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 Hamptons || PV Mer - TERMINE

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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Jeu 13 Aoû - 13:13


...
Bennet et Mer
7h du matin : lever, jus d’oranges pris à la va vite dans la salle à manger privée de ses quartiers puis footing. 8h15 : Retour, douche, petit déjeuner. Café noir et lecture du journal. 10h : Appel de Julia surexcitée par la venue de Meredith dans les Hamptons chez les Monaghan. Briefing avec Granny. Choix des fleurs, des draps, de la chambre... Bref, que de prises de tête jusqu’à 14h, oui, quand même, au moment où un client l’appela pour qu’il passe le voir et conclu un nouvel accord.

_ « Tu ne peux pas faire ça Bennet ! Cela ne se fait pas ! On n’invite pas des gens pour ensuite les laisser complètement livrés à eux-mêmes ! Ce n’est tout de même pas n’importe qui ! » Une Carmichael !! La femme de sa vie ? Tout le monde croisait les doigts chez lui. Sa mère, à l’origine du mariage avec Charlotte ne rêvait que d’une chose, le voir se recaser avec quelqu’un de « prestigieux ». Chez les Monaghan, hors de question de mélanger les serviettes et les torchons ! Carmichael était une famille plus que parfaite ! Meredith avait de plus une très bonne réputation et n’était pas franchement vilaine à regarder.

Bennet devait se rendre chez son client à 15h30, Meredith devait arriver vers 17h.
Pour venir dans les Hamptons depuis New-York, il n’y avait pas 36 solutions. Soit vous preniez le bus, soit votre voiture ou l’hélico. Meredith arriverait en voiture. Chauffeur qu’il ferait d’ailleurs envoyer chez elle, comme il le lui avait dit deux jours auparavant.
Il n’avait rien contre l’employé de Meredith mais Bennet estimait que s’il invitait sa boss, il devait également prendre soin de s’occuper de sa venue en elle-même. Un chauffeur lui serait donc envoyé à l’heure qu’elle aurait décidé et voilà tout. Il avait bien pensé à l’hélicoptère mais... Non en fait.
Tous les deux s’étaient pas mal envoyé de messages durant leur séparation depuis St Barth. Bennet avait fait très attention à ne pas laisser s’instaurer entre eux de silence qui par la suite pourrait rendre leur relation naissante étrange. Evidemment, il y avait eu quelques textos un peu chauds... Bennet ne sachant pas bien rester mignon et mielleux.
L’architecte était arrivé dans les Hamptons depuis déjà quelques jours. Il avait eu le temps de voir pleins d’amis/clients/futurs clients/connaissances...blablabla, mais cela n’était jamais terminé, la preuve, il raterait peut-être Meredith à son arrivée.
Evidemment, il se prit un savon par sa grand-mère mais parti tout de même à son rendez-vous sans oublier de tenir Meredith informée des avancements de l’entretien ET que s’il ne parvenait pas à être à l’heure, sa grand-mère serait là... Il lui avait un peu décrit le personnage mais il était difficile de le faire par SMS.
Il ne pouvait pas se permettre de refuser d’aller à son RDV. Il s’agissait d’un sénateur qui voulait faire refaire son chalet à Aspen et Bennet voulait être sur le coup. Il avait engagé un nouvel archi d’intérieur car lui était bloqué à Whistler, et il voulait le mettre sur le coup. Il n’y avait pas réellement de période de repos pour Bennet malheureusement. Chaque moment était propice à prendre des clients ou régler un problème de fournisseurs... Peu importe, il était sur tous les fronts en permanence !

Ce ne fut donc malheureusement pas Bennet qui accueillit Meredith à son arrivée dans la demeure des Monaghan. Ce fut en premier lieu Malia, la gouvernante qui la conduisit dans le salon où se trouvait Georgiana Monaghan, la grand-mère de Bennet. Une femme extrêmement chic, distinguée possédant néanmoins un franc parlé presque légendaire. Une femme douce qui possédant une poigne de fer.
Quand Meredith entra dans le salon, Georgiana ne se leva pas mais l’accueillit avec un sourire radieux. C’était une vieille femme et peu importe que Meredith soit une Carmichael, ce n’était pas à « Lady » Monaghan de se lever.

_ « Mlle Carmichael, bienvenue ! Entrez, je vous en prie, asseyez-vous. – Malia, apportez nous du thé ainsi que des petits gâteaux – Vous devez être affamée ma chère. » Qu’elle ait faim ou non, de toute façon, elle devrait manger quelque chose. Bennet ne tenait pas son obsession consistant à nourrir les autres d’une mauvaise nutrition étant enfant, non ! Il la tenait de Georgiana !

_ « Avez-vous fait bon voyage ? – Bennet a fait préparer votre chambre. J’espère que vous aimez les roses et les pivoines. Nous ferons mettre les prochains bouquets dans la chambre de mon petit-fils pour que vous puissiez continuer à en profiter. » Bennet avait prévenu Meredith, sa grand-mère était plutôt franche et directe. Très gentille, si vous lui plaisiez.

_ « Je ne suis pas née de la dernière pluie... Il pense que je ne supporterai pas de savoir que vous dormez dans le même lit ! » Elle leva les yeux au ciel en haussant les épaules ! Ce que Bennet pouvait être naïf !
Elle le trouvait d’ailleurs bien trop coincé et hypocrite par-dessus le marché ! Comme si il avait fait venir une jeune femme dans la demeure familiale uniquement pour la laisser coucher dans une chambre voisine... Si elle était ici, c’était qu’il l’appréciait vraiment. Jamais il n’avait présenté qui que ce soit à sa famille. C’était une première.

_ « Les hommes ! » Elle était tout sourire.
Elle ne noyait pas Meredith sous un flot de paroles incessant mais elle menait tout de même la conversation.
Georgiana Monaghan était la mère de Richard Monaghan, le père de Bennet. Elle était également l’épouse de Henry Monaghan un armateur d’origines irlandaises venu aux Etats-Unis pour s’enrichir un peu plus. Bingo ! Le grand-père de Bennet était mort il y avait déjà pas mal d’années et depuis, sa veuve continuait de vivre grand train. La famille possédait encore des bateaux et l’argent rentrait toujours dans les caisses. Argent auquel Bennet n’avait le droit de toucher. Ordre de sa grand-mère. Georgiana avait des biens conséquents mais elle avait fait en sorte que ses enfants (Richard et Paul), soient élevés dans le respect du travail et qu’ils comprennent quelle était la valeur de l’argent. La chose avait été un peu loupée pour Bennet et ses cousins mais au moins, tout le monde travaillait dur chez les Monaghan ! De toute façon, l’argent était à Mme Monaghan mère, point à la ligne.

_ « Ma belle-fille aurait été ravie de vous rencontrer mais une œuvre de charité à NY l’a contrainte à rentrer précipitamment. Peut-être y croisera-t-elle votre mère d’ailleurs, il me semble l’y avoir vue l’an passé... Peu importe. » La mère de Bennet lui avait fait promettre de les excuser pour leur départ précipité, elle l’avait fait.
Elle s’entendait bien avec sa belle-fille mais elle était la raison pour laquelle Bennet était si coincé et cela l’énervait.

Malia avait finalement apporté le thé ainsi que les petites douceurs.
Georgiana, pendant que Meredith se servait, en profita pour la regarder un peu plus en détails. Elle était très jolie. Brune, ce qui était étrange puisque Bennet avait toujours crié haut et fort qu’il n’aimait que les blondes. Elle avait un port de tête altier, des gestes délicats, une voix très jolie. Elle comprenait que son petit-fils ait craqué, tout ce qu’elle espérait, c’était qu’il la garde et surtout, surtout, qu’il ne l’effraie pas. Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il était un tyran despotique. Il fallait croiser les doigts pour qu’il ne se comporte pas avec cette nouvelle petite merveille comme il l’avait fait avec son ex. Ceci dit, dans le cas présent, il s’agissait d’un coup de cœur de Bennet et non d’une pression exercée sur lui pour qu’il se case.

Des bruits se firent entendre dans la maison. Une personne arrivait. Ce ne pouvait être le personnel vu le « boucan » que cela faisait. Bennet, sans aucun doute, venait de rentrer.
Paul, le second fils de Mme Monaghan était parti la semaine précédente avec sa famille. La maison était donc très calme depuis.

_ « Ah ! Enfin ! » Bennet entra dans la pièce. Le visage de Georgiana s’éclaira un peu plus à la vue de son chouchou. Elle ouvrit d’ailleurs les bras pour qu’il vienne l’embrasser comme il le faisait systématiquement.
Bennet le fit immédiatement mais ne manqua pas au passage près de Meredith de lui toucher délicatement l’épaule. D’abord sa grand-mère, ensuite, sa ... Sa... Allez, sa « chérie ».

_ « Comment allez-vous ? Je suis désolé pour ce contretemps. Le rendez-vous a duré plus longtemps que prévu. » Il s’était à présent posté près de Meredith qu’il avait juste envie de prendre dans ses bras et d’embrasser. Trop timide pour le faire devant sa grand-mère, il se contenta de lui caresser la main brièvement.
D’un coup Georgiana se leva, Bennet également pour l’aider si besoin.

_ « Je vous laisse vous retrouver. Nous nous verrons plus tard. » Elle fit un clin d’œil à Meredith en parlant des retrouvailles puis un grand sourire avant de quitter la pièce.
La porte à peine fermée, Bennet se retourna pour faire face à Meredith, il était soulagé d’être seul avec elle et en profita donc, pour la prendre dans ses bras et tout simplement l’embrasser.
Il ne se sentait pas vraiment coupable d’avoir fait passer le boulot avant elle, mais... Quand même... Il aurait préféré être présent.

_ « La route a été bonne ? Malia a fait mettre vos affaires dans votre chambre. » Lui non plus ne pensait pas une seconde que Meredith resterait dans cette chambre mais ce n’était pas encore naturel pour lui de tout partager. Evidemment qu’ils dormiraient ensemble mais... Il lui fallait une chambre et puis, avec sa grand-mère... Bref, il était encore très pudique.

_ « Venez. » Il la prit par la main pour la conduire dans la dite chambre. Celle-ci se trouvait à côté des « appartements » de Bennet.
La chambre avait été allégée en décoration anglaise par l’architecte pour être plus au goût de l’héritière. Il n’avait pas pu tout refaire non plus mais c’était mignon.
Il avait fait mettre pleins de fleurs et un petit présent l’attendait sur le lit.

_ « A moi de vous habiller. » En la déshabillant peut-être avant...


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Ven 14 Aoû - 10:03




Meredith & Bennet
Holidays

Après les événements avec Bennet, Meredith avait mis fin prématurément à son séjour à St Barth ; elle en avait profité pour faire un détour par New York, où le jet avait fait escale pour les déposer elle et Charles, avant de ramener Rachel à Whistler. Elle avait passé un peu moins de deux jours chez ses parents, qu'elle avait mis à profit pour renouveler sa garde-robe de vacances au profit de tenues plus adaptées aux Hamptons que celles que contenaient ses valises pour St Barth. Même en laissant bon nombre d'affaires sur l'île, il lui en manquait toujours, et elle se déplaçait avec de nombreux bagages. Rien de tout cela n'irait pour son séjour avec Bennet, à fortiori considérant l'information de dernière minute de son architecte qui lui avait annoncé la veille au matin que sa famille serait également présente. Cela rendait ces vacances sur la côte un tout petit peu plus officielles, et Meredith un tout petit peu plus stressée. Elle n'avait gardé qu'un seul minishort en jean, et avait fait provision de robes de toutes sortes, très sages pour la plupart. Elle compenserait par la lingerie, qu'elle avait choisie spécialement affriolante, entre autre sous l'inspiration des SMS qu'elle avait échangés avec Bennet, et qui, à l'opposé de ses robes, en auraient fait rougir plus d'une.
Autre incontournable new yorkais ? Son rendez-vous annuel chez son gynéco, qu'elle avait fait avancer. Son praticien et elle s'étaient assez longuement entretenus sur sa contraception, sa grossesse, l'avortement ... Bref, des sujets que Meredith voulait clore une fois pour toutes. A St Barth, Bennet et elle avaient recommencé à se protéger et ce n'était ni pratique, ni agréable. Elle n'avait jamais trop aimé cette consultation mais au moins, pour une fois, elle lui avait servi à quelque chose. Maintenant, elle n'avait plus à y penser, ni à s'inquiéter. Enfin, si : elle s'inquiétait de la rencontre avec la famille de Bennet. Pour quelqu'un qui ne voulait pas être officiellement en couple, il faisait tout comme si c'était le cas, se dit-elle en souriant alors qu'elle attendait le chauffeur qu'il lui avait fait envoyer.
Honnêtement, elle aurait plus volontiers utiliser l'hélicoptère de la société de son père pour se rendre dans les Hamptons, mais Bennet avait insisté pour se charger de tout, et elle n'avait pas voulu s'opposer à lui. Elle avait découvert une autre raison de ne plus se fâcher avec lui, que la crainte de ses réactions : l'envie de lui faire plaisir, tout simplement. Les SMS les plus sages qu'ils avaient échangés avaient laissé entendre à Meredith que son architecte avait mis du coeur à l'ouvrage pour préparer sa venue, et c'était plutôt mignon. De par son rang, elle aurait trouvé ça normal de la part de n'importe qui d'autre, mais là, on parlait d'un homme auquel elle était en train de s'attacher jour après jour.
Le dernier message de Bennet fit vibrer son téléphone alors qu'elle se trouvait dans l'ascenseur de l'immeuble de ses parents, prête à rejoindre le véhicule affrété par son ... compagnon ? Il ne serait pas là pour l'accueillir ? Elle pinça les lèvres, un peu contrarié. Elle comprenait parfaitement que Bennet ne puisse refuser un rendez-vous d'affaires avec un client tel qu'un sénateur, mais ... soyons francs, elle appréhendait un peu de rencontrer sa famille, et savoir qu'il ne serait pas là ... Enfin, ils n'y pouvaient rien ni l'un ni l'autre, alors autant ne pas se rendre malade. Les choses se passeraient comme elles devaient se passer ; Meredith n'avait aucune crainte quant à sa propre attitude, seules les circonstances rendaient le tout un peu étrange.
Elle dormit durant une bonne partie du trajet en voiture, et passa le reste de son temps au téléphone avec son assistante, afin de s'assurer que le chantier avait toujours, à Whistler, et qu'aucun impératif ne nécessiterait un retour anticipé. Même son père s'était abstenu de trop la déranger à ce sujet, depuis qu'elle lui avait fait suivre cet arrêt de travail fourni par Elinor Caldwell ; ils n'en avaient pas parlé directement, mais Meredith savait que le chef de la famille Carmichaël s'était fait du soucis pour elle. L'idée lui avait mis un peu de baume au coeur.
A 17h15 - il y avait eu quelques ralentissements sur la route - le chauffeur la déposa devant un élégant manoir victorien ; elle envoya rapidement un SMS à Bennet, qui lui répondit en retour qu'il était toujours coincé en rendez-vous. Bien - enfin, façon de parler. Elle suivit donc la gouvernante dans la maison, observant les lieux avec attention, et une certaine curiosité. Toutes deux traversèrent un petit salon, dans lequel Meredith ne manqua pas de repérer un superbe demi-queue Steinway en acajou ; alors qu'elle longeait le piano pour traverser le salon en question, ses doigts caressèrent le bois ; Bennet ne jouait pas, pour autant qu'elle sache, et elle se demanda qui était musicien chez les Monaghan. Qui que soit cette personne, elle venait de mettre Meredith dans des dispositions d'esprit un peu plus apaisées, sans même le savoir. La musique avait toujours eu cet effet sur elle, et elle serait devenue concertiste, si cela avait été une activité convenable chez les Carmichaël.
La pièce suivante qui l'attendait était un salon de nettement plus grandes dimensions, meublé à l'anglaise, dans lequel trônait une femme qui ne pouvait être que la grand-mère de Bennet, et, de l'aveu même de son architecte, leur chef de famille. Meredith, parfaitement aguerrie aux règles de préséance, ne se formalisa pas que son hôtesse ne se lève pas, et se rapprocha au contraire pour la saluer, non sans avoir auparavant, par réflexe, lissé la jupe de sa robe blanche fleurie de rose, toute sage avec ses manches trois-quarts et sa longueur au genou.
Sur l'invitation de Georgiana Monaghan, elle s'assit sur un fauteuil tout proche et la discussion s'engagea alors que toutes les deux attendaient le thé commandé par l'aïeule. Très vite, Meredith se décomposa : Bennet l'avait averti de la franchise de sa grand-mère, mais elle n'aurait pas imaginé que ce fut à ce point. Elle rougit.
- Le voyage a été excellent, je vous remercie.
Elle ne sut que répondre à la suite et, plutôt que ressembler à une pouliche égarée qui hennit au hasard, elle opta pour un silence diplomatique. Sa propre mère n'aurait jamais parlé des choses de cette manière, mais cela avait finalement quelque chose de rafraîchissant. Meredith imaginait assez facilement pourquoi Bennet vouait une telle admiration à son aïeule. Elle avait tout d'une maîtresse-femme, élégante au possible avec son tailleur Chanel blanc cassé, ses perles et son chignon impeccable, et sûre d'elle. Ce n'était certainement pas d'elle que Bennet avait hérité sa réserve et son extrême rigueur en société ; de sa mère, peut-être ? Celle-ci ne serait pas là, et Meredith se prit presque à la regretter : elle se sentait finalement assez curieuse de découvrir la famille de son architecte.
- Je crois savoir que mère prépare actuellement un gala de bienfaisance, effectivement. Je ne l'ai guère croisée ces derniers jours.
Depuis qu'elle était à Whistler, Meredith se sentait loin de tout ça. Elle comprenait mieux pourquoi son père n'avait jamais témoigné grand intérêt aux oeuvres de charité, tout en étant un des plus gros donateurs de New York. Le travail primait ; c'était plus intéressant. Enfin ... il lui semblait qu'il s'agirait du premier gala de la saison, à New York, prévu début septembre. Sa mère était passionnée de tout ça, et siégeait dans d'innombrables comités d'administration.
La conversation s'interrompit quand le thé leur fut servi, permettant à Meredith de relâcher son attention quelques secondes ; elle attrapa un sucre et un nuage de lait pour agrémenter l'Earl Grey très noir, préparé l'anglaise, et, tandis que Georgiana et elle sirotaient leur boisson en silence, Bennet arriva enfin. Non pas que le temps ait paru long à l'héritière, d'ailleurs ; elle était simplement heureuse de voir son architecte. Elle lui sourit d'ailleurs, tout en notant qu'elle n'était pas la seule. Georgiana semblait encore plus ravie de voir son petit-fils que le propre grand-père de Meredith l'était, quand elle débarquait dans l'immense manoir du Connecticut. Elle, dut se contenter d'une caresse discrète alors que l'architecte avait pris son aïeule dans ses bras ; Meredith le comprenait parfaitement. Les circonstances étaient particulières. Fidèle à ce que Meredith avait toutefois découvert d'elle, la grand-mère de Bennet se releva presque aussitôt dans un clin d'oeil à son égard, pour les laisser seuls. La jeune femme lui répondit d'un sourire amusé ; elle aimait bien l'aînée de la famille Monaghan, mais, soyons honnêtes, elle ne bouda plaisir à retrouver les bras et les lèvres de Bennet, qui, presque aussitôt, la conduisit à sa chambre.
Elle embrassa la pièce des yeux : la décoration était plus épurée que dans le salon, et portait la touche de Bennet. Des brassées de fleurs répandaient leur parfum et, dans un coin de la chambre, son set de bagages attendait sagement que leur propriétaire décide de défaire elle-même ou non ses valises. Un paquet était posé sur le lit, à son attention. Avant même de l'avoir ouvert, elle se tourna vers Bennet et l'embrassa.
- Je vous remercie.
Puis, devant son architecte qui semblait presque impatient, elle ouvrit la boîte. Celle-ci contenait un maillot de bain, et Meredith sourit de ce clin d'oeil fait à la soirée piscine de St Barth.
- Il est très beau. Je devrais l'essayer, qu'en pensez-vous ?
Elle avait prit un air mutin pour poser sa question ; elle ne pensait pas être amenée aussi tôt à lui dévoiler ses dernières acquisitions de lingerie, mais elle n'y voyait pas le moindre inconvénient.
BY .TITANIUMWAY


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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Ven 14 Aoû - 23:58


...
Bennet et Mer
La conversation avec l’aïeule des Monaghan fut des plus cordiales et courtoises. Meredith avait d’ailleurs fait une très bonne première impression à la chef de famille. Elle espérait cependant que Meredith ne soit pas aussi faible que Charlotte, qui, bien que charmante au premier abord, n’avait pas supporté la vie avec Bennet. Il fallait dire que l’architecte n’était pas facile à tenir. Meredith aurait-elle les épaules assez solides pour le faire ? La grand-mère ne voulait plus entendre parler de jeunes filles désespérées par le fait d’avoir un jour croisé la route de son « petit chouchou », car oui, aussi étrange que cela puisse paraître et malgré tout ce qu’il avait pu lui faire voir, il restait son préféré parmi ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants. Tout le monde le savait chez les Monaghan, Bennet pouvait faire ce qu’il voulait, Gran ne pouvait lui en vouloir trop longtemps. Ses cousins étaient d’ailleurs jaloux par rapport au fait qu’il pourrait être favorisé au moment de la mort de la matriarche de par l’héritage.
Lui s’en fichait comme de sa première paire de chaussettes. Tout ce qu’il désirait était surtout de voir sa grand-mère en forme. Le reste... L’héritage... Il n’en avait pas besoin, et ses cousins non plus d’ailleurs, tout le monde se portant plutôt bien financièrement parlant dans la famille.

