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 Cry me a river [topic seule] - TERMINE

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Cry me a river [topic seule] - TERMINE   Dim 4 Oct - 23:32




Meredith
Cry me a river

A son poignet, sa montre ne fonctionnait plus. Rachel, assise face à elle, n'en avait pas. Meredith n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était. La pièce borgne où elle se trouvait avec la cadette des Calwell était éclairée par une simple ampoule au plafond ; elle n'avait pas été éteinte depuis qu'elles étaient arrivées là, toutes les deux.
Meredith s'était réveillée, accrochée au montant d'un lit par une menotte au poignet. De l'autre côté de la pièce, Rachel était dans la même position. Elles étaient là depuis plusieurs heures, c'était certain, mais combien ? Elle n'osait pas parler, son amie non plus. Elle ne parvenait toujours pas à croire à ce qui s'était passé. La camionnette, qui déboulait dans la rue ... Les hommes qui en descendaient, masqués ... Rachel et elle avaient été enlevées, comme dans les films, et Bennet ... de grosses larmes roulèrent sur ses joues. Elle avait tellement pleuré, qu'elle n'imaginait même pas que son corps ait encore des larmes. Elle avait peur, si peur. Et Bennet ... Quand on l'avait tirée à l'arrière de la camionnette, et qu'on lui avait mis ce chiffon devant le nez et la bouche, la dernière image qu'elle avait emportée avec elle était celle de Bennet en train de se faire frapper par un des types. Il n'aurait jamais dû intervenir. Il avait voulu les défendre, et maintenant ... Seigneur, elle ne voulait pas penser qu'il pouvait être mort, mais quelles chances avait-il d'être encore vivant ? Et elle ... elle regrettait cette dispute qu'ils avaient eus. Elle en aurait hurlé. Elle s'était retourné la scène des dizaines de fois dans sa tête, depuis qu'elles étaient ici, enfermées. La scène de leur dispute. Elle ne l'avait pas écouté. Elle avait refusé de le faire. Elle l'avait blessé. Et si elle ne pouvait jamais s'excuser ? Elle ne le pourrait jamais. Quelle était la probabilité que les ravisseurs l'aient laissé en vie, au risque qu'il les identifie ? Si elle devait ne plus jamais le revoir ... elle ne s'en remettrait jamais. Elle avait besoin de lui, tellement besoin de lui. Elle ... elle l'aimait, comme jamais elle n'avait aimé personne. Elle était incapable d'imaginer la vie sans lui, et cette simple perspective la hantait peut-être plus encore que de savoir comment les choses allaient finir pour elle.
Face à elle, Rachel pleurait en silence, elle aussi. Toutes les deux allaient se noyer dans leurs larmes, à force. Sans compter l'angoisse. Jamais Meredith n'avait eu aussi peur. Les types qui les avaient embarquées étaient plusieurs, et jusqu'à présent, on les avait pas touchées. On ne leur avait rien dit. Quand Meredith s'était réveillée, elle était sur le lit, attachée. Idem pour Rachel. Leurs ravisseurs n'étaient pas venus les voir, mais elle entendait du bruit, à côté. Ils étaient là. Que comptaient-ils faire d'elles ? Les tuer ? Elle était trop jeune pour mourir. Rachel plus encore. Et le temps qui semblait ne pas passer. Sans repère, elle était incapable de dire depuis combien de temps elles étaient là. Les cherchait-on ? Forcément, oui. Une fille comme elle ne pouvait pas disparaître sans qu'on la cherche, n'est-ce pas ? Quelqu'un avait dû trouver Bennet. Cela avait dû alerter la police. On allait les chercher. Les trouver. Mais quand ?

Quand la porte finit par s'ouvrir, Meredith surprit la terreur dans le regard de Rachel. Un homme venait d'entrer. Meredith recula sur le lit, pour se plaquer contre le mur, sa main libre sur sa bouche pour se forcer à ne pas crier, à se mordre les doigts. Le type qui était entré les regardait, toutes les deux, en silence. Il tenait une bouteille d'alcool à la main, déjà passablement entamée, et les larmes redoublèrent encore dans les yeux de Meredith. Il allait les tuer. Elle était comme incapable de penser, paralysée par la terreur.
Le type balbutiait, et Meredith avait du mal à le comprendre. Elle saisit quand même le mot "rançon". "Mignonne". Il s'était approché de Rachel, et lui tournait le dos, lui bloquant la vie. Qu'allait-il faire à son amie ? Elle entendait la cadette Caldwell essayer de se défendre, la voix faible, comme incapable de crier. Sa propre gorge était nouée, et il lui fallut des efforts considérables pour arriver à s'exprimer distinctement. Les premiers mots lui firent mal, tellement mal ; c'était comme si elle avait une boule dans la gorge, qu'elle perçait elle-même avec une aiguille.
- Arrêtez ! Laissez la ! Arrêtez ! ... Connard ! Lâchez la ! La police vous trouvera, ils vous auront ! Connard !
Elle remuait pour essayer de se libérer, pour aider Rachel ; la menotte au poignet lui faisait mal, elle venait de s'entamer la peau à tirer trop fort. Mais elle avait réussi. Le type s'était détourné de Rachel, qui criait elle aussi. Oh mon Dieu ! il s'approchait d'elle. Elle se colla plus encore contre le mur, comme si elle pouvait lui échapper.
- Tu veux ta part, sa...salope ? C'est toi, l'héri...héritière, hum ? Paraît qu'il faut pas t'abîmer, mais...mais on peut faire ça doucement, hein ...
Le type était nez à nez avec elle ; il puait l'alcool à plein nez et balbutiait. Son index se promenait à la naissance du cou de Meredith, qui sanglotait, incapable d'émettre le moindre son cohérent. Tout juste était-elle capable de le supplier, de faibles "non". Elle s'arrêta de respirer alors qu'il venait de faire sauter les deux premiers boutons de sa chemise. Elle entendait à peine Rachel hurler, pas plus que la porte de la pièce où elles étaient retenues, qui venait de s'ouvrir à nouveau.
Le type recula, alors qu'un autre rugissait.
- ABRUTI ! Tu veux tout gâcher ou quoi ? Tu crois que les flics nous laisseront une seule chance de nous tirer si tu leur fais du mal ? Trente minutes. Je t'ai laissé seul avec elles trente minutes. On peut pas te faire confiance.
Sans qu'elle ait eu le temps de rien y comprendre, le deuxième type avait sorti une arme. Du sang gicla sur Meredith, rouge foncé sur sa chemise blanche, alors que le premier s'effondrait au sol. Meredith hurla. Rachel en fit autant. Elle hurla tellement, qu'elle eut l'impression de se faire sauter les cordes vocales. D'un seul coup, elle se retrouva incapable de parler, mais ses larmes coulant toujours, encore, inlassablement.
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
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