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 Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Jeu 1 Oct - 22:30




Meredith & Bennet
Again ?

Dans l'après-midi, Meredith était parvenue à sortir Bennet du travail pour l'emmener au Sweeties ; il était toujours sérieux quand il s'agissait du projet - elle aussi, d'ailleurs - mais depuis leur retour de vacances, il était un peu moins crispé. Disons qu'il reconnaissait plus volontiers qu'ils pouvaient faire une pause de temps en temps, surtout dans la mesure où il leur arrivait régulièrement de travailler tard le soir, ou le week-end. Ils n'avaient pas vraiment besoin de suivre des horaires types 9 to 5. Avec l'arrivée de l'automne, comme chaque année, elle avait envie de thé bien chaud, de miel, et de cocooning ; cette année, elle avait envie de combiner ça avec le fait de passer du temps avec Bennet, et moyennant un sourire aguicheur, elle était parvenue à ses fins.
Bon, elle avait bien senti que le salon de thé, très girly mignon, n'avait pas trouvé grâce aux yeux de son compagnon mais, dans les premiers temps au moins, il n'avait rien montré de particulier. Les choses s'étaient compliquées quand il avait commencé à ne plus lever le nez de son téléphone, lui répondant à peine alors qu'elle discutait avec lui. Elle n'avait pas fait de remarque, trop consciente que ce n'était pas une chose à faire avec lui, mais elle avait écourté le moment en se dépêchant de terminer sa tasse de thé. Le Sweeties n'était pas très éloigné de chez Bennet, où ils devaient passer la soirée, et ils étaient rentrés à pied. Le sac de Meredith pesait lourd à son épaule, avec les affaires qu'elle devait trimbaler en permanence, et Bennet n'était toujours pas d'humeur à discuter - allez savoir pourquoi ...
En arrivant à l'appartement, Bennet avait composé un numéro, et était allé s'isoler dans sa chambre pour téléphoner. Meredith, elle, avait déposé ses affaires sur l'accoudoir d'un fauteuil et s'était plongée sur sa tablette. Dernièrement, elle avait passé pas mal de temps à aménager son futur bureau. L'idée lui trottait dans la tête depuis un moment déjà, et, se sentant plus à l'aise avec l'aménagement grâce aux leçons de Bennet, elle avait de plus en plus envie de se tester sur un lieu bien à elle. Son futur bureau était idéal.
Quand Bennet la rejoignit dans le salon, de longues minutes plus tard, il semblait plus disposé à discuter, moins sombre. Elle lui sourit alors qu'il s'approchait d'elle, et engagea la discussion sur son nouveau projet.
- Je crois que mon futur bureau aura un style très masculin. J'ai repéré une ou deux palettes de couleurs qui me plaisent beaucoup.
Bennet était déjà en train de l'embrasser dans le cou et de tirer sur le noeud de sa robe porte-feuille pour la déshabiller. Cela tenait presque du rituel entre eux : ils rentraient chez lui, ou restaient chez elle, et commençaient la soirée par une douche améliorée.
- Croyez-vous que votre menuisier à NoLita acceptera de me faire un bureau sur-mesure, si je vais le voir de votre part ?
Bennet venait de s'interrompre, et lui jetait maintenant un regard indéfinissable ; Meredith attendait qu'il dise quelque chose, quand son téléphone sonna sur la table basse de salon. Le nom d'une ancienne amie de lycée apparut, et elle attrapa l'appareil, tout en murmurant à Bennet avant de décrocher, un sourire évocateur aux lèvres.
- Je dois prendre cet appel. Je vous rejoins ensuite. Attendez-moi.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Jeu 1 Oct - 23:09


...
Bennet et Mer
Quelle sale idée que celle d’aller prendre un thé dans un salon pour gonzesses. Est-ce qu’il y avait seulement des cafés là-dedans ? Il avait suivi Meredith à reculons et n’en avait fait qu’à sa tête. Il avait soufflé et une fois sa boisson chaude sur la table, lui n’ayant finalement rien pris, il l’avait laissée parler toute seule. Il voulait se vider la tête en bossant et au lieu de cela il était là à perdre son temps. Aujourd’hui n’était pas le jour. Il avait passé sa journée à échanger des sms avec Julia qui devait voir son médecin et elle ne lui donnait pas les nouvelles qu’il voulait entendre.
Premièrement, son assistante lui manquait beaucoup. Elle qui s’arrangeait toujours pour qu’il n’ait jamais rien à faire et par la même occasion le materner plus que de raison, ne pouvait venir et l’humeur de l’architecte commençait à en pâtir. Deuxièmement, il s’inquiétait. Et si ses examens n’étaient pas bons ? Et si elle retombait malade ? Et si cette fois-ci on ne pouvait pas la guérir ? Ils étaient trop loin l’un de l’autre pour qu’il puisse gérer quoi que ce soit et cela le flinguait.
Il n’avait aucune envie d’en parler avec Meredith. Non pas parce qu’il ne la considérait pas digne de connaître tous ses problèmes mais parce que tout cela était entre lui et Julia pour le moment. Par conséquent, il laissa sa maîtresse parler plus ou moins seule alors qu’il correspondait avec Julia.
Le moment de partir venu, il ne pensa même pas à lui proposer de l’aider avec son sac. Au contraire, il pressa le pas pour rentrer au plus vite. Il allait pouvoir appeler Julia et savoir enfin ce qu’il en était. Par whatsapp il trouvait cela trop long. Lui parler serait mieux.

A peine ses clés balancées à côté de son vide poche Hermès, il s’empara de son téléphone fixe pour aller dans le bureau et appeler sa « toute belle ».
Bonne nouvelle, plus de peur que de mal. Elle devrait refaire une prise de sang d’ici une semaine mais il n’y avait finalement rien d’anormal. Elle n’en était pas certaine avant, voilà pourquoi elle rechignait à lui donner les informations. Tout comme Meredith, Julia n’était pas capable de lui mentir, pas même via messages ! Quel pouvoir cet homme avait sur les femmes... !
Quand il finit par rejoindre Meredith, il se sentait mieux. Julia allait bien et c’était le principal. Il entreprit donc de faire ce qu’il savait faire le mieux, déshabiller Meredith pour l’embrasser où bon lui semblait et plus car affinités.
Alors qu’il avait ses lèvres dans son cou, elle se mit à parler décoration. Pourquoi pas...

