pas souvent mis les pieds.
Une fois en sous-vêtements, il ne la rejoignit pas sur le sable : il lui tendait la main pour qu'elle se relève. Elle soupira et l'attrapa, non sans lui signifier sa désapprobation. Ou sa déception ?
- Vous êtes incapable de faire simplement ce que je vous demande, n'est-ce pas ?
Bennet ne lui obéissait que pour les broutilles. Dès qu'ils devenaient sérieux, tous les deux, il ne pouvait s'empêcher de vouloir reprendre le pouvoir. La plupart du temps, elle ne disait rien ; aujourd'hui, d'ailleurs, elle s'était encore levée, prête à agir comme il le demandait plutôt que s'engager dans des discussions à rallonge. Elle était particulièrement trop vidée pour ça. Néanmoins, elle se serait sentie plus à l'aise de lui parler assise au bord de l'eau, côte à côte avec lui, que dans l'eau, où ils seraient immanquablement face à face. Elle n'était pas encore certaine de la décision qu'elle devait prendre, n'avait pas la moindre idée des mots à employer, et, plus généralement, elle appréhendait l'échange qui s'annonçait entre eux. Pas à cause de Bennet, mais à cause de ce qu'elle pourrait être amenée à lui dire. Il était celui qui luttait le plus contre l'évolution des choses entre eux - il venait encore de le reconnaître quelques minutes auparavant, dans le patio - et pourtant, il était également celui qui en avait le plus dit à son égard. Jamais encore elle n'avait eu l'opportunité de lui parler de la façon dont elle vivait leur relation. Cela faisait un peu peur, en face d'un homme comme lui.
Alors qu'il venait de plonger dans l'eau, elle attrapa son épaisse masse de cheveux bruns, et utilisa l'élastique accroché en permanence à son poignet l'été pour les ramasser en un chignon grossier. La plupart du temps, elle faisait en sorte de ne pas les laisser libres, quand elle se baignait. Elle était douillette quand il s'agissait de les démêler, elle devait l'avouer. Elle s'avança dans l'eau jusqu'en avoir jusqu'à la taille, et rejoignit Bennet en plongeant ainsi qu'il l'avait fait peu auparavant. La température de l'eau, à St Barth, était plus clémente que nulle part ailleurs dans le monde où elle avait déjà passé des vacances, mais elle devait néanmoins avouer que le coup de frais de se trouver dans l'eau d'un coup faisait du bien. Elle s'autorisa à nager sur quelques mètres ; elle adorait la sensation de se trouver toute entière sous l'eau, complètement isolée du monde extérieur.
Elle rejaillit derrière Bennet et en profita pour lancer les "hostilités". Ne pas l'avoir en face de lui lui convenait bien : cela facilitait les choses. La question était de savoir par quoi commencer. Il y avait bien un sujet sur lequel Meredith avait besoin de s'exprimer, pour tuer le débat une fois pour toutes, mais qui risquait de ne pas plaire à son architecte.
- Charles est venu me voir le lendemain de ma naissance, à la maternité. Il est comme un frère pour moi. [...] Il est vrai aussi que nous avons eu une histoire. Il a été mon premier garçon, mais il y a longtemps qu'on a compris tous les deux qu'il ne serait pas le dernier.
Bennet ne s'était pas retourné ; cela rendait les choses un peu plus faciles. Elle voulait absolument qu'il comprenne que Charles n'était pas un rival, parce qu'elle n'imaginait pas, quelle que soit la suite des événements, se passer de lui. Ce choix-là n'en aurait pas été un.
- C'est la seule personne qui ne m'a jamais fait défaut, j'ai une confiance aveugle en lui. Je sais qu'on est très tactile, c'est comme ... comme un gros ours en peluche pour moi. Je ne peux pas me passer de lui dans ma vie.
Pendant les mois qui avaient suivi son arrivée à Whistler, ç'avait été le cas, par la force des choses ; Chaz avait eu de gros problèmes au travail, et une petite amie jalouse. Elle avait été malheureuse comme les pierres de ne plus pouvoir se confier à lui, et réciproquement. Il avait largué sa compagne du moment dès qu'un temps suffisamment raisonnable pour qu'on ne le prenne pas pour un coureur s'était écoulé.
- Je ne veux pas qu'il soit un rival pour vous. Ce n'est pas le cas. Il n'y a ... que vous.
Non seulement elle n'était pas du genre à courir deux lièvres à la fois, mais en plus, les autres hommes lui paraissaient ternes à côté de Bennet. La veille, quand ils étaient sortis avec Rachel et Charles, aucun des mecs aussi mignons soient-ils ne lui avait paru mériter son attention. Elle n'avait pas envie d'eux.
Elle avait gardé les yeux levés, regardant bravement Bennet qui avait fini - forcément - par se retourner. Franchement, elle n'en menait pas large. Elle ne savait pas comment il réagirait par rapport à Charles, ni comment il interpréterait ses derniers mots. Elle n'était pas en train de lui dire qu'elle l'aimait ; pour qu'une telle hypothèse soit imaginable, il aurait fallu qu'il se comporte très différemment vis-à-vis d'elle. Elle enchaîna, avant de ne plus être capable de dire un mot ; c'était finalement plus facile de s'engueuler que de se parler.
- J'ai dit que je ne savais pas quoi faire de vous, et c'est vrai. Ce n'était pas prévu mais ... quand nous ne nous opposons pas, je suis bien avec vous. Mais je ne veux plus de séances comme aujourd'hui. Je n'ai pas le caractère pour me confronter à vous en permanence. Je ne suis pas comme vous.
Elle n'était pas aussi dure que lui ; elle se contentait de donner le change en public, parce qu'elle était Meredith Carmichaël, qu'elle avait malgré tout un ego aussi surdimensionné que son dressing, qu'elle estimait normal d'être la reine où qu'elle passe, et qu'il était hors de question qu'on lui manque de respect. Elle allait d'ailleurs devoir finir par s'occuper d'Aly une fois pour toutes ; sa petite rébellion commençait à l'agacer au-delà du supportable. Mais dans le privé, elle n'était pas comme ça. Elle aimait le calme, la tranquillité, en particulier en ce moment. Depuis un an, son architecte lui avait plus ou moins volontairement sapé toutes ses bases ; elle avait besoin de temps pour reprendre réellement confiance en elle. Bizarrement, il y contribuait. Quand elle était à son bras, elle se sentait la reine. Mais peut-être était-ce normal, en fait. Elle continua son monologue, pour être sûre de bien se faire comprendre.
- Je ne dis pas que je veux que nous soyons un couple. Juste ... vivre au jour le jour, sans me poser de questions. Il arrivera ce qui arrivera, vous ne croyez pas ?
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Ven 7 Aoû - 13:48


YOU've got the power !
Bennet et Mer
Ce qu’elle lui dit le fit sourire. Il était effectivement du genre insoumis. « Installons-nous ici », il vous répondrait plus ou moins immanquablement, ‘non, plutôt là ‘ en vous faisant bien comprendre que ce serait de toute façon mieux pour vous. Ainsi était fait Bennet.
Ce n’était pas une question de gagner ou prendre le pouvoir. Du moins, pas consciemment. Etait-ce l’envie de voir Meredith en maillot et mouillée qui l’avait poussé à faire cette requête ? Non. Sincèrement, il avait chaud, les auréoles n’étaient pas ses amis et bien que son costume soit d’été, il était néanmoins en costume et il avait besoin de frais après cette dispute sans précédent avec la jeune femme. Les reproches avaient plus ou moins coulé sur lui mais la colère n’était pas feinte et ramener Charlotte sur le tapis avait un effet dévastateur sur lui. Plutôt que de transpirer, donc, il préférait être complètement mouillé.
Il sourit donc, à la remarque de Meredith, en quelques minutes à peine elle avait parlé comme sa grand-mère. « Qu’est-ce que je vais faire de toi Bennet ?! Tu ne peux donc pas simplement faire ce que je te demande ?! ». A l’adolescence il lui en avait fait voir de toutes les couleurs... Il passait la fin du mois d’août avec elle dans les Hamptons et faisait le mur, se faisait arrêter, buvait... Un gosse de riches en vacances. Il avait pourtant peur de sa grand-mère, plus que de ses parents d’ailleurs, mais il savait également la séduire. Cela lui rappelait une période de sa vie qu’il appréciait. Il se faisait engueuler jour et nuit mais en même temps, il aimait cela et aujourd’hui, sa grand-mère était celle qui avait le plus d’impact sur lui. « Gran ». La seule adulte de sa famille qu’il ait eu le droit de tutoyer (en privé).

_ « Il va falloir que vous m’éduquiez. Mais venez, s’il vous plait. » S’il voulait pouvoir la garder près de lui il le savait, il devrait s’assouplir. Sa grand-mère elle-même avait refusé une année de le prendre avec elle, cela avait été le drame. Si même cette femme qui pourtant l’aimait comme un fils l’avait rejeté à un moment donné, Meredith pourrait tout simplement ne plus du tout vouloir de lui. Il savait que son corps lui faisait de l’effet mais en même temps, il ne savait pas à quel point c’était le cas. Lui bavait littéralement devant elle. Sans que cela ne se voit mais son corps le rendait fou. Etait-elle accro à ce point ?
Elle entra à son tour dans l’eau à la manière d’une sirène.
Décidément, il n’aimait pas ses cheveux bruns. Il n’avait encore rien dit mais cela viendrait. Comment le dirait-il ? Surement pas comme il aurait pu dire à Julia « Tu as un gros cul Trésor ». Il lui faudrait faire preuve d’un peu plus de diplomatie. Meredith ne jouait pas dans la même cour. C’était une lady.
Elle se retrouva derrière lui alors qu’il barbotait simplement et attaqua directement la conversation par « Charles ». Ce qui le fit ne pas se retourner immédiatement fut l’agacement qu’il sentit monter en lui alors qu’elle lui expliquait leur proximité et surtout leur proximité physique. Il n’avait pas envie qu’elle se passe de lui, mais au moins qu’il cesse de la tripoter. Elle était sienne. Enfin... Pas vraiment, pas encore... Pourtant, elle était sienne ! La fin lui fit retrouver un sourire. Ce genre de sourire de triumph qu’il eut juste avant de se retourner vers elle.
Il avait ce sourire mais étrangement, ses yeux ne souriaient pas. Ils étaient très sérieux. Ses yeux, son cœur, même combat. Ils ne savaient pas quoi penser encore de tout cela. Ils étaient en train de se mettre ensemble non ? C’était effrayant. Effrayant, excitant. Horrible, merveilleux. Léger, lourd... Compliqué, si simple.