Meredith plu donc à Georgiana qui laissa son petit-fils profiter de sa nouvelle compagne, si elle pouvait la considérer comme telle, à l’instant où ce dernier entra dans la pièce.
Bennet prit le relais et ne tarda pas à conduire Meredith dans « sa » chambre. Il n’avait qu’une envie, l’avoir pour lui seul. La prendre dans ses bras, la voir nue, l’embrasser, la dévorer, l’habiller, la déshabiller, la toucher... Bref, être avec elle.
Le cadeau qu’il lui avait fait, bien qu’étant un clin d’œil à leurs retrouvailles à St Barth, était aussi un merveilleux moyen de la voir nue assez rapidement.
Il s’installa dans le petit sofa de la chambre de Meredith et l’invita à le rejoindre en lui tendant les bras. Il allait l’aider à essayer son cadeau, c’était la moindre des choses !

_ « Je vais vous aider. » A savoir si ce qu’il était en train de faire l’aidait bien. Quand il eut les mains de Meredith dans les siennes il la fit s’installer à califourchon sur lui. Comme il en avait l’habitude depuis qu’il avait plus ou moins pris conscience de son admiration pour elle, il ne la quitta pas des yeux et ne cessa pas de sourire à la façon de quelqu’un d’affamé sur le point de manger la meilleure viande au monde. Meredith n’était évidemment pas considéré comme un vulgaire bout de viande, par contre, il la voyait bien comme le quelque chose de « meilleur au monde ».

_ « Vous m’avez manqué Mlle Carmichael. [...] Terriblement... » Parler et l’embrasser en même temps devenait une habitude pour Bennet. Normalement, quand il couchait avec une fille il faisait en sorte qu’elle ne parle pas et lui encore moins, mais là... Il n’y avait plus vraiment de règles.
Il y avait évidemment beaucoup de vrai dans ce qu’il disait mais jamais il ne le lui aurait dit autrement qu’en lui retirant sa robe. Cela rendait son aveu moins vrai. Comme s’il ne parlait que de l’acte sexuel. En réalité, tout chez elle lui avait manqué mais il n’était pas encore prêt à en faire l’annonce officielle. Pas encore réellement conscient non plus de ce qu’il se passait en lui.
Il la déshabilla entièrement, et, comble de la torture, l’aida ensuite avec son nouveau maillot. S’il avait su que ce serait si galère, il aurait pris un deux pièces. Il voulait absolument la voir avec. Elle était délicieuse et cela se lisait dans les regards qu’il ne cessait de lui lancer.

_ « Ce maillot était fait pour vous. » Vous auriez pu lui mettre un sac à patates sur le dos, elle aurait toujours été aussi délicieuse.
Il l’attira à nouveau vers lui et cette-fois-ci se leva pour l’aider à retirer cet objet de malheur qui maintenant l’empêchait de la voir nue !
La déshabiller une deuxième fois fit monter encore d’un cran le désir de Bennet. Ce fut assez rapide et il l’allongea sur le sofa.

Leurs retrouvailles se firent donc là, dans cette chambre que Meredith n’utiliserait que maintenant. Ce soir, elle dormirait avec Bennet dans ses quartiers et le lendemain aussi etc... A moins qu’elle le lui refuse. C’était encore une possibilité. Il l’aurait compris puisque lui-même n’était pas un fan du partage de couche. Il en aurait néanmoins été déçu.
Pour ne pas recevoir de refus et surtout, pour ne pas avoir à gérer une intendance dont il n’avait que faire, il ne proposerait rien. Pour ses vêtements, et bien... Elle se débrouillerait ? Il ne défaisait jamais ses valises. Ne les faisait jamais non plus. Assisté !
Toutes ces choses l’ennuyaient terriblement !

Aussi bon amant que soit Bennet, la vue de ce corps qu’il aimait tant le rendit quelque peu « pressé ». En espérant que Meredith ne lui en tienne pas rigueur, il se rattraperait le soir même. Cela ne lui était pas encore arrivé d’ailleurs. Il gardait toujours plus ou moins un certain contrôle mais pas aujourd’hui.
Ils restèrent quelques minutes immobiles et haletants. Bennet avait pris dans ses bras Meredith dont il caressait la nuque.

_ « J’aimerais vous faire visiter la propriété. Ensuite nous prendrons un apéritif avec Gran et ses invités, puis nous dînerons tous ensemble. La journée de demain sera à nous. » Georgiana avait invité quelques amis, non pas pour qu’ils voient tous Meredith, non, mais parce qu’elle le faisait tous les ans à la même date. Bennet et Meredith ne pouvait y échapper. Il avait bien tenté une esquive mais impossible !
Il y aurait des personnes assez âgées mais d’autres plus jeunes également, de l’âge de Bennet. Personne de celui de Meredith par contre.


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Lun 17 Aoû - 0:16




Meredith & Bennet
Holidays

Si elle avait manqué à Bennet, la réciproque était vraie. A la seconde où elle attrapa les mains qu'il lui tendait pour qu'elle le rejoigne, elle retrouva la sensation familière de frisson qui la prenait toujours quand il la touchait. Un jour ou l'autre, il faudrait qu'elle se penche sur cet épineux problème, sinon la situation allait devenir intenable. Elle ne pouvait pas décemment continuer à avoir autant envie de faire l'amour avec lui, même si ça aussi, c'était réciproque. La sensation de manque venait d'ailleurs de là, n'est-ce pas ?
Quoiqu'il en soit, elle se retrouva assise sur ses genoux, à califourchon, comme cela avait déjà été le cas des dizaines de fois, et avec plus qu'une seule envie : qu'il la déshabille, et qu'elle en fasse autant pour lui, sans jamais arrêter de l'embrasser. Ses baisers aussi la rendait folle, peut-être plus encore que tout le reste : ils annonçaient systématiquement la suite.
Une suite qui, en l'occurrence, fut différée par l'essayage du maillot. Déjà, à St Barth, elle avait laissé Bennet choisir un soir, avant de sortir. Elle trouvait quelque chose de terriblement excitant dans la perspective de lui laisser les rênes de sa tenue, de le laisser décider ce qui serait le plus sexy à ses yeux à lui. Elle aurait bien affirmé qu'elle s'était sentie plus belle que jamais ce jour-là, à St Barth, mais cette sensation devenait permanente, quand elle était avec Bennet. Aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle : le maillot choisi par Bennet lui allait parfaitement, sans compter qu'en matière de séduction, sa préférence était toujours allée aux maillots une-pièce, plus subtiles que les bikinis.
Elle se sentit néanmoins soulagée quand son architecte fit glisser le morceau de tissus, et qu'elle se retrouva nue à nouveau. Il y avait eu trop de tension entre eux avant pour qu'elle puisse profiter réellement du cadeau. En quelques minutes et quelques coups de reins, Bennet scella leurs retrouvailles ; même sans lui avoir permis d'atteindre le haut de la vague, c'était encore bon. Elle aurait presque pu le détester pour ça. Elle aurait dû, même si c'était la première fois : elle se sentait frustrée - physiquement frustrée - et elle risquait de le rester un bon moment, vu ce qu'il était en train de lui annoncer. Pourtant, elle choisit tout de même l'étreinte de ses bras, jusqu'à ce qu'ils doivent se rhabiller.
Si la visite de la propriété l'intéressait, pour essayer de découvrir un peu plus de choses sur son architecte, la perspective d'un dîner officiel la laissait dubitative. C'était justement un peu trop officiel ; rien à voir avec le "au jour le jour" sur lequel ils s'étaient engagés tous les deux à St Barth.
Rapidement, elle enfila ses sous-vêtements, et remit sa robe du jour, qui traînait nonchalamment sur un le guéridon à côté du sofa ; elle trouverait le temps de se changer ultérieurement. De toute manière, il fallait qu'elle fasse défaire ses bagages. Ici, aujourd'hui, elle n'avait pas la moindre envie de s'en occuper elle-même. Elle prit tout de même la peine de troquer ses escarpins à talons aiguilles contre une paire de sandales elles aussi hautes perchées, mais au talon plus épais. La sensation de s'enfoncer dans l'herbe l'insupportait, et elle doutait d'y couper au regard de ce qu'elle avait vu en arrivant.
Bennet s'était également rhabillé, et elle le suivit, le laissant décider s'il souhaitait lui donner le bras, ou à la main, ici, sur "ses terres".
- Le dîner donné par votre grand-mère a-t-il un objectif particulier ?
Par pitié, que ce ne soit pas un de ces assommants dîners de charité tels qu'il s'en pratiquait des dizaines dans les Hamptons, en effectif réduit, et où la conversation se tarissait immanquablement en moins d'une heure, personne n’osant y parler d'autre chose que de charité, ni n'ayant de quoi alimenter la discussion pendant un repas complet.
Rien de trop officiel non plus. Elle ne savait pas comment elle serait présentée, comment sa présence ici serait justifiée, mais tous les ingrédients lui semblaient réunis pour les mettre, Bennet et elle, face à quelque chose qu'ils ne voulaient pas voir pour le moment. La grand-mère de Bennet lui avait paru assez fine pour ne pas tenter de forcer une officialisation de quoi que ce soit entre eux volontairement, mais involontairement ? D'un autre côté, ils ne s'étaient jamais vraiment cachés ; combien de personnes aujourd'hui, dans leur monde, pouvaient les considérer déjà en couple ? Allez, autant ne pas se rendre malade avec ça. Elle avait un premier objectif sur lequel se concentrer : en apprendre plus sur Bennet. Elle avait finalement l'impression d'en savoir si peu : ils ne parlaient que peu de leurs familles respectives, de leurs amis. Elle ne savait même pas quel type de musique il aimait, et si jusqu'à présent elle s'en était très bien portée, ce genre de questions la taraudait de plus en plus souvent. Tant qu'ils restèrent à l'intérieur, Bennet lui faisant visiter les différents salons, elle n'osa trop l'interroger ; cette bête habitude de discrétion qu'elle avait prise à Whistler, depuis que le moindre événement de sa vie - et de celle de Bennet et d'autres - y compris le plus secret atterrissait sur le net sans qu'elle sache comment. Seul le petit salon dans lequel se trouvait le piano lui fit ouvrir la bouche pour autre chose que les considérations esthétiques classiques de la visite d'une belle demeure.
- Votre gouvernante m'a fait passer par là tout à l'heure, pour rejoindre votre grand-mère. Qui joue du piano dans votre famille ?
Tout en le questionnant, elle n'avait pu s'empêcher d'ouvrir l'instrument ; comme sur son propre piano, chez ses parents, les touches d'ivoire avaient été jaunies, patinées par des années de pratique. Celui ou celle qui jouait, ici, avait sans doute un bon niveau. Encore que ... En appuyant doucement sur quelques notes, afin de tester la sonorité du demi-queue, elle venait de s'apercevoir qu'il était à peine désaccordé ; peut-être, aujourd'hui, n'était-il plus autant utilisé.
- C'est un bel instrument.
Qu'elle aurait volontiers testé, n'eut été sa répugnance de toujours à ce qu'on l'entende ; c'était assez paradoxal, d'ailleurs, pour quelqu'un qui se serait également imaginée en pianiste de concert.
- Vous ne jouez pas, n'est-ce pas ? Mais aimez-vous la musique classique ?
Vraiment. Il l'avait déjà accompagnée à l'opéra, mais elle n'avait pu déterminer à l'époque s'il affichait une satisfaction de façade, ou si les performances vocales et musicales l'avaient réellement conquis.
Et s'il n'aimait pas cela ? Demain, ils seraient amenés à passer plus de temps que jamais ensemble, y compris des soirées. Meredith ne les imaginait pas faire machine arrière après avoir dormi tant de fois ensemble pendant ces vacances ; ils ne passeraient peut-être pas tout leur temps ensemble, mais une grosse partie de ses soirées, de ses nuits et de ses matins risquaient de lui être consacrées, en plus des journées de travail. Jamais elle ne pourrait se passer aussi longtemps de piano.
- Le temps est radieux. J'ai hâte que vous me fassiez visiter le jardin.
Des fenêtres de la maison, les extérieurs de la propriété, entièrement fleuris à l'anglaise pour ce qu'elle en voyait, lui semblaient follement attirants. Tous ces mois passés à Whistler, loin des gratte-ciels new yorkais, étaient en train de la transformer en amatrice d'extérieur, voire même de grands espaces. Pendant ses deux jours à New York, elle s'était prise à rêver d'autre chose que Central Park, aussi dépaysant que soit le lieu au milieu de la ville.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mar 18 Aoû - 12:53


...
Bennet et Mer
Etrangement, de par son caractère, on aurait pu penser que Bennet était un amant très égoïste mais non. Il tentait toujours au mieux de contenter ses partenaires. Pour leur bien, mais aussi pour sa réputation, oui, pas fou ! En cette fin d’après-midi, malheureusement, il avait failli. L’excitation de retrouver Meredith avait été trop grande et ... Il n’avait pas été capable de se contrôler. Bon... Elle n’aurait surement pas à s’y faire, sauf longue séparation, mais il se ferait pardonner. Elle serait sa principale préoccupation durant toute la nuit !
L’avantage de ses quartiers était qu’ils se trouvaient à l’opposé de ceux de sa grand-mère, il pouvait donc, plus ou moins y faire tout le bruit dont il avait envie !
Il avait exigé à l’adolescence d’avoir SON propre espace ! Plus grand que celui de ses cousins (James, Harold et Peter), qui, en même temps, n’avaient ni un père architecte, ni des talents pour l’aménagement ! Georgiana avait accepté à une condition : Que Bennet s’occupe des plans et de gérer les travaux. Pas de souci ! Il avait géré ! Il avait aussi été contraint de dormir dans la poussière au départ, puis dans une chambre « moisie » ensuite, le temps d’attendre la fin des nouveaux aménagements. Une fois le tout fait... Il avait donné des fêtes privées tout l’été, ses cousins étaient finalement ravis car conviés et l’été qui suivit celui des fêtes, Bennet avait été banni de la demeure ! Que de souvenirs forts. A n’avoir fait que des bêtises, sa grand-mère n’avait plus voulu de lui. Ce qu’il était malheureux... !
Meredith et lui seraient donc très bien dans son antre, à savoir une immense chambre comprenant également un petit espace salon cosy, ainsi qu’une salle d’eau ne possédant certes, pas de baignoire mais une douche à l’italienne dans laquelle il était certain qu’ils tenaient à 5. Meredith rencontrerait peut-être même au moins l’une des quatre autres personnes ce soir.
La soirée organisée par sa grand-mère était formelle sur le papier mais jamais vraiment en pratique. La question de Meredith le fit donc sourire gentiment.

_ « Oui, réunir les amis de grand-mère. En temps normal nous sommes tous là mais mère ne pouvait pas rester, père la suit quoi qu’il arrive, mon oncle est à Tokyo, mes cousins... Sont quelque part et font quelque chose. Seront présents des amis de la famille, tous possédant une résidence ici. Peut-être en connaitrez-vous certains. » Il lui semblait que les Carmichael avait eu une propriété ici... Quand il n’avait encore qu’une vingtaine d’années sa mère et sa tante passaient des après-midi à énumérer le nom des potentielles brus digne de ce nom et celui de Meredith revenait souvent. Désespoir pour Susan Monaghan, la mère de Bennet, son rejeton avait 8 ans de plus que la petite héritière et à l’époque, il était difficile de les imaginer ensemble ! Elle voulait que son fils se marie jeune et Meredith ne serait pas encore réellement en âge de le faire... Dommage. Lui, s’en contre fichait ! Meredith Carmichael n’était qu’un nom et si il ne pouvait pas coucher avec tout de suite, ce n’était pas la peine d’espérer qu’il s’y intéresse !
Aujourd’hui, la petite Meredith avait bien grandit et finalement, elle était devenue la seule et unique qui intéressait Bennet.

Après leurs courts ébats ils se rhabillèrent afin de visiter la demeure. Bennet avait tenté de mette sa patte mais Georgiana était très difficile à changer. Elle aimait le kitch anglais... Certains de ses canapés donnaient la nausée à Bennet mais il n’y avait rien à faire, elle désirait les garder, fort heureusement, la plupart de ses horreurs se trouvaient loin des regards des invités !
Ils passèrent devant le piano, il avait presque oublié que Meredith jouait. La seule fois où il l’avait entendue, il l’avait également vu dans les bras d’un autre... Il n’aimait pas ce souvenir même s’il était conscient de s’être lourdement trompé sur l’interprétation de l’étreinte entre sa boss et son meilleur ami.

_ « Mon oncle Paul et mes cousins. » De son côté ils ne jouaient pas. La musique ne venait qu’en secondaire. Oh... Bennet chantait... Sous la douche, tout seul, un peu saoul... Ou alors saoul, avec une fille, sous la douche. Il ne jouait de rien mais appréciait quand son oncle se mettait au piano, il lui semblait pourtant que cela n’était pas arrivé depuis des lustres.

_ « Je ne joue pas non. – Je n’aime que les belles choses, la musique classique en fait évidemment partie. Je m’y connais bien moins qu’en art, mais j’apprécie tout autant. » En boîte de nuit, clubs, bars... Il était d’ailleurs bien souvent importuné par ce qu’ils passaient. Heureusement, avec des moyens, on avait accès à des établissements qui passaient autre chose que du Pitt Bull. HEUREUSEMENT !
Ils finirent par sortir dans ce qu’eux appelaient le parc. Il y avait toute une partie réquisitionnée pour le cocktail avant le dîner. Du monde commençait à s’afférer à tout mettre en place. Ils devaient d’ailleurs être à l’œuvre depuis déjà quelques heures. Cela n’intéressait pas Bennet de toute façon. Il entraîna Meredith vers la piscine. Les lieux étaient très agréables. Ici aussi il avait passé beaucoup de temps. Ses cousins et lui y avaient d’ailleurs pris leur première cuite, ils y avaient fumé leurs premiers cigares. Harold y avait perdu sa virginité !

_ « Je viens ici depuis tellement longtemps... C’est la maison de famille par excellence pour nous. Ma grand-mère voulait absolument une demeure dans les Hamptons. Cette maison est leur première acquisition aux Etats-Unis. C’était une ruine quand ils l’ont achetée. Mon grand-père faisait la navette entre ici et Boston et ma grand-mère s’occupait des travaux. – Oh, vous voyez le toit là-bas, un peu plus loin ? » Il lui désigna à l’autre bout du jardin, une maison voisine, beaucoup plus petite qui semblait avoir été construite sur leur terrain, ce qui était le cas...

_ « C’était à moi. Charlotte voulait absolument un pied à terre à nous ici, j’ai donc fait construire en achetant une parcelle du parc. – Si elle ne l’obtient pas au divorce, ce sera détruit je suppose. » Lui n’en voulait pas mais il se battrait pour l’avoir. Problème, de son côté Charlotte faisait pression pour obtenir leur maison de Boston. Maison offerte par ses grands-parents à son père au moment de son mariage et ensuite donné à Bennet et Charlotte à leur union. Il refusait donc catégoriquement qu’elle l’obtienne.
Il était assez fier de lui car il était parvenu à parler de Charlotte sans pour autant s’énerver. C’était une première.

_ « Vous aviez également une maison ici non ? On s’est peut-être croisés plus jeunes... Mon cousin Peter doit avoir votre âge. On organisait des fêtes ici... Beaucoup. » Elle était à l’époque définitivement trop jeune pour lui et une fois 25 ans, il était en couple et ses maitresses, exceptée une, ne faisaient pas partie de leur monde. Meredith aurait très bien pu rencontrer son cousin. Peter était plus timide que les autres mais comme tout jeune homme, il avait eu les hormones en folie... Bennet était heureux de ne jamais avoir entendu dire que Peter avait goûté à Meredith.
A quoi ressemblait-elle petite ?
C’était assez drôle de se dire qu’ils avaient grandi aux mêmes endroits mais ne s’étaient pas croisés ou si peu. Effectivement, il y avait cette différence de fortune entre leurs deux familles mais les Monaghan avaient toujours fréquenté du beau monde. Ils avaient grandi en parallèle l’un de l’autre.

Ils continuèrent leur promenade en discutant jusqu’à arriver au pied des fenêtres de Bennet. Il les lui désigna.

_ « Là-bas, ce sont vos fenêtres. Ici, les miennes. Nous ne sommes pas loin. – J’ai dans l’espoir de vous faire visiter les lieux ce soir. » Il la regarda en souriant. La regarda vraiment. Décidément, il n’aimait pas ce brun. Pas du tout même.
Il la prit par la taille et lui retira une mèche, qui, poussée par le vent était venue se mettre trop près de son œil. Bennet embrassa sa dulcinée sur les lèvres mais par un simple baiser très chaste. Il garda la mèche entre ses doigts, jouant avec.

_ « Je suis certain que le roux vous irait mieux. Il sublimerait votre teint ainsi que vos yeux. » Le blond lui manquait terriblement ! Il n’aimait que les blondes ! Du moins en théorie mais ce que cela lui manquait ! Ceci dit, il était certain que le roux lui irait encore mieux.
Il n’avait aucune envie de la vexer, évidemment, mais ce brun lui durcissait les traits. Trop à son goût.
Il la garda dans ses bras. Le temps était passé plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Il entendit l’une des pendules sonner, ils allaient devoir aller se préparer. Il ne voulait pas la lâcher mais...

_ « Il va falloir que nous allions nous préparer pour le dîner... Chacun de notre côté parce que, si nous prenons une douche ensemble les choses vont déraper et nous serons en retard. Gran ne supporte pas les retardataires... » Il était pourtant coutumier du fait.
Il ne parvenait pas à lâcher Meredith, tout ce qu’il faisait c’était la toucher et l’embrasser. Une employée passa d’ailleurs non loin d’eux. Il s’en fichait.