_ « D’accord. » Elle choisirait et il ferait. Il verrait si ça va, si tout s’accorde comme il faut, au pire il prendrait quelque chose d’équivalent. Parfois avec une teinte d’écart on avait un meilleur résultat. C’était son domaine, pas de problème. Il ferait cela bien de toute façon, elle n’avait pas à s’inquiéter pour cela. Il ferait les choses en s’inspirant de ce qu’elle aura pu lui montrer ici et là, comme avec son appartement, tout simplement.
La suite le laissa quelque peu perplexe. Pourquoi voulait-elle aller voir son artisan de sa part ? Il irait le voir. C’était à lui de régler cela, pas à elle.
Evidemment qu’il comprit assez vite ce qu’elle voulait dire. S’il n’avait pas percuté à sa remarque sur les couleurs, il le faisait maintenant. Il cessa immédiatement de l’embrasser pour la regarder. Dans ses yeux ? « Indéfinissable » oui. Même lui avait du mal à savoir ce qu’il ressentait à l’instant.
Il allait dire quelque chose, quand, comble de l’incorrection, elle le zappa pour répondre au téléphone. « Attendez-moi, je vous rejoins ? » Dans quel monde allait-elle le rejoindre.
Il se déshabilla et n’attendit rien du tout. Il entra dans la douche et se lava, avec du shampoo. Génial, maintenant il sentait les cheveux de Meredith. A rincer ? Une merde atroce.
Le temps qu’il le fasse de suffit pas à faire venir Meredith. Il sortit donc de la douche et se sécha rapidement avant de mettre sa serviette autour de la taille.
Le temps qu’il avait passé sous la douche ne l’avait pas aidé à se calmer, bien au contraire. Elle ne voulait pas de lui pour son bureau. C’était ce qu’il se répétait en boucle. Au début de sa carrière il avait pas mal été jeté, il savait comme faisaient les gens... Elle le jetait !
Il voulut prendre son déodorant et buta contre un produit qui ne lui appartenait pas. Evidemment.

_ « Merde !!! » Le flacon fit un vol plané dans la salle de bains et alla percuter le mur dans un grand fracas.
L’architecte sortit ensuite de la pièce pour rejoindre Meredith, qu’elle soit ou non encore au téléphone lui importait peu.

_ « Pourquoi iriez-vous voir mon artisan à ma place ? J’aimerai bien comprendre. » Si elle n’avait pas compris qu’il était furieux, alors elle n’avait rien compris à rien. Tout ce qu’il voulait était qu’elle lui dise clairement qu’elle ne voulait pas de lui sur ce projet.
Une fois qu’elle l’aurait dit, il y aurait les explications.
Il avait hurlé dans la douche, balancé son flacon et continuait à être désagréable maintenant. Il fallait avouer que cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas poussé une gueulante qu’il en avait presque besoin. Comme s’il cherchait à trouver quelque chose qui puisse le faire sortir de ses gonds. Bingo.


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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Jeu 1 Oct - 23:48




Meredith & Bennet
Again ?

A en juger par le bruit de l'eau qui coulait dans la salle de bains, Bennet n'avait pas jugé bon de l'attendre. Meredith ne comprenait rien à ce qu'il avait aujourd'hui : il faisait plus ou moins la gueule, puis revenait vers tout sourire, avant de sembler lui en vouloir à nouveau. Celui qui pensait que les sautes d'humeur était un trait de caractère féminin se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Bref ... Anita, sa correspondante téléphonique, était allemande ; Meredith et elle étaient allés au lycée ensemble à l'époque où le père d'Anita, ambassadeur allemand, était en poste à New York. Depuis, elles restaient régulièrement en contact, mais avec Anita rentrée en Europe, il leur était souvent difficile de s'appeler, pour cause de décalage horaire. Elle tenait absolument à ce coup de fil, quitte à l'écourter un peu pour ne pas délaisser trop longtemps son amant. La discussion était animée entre les deux jeunes femmes, quand Meredith perçut coup sur coup deux bruits inquiétants en provenance de la salle de bains. D'abord, un juron de Bennet et, dans la foulée, un choc et un bruit de verre brisé. Immédiatement après, elle vit son architecte débouler dans le salon, l'air passablement énervé. Elle soupira, et écourta plus encore que prévu son coup de fil.
- J'ai une urgence Anita. Permets-moi de te rappeler ce week-end. Et ... Paris. La Fashion week parisienne est la meilleure, incontestablement ... Oui, je t'embrasse aussi ... C'est promis.
Elle reposa son téléphone sur la table basse du salon, et observa Bennet, un peu anxieuse cette fois de ce qu'il allait lui dire. Quelque chose l'avait mis en colère, et elle ne comprenait pas quoi. Attendez ... c'était cette histoire de bureau ? Tout de même pas ? Elle lui répondit calmement, surtout interrogative, en fait.
- Parce que je souhaitais me débrouiller seule pour l'agencement de mon futur bureau. Vous m'apprenez beaucoup de choses que j'ai envie de ... mettre en pratique, dirons-nous.
De tout ce qu'elle faisait dans ce projet d'hôtel, des business plans aux recrutements, la partie architecture, et architecture d'intérieur en particulier, était celle qui la passionnait le plus. Ce n'était pas exactement une révélation, elle n'allait pas tout plaquer demain pour se mettre à son compte, mais le sujet lui plaisait particulièrement. Rien que de très normal, donc, à vouloir se challenger.
- J'ai entendu du bruit, qu'est-ce qui s'est passé ?
Tout en discutant, elle s'était rapprochée de lui, et venait même de le contourner pour aller à la salle de bains. L'odeur de son propre shampoing flottait partout dans la pièce, et, au pied d'un mur, son flacon d'Emulsion écologique de Sisley gisait, brisé. La crème s'était répandue partout, et commençait à se mêler aux effluves de shampoing. Elle-même commençait à imaginer que Bennet avait pu - dû, même - le jeter lui-même contre le mur, et son corps se tendit immédiatement. Il se tenait dans l'encadrement de la porte, quand elle se retourna pour le rejoindre.
- Vous avez fait ça ? Quel est le problème ?
Elle avait eu l'occasion d'oublier le caractère colérique de son architecte, au cours des dernières semaines, et elle pressentait qu'elle allait le redécouvrir. Ce n'était pas pour la rassurer. Pour autant, elle soutint son regard, et garda un ton de voix ferme. Elle avait aussi appris à ne plus s'écraser devant lui. Ils allaient régler ça comme des adultes matures, OK ?
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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Ven 2 Oct - 10:25


