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 Please, come back to us || PV Mer - TERMINE

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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Lun 2 Nov - 10:59


...
Bennet et Mer
Vancouver. Voyage pro avec Meredith, Felicity, la nouvelle assistante envoyée tout droit de N.Y par papa Carmichael et Sean, lui aussi envoyé de N.Y pour assurer la protection de l’héritière.
Pour Bennet, cette nouvelle situation était pesante. Quand Harper était là ils s’amusaient à flirter, à jouer avec le feu. Tout cela était derrière eux maintenant. Etait-ce parce qu’ils étaient officiellement un couple et que tout le « fun » de leur relation n’
avait plus lieu d’être ? Ou était-ce parce que Meredith n’avait pas envie de jouer ? Ou alors parce qu’en plus d’avoir une nouvelle assistante il fallait aussi se taper le garde du corps ? C’était pesant et ce fut à reculons qu’il partit à Vancouver. Avant, les voyages, même pro, étaient excitants.
Ce serait tout de même mentir que de dire que Bennet s’ennuyait comme un rat mort car dans toute cette mouise, il y avait Felicity.
Avant de s’attarder sur elle, revenons tout de même à Meredith. Pas de doute, il en était amoureux. Il le lui avait dit, le pensait, le sentait au fond de lui, seulement, malgré tous les efforts de Bennet et son extrême douceur envers elle, la jeune femme était toujours très fragile. En soi, c’était un problème oui. La fragilité et lui n’avait jamais fait bon ménage, pourtant, pour elle, il tenait bon. Du mieux qu’il le pouvait en tout cas.
Il fallait qu’il la gère, la poupouille, la « soigne » ... Pour quelqu’un comme lui qui avait plus l’habitude que l’on s’occuper de lui que l’inverse, cela devenait difficile. Il comprenait Meredith, en soi, il la comprenait, mais en pratique, il avait de plus en plus de mal à n’être qu’une espèce de nounours tout mignon. Ce n’était pas dans son caractère. Il voulait qu’on l’admire, qu’on s’occupe de lui et puis, oui, il avait besoin d’une dose d’opposition, de jeu, de séduction... Il n’y avait plus cela entre lui et Meredith et plus les jours passaient et plus il se souvenait de pourquoi il ne voulait pas se mettre en couple. Pourquoi il ne voulait pas tomber amoureux ! Parce que l’on en arrivait à des situations comme celle-ci où finalement on se perdait et on changeait et on se faisait chier. Traumatisme ou pas, l’état de Meredith le faisait chier ! Ne parlons même pas de leurs ébats.
Pourquoi en revenir à Felicity donc ? Simplement parce que depuis son arrivée, la jeune femme montrait un intérêt certain pour Bennet et qu’elle ne se privait pas pour le montrer et ce, même devant Meredith.
La première fois qu’elle avait fait du rentre dedans à Bennet devant sa belle, il avait espéré que celle-ci sorte les griffes. L’idée lui donnait d’ailleurs des frissons d’excitation. L’idée seulement car Meredith ne fit pas grand-chose. Ou alors il ne comprit pas ?
Felicity était un vent frais dans son désert émotionnel actuel.

Durant tout le trajet jusqu’à Vancouver ils avaient d’ailleurs parlé du boulot de Bennet, ce qu’il avait fait à Dubaï, pour quelle série TV il avait travaillé.
La petite était maligne, elle le mettait toujours en avant. Exactement ce qu’il fallait faire avec lui. Elle le faisait bien et il n’y voyait pas là une simple envie de lui cirer les pompes. Elle voulait plus tout en la jouant suffisamment fine pour que ce ne soit ni vulgaire, ni vraiment irrespectueux envers Meredith.

Le voyage se passa bien. La visite chez les artisans un peu moins. Bennet n’aimait absolument pas le travail de l’un d’eux alors que Meredith, elle, semblait très intéressée. Pour ne pas la froisser il n’avait pas partagé son opinion comme à son habitude, laissant malheureusement une fenêtre pour que Meredith s’y engouffre et décide qu’il fallait traiter avec lui.
Voilà le problème ! Qu’il s’agisse du domaine privé ou professionnel, il n’osait plus élever la voix, se faire entendre, être lui ! Cela menait à des situations impossibles et s’en était trop !