_ « Je suis jaloux... Je crois. Exclusif. L’idée qu’il vous touche me fait hérisser le poil. [...] Mais...Il ne sera pas un rival. » De toute façon il n’avait pas la carrure pour. Puis quelle femme normalement constituée décrierait un amant comme « un gros nounours ». Il avait eu Meredith dans ses bras suffisamment de fois pour savoir qu’elle avait besoin d’un amant qui ne soit pas une espèce de peluche mignonne.
Il lui avait dit que Charles ne serait pas un rival surtout pour la rassurer. En soit, il devrait encore accepter les choses et voir, au jour le jour, ce que cela donnerait. Si ce Charles apparaissait maintenant et se permettait devant lui par exemple de la prendre dans ses bras en la soulevant dans l’eau, il l’aurait très mal pris. Aujourd’hui ils n’étaient encore « rien » l’un pour l’autre mais demain ? Ce serait un sacré challenge pour Bennet que d’accepter Charles.
Il la laissa continuer. « Je ne suis pas comme vous ». Non, effectivement. Plus douce et gentille mais elle s’était magnifiquement défendue face à lui. Qu’elle ne veuille plus de crise comme celle-ci était néanmoins compréhensible. C’était épuisant, même pour lui.

_ « Je n’aime pas les surprises. Vous êtes une surprise. Ce ... Coup de... Ça, vous et moi, c’est effrayant. Je peux accepter certaines choses, mais pas d’autres. Je crois... Je ne sais pas. Vous êtes la première. » Les phrases n’étaient pas bien claires, pas autant que lorsqu’il pouvait vous balancer des saloperies à travers la figure mais il espérait pourtant se faire un minimum comprendre. Par « coup de » il avait éludé le « cœur » qui lui avait semblé être un mot trop fort.
Il avait envie de tout accepter mais en même temps il ne savait pas s’il en était capable. Dormir avec elle avait été une expérience des plus agréables et pourtant il s’était toujours refusé à cela. Passer la nuit avec elle était donc un point sur lequel il acceptait volontiers de s’adoucir. La question était également de savoir ce qu’elle voudrait en plus. Avoir une brosse à dents chez lui ?! Dormir ensemble alors qu’elle était indisposée ?! « Au jour le jour »... Ok !
Histoire de s’apaiser il s’approcha d’elle. Ils n’étaient pas très loin du bord et l’eau ne lui arrivait qu’à la taille. Il lui prit la main et y déposa un petit baiser.

_ « Il arrivera ce qui arrivera, oui. » Hors de question de refuser mais il tentait tant bien que mal de se convaincre et de ne pas faire une crise de panique. Déjà, elle ne voulait pas être un couple, cela était réconfortant. C’était d’ailleurs LA chose à lui dire.
Il se rendait bien compte de ce qu’elle représentait pour lui. C’était d’ailleurs très étrange comme sensation. Ne pas être capable de la regarder sans avoir une furieuse envie de la toucher, ne serait-ce que la main le faisait se poser de sérieuses questions sur son équilibre mental. Etait-elle une drogue ?

_ « Comme à Miami... [...] Dites moi ce que vous attendez de moi. » A Miami c’était grandiose. Comme à Miami, donc, ce serait parfait ! Il ne fallait pas le nier, ce qu'il lui disait lui coûtait. Il devrait faire ce qu'elle voulait... Mais si cela pouvait la contenter, c'était le principal.
Il avait maintenant pris sa deuxième main. Objectif inconscient ? La faire venir jusqu’à lui et la prendre dans ses bras, qu’elle s’accroche à lui avec ses jambes et qu’enfin il puisse l’embrasser. Objectif conscient ? Aucun. Juste la toucher. Ils devaient parler, elle ne lâcherait pas l’affaire. Les femmes étaient chiantes avec ça ! Bla bla bla... Lalalala... Il prenait donc sur lui en voulant être très conciliant !


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Sam 8 Aoû - 9:16




Meredith & Bennet
Getting worse

L'ambiance qui régnait dans la crique était étrange. Il y avait ce calme, qui succède fréquemment aux grandes tempêtes, l'inquiétude qui planait sur leur éventuel avenir ensemble, et la retenue de deux personnes à la fois trop pudiques de leurs sentiments, et anxieuses de ce dans quoi elles s'apprêtaient à s'embarquer. Meredith ne souriait pas ; pas encore, c'était trop tôt. Elle avait trop mal vécu leur altercation pour se sentir suffisamment détendue et restait, d'une certaine façon, sur ses gardes. Bennet, lui, souriait, mais elle ne s'y trompait pas : ce n'était qu'un rictus de façade, le reste de son être était tendu. Elle aurait aimé le connaître assez pour savoir ce qu'il pensait exactement. Elle était seulement capable de deviner qu'au-delà de la première satisfaction de s'entendre dire qu'il était seul dans la vie de Meredith, la situation avec Charles devait le crisper. Elle avait déjà eu l'occasion de remarquer, à Miami en particulier, qu'il n'était pas partageur ; il le lui avait d'ailleurs avoué de but en blanc. Là, elle était en train de lui demander exactement cela. En tout bien tout honneur, certes : qu'il lui fasse confiance suffisamment longtemps, et il découvrirait qu'il n'avait rien à redouter de Charles. Néanmoins, pour un homme de la trempe de Bennet, ce genre de concession n'était pas une paille. Sans doute cela traduisait-il le besoin qu'il avait d'elle, mais elle ne voulait pas se projeter là-dedans. Vivre chaque journée l'une après l'autre était tout ce qu'elle demandait ; se lancer dans une analyse de ses sentiments naissants envers son architecte, au demeurant un sale con qui lui en avait fait baver plus que de raison pendant des mois, et de leur réciprocité, n'aurait pu être que dommageable. Quelle personne saine d'esprit se serait lancée dans une histoire avec un homme qui l'avait humiliée et méprisée comme Bennet l'avait fait ?
D'ailleurs, si la jalousie assumée de Bennet la flatta - sans doute, même, ferait-elle des efforts vis-à-vis de Charles en sa présence - la suite la fit beaucoup plus réfléchir. Quelle difficulté il avait à aligner des phrases cohérentes dès lors qu'il s'agissait d'elle et lui ! Elle ne doutait pas, effectivement, qu'elle fut la première femme à lui faire cet effet. Il ressemblait à un lycéen qui connaît ses premiers émois. Et pourtant, durant leur dispute, il l'avait encore observée comme il l'avait fait des dizaines de fois, avec ce mépris tellement bien ancré dans le regard qu'un aveugle n'aurait pu s'y tromper. Devait-elle considérer les circonstances comme particulières ? Elle ne l'avait pas ménagé, elle non plus, durant leur conflit ; n'avait-il fait que répondre aux coups qu'elle avait portés ? Il était venu avec ses revendications et ses reproches, mais elle avait finalement l'impression d'être celle des deux qui avait le plus déversé sa colère. Que se passerait-il, s'ils devaient revivre cela ? Meredith n'arrivait pas à se persuader que ce ne serait plus le cas ; le malaise de Bennet face à la situation était trop palpable. Elle repensa à la photo qu'elle avait vue chez lui, de sa remise de diplômes : il semblait avoir grandi dans un environnement familial sain, alors qu'est-ce qui pouvait justifier qu'il ait tant de mal avec les femmes ?
- Ca aussi, je vous l'apprendrai.
Ce petit clin d'oeil à l'égard de son attitude permanente de défi n'en était qu'à moitié un : Bennet allait effectivement devoir apprendre à se détendre. Elle avait passé de très bons moments avec lui, quand il ne réfléchissait pas à leur relation. Qu'il fasse comme elle, et arrête de se poser des questions, il se faciliterait les choses. Et sinon, elle serait là pour le rassurer. Comment ? Pas la moindre idée. Elle ne pouvait exclure totalement qu'il la rejette encore comme après le tutoiement. L'épisode restait douloureusement ancré dans son esprit. Elle était celle des deux qui prenaient le plus de risques : lui seul pilotait réellement leur relation, capable de la rejeter si elle allait trop loin, sans qu'elle connaisse les limites. Bennet pouvait penser le contraire et la supplier de ne le jeter quand il se montrait odieux, mais elle connaissait ses propres faiblesses : elle pardonnait.
Elle le laissa faire quand il se rapprocha et embrassa une de ses mains. Elle avait envie de se réfugier dans ses bras et oublier ce qui venait de se passer. Ca aussi, Bennet aurait à l'apprendre. Tous les deux n'étaient guère familier des moments de simple tendresse, qu'elle réservait de fait plutôt à Charles. Mais ce n'était pas encore possible. Elle avait encore des choses à lui dire - des conditions à lui poser, pour être exacte. En parlant de Miami, il venait de lui donner une ouverture parfaite.
- Pas comme à Miami, non.
Ne nous méprenons pas : elle avait aimé le temps passé là-bas. La soirée où elle s'était offerte à lui sans limites en avait été le point de mire, mais il y avait tout le reste, incluant leurs simples journées de travail sur le salon. Ils ne s'entendaient pas toujours bien y compris professionnellement parlant, mais elle le respectait dans son métier, et leurs échanges étaient toujours riches. Elle savait, néanmoins, que ce n'était pas à ça qu'il faisait référence. Lui parlait évidemment de leur soirée, et, pour être honnête, elle n'était pas opposée à revivre ça. Mais le cadre devrait être différent.
- Jusqu'à présent, vous ne m'avez jamais totalement respectée. Je veux tirer un trait là-dessus. Je ne veux plus voir de mépris envers moi dans vos yeux. Je ne veux plus l'entendre de votre bouche. Je veux que vous appreniez à respecter mon point de vue, même quand vous ne le partagez pas. Je veux que vous arrêtiez de me comparer à une enfant. Je veux que vous arrêtiez de me sous-estimer parce que je commence dans la vie et que je n'ai encore rien construit moi-même. Je veux que vous arrêtiez de me reprocher de tout devoir à mon père.
Voilà. Elle voulait son respect inconditionnel. Qu'ils opposent leurs points de vue, bien sûr. Qu'elle se trompe - même avec son ego, elle savait que cela arriverait - et qu'il le lui fasse savoir. Mais sans mépris. Elle ne voulait plus de ça. Elle pouvait accepter beaucoup de lui, mais ça, jamais. S'il ne se rendait pas compte maintenant qu'il devrait faire un effort sur ces exigences particulières, alors ils s'éloigneraient forcément. Elle soutint son regard, espérant ne plus avoir à refaire ça. Elle préférait décidément que tout coule de source, mais elle devait se montrer forte encore quelques minutes - pendant qu'elle avait encore la main sur lui. Elle lui abandonnerait ensuite volontiers tout ça pour simplement se couler dans ses bras. Elle n'attendait que ça, mais tant qu'il ne lui aurait pas répondu, elle ne pouvait s'y résoudre. Elle n'obtiendrait jamais gain de cause, sinon.
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Sam 8 Aoû - 13:06