...
Bennet et Mer
Quand il revint dans le salon, il la trouva encore au téléphone. L’arrivée furieuse de Bennet eut exactement l’effet escompté puisqu’elle raccrocha immédiatement. Venait-il vraiment de l’entendre dire que la Fashion Week de Paris était la meilleure ? C’était complètement improbable pour lui. Elle lui balançait une bombe et l’abandonnait pour téléphoner à une copine alors qu’ils auraient pu régler les choses peut-être plus calmement sous la douche. Car oui, si elle l’avait accompagné, Bennet n’aurait peut-être pas eu le temps de monter ainsi en pression et d’arriver au point de non-retour où il se trouvait maintenant.

L’architecte n’attendit donc pas longtemps que Meredith soit à nouveau à lui. Il voulait en venir au fait et être certain de ce que Meredith lui avait dit avant qu’il n’aille se laver. S’il avait mal compris... Il aurait surement l’air d’un con, tant pis, il ferait mine de rien. Il doutait cependant de n’avoir pas entendu clairement ce que Meredith avait en tête.
Il eut cette confirmation.
Il inspira profondément en serrant les mâchoires. Ok... Elle voulait se débrouiller seule.
Un homme normal aurait trouvé cela formidable et lui aurait proposé son aide si elle avait des doutes sur telle ou telle chose. Bennet n’était pas un homme normal, tout ce qu’il voyait dans ce qu’elle lui disait était qu’elle lui retirait une pièce du palace, qu’elle ne voulait pas de son aide, voire, qu’elle pensait pouvoir faire mieux que lui. En plus, il avait l’impression qu’elle prenait tout cela trop légèrement. Comme si ce qu’il faisait était l’apanage des gosses de riches qui ne savaient quoi faire de leur temps libre.
Elle allait payer pour ce qu’il ressentait envers toutes ces personnes qui s’estimaient compétentes pour tout refaire chez eux.

_ « Oh, je vois mais c’est à moi de faire ça. « JE » suis l’architecte d’intérieur du projet. J’ai déjà des plans, des idées, des choses de prévues. » Rien de concret ceci dit, mais peu importe.

_ « Vous me dites ce que vous voulez et je vois si ça peut ou non convenir. Point. » N’allez pas croire qu’il était calmé, ce n’était pas le cas. Il en était très loin.
En fait, il n’avait même pas fini de parler et Meredith, elle, s’en allait déjà vers la salle de bains pour voir ce qu’il s’y était passé, car effectivement, il y avait eu un meurtre.

_ « Le problème c’est que vous pensez pouvoir faire des choses qui sortent totalement de votre cadre de compétences ! Vous voulez faire de la décoration d’intérieur ?! Commencez par ma salle de bains et rangez tout votre merdier. On ne s’y retrouve pas ! » Il sortit de la salle de bain pour l’y laisser et alla enfiler un boxer. Il avait l’impression d’étouffer.
Tout le temps qu’il avait, il le passait avec Meredith. Il appréciait sa compagnie et avait d’ailleurs du mal à dormir quand elle n’était pas à ses côtés, mais là, ça faisait trop. Tout était chamboulé chez lui. Plus rien n’avait de place définie près de son lavabo ou dans sa douche. Il se sentait envahi. Ce soir, principalement. Elle l’avait contrarié, et il la rejetait comme il pouvait. Face aux contrariétés il n’était pas habitué à gérer à deux ou même à en parler.
Meredith n’avait pas encore atteint ce stade où il lui laisserait la parole lors d’une dispute. Où il accepterait qu’elle crie plus fort que lui, ou même, le pousse dans ses retranchements pour qu’il explose et finisse pas redescendre. C’était une technique à prendre. Tous les deux n’en étaient pas encore là. Il dominait la situation. Il criait. Enfin... Pour le moment, il se retenait et pour le moment, elle n’avait pas encore le dessus.

_ « Si vous ne voulez pas que la même chose arrive à toutes vos affaires, rangez les ! – Vous voulez me payer à rien foutre ? Je ne sais même pas pourquoi je reste à Whistler. On a besoin de moi à NY et je suis coincé là à regarder des ploucs poser des parpaings et à vous écouter me dire que finalement vous allez vous démerder toute seule. Vous voulez peut-être aménager tout l’hôtel ?! Hein ? Puisque tout cela semble si facile pour vous. Putain, je me fais chier dans ce trou depuis des mois, j’achète un putain d’appartement, je vous laisse y prendre vos marques et tout ce que je récolte ce sont des emmerdes ! Vous me faites chier Meredith! Toute cette ville me fait chier ! » Bon... Ban voilà, c’était dit.
Les rares fois où Bennet jurait était ces moments où il était proche de l’explosion. TOUT finissait par sortir. TOUT et un peu n’importe quoi ici. En fait, la tournure des choses avec Meredith le faisait tout à coup douter, ou plutôt, flipper. Il y avait ses affaires chez lui, son parfum qui flottait partout dans l’air, sur ses draps, sur lui... Il y avait tout un tas de choses à manger dans la cuisine qu’il ne faisait livrer que pour elle. C’était elle, elle, elle et ce soir il n’en pouvait plus. Ou du moins, c’était l’impression qu’il avait.