A leur retour à l’hôtel, personne ne parla vraiment dans la voiture. Bennet aida tout d’abord Meredith à sortir de la voiture puis Felicity dont il garda la main un peu plus longtemps dans la sienne sans réellement le réaliser.
Elle avait bien senti le malaise, comme tout le monde et le regard qu’elle échangea avec l’architecte fut plein de significations. Quand il comprit, il la lâcha. Tromper Meredith ?!
Il attrapa sa perle par la taille pour qu’ils montent dans leur chambre et donna leur soirée aux deux autres.

Une fois dans leur suite il garda Meredith contre lui pour l’embrasser avec envie.
La réponse fut décevante. Il s’arrêta, comme s’il était gêné et soupira. Il la lâcha et se dirigea vers le salon en enlevant sa veste, sa cravate.

_ « Je vais aller faire un tour à la salle de sport. J’en ai besoin. »  Son ton était plus dur qu’il ne l’aurait voulu. Il ne l’avait pas fait exprès.
Il l’aimait mais c’était de plus en plus difficile pour lui. L’apathie de Meredith finissait par lui retirer tout sa fougue, toute sa rage qui le faisait avancer.


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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Lun 2 Nov - 23:29




Meredith & Bennet
I try so hard

Elle n'y arrivait pas. Elle n'arrivait pas à reprendre pied. Un mois après l'enlèvement, elle se sentait aussi vide que quand elle s'était écroulée chez elle, après qu'un agent l'ait ramenée.
Son père avait, comme prévu, envoyé un garde du corps ; Sean avait sans doute été briefé sur tout ce qui s'était passé, il apportait un soin particulier à ce qu'elle se sente en sécurité où qu'ils aillent. Il n'était pas arrivé seul : son père lui avait également envoyé une assistante du nom de Felicity, chargée de remplacer Harper pendant la convalescence de cette dernière. John avait prétexté la confidentialité pour lui imposer quelqu'un travaillant déjà au sein de Carmichaël Resort, mais Meredith soupçonnait également que son père cherchait à se débarrasser d'un flirt - ou même d'une aventure. Meredith s'était toujours demandée si sa mère était au courant, mais après les reproches qu'elle avait faits à Bennet à ce sujet, elle était à peu près persuadée que ce ne devait pas être le cas. En voyant la blonde débarquer chez elle en même temps que Sean, perchée sur des talons hauts, elle ne l'avait pas aimée. Mais n'en avait rien montré. Même pour ça, elle n'avait pas le courage.
L'essentiel de ses efforts consistait à continuer à avancer ; ni le psychologue qui lui avait été prescrit suite aux événements, ni Bennet, ne parvenaient à l'aider réellement. Les journées avaient coulé sans bien qu'elle s'en rende compte, jusqu'à ce déplacement à Vancouver, pour rencontrer des artisans. C'était la première fois qu'elle quittait Whistler, et elle se sentait tendue. Même son garde du corps ne pouvait la tranquilliser, en dépit de la longue conversation qu'ils avaient eue au sujet de ce déplacement que Meredith avait voulu, dans un premier temps, annuler.

Tout le long du trajet, elle était restée en retrait, silencieuse. Sean était assis à l'avant de leur véhicule, à côté du chauffeur ; Bennet entretenait la conversation avec Felicity, qui semblait boire ses paroles l'air de rien. N'allez pas croire que Meredith ne voyait rien de ce qui se passait sous ses yeux, seulement, elle ne parvenait pas à réagir. La courbe de ses émotions était aussi plate que celle de l'encéphalogramme d'un de ces personnages de série télé mort sur une table d'opération. Le peu de place qu'il restait dans son âme était occupé par la peur, par la concentration qu'elle mettait à maintenir quelques attitudes simples, et, depuis peu, par de la tristesse. Celle de voir Bennet réagir aux sollicitations de Felicity ; elle commençait à craindre qu'il puisse lui échapper, et la façon dont il avait tenu la main de l'assistante pour l'aider à sortir de la voiture lui avait fendu le coeur. Elle n'avait rien dit. Elle n'osait rien dire, trop consciente de ses manquements.
Elle n'arrivait plus à s'impliquer dans rien, ni dans le travail, ni dans sa relation avec Bennet. Elle n'avait jamais fait autant d'heures, sans la moindre passion ; travailler lui permettait de ne pas penser. Elle pouvait faire les choses mécaniquement. Par moments, comme aujourd'hui chez un des artisans, elle se forçait à avoir l'air intéressé, quitte à grossir le trait ; ses efforts tombaient presque à chaque fois à plat, comme aujourd'hui. Elle avait bien remarqué que Bennet n'aimait pas le travail de l'artisan en question.
Dans le privé, c'était encore pire ; elle voyait les efforts de Bennet pour la soutenir, et s'avérait incapable de lui témoigner une quelconque reconnaissance. Connaissant son obsession à s'assurer qu'elle mange assez, elle donnait le change sur ce point. Elle lui cachait aussi tant bien que mal les nombreuses fois où le sommeil la fuyait, ou ses réveils en pleine nuit. Mais elle ne parvenait plus à le désirer, et plus vraiment non plus à répondre à ses sollicitations ; elle le laissait faire, mais se sentait tellement crispée ... Comment aurait-elle pu lui en vouloir de s'énerver, ce soir ? Elle prit le ton de sa voix en pleine face, comme elle aurait pris un uppercut, et après quelques secondes, elle acquiesça, simplement.
- D'accord. Oh, et pour cet artisan ... Nous ne travaillerons pas avec lui, si c'est ton souhait. C'est comme tu veux.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Mar 3 Nov - 11:49


