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 Back [PV Bennet] - TERMINE

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Back [PV Bennet] - TERMINE   Lun 5 Oct - 22:55




Meredith & Bennet
Thanks, Lord

On les avait retrouvées. On la ramenait chez elle.

Alors qu'elle n'y croyait plus, il y avait eu du bruit à l'extérieur de l'endroit où elles étaient retenues. Des craquements, des bruits sourds, comme des coups. Des cris. Des coups de feu. Rachel et elle s'étaient regardées, apeurées par ce qui pouvait se passer, persuadées que cette fois, c'était sûr, tout était fini pour elle. Et des hommes en noir étaient entrés. Ils étaient armés, mais ils ne s'en étaient pas pris à elles. Les secours. Meredith n'avait pas vu le visage de l'homme qui l'avait libérée de la menotte et l'avait prise dans ses bras pour la conduire à l'extérieur, mais elle était certaine de ne jamais l'oublier pour autant. Dehors, elle avait vu leurs ravisseurs. Quatre hommes, assis au sol contre un mur, mains dans le dos et pieds ligotés. L'un d'entre eux l'avait regardée dans les yeux, et elle avait tourné la tête vers le torse de son sauveur en tremblant. L'homme en noir l'avait déposée doucement sur le siège d'une camionnette du service d'interventions spéciales de Vancouver, et avait soigné son poignet, tout en la questionnant pour savoir si elle avait autre chose, ailleurs. Il avait désinfecté la plaie, peu profonde, et lui avait mis un bandage.
Meredith n'avait pas fait vraiment attention à Rachel, jusqu'à ce que toutes les deux se retrouvent assises dans la camionnette, en direction de Blackcomb. Elles ne s'étaient rien dit, et avaient même évité de se regarder. Le véhicule s'était arrêté devant le grand bâtiment administratif de la ville, qui abritait entre autre le commissariat. Là, on les avait fait descendre. Rachel s'était jetée dans les bras de son père. Meredith n'avait pas bougé, silencieuse. Personne ne l'attendait. Bennet n'était pas là ... On avait voulu la conduire à l'hôpital. Elle avait refusé catégoriquement, et demandé qu'on la ramène chez elle. Elle se retrouvait là, dans cette voiture de police au confort si éloigné de sa propre berline de luxe. Elle n'y prêtait même pas attention. Quand l'agent qui l'avait ramenée lui proposa de la raccompagner jusqu'à son appartement, elle refusa de la tête, rejoignant seule son ascenseur.

Monter les étages lui parut durer des heures, pendant lesquelles elle s'observa. Elle semblait prête pour une soirée d'Halloween. Ses cheveux étaient en bataille. Elle avait les yeux rouges, et son mascara avait coulé sur ses joues, laissant deux sillons noirs sur son visage, et soulignant ses cernes. Ses lèvres étaient sèches du sel de ses larmes. Plus bas, son corsage était sale. Déchiré. On entrevoyait sa lingerie, et les taches de sang séché lui rappelaient le moment le plus cauchemardesque de cette épreuve. Son poignet droit était bandé, et, à son poignet gauche, sa montre était cassée. Elle ne réagit pourtant pas à ce portrait d'elle. Elle se sentait vide. Comme si avoir eu tellement peur ces deux derniers jours l'avait rendue insensible.
Elle rentra dans son appartement, et se cala dos contre le mur, à côté de l'ascenseur. Elle se laissa couler au sol, et n'en bougea plus, cachant sa tête dans ses genoux, mais incapable de s'endormir en dépit de la fatigue. Il faisait nuit dehors.

Au lever du soleil, elle n'avait toujours pas bougé. Elle n'en fut pas plus capable quand les portes de son ascenseur s’entrouvrirent. Elle se colla plus encore contre le mur, comme pour se protéger. Prise de terreur, mais incapable de réagir. Son coeur se brisa en voyant apparaître Bennet, hésitant entre le soulagement de le voir vivant après avoir été persuadée du contraire et le désespoir de le voir comme ça, le visage tuméfié, bleu. Elle parvint à peine à lui parler avant de s'effondrer, pleurant sans pour autant verser la moindre larme.
- Je suis désolée.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Mar 6 Oct - 15:40


...
Bennet et Mer
 _ « Vous m’entendez ?! Monsieur ?! »  Il avait repris connaissance sur le trottoir en face de l’immeuble de Meredith. Il était entouré de  passants et peu de temps après des sirènes retentirent. Quelqu’un avait appelé les pompiers.
Il avait voulu se relever pour chercher Meredith mais n’y était pas arrivé. Il avait mal partout, vraiment mal.

_ « Mer... ?! Meredith ?! » Il n’arrêtait pas de s’agiter en tous sens pour tenter de la voir mais rien n’y faisait. Il avait brutalement poussé la bonne femme penchée au-dessus de lui pour essayer de voir aux alentour mais rien. Pas de signe de sa présence. Ensuite... ? Eh bien c’était assez flou finalement.
Les secours étaient arrivés et il n’avait cessé de répéter en boucle le prénom de Meredith tout en essayant d’expliquer au mieux ce qu’il pensait qu’il s’était passé.
La rue. Des crissements de pneus. Des hommes... Bennet s’était assez rapidement pris un coup monumental dans le ventre alors qu’il s’était mis devant Meredith pour faire barrage. Ensuite, il s’était battu. Il avait fait tout ce qu’il pouvait avec toute la rage dont il disposait pour la défendre mais cela avait été vain. Après quelques coups de ses opposants, à plusieurs contre lui, il avait fini par s’écrouler par terre.

Dans le camion de pompiers il avait à nouveau perdu connaissance et s’était réveillé à l’hôpital. Au-dessus de lui ? Linoy. Elle avait une sale tête, surement pas aussi ravagé que la sienne, mais à la regarder, quelque chose de grave s’était passé. Peut-être pleurait-elle pour lui ?
Il ne se souvenait plus de la présence de Rachel sur les lieux de la bagarre et il espérait d’ailleurs qu’en réalité les filles étaient saines et sauves autre part.
Non. Linoy lui raconta tout. Que les types contre lesquels il s’était battu n’étaient pas de simples cinglés passés par là mais des kidnappeurs. Meredith et Rachel avaient été enlevées. Cela expliquait la tête de Linoy. Cela expliquait aussi la violence des hommes.
A ce moment-là il avait explosé. Il avait involontairement repoussé Linoy, avait essayé de se lever, s’était fait mal en arrachant sa perfusion. Il avait enlevé sa minerve. Des infirmiers n’avaient remis au lit et en même temps, tant mieux. Où aurait-il été s’il avait été capable de bouger ? Chercher les filles ?! Mais où ?! On lui avait donné un calmant et il avait fini par s’endormir. Le lendemain n’avait été que somnolence. Linoy n’était pas revenue, elle devait être avec sa famille.
A chaque fois qu’il se réveillait il demandait des nouvelles. « Est-ce qu’elles ont été retrouvées ? » - « Où est Meredith ? ».
Au passage, on lui avait dit ce dont il souffrait. Légère commotion cérébrale. Pommette droite fracturée ainsi que deux doigts. Rien d’incroyable mais il n’était pas beau à voir. Ils voulaient le garder en observation mais quand enfin la nouvelle arriva :

_ « Elles ont été retrouvées. Elles rentrent chez elles. » Il s’était levé d’un bond. Il se sentait mieux. Il ne bougeait pas aussi rapidement qu’il le voulait mais en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il était hors du lit en chemise de nuit d’hôpital.
L’infirmière avait voulu le retenir mais rien n’y avait fait. Il avait exigé de signer sa décharge et avait foncé chez Meredith. Il avait pris un taxi, son chauffeur n’était pas là à l’attendre. Le trajet lui avait semblé durer les heures. Le taxi n’allait pas assez vite et l’ascenseur... N’en parlons pas.
Précisons qu’il avait été contraint d’enfiler des vêtements prêtés par Linoy lors de sa venue à savoir un T-Shirt de type très moche, un jean à moitié baggy ou du moins trop grand pour lui et ses boots qu’il portait lors de la tragédie. Car oui, il s’agissait bien de cela.
Expliquer ce qu’il ressentait exactement face à ce qu’il s’était passé était tout à fait impossible. Dans sa tête, seule Meredith existait. Comment va-t-elle ? S’ils l’ont touchée... Elle doit aller bien. Elle est forte. Non, elle n’est pas forte. Si. Elle va bien... Cela n’avait été que ça.
Leur dispute était si loin derrière eux. Ils n’avaient pas eu le temps de s’expliquer. Il ne savait même pas si elle avait envie de le voir. Qui était avec elle. – Il s’en fichait. Il avait juste besoin de voir qu’elle allait bien. Besoin de la prendre dans ses bras. Il n’avait jamais eu aussi peur pour personne. Jamais. Pas même pour Julia quand on lui avait diagnostiqué son cancer.