_ « Il va falloir que vous arrêtiez de m’allumer... » Façon de parler et touche d’humour. C’était lui qui était incapable d’être près d’elle sans avoir besoin, carrément, de la tripoter.
Il lui souriait toujours et cette fois-ci l’embrassa franchement. Si elle ne l’arrêtait pas, ils seraient en retard. Elle devrait donc le repousser !


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mar 18 Aoû - 23:20




Meredith & Bennet
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Bon ... dîner formel, mais finalement pas tant que ça. C'était parfait, sa présence paraîtrait plus naturelle. Ce qu'elle pensait honnêtement d'une officialisation ? Elle ne savait pas vraiment en fait. A priori, cela ne la gênait pas tant que ça ; ç'aurait été nouveau, certes, dans la mesure où aucune de ses précédentes relations n'avait eu beaucoup d'importance, mais pas forcément effrayant pour elle. Pas si Bennet était capable de l'assumer lui aussi ; la véritable pierre d'achoppement était là. A ce jour, elle ne croyait vraiment pas que Bennet aurait accepté qu'on les prenne pour un couple, et elle ne voulait pas prendre le risque de le perdre pour ça. L'idée qu'il n'y aurait également que Bennet et sa grand-mère pour représenter la famille Monaghan lui convenait mieux également, même si elle découvrait au passage qu'il avait un oncle et des cousins. Une part d'elle aurait peut-être aimé les rencontrer, par curiosité, mais la sécurité de sa relation naissante avec Bennet primait. Il n'était en revanche pas impossible, comme son architecte le sous-entendait, qu'elle connaisse certains des invités ; le monde de la bonne société - la vraie - était somme toute assez réduit, et les Hamptons favorisaient particulièrement les échanges informels et les rencontres.
- C'est très possible, nous verrons bien cela.
De toute façon, maintenant qu'elle avait pris sa décision de se concentrer sur la visite proposée par Bennet, elle ne comptait plus repenser à ce dîner avant ce soir, à part pour réfléchir à ce qu'elle porterait. Quelque chose d'informel, mais pas trop ... Elle avait préparé ses bagages si rapidement qu'elle n'était même pas certaine de ce qu'elle avait emmené. Cela n'allait pas lui faciliter la tâche.
- Pouvez-vous faire demander à une femme de chambre de défaire mes bagages, avant que nous sortions ? J'en aurai besoin tout à l'heure.
Femme de chambre, gouvernante ... Qu'importe. Elle ne connaissait pas l'étendue du personnel de maison des Monaghan, mais tant que les choses étaient faites, elle ne voulait pas le savoir. C'était exactement le genre de détails qu'elle appréciait pouvoir confier à son assistante ; elle ne voulait pas s'en préoccuper.
Maintenant qu'ils avaient quitté sa chambre, tout cela avait d'ailleurs été relégué très loin dans son esprit. Elle verrait le moment venu, devant sa penderie, ce qu'elle porterait, et voilà. Elle faisait confiance à son bon goût pour ne pas avoir à réfléchir trop longtemps.
Il était beaucoup plus intéressant de ce concentrer sur les propos de Bennet. Bon ... elle n'était qu'à moitié convaincue cela dit de son amour pour la musique classique ; disons qu'il n'était sans doute pas habité comme elle pouvait parfois l'être. Elle comprenait : elle-même appréciait la peinture, mais pas au point d'en être obsédée. Disons qu'ils avaient chacun leur domaine, et des points de recoupement.
C'est surtout dans le parc que les choses se révélèrent intéressantes. Bennet se montra rapidement bavard, comparé à d'habitude, à la plus grande surprise de Meredith. Quoique ... son amour pour l'endroit transparaissait plus encore maintenant qu'ils avaient rejoint les extérieurs, mais déjà dans la maison, elle avait senti un attachement particulier. Donc il était famille. Elle avait déjà noté qu'il parlait volontiers de sa mère ou de sa grand-mère, mais c'étaient les seules personnes pour lesquelles il avait exprimé de l'affection jusqu'alors. Elle découvrait aujourd'hui, à travers les anecdotes qu'il lui faisait partager, que ce n'était pas le cas. Apparemment, ses cousins comptaient également, même si évidemment, les choses ne se disaient pas de la même façon.
Elle buvait ses paroles, avide de mieux le connaître. Une telle situation aurait été impensable, dix jours auparavant. Elle l'avait vu faire des efforts à St Barth, après leur dispute, mais rien comme aujourd'hui. Aujourd'hui, les choses semblaient couler de source pour lui ; une part d'elle espérait le voir toujours un peu comme ça. Le plus incroyable dans tout ça fut sans doute de l'entendre prononcer le nom de Charlotte sans qu'aussitôt son front s'habille d'une barre de haine, comme c'était toujours le cas. Par précaution, elle ne commenta pas ses explications. Elle se contenta d'espérer, intérieurement, que l'ex-femme de Bennet n'obtiendrait pas ce qu'elle voulait ; Meredith était à peu près certaine que Bennet préférerait réintégrer la parcelle au parc.
- Père a vendu il y a un an environ ; il cherche actuellement un autre bien dans la région. Mais j'ai passé beaucoup de temps ici, effectivement.
Pour être exacte, elle avait longtemps partagé ses vacances entre St Barth et les Hamptons puis, adolescente, quelques destinations plus exotiques, en Europe ou en Polynésie Française. Elle adorait la Polynésie, en dépit de son éloignement.
- Je n'ai toutefois pas souvenir d'être déjà venue ici. Ni d'avoir croisé le chemin d'un Monaghan, à vrai dire.
D'un autre côté, elle avait eu sa dose de fêtes, fut une période. Qu'elle ne soit jamais venue était certain, mais elle avait croisé des dizaines de Peter, à qui elle n'avait pas toujours demandé leur nom. Qu'importe. Il est vrai que Bennet et elle auraient pu se croiser ; les Monaghan venaient de Boston, ce qui excluait des rencontres à la morne saison, mais l'été ... Bennet était-il aussi sévère et froid quand il était plus jeune ? Dernièrement, il avait changé avec elle, c'est vrai, mais qui était le vrai Bennet ? Globalement, elle l'avait toujours vu austère, et pas seulement avec elle. Elle ne pouvait croire que son caractère naturel soit celui de l'homme charmant et prévenant avec lequel elle conversait. Pourtant ... C'était aussi pour ça qu'elle avait besoin qu'ils prennent les choses au fur et à mesure, tous les deux ; elle ne voulait pas découvrir demain que son caractère naturel refaisait surface. Elle le voulait toujours comme il était aujourd'hui.
Quand il l'attrapa par la taille, elle se laissa volontiers faire. Il semblait se moquer qu'on les voie ainsi, proches. La grand-mère de Bennet avait beau se douter que Meredith n'était pas venue ici en tant que boss de Bennet, l'héritière restait surprise de la détente qu'il affichait à l'égard de leur relation. Elle décida de savourer le moment, et le flirt que Bennet venait de réintroduire dans la conversation. Elle aussi comptait bien qu'il lui ferait visiter ses appartements, plutôt deux fois qu'une.
- C'est ce que j'escompte.
Là où il le regardait avec un simple sourire de contentement, elle était beaucoup plus mutine. N'oublions pas qu'il l'avait laissée sur la brèche, quelques heures auparavant. Elle se rembrunit néanmoins un peu quand il lui parla de ses cheveux. Même s'il avait pris de pincettes pour le lui dire, elle comprenait qu'il n'aimait pas beaucoup ce brun. Il n'était pas le seul. Elle se cala contre son épaule, pour éviter de croiser son regard, avant de murmurer un semblant d'explication.
- C'est la seule chose que j'ai eu l'impression de maîtriser, il y a quelques temps. Mais je ne m'y habitue pas plus que vous.
Chaque fois qu'elle se regardait dans une glace, elle voyait quelqu'un d'autre. Non seulement elle ne se reconnaissait pas physiquement, elle qui avait toujours été blonde, mais elle n'aimait pas la façon dont ses cheveux lui rappelaient finalement en permanence la période particulièrement compliquée qu'elle avait connue. Quand elle pourrait retourner chez son coloriste new yorkais sans risque d'abîmer sa chevelure, elle le ferait. Et ... oui, pourquoi pas le roux. Elle n'y aurait jamais pensé autrefois, mais maintenant qu'elle avait franchi le pas une première fois ...
L'instant de malaise ne dura pas, remplacé par quelque chose qui ressemblait bien à de la tendresse ; en tout cas, dans ses bras, elle était bien. Tellement bien que quand il reprit la parole pour annoncer qu'ils allaient devoir se séparer pour se préparer, son être tout entier refusa. Elle savait qu'elle n'aurait aucun mal à l'en dissuader, aussi quitta-t-elle le confort de son épaule pour le regarder dans les yeux, un léger sourire planant sur ses lèvres avant qu'elle l'embrasse.
- J'ai peur de ne pas être d'accord.
Elle avait murmuré à son oreille, tout doucement, mais dans le même temps, ses mains s'étaient activées à dénouer la cravate de Bennet, qui pendait maintenant à son cou. Elle avait fait en sorte de faire ça discrètement, et tant que Bennet ne se séparerait pas d'elle, personne dans la maisonnée ne pourrait le remarquer. De toute façon, il semblait incapable de la lâcher ; il avait annoncé qu'ils devaient se séparer depuis de longues secondes maintenant, mais ses mains étaient toujours sur elle. Elle poussa sa chance. Que faisait-il d'elle, franchement ?
- Je crois au contraire que je ne fais que commencer.
Méthodiquement, elle entreprit de déposer des baisers tout le long de la ligne de sa mâchoire, avant de remonter à ses lèvres pour un baiser qui n'avait absolument rien de chaste. La part la plus pudique d'elle espérait quand même que personne n'aurait l'idée de passer vers eux à cet instant précis ; collée contre lui, à l'embrasser comme elle le faisait, elle devait donner le spectacle d'une jeune femme des plus délurées. Elle l'était, cela étant, surtout avec Bennet, mais elle n'avait pas forcément envie que cela se sache.
- Avez-vous vraiment envie que nous nous séparions maintenant ?
La mnière dont elle l'avait allumé ne lui laissait pas vraiment de doutes sur sa réponse, à vrai dire ; cela lui rappelait l'avion pour Miami, à la différence près que cette fois, elle n'attendrait pas le soir pour avoir ce qu'elle voulait.
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mer 19 Aoû - 12:52


...
Bennet et Mer
_ « Vous vous occuperez de ranger les affaires de Mlle Carmichael. » Ils avaient croisés une femme de chambre quasiment tout de suite après que Meredith a demandé à son architecte de s’en occuper.
Finalement, depuis qu’il était avec elle, il était de moins en moins sympathique avec le petit personnel... Ceci dit, avec les femmes de chambres, il n’avait jamais été particulièrement amical. Sauf avec une, ou deux, et avec Malia. Avec Malia, la gentillesse, à la Bennet, était une obligation ! Malia était au service de la famille depuis quelques temps maintenant et Georgiana bien que sèche avec elle, en était fan. Interdiction, donc, de faire fuir la parfaite gouvernante de Gran ! Bennet et ses cousins en avaient fait fuir plus d’une...
Ce qui était étrange, avec Bennet et ses cousins justement, était qu’ils avaient fait les 400 coups ensemble depuis leurs plus tendre enfance, mais qu’en grandissant, en dehors des vacances en famille, ils ne se voyaient quasiment pas. Ne prenaient pas non plus de nouvelles les uns des autres... C’était une drôle de relation qui finalement fonctionnait assez bien.

La visite commença donc. Concernant la musique classique, effectivement, il n’en était pas un fan inconditionnel. Il pouvait ne pas en écouter, cela ne le gênait pas, pourtant, quand il en entendait, il appréciait fortement. Sans s’y connaître, ses oreilles s’y habituaient rapidement et y prenait goût. Etrangement, Bennet était assez funk, un peu de vieux rap, du vieux rock... Peu étaient ceux qui le savaient mais, il avait eu sa période « gangsta rap » ! Cela faisait fureur dans les pensions pour jeunes gens de la haute !
Hors de question, pourtant, de révéler cela à Meredith ! Il avait bien vu qu’elle écoutait tout ce qu’il lui disait avec grande attention, mais certains secrets devaient rester secret ! Il se tâta d’ailleurs à la mener en bateau mais y résista. Ils n’avaient pas encore suffisamment de base pour qu’il joue au plus fin. La vexer aurait été une erreur tactique. Il l’embêterait avec des questions purement physique, ce serait suffisant pour le moment !

La famille Carmichael avait donc bien elle aussi eu une résidence ici. Dommage qu’ils aient vendu. S’ils trouvaient une nouvelle demeure, peut-être que Bennet pourrait la leur refaire ! Hors de question qu’il perde le nord. D’ailleurs, son portable vibrait dans sa poche... Il fit au mieux pour ne pas s’en préoccuper. Le boulot, le boulot, le boulot... Quoi de plus important ? A l’instant, Meredith.

_ « Quel genre d’adolescente étiez-vous ? » Elle n’était jamais venue ici ?! Pourtant ils invitaient tout ce qui avait des seins à l’époque ! Là encore, peut-être était-ce son écart d’âge avec Meredith qui faisait qu’ils n’avaient jamais fait la fête ensemble avant. Pas même en club ? Pourtant Peter avait son âge ou un an voire deux de plus et dès ses 15 ans il avait suivi ses frères et son cousin partout. – Presque partout ! Ou alors elle était venue et ne s’en souvenait pas. En pleine nuit et un peu saoule... Comment vouliez-vous vous souvenir de tout ? C’était un mystère pour lui qu’elle n’ait jamais entendu parler d’eux. Il fallait également avouer que c’était vexant. N’étaient-ils pas assez bien ? Pourtant ils ne fréquentaient que du beau monde... Ou alors, ils étaient trop délurés ! Il imaginait Meredith comme une jeune fille parfaite. Calme, douce, princesse, certes, mais pas particulièrement extravertie. Lui l’était dès lors qu’il quittait l’école et se retrouvait chez lui. Précieux comme il l’était, ses camarades le croyaient gay... Etant dans une école pour garçons, personne ne pouvait savoir qu’il fricottait à droite à gauche dès que l’envie lui en prenait. Il n’aimait de plus, pas particulièrement les autres garçons de sa classe et ne les fréquentait donc pas hors des cours.
Il était curieux de savoir comment Meredith avait vécu son adolescence et si, elle aussi, avait un tas d’histoires folles à raconter !

Ils se retrouvèrent sous les fenêtres de Bennet.
Qu’on les voie ? Il s’en contre fichait ! Les bonnes n’étaient pas un souci, quant à sa grand-mère, il la savait dans sa chambre à se préparer. La chambre ne donnait pas ici, pas de risque qu’elle le voit.
Il n’hésita donc pas à prendre Meredith dans ses bras et à la dévorer, ou plutôt, à se laisser dévorer. Il était pris à son propre piège. Il comptait réellement sur elle pour stopper net et la voilà qui continuait de l’allumer.
Interlude Jean-Louis David. Elle n’aimait pas non plus sa couleur. TRES BIEN !! Il espérait qu’elle rechange vite. Il n’ajouta rien, ce n’était pas nécessaire et vraiment, il ne voulait pas la vexer.
Revenons à nos câlins... Comment pouvait-il avoir cru qu’elle n’avait été qu’une ado calme et chaste ? Il avait joué avec le feu et maintenant il allait se brûler ! Elle le retenait de la meilleure des façons !

_ « Je devrais arrêter de vous demander votre avis alors... » Il était de moins en moins capable de parler. Tellement occupé à l’embrasser ici et là.
Elle avait réveillé en lui TOUT ce qu’il y avait à réveiller et le narguait maintenant.

_ « Impossible. » Il ne pouvait plus garder ses mains uniquement dans son dos et son cou. Plus ça allait et plus il la poussait contre la porte d’un petit salon derrière eux, les mains passant sous sa jupe. L’une des femmes de chambre les avait vu s’embrasser au début, elle ne repasserait donc pas, quant aux autres... Le mot serait surement passé de ne pas s’aventurer dans ce coin de la maison.
Il était comme un fou. Surtout, ne pas réfléchir. S’il s’était mis à réfléchir, il aurait pu tout envoyer valser, elle avec, en lui demandant comment elle faisait ça. En s’énervant de ne plus avoir aucun contrôle sur lui-même dès qu’elle commençait à l’embrasser. Là... Il ouvrit juste la porte fenêtre qui les fit entrer dans le petit salon. Comme à Miami, ses meilleurs outils de plaisir furent ses mains. Néanmoins, et cette fois-ci, contrairement à Miami, il ne le fit pas « de force ». Il aurait aimé être capable d’arriver jusqu’à sa chambre mais c’était trop loin. Contre le rideau, dans une pénombre naissante, il se mit à genou pour l’embrasser plus intimement.
C’était elle qui l’avait réveillé... Honteux de n’avoir pas été à la hauteur plus tôt, il donnait tout ce qu’il avait maintenant. Ce qu’il entreprenait maintenant n’était pas son exercice préféré mais pour elle, ce n’était pas une corvée, loin de là.
Au bout de quelques minutes il remonta doucement. Il n’avait pris la peine que de lui retirer son tanga. Il la fit lui retirer ceinture et bouton de pantalon plus boxer et la souleva. Il l’installa sur une commode dont il poussa les bibelots et l’un face à l’autre, ils se retrouvèrent à nouveau.
Lui qui ne voulait surtout pas être en retard pris tout son temps, se payant même le luxe de ralentir la cadence et donc, l’arrivée de l’extase.

_ « Vous me rendez dingue... » Evidemment, il ne fallait pas forcément prendre au pied de la lettre ce qu’un homme pouvait vous dire en plein ébat mais en l’occurrence, ici, c’était bien vrai. Ce fut plus un murmure ou un râle qu’une phrase bien audible d’ailleurs.
S’il elle savait tout ce qu’il pensait alors qu’ils étaient ainsi réunis, elle n’en aurait surement pas cru la moitié.
Dès qu’il la touchait il se sentait incapable de ne pas aller plus loin. L’embrasser devenait un besoin vital tout comme de lui faire l’amour. Ne pas succomber aurait été trop douloureux. Il avait besoin d’elle. De son corps, de son parfum, de sa peau, de ses cheveux (même bruns), de sa bouche... Ah... Sa bouche... Ses caresses, son sourire, ses yeux, son style... Tout. Pour le moment, il ne se rendait compte de cela que lorsqu’ils allaient partager un moment doux (ou pas), ce qui ne le faisait pas s’inquiéter outre mesure de la potentielle existence d’un cœur dans sa poitrine. Plus tard, il se poserait des questions mais il se l’était promis à St Barth : « Reste calme. Prend les choses comme elles arrivent. Profite. Détends-toi. Ne t’interroge pas. Ne mets pas de mots sur ce que vous vivez. Aucun mot. Tout se passera bien ! » Chose promise, chose due, il vivait sans s’inquiéter de quoi que ce soit, pas même qu’une femme de ménage ou autre puisse les surprendre !


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mer 19 Aoû - 23:54



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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Ven 21 Aoû - 0:35


...
Bennet et Mer
Il avait eu une excellente professeur en matière de sexe. Comme pour tout, il n’avait pas pris la chose à la légère et s’était refusé à être un amant médiocre. Il avait toujours mis un point d’honneur à donner à ses compagnes d’un soir, ou même plusieurs, cela lui arrivait de garder la même fille plusieurs fois d’affilées, de leur donner, donc, un orgasme. D’une manière ou d’une autre, elles devaient y parvenir ! Meredith ne faisait pas exception à la règle, sauf un peu plus tôt... Effectivement.

Cela l’intrigua quand elle répondit à sa question concernant son adolescence. Il ne savait pas trop quoi penser en réalité. Impossible qu’elle ait été une simple jeune fille prude comme l’avait été Charlotte. Meredith assurait trop entre ses bras pour cela. Une délurée alors ? Mais elle était si sage !
Dans leur milieu, peu de jeunes gens étaient des anges.
Impossible de résister à la pression mise par les parents, comme dit précédemment, sans faire un tas de bêtises.
Pour sa part, Bennet avait souvent été arrêté par la police, viré de clubs et autres détails dont il taisait l’existence. Il n’en avait pas honte mais ce genre de choses n’arrivait plus aujourd’hui, heureusement. Il avait appris à se tenir !
Cela aurait été étonnant que Meredith ait déjà été reconduite chez elle par les policiers de la station balnéaires... Ou alors... Si ? Franchement, cela le turlupinait de ne pas savoir exactement ce qu’elle avait bien pu faire de sa jeunesse ! Sage ou dévergondée, finalement le mystère restait entier !

Ce n’était plus vraiment le moment de se poser des questions sur son passé, le présent étant bien trop prenant.
Comme toujours dès que vous les laissiez seuls deux minutes, ils finirent par se sauter presque littéralement dessus. Il espéra presque qu’elle n’avait pas entendu sa révélation, comme quoi elle le rendait fou, mais si et ce qu’elle lui rétorqua ne put que le faire sourire de satisfaction. Le ton sur lequel elle l’avait dit était grandiose. Fataliste et presque plein de reproches. Tous deux en étaient donc au même stade. Il ne pouvait se passer d’elle et il avait la confirmation qu’elle n’était pas beaucoup plus forte que lui.
Alors qu’ils étaient en train de se rhabiller après ce plus que merveilleux moment passé à deux, elle continua de lui faire plaisir. Il lui avait également manqué !
Il détestait parler sans avoir de retour mais là, c’était parfait. Qu’elle l’appelle « Mr Monaghan » lui donnait presque envie de lui arracher une nouvelle fois ses vêtements et l’allonger. Presque seulement, car soyons réaliste, là tout de suite, il n’aurait été capable de rien !