...
Bennet et Mer
Avouons qu’il avait du mal à la comprendre. La communication n’étant pas encore leur point fort, ils n’avaient pas discuté sur ce qu’elle avait vécu réellement durant son kidnapping. Le problème venait peut-être de là ? Pour lui, ce n’était pas nécessaire. Il partait du principe que si elle n’abordait pas le sujet, c’était qu’elle n’avait pas envie d’en parler et si elle n’avait pas envie d’en parler alors pourquoi l’y obliger ? Elle avait vu un psy, avait parlé avec la police... N’était-ce pas suffisant pour extérioriser ses ... Ses quoi d’ailleurs ? Des angoisses ?
Là-dessus il n’était pas aveugle, ou plutôt sourd. Il avait bien entendu les conversations de Meredith et Sean dès qu’il s’agissait de se rendre d’un point A à un point B. Elle voulait tous les détails, Sean devait être au plus près, il devait lui expliquer tout le trajet de A à Z, peut-être même minute par minute... Au départ il avait prêté attention à ces échanges et puis très vite il avait décroché, les laissant parler logistique et préférant aller se servir à boire.
La présence de Sean lui était pesante, celle de Felicity aussi. Certes elle le draguait avec doigté mais ce n’était pas elle qu’il désirait dans l’absolu, quant à Sean, il était une sorte de rival sans réellement l’être. Le fait que Meredith sache qu’il ne pouvait être à la hauteur en cas de gros problème le dérangeait. Cela l’agaçait également qu’il lui faille un autre homme. Objectivement, Bennet n’aurait rien pu faire, Sean seul serait-il meilleur ? Surement, mais ... C’était frustrant.
Autre point frustrant, le fait que son héritière ne soit pas plus rassurée alors qu’ils étaient deux à potentiellement pouvoir la protéger en cas de pépin. Deux hommes pour elle ! Ça devrait aller non ? Tout cela était de l’ordre de l’irrationnel pour lui et cela le dépassait complètement.

Retour à l’hôtel, dans leur chambre. Ce ne serait pas ce soir que le couple parlerait, c’était ce que Bennet pensait. Elle le rendait dingue sans le vouloir. La patience de l’architecte n’était pas au point. Chaque jour Julia lui répétait qu’il devait lui laisser du temps, toujours du temps mais c’était trop long pour une impatient comme lui. Première relation de sa vie, premier amour et après un mois d’officialisation il n’y avait déjà plus rien entre eux ! Si les choses ne s’arrangeaient pas alors ne chose était certaine, Meredith serait la première et la dernière femme qu’il aimerait. Plus jamais il ne se laisserait attendrir, c’était trop difficile. Personne ne l’avait encore prévenu que l’amour était douloureux et qu’il fallait se battre pour le garder. Que parfois on atteignait le pire sans avertissement et qu’il fallait se relever à deux. « Deux », c’était surement ce qui lui échappait pour l’instant.