Dernière danse
Bennet et Mer
« Ça aussi » elle lui apprendrait ? « Aussi » ? Il avait tant de choses que cela à apprendre ? Ce serait comme commencer un nouveau boulot d’accepter d’être – sans être – avec Meredith. Tous ces efforts qu’il allait devoir faire. Oui, cela l’effrayait mais en même temps, l’idée de ne plus rien partager avec elle était pire. Le matin il pensait « Meredith », le soir il pensait Meredith » et entre les deux il était bien trop occupé pour penser autre chose que « boulot ». Depuis la dernière fois qu’il avait couché avec elle il s’était amusé, mais jamais de la même façon. Cela expliquait sa recherche de sosie. Manque de bol le sosie en question était pire que le pire boulet qu’il se soit jamais tapé.
Sa boss allait donc lui apprendre plein de choses. Serait-il un gentil élève ? Surement pas. Il avait toujours été rebelle et cela n’allait pas changer du jour au lendemain. Il ferait forcément une bêtise à un moment ou un autre mais la suite de la conversation allait lui faire comprendre sur quel domaine il ne devrait pas se foirer.
Il écarquilla donc légèrement les yeux de façon surprise mais aussi dépitée, tout en acquiescent de la tête. ‘Ok, j’apprendrai ‘. Oui, cela venait de lui, il lui avait dit qu’elle devrait l’aider mais il s’agissait toujours du même homme et accepter de reconnaître qu’il avait un tas de choses à apprendre n’était pas simple.

Un problème avec les femmes ? Lui ?! Non !
Un problème avec l’engagement ? Oh que oui ! Etre emmerdé. Devoir faire des efforts. Ne pas faire TOUT ce dont il avait envie QUAND il en avait envie ? Oui, ça, c’était un problème !
Tout comme accepter de se rendre vulnérable face à ses sentiments. Imaginez que Meredith ne veuille plus de lui du jour ou lendemain alors qu’il se serait impliqué corps et âme ! Que deviendrait-il ? Il redeviendrait l’ancien Bennet en pire, très certainement. Le challenge pour lui était réellement d’accepter d’ouvrir son cœur et de faire confiance. Si jamais tout cela était un échec... Vu ce qu’il semblait déjà ressentir pour elle, ce serait un désastre. Mr Doudouille, Mr Douillet, Bennet Monaghan.

Suis de la conversation : « Pas comme à Miami ». QUOI ?! Mais c’était pourtant bien à Miami. Ils avaient été tous les deux sur la même longueur d’ondes durant toute la soirée !
Elle avait certes refusé le premier effeuillage mais après... C’était si bien ! Il voulait Miami tous les jours lui !
Il y avait d’ailleurs un point sur lequel il aurait du mal à s’assouplir : Le sexe. Il lui fallait du jeu, des challenges, des aventures... Peut-être s’en lasserait-il une fois l’amour venu, s’il venait (on sait que oui), mais pour le moment il ne pouvait accepter de s’imaginer comme un vieux couple ne faisant l’amour que les jeudi et les mardi après le film ou le restaurant hebdomadaire et dans une seule et unique position.
Il continua donc à écouter Meredith. « Le respect ». Il fallait avouer qu’il n’y avait pas été de main morte avec elle qu’il prenait un malin plaisir à la prendre de haut et la rabaisser.
C’était si simple. Il avait trouvé ou appuyer pour que cela fasse mal et il ne s’en privait pas. Il devrait s’en priver. Il prenait d’ailleurs de moins en moins de plaisir à le faire. Il se ramollissait. Meredith ne s’en était peut-être pas rendu compte mais pour lui c’était flagrant. Plus elle lui répondait et moins cela était intéressant. Il n’avait aucune problème à se disputer avec quelqu’un qui lui tenait tête, il le faisait suffisamment dans le boulot, mais cela demandait une énergie considérable.
Sans parler de cela, sinon, il n’était plus très enclin à lui faire du mal. Quand il la faisait pleurer il se sentait comme un monstre.

_ « Je vous respecterai et vous mettrai sur un pied d’égalité. » Ce serait plus simple qu’avant. Il en avait d’ailleurs envie, peut-être ne serait-ce donc pas si difficile que cela.
Il n’avait plus envie non plus de la prendre pour une enfant. Ce qu’il avait envie de lui faire en règle générale ne se faisait pas à une enfant. Il devrait également accepter son âge. Age dont il n’était d’ailleurs pas bien sûr. Elle ne pouvait pas être si jeune, si ? 25 ? 24 ? 23 ... ? Une dizaine d’années de moins que lui. Dans ce sens-là ce n’était pas grave. Elle était beaucoup plus jeune, et alors ? L’important était surtout qu’ils venaient du même milieu. Pour lui c’était une condition sinequanone. Le milieu social. L’intellect également, le physique. Le milieu primait.

_ « Vous n’êtes plus une enfant... » Il lui avait à nouveau embrassé les mains. De l’extérieur on aurait pu penser qu’il s’en fichait et qu’il ne faisait que répondre à ce qu’elle lui disait pour lui faire plaisir. Il y avait un peu de cela mais il écoutait réellement et prenait des notes mentales. La respecter ! L’écouter ! Ne plus la sous-estimer !

_ « Vous devrez accepter d’être patiente. » Il la fit franchement venir à lui, n’y tenant plus. Son regard était plongé dans celui de Meredith.

_ « Je peux faire tout cela. Je réussi tout ce que j’entreprends... » Flatter son égo, comme s’il n’était pas déjà suffisamment démesuré ! Se rassurer aussi, d’un certain côté et la rassurer elle aussi.

_ « ... Vous serez mon professeur particulier. » Toc, il la colla contre lui. Merci l’eau et la résistance faible qu’elle donnait à Meredith.
Il la souleva et la prit dans ses bras. Délicatement et peut-être même presque amoureusement. Le contact de sa peau à nouveau contre la sienne était un vrai délice.
Il ne l’embrassa pas, il colla juste sa bouche près de son oreille et y murmura :

_ « Pour vous je le ferai. Juste pour vous. Pour avoir le droit de vous dévorer et de vous toucher. » Il lui embrassa le cou et le lobe comme il aimait le faire. Il sentait ses cheveux et son parfum au plus près. Jamais il n’avait eu autant besoin du parfum d’une femme.

_ « Pour avoir le droit d’être à vous. » Pour cette phrase il s’était arrêté de l’embrasser et l’avait regardée dans les yeux.
Ce ne serait pas elle qui serait à lui mais l’inverse. Elle pensait qu’il avait les cartes en mains, il l’aurait aimé mais lui imaginait plutôt que c’était l’inverse. Elle, décidait. Voilà pourquoi, même s’il l’avait prise dans ses bras, il ne l’avait pas encore embrassé sur la bouche et pourtant... Il en mourrait d’envie.
Il voulait effectivement surtout qu’elle soit à lui plutôt que l’inverse mais c’était là qu’il se rendait compte qu’il la respectait vraiment, car cela ne le dérangeait pas d’être « le ‘ce que vous voulez’ de Meredith Carmichael ». Elle était bien plus connue que lui. Plus riche. Plus intégrée dans la société, plus tout et il l’acceptait. Etre avec elle était valorisant. et un privilège.

_ « Je veux quelque chose moi aussi. » Elle lui avait énuméré tout ce qu’elle voulait « Je veux, je veux, je veux », telle la princesse qu’elle était, il désirait maintenant jouer dessus.
Il avait tout compris de ses demandes, il acceptait et surtout comprenait tout ce que cela pouvait impliquer, maintenant, il fallait se détendre, en espérant qu’elle aussi ait compris qu’il était partant et ferait de son mieux pour ne pas la décevoir. Il n’était pas toujours facile à suivre ou même à lire. Elle n’avait pas encore l’expérience nécessaire pour anticiper ses réactions. S’il devait la rassurer encore, il le ferait, mais il lui faudrait un peu d’action, ils parlaient depuis trop longtemps maintenant.

_ « ... Je veux que vous m’embrassiez. » Un ordre ? Non... Et oui, mais avec ses yeux de chien battu cela passerait non ? Elle ne pourrait pas résister. Accompagné au regard malheureux il y avait cette moue sur sa bouche si triste... Allez Meredith...