La porte de l’ascenseur s’ouvrit enfin. Il regarda droit en face de lui avant de sortir, s’attendant à la trouver dans le salon. Personne. Il sortit de l’ascenseur et la vit du coin de l’œil. Dire qu’il se jeta sur elle pour la prendre dans ses bras n’était pas exagéré.
Enfin, il respirait. Elle semblait pleurer mais il ne voyait pas de larmes. Lui en revanche... Comme d’habitude, quelques légères larmes lui échappèrent alors qu’il la serrait fort et qu’ils ne pouvaient plus se regarder.

_ « Non... Non. Tout va bien. » Mais oui. Puis de quoi s’excusait-elle ? Elle n’y était absolument pour rien.

_ « J’ai eu si peur... Je ne peux pas te perdre. Jamais. » C’était dit. C’était dit en la tutoyant en plus. Il n’allait pas le retirer. Il ne s’était pas non plus raidit suite à ce qu’il venait de dire. Il l’avait dit, cela avait été réfléchi dans l’urgence et surtout, il le pensait.
Il la garda dans ses bras, mais cette fois-ci ils pouvaient se regarder. Lui redire la même chose de la même manière, les yeux dans les yeux lui était par contre bien plus difficile. Il ne le referait donc pas. Du moins pas maintenant.

_ « Comment vous sentez-vous ? – Il faut que l’on vous lave. » Elle avait du sang sur les vêtements. Les cheveux dégueulasses, le visage également. Il n’allait pas la laisser ainsi.
Il l’attrapa mieux et la souleva. Il l’emmena dans la salle de bain et fit couler l’eau dans la baignoire. Il l’aida à se déshabiller. Il n’avait jamais été aussi doux de sa vie et c’était surement la première fois qu’il déshabillait une fille sans avoir envie de quoi que ce soit de plus.
Une fois le bain prêt, il l’aida à s’y plonger et s’accroupi à côté pour ne pas la laisser seule. Il allait rester là le temps qu’il faudrait.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Mer 7 Oct - 0:16




Meredith & Bennet
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Meredith ne parvenait pas à croire ce qu'elle avait sous les yeux. Elle avait cru Bennet mort, et n'était pas préparée à le voir dans un tel état. A cause d'elle. Parce qu'il s'était battu pour elle, pour tenter de la protéger. C'était pour ça, qu'elle s'était excusée. Elle ne l'avait su que dans la camionnette qui les avait ramenées à Whistler, Rachel et elle, mais les ravisseurs avaient demandé 20 millions de dollars à son père en échange de sa fille et unique héritière. Tout était dit : c'était à cause d'elle que Bennet avait été battu ainsi.
Elle ne partagea pourtant pas ces réflexions de culpabilité avec son architecte. La seule chose qui comptait, en cet instant, était l'étreinte sécurisante de ses bras. Il n'effaçait pas tout ce qui venait de se passer, non ; même lui n'avait pas ce pouvoir. Mais là, contre lui, elle oubliait peu à peu la peur, savourant même ses paroles sans forcément en saisir toute la portée. Il l'avait tutoyée. Il ne voulait jamais la perdre. Cela lui convenait. Le temps pouvait bien s'arrêter ici, maintenant ; elle ne voulait être nulle part ailleurs que dans les bras de Bennet.
Mais ce n'était pas possible. Il avait raison. Elle avait besoin d'effacer les traces de ces deux jours ; l'espace d'un instant, elle eut honte d'avoir aussi piètre allure devant lui. Elle était sale. Elle se sentait sale. Pourtant, quand elle était rentrée chez elle, elle n'avait eu ni le courage, ni l'envie de rien. Juste l'apathie. L'abandon de toute volonté propre. Elle se laissa faire, quand il la souleva pour l'emmener à la salle de bains, se calant contre lui, au plus proche de son corps. Elle avait l'impression d'être une poupée de chiffons, mais ce n'était pas grave : elle pouvait s'abandonner. Elle avait confiance en lui. Et elle profita des quelques mètres qui les séparait de la salle de bains pour exorciser une de ses pires angoisses, pendant ces deux jours.
- J'ai cru qu'ils vous avaient tué... que je ne vous reverrais jamais. Que vous étiez ... mort.
Elle avait eu peur, une peur panique de mourir, elle aussi. Qu'on ne les retrouve jamais, Rachel et elle. Qu'elles finissent comme ces cadavres dans les thrillers. Mais ses pensées étaient allées presque autant à Bennet qu'à elle-même.
La tête enfoncée contre son torse, elle continua, murmurant presque.
- J'ai tant besoin de vous. Je vous aime.
L'aurait-il entendue ? Comprise ? Elle se montrait très peu pudique de ses sentiments, mais ça n'avait aucune importance. Elle n'arrivait à donner d'importance à rien, à part à sa présence. Qu'il reste auprès d'elle, et tout le reste deviendrait secondaire.
Quand il la relâcha, dans la salle de bains, elle se laissa encore faire, alors qu'il la déshabillait. Elle ne trembla que quand il déboutonna sa chemise, se remémorant le doigt de l'autre homme qui avait couru sur sa peau avant de vouloir lui arracher sa chemise. Et le coup de feu, le sang ... Elle aurait aimé que ce soit un cauchemar. N'avoir jamais vécu ça. Ca ne pouvait pas avoir été réel. Pourtant, le tas de vêtements à leurs pieds lui confirmait que si.
- Faites-les brûler. Faites tout brûler.
Même sa montre qui ne l'avait plus quittée depuis si longtemps. Elle ne voulait plus jamais rien revoir qui lui fasse penser à ce qui s'était passé ce jour-là. Elle avait l'esprit embué, l'impression que son cerveau travaillait au ralenti, mais elle était encore capable d'au moins ça : savoir qu'elle devait se débarrasser de tout ce qui pourrait lui rappeler ce qui s'était passé. Jamais elle ne pourrait rien remettre de tout ça, de toute façon.
L'eau chaude du bain l'aida à se détendre, dénouant ses muscles. Elle prit conscience que tout son corps était crispé à outrance, à tel point que le relâchement soudain lui fit presque mal. Bennet était toujours là, près d'elle ; elle ne le quittait pas des yeux, comme s'il pouvait disparaître pendant qu'elle détournerait le regard. Il était sa bouée, son point d'ancrage. Elle avait besoin de lui, presque désespérément.
- Vous ne partez pas, n'est-ce pas ?
Elle n'avait besoin de rien de plus que de plonger la tête sous l'eau, mais elle avait cette peur stupide qu'il ne soit plus là quand elle sortirait la tête de l'eau. Un hochement de tête de sa part lui suffit ; il avait l'air trop grave pour lui mentir. Elle laissa glisser son dos le long de la paroi de la baignoire, jusqu'à se retrouvée complètement immergée ; là, elle était bien. Les sons lui parvenaient étouffés. C'était comme se trouver dans un cocon. Mais sans Bennet. A cette perspective, elle passa ses mains sur son visage précipitamment, et remonta en position assise. Il était toujours là, et venait d'attraper un luffa, pour lui frotter le dos. Elle se laissa faire, une larme perlant au coin de son oeil, de soulagement de le savoir toujours là. Au milieu des gouttes d'eau, elle était invisible.
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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Mer 7 Oct - 19:13


...
Bennet et Mer
Il l’avait crue perdue à tout jamais, elle aussi... Ils étaient là, l’un en face de l’autre, l’un dans les bras de l’autre, c’était cela le principal. Il l’avait retrouvée en parfaite santé physique. Pour ce qui était du mental, suivant ce qu’elle avait vécu et dont il n’avait absolument pas connaissance, il ne pouvait être certain que tout irait bien. Il l’espérait. Il avait déjà gérer les malheurs d’une assistante au tempérament de feu, ce ne devrait pas être plus compliqué avec une princesse. Sans oublier que puisqu’il était amoureux d’elle, il devrait surement se montrer plus patient qu’avec d’autres.