_ « J’aurais presque envie d’essayer de voir jusqu’où on peut tenir mais ce ne serait pas raisonnable... Sachez néanmoins, que j’ai toujours raison. » Toujours !
Pousser le vice et tenter de se remettre nu l’un face à l’autre... Retenter à nouveau le diable... C’était presque un défi pour lui ! Mais non, il fallait être raisonnable. Connaissant Meredith, il se doutait qu’elle ne devait certainement pas avoir envie de se faire remarquer ce soir par son retard. Cela ne se faisait pas. Lui s’e, fichait, il arrivait toujours dans les derniers mais elle... Elle était invitée ici, elle devait faire honneur à Georgiana.
En remontant à l’étage, Bennet constata avec plaisir que Meredith n’avait pas perdu le sourire. Lui non plus, mais il était plus discret. Seuls ses yeux traduisaient une certaine malice.
Ils s’arrêtèrent devant la porte de la chambre de sa boss et... Oh... Et ... Elle lui donna un ordre. Peut-être pas dans son esprit, quoi que... Mais c’est ainsi qu’il le prit !

_ « Très bien Madame. » Et avant qu’elle ne s’engouffre dans sa chambre pour se préparer, et afin de lui rappeler tout de même qui était le patron, il lui donna un légère fessée. « Allez, file, va te préparer ! » était ce qu’elle voulait dire. Elle l’avait embrassé, il l’avait fessée.
Il n’aimait pas les ordres, surtout quand il était chez lui. Avec Meredith... Ici, dans ce contexte, cela passait. Il n’aimait pas, mais... Meredith était une lady. Jamais il serait son boy, hors de question qu’il se sente inférieur à elle, mais en gentleman qu’il était, et bien, il se devait d’être présent et de l’accompagner/l’aider, si besoin était.

Le temps de prendre une douche, de choisir ses vêtements... Quand Julia n’était pas là il devait le faire. Quelle plaie ! Il savait toujours comment s’habiller mais le choix des tenues était une perte de temps.
Pas de réel costume pour lui ce soir. Si ce n’était pas 3 pièces, ce n’était pas considéré par le beau blond comme un costume. Pantalon, blazer, chemise. Rien d’extraordinaire pour lui.
Au dernier moment, telle la diva qu’il pouvait être, il décida de changer. Sa tenue était bien trop formelle. Il s’agissait vraiment d’un moment que sa grand-mère voulait convivial. On ne venait évidemment pas en short et en tong, d’ailleurs qui en portait dans leur milieu ? – Mais on pouvait s’accorder le droit de ne pas mettre de veste !
Finalement, il alla retrouver Meredith un peu plus tard qu’il l’aurait pensé, un verre à la main, pensant qu’il allait devoir l’attendre.
Il frappa mais n’attendit pas sa réponse pour entrer. Il avait mis suffisamment de temps à se préparer pour qu’elle n’en soit plus à s’essuyer en sortant de la douche ! Au pire, il l’aurait aidée !
Il n’eut pas vraiment le temps de la contempler, ni même de boire tranquillement son verre, elle lui donnait déjà, et pour la seconde fois de ce début de soirée, un ordre. Il s’exécuta.

_ « Rares sont les personnes autorisées à me donner autant d’ordres en si peu de temps. » Elle se retourna et enfin, il put l’admirer à sa guise.
Son ton n’était ni dur, ni sec, cependant, elle devrait en prendre note, il n’aimait pas cela. Ce fut tout de suite oublié grâce à sa tenue et son apparence ce soir.

_ « Vous avez de la chance d’être si élégante. » Il lui sourit et l’attira vers lui pour l’embrasser dans le cou.

_ « Je n’ai pas de souvenir d’un jour où votre apparence ne m’a pas séduit. » Compliment tout à fait véridique. Elle lui plaisait tout le temps. Peu importe ce qu’elle porte, elle était désirable et tellement désirée !
Il termina son verre cul sec et lui tendit la main pour qu’ils puissent rejoindre Gran et les premiers invités qui devaient déjà être arrivés.
Quand ils arrivèrent dans le parc où le cocktail était donné, ils furent accueillis par Georgiana.

_ « Vous avez une influence positive sur mon petit-fils Mlle Carmichael, en 36 ans je pense que c’est la première fois que je le vois arriver à l’heure à une soirée. – Bennet, Peter est là avec Sasha finalement. – Peter est le cousin de Bennet, peut-être vous-a-t-il déjà parlé de lui ? – Allez vous amuser ! Célia ! Je suis ravie de te voir ! » Il valait mieux être rapide avec sa grand-mère car elle s’avérait être encore à son âge une vraie pile électrique.
Sa vieille amie Celia Orwell-Campbell venait d’arriver. Un bonsoir poli de la part du jeune couple-pas-couple et Bennet entraîna Meredith un peu plus loin. Les invités commençaient doucement à arriver. Les plus intéressants, les amis de Bennet, seraient là en dernier... Evidemment.

_ « Célia est la femme de l’ex gouverneur Campbell, vous devez l’avoir déjà vue. » Sinon, elle avait entendu parler d’elle. Cette femme était LA colporteuse de ragots par excellence. Bennet ne craignait rien pour lui et Meredith ce soir, il n’y avait rien à cacher, mais il préférait ne pas trop rester dans son champ de vision. Plus vous vous faisiez oublier d’elle et mieux vous vous portiez.
Il finit par apercevoir Sasha, la petite amie ou fiancée, il n’était plus sûr, de Peter.

_ « Sasha Gouriev, fille d’un industriel russe, c’est une cruche, mais elle est divertissante. Mon cousin s’est entiché d’elle il y’a déjà pas mal de temps. » Il mettait un point d’honneur à essayer, tant que c’était possible, de dire à Meredith qui se trouvait en face d’elle.

_ « ... On comprend pourquoi. » C’était ironique. En s’approchant, Meredith put voir les « magnifiques » et énormes seins de la petite amie de Peter. Franchement, elle faisait tâche mais après tout... Pourquoi pas !

_ « Sasha. Comment vas-tu ? – Je te présente Meredith Carmichael, Meredith, Sasha Gouriev. » Il y avait presque besoin de dire en plus les titres... Enfin non, car les noms étaient suffisamment connus mais il fallait avouer que bien souvent il s’agissait d’une gigantesque bataille de fortune.
Sur ces bonnes paroles, le cousin de Bennet fit son apparition. Assez grand, mince, les cheveux bien plus foncés que ceux de Bennet. Chic mais assez sport.
Grand sourire, accolades et tout le tralala. Il n’eut pas le temps de présenter Meredith que Peter, pourtant assez timide, ou réservé plutôt, engagea la conversation.

_ « Meredith Carmichael ! Je ne pensais pas vous revoir dans les Hamptons ! Encore moins chez nous. Bienvenue. » « Revoir » ?! Ils se connaissaient ?!
Bennet regarda Meredith, puis son cousin qui lui lança un regard entendu qu’il ne comprit pas.
« Oui, je connais ta petite amie mon vieux... Hum... Je l’ai pratiquée » ou encore « bien joué mec ! » Que voulait-il dire ? Allez savoir !


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Ven 21 Aoû - 13:56




Meredith & Bennet
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Sous la douche, elle avait fait le point sur son arrivée dans les Hamptons, profitant de ses quelques minutes de tranquillité sans Bennet. Elle était bien avec lui, parfaitement bien. Peut-être même trop ; elle n'était encore pas convaincue qu'il n'y aurait pas de sa part un énième retour en arrière, mais c'était plus fort qu'elle. Et il ne s'agissait pas non plus que de sexe, encore que ces dernières se soient révélées particulièrement savoureuses de ce point de vue. Si Bennet continuait à faire les efforts qu'il avait faits ces derniers jours, elle savait ce qui allait se passer : elle allait tomber amoureuse, aussi sûrement que deux et deux font quatre. Peut-être même que c'était déjà le cas. Elle n'arrivait pas à définir si c'était un problème : jusqu'à présent, la seule potentialité qu'elle ait vue entre eux, c'était que Bennet accepte qu'ils avaient une relation suivie. Elle n'avait pas vu plus loin. Et maintenant ? Aujourd'hui, elle n'était pas amoureuse - pas qu'elle sache - mais demain ?
D'un autre côté, elle lui avait elle-même proposé de vivre au jour le jour. Si Bennet s'efforçait d'appliquer cette maxime, elle devait en faire autant. Quant aux autres motifs de satisfaction à sa présence ici ... il n'y avait rien à dire en fait. La demeure était à son goût, et elle pensait avoir fait bonne impression à la matriarche de la famille Monaghan - comme s'il arrivait qu'elle fasse mauvaise impression à qui que ce soit ...
Non, tout allait bien. Il conviendrait de voir ce que la soirée aller donner, mais une fois de plus, elle ne s'inquiétait pas sur sa capacité propre à séduire un auditoire. Elle faisait ça depuis toujours, grandement aidée par son excellente éducation et son nom prestigieux.
Elle fut néanmoins désappointée - voire même un peu déstabilisée - quand Bennet lui rappela son besoin permanent de diriger ; il considérait ses demandes comme des ordres. Oh, il avait dit les choses calmement, sans agressivité. Mais elle le connaissait trop bien pour savoir qu'il ne garderait pas forcément son calme ad vitam aeternam. Le seul problème étant qu'à ses yeux à elle, il ne s'agissait nullement d'ordre. Il ne pourrait pas toujours décider de la façon dont les choses se passeraient, tout comme elle ne formulerait pas toujours ses questions en lui disant qu'elle avait besoin de lui. Les choses venaient dans le fil de la discussion, selon la situation ; il allait devoir apprendre à faire le distinguo. Elle le lui aurait expliqué, s'il lui en avait laissé le temps, mais il avait été trop prompt à enchaîner. D'une manière ou d'une autre, il faudrait qu'elle parvienne à en reparler avec lui. Ce ne serait sans doute pas la seule fois où elle allait devoir désamorcer un malentendu avec lui pour éviter que cela se transforme en crise, mais ce soir, ce serait délicat, avec le cocktail et le dîner.
Son inquiétude se dissipa rapidement, sous les compliments de Bennet. Qu'elle lui ait toujours plus était doux à entendre. Venant de lui, c'était autre chose que savoir que de manière globale, on la jugeait belle et toujours bien habillée. Quand ils se présentèrent devant la grand-mère de Bennet, elle était aussi radieuse que son humeur était bonne. Elle adressa un sourire sincère à la vieille femme.
- Bennet m'a un peu parlé de ses cousins, effectivement. Les aménagements pour la soirée sont superbes.
Peut-être un peu chargés en fleurs. Les Monaghan devaient avoir un truc avec ça. La maison était remplie de bouquets, partout, et sa propre chambre ressemblait presque à une boutique de fleuriste. Sans se faire prier, elle suivit Bennet qui déjà l'entraînait ailleurs. Elle ne connaissait que trop l'ex-femme de l'ex-gouverneur, dont son père avait soutenu la campagne à l'époque où ils étaient encore mariés.
- Je la connais très bien. Père a soutenu le gouverneur, autrefois.
Comme tous les candidats républicains liés de près ou de loin à New York. Les Carmichaël étaient connus pour leur bord politique et les sommes importantes qu'ils versaient dans les différentes campagnes. Si son père n'avait jamais eu le goût d'entrer en politique, le sujet le passionnait depuis bien longtemps.
- C'est une effroyable commère ...
Oui, il arrivait aussi à Meredith d'être comme ça, et de se "lâcher" sur les invités, en soirée. Par exemple, sur la poupée Barbie au loin. Qui dans leur monde osait se montrer avec une poitrine pareille, sans essayer de la cacher un peu mieux. C'était tout juste acceptable de la part de l'assistante de Bennet, mais pas là. Elle était sur le point d'enchaîner une autre remarque acerbe au sujet de la Barbie, quand Bennet la présenta comme la compagne de son cousin. Merci Seigneur de ne pas lui avoir laissé le temps de parler ! Elle se para de son plus beau sourire. Une Russe, évidemment ... Meredith ne les appréciait guère. Elles étaient parvenues, manquaient de classe, et de discrétion. Son père fréquentait des hommes d'affaire russes, c'était impossible de passer à côté aujourd'hui, mais quant à elle ... Non, les Barbie blondes n'étaient définitivement pas sa tasse de thé.
- Mlle Gouriev. Enchantée.
Et donc, le fameux Peter. Mine de rien, Bennet avait pas mal parlé de ses cousins, et elle était assez impatiente d'en rencontrer un, depuis qu'elle avait compris qu'il serait présent.
Elle le reconnut immédiatement. Elle avait donc bel et bien connu un Monaghan, autrefois.
- Peter. Cela fait tellement longtemps. Bennet me parlait justement de vous et de vos frères dans l'après-midi, mais je n'avais pas fait le lien.
Il faut dire aussi qu'elle avait quoi ? 16 ans ? 17 ans ? C'était tellement vieux. Cela datait de l'époque où elle était encore une ado délurée.
- Bennet et moi travaillons ensemble sur le dernier projet hôtelier de mon père.
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mer 26 Aoû - 21:36


...
Bennet et Mer
L’histoire des ordre étaient déjà presque oubliée. Il n’y pensait d’ailleurs déjà plus et serait très surpris que Meredith revienne dessus et lui en reparle. Etant donné qu’il avait fait sa petite réflexion, il ne s’attendait pas à ce qu’ils en reparlent. Admettons également qu’il n’avait pas changé à 100% et qu’il partait du principe que s’il râlait (d’une manière ou d’une autre), Meredith devait comprendre et s’exécuter, donc, cesser les ordres dans le cas présent.
Enfin, bref, ils étaient passés à autre chose et se trouvaient maintenant dans le parc. Meredith avait félicité Georgiana qui était aux anges et les nouveaux « amoureux » avaient pu s’éclipser.
Rencontre avec Sasha, puis, Peter. Oublions l’ex-femme de l’ancien gouverneur. Benne n’avait aucune envie d’avoir à faire à elle. Pas envie qu’elle se mette à cancaner, il ne supportait pas cela.
Meredith semblait d’ailleurs elle aussi heureuse de s’en éloigner au plus vite.
Tous deux s’affichaient pour la réelle première fois en tant que « couple » ou plutôt « duo » comme Bennet préférait le penser. Il n’avait aucune envie de trop attirer les regards. Meredith ici, en famille Monaghan, cela signifiait quelque chose de fort, même lui s’en rendait compte. La commère pourrait donc avoir de quoi raconter et il ne voulait surtout pas lui donner l’occasion de colporter quoi que ce soit.

A l’arrivée de Sasha, tous deux se sourirent de façon entendue. Evidemment, la chère et tendre de Peter ne faisait pas l’unanimité dans le monde cruel de l’UES. Même lui, pourtant très amateurs de femmes, n’appréciait pas ce qu’il avait devant les yeux. Trop de vulgarité. Trop pour lui.
Cependant, elle était rigolote et ce fut elle qui le divertit alors que Meredith retrouvait Peter. Comment se connaissaient-ils, il ne le savait même pas. Des fêtes alors ? Il avait cette tendance à être possessif. C’était plus fort que lui.
Il ne fut pas particulièrement surpris lorsque Meredith mentionna le fait qu’ils travaillaient ensemble et non que Bennet était son employé. Pour lui, cela coulait de source, évidemment, il travaillait AVEC elle. Elle faisait les chèques, certes, mais il n’était pas à son service. Il était son architecte d’intérieur, mais il décidait ! Relativement puisqu’il fallait suivre une ligne de conduite, mais il préférait être de mauvaise foi et penser qu’il était le grand maître ! Faux ! (Ne lui dites pas !)
Ce qui l’intéressait le plus dans toute cette histoire, étaient les circonstances de la rencontre entre son cousin et Meredith.
Il ne demanda pas immédiatement mais alors que la conversation était lancée et particulièrement légère, il se lança. Son cousin le connaissait de toute façon suffisamment pour savoir que la question serait posée. Bennet n’avait jamais aimé partager ses jouets.

_ « Mais dites-moi, comment vous connaissez-vous ? » C’était peu probable qu’ils aient couché ensemble non ? Si, peu probable. Il l’aurait su.
Les jeunes Monaghan ne partageaient pas forcément leurs jouets mais ils parlaient. Il y avait eu des tas de paris de faits « Couche avec telle ou telle fille ». Des riches mais aussi des pauvres (c’était assez simple...), des jeunes, des vieilles, des vierges... Tous s’étaient beaucoup amusés mais jamais une Carmichael n’avait été mêlée à cela. Du moins, pas autant qu’il s’en souvienne.
La conversation continua bon train, tous les quatre finissant par parler de tout et de rien, Sasha les amusant, comme elle savait le faire. Elle avait une espèce d’autodérision qui plaisait à Bennet. C’était d’ailleurs tout ce qu’il supportait chez elle. Pour une russe, elle était acceptable. (Tout comme Meredith, il ne les appréciait guère).

Alors que Bennet en était déjà à son second verre, il vit arriver lentement vers eux, une frêle créature qui, de toute évidence, aurait préféré se cacher dans un trou de souris plutôt que d’avoir à venir couper la parole de quatre personnes qui de toute évidence passaient un excellent moment.
En preux chevalier, Bennet alla à sa rencontre alors qu’elle était encore à quelques pas d’eux.

_ « Maddy ! Tu es seule ? »

_ « Non, George est en grande discussion avec l’avocat de ton père et... Margaret prenait un verre... Je crois... Fin tu vois. » Oui, il voyait. Il devait y avoir au bar quelqu’un qui plaisait à Margaret.
Il entraina Maddy pour la faire rejoindre leur petit groupe. Peter et Sasha la saluèrent et Bennet la présenta.

_ « Meredith, je vous présente Madeline Atkinson, ma plus vielle admiratrice ! Maddy, Meredith Carmichael. » Il était comme un coq !
Quand il disait que Maddy était sa plus vieille admiratrice, il ne blaguait pas. Elle avait été amoureuse de lui depuis leur plus tendre enfance. Un amour « mignon », du point de vue de Bennet. Peut-être plus douloureux à vivre du côté de son amie. Il l’avait toujours vue pour une adorable créature. Un petit ange. Une poupée à protéger. Une petite cousine, ou mieux, une petite sœur de 3 ans à peine sa cadette. Il n’avait d’ailleurs jamais réellement su qu’elle était amoureuse de lui ou alors il ne l’avait pas compris. Toujours, il l’avait taquinée.
Il l’avait d’ailleurs prise par l’épaule, la gardant près de lui, comme il le faisait toujours avec elle. Il n’était donc plus aussi proche de Meredith, du moins physiquement mais cela ne la gênerait surement pas non ? Maddy le regardait comme elle l’avait toujours regardée, amoureusement.
Aujourd’hui elle était mariée et avait une petite fille de 2 ans. Elle était heureuse en mariage et amoureuse de George, pourtant Bennet restait pour elle une espèce de fantasme jamais assouvi.

_ « Cela me semble des lustres depuis la dernière fois que je t’ai vue. Tu as changé de coupe de cheveux, ça te va bien. » Evidemment, il lui avait pris une mèche de cheveux en s’exprimant.
Il était incapable de ne pas « flirter » platoniquement avec elle. Incapable de la laisser lui échapper en quelque sorte. C’était inconscient de sa part mais il n’était pas le seul à agir ainsi... La suite au prochain poste.