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Lun 10 Aoû - 23:54




Meredith & Bennet
Getting worse

Que Bennet s'engage à répondre favorablement à ses exigences en termes de respect était un premier pas encourageant, mais Meredith savait qu'elle ne pourrait s'en contenter. Pour le moment, il voulait la retenir, et ferait tout pour, mais seul le long terme confirmerait s'il en était capable ou non. Il était allé tant de fois bien trop loin avec elle - elle ne savait même pas comment elle arrivait à lui pardonner - qu'elle ne pouvait courir le risque de se bercer d'illusions. Le temps apporterait des réponses. En attendant, oui, bien sûr, les paroles de Bennet lui faisaient du bien, l'aidaient à reprendre pieds après ces dernières semaines et l'apogée de leurs problèmes cet après-midi.
Maintenant, elle pouvait se laisser aller à lui sans réticences ; elle avait dit ce qu'elle avait à dire, c'était à Bennet de faire le travail de vraiment l'entendre. Quand il l'attira contre lui, elle se laissa faire sans protester. Elle en avait besoin à un point qu'il ne soupçonnait même pas. Elle avait besoin de sa présence, besoin de n'être plus seule. Outre le manque de respect dont il avait fait preuve à son égard, rien ne l'avait plus brisée que la solitude ; Charles ne pouvait à lui seul la sécuriser, son travail le tenait éloigné d'elle trop souvent, et trop longtemps. Elle s'agrippa à Bennet, l'écoutant tout en savourant la sensation familière de son torse, de ses bras qui l'enserraient. Moyennant des efforts assez considérables, elle parvint à ne pas pleurer à nouveau ; les larmes avaient pourtant été toutes proches. Des larmes de soulagement. Bennet prenait de la place dans sa vie, aujourd'hui.
Elle ne le quitta plus des yeux ensuite, de la seconde où il lui dit vouloir gagner le droit d'être à elle - tout comme elle pensait être à lui, donc ? - jusqu'à ce qu'il quémande un baiser. C'est là qu'elle se rendit compte qu'il n'avait effectivement pas cherché à l'embrasser. Elle repensa à New York, et fit le parallèle avec la déférence qu'il avait eue envers elle ce soir-là : c'était la même chose, aujourd'hui, et elle voulait croire que sans ce quiproquos autour de Charles, ce respect qu'il avait eu aurait marqué un tournant dans leur relation. Il en allait de même en cette fin d'après-midi, et elle répondit à sa demande d'un baiser plus tendre que passionné, mais qui s'attarda longtemps sur les lèvres de son architecte.
Quand finalement elle eut besoin de reprendre vraiment son souffle, elle posa sa tête sur l'épaule de Bennet et ferma les yeux, savourant simplement l'endroit, le moment, et surtout la personne ; elle le serra un peu plus fort. Enfin, elle se détendait, profitant avec plaisir des baisers de Bennet dans son cou et sur ses épaules. Progressivement, même, une sensation familière lui revint dans le bas-ventre, alors que les baisers de Bennet se faisaient plus insistants. Elle releva la tête pour l'embrasser, cette fois sans tendresse mais comme ils le faisaient chaque fois qu'ils allaient faire l'amour, avec la même espèce de frénésie passionnée. Ce n'était pas ce qu'elle aurait imaginé après tout ce qui s'était passé aujourd'hui, mais l'appel de leurs corps respectifs semblait toujours les dominer. Elle s'abandonna à son architecte. Qu'il la dévore, comme il le disait.
Pourtant, quelque chose n'allait pas. D'un coup, elle s'interrompit. Ses jambes se dénouèrent du corps de Bennet, et elle recula, se séparant de lui. Bennet la regardait sans comprendre, et sans masquer non plus sa frustration : elle lui devait une explication, délicate à lui donner. Combien de temps encore serait-elle poursuivie ?
- Je ... C'est ... Je n'ai pas ... Pas depuis ...
Elle n'arrivait pas à aligner les mots. Une fois de plus, cette histoire d'avortement allait revenir sur le devant de la scène. N'en serait-elle jamais débarrassée ? Merde ! Elle n'avait aucun regret de sa décision, elle ne voulait pas d'enfants, ne s'imaginait même pas en avoir un jour. Et pourtant, malgré elle, elle ne voulait plus que Bennet la touche. Pas comme ça. La perspective l'horrifiait. Elle se sentait comme figée. Elle n'avait couché avec personne depuis l'IVG, et elle avait peur. Pour la première fois de sa vie, elle avait peur de coucher avec un homme, et il fallait que ce soit Bennet. Elle osait à peine le regarder.
- Je suis désolée.
Bennet avait fait un pas vers elle ; elle n'eut pas l'occasion de découvrir comment il allait réagir exactement - il ne l'aurait forcé à rien bien sûr, elle le savait - car elle entendit qu'on l'appelait. Charles, pour être exacte. Elle tournait le dos à la plage, mais elle reconnut sa voix. Elle fit demi-tour, et sortit de l'eau. Elle ne comprenait rien à ce qu'il lui disait ; la crique reproduisait les sons comme un écho, forçant les gens à se parler face à face, à proximité. Cela participait au calme des lieux, il fallait simplement en avoir l'habitude. Derrière elle, elle entendit Bennet qui la suivait ; il risquait de devoir prendre sur lui dès maintenant pour ne pas jalouser Chaz. Meredith, quand elle eut rejoint son meilleur ami, prit pour sa part garde à rester à une distance qu'elle estimait raisonnable ; elle refusait de se priver de Charles, mais elle ne voyait pas d'intérêt à provoquer volontairement son architecte en multipliant les gestes de proximité avec son ami.
- Je ne t'entendais pas !
- Je disais que Rachel et moi te cherchions depuis un bon moment. Presque tous tes hôtes sont là.
- Ah, oui. Je comptais passer plus tard. Bennet et moi avions des choses à éclaircir.
- La gouvernante m'a dit qu'il était passé. Et qu'elle avait entendu des éclats de voix. Je m'inquiétais.
- Tout va bien, ne t'en fais pas.
- Tu es sûre ? Il ne t'a rien fait ?
Charles lui parlait à voix basse depuis quelques secondes maintenant. Meredith le comprenait. Avec Bennet qui était également sorti de l'eau, la situation était un peu délicate. Elle ne pouvait pas en vouloir à son meilleur ami de s'inquiéter pour elle, à fortiori si la gouvernante les avait entendus hurler.
- Non, non. Je te le promets. Je te raconterai tout plus tard, d'accord ? Nous allions vous rejoindre.
Elle avait à nouveau élevé à la voix pour cette dernière phrase, et elle se tourna vers Bennet.
- Resterez-vous à la soirée ? Il faut que nous vous trouvions un maillot de bain, pour le dress code. Mais ... j'aimerais que vous restiez.
Elle n'était pas encore prête à se priver de lui, et sa présence ne serait pas incongrue. Charles n'avait invité, comme d'habitude, que la crème de leurs connaissances actuellement en vacances à St Barth.
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Mar 11 Aoû - 13:18


...
Bennet et Mer
Aussi étrange que cela puisse paraitre, Bennet se sentait déjà plus calme.
Oui, l’idée d’être dans une relation exclusive avec Meredith, ou plus généralement, une femme, lui mettait une pression folle mais en même temps, et peut-être parce qu’il s’agissait d’une femme dont il avait réellement envie, voire besoin, cela lui retirait un poids qu’il sentait sur sa poitrine depuis maintenant trop longtemps.
Leurs disputes ne le laissait plus jamais de marbre et même les premières fois, il avait eu des réactions qui lui avaient semblées démesurées. Meredith avait le don de le mettre dans une rage incroyable, comme Charlotte, mais également la faculté de le faire se sentir coupable quand il comprenait qu’il n’aurait pas dû aller si loin dans ses propos.
Sa boss le comprendrait au fil du temps, Bennet n’était pas qu’un sale con arrogant. En réalité c’était un homme qui n’avait jamais bien compris comment faire confiance à autrui, quelqu’un de sensible et de particulièrement aimant quand, et seulement quand, il estimait que vous étiez digne de son intérêt/amitié/amour. Sa carapace était épaisse mais pas incassable. Julia était passée au travers. Linoy, d’une certaine façon y travaillait encore. Meredith... Meredith c’était autre chose. Sans le savoir elle s’était attaquée à la partie la plus épaisse et la plus solide, celle du cœur. Il s’était battu pour que jamais elle ne puisse passer mais aujourd’hui il avait bel et bien perdu. Jamais il n’avait promis à une femme qu’il ferait attention à son comportement. Jamais il ne s’était offert. Jamais il n’avait tant eu besoin des bras de quelqu’un. Si les choses marchaient entre eux, leur histoire pourrait aller loin. Il ne devrait jamais oublier sa promesse. Elle allait devenir son joyau à protéger.
A l’instant, elle n’était encore que la femme la plus désirable au monde.
Elle avait fini par accepter de l’embrasser et sans qu’il ne tente quoi que ce soit de plus, elle s’était franchement cramponnée à lui et déjà les choses dérapaient.
En deux minutes, les mains de l’architecte n’étaient plus seulement sur les fesses de Meredith, mais il les avait franchement attrapées en se faisant un chemin sous le maillot. Il n’en demandait pas tant. Après leur dispute il ne rêvait que de l’embrasser mais s’il y avait plus... Manque de chance, il se baladait rarement après des journées de boulot avec des préservatifs dans la poche... Meredith et lui n’en était pas encore à se faire suffisamment confiance pour coucher ensemble sans protection, et avec l’avortement, ils savaient déjà qu’ils étaient plutôt fertiles ! Il n’était ni idiot ni inconscient et il aurait trouvé une solution pour ne pas que cette mésaventure se reproduise. Le côté très pragmatique de la chose pouvait la rendre quelque peu moins intéressante mais dès lors qu’il l’avait dans les bras, rien ne pouvait réellement le stopper. C’était d’ailleurs un peu ce qui pouvait lui faire peur mais... Elle prenait peut-être la pilule maintenant ? Et puis... Une fille comme Meredith Carmichael, qui pensait à TOUT dès qu’elle mettait un orteil en public, ne pouvait pas être le genre à chopper des MST en se laissant aller à coucher n’importe comment et le fait avait déjà été établi que la jeune femme n’était pas une « putain ».
Bennet était donc en train de se laisser tout bonnement aller, appréciant le moment peut-être encore un peu plus que d’habitude, prêt à la dévêtir entièrement et perdre son boxer quand tout à coup, sans comprendre ni comment, ni pourquoi, elle le repoussa assez violemment.
Effectivement, il ne comprit rien. Lui avait-il fait mal ? Ou alors elle avait été piquée par un truc ? Ou... Elle ne voulait déjà plus de lui ? L’avortement ne lui vint pas immédiatement en tête. Bennet était un homme, le corps des femmes, il n’y connaissait pas grand-chose. Il savait comment les faire grimper aux rideaux, le sujet avait été très bien étudié durant des années, mais le reste... ? Mystère et boule de gomme.
Ce fut quand Meredith ouvrit la bouche qu’il comprit. « Pas depuis... » l’avortement donc. Il n’était pas débile non plus. Elle avait été marquée par l’évènement et encore aujourd’hui elle en subissait les conséquences. Lui aussi du coup...