_ « Je suis plus solide que j’en ai l’air. J’encaisse bien les coups. »  Il n’était pas spécialement fier de s’être fait ainsi ramasser mais les types étaient plusieurs et puis, ils étaient costauds, préparés. Il n’avait rien vu venir. Le premier coup l’avait mis à terre et même s’il s’était assez rapidement relevé pour tenter au mieux de protéger Meredith, les coups suivants avaient été bien plus violents que ceux qu’il prenait à la boxe. Cependant, heureusement qu’il faisait de la boxe ! C’était ce qui lui avait permis de rendre les coups et surtout, de ne pas se briser en mille morceaux. Il lui avait souri en lui répondant. Si cela permettait de rendre l’atmosphère un peu plus légère, il prenait. C’était trop tôt pour que le malaise passe, il en était parfaitement conscient, lui-même se sentant bouleversé par tout cela, mais un petit sourire ne pouvait leur faire de mal.

La suite ? Il l’entendit très clairement et cela ne le fit pas réagir négativement. Ce n’était pas trop. Peut-être était-ce même ce qu’il voulait entendre ? Maintenant au moins, il en avait la confirmation. Ses sentiments à lui étaient beaucoup moins évidents mais il ne recula pas.
Il ne répondit rien. Il se contenta de lui caresser un peu plus fort le dos sur lequel ses mains se baladaient déjà pour la réconforter comme il le pouvait. Il l’embrassa dans le cou, derrière l’oreille et lui prit ensuite le visage pour lui faire face et l’embrasser doucement sur les lèvres. Il avait envie de lui faire comprendre qu’il avait entendu ce qu’elle disait, qu’il n’avait pas peur de cela et que quelque part il pensait de la même façon mais que le moment n’était pas venu pour lui d’en venir à de telles confidences. Même aujourd’hui il n’en était pas capable. Il réalisait à peine ce qu’il pouvait se passer dans son cœur, alors même si les circonstances étaient particulières, il ne pouvait pas dire de telles choses. Mots qu’il n’avait d’ailleurs jamais dits en les pensant à une femme, quand il le ferait, elle pourrait être assurée qu’il les pensait.

Il la conduisit dans la salle de bain et la mit dans la baignoire. Elle voulait tout faire brûler. Ok. Il le ferait faire. Il se contenta de la regarder et quand le moment fut venu, il lui lava doucement le dos. Le bain ne dura pas longtemps et après l’avoir aidée à se nettoyer convenablement il l’aida à se sécher. Il l’enveloppa dans son peignoir, direction la chambre. Il vira rapidement tous les coussins inutiles et après avoir retiré jean et chaussures il se mit au lit avec elle en la prenant contre lui. Elle devrait se reposer.

_ « Vous devez dormir un peu. Je vais appeler Julia pour qu’elle s’occupe de mes affaires. Je vais rester avec vous jusqu’à ce que vous ne me supportiez plus. » Il l’embrassa sur le front et attrapa son téléphone. Il passerait l’appel d’ici. Il n’avait de toute façon rien à lui cacher et il ne voulait pas laisser sauf impératif. S’isoler pour téléphoner à son assistante n’en était pas un.

_ « C’est moi. – Chez Meredith. Je veux que tu y fasses livrer des affaires, je vais rester quelques jours. – Oui. Non, rien de très habillé. Je veux que tu fasses prendre la boîte qui se trouve dans le tiroir droit de mon bureau. Tu appelles chez Hermès, je veux deux Apple Watch. – C’est ça, oui. Deux. – Fais livrer des trucs à manger. J'en sais rien... Des fruits, des bonbons... Tu sais mieux que moi. – Non, ça va, ne t’inquiète pas. – Merci ma belle. » Il avait raccroché. Comme toujours avec Julia quand il était question de lui faire faire son boulot d’assistante, c’était rapide.
Ce qu’il y avait dans la boîte se trouvant dans le tiroir droit de son bureau ? Les bijoux de Meredith.
Pourquoi les Appel Watch chez Hermès. Parce qu’elles étaient plus belles que les autres. Pourquoi des Apple Watch tout court ? Meredith venait de lui dire de brûler sa montre. Elle en avait surement d’autre mais il fallait la remplacer par celle-ci précisément car celle-ci disposait d’un GPS qui pourrait leur être utile. Ou non, car il était hors de question qu’ils revivent cela mais c’était une précaution. Avec cette montre, même si elle perdait son téléphone, ils pourraient toujours garder un certain contact. Sauf... Si elle n’avait pas d’Iphone ? Il lui en ferait acheter un, pas grave et puis, la montre fonctionnait un minimum sans le téléphone. Bref, c’était une sécurité. Il en prenait une également pour lui histoire de l’accompagner ! Plus tard il lui offrirait une Cartier, ou une Rolex ? Non, tout simplement une Patek, mais pas la même que celle jetée, mais une de cette marque. Elle semblait adorer cette montre.
Il la regarda, elle avait encore les yeux ouverts. Il lui caressa doucement la nuque.

_ « Vous voulez que je mette un film pour vous aider à vous endormir ? Dites-moi ce que vous voulez, je le ferai. » A manger ? Oh, si lui n’avait pas faim, il y avait peu de chance pour qu’elle veuille manger quoi que ce soit.
Il mit donc un documentaire sur les orques. Quelque chose de gaie. C’était du Disney alors aucun animal n’allait mourir, c’était ce qu’il fallait non ? Quelque chose pour se détendre. Quelque chose de calme et de mignon qui l’aiderait à s’endormir. Il lui caresserait le dos toute la nuit s’il le fallait. Il ne s’endormirait pas avant elle. Hors de question.


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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Ven 9 Oct - 0:19