Ce que c’était bon de crier. Depuis combien de temps n’avait-il pas été à la boxe ? Des semaines ? Voilà ce qui lui manquait. Il ne s’était pas assez défoulé depuis bien trop longtemps.
C'était donc la raison pour laquelle il la poussait ainsi, car soyons honnête, s'il avait dû la quitter et ne plus la voir tous les jours, il se serait senti perdu parce qu'au final, son équilibre ici, c'était bel et bien Meredith Carmichael.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Ven 2 Oct - 22:06




Meredith & Bennet
Again ?

Bien. Enfin, bien ... Ce n'était pas le terme le plus approprié pour se dire qu'au moins, elle savait d'où le problème venait. De son souhait de se challenger sur l'aménagement de son propre bureau. Lui se voyait évincé, alors qu'elle n'avait pas du tout envisagé les choses comme ça. Dans son esprit, il se serait agi de faire les choses avec lui, toujours. Simplement, elle aurait fait les propositions, et il l'aurait aidée, surtout quand elle aurait commis des erreurs d'appréciation. Car oui, elle était certaine d'en commettre. Et non, en aucun cas elle ne se croyait plus talentueuse que lui. Bennet prenait tout de travers sans lui laisser le temps de s'expliquer. Il était qu'en procédant de la sorte, ils allaient droit vers l'engueulade. Franchement, elle n'en avait pas envie. Elle le craignait, même. Après St Barth, après les efforts qu'il avait faits ... A force de refuser de se poser la question d'être un couple - officiellement - elle en avait oublié que les disputes existaient aussi. La réaction de Bennet la prenait au dépourvu. La surprenait. Et pas en bien.
Elle n'avait pas répondu à ses exigences quant au bureau de la discorde, et maintenant, dans la salle de bains, elle en prenait sérieusement pour son grade. Bennet ne cessait de jurer, et rien que ça ... C'était inhabituel, et cela la choquait. Quant à ce qu'il disait ... Elle était plus peinée qu'en colère - pour l'instant, en tout cas. Son "merdier" se limitait à un gel douche, un shampoing, le fameux flacon de crème. Dentifrice, brosse à dents, déo, et une lotion démaquillante. C'était le strict minimum, pour justement ne pas l'envahir, et rien de tout ça ne restait chez lui. Jamais. C'était bien la raison pour laquelle son sac était si lourd.
Bennet avait quitté la salle de bains dans la foulée, sans lui laisser le temps de répondre. Pour dire quoi ? Elle n'avait vraiment, mais vraiment pas envie d'envenimer les choses. Sans savoir où il était, elle récupéra ses quelques affaires et les remit dans son sac, dans le salon. Et le flacon de crème ? Bennet l'incluait-il dans ce fameux "merdier" ? Il était hors de question qu'elle le ramasse elle-même, pour aller se couper. Puis ... elle n'était pas une femme de ménage ; celle de Bennet s'en occuperait. C'était sa faute à lui, ce verre brisé, après tout.

L'architecte était réapparu sur ces entrefaites, pas calmé. Il était même monté d'un cran dans les reproches. Parler de ploucs posant des parpaings était malvenu, moins de 15 jours après le sabotage ; il ne fallait pas qu'il oublie que son assistante était toujours à l'hôpital, et que personne ne savait si elle remarcherait. Heureusement que Bennet avait décrété que les lettres de menaces reçues peu avant ces tristes événements étaient un coup d'épée dans l'eau ... Quelle vision ! S'il continuait, il allait finir par l'énerver ; elle n'avait plus peur de lui. Enfin, plus autant qu'avant. Elle savait répondre.
- Je ne sais pas ce que vous avez aujourd'hui, mais il faudrait vous calmer. Qui vous a dit que c'était facile, ou que je voulais m'occuper de tout l'hôtel ? Ou me "démerder toute seule" comme vous dites ? Vous vous êtes déjà occupé de mon appartement, vous n'osez quand même pas me taper une crise pour un simple bureau ?!? J'ai envie d'un endroit plus personnel que mon appartement que VOUS avez fait seul sans me prévenir.
Il lui faisait tellement mal, à lui parler comme ça. Il ne lui manquait pas de respect comme autrefois, mais même ça, finalement, elle n'en voulait plus. Lui reprocher ses affaires, tout ça ... C'était pour ça qu'elle s'était méfiée à St Barth, qu'elle avait voulu qu'il parte. Il était incapable de rester serein plus de quelques semaines. Aujourd'hui, il recommençait, pour d'hypothétiques affaires.
Rageusement, elle retira les boucles d'oreilles et le bracelet qu'il lui avait offerts et les déposa sur la table de salon.
- J'ai récupéré mes affaires. Récupérez donc les vôtres, si je vous fais tant chier. Vendez ! Partez ! Vous avez raison, il n'y a que des parpaings pour vous ici. Vous reviendrez quand on aura besoin de vous !
Elle n'en pensait pas un mot. Elle le voulait à ses côtés, tous les jours. Elle avait besoin de lui, de sa présence. Besoin de le sentir contre elle quand elle allait se coucher le matin. Besoin de ses suggestions, quand elle ne parvenait pas à trouver une solution à un problème. Il ne résolvait pas tout à lui tout seul, mais il lui permettait de penser autrement. Elle voulait tout de lui, et lui ... N'en finiraient-ils jamais de ce cirque ? A part dans les larmes ? Mais pas ce soir. Ce soir elle ne pleurerait pas.
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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Dim 4 Oct - 18:21


...
Bennet et Mer
Elle ne répondait pas et c’était peut-être même encore pire. Pourquoi ne répondait-elle rien ?
Le temps qu’il enfile un caleçon, elle avait mis ses affaires dans son sac. Il lui avait demandé de ranger pas d’emballer. Est-ce qu’elle allait partir ? Si elle mettait son « merdier » dans son sac, cela signifiait-il qu’elle allait lui tourner le dos, ne rien régler et le laisser là, en plan ?
Partir dans ce genre de crise n’était jamais une mauvaise idée avec Bennet, mais il lui fallait l’assurance que vous alliez revenir. Le mieux, étant de le pousser, lui, à aller faire un tour, et de le voir revenir calmé et bien souvent désolé. Pas dit que les choses se terminent ainsi entre eux aujourd’hui. Plus il montait en pression, et moins son adversaire était à la hauteur. Cela aussi le frustrait. Comme à la boxe, il appréciait combattre face à des personnes susceptibles de lui tenir tête. Quand Meredith apprendrait-elle à le gérer ? Une chose était sure, elle n’avait pas fréquenté beaucoup d’artistes dans sa vie. Non pas que Bennet soit un incroyable auteur, peintre ou compositeur, mais, dans l’architecture d’intérieure aussi, vous aviez vos névrosés.