Le pauvre Bennet n’eut le temps de rien dire, ni faire. Il allait la rassurer en la reprenant dans ses bras chastement quand elle reprit la parole pour s’excuser, puis, comble de l’horreur, quelqu’un apparut. Super ! Heureusement que Meredith avait fait retomber tout son désir parce que sinon il n’aurait pas pu la suivre hors de l’eau si rapidement.
Il était effectivement déçu mais pas rancunier. Elle ne voulait pas... Tant pis... Ils auraient surement d’autres occasions. Quand... ? Ils vivaient quasiment ensemble à Whistler, ils auraient d’autres moments intimes, si les choses ne devenaient pas bizarres entre temps puisqu’ils allaient forcément finir par se séparer. Bennet n’était ici que pour le boulot...
Il regarda qui pouvait bien rappliquer et tout foutre en l’air : Charles, pour changer.
Le New-yorkais suivit la jeune femme hors de l’eau sans pour autant la coller. Essorage de cheveux façon « L’Oréal parce que je le vaux bien » puis... Pas de serviette pour s’essuyer, rien ! Tout le monde était à moitié à poil et lui se retrouvait en costume. Léger, oui, mais costume.
Hors de question de remettre son pantalon. Restait la chemise...
Aussi bien fichu que Bennet soit, il était également assez pudique. Le maillot de bain, ok. Etre en sous-vêtements par contre...
Le refus de coucher avec lui n’était presque plus d’actualité, sa plus grosse frustration venait maintenant de Charles et de sa présence. Il lui volait encore la vedette.
Finalement Meredith s’adressa à nouveau à lui. Deux infos compliquées : La soirée ET le dress code. Il n’avait pas spécialement envie que Charles l’entendre mais tant pis. Il fallait qu’il comprenne que Bennet était présent maintenant et qu’il s’occuperait de Meredith.

_ « Je rentre demain matin très tôt... Sauf si vous me demandez de rester. Je dois également faire un saut dans les Hamptons pour le plaisir, j’aimerai que vous m’y accompagniez. Il n’y a pas de date de fixée. » Il avait tout mis dans la même phrase, ne sachant pas si Meredith allait lui demander de rester. C’était quitte ou double. Il lui avait promis, il ferait des efforts, c’était son premier effort. Ne pas se vexer si elle ne « voulait » pas de lui ici, elle avait surement des choses de prévues, et, l’accepter dans son monde. La présenter à ses amis et voire, même, à sa famille.
Second point, la soirée.

_ « Je n’ai pas de maillot. Je ne prends jamais ce genre d’accessoires en voyage d’affaire. » Non. Jamais. Il n’y avait même pas de boutique Loro Piana ici donc impossible d’en faire livrer un.
Il se rendit également compte qu’il ne lui avait pas donné de réponse. Pour se faire il se dérida et lui offrit un beau et grand sourire. Elle voulait qu’il reste et ça, il l’avait bien entendu même si, sans le vouloir, il avait fait passer sa demande pour les Hamptons avant.

_ « Je serais ravi de rester à la soirée oui. » S’il ne se retrouvait pas le cul à l’air ! Soirée maillot de bain... Pourquoi pas après tout ! Ce ne serait certainement pas beaufs partie, pas avec Meredith, pas avec Charles non plus. Il était politicien, il ne fallait pas l’oublier.
Mais, quand même : Il n’aimait pas St Barth !
S’ils avaient été seuls il l’aurait prise dans ses bras, malheureusement Charles, le fameux, était toujours là. Du coup, Bennet ne put lui donner que son sourire.


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Mer 12 Aoû - 1:24




Meredith & Bennet
Getting much much better

Bennet venait-il vraiment de lui demander de l'accompagner dans les Hamptons hors du cadre professionnel ? La première surprise passée, elle ne put s'empêcher de se faire la réflexion qu'il avait fallu qu'ils se lancent des horreurs à la figure pour en arriver à ça ; la démarche de Bennet pourtant, même compte tenu des circonstances, restait presque précipitée. Précipitée, mais néanmoins engageante : Meredith connaissait les Hamptons comme sa poche, y ayant passé au moins autant de temps qu'à St Barth, et aimait l'endroit autant que la décontraction inavouée qui s'installait dans les relations mondaines. Les Piper y possédaient une immense maison, en bord de plage, où elle continuait d'aller depuis que son père avait vendu leur propre villa là-bas, dans l'attente d'en trouver une plus à son goût. Peut-être était-elle déjà passée devant la résidence de Bennet en vélo ? Elle ne se déplaçait que comme ça, là-bas. Pour la première fois depuis qu'il était passé cet après-midi, et peut-être même depuis plusieurs semaines, elle eut un sourire radieux alors qu'elle se tournait vers lui.
- Ce sera oui. Pour que vous restiez, et pour les Hamptons.
Quand elle lui avait avoué son souhait qu'il reste, elle ne pensait qu'à la soirée ; jamais elle n'aurait imaginé lui proposer de rester tout court, encore que l'idée lui ait traversé l'esprit. Son architecte était plein de bonnes intentions, mais elle ne voulait pas le brusquer, ni se brusquer elle-même. En l'occurrence, elle se sentait parfaitement capable de "tenir" quelques jours en vacances avec lui ; c'était plutôt chez lui qu'elle aurait imaginé des réticences. Quant aux Hamptons, nous en avons parlé. L'idée la séduisait sans grand besoin d'insister.
Non, en fait, les principales réticences de Bennet venaient de la soirée. Qui venait à St Barth sans maillot de bain ? Parfois, même pour Meredith, il était effroyablement guindé. Elle réfléchit deux minutes, tout en interrogeant Charles du regard, des fois que son ami ait pu dépanner son architecte. Chaz haussa les épaules en signe de négation, et Meredith passa mentalement en revue les maillots de son père. John Carmichaël n'était pas du genre cinquantenaire bedonnant, et Bennet et lui n'avaient pas plus d'une taille d'écart, elle en était certaine. La seule question étant de savoir s'il avait un maillot blanc ... Hum ... Oui ! En fait, elle avait même un maillot neuf pour Bennet, qu'elle avait acheté pour son père et n'avait pas eu l'occasion de lui après les conditions houleuses de son départ pour Whistler.
- J'ai ce qu'il faut pour vous. Charles, va t'occuper de nos invités s'il te plaît, Bennet et moi vous rejoignons dans quelques minutes, OK ?
Donc acte. Tous les trois remontèrent l'escalier de pierre pour quitter la crique et se séparèrent une fois revenus à la villa. Charles disparut au bout du couloir du patio pour rejoindre la piscine, alors que Meredith - qui, sous les yeux de Charles, avait attrapé la main de Bennet dans le sentier qui remontait à la maison - conduisait son architecte à sa chambre. La pièce était grande, très lumineuse, et entièrement meublée et décorée dans le style côtier. Meredith s'en était occupée elle-même trois ou quatre ans auparavant, et était plutôt satisfaite d'elle même si, au contact de Bennet, elle découvrait quelques imperfections dans ses aménagements.
Elle ouvrit le tiroir tout en bas d'une commode de bois flotté pour en sortir un sac Ralph Lauren qu'elle tendit à Bennet.
- Tenez, essayez le. J'avais prévu de l'offrir à mon père, et l'occasion ne s'est pas présentée. Il est neuf, je l'avais simplement donné à nettoyer.
Laissant Bennet enfiler le maillot - très simple, blanc uni à l'exception du logo brodé en bleu marine sur une jambe - elle se dirigea vers sa salle de bains. Une retouche maquillage ne serait sans doute pas de trop, si elle voulait faire honneur à leurs hôtes d'un soir. Son mascara, heureuse surprise, avait plutôt bien tenu le choc, mais ses yeux étaient encore un peu rouges et ses lèvres avaient besoin d'urgence d'un baume teinté. Elle en profita pour se remettre un peu de parfum ; il s'agissait d'une essence exclusive, cadeau de sa mère  pour ses quinze ans, qu'elle n'avait jamais quitté depuis.
Quand elle retourna dans la chambre, Bennet était en maillot de bain ; le vêtement avait peut-être une demi-taille de trop, et encore. Meredith trouvait son architecte parfaitement à son goût, comme ça.
- Venez, allons les rejoindre. Vous êtes parfait.
C'est lui qui lui prit la main cette fois, alors qu'elle le conduisait à travers les couloirs de la villa vers l'autre aile de la maison, et l'immense terrasse qui abritait également la piscine. Pour dire qu'il avait eu peu de temps, Charles avait fait un sacré travail - fait faire, entendons nous bien. Les grandes baies vitrées de la piscine intérieures avaient toutes été ouvertes, et un filet de volley avait été dressé. Matelas gonflables et chaises longues étaient étalés un peu partout pour ceux qui auraient eu envie de s'amuser. Sur la piscine extérieure, des bougies et de grosses fleurs blanches flottaient. Sous une première tonnelle blanche, un buffet attendait les invités, derrière lequel deux chefs japonais étaient prêts à préparer les sushis qui leur seraient commandés. Un peu partout, de gros bouquets de roses blanches diffusaient leur parfum ; des tables rondes étaient dressées, sans plan de table, et  les voix suaves de Norah Jones et Melodie Gardot emplissaient l'air d'un jazz doux. Charles avait invité une trentaine de personnes, peut-être une quarantaine, mais la première que Meredith repéra, la clouant sur place, ne fut autre qu'Aly. C'était une blague ? Jamais Chaz ne l'aurait invitée, compte tenu des circonstances. Comment avait-elle fait pour s'incruster ? Elle se tourna vers Bennet, comme s'il pouvait avoir la réponse, puis de nouveau vers Aly. Le regard qu'elles s'échangèrent dura longtemps, toutes les deux immobiles l'air de se défier l'une l'autre, avant que Meredith détourne la tête ; ç'aurait été facile d'utiliser Bennet pour signifier à sa meilleure amie qui avait gagné, mais elle n'en vit finalement pas l'intérêt. Elle préféra se concentrer sur ses hôtes, saluant ceux qui étaient venus ce soir, pour elle, sans jamais quitter Bennet.
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Jeu 13 Aoû - 17:59