Meredith & Bennet
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Il était plus facile de ne penser à rien, tandis que Bennet s'occupait d'elle ; il lui suffisait de se laisser faire. Le fait qu'il soit là la ramenait suffisamment loin de l'endroit où Rachel et elle avaient été séquestrées, et la façon dont il avait plaisanté des coups qu'il avait pris avait presque allégé tout ça. Presque, seulement. Chaque fois que Meredith posait le regard sur lui ... Elle revivait ses craintes, et surtout ce moment ancré dans sa mémoire où Bennet se faisait frapper sous ses yeux, avant que la camionnette, sans doute, démarre. Elle aurait voulu être amnésique, pour ne pas avoir tout ça en tête ; et maintenant qu'elle était sortie de la baignoire, et que Bennet l'avait aidée à se sécher et enfiler son peignoir, pour qu'elle aille se reposer, c'était encore pire.
Le peu de pragmatisme qu'il lui restait lui faisait dire que oui, elle devait dormir. Tout le reste de son être s'était efforcé de rester éveillé pendant les deux derniers jours, par peur de ce qui se passerait si elle dormait, et l'avait encore maintenue alerte pendant la nuit qui venait de s'écouler, toujours à cause de l'angoisse. Elle ne voulait pas tomber dans le sommeil, et revivre en rêves - en cauchemars - ce qui venait de se passer. En gardant les yeux ouverts, elle pouvait chasser les images qui se présentaient à elle ; endormie, elle serait obligée d'y faire face.
Bennet lui donna pourtant l'unique raison qui la poussa à ne rien dire de ses appréhensions : il s'engagea à rester près d'elle. Encore. Savoir qu'il veillerait sur elle la tranquillisait incroyablement. Pour autant, elle maintint ses efforts pour ne pas s'endormir, et l'écouta appeler Julia. Il allait rester là pendant quelques jours. Elle n'aurait pu imaginer le contraire. Qu'il la laisse seule ne serait-ce qu'une heure. Pas maintenant. Jamais, en fait, dans la mesure où son horizon se limitait à quelques minutes, en ce moment. Et des Apple Watch ? C'était moche, même designé par Hermès. Elle ne comprenait pas, mais il avait sans doute ses raisons. Des trucs à manger. Elle n'avait pas faim. Moins que jamais. Mais peut-être soif. Elle n'avait rien bu - rien avalé tout court en fait - depuis des heures. Bien avant qu'on les récupère. Sa belle ? C'était Julia, ce n'était pas grave. Mais elle ... il l'avait vue tout sauf belle. Il l'avait vue comme jamais elle n'aurait voulu qu'il la voie. Elle avait honte.
Il avait raccroché, interrompant ses pensées. Ce n'était peut-être pas plus mal. Elle ferma les yeux une seconde, alors qu'il lui caressait la nuque ; qu'il n'arrête pas ... Jamais elle n'avait autant ressenti le besoin de ses caresses. Pas ses baisers, non ; quand il l'avait embrassée, plus tôt, elle avait tout juste répondu. C'était ... elle ne savait pas bien comment le dire, mais ce n'était pas ce dont elle avait besoin en ce moment. Ce dont elle avait, c'était de se coller à lui, pour se sentir en sécurité.
- J'aimerais de l'eau. Dans la table de chevet.
Normalement, il y en avait toujours une bouteille neuve, pour la nuit. La gouvernante ou la femme de ménage se chargeait de la mettre chaque jour. Aujourd'hui, c'était assez étrange de penser à des choses aussi normales ; ça semblait presque irréel. Sa réalité du moment était beaucoup plus dure.
Elle ne voulait pas s'endormir. Vraiment.
Se relevant sur le lit, elle but une bonne moitié de la petite bouteille d'eau tendue par Bennet ; elle avait encore mal à la gorge d'avoir pleuré, et crié. Ca passerait. Elle devait faire comme Bennet. Encaisser les coups.
Et ne pas dormir. Si elle faisait semblant de s'intéresser à ce que Bennet avait mis, à la télé, peut-être parviendrait-elle à lui cacher son manège. Il s'occupait bien d'elle, depuis qu'il était arrivé. Elle ne voulait pas s'opposer à lui.

Quelques minutes plus tard, littéralement accrochée à lui, elle dormait.
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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Dim 25 Oct - 12:54


...
Bennet et Mer
Il allait devoir s’occuper de quelqu’un d’autre que lui durant quelques temps. Ce ne serait pas une nouveauté. Aussi fou que cela puisse paraître il avait toujours, quand cela avait été nécessaire, été aux petits soins avec « ses femmes ». S’assurer qu’elles se reposent, qu’elles se nourrissent, qu’elles aient tout ce dont elles avaient envie, qu’elles soient prises en charge par les meilleurs médecins. Outre le côté matériel de tout cela, il était également tout à fait en mesure de les veiller toute la nuit et de leur tenir les cheveux, si cela était nécessaire. Avec la chimio de Julia, il en avait vu des vertes et des pas mûres.
Concernant Meredith, ce serait différent. Son problème n’était pas physique. La psychologie n’était pas vraiment le point fort de l’architecte mais il prendrait sur lui. Ce qu’elle venait de vivre, même lui s’en rendait compte, la marquerait surement à vie. Il n’était pas au courant des détails, pas encore, mais elle était pleine de sang... Lui s’était fait massacrer par ces hommes et pourtant il savait très bien boxer. Il s’agissait de brutes de la pire espèce, allez donc savoir ce qu’ils avaient bien pu faire à son héritière.
Alors qu’elle s’était endormie après qu’il lui a donné à boire, il se mit à réfléchir à tout cela. Qu’avait-elle vécu exactement ? Et si... Et s’ils avaient abusé d’elle ? Les hommes faisaient cela, et pas que les malfrats malheureusement. Peut-être alors que Bennet ne serait pas assez à l’écoute pour l’aider à surmonter cela. Comment leur couple bancale survivrait-il à cela ?
D’un côté leur couple lui importait peu puisqu’il préférait qu’elle reprenne confiance pour elle plutôt que pour lui ou pour eux. Mais... D’un autre côté, de son côté égoïste, il ne pouvait imaginer qu’elle ne s’en remette pas, qu’il la perde et que lui finisse par se perdre également car soyons honnête, sans elle, il n’était plus grand-chose. Il en avait pris conscience à l’hôpital. Elle n’était pas là, il ne savait pas où elle se trouvait et si elle allait bien et cette douleur qu’il ressentait face à cette idée qu’elle puisse ne plus être ou souffrir était bien plus douloureuse que les côtés cassées.
 
Il l’avait gardée contre lui et lui caressait la nuque doucement. Il lui était impossible de dormir. Il était comme hypnotisé par la télévision et de temps à autres ses mails.
Quelques temps plus tard, il entendu le bruit de l’ascenseur. Des visiteurs ? Les courses qu’il avait demandées à Julia peut-être ? Le traiteur déjà ?
En prenant toutes les précautions du monde il se leva et laissa Meredith seule. Il ne ferma pas la porte mais ne la laissa pas non plus grande ouverte. Il voulait qu’elle puisse l’entendre au cas où elle se réveille et qu’elle ne pense pas être enfermée et seule.
Une fois sorti de la chambre il se rendit dans l’entrée. Face à lui, Mr et Mme Carmichaël en personne.
 
Il détestait ne pas être présentable et là c’était le cas. Si encore il avait eu des fringues casual certes, mais bien taillées... Même pas.
Il salua les parents de Meredith, fort heureusement, ceux-ci l’avaient reconnu. Evidemment, ils tentèrent de s’avancer vers l’endroit d’où Bennet venait pour aller voir leur fille mais il fit barrière, de la façon la plus police possible.
 
  _ « Elle se repose. Elle a enfin réussi à s’endormir. Nous pouvons l’attendre dans le salon. »  C’était lui qui décidait face à eux, ces personnes « plus importantes » que lui et ayant peut-être aussi plus de liens, avec Meredith.
Il s’en fichait. Il ne les appréciait pas en tant que parents. C’était lui le gardien de Meredith, c’était donc lui qui décidait et même s’il remarqua bien l’air courroucé de la reine mère mais cela lui importait peu. Ils attendraient.
Le souci qui se présenta maintenant était : Leur donner quelque chose à boire ou manger. Il n’y avait rien à manger puisque les courses n’avaient pas été livrées ET il était infoutu de faire du café. Fort heureusement, il n’était pas chez lui et n’avait aucune idée de faire comme s’il savait où tout pouvait se trouver. D’ailleurs, il les laissa parler entre eux plutôt que d’essayer de faire la conversation craignant d’ailleurs qu’ils lui posent des questions un peu trop personnelles.
Quelques minutes plus tard il entendit du bruit dans la chambre ou l’imagina, si heureux de pouvoir s’extirper de cette situation.
Il s’excusa et alla rejoindre sa belle.
Il n’avait pas rêvé, elle gigotait bien. Il la prit dans ses bras et la berça doucement.
 
_ « Vos parents sont là. » Il aurait vraiment préféré qu’ils ne viennent pas, ou du moins pas maintenant.
[left]Il ne pressa pas Meredith, qu’ils attendent. Elle se lèverait quand elle en aurait envie, quand elle serait prête. Lui la suivrait, point.
 