Il était bel et bien furieux, mais pour une fois, dans une de leur dispute, il n’avait pas envie – pour le moment, on ne pouvait être sûr de rien avec un tel énergumène – pas envie, donc, de la blesser. Jurer, comme il était en train de le faire permettait de libérer une pression folle et quand il lui disait « vous me faites chier Meredith », cela n’était finalement pas si violent qu’il pouvait y paraître. Par cela il entendait surtout : On est ensemble et on doit régler tout ça, ensemble ! La dispute aurait eu lieu avant St Barth, il lui aurait tout simplement dit de dégager car il ne supportait plus de la voir. Ce soir, rien de comparable.
Le dialogue semblait ouvert... Elle revenait sur le bureau. Elle osait hausser le ton. C’était surprenant et comme à chaque fois qu’elle le surprenait, il appréciait. Fin de la crise ? Certainement pas !

_ « J’ai fait votre appartement sans vous prévenir pour que ce soit une surprise ! Je voulais vous l’offrir afin d’aplanir un peu le terrain entre nous ! Vous n’aimez pas, faites refaire et bon courage ! »  Oui, parce qu’il avait été un sacré connard. Aussi parce qu’il voulait lui montrer que même s’il ne semblait jamais l’écouter et se contre ficher de tout ce qu’elle pouvait raconter, il avait prêté attention à elle. Bon, avouons aussi qu’il l’avait fait pour qu’elle se souvienne toujours de qui lui avait fait cette petite merveille dans laquelle elle vivait. Il préférait d’ailleurs l’appartement de Meredith au sien pour le moment. Son appartement à lui avait tout de suite été envahi par elle... Il n’arrivait pas à prendre ses marques. Meredith habitait dans celui qu’il préférait et se trouvait partout dans celui qu’il était supposé habiter. Voilà ce qu’il avait aujourd’hui ! Un trop plein de tout ! Ca, combiné à sa frayeur concernant Julia... Vous obteniez une crise à la Bennet.

De vous à moi, si elle osait lui dire qu’elle n’aimait pas ce qu’il avait fait pour elle et qu’elle désirait effectivement faire refaire, il sauterait par la fenêtre... Ou du moins du canapé.
Tout à coup, il la vit retirer ses bijoux. Ceux qu’il lui avait offerts. Il ne comprit pas immédiatement pourquoi. Naïvement et même très bêtement, il pensa avant qu’elle n’ouvre la bouche qu’elle allait finalement passer sous la douche. Quel imbécile quand il le voulait !
Il la suivit dans le salon, ce qui signifiait donc qu’elle n’allait pas prendre de douche. Elle déposa les bijoux sur la table à manger et lui somma de les reprendre.
Comment être plus vexé ?
Il poussa les bijoux vers elle, les accompagnant et s’avançant donc plus près de Meredith.

_ « Reprenez-les. » Il n’était pas implorant, bien au contraire.
Ce n’était pas un ordre qu’il lui donnait, mais c’était assez évident, il était hors de question qu’elle  les lui laisse. Enfin... Si elle partait. Il ne voulait pas y penser.

_ « C’est ce que vous voulez ? Que je parte ?! » Hors de question qu’il la quitte mais il essayait de la pousser à bout pour qu’elle explose, que lui aussi le fasse et que l’on en parle plus.
Malheureusement, c’était leur première dispute de « couple ». D’habitude ils ne se prenaient pas le bec de cette façon. Avant, il l’insultait, lui faisait vraiment mal, la coinçait dans un coin au sens propre comme au figuré. Il ne s’agissait pas de cela ce soir. C’était plus compliqué, ou non. Il se battait contre l’envie folle d’être avec elle et celle de pouvoir être un peu seul. C’était un trop plein d’elle qui aurait finalement pu être évité avec une simple séance de sport. Il n’en était pas encore conscient, pourtant, l’idée de ne plus la voir ne le réjouissait pas plus que cela.

_ « Vous avez si peu besoin de moi. » L’idée que cela puisse être vrai lui faisait mal et il n’avait même pas envie de lui dire que lui, pouvait se passer d’elle. C’était faux et bien qu’il ne veuille pas l’admettre, il s’en rendait compte un peu plus chaque jour.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Lun 5 Oct - 13:43




Meredith & Bennet
Again ?