...
Bennet et Mer
La demande était effectivement un peu précipitée, mais il se connaissait. Il allait devoir partir de St Barth d’ici peu, peut-être pas le lendemain comme prévu ais le surlendemain et ensuite il ne reverrait pas Meredith avant Whistler et là... Et là quoi justement ? Ils seraient comme des inconnus.  S’il ne faisait pas l’effort de l’inviter alors leur relation n’avancerait jamais.
Ils n’étaient pas du genre à se quitter en se faisant des promesses de fidélité et d’amour toujours ! Ils se quitteraient et feraient comme si de rien n’était. « On s’voit en septembre au boulot ! – Allez, salut ! ». Hors de question que les choses se passent ainsi. Aller dans les Hamptons était l’idée du siècle ! La séparation serait plus courte que prévu et comme ils avaient organisé quelque chose, ils feraient en sorte de rester connectés.
Meredith accepta d’ailleurs assez rapidement. Pour les deux propositions !

_ « Parfait. Je vais donc repousser mon départ d’un jour ou deux et nous nous occuperons d’organiser les Hamptons ensuite. » Un jour ou deux c’était bien non ? Quelques heures auraient peut-être été mieux ? Il avait encore du mal à bien comprendre comment faire les choses. Ce qu’il ne voulait absolument pas était s’incruster. Il ne se plairait de toute façon pas ici. Entre St Barth et ces gens à poils et Charles qui vivait aussi chez Meredith, autant que Bennet se tire une balle. Les vacances en communauté, ce n’était pas pour lui. En famille, oui, entre Monaghan, et encore... Il avait un peu de mal avec ses cousins.

Bientôt, tous les trois prirent le chemin de la maison. Meredith attrapa la main de Bennet qui la suivit encore quelque peu gêné de se retrouver en boxer sur un chemin de terre, sable ou ce que vous voulez, derrière un type que sa nouvelle future compagne s’était tapé.
Heureusement d’ailleurs que l’ex/meilleur ami n’avait pas de maillot à prêter à Bennet car de toute façon il ne l’aurait pas mis. Trop dégoutant, il lui faudrait quelque chose de neuf.
Meredith, en grande sauveuse avait donc le nécessaire, un maillot, blanc... Comme la peau de Bennet qui ressemblerait juste à un cachet d’aspirine... Tout neuf et lavé ! Nickel ! Enfin... Ironiquement !
Elle passa dans la salle de bain pour se repoudrer le nez et il fut contraint de se ficher à poil en plein milieu de la chambre ! Whahoooo, à St Barth Meredith perdait tout son savoir vivre ! Puis qu’allait-il foutre de son boxer trempé ?! Il fallait qu’il appelle son hôtel pour faire le nécessaire afin de récupérer ses affaires.
Le maillot enfilé, il se sentit comme un con. Il était un peu trop grand mais ça allait encore. Quand Meredith le complimenta en lui disant qu’il était parfait, il ne fit que grimacer. A St Barth, ils n’avaient plus la même notion de perfection !
Attention, il ne lui en voulait pas, mais ce genre de soirée ce n’était tout simplement pas lui.
Il la suivit cependant sans réticence. Se tenir droit et « bomber » le torse seraient suffisant à lui redonner confiance. Voir Aly et pouvoir la remettre à sa place également !

Elle ne le quittait pas des yeux et comble du mauvais goût, elle lui envoya même un texto alors qu’il se trouvait à à peine 5m d’elle... Quelle pauvre fille. « Peut-on se voir en privé » disait-elle.
Sans trop savoir pourquoi il tendit son portable à Meredith pour lui faire lire le message. Aly devait être vraiment idiote pour insister comme elle le faisait avec lui. Elle voyait pourtant bien que Bennet et Meredith étaient particulièrement proches non ? Il ne cessait de lui caresser le dos comme il le faisait toujours quand il se sentait bien et qu’elle était là.
Il tenta une petite blague.

_ « Vous auriez pu me dire qu’elle était si idiote, cela m’aurait évité tant d’emmerdes. » Il lui avait glissé cela à l’oreille et l’avait au passage embrassé dans le cou. Comme si le fait d’être si proche d’elle obligeait sa bouche à s’arrêter sur sa peau !
On ne sait comment, on ne sait pourquoi, Aly finit par se présenter face à eux. A ce moment-là une connaissance de Meredith l’accapara (gentiment), ce qui fit que Bennet se retrouva à devoir gérer le sosie défectueux.

_ « Je ne pense pas que l’on puisse se voir en privé. Nous l’avons déjà fait... Ce fut catastrophique. Epargnez-vous quelque chose de pire... » Bennet n’était pas franchement connu pour sa douceur et là, il agissait également comme un goujat. En général il était tout de même plus sympathique avec ses conquêtes mais il fallait que celles-ci restent à leur place. Aly ne le faisait pas. Elle marmonna des phrases que Bennet ne compris d’ailleurs pas, pour la simple et bonne raison qu’il ne l’écouta pas. Elle insistait, voilà ce qu’il en retint et s’obstinait à vouloir le tutoyer.
Lui parlait assez bas, évidemment, pour ne pas faire de vague. Il s’adressait également à elle sans la regarder vraiment, comme s’il lui parlait sans lui parler, comme si elle n’existait pas, ce qui était le cas. « Je pensais que nous avions quelque chose... Je sais très bien que tu... Hum... Vous... Ne couhe...z pas avec tes clientes. Je suis certaine que l’on peut faire quelque chose... Tu as retrouvé Meredith, mais c’est uniquement parce que cela te semblait plus simple par rapport à notre distance... » Et blablabla. Elle parlait elle aussi très bas et Bennet n’était pas certain que Meredith justement, l’ait entendue. Il ne put s’empêcher de sourire d’ailleurs, ce qu’Aly pouvait être idiote !

_ « J’ai retrouvé Meredith parce que je ne me mêle qu’à la crème de la crème... Mon erreur a été de voir mes exigences à la baisse en passant la nuit avec vous, c’est tout. Cessez de me tutoyer d’ailleurs, je vous en prie. » Ah... Le tutoiement n’était pas son ami ! Ce n’était pas parce qu’ils avaient échangé des fluides corporels qu’il fallait se mettre à envoyer des « tu » à tort et à travers ! Merde !
Aly continua à insister quelque peu. Commençant même à devenir un peu agressive mais envers Meredith. Toujours assez en privé, tout en étant au milieu des gens, et très bas, Bennet continua.

_ « Stop ! Je n’ai pas dit deux fois son prénom au lit avec vous par hasard. Réfléchissez un peu. Et puis... Vous n’êtes pas innocente non plus dans cette histoire, ne faites pas comme-ci j’étais tout à coup devenu l’homme de votre vie, tout ce que vous cherchiez c’était de lui faire un pied de nez ou je ne sais quoi. Je déteste me retrouver au milieu de querelles de collégiennes ! Vous avez perdu. Acceptez-le ! » Bon, oui, il avait recommencé avec son histoire de collèges et d’ado mais cette fois-ci ce n’était absolument pas destiné à Meredith. Tout cela était uniquement pour Aly.

A ce moment-là, une jeune fille brune passa. Tiens, Meredith avait demandé au personnel de se mettre également en maillot ? Peut-être qu’il s’agissait d’une danseuse ou quelque chose comme ça. Cette fille ne faisait pas partie de leur société, c’était une certitude. Elle était en train de s’avancer vers Meredith. Bennet la stoppa plus ou moins.

_ « Allez me chercher un whiskey et trouvez-moi un paquet de Marlboro s’il vous plait. » La phrase était polie, le ton, un peu moins. Etrange... Elle ne bougeait pas.
Et voici Bennet coincé entre trois femmes ! Enfin... Une femme (Mer) et deux gamines ! ‘wink’