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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Mar 27 Oct - 1:07




Meredith & Bennet
Thanks, Lord

Elle était lovée dans les bras de Bennet, après qu'ils aient fait l'amour ; ils étaient sur son voilier, partis faire le tour du monde. Seuls, au milieu de nulle part. Juste elle, et lui. Par le hublot de leur cabine, une lumière douce filtrait ; la nuit allait tomber. Elle se sentait tellement bien dans ses bras, il ne lui manquait rien.
Mais d'un seul coup, alors que la luminosité dans la cabine baissait, elle se retrouva seule. Elle n'était plus sur le bateau, elle était de retour dans la pièce où Rachel et elles avaient été retenues. Elle la reconnaissait. Rachel n'était plus là. Bennet gisait au sol, une balle dans la tête.

Dans sa chambre, Meredith s'agitait sur son lit, au fur et à mesure qu'elle s'enfonçait dans son cauchemar. Son bras, cherchant autour d'elle, ne trouva que du vide ; sa respiration s'accéléra. Elle se retourna dans le lit, plusieurs fois.
Elle se calma à la seconde où Bennet la prit dans ses bras pour la bercer.

Les hommes en noir revenaient la chercher. Mais cette fois, elle avait reconnu les yeux de son sauveur. C'était Bennet. Mais il était mort, non ?

C'était comme si son cerveau, comprenant l'illogisme de la situation, lui avait envoyé le signal qu'elle rêvait. Lentement, les images se firent floues, alors qu'elle s'éveillait ; elle se rappelait de ce dont elle avait rêvé, mais Bennet était bien là. Elle était dans ses bras. Elle ne dit rien pendant quelques minutes, hébétée par les scènes trop réalistes qu'elle avait vécues en rêve. Elle avait besoin d'être certaine qu'elle avait bien retrouvé la réalité, que tout n'allait pas se transformer à nouveau. Ce n'est qu'après s'en être convaincue qu'elle intégra les paroles de Bennet quant à la présence de ses parents. Lentement, elle se releva, s'éloignant de son architecte.
- Je dois aller les rejoindre.
Mais pas comme ça. Elle était nue sous peignoir, qui n'était déjà pas une tenue dans laquelle elle avait l'habitude qu'on la voie. Aussi bouleversée soit elle, certains comportements étaient gravés en elle. Elle prit la peine d'enfiler une robe, choisie au hasard dans la zone de sa penderie dédiée à ses tenues de jour. Et s'arrêta là, oubliant même ses chaussures pour descendre au salon pieds nus, Bennet sur ses talons.
Elle lui était reconnaissante de ne pas l'abandonner, tellement reconnaissante. Il n'existait plus que lui, à ses yeux.
Et ses parents, qui s'étaient tous les deux levés en la voyant. Elle ne savait pas bien quoi faire. D'autres se seraient sans doute jetés dans les bras de leur mère, mais Meredith se contenta d'une bref étreinte. Elle resta plus longtemps dans les bras de son père, qui lui murmura son inquiétude.
- Papa ...
C'était tellement rare, qu'elle l'appelle ainsi. Elle recula, alors qu'elle sentait les larmes monter, et s'assit prudemment sur un fauteuil, sans rien dire.
Sa mère brisa le silence quelques secondes plus tard.
- Tu dois rentrer à New York. Il n'y a rien pour toi ici. Ton père fera terminer le projet par quelqu'un d'autre !
- Ce n'est pas ce sur quoi nous sommes tombés d'accord, Catherine. Dois-je te rappeler [...]
- Oh mais arrête donc avec ça. Tu as vu ce qui s'est passé. Tu crois qu'il peut quoi que ce soit pour elle ?
Abasourdie, Meredith les regardait se disputer. Le ton ne montait jamais entre ses parents, il n'y avait jamais de cris, mais elle savait quand ils ne discutaient plus. C'était le cas, en l'occurrence. Désarmée, elle tourna la tête vers Bennet, qui s'était assis sur le bras de son fauteuil.
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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Mer 28 Oct - 16:40


...
Bennet et Mer
Il avait fallu que ses parents rappliquent. Ce qu’il se demandait réellement était surtout pourquoi ils n’étaient pas venus plus tôt ? Ce n’est pas comme s’ils n’avaient pas trouvé d’avion pour les mener à Whistler... Ils avaient attendu qu’elle soit libérée pour montrer le bout de leur nez. Meredith n’avait définitivement pas de chance avec sa famille. Il s’en rendait compte et cela l’attristait un minimum pour elle. Lui était bien plus chanceux. Un père sévère mais juste et présent. Une mère parfois maladroite mais qui ne voulait qu’une seule chose, son bonheur. Une grand-mère plus qu’au top. Des oncles et des cousins sympas... La vérité était qu’il ne s’en tirait vraiment pas al contrairement à elle.
Ce qui l’ennuyait également dans toute cette histoire était qu’il allait devoir se les coltiner. Il avait promis à Meredith qu’il n’irait nulle part mais si ses parents décidaient de rester, il avait du mal à imaginer comment il pourrait respecter sa promesse. Pour commencer, être présent à leurs retrouvailles le gênait alors cohabiter... En espérant que cela n’arrive pas.
Il n’ajouta rien et la laissa se lever calmement et s’habiller. Il ne la quitta pas des yeux, évidemment. Il ne le fit que pour s’assurer qu’elle n’allait pas trébucher et se faire mal. Comme si elle était trop faible pour tenir sur ses jambes. D’ailleurs, elle semblait avoir perdu du poids. Elle n’était déjà pas bien épaisse mais là... C’était toujours assez flagrant sur ce genre de petit gabarit à la limite de ce qu’il pouvait accepter en terme de formes.
Vivement qu’ils reçoivent les courses... Heureusement que Julia le connaissait, tout serait déjà cuisiner. Ouf. Sinon Meredith allait réellement finir par perdre jusqu’à son dernier gramme !

Il la suivit en bas. Que le calvaire commence.
Comme il l’avait fait à l’interview qu’elle avait donné le jour de l’explosion, il se mit en retrait et regarda toute la scène sans dire mot.
Ce que c’était froid... Surtout avec sa mère d’ailleurs. Cette femme était tellement antipathique.
Quand Meredith serra son père dans ses bras ce fut plus chaleureux. Rien d’exceptionnel cependant.
Installé sur le bras du fauteuil ou Meredith s’était assise il les écouta. Ils allaient s’engueuler. Oh merde. Ils n’allaient pas faire cela devant lui, si ? Oh non... C’était trop personnel. Pas son problème !
Il n’avait aucune envie d’assister à tout cela et puis... La mère de Meredith prononça plusieurs phrases qui le fit arrêter de respirer quelques secondes. D’abord, Meredith devait rentrer à N .Y. Bon... Moui... Ils étaient bien tous les deux ici même si c’était le trou du cul du monde. Ils étaient bien parce que sa famille était loin en fait. Ensuite : « Tu as vu ce qui s'est passé. Tu crois qu'il peut quoi que ce soit pour elle ? ».
A ce moment précis, il releva la tête. Passa sa langue lentement mais également discrètement sur ses lèvres, puis referma hermétiquement sa bouche et serra la mâchoire tel un pitbull accroché à son joujou. Le regard qu’il jeta à la mère de Meredith était loin, très loin, de traduire ce qu’il ressentait intérieurement.
Il n’explosa pas. Premièrement, il n’était même pas certain de comprendre ce dont elle parlait même si la mégère l’avait regardé en disant : « il peut quelque chose pour elle ». Deuxièmement, parce que pour le moment, il n’était pas encore réellement question de péter un boulon.
Son air suffirait. Que cette bonne femme n’imagine pas être au-dessus de lui pour telle ou telle raison. Elle n’était qu’une femme après tout ! Certainement pas une maîtresse femme comme Georgiana. Pas même à la hauteur de sa propre fille.
Il attendit patiemment la réponse de sa belle, pas convaincu qu’elle parvienne réellement à tenir tête à ses parents. En tout cas, s’il le pouvait, il la soutiendrait. S’il fallait les ficher dehors comme des malpropres, boss ou non, il s’en ferait un plaisir.