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mer 26 Aoû - 23:34




Meredith & Bennet
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Bon ... Bennet et elle s'étaient entendus d'un regard sur Sasha ; vraisemblablement, son architecte d'intérieur avait le même "amour" pour les Russes à gros seins qu'elle. En aucun cas elle ne cherchait à se rassurer en constatant les mêmes réserves dans les yeux de son amant ; elle estimait ne pas jouer dans la même cour qu'une Sasha Gouriev. Elle devait néanmoins reconnaître à la jeune femme une qualité précieuse : la compagne de Peter animait la conversation comme personne, facilitant les choses sans même s'en rendre compte, probablement. Bennet n'avait pas encore demandé comme elle-même connaissait Peter, mais Meredith savait que la question ne tarderait pas. Peter, quant à lui, était trop bien éduqué - ou peut-être connaissait-il bien son cousin - pour faire le moindre commentaire quant au fait qu'elle soit ici avec Bennet, mais Meredith était certaine qu'il n'en pensait pas moins. Sans se sentir intimidée, elle savait qu'être ici signifiait quelque chose de très différent de ce que Bennet et elle avaient partagé jusque-là. C'était beaucoup plus simple avec sa famille à elle : Bennet travaillait pour Carmichaël Resort, et tant qu'elle ne l'emmènerait pas dans le Connecticut, personne ne se poserait la moindre question.
Quand, finalement, Bennet finit par poser LA question, Peter et elle répondirent simultanément, entraînant une certaine confusion. Finalement, par galanterie, le cousin de Bennet la laissa s'exprimer la première. C'était parfait. Elle préférait donner sa version des faits, à sa manière. Elle n'avait rien à cacher là-dedans, mais Bennet ne manquerait pas de noter l'ironie des circonstances au regard de son comportement récent ...
- Peter est sorti avec Aly, un été.
Derrière cette courte explication, le ton de sa voix disait qu'ils avaient bien partagé une fille, mais pas elle. Et le reste ? Peter compléterait s'il le voulait, Meredith, quant à elle, refusait de s’appesantir sur son ancienne amie. La vérité, c'est qu'Aly avait eu un véritable coup de coeur pour le cousin de Bennet. Cette année-là, elle avait passé tout l'été dans les Hamptons, et avait déprimé quand Peter était rentré à Boston et elle, à New York. Meredith avait entendu Aly en parler pendant des semaines puis, comme toutes les amourettes de vacances, Aly avait fini par oublier. Fin de l'histoire. Elle ne voulait pas donner l'air sympathique à Aly avec cette histoire. Plus maintenant.
- Pour autant, je ne me rappelle absolument pas être venue ici. Peter ?
Si le cousin de Bennet venait à la détromper ... Bah, il n'était pas improbable qu'elle ait été trop ivre pour s'en rappeler. Auquel cas, Bennet en tirerait les conclusions qui s'imposaient sur son adolescence, lui qui n'avait pas eu de vraies réponses dans l'après-midi. Le sujet ne méritait somme toute pas qu'on y passe des heures, et, rapidement, la conversation dériva vers une discussion beaucoup plus générale, que Sasha ponctuait de plaisanteries. Meredith se demanda à deux ou trois occasions si elles étaient totalement volontaires, mais fit comme si de rien n'était. Elle se sentait magnanime. Sans doute la joie d'avoir retrouvé Bennet, et la détente qui venait progressivement en constatant que cette soirée se passait au mieux.
Quelle ne fut pas la surprise de Meredith, de fait, quand Bennet s'éloigna d'un seul coup. Elle tourna la tête, et le suivit des yeux. Il venait d'accrocher une jeune femme, dont elle n'aurait jamais imaginé que Bennet puisse seulement la regarder. Elle était ... insignifiante. Oui, c'était le mot. Ni belle, ni vilaine. Trop discrète, sans doute. Jolie tenue, mais qu'elle ne mettait absolument pas en valeur. Qui était cette fille ? La curiosité de Meredith était piquée au vif, comme jamais elle ne l'avait été encore. Elle était tellement loin des standards de Bennet ...
Ce n'est que quand ils se rapprochèrent tous les deux, et que Bennet présenta la femme à son bras, que Meredith comprit. Ou remarqua ce qui clochait. La jeune femme ne l'était pas tant que ça ; elle était plus vieille que l'héritière, en tout cas. Et elle regardait Bennet avec des yeux brillants d'admiration. C'était donc ça, ce qui lui plaisait chez cette frêle créature ? Qu'elle semble lui témoigner une admiration sans borne ? Oh, c'était très Bennet, mais en l'occurrence, Meredith trouvait cela déplacé. Jalouse ? Non. Jusqu'ici, elle n'avait vu aucune femme susceptible de rivaliser avec elle aux yeux de Bennet. Elle trouvait surtout ça cruel. Bennet se rendait-il compte que l'admiratrice en question était ... eh bien ... un peu plus que ça ? Elle se serait jetée sous un train si Bennet l'avait demandé, Meredith en était pour ainsi dire persuadée. Et son architecte qui paradait. Meredith jeta un oeil à Peter et Sasha. Ni l'un ni l'autre ne semblait surpris, ni gêné pour la fameuse Madeline. Mais elle avait l'air ridicule, affichée ainsi par Bennet comme un chien fidèle.
Meredith n'avait que peu d'empathie en général pour le reste du genre humain. Sans doute un peu plus, toutefois, depuis qu'elle connaissait Bennet. En revanche, en l'occurrence, la situation la mettait mal à l'aise. Elle eut du mal à sourire réellement en saluant "Maddy", jetant plutôt un regard lourd de reproche à Bennet, qui, probablement, ne se rendait même pas compte de la cruauté de son attitude.
- Je suis enchantée.
Que pouvait-elle dire de plus ? Bennet m'a beaucoup parlé de vous ? Certainement pas. Il n'avait jamais dit un mot sur cette fille, ni sur tout le reste. Elle commençait à peine, aujourd'hui, à en savoir un tout petit peu plus sur lui. Et tout n'était pas pour lui plaire. Ce petit jeu-là, en fait, lui déplaisait. Bennet venait d'attraper une mèche de cheveux de Madeline, comme il le faisait avec elle. Une nouvelle fois, elle ne se sentait pas jalouse, mais l'inconscience de Bennet quant aux sentiments des autres, de Maddy qu'il semblait tant apprécier, lui taper sur les nerfs. Se rendait-il compte de ce qu'il y avait d'intime dans ce geste ? Une nouvelle fois, c'était cruel, même si, évidemment, il était inenvisageable qu'elle le lui dise, à fortiori devant tout leur groupe. En désespoir de cause, elle relança la discussion avec Peter. Et que chacun en conclue ce qu'il voulait quant à son mécontentement, qu'elle dissimulait sans vraiment le faire. Ce comportement égoïste et, d'une certaine manière, affreusement froid, était exactement ce qu'elle redoutait chez Bennet.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Dim 30 Aoû - 20:52


...
Bennet et Mer
La question qu’il avait posé concernant la rencontre entre Meredith et Peter sembla créer une espèce de tempête de mots incompréhensibles. Comme tout bon Monaghan, Peter finit par laisser à Meredith la parole et Bennet apprit enfin le comment du pourquoi.
Son cousin était donc sortit avec Aly... Pauvre enfant. S’il s’était emmerdé avec elle autant que son grand cousin avait pu le faire, il comprenait pourquoi il n’en avait alors jamais parlé. Bennet haussa les sourcils et adressa un regard faussement sévère à Peter.
Ce genre de conquête était à l’époque à noter ! Elle devait peut-être même faire partie d’un pari alors pourquoi Bennet n’était-il pas au courant ?!

_ « C’est exact et c’est de cette manière que j’ai ensuite fait la connaissance de Meredith. » Amis d’enfance alors ! Non, évidemment, mais Bennet voyait surtout qu’il n’était pas le premier à avoir rencontré SA Carmichael, voire SA Meredith même, dans la famille.
Bon... Après tout, tant pis.
Il fit comme si de rien n’était alors que Meredith faisait son léger sous-entendu. Comme il savait si bien le faire, il fit preuve d’un détachement à toute épreuve. Intérieurement, il avait manqué d’avaler sa salive de travers car en réalité tout cela était finalement assez drôle. Sacrée Aly.
Alors que Meredith demandait confirmation à Peter concernant une éventuelle visite dans la demeure Monaghan, l’architecte se retourna vers son cousin en haussant les sourcils.

_ « Mais oui, Peter ?! » Il voulait savoir. Cela lui donnerait des informations concernant peut-être, la jeunesse de Meredith. Si jamais elle était venue ici et ne s’en souvenait pas, c’était que la princesse n’était pas très nette... Alcool, peut-être même stupéfiants... Bennet ne la verrait surement plus de la même façon. Il n’aimait pas l’idée qu’elle ait été dépravée mais en même temps... Cela donnait à Meredith un certain piquant. Un petit quelque chose qui lui donnait une fois de plus, envie de la plaquer contre un arbre et de la dévorer.

_ « Je n’en suis plus certain... Je ne pense pas non. Ce soir est donc votre première parmi nous ! » Quel sale menteur !!
Mais quel menteur !! Il l’avait compris alors qu’il s’était mis à se gratter le lobe de l’oreille comme il le faisait quand il était petit quand il disait à ses parents, que non... Il n’était pas rentré tard !
Elle était venue ici mais en grand gentleman il n’avait pas voulu le dire parce que... Parce qu’elle devait être dans un état proche du... « N’importe quoi » dirons-nous.
Bennet avait en premier lieu jeté un regard à son cousin, lui signifiant qu’il ne croyait pas un mot de ce qu’il disait, puis, il s’était intéressé à Meredith. Il lui adressa un léger sourire accompagné d’un regard en disant long sur tout ce qu’il pensait de tout cela.
C’est à ce moment qu’il vit Maddy et qu’il les laissant en s’excusant. En passant, il tapota l’épaule de son cousin et lui glissa à l’oreille un petit mot.

_ « Peter Monaghan, quel gentleman. » Et il fila chercher son amie.

Il fut ravi en revenant avec elle, de voir le regard de Meredith sur eux. Quel plaisir, elle était jalouse !
Ah non ? C’est pourtant ainsi qu’il prit la réaction de sa « compagne » alors qu’il avait à son bras une autre femme.
Attention, concernant Maddy, c’était effectivement une personne très timide, mais elle était cependant capable de se défendre si besoin était. Elle avait d’ailleurs donné un léger coup de coude dans les côtes de Bennet quand il l’avait appelé, à juste titre tout de même, sa « plus vieille admiratrice ». La plus fidèle aussi...
Tout ce qu’il voyait en Meredith maintenant, ou voulait voir en elle, était de la jalousie ! Cela l’amusait même.
Cruel, lui ? Avec Maddy ? Non ! Elle était sa petite chouchoute mignonne à qui, à l’époque, il demandait tout et n’importe quoi, et qui s’exécutait avec plaisir ! De la crème dans le dos. Un alibi alors qu’il sortait pour s’envoyer en l’air avec une autre. Un accompagnement à la plage quand il était seul et qu’il ne le restait pas longtemps puisqu’il rencontrait toujours des personnes avec lesquelles « se lier »... Oui, elle avait été sa pigeonne, non, il ne s’en était pas rendu compte.
Heureusement, elle était aujourd’hui heureuse en ménage et ce qu’elle ressentait pour Bennet n’était plus du tout la même chose que lorsqu’ils étaient jeunes. S’il avait compris... Mais non, rien ne lui avait jamais effleuré l’esprit.
Maddy n’avait jamais été réellement claire avec lui, ou pas assez... De toute façon, jamais il n’aurait pu être avec elle, ou même encore voulu. D’une part parce que physiquement elle ne remplissait pas tous ses critères de choix (et D ieu sait qu’il y en a), et d’une seconde part parce qu’il se connaissait trop bien, même à l’époque. Il aurait fini par lui faire du mal. Tout ce qui l’intéressait était le sexe, et cela, il ne l’avait pas avec elle... Non. D’autres avaient ses faveurs. Une autre...

_ « Mes trésooors !! Peter !! Et le plus beau...Ben. »

_ « Marge. » La sœur de Maddy était apparue. Une femme de 45 ans, très mondaine. Très sexuelle surtout.
Mariée 3 fois et veuve aujourd’hui... Cela dépeignait un peu le tableau. C’était elle qui avait initié Bennet à l’art de l’amour.
Elle s’était placée entre Bennet et Maddy qui ne touchait donc maintenant plus l’architecte. Margaret s’était en fait placée dans les bras de celui-ci. Elle tendit la main à Meredith et se présenta.

_ « Margaret Von der Goltz, je suis ravie de faire votre connaissance Mlle Carmichael. » Ou pas. En fait, non, clairement pas.
Elle n’attendit pas réellement de réponse de Meredith et se tourna à nouveau vers Bennet. Peter et Sasha avait été salués avant et parlaient entre eux. Maddy, elle, était aux côtés de Meredith. Elle connaissait sa sœur... Savait très bien comment celle-ci fonctionnait. Elle était comme cela avec tous les hommes qu’elle appréciait au point de toujours les vouloir dans son lit.

_ « Je n’étais pas certaine de te voir ce soir. J’étais déçue. » Elle minaudait beaucoup. Bennet, lui, ne savait pas où se mettre. Marge, comme ils l’appelaient tous, était pendu à son cou, et avait décidé de lui murmurer quelque chose à l’oreille.

_ « J’aurais aimé te retrouver plus tard... » Bennet écarta son visage tout en souriant vraiment légèrement. Il prit les bras de Margaret pour qu’elle le lâche et fronça les sourcils en la regardant. « Je ne suis pas seul. » Cela n’arrêta pas la mangeuse d’hommes.

_ « Ce ne serait pas la première fois... » Il soupira d’impatience, lui reprit les bras et là, elle comprit et le lâcha. Elle n'avait pas tort, quand il était avec Charlotte il avait plus souvent fini les soirées en compagnie de Margaret ou d'autres, que de sa femme, mais pas ce soir. Non.
Il était gêné, agacé, très embêté pour Meredith qui avait été ignorée comme une vulgaire petite gens. Margaret était très forte à ce petit jeu. Elle était une femme, Meredith une gamine. Margaret était une représentation de la séduction selon elle mais Bennet n’avait pas envie de Marge. Il n’avait d’ailleurs jamais eu envie d’elle comme il pouvait avoir envie de Meredith. Meredith battait de toute façon tous les scores quand il s’agissait de réveiller le Bennet. La jeune veuve venait de le comprendre.
Elle lâcha Bennet. Elle avait un immense sourire aux lèvres quand elle porta enfin son attention, à Meredith.

_ « Mlle Carmichael, c’est un plaisir de vous compter parmi nos invités, j’espère que vous passez un bon moment. Je doute qu’au bras de Ben il en soit autrement, n’est-ce pas ? » Elle faisait comme si elle était chez elle, c’était un peu vrai.
Marge était la seule, LA SEULE à l’appeler Ben. Il n’aimait d’ailleurs pas cela. Il n’avait rien en soit contre les diminutifs. Peter était Pete. Julia, Jules. Madeline, Maddy et même Margaret, Marge. Mais lui n’avait jamais apprécié que l’on coupe ainsi son prénom et elle le savait. Il l’avait vexée, elle allait être chiante.
Pour le moment il n’avait pas bougé. Son sourire avait presque disparu. Il ne détestait pas Margaret, absolument pas. Il n’y avait rien à voir dans cet agacement avec celui que Charlotte pouvait lui provoquer. Ce n’était pas. Margaret était à sa hauteur, jamais il n’avait eu le dessus sur elle. Il ne l’avait jamais faite taire... Elle faisait absolument ce qu’elle voulait, partout, tout le temps. Jusqu’à présent cela ne l’avait jamais vraiment dérangé, cependant, devant Meredith il se rendait compte qu’il y avait dans le comportement de Margaret quelque chose d’absolument inacceptable.


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Lun 31 Aoû - 0:28




Meredith & Bennet
Holidays

Donc elle était déjà venue ici ... Aucun souvenir. Mais si Peter le disait sans le dire, c'était sans doute vrai. Le regard de Bennet à son égard voulait tout dire ; il avait parfaitement compris que Peter avait menti. En un sens, Meredith lui en était reconnaissante, même si en la seule présence des deux cousins Monaghan et de Sasha, elle se moquait un peu - beaucoup - qu'on sache qu'elle avait eu une adolescence parfois outrancière. Ils en avaient tous fait autant, après tout. Elle trouvait ça moins grave que ce qu'avait fait Bennet avec son "admiratrice" ; il ne semblait pourtant pas comprendre, et Meredith, empathique mais pas trop, s'en désintéressa très vite. Ne serait-ce qu'en raison de l'arrivée d'un nouveau participant à leur conversation. Cette soirée n'en finissait décidément pas de réserver des surprises, mais celle-ci était sans doute la cerise sur le gâteau.
Meredith n'ignora pas longtemps qui la femme qui venait de s'avancer était. Son nom, tout du moins. Margaret machin était un personnage, et pas du genre que Meredith appréciait beaucoup. Son exubérance frôlait la vulgarité. Non. En fait, son exubérance était vulgaire. A côté, Sasha semblait droit sortie d'une pension de bonne famille. Elle était vieille, qui plus est ; Meredith avait du mal à évaluer précisément son âge - les miracles de la chirurgie esthétique - mais elle avait au moins quarante ans, probablement un peu plus.
A vrai dire, la façon dont elle débarqua telle une tornade, monopolisant immédiatement la conversation, laissa l'héritière Carmichaël muette de surprise. Il était rare qu'on manque à ce point de considération à son égard, sans compter la façon dont elle venait d'accaparer Bennet. Oh mon Dieu ... ç'aurait été comique si l'attitude de cette Margaret n'avait pas été désolante : Bennet et elle avaient eu une aventure. Et elle se raccrochait encore à lui ? Mais c'était pathétique ... Son architecte ne semblait pas émoustillé une seule seconde par ces retrouvailles, et pourtant, Margaret insistait. Elle se ridiculisait, rendant toute la scène beaucoup plus supportable à Meredith. Si Bennet avait eu l'air ne serait-ce qu'un tout petit peu "heureux" de la revoir ... Mais ce n'était pas le cas. Meredith ne saisissait pas tous leurs mots, mais elle avait très bien saisi le "pas seul". Voilà. Il était avec elle. Cette idée lui suffisait à ne pas se décomposer face à la ... la cougar face à eux. Mais franchement, quel âge pouvait-elle avoir ? Presque celui d'être sa mère, sans doute ...
Quand finalement Bennet fut parvenu à la repousser, Meredith était prête à engager la conversation à SA manière. Et pas forcément avec douceur. Elle avait rarement l'occasion de faire sentir qui elle était - parce qu'on lui témoignait toujours le respect attendu-, mais elle n'avait aucun problème avec ça. Quand Margaret lui adressa à nouveau la parole, elle prit tout son temps pour siroter son verre, avant de tourner la tête vers sa "rivale". Lentement, très lentement, elle la dévisagea, comme si elle venait d'arriver, de la tête aux pieds. Son chignon trop tiré et trop laqué, sa robe trop ajustée, jusqu'à ses talons aiguilles. Elle était habillée pour séduire, mais face à la fraîcheur des autres jeunes femmes présentes - incluant évidemment Meredith elle-même - elle semblait avoir fait trop d'efforts. Meredith haussa un sourcil en guise de jugement et, prenant toujours son temps, elle finit par répondre à l'importune.
- Je vous prie de m'excuser, je ne suis pas certaine d'avoir bien saisi qui vous étiez.
Elle avait à peine appuyé sur le "qui", juste ce qu'il fallait pour faire sentir à la femme face à elle qu'elles ne boxaient pas dans la même cour. Pour Meredith Carmichaël, von der Goltz était un nom qui n'évoquait tout simplement ... rien. Jeu, set, et match. Elle poursuivit néanmoins dans un sourire.
- Je vous accorde en revanche que Mr Monaghan est un cavalier irréprochable.
C'était à Bennet qu'elle souriait, en disant cela ; les autres ne le saisiraient pas, mais dans ces quelques mots, et dans l'utilisation volontaire de son nom de famille, il y avait cette forme de complicité qu'ils partageaient tous les deux. Bennet ne manquerait pas de se rappeler dans quelles circonstances elle l'avait appelé ainsi, plus tôt dans la journée.
Satisfaite d'elle-même, Meredith avala une nouvelle gorgée de champagne, et regarda son "adversaire" dans les yeux, un air de fausse innocence peint sur le visage. Elle était de loin la personne la plus désagréable qu'elle ait rencontrée jusqu'alors dans l'entourage de Bennet. Encore que non : il y avait Charlotte, son ex-femme, mais cette dernière avait pour elle l'excuse d'être psychologiquement instable. Pas besoin de s'appeler Sigmund pour s'en rendre compte. Margaret, elle, était saine d'esprit ; c'était simplement une femme passablement mal élevée. Meredith aurait presque pu parier qu'il y avait écrit "nouveaux riches" sur le compte en banque de sa famille, même si, pour autant qu'elle s'en rappelle "von" était une sorte de particule dans les pays germaniques. Tssss.
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Lun 31 Aoû - 20:40


...
Bennet et Mer
Le plus jeune cousin de Bennet était un homme charmant. Mettre une jeune femme dans l’embarras ou lui rappeler qu’un jour elle avait été tellement saoule qu’elle ne savait même plus où elle se trouvait n’était pas acceptable. Voilà pourquoi il avait menti. Mal, selon Bennet qui le connaissait trop bien. Cela lui avait cependant permis de se faire une meilleure idée de qui avait pu être Meredith étant jeune.

La suite fut nettement moins agréable. Margaret fit son entrée et plus personne n’exista vraiment exceptée elle.
Comme à son habitude elle avait fait son show, ignorée sa sœur, Meredith, accaparant l’attention de Bennet, son corps même, d’une certaine manière. Quand il n’avait encore que 18 ans celui le ravissait. Quand il n’était pas comblé par une femme, il acceptait volontiers de passer tous ces moments avec celle qui lui avait pris son pucelage.
Ce soir, il n’avait aucune envie d’être son jouet, son chiot ou peu importe la façon dont elle le voyait. Toujours elle avait eu un certain pouvoir sur lui mais cela semblait être de l’histoire ancienne. Leur relation avait toujours été quelque peu compliquée. Ils n’avaient jamais été ensemble et n’éprouvaient d’ailleurs rien l’un pour l’autre, pourtant, au lit, les choses semblaient toujours assez bien se passer. Il faisait ce qu’elle voulait, elle prenait son pied, lui également. Point à la ligne.
A bien y réfléchir maintenant qu’il avait goûté à Meredith, Margaret ne lui arrivait pas à la cheville. Elle demandait à ses amants une dévotion à toute épreuve mais ne donnait finalement pas grand-chose en retour. Bennet aimait particulièrement donner à ses partenaires mais avait besoin lui aussi de recevoir et avec la cougar, ce n’était pas le cas.
Physiquement non plus elle ne faisait pas le poids. Plus le poids selon lui. C’était une très belle femme, entendons-nous bien là-dessus, pourtant Bennet préférait la fraicheur de Meredith. Elle n’abusait de rien et cela se voyait sur sa peau au teint de bébé.

Bennet parvint à se détacher tant bien que mal de son ancienne maîtresse qui maintenant s’occupait de Meredith. Alors que la jeune héritière ignorait royalement la noble Von der Goltz, il se rapprocha d’elle et de Maddy dont le mari faisait enfin son apparition. George embrassa son épouse et salua Peter et Sasha avant de s’intéresser à Bennet et Meredith qui de toute évidence étaient ennuyés par la présence de sa belle-sœur. Ce dernier la connaissait suffisamment pour ne pas se mêler à ses histoires.

Bennet passa sa main dans le dos de son invitée très spéciale avant de la prendre assez tendrement par les hanches.
Le fait qu’elle ne se décompose pas face à toute cette situation lui plaisait énormément. Il fallait aussi avouer que malgré lui il appréciait cette rivalité entre les deux femmes, il ne faudrait juste pas que cela dégénère mais les connaissant, cela n’arriverait pas. Trop mondaines. Cela ne se faisait pas de se crêper le chignon en publique.
Margaret fut évidemment piquée au vif alors que Meredith lui disait ne pas savoir qui elle était.
Qui était-elle ? Une femme très riche qui avait acquis sa fortune en se mariant, divorçant et étant veuve. Elle et Maddy étaient les filles d’un producteur/scénariste hollywoodien (de type Aaron Spelling). Le nom que portait maintenant Marge venait de son dernier mari décédé un an et quelques mois auparavant. Von der Goltz était un joaillier de renom. Ses anciens maris... Elle préférait ne pas en parler, ceux-ci ayant trempé dans des affaires pas nettes.
Selon Bennet, Meredith feignait l’ignorance. Tout le monde connaissait le nom de Von der Goltz, quelle jeune femme digne de ce nom ne rêvait pas d’une bague de chez lui ? De toute façon, il s’en fichait, il appréciait sa réaction.