Aplanir le terrain entre eux ? A l'époque où il avait fait ça ? Tout ça pour mieux continuer à l'humilier ensuite ? A l'époque, elle avait cru que les choses pouvaient s'arranger, que c'était un geste de paix, mais la suite lui avait prouvé que non. Oh, certes, ils ne s'étaient plus jamais retrouvés dans la situation du Four Season, dans l'ascenseur ; les choses n'étaient plus jamais allés aussi loin. Il ne l'avait pas épargnée pour autant. Avec le recul, elle ne comprenait même pas pourquoi il avait fait ça, mais elle s'était promis de ne plus reparler de cette période. Pas pour lui, non, mais pour elle. Pour qu'elle tire définitivement un trait sur son attitude d'alors. Elle ne voulait pas que leur relation soit en permanence empoisonnée par ça. Aujourd'hui, l'envie ne lui manquait pas de lui balancer encore une fois ce qu'il avait fait, la façon dont il l'avait sapée de façon systématique ; il fallait qu'elle prenne sur elle.
- Mais j'adore ce que vous avez fait chez moi ! Arrêtez de jouer à l'idiot, vous comprenez très bien ce que je veux dire !
Franchement ... elle le lui avait déjà dit, ne serait-ce que le jour où elle était arrivée chez elle, résolue à se débrouiller seule puisqu'aucun architecte ne voulait s'en charger pour elle, et qu'elle avait découvert qu'il avait tout fait. Et depuis aussi ... Ils avaient eu plus d'une fois l'occasion de discuter de son appartement, et elle s'était toujours montrée élogieuse.
- J'aimerais un endroit où JE décide, et pas ENCORE vous. C'est trop demander ?
Il avait tout décidé chez elle, sans la consulter sur rien, et s'agissant de l'hôtel, ils ne décidaient pas réellement ensemble. Elle n'était pas idiote, elle savait très bien que quand il voulait une pièce d'art, il lui demandait son avis, mais qu'à supposer qu'elle n'aime pas, ça n'aurait rien changé au résultat final. Il lui avait réclamé le droit d'être à elle, mais elle n'avait pas du tout l'impression que ce soit le cas au quotidien. Il dominait chaque fois qu'il le pouvait, dans tous les domaines. Et si elle s'en accommodait la majeure partie du temps, ce soir, c'était hors de question, ne serait-ce qu'à cause de sa réaction démesurée. Qu'est-ce que c'était, si ce n'était un prétexte de maintenir une distance raisonnable entre eux ? S'il y avait eu un vrai problème avec sa requête, ils en auraient simplement parlé, comme des adultes.

Au lieu de ça, ils allaient encore se déchirer, comme de stupides ados. Elle en était fatiguée, mais elle ne céderait pas. Et il pouvait toujours s'être rapproché d'elle, et la dominer de toute sa hauteur, avec son regard menaçant, il allait garder ses bijoux. Elle l'avait décidé ; il allait découvrir ce que c'était de s'opposer à quelqu'un d'aussi buté que lui. Elle leva la tête vers lui et le regarda dans les yeux. Une part d'elle ne rêvait que de se jeter sur lui ; elle détestait leurs disputes, mais quand il la regardait comme ça, elle avait aussi follement envie de lui.
- Non. Vous les gardez.
Elle l'avait décidé, elle ne céderait pas. Même si la suite la déstabilisait un peu. Beaucoup même. Evidemment que non, elle ne voulait pas qu'il parte. Jamais. Elle le voulait tous les jours. Tout le jour. Toute la nuit.
- Je ne demande rien. Si je vous fais chier, c'est réciproque ! Vos caprices m'insupportent. Restez là si vous le voulez, ou partez si vous le voulez, vous ne faites que ça de toute façon. Ce que VOUS voulez, sans considération de quoi que ce soit d'autre que vous.
Quant à sa remarque sur son prétendument peu besoin de lui ... S'il savait ... Mais ça, elle préférait ne pas y répondre. Ce n'était clairement pas le moment.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Mar 6 Oct - 14:07


...
Bennet et Mer
Il ne jouait pas l’idiot ! Ou si ?! Il savait effectivement qu’elle aimait ce qu’il avait fait mais ne supportait pas qu’elle veuille se débrouiller seule pour le bureau qu’elle occuperait dans le palace dont il était supposé s’occuper. Ce n’était pas SON palace, non, il ne porterait pas son nom, ce n’était pas lui qui payait pour tout cela mais dès que l’on parlerait du décorum, ce serait lui que l’on citerait, lui et personne d’autre. On ne chercherait pas à savoir si le bureau de l’héritière avait été fait par elle ou non et si elle se plantait, ce serait son image à lui qui en pâtirait. Il y avait donc cela et le fait qu’elle veuille prendre une certaine indépendance.
Depuis qu’ils s’étaient mis ensemble tout en faisant mine de ne pas être ensemble, ils étaient devenus plus ou moins fusionnels. Elle, elle, elle, lui, lui, lui, eux, eux, eux. Cela ne le gênait pas. La plupart du temps il s’en accommodait même plutôt bien. Ce soir, il y avait un trop plein, mais, et si ce trop plein n’était provoqué que par le fait qu’elle lui dise qu’elle pouvait se débrouiller sans lui ?
Evidemment, à l’instant, Bennet ne voyait que le vase plein qui débordait. Il n’avait pas encore assez de recul pour comprendre qu’au fond, il avait peur qu’elle s’éloigne. Il était devenu tellement dépendant d’elle que si elle décidait de le quitter, que lui resterait-il ? Ici ? Plus rien. A N-Y et partout ailleurs, il en irait de même. Etait-ce ça l’amour ? C’était avoir peur de perdre l’autre ? Ne pas imaginer passer plus d’une journée sans sa moitié ? Ne plus se sentir entier ? C’était moche non ? Cela lui faisait peur. Avoir besoin de l’autre n’était pas habituel chez lui.
Voilà pourquoi il explosait, peu importe qu’il en ait ou non conscience.

_ « C’est trop demandé dans un projet comme celui-ci oui ! Vous vous plantez, je paie les pots cassés. Tout le monde va voir votre bureau. Ils n’en auront rien à faire que ce soit vous qui ayez fait le tout. La presse spécialisée ne citera qu’un nom, le mien ! Je ne veux pas être associé à un fiasco ! » En gros, il voulait partir du principe qu’elle se planterait. C’était plus simple et puis, n’oublions pas son égo. Une novice ne ferait jamais aussi bien que lui, il ne fallait pas rêver. Elle pouvait s’appeler Meredith Carmichael, elle ne ferait pas aussi bien. Point.
Elle ne cédait pas, lui non plus mais ce n’était pas ce dont il avait besoin, du moins, pas ainsi. Ne pas céder face à lui était important. Le pousser à s’éloigner ou simplement, le rejeter, ce qu’elle faisait, n’aiderait pas à régler la crise.