Le ton était en train de monter entre les deux époux. De toute évidence ils ne savaient pas se tenir ! Il toussota assez fortement pour leur rappeler qu'ils n'étaient pas seuls.

_ « Votre fille est fatiguée, éprouvée par ce qu'elle vient de vivre. Je doute qu'il faille régler vos problèmes ici et maintenant. » Il allait peut-être pouvoir les mettre à la porte plus tôt que prévu ! Chouette.


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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Mer 28 Oct - 23:01




Meredith & Bennet
Thanks, Lord

Une nouvelle fois, elle devait son salut à Bennet, qui n'hésitait pas maintenant à s'opposer à ses parents, toujours pour elle. Chaque des gestes qu'il faisait pour elle, chacun des mots de réconfort qu'il avait à son égard la touchait avec tant de force qu'elle ne savait comment elle pourrait lui rendre tout cela, un jour. Meredith n'était pas certaine d'être fatiguée, ou éprouvée ; elle n'avait pas les mots pour décrire son état. Hébété était peut-être l'adjectif qui lui convenait le mieux. Elle n'avait envie de rien, ne pensait pas aux heures qui viendraient, ni au lendemain ; c'était un peu comme si elle avait eu besoin d'une bulle suspendue dans le temps. Un endroit où elle serait parfaitement en sécurité. Cet endroit, c'était ici, chez elle. Au calme. Et, bien sûr, avec Bennet. Toujours avec Bennet. Elle avait besoin de lui autant que de l'air qu'elle respirait, en ce moment.
Sa mère, en revanche, ne l'entendait pas de cette oreille et, après avoir haussé les sourcils de mécontentement - une mimique dont Meredith avait hérité - elle s'adressa à Bennet d'un ton aimable, mais ferme, qui n'attendait aucune réponse.
- Monsieur Monaghan, auriez-vous l'amabilité de nous laisser quelques minutes avec notre fille ? Je vous en serai reconnaissante.
Meredith n'avait pas la moindre envie de le voir partir, pas maintenant. En aucun cas ses parents n'étaient capables de lui apporter le même semblant de sérénité que Bennet lui apportait depuis qu'il l'avait rejointe. Elle se tourna vers lui, l'implorant du regard tout à la fois de rendre les armes face à Catherine, et de ne pas partir loin. La cuisine suffisait. Le fauteuil de Meredith y faisait face et, ainsi, elle l'aurait toujours dans son champ de vision. Elle vit bien qu'il n'était pas ravi de s'exécuter, et le remercia d'un faible sourire, avant de tourner la tête vers ses parents, attendant la suite. Pour une fois, elle craignait plus sa mère que son père, déstabilisée que celle-ci semble prendre autant d'intérêt - relatif - à sa fille.
- Je souhaite que tu rentres à New York. Ton père n'est pas d'accord, mais je refuse que tu perdes encore ton temps ici.
Perdre son temps, comment ça ? Elle travaillait !
- Je ne m'opposerai pas à ton retour. Le travail que tu as mené ici me suffit. Même cette histoire de sabotage a été menée avec diligence. Tu peux considérer que notre marché est caduque. Je comptais t'en parler lors de ma prochaine visite, mais compte tenu des circonstances ... Sache cependant que tu as toute liberté de rester ici et mener à bien le projet, mais dans ce cas, mon service de sécurité recrutera un garde du corps, qui sera attaché à ta protection.
Les rôles semblaient inversés aujourd'hui, sa mère menant les débats. C'était étrange. La seule chose qui demeurait était l'intérêt que son père lui portait. Elle ne lui avait pas toujours rendu grâce, mais aujourd'hui, elle entendait ce soutien dans le ton de sa voix.
- Meredith, soyons bien clairs. Je souhaite fermement que tu reviennes. Ta place est auprès des tiens, à New York. Dans notre monde. Et pas auprès de cet homme. Est-ce que votre histoire est sérieuse ? As-tu conscience qu'il a allègrement trompé sa précédente femme avant même leur mariage ? Tout la bonne société est au courant. Je n'ai pas cru Celia quand elle m'a dit t'avoir vue avec lui dans les Hamptons. Et sa mère ... tout le monde sait qu'elle ne pense qu'à grimper dans l'échelle sociale. Tu es beaucoup trop bien pour lui. Il n'a même pas su empêcher ce qui s'est passé.
Cette fois, Meredith ne comprenait plus rien. Pourquoi exactement sa mère voulait-elle qu'elle rentre à New York ? A cause de ce qui venait de se passer, ou à cause de Bennet ? Catherine avait les joues rouges de s'être ainsi emportée, et Meredith, même sans bien distinguer les traits de son compagnon, était certaine qu'il avait tout entendu. Elle ne pouvait pas laisser sa mère en dire plus.
- Arrête. Je t'interdis de faire le moindre commentaire désagréable à l'égard de Bennet. Hier soir, Rachel, mon amie, a pu se jeter dans les bras de ses parents quand les services spéciaux nous ont ramenées en ville. Et toi, où étais-tu ? C'est un agent qui m'a ramenée ici. Bennet était là à l'aube. Il a passé tout son temps à s'occuper de moi. Où étais-tu ?
Au fur et à mesure qu'elle parlait, sa voix s'affermissait ; elle se sentait prête à défendre Bennet à n'importe quel prix.
- Ces hommes étaient des professionnels, personne n'avait la moindre chance d'empêcher ce qui s'est passé. Et pourtant Bennet a risqué sa vie pour essayer de l'empêcher. Ne me dis pas que tu n'as pas remarqué dans quel état il est !
Il aurait fallu qu'elle soit aveugle ... Meredith, elle, ne criait pas, incapable de le faire ; elle parlait en revanche aussi fort que ses cordes vocales le lui permettaient, éraillant sa voix.
- Je me moque de ce qu'on dit à New York. C'est ici, avec lui, qu'est ma place. Je n'irai nulle part ailleurs. Et habitue-toi à cette situation, parce que je l'aime !
Se détournant de sa mère, elle s'adressa à son père, d'un ton beaucoup moins calme qu'elle l'aurait voulu. John n'y était pour rien, aujourd'hui.
- Je suis d'accord, pour le garde du corps. Je refuse de bouger pour le moment.
Cette conversation - car à aucun moment le ton n'était monté suffisamment pour qualifier cela de dispute - cette conversation, donc, la laissait sur les dents. Elle tremblait de tous ses membres et, quand elle recula dans le fauteuil pour s'y recroqueviller, elle murmura, à l'adresse de personne en particulier.
- Je voudrais me reposer maintenant.
Elle se sentait au bord de craquer et, quelques secondes plus tard à peine, les larmes avaient recommencé à couler sur son visage. Elle ne voulait que la paix.
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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Jeu 29 Oct - 12:24


...
Bennet et Mer
Décidément, toutes les mères n’étaient pas égales face à l’amour qu’elle pouvait porter à leur progéniture. Ce qu’il dit ne servit pas à grand-chose ce qui ne l’aida pas à adoucir ses pensées concernant cette femme qui se trouvait face à lui. Pire, elle lui demanda de s’éclipser. Il la regarda avec son air de Bennet pas aimable et jeta un coup d’œil à Meredith sans réellement s’adoucir. Cependant, à force de le pratiquer, elle devait comprendre que son regard mauvais ne lui était pas destiné.
Après confirmation qu’il pouvait les laisser il partit. Pas très loin puisqu’il gagna la cuisine ouverte sur le salon ou les Carmichael se trouvaient. C’était une façon de lui faire un pied de nez d’ailleurs. « Je vous ai laissé mais je peux vous surveiller. Vous n’êtes pas la maîtresse de maison ici. »
Il chercha donc à boire en écoutant ce qu’il se passait à côté. Il prenait son temps. Bouteille d’eau. Verre. Sirop ? Ah non, elle n’en avait pas... Whisky ? Ce serait bien ça ! Il faudrait supprimer l’eau... De toute façon l’alcool ne se trouvait pas dans la cuisine.