_ « Ce n’est pas bien important, surtout si vous choisissez de rester avec Ben... Plus jamais de diamants, n’est-ce pas Trésor ? » Elle avait participé à la création de la bague faite pour Charlotte... Une Von der Goltz, son rêve depuis toujours. Si Meredith ne comprenait pas l’allusion... Tant mieux peut-être. Il n’avait pas envie que l’on mette de l’eau dans le gaz entre lui et sa brune. Il envoya un regard noire à Marge et serra la mâchoire jusqu'à la faire presque grincer.

Le nom et la fortune de la famille de Meredith n’impressionnait aucunement Margaret. En fait, elle n’en avait rien à faire. Elle aussi avait de l’argent et surtout, du pouvoir sur le gente masculine, c’était ce qu’il y avait de plus important pour elle. Ils ne lui résistaient pas, elle s’enrichissait grâce à eux et menait son business. Tout benef.

_ « Il a été bien éduqué. » Par elle. C’était ce qu’elle voulait dire.
Peu à peu la conversation dévia. George les sauva en intervenant et se présentant à Meredith. Petit à petit le groupe s’agrandit et alors que certains allaient voir ailleurs, d’autres arrivaient. Le ton était plus léger. L’alcool commençait à monter doucement à la tête de Bennet qui ne lâchait plus Meredith alors qu’il parlait avec Maddy. Celle-ci était maintenant détendue au bras de son mari. Sasha continuait à blaguer... D’anciens amis de Bennet et de ses cousins virent raconter des anecdotes sur leur jeunesse folle...
Le nouveau couple reçu même un ou deux compliments sur le fait qu’ils étaient charmants ensemble. Un peu étourdi par l’alcool, cela ne fit pas tilter Bennet qui se contenta de sourire et de remercier poliment. La seconde fois, il finit même par embrasser Meredith dans le cou.

Ce qui devait être un dîner se révéla en réalité un cocktail dinatoire, comme tous les ans d’ailleurs. Une parfaite soirée en somme.


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mar 1 Sep - 0:05




Meredith & Bennet
Holidays

Bennet devinait juste : Meredith connaissait bien évidemment le nom de Von der Goltz. Tout du moins, elle venait de faire le lien ; initialement, elle n'avait pas mis en parallèle cette femme, et le joaillier de renom. Sa mère appréciait beaucoup, et Meredith elle-même possédait deux ou trois pièces réalisées par la fameuse maison. Aucune, à ses yeux, ne valait le collier qu'elle portait ce soir, ni son triple rang de perles noires. Les perles lui plaisaient tellement plus que les diamants ... Quoiqu'il en soit, tout cela, c'était à moitié pour faire enrager la femme face à elle, et à moitié parce qu'in fine, Von der Goltz n'était jamais qu'un joaillier, un fournisseur en quelque sorte. Cette Margaret était dotée d'un certain sang-froid, Meredith devait le lui accorder : mis à part une ombre dans ses yeux, elle semblait ne pas avoir réagi à la manière dont l'héritière l'avait méprisée. Cela ne changeait rien. Meredith n'avait pas pour but de la rallier à sa cause, ni de l'humilier, ni même de la mettre au ban de leur groupe ; elle avait fait comprendre qui elle était, cela lui suffisait.
Bennet avait terminé le travail, en revenant auprès d'elle, tout près. Elle se détendit à la seconde où elle sentit ses mains dans son dos, puis sur ses hanches, mais ne s'autorisa qu'un très léger sourire. Qu'importait que Margaret essaie de conserver l'attention de tous, et de l'architecte en particulier ; elle avait perdu. Et elle était mauvaise perdante. Meredith n'était pas stupide, et savait très bien de quel genre de diamants son adversaire d'un soir parlait ; elle nota la maladresse d'avoir rappelé Charlotte à Bennet, bien plus que la volonté de la blesser elle, en sous-entendant que Bennet ne la demanderait jamais en fiançailles. Comme s'ils en étaient là. Comme si c'était ce qu'elle recherchait ... Sur ses hanches, les mains de Bennet s'étaient crispées, à peine assez pour qu'elle le sente. Placés comme ils l'étaient l'un par rapport à l'autre, elle ne pouvait pas vraiment avoir de geste d'apaisement à son égard. Elle l'aurait souhaité ; depuis New York, elle savait à quel point le sujet le laissait à fleur de peau.
Quand l'autre en rajouta une couche, Meredith la regarda l'air entendu, et un sourire indéfinissable sur le visage. Quelque chose qui voulait dire qu'elle appréciait pleinement l'éducation dont Margaret parlait, et qu'elle et elle seule en profitait aujourd'hui. L'héritière se rendit compte qu'elle n'avait plus connu ce genre de passe d'armes depuis qu'elle s'était installée à Whistler ; outre le fait qu'elle était certaine d'avoir gagné ce soir, elle nota qu'en réalité ... elle s'en moquait. Elle avait Bennet. C'était tout ce qui comptait. L'autre n'avait que des souvenirs, et quelques gestes pathétiques.
A la seconde où le mari de Maddy se présenta, Meredith se désintéressa totalement de Margaret. Au bras de son époux, "l'admiratrice" de Bennet, comme il l'appelait, semblait moins pathétique. Elle n'avait visiblement pas tout résolu avec Bennet, mais au moins semblait-elle heureuse en ménage. Elle se révéla même une interlocutrice des plus agréables, beaucoup plus fine que sa timidité pouvait le laisser présager. C'est finalement avec le couple que Meredith passait, jusqu'à présent, le meilleur moment de sa soirée. La température restait douce, le champagne circulait sans interruption ; elle était de retour dans son monde, et la présence de son architecte avec elle ne rendait le tout que plus agréable. Après sa quatrième flûte de champagne, elle sentit qu'elle coulait doucement dans l'euphorie ; Bennet en faisait vraisemblablement autant, sinon, comment expliquer sa réaction quand on les qualifia, pour la deuxième fois déjà, de couple ? Il venait de l'embrasser dans le cou. Elle ferma les yeux, pour mieux savourer l'instant. Vivre au jour le jour avait du bon.
La nuit était maintenant tombée, mais le parc restait illuminé de dizaines de lampions ; se libérant doucement de l'étreinte de Bennet, Meredith se tourna vers lui.
- Pourrions-nous marcher un peu ? J'ai peut-être chaud.
L'alcool lui montait à la tête ; elle aurait dû manger plus, mais aussi insistant que puisse se montrer Bennet avec elle, ses habitudes ne changeaient pas beaucoup. La plupart du temps, elle ne pensait même pas à se servir sur les plateaux d'argent qui passaient devant eux.
Plus important encore, elle avait envie de s'isoler. Elle n'avait rien de suggestif en tête, mais besoin d'une parenthèse de quelques minutes, seule avec Bennet. Un moment pour savourer cette soirée en tête à tête.
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mar 1 Sep - 21:31


...
Bennet et Mer
La brève passe d’armes entre les filles ne leur gâcha en rien la soirée. Il ne s’agissait que d’un très léger incident qui ne semblait n’avoir marqué ni l’une ni l’autre, quant à Bennet, il était flatté. Ce soir serait celui de Meredith, le lendemain aussi, certainement. Pour la suite... Il n’en savait rien. Il ne pourrait jurer maintenant qu’il ne partagerait plus jamais la couche de Margaret. Elle n’allait pas en rajeunissant malheureusement, c’était surement plus ce qui pouvait le freiner aujourd’hui que le fait de se dire que Meredith serait la seule femme avec laquelle il coucherait à partir de maintenant ! Penser ainsi n’était pas à l’ordre du jour. Penser tout court concernant Meredith n’était en fait tout simplement pas à l’ordre du jour !

Ils s’amusaient finalement bien. Meredith était au champagne, lui au whisky. Il avait bien remarqué qu’elle n’avait pas beaucoup mangé mais elle n’acceptait rien de ce qu’il pouvait proposer. Tant pis. Ils seraient tous les deux un peu gais. L’architecte se sentait d’ailleurs assez léger.
Ses amis et connaissances, de par leurs révélations sur Bennet, permettaient à Meredith d’en apprendre plus sur son cavalier sans que celui-ci doive dire quoi que ce soit.
Elle apprit donc qu’il avait passé quelques nuits en cellule de dégrisement. Qu’il avait volé une voiture avec ses cousins. Qu’il s’était fait virer de l’institut Le Rosey en Suisse. Qu’il avait tout essayé pour s’amuser... Qu’il était, depuis toujours, fier et arrogant. Ingérable et insupportable !
Toutes ces révélations avaient été faites dans le cadre des conversations banales entre vieux amis. Chacun se remémorant des souvenirs et profitant du fait que Bennet ait une nouvelle amie pour la mettre au parfum. Profitant aussi du fait que le tyran soit de bonne humeur ! Ce soir, cela l’amusait assez, un autre soir... Allez savoir.

Ses mains étaient toujours posées sur Meredith. Sur ses hanches, dans son dos ou même, dans sa main. Il ne la quittait pas, trop fier de l’avoir à son bras. Elle était la plus belle femme de la soirée.
Alors qu’ils se retrouvèrent assez naturellement tous les deux pour cause d’épuisement de conversation peut-être ou encore de fatigue, Meredith lui proposa d’aller marcher un peu.

_ « Avec plaisir. » Il la reprit par la taille pour la tenir, au cas où. Qu’une femme avoie avoir chaud ne présageait presque jamais rien de bon. Le champagne montait vite à la tête, en espérant qu’elle ne s’évanouisse pas. Cela pouvait arriver. Il ne faudrait pas qu’elle se fasse mal. Il la regarda en souriant gentiment.

_ « Ca va aller ? » Elle n’était pas pâle, au contraire, ses joues avaient une très jolie teinte rouge. Légère, mais qui prouvait bien qu’elle allait finalement bien.
Ils s’en allèrent donc un peu à l’écart mais ne s’éloignèrent pas trop. Il y avait toujours quelques personnes autour d’eux. Ils s’arrêtèrent sous un arbre. Ici, une petite brise très agréable soufflait, brise qui ferait surement du bien à sa compagne.
Pour l’instant ils ne s’étaient pas dit grand-chose, profitant peut-être du silence retrouvé.

_ « La légère brise vous fera du bien. » Il lui caressa la joue et ne put s’en empêcher, il l’embrassa. Une main sur sa joue, l’autre sur sa taille.
Dès qu’il l’embrassait tous ses sens se réveillaient, c’était infernal. Il avait l’impression d’être à nouveau un ado incapable de se contrôler. Il le savait pourtant, ce n’était pas le moment !
Il s’arrêta assez brusquement mais resta dans la même position, à cela près que leurs bouches ne se touchaient plus.

_ « Arrêtez-moi... » Il s’était en réalité déjà arrêté et fait à l’idée que non, il ne se passerait rien. Ils n’étaient pas des sauvages, ils n’allaient pas se sauter dessus dès qu’ils étaient un peu seuls ! Evidemment que non mais ce serait mentir que de dire que cela ne lui avait pas traversé l’esprit alors qu’il l’avait embrassée.
Il avait murmuré sur un ton presque implorant. Il lui sourit et l’embrassa à nouveau mais d’un simple baiser court.

_ « La soirée vous plait ? » Reprenons le contrôle !
Il avait éloigné son visage du sien et la main qui se trouvait sur son visage avait rejoint sa taille.
Un couple passa non loin d’eux, il ne les regarda même pas, captivé par Meredith et sa beauté.


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Mer 2 Sep - 23:22




Meredith & Bennet
Holidays

L'heure tournant, l'alcool aidant, l'ambiance s'était largement détendue. Il faut dire aussi que Meredith n'avait plus aperçu Margaret depuis un bon moment maintenant ; cela aidait probablement. Et puis non, il n'y avait pas que ça ... Elle était dans son monde, au milieu de gens qui se comportaient comme elle. Et elle était avec Bennet. A chaque minute, les invités de Georgiana le lui rappelait, en paroles ou par des sourires ; dans le fil des discussions, beaucoup évoquaient des souvenirs, comme pour lui faire connaître tout ce que Bennet ne lui dirait pas. Elle cernait mieux, maintenant, son architecte, mais n'était pas surprise. Il avait eu une adolescence dissolue, comme elle, comme eux tous. Aujourd'hui, il était devenu hyper rigide, et elle se demandait un peu comment il avait pu évoluer comme ça, mais quoiqu'il en soit, rien ne la surprenait réellement. D'une certaine manière, cela le rendait plus sympathique aux yeux de l'héritière, encore que son opinion sur lui avait beaucoup changé au cours des derniers mois, dans le bon sens évidemment.
Tout cela était des plus agréables, mais se retrouver seule avec son cavalier ne lui déplut pas non plus. De toute manière, elle en avait besoin. Quelques minutes pour se poser, laisser l'alcool redescendre ... Elle sourit à la légère pointe d'inquiétude de Bennet, et le détrompa rapidement.
- Oui, ne vous inquiétez pas. Je crois que le champagne me monte un peu à la tête.
Il y avait longtemps que ça n'avait plus été le cas. Enfin ... elle s'était lamentablement soûlée à St Barth, quand elle avait appris que Bennet était avec Aly, mais elle avait fait volontairement. Ce soir, elle s'était juste laissée dépasser par la soirée ; c'était quelque chose qu'elle ne faisait plus depuis longtemps. Elle se refusait à perdre le contrôle d'elle-même.
En silence, simplement entourés par les bruits de la soirée, Bennet et elle déambulèrent pendant quelques minutes ; l'air était plus frais loin des tonnelles installées pour l'occasion, et après avoir senti dans un premier temps ses joues toutes chaudes sous la brise, Meredith se sentit mieux. Bennet l'avait emmenée à quelques mètres seulement des festivités, sous un arbre qui formait comme un parasol au-dessus d'eux.
- Cela va déjà mieux, en réalité.
Grâce à la brise, ou grâce à la main de Bennet sur sa joue ? Elle ne le lui dirait pas. Il y avait un peu des deux. Elle était bien, à la soirée, et en même temps, il y avait déjà de longues minutes qu'elle avait envie de s'isoler avec lui. D'une certaine manière, ils avaient joué leur rôle tous les deux, elle entre autre, et elle en avait assez. L'heure aidant, les invités ne tarderaient sans doute pas à se disperser, de toute manière. Elle ne se sentait pas fatiguée pour autant. Ou peut-être que si, après tout. Elle n'était jamais arrivée que quelques heures auparavant, et tout ça, c'était beaucoup. Coucher avec Bennet, ou être la cavalière de Bennet, n'était pas tout à fait la même chose, même pour elle. Ca ne changeait en tout cas rien à l'effet qu'il lui faisait ; encore une fois, son baiser lui donna envie de plus, et s'il ne s'était pas arrêté de lui-même, elle n'était pas certaine qu'elle aurait réellement trouvé la force de le repousser. Les choses se seraient déroulées comme d'habitude : les baisers de Bennet se seraient fait plus insistants, ses mains plus baladeuses, et elle, elle se serait laissée sombrer. Mieux valait qu'il se soit montré raisonnable ; en reculant, il lui avait rappelé qu'ils étaient dans le parc, à proximité de tous les invités de la grand-mère de son architecte. Quel scandale ils auraient déclenché ...
- Nous ne sommes pas seuls. Votre grand-mère a l'esprit ouvert, mais sans doute pas à ce point. Et moi non plus d'ailleurs.
La perspective de se faire surprendre ne l'excitait pas un seul instant. Pour elle, ç'aurait été une humiliation insurmontable. En l'occurrence, cela lui évita la frustration de se dire qu'ils avaient dû s'interrompre. Elle aimait aussi les baisers de Bennet quand ils étaient chastes, elle saurait s'en contenter. Quand il lui demanda si la soirée était à son goût, elle eut un de ces sourires mutins qu'elle lui réservait.
- Je ne pensais pas en apprendre autant sur vous. Vos amis ont l'air décidé à me faire connaître les facettes les plus sombres de votre personnalité.
Elle le menait un peu par le bout du nez ; il n'y avait rien de sombre là-dedans, rien de plus qu'une adolescence normale dans leur monde.
- Je ne sais pas si une jeune femme comme moi devrait être venue en compagnie d'un voyou tel que vous ...
Elle en profitait pour le teaser un peu, en tout bien tout honneur ; ils étaient à peu près d'accord sur le fait que ce n'était ni l'endroit ni le moment, mais la soirée n'était pas terminée, après tout ... Elle reprit, ensuite, un peu plus sérieusement.
- Je passe une excellente soirée. Votre grand-mère est un hôte de choix.
Lui aussi, soit dit au passage. Cette soirée n'aurait pas eu le moindre intérêt sans lui, mais elle ne comptait pas non plus tout lui dire. C'était trop tôt, y compris pour elle.
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Jeu 3 Sep - 14:09


...
Bennet et Mer
Trop d’alcool. Lui aussi d’ailleurs avait un coup de chaud, ce qui expliqua qu’il soit si peu discret par rapport à leur relation. Qu’il la touche ainsi. L’embrasse. La dévore du regard. Heureusement, tout le monde était plus ou moins dans le même état et peut-être même que personne n’avait rien remarqué.
Ils étaient seuls ou presque maintenant. D’autres personnes flânaient dans le parc, prenaient l’air... La soirée touchait doucement à sa fin. Bennet n’avait pas vu le temps passer. Il avait passé en compagnie de Meredith un moment très agréable. Le fait qu’elle rencontre son cercle intime ne la défrisa pas, tout comme le fait qu’elle en apprenne plus sur son passé. Rien n’était un secret et si lui n’était pas enclin à en parler, il acceptait que les autres le fassent à sa place.
Se révéler lui était toujours difficile. Ce n’était pas son exercice favori. Il savait parler de tout et de rien. D’art, de cinéma, de travail, mais de lui...
Cette soirée tombait à point nommé. Elle permettait à Meredith de se faire une idée plus précise de qui pouvait être réellement son architecte.
A l’instant il était l’une des meilleures versions de lui-même. Attentionné et à l’écoute.
Meredith allait déjà mieux et il était passé du protecteur à l’amant en une fraction de seconde. L’embrasser était tellement tentant.
Il s’arrêta cependant, se rappelant le lieu dans lequel ils se trouvaient. Meredith elle aussi le freina. Impossible néanmoins pour lui de retirer ses mains de son corps.

_ « Détrompez-vous. Ce n’est qu’une façade. Elle peut se montrer particulièrement rigide. Mais nous sommes au moins trois à nous entendre sur ce sujet. » Qu’il ne fallait pas se donner en public comme des animaux. Il l’avait déjà fait, mais avec des idiotes. Plus jeune il l’avait fait dans la petite maison attenante à la piscine. Ce n’était pas grave... A 36 ans, il évitait, surtout lors de soirée comme celle-ci. Il n’avait plus l’âge de se montrer insouciant.

_ « Vous connaissez déjà mes facettes les plus sombres. » Parfois, il n’avait pas envie de jouer sur le second degré. Par avant non plus de faire preuve d’humour. C’était maintenant.
N’allez pas l’imaginer énervé. Il en était loin. Sérieux l’aurait mieux qualifié. Meredith l’avait vu plus qu’il ne l’aurait souhaité dans des états infernaux. Elle l’avait vu pleurer à deux reprises. Vu perdu, fou de rage, inquiet... Le voir heureux serait une première. Un jour peut-être mais une chose était certaine, ses facettes les plus sombres ne lui étaient plus inconnues depuis longtemps.
Il ne put néanmoins s’empêcher de sourire quand elle l’appela « voyou ».

_ « TSSS TSSS, il me semble avoir compris que vous n’aviez pas été un ange non plus Mlle Carmichael. Peut-être est-ce moi qui ne devrait pas fréquenter quelqu’un comme vous. » Il s’était approché d’elle et la fixait intensément. Il était d’un sérieux à en effrayer plus d’une. Pas elle, il n’en doutait pas. C’était sa façon à lui de faire de l’humour. Si elle savait lire dans ses yeux, elle y verrait la pointe d’amusement.

Il sourit au compliment qu’elle lui fit concernant sa grand-mère. Il n’y ajouta rien. C’était évident que sa grand-mère était un hôte de marque.
Il entendit du bruit non loin, ce qui le fit se retourner. Il y avait de moins en moins de monde et même Georgiana n’était plus visible, seuls les jeunes, les plus jeunes venus en compagnie de leurs parents, trainaient encore dans le parc, cherchant surement une bêtise à faire.