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Ven 14 Aoû - 10:05




Meredith & Bennet
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Bon, il est vrai qu'au milieu de gens tous plus bronzés les uns que les autres - Meredith la première - Bennet détonnait un peu par la pâleur de son teint. N'avait-il pris aucune vacance jusque-là ? Ou alors ... il était allergique au soleil ? Aux maillots de bain ? Il fallait reconnaître qu'il semblait beaucoup moins à l'aise maintenant qu'il s'agissait de mondanités au bord d'une piscine qu'il ne l'était habituellement. Meredith ne doutait néanmoins pas qu'elle parviendrait à le dérider avant la fin de la soirée : il lui avait toujours semblé bien plus épicurien qu'elle. Elle devait toutefois avouer que cette année, elle se laissait particulièrement aller ; certains de ses réflexes de princesse bien éduquée ne disparaissaient pas, évidemment, mais pour le reste, elle n'avait pas envie de se prendre la tête pour des détails. L'exemple même était cette soirée : jamais elle ne l'aurait organisée elle-même, sachant pertinemment ce qu'on aurait attendu d'elle. Charles étant l'hôte d'un soir, elle était tranquille pour en profiter.
Elle persistait tout de même à s'interroger sur la présence d'Aly, et était même sur le point d'aller demander des explications à Charles à ce sujet - chercher à connaître, en fait, la personne qui avait eu l'indélicatesse de convier la jeune femme comme cavalière compte tenu des circonstances - quand elle fut interrompue par un invité désireux de la complimenter sur les arrangements de la soirée. Dans un sourire des plus gracieux, elle entreprit de rendre à César - c'est-à-dire à Chaz - le mérite qui lui revenait, et la discussion s'engagea sur cet été à St Barth, la clémence du temps, le marché immobilier. Rien qui ne nécessitait finalement beaucoup son attention, sans pour autant que le sujet l'ennuya. Elle avait décidé d'ignorer Aly, qui aurait pu être le seul nuage sur cette soirée, de ne pas s'agacer de sa présence - ni du ridicule SMS que Bennet lui avait fait lire-, et cette décision portait déjà ses fruits : Meredith se sentait simplement de bonne humeur. Bennet n'était pas étranger à cela, bien qu'elle ait dû se séparer de lui. Elle l'entendit d'ailleurs, quelques secondes plus tard, parler à quelqu'un, et prêta l'oreille, sans cesser de son côté de discuter avec son interlocuteur, dont elle venait d'apprendre qu'il avait été colocataire de Charles à l'université.
Bennet était en train de rembarrer Aly - elle comptait donc réellement leur parler quand elle s'était présentée face à eux avant que l'ami de Charles l'accapare-, aussi discrètement que possible ; Meredith se montra d'autant plus attentive à la discussion qui s'établissait dans son dos. Elle aurait presque plaint Aly, qui n'avait visiblement jamais affronté Bennet encore pour avoir l'osé l'énerver comme elle venait de le faire. A la nuance près qu'elle savait que sa meilleure amie - qu'elle persistait à considérer comme tel par la force de l'habitude - n'avait pas choisi l'architecte d'intérieur au hasard. C'était une autre façon de s'attaquer à Meredith pour la détrôner, et du genre particulièrement indélicate, pour le coup.
C'est pourtant sur une réflexion de Bennet - la qualifiant de crème de la crème - qu'elle tiqua vraiment pour la première fois. Jamais encore elle n'avait envisagé de servir à son architecteur d'ascenseur social, mais cette phrase lui rappelait que malheureusement, cette perspective laissait rarement ceux qui la fréquentaient de marbre. Les seuls à y être imperméables semblaient être Charles - mais il était à son niveau - et, plus surprenant, AJ et Rachel. La jeune femme - avec qui Meredith s'entendait de mieux en mieux - avait des étoiles dans les yeux depuis qu'elle était ici, Meredith le voyait bien, mais, pour autant, son attitude ne changeait pas, ne virait pas à l'obséquiosité que l'héritière Carmichaël constatait souvent. Aly pouvait en prendre de la graine ... Et Bennet, donc ? Elle ne parvenait pas à croire que ce fut son intention première, mais des années à constater la duplicité des gens à ce niveau l'avaient rendu méfiante. Sans doute trop. Les Monaghan étaient déjà une famille respectable et après tout ... Meredith non plus n'imaginait pas faire sa vie avec un clochard. Le rang comptait. Forcément. Elle ravala ses inquiétudes, stupidement liées à leurs difficultés à s'entendre, et continua d'écouter la discussion, plus ou moins discrètement. Par chance, Charles les avaient rejoints et entretenait la conversation avec son ancien colocataire, ne l'obligeant plus à le faire elle-même. Elle doutait de faire preuve d'une grande discrétion, mais s'en moquait totalement.
Aly était maintenant en train de s'en prendre à elle. Meredith n'apprécia pas du tout les paroles qui sortaient de la bouche de sa meilleure amie - décidément - et faillit intervenir, mais, même en ne s'arc-boutant pas sur les convenances comme c'était le cas dans l'année, elle ne put s'y résoudre. Ecouter la conversation d'autrui était d'une impolitesse particulièrement marquée, à des kilomètres de ce qu'elle était normalement. Elle se contenta de serrer le poing, et d'attraper un cocktail sur le plateau d'un serveur qui passait. Elle ne regretta pas longtemps, toute fois, d'être restée en retrait. Ce que Bennet était en train de répondre à Aly lui allait droit au coeur, et lui fit instantanément oublier ses doutes quant à la phrase malheureuse qu'il avait eue un peu plus tôt. Il avait donc appelé Aly par son prénom alors qu'il était au lit avec l'aînée des Arpel ? N'eut été la désagréable sensation d'avoir la confirmation que son architecte avait bien couché avec son ennemi, l'idée était savoureuse. Aly avait dû se sentir humiliée au-delà des mots mais, surtout, Bennet disait vrai dans l'après-midi, quand il affirmé l'avoir cherchée en fréquentant Aly. Il était bien possible qu'elle occupe dans le coeur et la tête de Bennet une place que lui-même ne soupçonnait pas.
Tout sourire, elle se désintéressa de la discussion à laquelle Bennet était en train de mettre fin pour se concentrer à nouveau sur la soirée. Des groupes s'étaient formés, qui pour la plupart discutaient tranquillement en buvant des cocktails ou du champagne et en grignotant des sushis. Quelques personnes disputaient un volley dans la piscine intérieure ; Meredith se fit la réflexion qu'elle les rejoindrait volontiers, dans quelques minutes sans doute. La seule qui manquait à l'appel, jusqu'alors, était Rachel. Se pouvait-il que sa nouvelle amie soit mal à l'aise ? Ce n'était pourtant pas la première soirée à laquelle elle assistait depuis son arrivée à St Barth. Meredith embrassa encore les environs des yeux, jusqu'à finalement voir arriver Rachel de la maison. Elle s'apprêtait à lui faire signe de la main pour qu'elle les rejoigne, quand une scène surréaliste se produisit, sans que Meredith ne puisse l'empêcher. D'un ton plus que sec, Bennet venait de demander à la plus jeune des Caldwell un verre et des cigarettes comme il l'aurait fait pour une simple serveuse. Meredith porta la main à sa bouche, désolée de la situation.
- Bennet ! [...] Il s'agit de Rachel Caldwell, la soeur d'Elinor. Rachel, je t'en prie, pardonne-lui.
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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Jeu 1 Oct - 22:05

Ce séjour à St Barth enthousiasmait toujours autant la jeune Caldwell qui évoluait dans ce monde un peu étrange en papillonnant. De villa Carmichaël en boutique, de transat au bord de la piscine en boite de nuit où Meredith et Charles l’entrainaient, de plage en sentier de randonnée pour découvrir toute la beauté de l’île. La veille ils étaient sortis à la Lagune, club appartenant à la famille de son amie, de ce qu’en avait vaguement compris Rachel. La jeune fille, bien plus jeune que les deux jeunes adultes l’accompagnant la majorité du temps depuis pratiquement deux semaines maintenant, ne s’encombrait pas de ce superflu de détail. Il est vrai que pouvoir rentrer n’importe où avec juste un nom, ça faisait rêver. Et ça avait d’indéniables avantages ! Cependant, à la station, sans être une Carmichael, la famille Caldwell avait également sa réputation… OK, ok… ça n’était en rien comparable, et la réputation était plus forgée par le torchon servant lieu de magazine people où les frasques de ses aînés, entre autres, apparaissaient rapidement.

M’enfin bon, c’était les vacances, donc autant oublier ce qu’avait d’ailleurs dit le BS par rapport à celles-ci aux frais de sa nouvelle amie. Rachel n’était pas comme ça, clairement pas.

La veille donc, avait été assez interessante, et joviale. Mais un truc était venu enraillé la machine. Oh, elle avait fait la gamine en retrait, ne cherchant pas sur le moment à faire remarquer qu’elle avait remarqué. Elle avait observé de loin Charles et Mer’, faisant semblant de s’amuser. Puis l’héritière était devenue plus songeuse, puis ensuite moins responsable. Tant et si bien qu’ils avaient du la ramener avec Charles. Une drôle d’aventure pour Sun, qui n’aurait jamais cru possible que la new-yorkaise puisse se mettre si minable. Façon de parler bien sur. Si elle avait sondé pour en connaitre la raison, elle avait fait plutôt chou blanc.

Et le lendemain, le politicien l’avait éloigné de la villa en lui proposant une belle randonnée à travers l’île. Sans Meredith, qui voudrait surement se reposer. Si elle avait hésité à la laisser seule, Chaz’ avait su être convaincant et le rayon de soleil l’avait finalement suivi. Ils avaient beaucoup parlé, bien plus que toutes les vacances réunies. Il lui avait fait quelques confidences quand il avait compris qu’elle s’inquiétait réellement pour Meredith. Oh, rien de vraiment profond, cela va sans dire. Mais assez pour étancher un peu cette anxiété que Rachel ressentait.

Et ce soir, le meilleur ami de l’ex-blonde lui avait annoncé avoir fait organisé une soirée pour changer les idées de leur amie commune. Ce que la brunette avait accepté avec joie. Cétait une très bonne idée. Elle le crut d’ailleurs, jusqu’à ce que l’absence de l’hôte de la maison se fasse sentir. Avec l’initiateur de la soirée, elle avait cherché un peu partout. Avait surpris la confidence de la gouvernante au sujet de l’arrivée intempestive de Bennet Monaghan. Argh. Ce… Oh, elle était souvent la dernière au courant, mais avait appris des erreurs qu’elle avait commise avec ses frères et soeur. A savoir, ne pas assez faire sa fouineuse pour être au courant même s’ils ne voulaient rien lui dire.