Il s’installa et prit un journal sur le bar qu’il feuilleta. En fait, il ne lisait pas, il ne faisait qu’écouter la mégère d’à côté.
Depuis quand Meredith perdait-elle son temps ici ?! Elle perdait son temps à travailler et à gagner ses galons ?! Pauvre conne qui n’avait surement jamais dû bosser de sa vie ! Elle n’avait même pas pris la peine d’élever sa fille !
L’architecte préférait de loin le discours de son père. Lui voyait les efforts que Meredith avait fourni pour arriver où elle était, au top. Professionnellement parlant elle était au top pour Bennet. Tout était plus ou moins parfait. Ce qu’il n’aimait pas entendre était le fait qu’elle puisse abandonner le projet pour rejoindre N.Y et... Et quoi d’ailleurs ? Qu’elle cherche un autre boulot sans finir le premier ? Ce ne serait pas très bien vu. Dans ce métier il fallait toujours finir ce que l’on avait commencé et ce, surtout après ce qu’ils avaient vécu ! Meredith serait ainsi encore bien plus admirée pour ce qu’elle aurait accompli ! Plus égoïstement il ne voulait pas la voir quitter le projet et la perde.
La suite avec la reprise de parole de Mme Carmichael le fit lâcher son journal et relever la tête. Depuis la cuisine il fixait désormais sa « belle-mère » avec ce regard que Meredith connaissait bien et qui ne présageait jamais rien de bon.
Cela commença par « cet homme » qui lui resta en travers de la gorge. « Cet homme » quoi ?! Depuis quand ne faisait-il pas parti de leur monde ? Il reposa son verre plus lourdement qu’il ne l’aurait voulu. Peu importe, elle avait réveillé la bête et continuait à la titiller. Sujet suivant, sa relation avec Charlotte. Oui, bon, tout le monde était au courant, effectivement. Il ne s’était jamais caché pour la tromper. Et après ?! S’il devait le faire il ne le faisait jamais en se cachant ! Si personne ne parlait de tromperie avec Meredith c’était qu’il ne la trompait pas ! POINT ! Sur ce sujet il pouvait encore passer. Oui, il avait été un salaud. Bon... Ok.
Quand Catherine Carmichael prononça le terme « sa mère » et continua en osant la critiquer, ce fut son tabouret qui fit du bruit en glissant plus que lourdement sur le sol. Il venait de se lever sans même avoir réfléchi à la suite des évènements.
Pour finir, Meredith était trop bien pour lui. Non. Amoureux ou pas, elle n’était pas trop bien pour lui. Depuis peu dans sa tête ils étaient égaux et c’était tout ce qui comptait.
Il aurait bien balancé son verre dans la tête de la mère de Meredith mais on ne molestait pas une femme. De plus, il n’eut pas spécialement le temps de venir et de tout retourner puisque Meredith s’était levée et avait pris la parole. Sa belle posait exactement les questions que lui-même s’était posé. Où était donc cette garce alors que sa fille avait été enlevée ?!
Il ne pensait pas vraiment à lui qui s’était fait tabasser pour essayer de la sauver. Sa mère n’y pensait pas non plus d’ailleurs. Il s’était interposé ! Oui !
BOOM, elle venait de dire devant ses parents qu’elle l’aimait ! Son cœur sauta mais cela ne le mit pas en joie. Tout était de la faute de cette Catherine Carmichael. Si elle n’avait pas émis de commentaires désobligeants sur la mère de Bennet alors peut-être aurait-il fondu ?
Bon, s’en était terminé. Meredith restait et les parents allaient partir.
Il revint dans le salon sans cérémonie et frôla la mère de Meredith sans s’excuser. Près de son héritière, il lui caressa doucement l’épaule.

_ « Vous l’avez entendue, elle reste, vous partez. »  Il ne s’adressait qu’à Catherine et ses regards noirs n’étaient destinés qu’à elle.
Il invita donc les parents à prendre la porte et le reconduit à l’ascenseur privé. D’abord, il serra la main du père de Meredith en lui souriant et en le remerciant d’être passé. En lui indiquant également qu’il allait rester ici pour veiller sur elle et qu’il ne devait plus s’en faire. Ils attendraient donc le service de sécurité et le garde du corps. Une fois John Carmichael dans l’ascenseur, il fallut dire au revoir à la mère.

_ « Contrairement à vous, ma mère a toujours voulu le meilleur pour sa famille et cela passe par une élévation sociale, oui. C’est ce que toute bonne mère désire pour ses enfants. Si vous en étiez une, vous le sauriez. Autre chose : » Il la prit entre quatre yeux. Rien à foutre de qui elle était ou pensait être. Elle allait comprendre son erreur.

_ « Si vous me connaissiez mieux, vous sauriez que je ne plaisante pas avec ma famille. Ne vous avisez plus jamais de faire un quelconque commentaire désobligeant sur les Monaghan. C’est un conseil d’ami. Rentrez-bien. » Elle rentra dans l’ascenseur. John avait tout entendu, Meredith aussi, surement. Peu importe. Le regard de Bennet ne laissait pas de doute sur son état d’esprit et sur le sérieux de ce qu’il venait de dire. Elle ne pouvait douter qu’il pouvait devenir plus « violent », en parole, cela allait de soi. De toute façon, c’était aussi connu de tout N.Y. Bennet Monaghan bien que possédant la parfaite petite gueule du gendre idéal était quelqu’un au caractère difficile. Son passé bagarreur était connu. Ses cris aussi. Sa loyauté envers ses proches également. De toute façon, ce que cette femme pensait de lui, lui importait peu finalement. Mais pas touche aux Monaghan.
Normalement, Catherine avait compris. Bennet sourit à John avant que les portes se ferment et il vit le regard qu’il lança à son épouse : « Tu l’as cherché... » était plus ou moins ce qu’il comprit. Il eu d’ailleurs droit à un léger rictus de la part de son big boss.
Bennet retourna auprès de Meredith et s’agenouilla à ses côtés.

_ « Tu veux remonter dans la chambre ou rester ici ? On va surement bientôt être livré. Je pourrais te faire réchauffer un truc ou... Ce que tu veux. » Oui. C’était décidé. Fini de la vouvoyer. Comme ça. Elle lui avait dit qu’elle l’aimait alors qu’ils s’engueulaient. Elle avait été enlevée sous ses yeux alors qu’il essayait de la récupérer et de lui faire comprendre ce qu’il ressentait également. Il l’avait retrouvée. Elle lui disait à nouveau qu’elle l’aimait. Prenait son parti face à ses parents. Le défendait. Leur criait son amour. Il était trop secoué par tout cela pour ne pas réagir également.
Il lui prit les mains délicatement et la fixa d’en dessous comme il était agenouillé par terre.

_ « Je... » Merde, c’était vachement plus difficile qu’il ne l’aurait pensé, surtout que vous le savez, il avait tendance à pleurer facilement malgré sa carapace très épaisse.

_ « Moi aussi je t’aime. » Voilà.
Il se redressa pour pouvoir le prendre le visage et l’embrasser doucement sur ses petites lèvres sèches. Il ne supportait pas de la voir pleurer. Il tenta d’essuyer ses larmes avec ses pouces et lui sourit comme il le pouvait malgré les contusions sur son visage.
Il venait de faire et surtout de dire quelque chose d’énorme pour lui. Avouer ce qu’il ressentait alors qu’il pensait ne pas en être sûr. Se rendre compte en le disant que finalement ce n’était pas si étrange que cela. Passer à une nouvelle étape en la tutoyant et là encore, en trouvant cela finalement assez normal. Vouloir du plus profond de son être qu’elle aille mieux. S’en rendre compte et souffrir avec elle du comportement de sa mère. Etre solidaire comme il aurait pu l’être avec un Monaghan ou Julia. La faire enfin entrer pleinement dans son cercle.