Meredith le voyait menaçant. Comment pouvait-elle encore le voir ainsi aujourd’hui. Elle l’avait pourtant pratiqué alors qu’il cherchait à l’humilier et lui faire du mal. Ce n’était pas le cas ce soir. Il cherchait effectivement le conflit, c’était indéniable, mais lui faire mal ? Non. C’était elle qui lui plantait un couteau en plein cœur oui ! Pas l’inverse.
Qu’il garde les bijoux ?! Elle lui rendait ses cadeaux. On ne rendait pas des cadeaux ! Surtout pas des cadeaux comme ceux-là. Bennet pouvait se montrer très généreux mais avec elle c’était autre chose. Il lui avait offert des bijoux précieux. Pour lui c’était énorme. Il ne fallait pas croire qu’il allait chez Tiffany’s tous les jours pour acheter à toutes les femmes qu’il croisait des pierres précieuses. Merde ! C’était un réel affront !
Il poussa suffisamment fort les bijoux pour qu’ils traversent la grande table et aillent s’écraser par terre. Un éclair de colère avait traversé son regard, oui. Ce fut très bref puisque la tristesse avait même fini par y prendre plus de place que la colère.

_ « Vous ne comprenez pas ! Vous ne comprenez rien ! Je vous donne tout, TOUT depuis St Barth et à quoi ai-je droit ? Cet hôtel sera également mon bébé, que vous le vouliez ou non et je ne suis pas prêt à vous laisser saper mon travail ! Je me donne à 100% dans ce projet depuis le tout début. Je suis bouffé par tout ça. J’avais une alliée, une seule ici et elle me balance qu’elle a besoin d’air, de se débrouiller seule. Je suis quoi pour vous ?! » Il fallait comprendre et lire entre les lignes. Il parlait boulot mais pas uniquement. Certains reproches étaient destinés au professionnel, d’autres au personnel. Lui-même ne savait pas bien ce qu’il disait mais il le disait quand même.

Il ne l’avait jamais vue aussi bornée. Jamais vue aussi forte face à lui. Il l’avait toujours voulue forte, mais pas contre lui. Il était susceptible de la perdre ce soir si elle continuait ainsi et il n’en avait pas envie.


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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Jeu 8 Oct - 0:03




Meredith & Bennet
Again ?

Qu'elle se plante ? C'était encourageant, comme manière de voir les choses. Comme si vouloir faire impliquait de vouloir faire sans lui. Elle avait l'impression qu'il ne voulait pas comprendre ce dont elle avait envie. Il semblait s'être persuadé qu'elle ne le consulterait pour rien, et faisait tout un plat d'un possible échec. Stupide ... Elle voulait faire avec lui, mais en proposant, pas en le suivant. Il était insupportable, quand il se montrait aussi borné, et elle n'avait pas la moindre envie de reprendre ses explications depuis le début. Il ne le méritait pas.
Parce que sincèrement, quand bien même elle lui aurait imposé de ne pas intervenir sur son bureau du tout, pourquoi supposer qu'elle se serait forcément plantée ? C'était comme ça qu'il la voyait ? Encore ? Qu'elle échoue était exactement ce qu'il lui reprochait depuis les débuts du projet ; est-ce que rien n'avait changé sur l'opinion qu'il se faisait d'elle ? Il parlait toujours de fiasco ; c'était dur. Elle croyait avoir gagné un peu de son respect sur le plan professionnel, mais apparemment, il ne la considérait douée que quand il s'agissait de se retrouver nus. C'était bien la peine de lui avoir dit qu'elle n'était pas une putain ... Seulement, ce soir, au-delà de la peine que cela lui faisait, cela la mettait également incroyablement en colère. Elle ne voulait pas lui trouver d'excuses pour ce qu'il lui balançait, pas de raisons. Pas de prétextes. Elle en avait marre de lui.
- C'est amusant, ça fait longtemps que vous n'aviez pas prononcé le mot "fiasco". Ca vous démangeait ? Vous restez persuadé que sur le plan professionnel, je ne vaux pas un clou ... Soit. Vous aurez bien le temps de vous rendre compte que c'est faux.
Ca la plombait, qu'il pense ça. Elle croyait réellement qu'ils n'en étaient plus là, et ça la portait. Elle lui prouverait le contraire, mais sans changer ses méthodes de travail ; elle ne se planterait pas, et elle n'allait pas non plus tout révolutionner demain pour en convaincre Bennet. Ce qu'elle ferait en revanche dès le lendemain ? Le sortir des décisions stratégiques sur lesquelles elle le consultait alors que ça ne relevait pas du tout de son domaine de compétences. Ils parlaient beaucoup du projet, chaque jour, évidemment, et elle avait pris l'habitude de lui demander conseil, ou simplement son opinion. Elle lui faisait confiance, c'était naturel. Ca allait changer. A compter de demain, il se contenterait de bosser sur son sujet.

Après tout, elle ne lui devait rien. Petit à petit, il avait fait oublier ce qu'il était : son employé. A un poste clé, certes, mais un employé quand même. Elle n'avait pas à tolérer ses caprices, et certainement pas à accepter qu'il lui manque ainsi de respect ; car oui, en disant et en répétant qu'elle allait se planter, elle considérait qu'il outrepassait ses droits. Virage à 180 degrés pour l'héritière ? Oui. Elle n'avait pas envie de faire l'effort, plus maintenant. Il était allé trop loin, une fois de plus, et ce n'était pas les bijoux qui pouvaient faire oublier ça. Surtout pas après les avoir balancés comme il l'avait fait. Zappant volontairement la majorité de ce qu'il lui avait dit, elle se contenta de répondre à sa dernière question. Honnêtement. Ca n'avait plus guère d'importance, ça ne durerait pas.
- Ce que vous êtes ?
Elle le regardait à peine, occupée à récupérer son sac, sa veste, son écharpe. Il l'avait poussée trop loin. Elle n'avait pas envie de rester. Entre colère et tristesse, il n'y avait plus rien pour elle ici. Quelle ironie, au moment même où elle avait accepté de reconnaître qu'elle avait envie d'un peu plus que du "au jour le jour".
- L'homme dont je n'aurais pas dû tomber amoureuse.
Elle ne prit même pas la peine de lui dire au revoir, ni de lui dire de ne pas venir chez elle le lendemain. S'il n'était pas trop con, il aurait compris que sa présence n'était pas désirée. Bennet n'avait pas bougé, alors qu'elle quittait l'appartement. Elle venait de rompre avec lui, ni plus ni moins, tout en lui ayant fait connaître ses sentiments ... Ce qu'elle lui en voulait de ce qui venait de se passer ...
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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   Lun 26 Oct - 14:57