Passablement frustré par le comportement de Meredith il décida donc qu’il était préférable qu’il ne reste pas avec elle ce soir.
Une idée particulière en tête ? ... Felicity devait aller à la salle de sport de l’hôtel. La suite lui donnait des maux d’estomac. S’il avait le malheur de l’imaginer s’approcher de lui, il avait « mal ». C’était très bizarre, mais peu importe, il se dirigeait vers elle.
Il aurait tant voulu que Meredith le retienne. Rien. « D’accord »... Il était si blasé qu’il ne fit même pas attention à ce qu’elle disait concernant l’artisan.
Il la regarda avec des yeux exprimant une réelle déception. Le sport lui ferait le plus grand bien car chaque chose qu’il touchait était un potentiel projectile qu’il aurait volontiers fait voler à travers la pièce.
Il se changea pour mettre ses affaires de sport et revint dans le salon de la suite, son portable sur lequel il textotait, dans la main. Julia ? Linoy ? Felicity ... ? Qu’en savez-vous ?

_ « J’y vais. Ne m’attends pas, ça ne sert à rien. »  Il l’embrassa rapidement sur le front et toujours en train de vaquer à ses occupations sur son portable, il descendit direction la salle de sport.
Effectivement, il y retrouva Felicity. Elle était hyper sportive. Il ne priva pas pour la regarder de haut en bas. Son legging de sport mettait parfaitement en valeur ses formes et la brassière qu’elle portait lui laissait la possibilité d’apercevoir ses abdos plutôt solides. Une belle femme, oui.

_ « Bennet ! Vous avez finalement décidé de vous y remettre ? » De toute évidence elle était arrivée quelques minutes avant lui car elle transpirait déjà.
Il acquiesça mais ne se dirigea pas vers elle immédiatement. Il devait au préalable se mettre en jambe, s’échauffer. C’est ce qu’il fit.
Toujours aussi maligne, Felicity le laissa tranquille et il eut donc le loisir de se défouler comme bon lui semblait. Vers 23h, ils se retrouvèrent seuls. Lui était en train de s’occuper du sac de frappe, elle, sur un tapis de course. Elle finit par le rejoindre, dégoulinante et surement encore plus sexy qu’en tailleur new-yorkais.

_ « Ooooh, j’adore ce sentiment qui suit une séance de sport. » Elle s’était mise derrière le sac et le « tenait » pour Bennet.
Elle disait toujours exactement ce qu’il voulait entendre. Lui donnait toujours les bons regards. Elle était très, très bonne dans son rôle de séductrice. Vraiment exceptionnellement bonne.

_ « Oui. » Ce fut tout ce qu’il lui répondit puis il continua à taper dans le sac en silence. Elle finit par s’en détacher et aller récupérer ses affaires. Elle enfila sa veste etc... Elle allait lui souhaiter bonne nuit de loin quand :

_ « Attendez, vous avez dîné ? Je vous invite. » Il se sécha rapidement et la rejoignit après qu’elle a accepté son invitation. Avant, il alla dans le vestiaire pour enfiler son t shirt de rechange etc et se mettre un coup de deo. Drague ? Il n’avait en réalité aucune idée de ce qu’il était en train de fabriquer. C’était avec Meredith qu’il aurait dû être, pas avec Felicity.
Ils sortirent de la salle de sport et allèrent dans le restaurant en terrasse de l’hôtel. Terrasse couverte, évidemment. Ils étaient tranquilles, à cette heure si tardive il n’y avait plus personne et heureusement qu’ils étaient avec Meredith, son nom leur ouvrait des portes.
Ils dînèrent donc et leurs échanges furent toujours sous le signe de la séduction. Pour elle du moins. Lui ne faisait rien. Il n’allait pas dans son sens mais ne la rejetait pas non plus et puis... Après trois verres de vin et une pause cigarette partagée elle s’approcha de lui, le regarda avec ses yeux de chat...

_ « Je ne peux pas. » Il ne bougea pas d’un poil, ce n’était pas nécessaire. Bennet avait un regard suffisamment expressif pour que l’on comprenne rapidement s’il disait ou non la vérité et Felicity n’insista pas et contre toute attente, ce fut elle qui lui parla de ce qu’il fallait faire pour entretenir son couple et se sortir des situations de crise.
Comme tout le monde elle avait vu les tensions entre l’architecte et son héritière.