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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Lun 2 Nov - 22:44




Meredith & Bennet
Thanks, Lord

En affirmant son amour pour Bennet à sa mère - et, par extension, à son père - Meredith avait pris un risque considérable, dont elle n'avait qu'à moitié conscience. Elle pariait sur l'avenir avec un homme qu'elle avait, à raison, détesté quelques mois encore auparavant. L'apogée de leur mésentente avait été atteinte au Four Season, dans cet ascenseur où elle avait réellement eu peur de lui. A l'époque, la force qui se dégageait de lui était tournée contre elle, et cet état de fait avait perduré longtemps. Des semaines, des mois, où elle s'était sentir bonne à rien mais où, en parallèle, elle avait résisté et persisté.
Qu'est-ce qui, au final, avait favorisé leur rapprochement ? Aujourd'hui, elle voyait plus encore de qualités à Bennet qu'elle lui trouvait de défauts autrefois. La plus essentielle, à l'instant, était cette force qu'elle craignait auparavant et qui aujourd'hui l'aidait à se sentir, au moins un peu, en sécurité. Sans lui, elle serait sans doute toujours assise à côté de son ascenseur. Il l'avait relevée, littéralement, et avait passé sa journée à prendre soin d'elle et à tout faire pour qu'elle se sente mieux.
Alors, non, sa mère, qui jusque-là ne s'était jamais intéressée ni à elle, ni à sa vie sentimentale, ne pouvait pas s'en prendre à lui maintenant. Surtout pas maintenant. L'effort de s'opposer à elle lui avait coûté le peu de sérénité qu'elle avait retrouvée aujourd'hui grâce à Bennet, mais le jeu en valait la chandelle. Il le valait. Il la défendait encore, n'hésitant pas à pousser ses parents vers la sortie. Catherine ne se remettrait probablement jamais d'avoir été traitée ainsi ; Meredith, elle, soutenait pleinement son architecte, et posa une main par-dessus la sienne, qu'elle sentait sur son épaule. Ne regardant plus personne, elle était incapable de savoir comment son père réagissait à tout ça, et se dit que s'il le fallait, elle lui parlerait. Elle ne voulait surtout pas qu'il prenne Bennet en grippe ; son amant ne le méritait tellement pas. Il mettait un point d'honneur à la protéger, et quand il revint vers elle, elle était prête à le lui dire. Lui dire quoi exactement ? Elle n'en savait même rien, mais elle n'imaginait pas garder pour elle ce qu'elle pensait de lui en cet instant.
Il ne lui en laissa pas le temps, mais quand il prit la parole, sur le coup, elle crut qu'il y avait erreur. C'était tellement étrange, que son cerveau ne parvenait pas à admettre que c'était à elle qu'il s'adressait. Pourtant ils étaient seuls. Et surtout, surtout, ce qu'il venait d'ajouter ne pouvait s'adresser qu'à elle. Il l'aimait. Elle l'avait pressenti quand elle avait prononcé les mêmes mots, un peu plus tôt, à la façon dont il l'avait regardée, embrassée ... De là à croire qu'il le dirait, qu'il lui en donnerait confirmation. Elle ressentait un tel soulagement, une telle plénitude à l'entendre, qu'elle en aurait pleuré si Bennet n'avait pas séché ses larmes. Doucement, elle attrapa ses poignets, et les caressa du pouce tandis qu'il l'embrassait. C'était presque trop, après ce qui s'était passé, mais c'était aussi la première chose qu'elle ait entendue depuis plusieurs jours - avant même l'enlèvement - qui la fasse se sentir heureuse.
Quand les baisers de Bennet cessèrent, et qu'il recula son visage, elle lâcha ses poignets pour caresser tout doucement son visage.
- Vous ... Tu as mal ?
Le vouvoiement était venu par réflexe ; ce ne serait sans doute pas la seule fois dans les jours à venir. Il y avait quelque chose d'étrange à le tutoyer, tout autant qu'à l'entendre la tutoyer. Si elle n'avait pas eu peur de lui faire mal, elle aurait embrassé son visage, ses bleus ; après qu'il se soit occupé d'elle comme il l'avait fait, la moindre des choses aurait été qu'elle en fasse autant.
Pour cela, il aurait toutefois fallu qu'elle arrête de trembler ; Bennet venait de grimacer, sans le vouloir, elle avait dû lui faire mal. Elle retira ses mains de son visage, et déplia ses jambes pour se lever.
- Restons ici. Je ne veux pas retourner me coucher.
Pas après son cauchemar. Elle se sentait toujours fatiguée, mais il était hors de question qu'elle retourne au lit, avec ou sans Bennet. Au lieu de ça, elle se leva, et attira Bennet à elle pour qu'il la prenne dans ses bras. Le silence lui suffisait, pour le moment ; elle n'avait pas envie de discuter de ce qu'ils venaient de se dire, ni de faire des projets. Ni de rien, en vérité. Elle n'avait envie que de lui, et de ses bras. Qu'il la fasse se sentir comme dans un cocon.
BY .TITANIUMWAY


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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Back [PV Bennet] - TERMINE   Mer 4 Nov - 21:11


...
Bennet et Mer
Quoi ajouter à tout cela ? Rien. Surtout pas, cela aurait finalement brisé le moment. Il n’avait pas besoin qu’ils en fassent toute une histoire. Il aurait d’ailleurs détesté cela. C’était la première fois qu’il révélait à une femme son amour, et que surtout, il le pensait. Il n’était pas tout à fait à l’aise avec le fait de s’ouvrir, c’était en réalité très compliqué. Il lui offrait son cœur et à elle d’en disposer maintenant. Il était à elle et jamais il ne pourrait lui offrir cadeau plus précieux.

Meredith eut la présence d’esprit de ne pas en faire des tonnes. C’était parfait.
Par contre, quand elle commença à lui tripoter le visage, ce fut autre chose. Bordel, c’était douloureux. Est-ce qu’il avait des anti-douleurs d’ailleurs ? Il n’en aurait pas besoin. Quand il prenait un médicament, c’était que l’apocalypse était tout proche.
Il grimaça tout de même et la fit arrêter. Elle préférait rester en bas et ne pas retourner se coucher, lui, à vrai dire, aurait bien fait une sieste. Il en avait plein les pattes, la tête, le dos... A l’hôpital, on l’avait fait dormir à coup de somnifères car il ne cessait de s’agiter et de hurler sur tout le monde mais cela ne l’avait pas fait se reposer et depuis l’enlèvement, il avait ce stress et cette fatigue qui tout à coup venait de lui tomber sur les épaules.
Elle se mit dans ses bras et il la berça et la garda là quelques minutes jusqu’à ce que les courses leur soient montées. Merde, ils allaient devoir ranger. La gouvernante n’étant pas là.
Ils s’exécutèrent plus ou moins en silence. Il ne voulait pas de son aide mais en même temps, il n’avait aucune idée d’où se rangeaient les affaires. Il connaissait très bien son bar mais cela s’arrêtait là !
Ensuite, il lui servit une petite salade déjà préparée, évidemment, et lui porta l’assiette dans le canapé, lui s’installa sur l’un des gros fauteuils pour lui laisser de la place, pas parce qu’il n’avait pas envie d’être à côté d’elle et puis, à force de la regarder et d’être enfin serein, parce que c’était ce qu’il était à ce moment précis, il commença à fermer les yeux.
Cela dura quelques secondes au départ et puis une minute, deux... Jusqu’à ce qu’il s’endorme vraiment et profondément. Il y avait de la place pour Meredith avec lui sur ce fauteuil.
Il était bien, cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas été aussi bien de retrouver quelqu’un et d’être avec ce quelqu’un. Si c’était ça l’amour, alors il en voulait bien.


electric bird.


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“Mernet”
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You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
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