...
Bennet et Mer
Bon...
Quoi de plus énervant que quelqu’un qui ne vous écoute pas et ne veut pas comprendre ce que vous êtes en train de lui dire. Ce qu’il lui disait ne signifiait pas qu’elle était nulle en tout, non ! Ce qu’il lui disait était qu’elle devait laisser faire les pros, du moins en matière d’architecture d’intérieur puisqu’en plus elle avait à son entière disposition le meilleur ! MERDE ! Elle avait le meilleur et elle voulait se démerder sans lui ? Non mais qu’est-ce qui n’allait pas chez elle pour avoir une telle envie de suicide architecturale ?! Et puis, ce soir, qu’avait-elle à faire sa gamine butée et idiote qui n’écoute rien ?! On aurait dit lui dans ses plus mauvais moments ! Il était tout à fait inacceptable qu’elle le prenne comme elle était en train de le faire et qu’elle le rejette. En gros, c’était ainsi qu’il le voyait et elle n’avait pas encore pris la porte.
Ils étaient pourtant relativement bien ensemble non ? Ils ne s’étaient pas disputé depuis l’été, tout collait à merveille au lit, au travail, entre les deux. Elle ne voulait peut-être plus de lui ? Ou alors c’était ce genre de fille qui n’apprécie que les cris et les crises. Cela lui semblait tout de même étrange, elle ne ressemblait pas à une de ces drama queens qu’il avait eu l’occasion de fréquenter au lycée. Quoi que... ?
N’allez pas dire que la drama-queen c’était lui ! Non, non, non ! Il était soupe au lait et colérique mais tout cela venait du fait qu’il avait trop de pression, pas du fait qu’il avait envie de provoquer des désastres dans sa vie. Bref. Il en avait plein le dos.

_ « Depuis quand êtes-vous une professionnelle de l’architecture d’intérieur ?!! Ce n’est pas votre putain de domaine ! Cantonnez-vous à ce que vous savez faire ! » Et qu’elle faisait d’ailleurs très bien depuis quelques temps maintenant. Elle avait appris sur le tas et ce n’était pas mal. Il était d’ailleurs très impressionné par son évolution mais ne le dirait pas. Surtout pas ce soir. Plus les choses avançaient et moins il allait être capable de rester correcte.
Heureusement qu’elle ne lui disait pas ce qu’elle pensait à présent car tout aurait pu dégénérer encore plus. « Un employé ».
Elle zappait plus ou moins tout ce qu’il disait. Il se sentait épuisé par tous les efforts qu’il faisait pour elle. Ces coups de sang qu’il gardait pour lui. Enervement qui en général n’était pas tourné contre elle, mais qu’il lui cachait comme il le pouvait pour ne pas l’effrayer. Il le savait, quand il était en colère et qu’il le montrait, il faisait peur. Pour elle, il s’était abstenu de hurler, de tout envoyer valser... Pour elle, toujours pour elle qui le rejetait maintenant. Merci.

_ « Oui, ce que je suis ! » Au moins une question à laquelle elle allait répondre.
Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui dit. « Amoureuse » ?

_ « Quoi ? » Hein ? Quoi ? Qué ? Porqué ? Comment ?! ... Quoi ?!
Comment ça amoureuse ? Il n’était pas question d’amour entre eux ! Enfin, c’était ce qu’ils avaient convenu, pas sûr que cela tienne encore.
Et lui, qu’était-elle pour lui ? Surement la même chose.
Il l’avait regardée bouger pour finalement partir. Il était resté là, comme un couillon. Si ses bras avaient pu lui tomber des épaules, cela aurait été fait.
Finalement, alors qu’elle s’apprêtait à prendre l’ascenseur il tenta de la suivre.

_ « Vous ne pouvez pas partir ! Vous montez dans cet ascenseur et ce sera fini entre nous ! » Comme si c’était lui qui allait se faire larguer !
Evidemment, elle était déjà montée dans la machine et n’était déjà plus là. Il rentra chez lui en claquant la porte. Il se dirigea dans sa chambre en passant par le salon où se trouvaient les bijoux. Il les attrapa et se rendit dans sa chambre. Les bijoux en main il les balança contre la toile que Meredith lui avait offerte. Cela ne lui fit pas de bien. Il attrapa ensuite une bouteille d’eau pas ouverte qui envoya elle aussi sur le tableau. Cette fois-ci, ce fut plus efficace. Le tableau alla retrouver les bijoux au sol. Il fallait qu’elle l’ait mis dans un sacré état pour qu’il s’en prenne à des œuvres d’art. Il avait envie de la détester mais en fait il avait juste mal.
Elle était partie et lui se retrouvait complètement démuni. Il avait besoin de ses bras pour se sentir mieux mais à l’instant il n’était pas vraiment certain de les retrouver un jour. Il la voulait elle.
C’était extrêmement étrange et douloureux comme sensation. Nouveau.
Elle était amoureuse de lui, ce n’était pas la première fois qu’une femme lui faisait cet aveu mais c’était la première fois qu’il aurait pu se voir lui répondre « moi aussi » tout en étant sincère.
Il avait mal et c’était pour cette raison précise qu’il avait toujours refusé de tomber amoureux, c’était bien trop douloureux.


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MessageSujet: Re: Fuckin' kill me [PV Bennet] - TERMINE   

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