_ « Je pense que vous ne communiquez pas assez. Ce n’est pas difficile de voir que vous n’êtes pas quelqu’un de très bavard dès qu’il s’agit d’aborder des sujets plus personnels, la preuve, je suis quasiment la seule à parler, mais si vous l’aimez, vous devez la pousser à vous dire ce qu’elle a sur le cœur et en faire de même. – Je ne suis pas une experte en relation amoureuse mais j’ai perdu l’amour de ma vie justement parce qu’on n’arriverait pas à communiquer. A l’époque je n’avais pas compris qu’être en couple c’était se battre tous les jours pour l’autre. Se battre à deux. C’est très important de rester toujours soudé. C’est elle et vous maintenant. A deux. » Il comprit plus ou moins où elle voulait en venir.
La conversation continua d’ailleurs encore durant de longues minutes. Felicity était une allumeuse professionnelle mais elle s’avait s’arrêter quand on lui disait non. Elle n’était pas le genre de filles lourdes qui vous suit et tente le tout pour le tout jusqu’à ce que vous la rembarriez violemment. Il appréciait. C’était réellement une jeune femme pleine de surprise mais pas assez pour que Bennet ait envie de tout ficher en l’air dans son couple pour elle. Meredith était bien plus importante.
Avant de le quitter, la nouvelle assistante embrassa sur la joue l’architecte.

_ « Vous me manquerez quand Harper sera revenue. » Elle était de bons conseils. Si Julia avait su ça, elle lui aurait fait une crise de jalousie monumentale, il en était certain. Elle ne supportait pas qu’il puisse se lier « d’amitié » avec une autre femme qu’elle. Cela allait avec Linoy parce que ce n’était pas pareil mais avec Felicity... La colombienne aurait très certainement sorti les griffes.

Après un verre de bourbon et une autre cigarette Bennet finit par retourner dans la suite qu’il partageait avec Meredith. Il avait été absent quelques heures tout de même, trois au minimum.
Quand il entra, elle se trouvait toujours dans le salon, installé sur l’un des sofas.

_ « Je t’avais dit de ne pas m’attendre. Tu as dîné au moins ? » Ce n’était pas parce qu’il avait compris ce que Felicity lui avait dit sur les bienfaits de la communication et des batailles pour son couple, qu’il allait s’exécuter dans la seconde !


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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Jeu 5 Nov - 20:13




Meredith & Bennet
I try so hard

Elle leva les yeux de sa tablette en entendant du bruit à la porte de la suite qu'elle occupait avec Bennet, soudain inquiète. Son compagnon avait donné sa soirée à Sean et, le temps que l'architecte apparaisse, le coeur de Meredith cessa de battre. Avait-elle vraiment craint qu'on vienne la chercher jusque dans la suite d'un palace où ne rentraient que ceux capables de montrer patte blanche ? Elle soupira, hésitant à considérer sa réaction comme de la bêtise. C'était tout simplement plus fort qu'elle.
Sans poser son iPad, elle observa Bennet, essayant de deviner s'il était calmé et surtout, ce qu'il avait pu faire durant tout ce temps. Il était parti depuis plusieurs heures, sans prendre la peine de lui envoyer ne serait-ce qu'un SMS pour lui dira que tout allait bien. Elle ne s'était pas inquiétée pour lui, pas là, dans ce palace. Mais quant à s'inquiéter de ce qu'il avait fait ... Elle le croyait quand il disait être allé à la salle de sports, mais tout ce temps ? Il ne semblait, d'ailleurs, qu'à moitié calmé. Son ton était plus posé, mais sa remarque ... Ce n'était pas parce qu'elle était encore debout qu'elle l'avait forcément attendue - même si, dans les faits, il y avait pas mal de ça - et surtout ... "tu as mangé, au moins". Ce "au moins" transpirait l'impatience qu'il avait tant de mal à masquer. Il ne se serait pas exprimé différemment si elle avait été un boulet qu'il traînait. C'était difficile à entendre. Elle posa tout de même sa tablette sur ses genoux pour montrer à Bennet qu'elle lui témoignait tout son attention ; avec tout ça, elle recommençait à avoir du mal à savoir comment se comporter avec lui.
- Je ne t'attendais pas. Je devais m'occuper de mes mails, et j'ai commencé par prendre un bain. J'ai dîné oui, arrête de t'inquiéter pour moi.
Tout cela avait été dit très calmement ; s'énerver n'était pas au programme pour l'héritière en ce moment. Mais elle se sentait piquée au vif d'avoir eu l'impression qu'elle était un boulet pour lui. Sans compter que ... oui, si s'inquiéter pour elle en permanence le rendait aussi impatient et soupe au lait, elle préférait qu'il lève le pied et s'occupe un peu de lui-même. En espérant que ce ne soit pas ce qu'il avait fait ce soir ...
- Le sport t'a fait du bien ? Tu es resté parti longtemps.
Il n'y avait pas de reproches dans sa voix. Jamais elle ne le lui en aurait fait en ce moment. Bennet n'en avait probablement pas conscience, mais Meredith vivait mal son apathie, et plus mal encore le fait de savoir que cela incommodait son architecte. Sans compter la peur de le perdre ... Elle avait repensé à cette façon qu'il avait eue de tenir la main de Felicity, tandis qu'elle était dans son bain ; elle avait revu dans sa tête les moments où Bennet et sa nouvelle assistante avaient été ensemble, cherchant des raisons de s'inquiéter. Elle estimait en avoir : Felicity était blonde, sûre d'elle, et sexy comme Meredith ne savait plus l'être. La question la démangeait, même en sachant que les conséquences risquaient d'être mauvaises pour elle ...
- Tu étais avec Felicity ?
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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Jeu 5 Nov - 21:01