Bref, elle cherchait toujours Meredith quand elle revint au coeur de la fête. Toute à ses pensées, ce sont quelques mots qui la stoppèrent. Il s’adressait sérieusement à elle ? Tournant son regard intrigué, visage fermé par la méprise dont il avait fait preuve, Rachel ne manqua pas de reconnaitre l’architecte qui faisait tant parler de lui depuis son arrivée dans la petite station de ski tranquille dans laquelle elle vivait depuis son enfance. Certaines copines de fac lui avait d’ailleurs fait de la pub, raison pour laquelle elle su le reconnaitre. Contrairement à son habitude, aucun sourire ne s’incrustait sur son visage. Une claire indifférence toisa des pieds à la tête le jeune homme, sans mot dire. Avant qu’elle n’ai pu lui asséner une phrase, ce fut Meredith qui vint faire les présentations. Aussitôt son regard se tourna vers elle, et le sourire enjoué de la benjamine Caldwell se ranima. Au moins, elle était là et semblait… plus nette que la veille, à cause de ce même abruti qui avait osé la prendre pour une serveuse. Certes, elle l’était depuis maintenant près d’un moins au Sweeties, mais ici elle était en vacances. Puis il n’avait aucune manière ! Fils de riche ! Au moins Meredith savait respecter les autres, elle…

Y’a rien à pardonner. C’est tout oublié, Monsieur Monaghan ne doit pas avoir l’habitude de faire des choses par lui-même… En disant cela, elle avait volontairement tourné son regard hautain vers le suscité, avec un sourire qui n’était plus que taquinerie. Oh, elle n’était pas vexée, elle en avait vu d’autres et sa positive attitude faisait le reste. Mais autant dire que le paon dressé devant elle ne lui avait clairement pas fait bonne impression. Et pourtant, habituellement elle laissait toujours le bénéfice du doute aux gens. Lui venait de louper sa chance. Il ne faudrait pas qu’il se torde une cheville en allant jusqu’au buffet où il trouvera ce dont il a tant besoin. Parler de lui comme s’il n’était pas là ne lui sembla pas si difficile que ça, finalement. La spontanéité de la campagnarde aidait, et vexer son hôte était à ce moment là le cadet de ses soucis. Elle voyait Charles, un peu plus loin, tourné vers le drôle de groupe. On te cherchait partout, contente de voir que tu vas bien, continua la jeune adulte en se retournant vers la sauveuse de son homme. Le ‘bien’ avait été accentué, laissant surement deviner à ceux qui le savait que le ‘mieux’ était sous entendu.

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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Jeu 8 Oct - 12:07


...
Bennet et Mer
La sœur de Linoy ? Elle « tait super typée non ? Linoy n’était pas si typée, le frère non plus d’ailleurs. Mouais, fin qu’est-ce que cela pouvait-il bien lui faire ?! Bon, c’était sa sœur, et après ? « Pardonne-lui ». C’était ce que Meredith avait dit à l’ado. Lui pardonner quoi ? Il ne comprenait pas bien pourquoi tout cela faisait tant d’histoire. S’agissait-il d’une officielle particulièrement importante dont il n’aurait jamais entendu parler ? Depuis quand fallait-il demander pardon pour une méprise si insignifiante. Tiens, Linoy ne lui avait-elle pas dit justement que sa petite sœur avait repris sa place en tant que serveuse quand l’aînée avait repris son vrai boulot ? Bon... Alors quoi ? Merde.
Il la regarda brièvement, pas plus prêt que cela à s’excuser tel le gentleman qu’il devait être. Il ne regretta d’ailleurs pas de s’être tu vu sa réaction.
Evidemment qu’il n’avait pas l’habitude de faire les choses par lui-même. Il engageait des gens pour faire ce genre de boulot, il n’avait pas de temps à perdre. Son temps était littéralement de l’argent. Et puis, il faisait marcher la société. Ces personnes étaient payées pour lui préparer ses boissons et aller lui chercher des clopes.
Il était prêt à ne pas lui en tenir rigueur, estimant que cette réaction était vraiment celle d’une personne sans le sous (du moins comparé à lui), mais elle continua et ce fut, selon lui, la chose la plus idiote qu’il ait entendu depuis son adolescence. Tiens, d’ailleurs, quel âge avait-elle ?

_ « Ca y est, je vois la ressemblance avec votre sœur. Elle non plus ne réfléchit pas toujours avant d’ouvrir la bouche. Je vais vous expliquer comment cela se passe dans... Notre monde. Nous engageons du personnel dont la tâche sera d’aller chercher à boire aux convives et leur ramener des cigarettes si ceux-ci en demandent. C’est un travail qu’ils doivent faire. Ce n’est pas une question de savoir ou non aller jusqu’au bar, c’est une question de principe. On ne paie pas les gens à ne rien faire. »  Du moins lui ne le faisait pas. Ceux qui se tournaient les pouces à son cabinet étaient vite repérés et poussés vers la porte. Lui-même étant un bourreau de travail ne se sentait pas particulièrement offensé par ce qu’elle disait. Il trouvait juste cela aberrant de dire qu’il craignait de se « fouler une cheville » et qu’il n’était pas capable de se bouger. Il traversait le monde tous les ans pour le boulot, se retrouvait même à marchander dans des souks pour ses clients... Décidément, il ne comprenait pas ce qu’elle disait. Comme quoi, le mélange des milieux ne fonctionnait pas toujours, tout comme les différences entre les âges. Elle était de toute évidence bien trop jeune pour qu’il puisse lui donner un quelconque intérêt.
C’était d’ailleurs une question qui parfois le taraudait, cette différence d’âge entre lui et Meredith. A 36 ans il était un homme. Il avait été marié, il travaillait à son compte, possédait son propre business, ne parlait avec ses amis que d’art en tout genre... Il ne fréquentait plus les boîtes de nuit sauf pour lever quelques donzelles esseulées... Et encore, il le faisait plutôt dans des clubs privés. Meredith était parfois comme une petite fille, de moins en moins, il fallait l’avouer mais quand il voyait qu’elle s’associait à « des petites filles » cela ne le réjouissait pas.

A ce moment précis une serveuse passa à leurs côtés, cette fois-ci, pas de doute, s’en était bien une. Il repassa donc sa commande.

_ « Un whisky et un paquet de Marlboro je vous prie. » Enfin quelqu’un qui entendait ce qu’il disait, avec un grand sourire elle lui indiqua qu’elle faisait cela tout de suite et revenait avec ce qu’il avait demandé.
Si vous pensiez qu’il allait se bouger jusqu’au bar après cela, vous vous fourriez le doigt dans l’œil jusqu’au trou de ... Hum.
Il n’avait pas parlé à Rachel de façon agressive. C’était d’ailleurs inutile, tout comme ce qu’il avait dit. Elle était pauvre, ne partageait pas son point de vue. C’était souvent ainsi. Il était du côté des patrons, elle, du personnel.

Il avait juste, comme toujours quand on lui répondait sur ce ton, répondu.


_ « Je suis néanmoins ravi de faire votre connaissance Mlle Caldwell. » Avec celle-ci il ne coucherait pas.
La serveuse revint avec son verre et ses cigarettes. Il prit le tout et la remercia d’un grand sourire ravi. Elle avait une toute petite poitrine qui lui rappelait celle de Meredith, quand à son postérieur... Damn... Meredith accepterait-elle un plan à trois... Ce serait un beau cadeau... !
Puisque sa belle papotait avec sa jeune amie, Bennet n’avait d’autre choix que de s’occuper à regarder autour de lui !
Charles, qu’il n’avait pas remarqué avant le salua, voilà, il allait pouvoir parler politique, ou pas, mais sujets très sérieux. Génial.


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MessageSujet: Re: I got the power ! [[ PV Mer - TERMINE   Dim 18 Oct - 0:39




Meredith & Bennet
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Meredith faillit s'étouffer en entendant Rachel répondre à Bennet. La jeune femme n'avait aucun besoin que qui que ce soit la défende ; jamais Meredith n'aurait osé s'adresser à son architecte ainsi. Il y avait quelque chose d'assez amusant à entendre Bennet se faire ainsi "maltraiter", bien qu'elle ne le montra pas. A vrai dire, une autre part d'elle se sentait solidaire de lui ; tous les deux venaient du même monde, un monde que Rachel ne connaissait pas, et dans lequel il n'y avait rien de choquant dans le ton qu'il avait pris pour s'adresser à son amie. Prudemment, elle choisit de rester en retrait de tout ça, laissant les deux protagonistes s'expliquer, Charles à ses côtés les regardant d'un air amusé, lui aussi.
Quand, finalement, Bennet eut partagé son point de vue avec Rachel d'un ton ferme - qu'elle aimait entendre chez lui - son amie la rejoignit. Meredith lui sourit avec chaleur, touchée que la jeune femme se soit ainsi inquiétée.
- Bennet est passé avant votre retour. Nous avions à parlé en seul à seul, lui et moi.
Rachel comprendrait à son ton qu'il y avait beaucoup plus à en dire, mais ce n'était ni le lieu, ni le moment. Elles auraient tout le temps pour en parler ultérieurement, quand Bennet aurait quitté St Barth. D'ici là, Meredith voulait profiter de chaque minute avec son architecte et, si possible, sans clash entre lui et son amie. Elle ne se sentait pas en état de choisir l'un, ou l'autre. Elle lui murmura d'ailleurs la suite, qui n'était destinée qu'à elle, alors que déjà Bennet se rapprochait.
- Je suis désolée de ce qui s'est passé. Sois indulgente, s'il te plaît. Il est important pour moi.
Oui, Bennet était important ; elle avait eu l'occasion de s'en rendre compte ces dernières semaines, quand elle aurait eu besoin de lui mais, surtout, elle s'en rendait compte maintenant, à l'étrange soulagement qu'elle ressentait de l'avoir retrouvé. Le savoir derrière elle, sentir une de ses mains sur sa hanche la tranquillisait comme rien d'autre ne le pouvait.
Le reste de la soirée se passa, heureusement, sans autre anicroche ; Aly avait disparu de la circulation - suffisamment humiliée par les propos de Bennet pour tout bonnement s'en aller ? Quant à Rachel et son architecte, les lointains échanges qu'ils eurent encore, essentiellement par son intermédiaire, se révélèrent polis bien que distants.
Meredith, encore fatiguée des événements de la veille et de la journée, abandonna ses hôtes bien avant que la soirée se termine ; Bennet ne tarda pas à la rejoindre. Elle n'était pas encore couchée et, à coups de caresses et de baisers, il parvint à obtenir d'elle ce qu'il n'avait pu avoir plus tôt dans la soirée. Elle s'endormit contre lui, plus apaisée qu'elle l'avait été depuis des semaines.
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