_ « Je crois que le moment de nous éclipser est venu. » Il l’embrassa une nouvelle fois, n’attendit aucune réponse et la pris par la main pour la mener dans la maison.
Direction la chambre de Bennet. Chambre qu’elle ne quitterait plus, du moins, la nuit. Il s’était fait à cette idée. Qu’ils dorment ensemble. Qu’ils couchent ensemble et s’endorment ensemble. Surement même dans les bras l’un de l’autre.
La faire venir chez lui et non aller dans ses quartiers était également une façon pour lui de ne se donner aucun moyen de la repousser. S’ils avaient été dans la chambre que Georgiana avait fait préparer pour l’héritière, Bennet aurait été en mesure une fois la fête terminée, de l’abandonner. En acceptant qu’elle vienne dans sa suite, il savait qu’il était « coincé » avec elle. Il n’irait certainement pas jusqu’à la mettre à la porte. Partir était simple pour lui mais « virer » comme une malpropre sa compagne l’était nettement moins. Avec une autre, oui, pas avec elle.
Sur le chemin du retour ils croisèrent quelques personnes qu’ils saluèrent ou à qui ils parlèrent quelques instants. Au bout de 20 longues minutes, ils étaient à bon port.
Meredith entra et il la suivit de près. Ni une ni deux il l’attrapa en la soulevant et les firent plus ou moins s’écrouler sur le lit. Lui sur le dos, elle sur lui.
Il était fatigué mais pas au point de tirer un trait sur ses galipettes avec Meredith. Ses mains sur ses fesses qu’il agrippait avec envie, il ne cessait plus de l’embrasser un peu à la façon d’un jeune homme pressé. Ils avaient bu, peu mangé, il avait envie d’elle. Il n’attendit pas pour lui retirer sa robe, son soutient gorge, lui par contre était encore vêtu. Cela lui avait pris si peu de temps pour lui enlever sa robe, il avait déjà commencé quand elle entrait dans la chambre.
Il arrêta tout à coup de l’embrasser et retira ses mains de son corps pour la faire se redresser et la contempler quelques secondes, telle une œuvre d’art.
Il finit par se redresser, leur facilitant la tâche pour lui retirer ses vêtements puis ils continuèrent les aventures.
Ce soir-là il fallut approximativement deux minutes à Bennet pour s’endormir. Comme toujours il se réveilla une heure plus tard, trop loin de Meredith à son goût. Il se colla donc à elle pour tout le reste de la nuit.

C’est dans cette position qu’ils se réveillèrent. Il la caressa doucement pour la réveiller. Il avait des projets pour aujourd’hui, ils ne pouvaient se permettre de rester au lit trop longtemps.
Doux baisers dans le cou, étirements, caresses... Depuis quand ne s’était-il pas si bien réveillé ? La lâcher lui était difficile.
De toute évidence il était prêt à se lever avant elle et c’est ce qu’il fit. Après l’avoir embrassée un million de fois il alla prendre sa douche et s’habilla. Il y avait un rituel à ne pas rater. Le café qu’il prenait tous les matins quand il était ici, seul avec sa grand-mère.
Meredith était assise dans le lit, il s’installa sur le bord à ses côtés pour mettre sa montre.

_ « Je vous abandonne le temps que vous vous prépariez. Prenez un pull, un maillot, des chaussures plates, un pantalon. Nous allons naviguer. » En fait, c’était assez évident vu la tenue que lui-même avait mise, ses chaussures principalement.
Il lui enleva une petite mèche mal placée et continua.

_ « Nous petit déjeunerons dans la grande salle à manger . Je serai en bas, dans le petit salon attenant avec Gran. » D’ailleurs il allait finir par être en retard et se faire engueuler, surtout qu’avant il devait choisir des fleurs (dont ils étaient fous dans la famille) et appeler le port de plaisance pour qu’ils préparent le bateau.

Que la famille aient ou non des invités Georgiana exigeait de passer le matin un petit moment avec chacun de ses « enfants », en privé ou non. Bennet préférait que ce le soit aujourd’hui. Peter serait éventuellement présent mais pas les compagnes.
Après avoir encore déposé un minuscule baiser sur les lèvres de Meredith il finit par la quitter et descendit. A peine entré dans la pièce, il sut que ce ne serait pas une partie de plaisir.

_ « Assied toi. » Avaient-ils fait trop de bruit la nuit dernière ?
Il s’exécuta mais prit avant une tasse de café ce qui ne manqua pas d’énerver un peu plus la matriarche. Il s’installa à côté d’elle mais elle l’envoya se mettre sur le fauteuil en face du sofa dans lequel elle se trouvait... C’était vraiment, vraiment, mauvais signe !

_ « Je suis furieuse après toi Bennet. » Vu la façon dont elle se pinçait les lèvres, il n’en doutait pas.

_ « Quoi que l’on t’ai dit, c’est faux. Je me suis calmé, tu le sais bien. » Il essayait de blaguer, de la charmer et en même temps il réfléchissait activement. Qu’avait-il fait ?! Rien justement, si bien qu’il était persuadé de dire la vérité. Ce que l’on avait raconté à sa grand-mère était forcément faux !
Il la vit se fermer un peu plus alors qu’il la tutoyait. Tout cela sentait tellement mauvais...

_ « Venez-en au fait alors. Qu’a-t-on pu vous raconter pour vous mettre dans un tel état. » Elle prenait trop de temps et cela le mettait sur les nerfs.

_ « Parle-moi de l’avortement. » Meeeerde. Lequel ?! Charlotte ou Meredith ? Il n’avait rien à voir avec celui de Meredith mais en même temps celui de Charlotte avait été gardé secret... A moins que la garce n’ait ouvert la bouche.
Plutôt que de se mettre dans une situation encore plus compliquée il prit son temps. Réfléchit, fit mine de chercher ses mots... Prit quelques gorgées de café.
Il entendit à peine que quelqu’un faisait du bruit à côté, dans la salle à manger et ne remarqua pas non plus que la porte n’en était pas fermée.


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Jeu 3 Sep - 20:46




Meredith & Bennet
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Particulièrement rigide ? Elle ne pouvait que croire Bennet, même si, à titre personnel, elle considérait que Georgiana avait déjà fait preuve de bien assez d'ouverture d'esprit quand elles s'étaient entretenues toutes les deux. Jamais sa mère n'aurait dit les choses aussi directement, même si, dans le même contexte, les choses ne se seraient pas passées différemment chez les Carmichaël. Qu'importe ... De toute manière, Meredith était la première à fuir le scandale. Même à la période où elle faisait la fête à tout va, elle avait toujours fait en sorte qu'aucun de ses exploits ne soient connus, quitte à payer quand il le fallait. Paradoxalement, c'était maintenant qu'elle était devenue sage que les histoires les plus contrariantes sur elle sortaient ... le marché que son père lui avait mis entre les mains, l'avortement ... A en regretter de prêter tant d'attention à ne jamais commettre d'erreurs. Vieillir les rendait sérieux, tout comme leur conversation venait de le devenir, en quelques secondes. Bennet avait raison, elle connaissait réellement les côtés sombres de sa personnalité. Ce n'était pas ce à quoi elle pensait, quand elle l'avait taquiné ; elle était trop bien pour y penser, et elle ne voulait pas s'appesantir dessus. Oui, il pouvait être tyrannique, cynique, autoritaire, ou méchant. Ou tout ça à la fois. Elle le savait, elle l'avait connu comme ça. Ce n'était plus le cas - en espérant que ce ne serait plus le cas à l'avenir -, ça ne devait pas les hanter ; elle avait choisi d'oublier, à défaut de pouvoir déjà lui pardonner. De miser sur l'avenir. Elle espérait ne pas se tromper.
- Shhh. Pas ce soir, s'il vous plaît.
Elle aussi était redevenue sérieuse, l'espace d'un instant. Juste le temps de lui dire que ce n'était pas le moment. Elle préférait qu'ils se cherchent, qu'ils se charrient gentiment. Elle préférait l'appeler "voyou". Elle garda d'ailleurs son sourire radieux, en dépit du sérieux avec lequel il avait répondu à sa pique.
- Peut-être. Mais vous n'avez pas encore fait demi-tour.
Et il ne le ferait pas. La soirée se terminait finalement, et ils regagnaient les appartements de Bennet ensemble. L'espace d'un instant, elle s'était posée la question : la chambre qui lui avait été attribuée, ou l'univers de Bennet ? Mais il lui avait qu'il lui ferait visiter, et elle savait quoi attendre exactement de la visite. Elle ne vit grosso modo rien de la grande chambre ; son architecte ne lui en laissa pas le temps, se rattrapant de ce qu'ils n'avaient pas pu faire dans le parc.
Elle ne s'endormit pas tout de suite, après cela, retournant dans sa tête les événements de la journée. Il ne s'était rien passé d'incroyable, et pourtant, c'était important. A côté d'elle, Bennet s'était endormi en quelques minutes, et elle se tourna sur le côté pour le regarder dormir. Il semblait tellement paisible ... Finalement, elle sentit le sommeil la gagner, et se laissa couler paisiblement.

Elle ne se réveilla que le lendemain matin, sous les caresses de Bennet, qui la tenait dans ses bras. Elle remua doucement pour mieux se lover contre lui, paresseusement. Elle n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était, et en ouvrant les yeux, sur le coup, elle s'était sentie perdue. Il lui avait fallu quelques secondes pour se souvenir qu'elle était dans les Hamptons, chez les Monaghan. Elle marmonna alors que Bennet terminait de la sortir du sommeil ; elle était trop bien, assaillie par ses baisers. Elle ne voulait plus jamais bouger.
Mais son hôte s'était levé, sonnant le glas de ce moment parfait. Lentement, elle s'étira, tandis que Bennet se dirigeait vers la salle de bains, et finalement, elle s'assit sur le lit. Bennet la rejoignit, déjà douché et habillé. Elle lui sourit doucement, avant d'écarquiller les yeux. Ils allaient ... naviguer ? Bennet faisait du bateau ? Hum ... pas forcément inimaginable, considérant qu'il venait d'une famille d'armateurs, mais ça non plus, il ne lui en avait jamais parlé. Elle acquiesça à tout ce qu'il lui dit, sans rien répondre. Elle avait absolument besoin d'une douche fraîche pour finir de se réveiller ; pour l'instant, elle se sentait encore embrumée.

Quand Bennet eut passé la porte de la chambre, elle se dirigea vers la salle de bains, et fila directement sous la douche. La veille, elle avait profité de ne pouvoir s'endormir pour se démaquiller rapidement et éviter l'effet panda au réveil ; pour autant, elle laissa l'eau presque froide couler abondamment sur son visage, pendant de longues minutes. Si elle devait partager la chambre de Bennet pendant tout son séjour ici, pourrait-elle au moins ramener quelques produits de beauté, les basiques ?
Dans le doute, elle n'en fit rien. Elle remit les vêtements qu'elle portait la veille, et regagna sa chambre. Chaussures plates ... elle avait. Une paire de ballerines toutes simples, bleu marine. Pantalon ... elle n'avait qu'un short en toile blanche. Maillot de bain, ça elle avait. Elle enfila celui qu'il lui avait offert et, par dessus, un pull léger à imprimé type marinière. Elle attacha également ses cheveux en une queue de cheval haute, et glissa dans sa poche une paire de Wayfarer. Elle était vraiment à des milliers de kilomètres de son style habituel, mais pour les Hamptons, et surtout pour faire du bateau, cela semblait approprié.
En quittant sa chambre, elle s'engagea dans les couloirs de la maison, se guidant grâce aux toiles et sculptures qu'elle avait repérées la veille. Et grâce à Malia, la gouvernante, qui lui indiqua discrètement la porte de la salle à manger quand, dans le grand couloir au rez-de-chaussée de la maison, elle se trouva incapable de s'en rappeler. Elle l'ouvrit discrètement, ne sachant qui elle devait s'attendre à trouver.
Elle était seule. La table était fleurie (encore !), et dressée, mais apparemment personne n'avait encore déjeuné. Que lui avait dit Bennet, déjà ? Qu'il serait dans le salon attenant ? Pouvait-elle le rejoindre ?
Elle qui n'avait habituellement aucune question quant à l'attitude à adopter ne savait trop quoi faire. Se glisser dans l'intimité d'une famille, en tant qu'invitée, en tant que petite amie d'un des fils de la maison, était une première qui la rendait maladroite. Elle opta néanmoins pour aller saluer l'aïeule des Monaghan. La porte était restée entrouverte, et elle entendit des voix s'élever. Et un mot, qu'elle capta en particulier. "Avortement". Encore. Depuis St Barth, elle avait réussi à ne plus y penser. Elle s'arrêta, interdite, et consciente qu'il était effroyablement malpoli d'écouter aux portes, mais incapable de faire connaître sa présence. Elle voulait savoir ce qui allait se dire.
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Jeu 3 Sep - 22:24


...
Bennet et Mer
Meredith ne tarderait pas à voir que Gran n’était pas si ouverte d’esprit que cela et qu’elle aussi avait un avis bien arrêté sur tout un tas de choses...
A commencer par les fleurs. Une maison devait toujours avoir des fleurs ! Partout ! Tout le temps !
Elle acceptait également qu’un homme puisse coucher avec une femme avant le mariage, par contre, elle restait très vieux jeu concernant les interruptions de grossesse.

Dans la seconde, Bennet et Meredith étaient encore dans le parc. Il ne lui répondit rien quand elle lui demanda de ne pas aborder ses travers. Pas de problème, il n’avait d’ailleurs aucune envie de le faire.
La suite... Effectivement, il ne la quitterait pas. Pas cette semaine en tout cas et certainement pas parce qu’elle avait eu une adolescence comme la sienne ! Ils avaient tous eu la même, peu importe leur génération.
Passons plutôt au lendemain matin. Bennet en compagnie de Georgiana continuait à réfléchir à ce qu’il pourrait bien lui répondre. « Parle-moi de l’avortement ». S’il prenait suffisamment de temps pour répondre, sa grand-mère reprendrait la parole et ainsi, il saurait ce dont elle parlait ! Sincèrement, dans la seconde, il ne savait pas si elle était au courant de l’avortement de Charlotte ou bien de celui de Meredith. Tout était possible même si l’un datait de bien moins longtemps que l’autre.

_ « Comment as-tu pu être aussi négligeant ?! On ne séduit pas des jeunes femmes pour les mettre dans son lit sans ensuite assumer quand un... Accident se produit ! – Tu n’as pas été fichu de mettre ta femme enceinte après toutes ces années passées avec elle et là tu y parviens après quoi ? Quelques jours ? Semaines ?! On ne sait même pas et tu fiches tout en l'air ?! » Quand on vous disait qu’elle n’aurait pas la patience d’attendre qu’il se prononce sur le sujet.
Georgiana avait repris la parole et elle n’y était pas allée de main morte. Comme toujours. Bennet savait maintenant de quel avortement elle avait appris l’existence.
Une nouvelle fois, il prit le temps de répondre. Buvant son café, la mâchoire tellement serrée que c’était à se demander comment le liquide pouvait passer.
Le tout était de savoir par où commencer.
Charlotte avait été mise enceinte mais il était hors de question qu’elle en soit informée. Il l’avait forcée à avorter, sa grand-mère n’apprécierait pas.

_ « Je n’ai pas eu mon mot à dire. Nous n’étions même pas ensemble quand c’est arrivé. » Il ne mentionna pas Charlotte. C'était de toute façon bien trop douloureux. Faire un enfant à cette folle...?
Sa grand-mère avait des mots très durs, il y était habitué. Cela ne lui plaisait pas, mais ce n'était pas nouveau.

_ « Ce n’était pas le tien ?! » Mentir... ?

_ « Si, mais nous n’étions pas ensemble. Elle ne m’en a pas parlé. Elle a fait cela de son côté, seule. Pensez-vous qu’une jeune femme comme elle voudrait d’un enfant avec un homme dont elle n’est pas amoureuse, qui est en plein divorce avec une névrosée et qu’elle ne fréquente que depuis seulement quelques semaines ?! Cela aurait été la pire des bêtises ! Elle a fait preuve de bon sens, voilà tout ! » Le ton montait doucement mais surement. Avec elle c’était fréquent. Georgiana avait un fichu caractère et dès que les choses ne lui convenaient pas elle le faisait savoir de façon très abrupte.

_ « Nous n’avortons pas chez les Monaghan ! » Elle venait de reposer sa tasse de café avec fracas sur la table basse les séparant.
Pour elle qui était croyante c’était comme un meurtre. Elle avait des côtés très modernes mais d’autres également très attachés au passé et la question de l’avortement en faisait partie.

_ « Tu aurais dû assumer ! Nous aurions trouvé une solution tous ensemble ! »

_ « Vous m’auriez forcé à l’épouser, comme vous l’avez fait avec Charlotte ? Et quoi ? Dans deux ans c’était fini et nous nous serions partagé la garde d’un enfant dont ni l’un ni l’autre ne voulait ?! Par pitié ! Merde! » Lui aussi avait reposé sa tasse et il s’était levé. Ce n’était pas l’heure de boire un verre, dommage. Il se contenta d’une cigarette.

_ « Assied toi ! » Quand il se mettait debout, en général, il finissait toujours par quitter la pièce sans qu’ils se soient expliqué convenablement. Elle ne supportait pas qu’il se lève alors qu’ils se disputaient.
Après avoir fait un tour de la pièce il se rassit donc sur le fauteuil qu’il venait de quitter. Cigarette à la main.

_ « Meredith a avorté de son plein gré parce qu’elle estimait, à juste titre, que ce n’était pas judicieux de faire un enfant avec moi. C’est tout. Je ne l'y ai pas poussée. » Si, un peu, enfin, il l'avait poussée au silence surtout, pas à l'avortement.
Son ton s’était radoucit sans pour autant qu’il se soit vraiment calmé.

_ « Imagine qu’elle ne puisse plus avoir d’enfant à cause de cela. » Les craintes d’une vieille femme.
Bennet se leva à nouveau et vint tenter de s’installer sur le sofa aux côtés de sa grand-mère. Sa réelle crainte ? Que Bennet ne fasse jamais d’enfant.
Dès qu’il s’était marié à Charlotte elle l’avait poussé à en faire un mais cela n’était jamais arrivé. Maintenant elle le voyait à nouveau en couple (ne sachant rien des craintes que Bennet pouvait ressentir face à un nouvel engagement) et apprenait qu’un héritier avait été mis en route mais que cela n’avait pas marché. Elle avait confiance en la médecine mais... Et si... ? Les erreurs médicales arrivaient, surtout dans des trous comme Whistler. Elle savait également où l’avortement avait eu lieu, évidemment.

_ « Elle aura tous les enfants qu’elle veut quand elle l’aura décidé. Elle les aura avec qui elle voudra. Ne t’en fais pas pour cela. » Il était repassé au tutoiement.
Pour lui les cris étaient terminés. Il la connaissait et savait qu’à partir du moment où elle évoquait ses craintes, c’était que le plus gros de la tempête était derrière eux.

_ « Tu dois avoir un enfant Bennet. Te remarier, et avoir une fille. »

_ « Ce n’est pas moi qui décide de cela Gran. Je ne peux pas te promettre que je me remarierai ou que j’aurai des enfants. J’ai quelqu’un dans ma vie. C’est suffisamment remarquable pour que tu puisses t’en réjouir. » Faire des enfants... Gosh, il n’en avait pas envie ! Se remarier non plus ! Pas pour le moment ! Cela ne lui venait absolument pas à l’esprit ! Tout ce qu’il voulait était de s’envoyer en l’air ! Il le faisait, il était content !
Il ne pouvait pas avouer tout cela à sa grand-mère. Elle savait qu’elle et sa mère ne serait plus jamais consultées sur le sujet « girlfriend ». Elles avaient mis leur nez dans sa relation avec Charlotte et n voyait comment cela avait terminé. Plus jamais donc.

Concernant l’héritier.
Georgiana avait toujours misé sur lui pour faire une fille. Lui et personne d’autre. Elle rêvait d’une petite-fille. Elle n’avait fait que des fils qui eux même n’avaient eu que des fils. Elle voulait une fille et selon elle c’était à Bennet de la lui donner.

_ « Ne gâche pas tout, tu veux ? Ça, tu peux me le promettre. » Elle savait, en gros, qu’il n’avait pas été fidèle à Charlotte. Evidemment, la vieille femme et lui avaient eu des discussions bien plus houleuses que celle qu’ils venaient d’avoir sur le sujet. Ils s’étaient promis de ne plus en parler mais Bennet ne devait pas faire de vague.

_ « Ne me mettez pas de pression et ça ira surement. » Il venait de lui prendre la main et l’y avait baisée. Par « vous » il entendait sa mère et elle.
Elle avait retrouvé le sourire. Il n’était pas bien grand ni réellement sincère mais Bennet pensait l’avoir convaincue.

_ « Nous allons naviguer aujourd’hui. Je ne suis pas certain que nous rentrerons ce soir. Ne vous inquiétez pas, je ferai attention. » Elle craignait qu’il se noie.
Elle haussa les yeux au ciel en soupirant. Elle irait surement prier pour lui dans la journée. Il la connaissait trop bien.
Ils finirent leur tasse de café et elle lui indiqua qu’elle allait faire un tour en ville.
En réalité elle avait besoin de se changer les esprits. Lui se dirigea vers la salle à manger une fois le départ de sa grand-mère amorcé. Il constata que la porte n’était pas bien fermée. Quand il entra il vit Meredith. Qu’avait-elle entendu ?

_ « Vous devez manger. Hors de question que vous quittiez la maison sans avoir pris un bon petit déjeuner. » C’était un ordre et qu’elle ne le contrarie pas, ce n’était pas le jour ! Il s’était retenu avec sa grand-mère mais le faire deux fois dans la même journée serait peut-être de trop.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Ven 4 Sep - 0:48




Meredith & Bennet
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Silence dans la pièce à côté. L'avaient-ils entendus ? Elle recula prudemment, au cas où, prête à signifier qu'elle venait seulement d'arriver et, au besoin, à jouer le jeu de ne même pas avoir entendu un seul mot de ce qui s'était dit. Bennet n'aurait pas apprécié qu'elle écoute aux portes, pas plus que Georgiana. Et Peter et Sasha ? Ils étaient probablement quelque part dans la maison. S'ils venaient à la surprendre ... Elle avait l'impression de prendre un risque immense, mais dans le même temps, c'est d'elle, dont on parlait dans le salon. De son avortement. Contrairement à Bennet, elle n'avait pas pensé à autre chose. D'une part, parce qu'elle n'était pas au courant que son architecte était coutumier du fait, et d'autre part, parce qu'étant la compagne du moment de Bennet, il lui semblait évident qu'on parlait d'elle.
Finalement, on ne devait pas l'avoir entendue. La conversation venait de reprendre, toujours par Georgiana. En fait, Bennet n'avait pas dû vouloir répondre. Elle aurait pourtant aimé avoir sa version des faits. Ils n'avaient pas parlé de tout ça, et elle savait qu'il approuvait, bien sûr, mais ... elle aurait aimé savoir ce qu'il pensait du fait qu'elle soit tombée enceinte. Comment il l'avait perçue, à ce moment-là. Est-ce qu'il lui en avait voulu ? Elle n'avait même pas eu l'occasion de lui expliquer qu'elle avait oublié une seule fois sa pilule, et que les chances de tomber enceinte dans ce cas-là étaient quais-nulles. Tu parles ... Pas pour elle.
Sa grand-mère, en tout cas, semblait mécontente. Le ton de sa voix ne laissait pas place au doute. L'allusion à Charlotte fit mal à Meredith, bizarrement mais, surtout, les derniers mots de l'aïeule l’interrogèrent. Comment ça, il avait tout gâché ? Georgiana n'avait quand même pas espéré qu'elle garde l'enfant, dans de telles circonstances ? Ils n'étaient même pas un couple, et même si elle comprenait qu'à son âge, la grand-mère de Bennet ne capte pas toutes les nuances de leurs relations, Meredith n'imaginait pas un seul instant qu'elle puisse avoir souhaité que Bennet et elle ait ce bébé. Ca aurait mis fin à tout, entre eux. Mis fin à sa réputation à elle - bizarrement, les hommes ne souffraient jamais de ce genre d'histoires ... Non, c'était insensé. Elle était certaine d'avoir pris la bonne décision. Bennet, lui, préférait se dédouaner en disant qu'ils n'étaient pas ensemble. La faute à qui ? C'était après New York, après qu'il lui ait tourné le dos encore une fois. Elle ne risquait pas d'être avec lui, non.
Meredith se sentait mal qu'on parle ainsi d'elle ; elle aurait préféré ne rien entendre de tout ça. Pis, quand Georgiana eut l'audace de demander s'il était le père, une unique larme se frôla un chemin jusqu'à sa joue. Même Bennet n'avait pas osé poser cette question. Elle était humiliée.
Pourtant, elle restait incapable de bouger, l'envie chevillée au corps d'en entendre plus. De savoir comment cet échange allait se terminer. Et tout ce qui se dirait sur elle.
Ce n'était pas flatteur. Bennet faisait preuve d'un pragmatisme à l'épreuve de toute émotion, et la chef de la famille Monaghan d'un rigorisme à faire preuve. "Nous n'avortons pas chez les Monaghan". Elle, si. Désolée Georgiana. C'était son corps, elle décidait si un bébé pouvait grandir dedans. Et pour l'instant, c'était hors de question. Pour tout l'or du monde, elle n'aurait pas cherché une autre solution. Bennet avait raison, elle avait fait ce qui s'imposait. C'avait été difficile, en étant si seule, mais elle l'avait fait. C'était sa vie. Tant pis pour les espoirs des femmes Monaghan.
La suite de la discussion la laissa sans voix ; elle venait de porter une main à sa bouche, en entendant Bennet. "Forcé à l'épouser" ? C'était ça, ce qui s'était passé avec Charlotte ? La raison pour laquelle il la haïssait ? Mais qui se mariait encore de force, au XXIème siècle, aux Etats-Unis ? Bennet ? Bennet avec sa détermination proche de l'autoritarisme ? Impossible ... Il y avait de quoi avoir pitié de lui. Elle ne rêvait pas du prince charmant, pas même d'un mariage totalement désintéressé, mais tout de même ... Pas étonnant qu'il ait trompé Charlotte. Et pas étonnant, peut-être, qu'elle aussi ait si mal vécu la situation. On ne l'avait peut-être pas forcée, elle.
Mais déjà, les choses semblaient s'être un peu calmées, et Meredith découvrait une autre facette de Georgiana. Plus compatible avec son statut de grand-mère. Elle voulait une arrière-petite-fille. Soit. Mais ça ne viendrait pas d'elle, Meredith. Elle n'était pas prête pour ça, et l'idée lui semblait tellement saugrenue qu'elle doutait de l'être un jour.
Si elle avait appris des choses sur Bennet la veille au soir, aujourd'hui, elle avait l'impression d'en avoir découvert beaucoup plus. Une seule information, mais qui pouvait expliquer beaucoup de choses sur lui, y compris ces difficultés qu'il avait à s'engager, ne serait-ce qu'un minimum. Elle prêta la même attention à la fin de la discussion, mais sans plus analyser les informations qu'elle recevait. Elle en avait déjà assez entendu, et, lentement, elle recula, jusqu'à un siège qu'elle estimait suffisamment éloigné du salon, et où elle se laissa à moitié tomber, une jambe repliée sous elle.
Bennet ne tarda pas à la rejoindre, l'air sombre. Quand il lui ordonna - ni plus ni moins - de déjeuner, elle s'exécuta sans mot dire, attrapant le plus petit pancake possible, et jouant avec pendant de longues minutes avant de vraiment y toucher. Tout cela lui avait coupé l'appétit, elle qui s'était levée ce matin en ayant faim. Quand elle eut, non sans difficultés, réussi à finalement avaler ça et une orange pressée, elle se leva, prête à accompagner Bennet.
- Je vous suis. J'espère que ma tenue convient.
Elle l'aurait bien embrassé, mais cela semblait compliqué vu les circonstances. Comment allait-faire pour faire comme si de rien n'était jusqu'au soir ?
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Ven 4 Sep - 11:13


...
Bennet et Mer
Par « ce n’était pas le tien », Georgiana Monaghan n’avait pas voulu insinuer que Meredith était une Marie couche toi là, elle avait juste répondu au « nous n’étions pas ensemble » de son petit-fils. Par cette phrase elle avait pensé qu’à l’époque ils ne couchaient pas l’un avec l’autre, voilà tout.
Elle avait une bonne opinion de la jeune héritière qui n’avait jamais fait de vague, en tout cas, pas jusqu’à sa rencontre avec son petit fils, ou son arrivée au Canada... Peu importe. La jeune fille était ravissante et possédait des manières de duchesse. Très bien. Peut-être cachait-elle bien son jeu et n’était finalement qu’une nymphomane... Difficile à croire. Non, la vieille-femme n’avait pas pensé à mal en posant cette question, surtout qu’elle ne s’imaginait en plus pas que Meredith pouvait se trouver à côté et qu’elle entendait tout.

Bennet était ressorti de cette discussion quelque peu contrarié lui aussi.
Pas le temps de décompressé car Meredith était déjà descendue. En pénétrant dans la salle à manger l’architecte ne prit pas la peine d’aller l’embrasser et aucun geste de la part de la jeune femme ne se fit remarquer non plus. « Et merde ».
Aucun malaise ne devait s’instaurer entre eux. Il ne voulait pas non plus qu’elle reste silencieuse, il avait horreur de cela. A la voir torturer son muffin comme elle était en train de le faire, l’agacement de Bennet commença à monter. Il reprit un café qu’il but assez rapidement et ralluma une cigarette qu’il fuma à la même vitesse. Cela aida à le faire se détendre un minimum.
Il détestait quand elle jouait ainsi avec la nourriture. En plus, elle ne mangeait pas ! Il ne voulait pas d’un squelette. Il aimait son corps mais il aimait aussi les formes. Elle devait manger et arrêter de mettre en miettes son petit déjeuner. Il lui lança un regard gris (pas noir, cela aurait été trop, mais gros, oui) pour qu’elle arrête et mange !

Il ne s’était pas assis à côté de Meredith quand il s’était installé et une fois qu’il eut terminé de fumer il alla près d’elle, non sans laisser échapper un soupire.
S’ils devaient s’engueuler il finirait par décider qu’ils ne devaient plus se fréquenter. Cela le mettait sur les nerfs et il était suffisamment nerveux au quotidien pour ne pas avoir à se rajouter un stress inutile.
En règle générale il fallait avouer qu’elle l’apaisait mais les tensions réapparaissaient trop vite et toujours, TOUJOURS, à cause de son passé. Par conséquent, c’était de sa faute à lui ? Allaient-ils devoir en parler sérieusement ?

Il n’eut pas le temps de s’installer à ses côtés car elle s’était levée. Le fait qu’il se mette debout avait dû lui laisser penser qu’il était temps de partir.
Elle lui demandait si sa tenue convenait.

_ « Je vous l’ai déjà dit, vous êtes parfaite. » Elle aurait peut-être froid à un moment donné mais il ne partait pas en barque. Il y aurait ce qu’il faut sur le voilier. Tout irait bien. Le temps était beau, il y avait suffisamment de vent pour qu’ils avancent à bon rythme. Pas de mer. Si les choses se détendaient entre eux, alors la journée serait aussi parfaite que Meredith l’était.

Bennet ne bougea pas. Le départ attendrait. Il n’aimait pas cet air qu’elle avait sur le visage.
Il s’appuya sur la table (avec son postérieur) et fit face à sa compagne.

_ « Je vous l’avais dit, Georgiana Monaghan n’a pas l’esprit aussi ouvert que l’on pourrait le croire au premier abord. » Il lui sourit du coin des lèvres.
Qu’elle ne fasse pas comme si elle n’avait rien entendu. Ce serait certainement le pire mensonge qu’elle puisse lui faire. Mieux valait qu’elle crache le morceau et lui dise ce qu’elle avait sur le cœur parce que lui n’en avait absolument aucune idée !
Il n’avait pas été irrespectueux à son égard. Ne l’avait accusée de rien... Avait-il fait quelque chose de mal ? Ah... Cette histoire d’avortement allait-elle encore les suivre longtemps ?! Il ne voulait pas en parler !

Il lui attrapa les mains pour qu’elle se rapproche de lui.
A ce moment-là Malia entra dans la pièce, leur voiture était prête et attendait. Bien... Elle attendrait encore un peu.

_ « Dites-lui que nous arrivons d’ici quelques minutes. » Il fallait régler le problème du drôle d’air de Meredith avant de partir.
Leurs mains entrelacées il la plaça entre ses jambes et la regarda avec son air si sérieux qui pourtant , cachait tellement plus. Beaucoup de choses se passaient dans sa tête. Ne pas exploser. Comprendre. Etre compatissant. Etre patient... C’était un gros travail pour lui.
Il aurait aimé lire dans ses pensées afin de dire tout de suite ce qu’elle voulait entendre et leur éviter des malentendus.

_ « C’est la torture sur muffin qui vous a trahi. Qu’avez-vous entendu ? Ou plutôt, quel point voulez-vous éclaircir ? » Ils ne partiraient pas avant qu’elle lui ait dit ce qu’elle avait exactement.
Les non-dits avaient été son quotidien avec Charlotte et il n’en pouvait plus. C’était d’ailleurs à cause de cela qu’ils avaient fini par se détester. Ils ne communiquaient pas assez. Remarquez qu’il n’avait aucune envie de parler avec elle... Concernant Meredith c’était autre chose. Il aimait bien qu’elle se rebelle même si cela le mettait encore plus en colère.
Il ne supportait pas qu’elle s’écrase face à lui, même si à première vue, on aurait pu penser que c’était exactement ce qu’il attendait. Pour la respecter il avait besoin qu’elle s’assume et lui dise « merde » quand c’était nécessaire. Ce ne serait peut-être pas aujourd’hui mais avec l’impulsivité dont notre ami pouvait faire preuve, aucune réaction n’était à écarter.
Il la fit s’approcher un tout petit peu plus afin qu’elle puisse poser ses mains sur les cuisses de son amant et que lui puisse la tenir par la taille/les reins.
Il la regardait de dessous comme il était à moitié assis, ce qui lui donnait un ai presque implorant, ses yeux de cocker aidant beaucoup !


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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Sam 5 Sep - 0:04




Meredith & Bennet
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La discussion de Bennet avec sa grand-mère l'avait incontestablement contrarié, autant si ce n'est plus qu'elle l'avait troublée, elle ; et maintenant, ils en payaient en quelque sorte les pots cassés, chacun à un bout de la salle à manger - pas réellement, mais ils étaient trop loin l'un de l'autre pour un couple en devenir. La façon dont l'architecte la regardait n'améliorait pas vraiment son appétit, mais elle était prête à peu près à tout pour éviter de le mettre en colère. Elle avait escompté que cette journée serait une bonne journée, parce qu'elle partait seule avec lui, et elle voulait tout faire maintenant pour que ses souhaits se réalisent.
D'un autre côté ... d'un autre côté, elle était incapable d'ignorer tout ce qu'elle avait entendu. Sur elle, sur eux, sur l'avortement. Et sur Bennet lui-même. Mis à part la question de Georgiana pour s'assurer de la paternité de Bennet, Meredith n'avait en rien été insultée et pourtant, une nouvelle fois, ce qu'elle avait fait occupait ses pensées. Ca, et ce qu'elle avait découvert sur Bennet. Pas étonnant, qu'elle ait passé son temps à détruire son assiette, comme elle le faisait quand elle était contrariée ... Pas étonnant non plus qu'il sente aussi fort le tabac quand il l'avait finalement rejointe. Les effluves d'une première cigarette lui étaient déjà parvenues quand il discutait encore, et là, il venait d'en fumer une deuxième. C'était la première fois qu'elle le voyait en enchaîner deux ; l'odeur ne lui plaisait pas beaucoup. Elle préférait son odeur à lui, sans tabac.
Elle s'attendait à ce qu'ils partent, puisqu'elle avait terminé, mais maintenant Bennet s'était arrêté vers elle. Quand il reprit la parole, tout en s'appuyant contre la table, elle comprit que d'une manière ou d'une autre elle s'était grillée. L'espace d'un instant, un vent de panique la traversa à l'idée que Bennet soit mécontent, mais elle le découvrit plutôt caustique. Il avait raison, oui : Georgiana Monaghan n'avait pas l'esprit si ouvert que ça. C'était aussi une vieille femme, qui s'inquiétait visiblement de ce qu'elle laisserait derrière elle - et là, Meredith ne pensait pas à un héritage financier.
Sans rien dire, mais en baissant les yeux comme une enfant prise en faute, elle se rapprocha de lui. Pour l'instant, il ne semblait pas énervé. Peut-être même plus serein que pendant qu'elle prenait son petit-déjeuner. C'était peut-être bon signe. En revanche, ils allaient crever l'abcès : il venait de décaler leur départ.
Très naturellement, elle se retrouva proche de lui, aussi proche qu'il était possible de le faire compte tenu de leurs positions respectives. Bennet savait donc qu'elle avait entendu des choses ... Elle s'était trahie, effectivement, mais rester naturelle après tout ça lui semblait difficile. Lui non plus n'avait pas cherché à cacher que quelque chose n'allait pas. Bravement, elle le regarda dans les yeux. Elle n'était pas fière face à lui, mais d'un autre côté, elle n'avait rien à se reprocher.
- Tout. J'ai tout entendu.
Elle enchaîna sans lui laisser le temps de parler, pour se justifier.
- J'allais frapper à la porte du salon pour saluer votre grand-mère, quand j'ai entendu qu'elle vous questionnait sur mon avortement. Je ne pouvait pas faire connaître ma présence, après ça.
Elle aurait pu, en réalité. Frapper à la porte, et feindre de n'absolument rien avoir entendu. Elle ne l'avait pas fait. La curiosité avait été la plus forte. Ce n'était pourtant pas ça, le premier sujet qui lui vint à l'esprit dans la liste des choses qu'elle voulait éclaircir. Elle était plus sérieuse que jamais quand elle reprit.
- C'est vrai ? Vous avez été ... contraint d'épouser Charlotte ?
Elle ne voulait pas avoir de pitié pour lui, il l'aurait pris comme une insulte. Mais la perspective qu'il se soit retrouvé marié à une femme qu'il n'aimait pas ... Elle n'arrivait pas à y croire, surtout pas venant de lui. Elle trouvait ça triste, également. Pour lui et, d'une certaine manière, pour Charlotte. Mais surtout pour lui. Elle voulait comprendre comment un homme comme lui pouvait se retrouver dans une telle situation. Elle avait appris au cours de la soirée de la veille que son caractère avait peu évolué au cours du temps. Alors comment s'était-il retrouvé comme ça ? Ou ce n'était qu'une question de formulation ? Il l'aurait dit sans que ce soit vrai ? Elle ne parvenait pas à y croire, et au final, elle se sentait un peu triste pour lui.
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MessageSujet: Re: Hamptons || PV Mer - TERMINE   Sam 5 Sep - 21:40


...
Bennet et Mer
Alors comme ça elle avait tout entendu ? Cela ne faisait pas son affaire mais en même temps, ne changeait pas grand-chose à son schmilblick. Tout ce qu’il retenait de tout cela était qu’ils allaient certainement devoir encore aborder le sujet de l’avortement et que cela le gênait particulièrement. C’était fait, pas la peine d’y revenir. Elle, elle avait été triste ou... Seule. Seule, ça il l’avait compris, pour le reste... Il ne savait pas ce qu’elle avait ressenti. Pour lui tout cela était beaucoup trop abstrait.
Charlotte était revenue triste aussi de son avortement. C’était Julia qui le lui avait dit car lui avait filé à Dubaï pour 1°) le boulot, 2°) ne surtout pas la voir. C’était à la fin de leur mariage. Elle prenait déjà des antidépresseurs et buvait un peu trop au goût de l’architecte. S’il avait été présent elle aurait enchaîné les scènes et il n’en avait pas le courage.
Essayons de savoir ce que lui avait pu ressentir face à cela tiens. L’avortement de Charlotte ? Un immense soulagement ! Il n’allait pas devoir élever l’enfant de cette folle, un enfant surement anormal vu la quantité de médicaments qu’elle prenait. Il était rassuré qu’un pauvre enfant n’ai pas à subir tout cela. Voir ses parents se déchirer, ne rien comprendre, ne peut-être pas se sentir aimé, ne pas âtre aimé (?). Heureusement que Charlotte avait avorté.
A propos de l’IVG de Meredith ? D’abord une immense surprise face à la nouvelle : Elle était enceinte ?! Ensuite... Ensuite plus rien. Si, mais il était hors de question qu’il y pense. Il avait fermé la porte sur ses sentiments face à cela. Pas d’enfant, point.

Le couple s’était enfin rapproché et il appréciait la toucher à nouveau. Maintenant elle sentait le muffin et ce parfum qu’elle ne quittait jamais. C’était un peu comme si cette fragrance évoluait selon l’odeur de sa lessive, de son gel douche, de ce qu’elle avait mangé, de son lait pour le corps. Toujours la même base, mais pas exactement la même odeur. C’était, avec le muffin, exquis.
Meredith lui expliqua pourquoi et comment elle avait tout entendu. Oh, il ne lui en voulait pas. Il lui avait demandé de les rejoindre. Il fit une petite moue de la bouche et se contenta de lui caresser les reins distraitement alors qu’elle lui disait tout cela. Pas de quoi la fouetter. Ce qui le surpris réellement fut la question qui suivit.

_ « C’est ce que vous avez retenu de tout cela ? Mon mariage avec Charlotte ? » Cela le faisait presque rire en fait. Pas de façon à se moquer mais il trouvait ça dingue qu’elle veuille absolument parler de cela alors qu’il y avait eu tout autre chose. Autre chose qui la concernait directement. La princesse n’aimait pas être au centre des polémiques.
Evidemment qu’elle avait surement retenu le reste mais de là à commencer par Charlotte ! Surtout qu’en plus elle savait pertinemment qu’il ne supportait pas d’en parler. Sa grand-mère l’avait déjà emmerdé là-dessus.

_ « Oui. Et non. » Il fronçait les sourcils. Son sourire avait disparu. Son visage s’était assombri mais pas tant que cela. Il ne la caressait plus. Ses doigts jouaient avec un passant de sa ceinture.

_ « Vos parents n’ont jamais essayé de vous caser ? » Il trouvait cela dingue.
Cela n’avait pas été un mariage forcé comme on peut le voir dans les sectes ou chez les radicaux mais ils avaient été poussés l’un vers l’autre, oui. C’était très commun dans leur milieu. Non ?

_ « Nos familles nous ont présentés et une chose en entraînant une autre on s’est retrouvé en couple, puis vivant l’un avec l’autre et enfin marié. C’était le souhait de nos familles oui. « Forcé » est peut-être un bien grand-mot. Cela m’étonne que vous n’ayez pas été au courant. » Il était calme mais son ton n’invitait pas vraiment à essayer d’en savoir énormément plus sur le sujet. Il répondrait à d’autres questions s’il le fallait mais qu’y avait-il à en dire ? Oui, leurs parents les avaient fait se marier. Bon... Et alors ? Cela marchait pour certains, pas pour eux.
Pourquoi ne s’était-il pas rebellé ? Elle n’aurait qu’à demander.

_ « Cela m’étonne de vous voir si surprise par cela à vrai dire. C'est monnaie courante chez nous. » Oui vraiment, il ne comprenait pas qu’elle n’ait pas pensé à cette option qui pourtant était si courante. Croyait-elle qu’il avait été amoureux de Charlotte ? Jamais. Il avait cru au début, oui, mais non. Il semblait ressentir plus pour Meredith maintenant qu’il n’avait jamais ressenti pour Charlotte.

_ « D’autre question ? » Il n’était pas spécialement doux. Sérieux. Toujours accroché à elle cependant, mais très sérieux.
Peut-être voudrait-elle savoir ce que Georgiana pensait d’elle du coup ? Si il ramenait le sujet sur le tapis il faudrait aborder l’avortement... Tant que Meredith ne le faisait pas, il se taisait également.


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