...
Bennet et Mer
Peut-être aurait-il dû rester avec Felicity ? Succomber... ? A quoi bon ? Tout foutre en l’air ? Même si rien n’était parfait entre lui et Meredith à l’heure actuelle, il n’avait pas envie de tout briser en succombant bêtement comme il l’avait si facilement fait durant son mariage avec Charlotte. Remarquez que les sentiments n’étaient pas les mêmes. L’amour n’avait jamais fait partie de ce qu’il ressentait pour son ex-femme.
Il était donc remonter et avait constaté avec un peu trop d’impatience, comme à son habitude, que Meredith ne dormait pas. Il aurait aimé que ce soit le cas, il aurait ainsi pu regarder un film et se coucher tranquillement sans avoir à parler mais le fait qu’elle soit face à lui l’obligeait à ne pas l’ignorer. Il en était d’ailleurs incapable. Comment ignorer cette femme dont il était si follement amoureux ? Il n’en avait pas la force, pas la force non plus ou plus la force plutôt, de ne pas désirer la secouer pour la récupérer. Qu’elle se reprenne en main et redevienne celle pour laquelle il avait fondu.
Quand elle lui dit qu’il ne devait plus s’inquiéter pour elle, il ne put s’empêcher de laisser échapper un léger rire. Celui qui ressemble à une espèce de soupire et qui n’est jamais bon signe. Oh, elle ne voulait pas qu’il arrête de s’inquiéter pour elle.

_ « Que j’arrête de m’inquiéter pour toi ? Ce n’est pas ce que tu veux. »  S’il arrêtait alors il redeviendrait odieux, agressive, mauvais et surtout, détaché. Ne pas s’inquiéter pour elle signifiait ne plus l’aimer et s’il ne l’aimait plus, alors qu’elle aille se perdre, pour ce qu’il en aurait à faire... Il lui avait répondu assez sèchement, sans même réellement le vouloir. Il devait se souvenir des conseils de Julia, de ceux de Felicity. Se souvenir qu’il devait être patient parce qu’elle le méritait mais sa crainte était qu’elle ne remonte jamais la pente. Et si c’était le cas ? Cela faisait un mois, c’était suffisant pour se remettre non ? Il n’y connaissait rien... Pour lui cela aurait surement été plus que suffisant car il aurait mis tout cela de côté dans une petite boîte qu’il n’aurait plus jamais ouverte. Evidemment, cela aurait ajouté de la dureté à son caractère mais il était déjà tellement sévère.
Il ne répondit pas vraiment à ce qu’elle lui demandait. Le sport ne lui avait pas fait de bien, pas comme il en aurait eu besoin. Il avait besoin d’une bataille, de quelque chose contre quoi s’opposer. Voilà pourquoi il faisait de la boxe. Frapper dans le sac n’était pas suffisant. Le sac ne rendait pas les coups. C’était ce combat qu’il prenait à chaque fois comme celui pour sa vie, était le seul exutoire pour lui. Les coups faisaient mal mais les prendre vous donnait la rage pour vous relever et vous défendre ! La boxe et les disputes le faisaient se sentir bien. Epuisé et serein.

_ « Pas vraiment non. » Il ne répondit qu’à sa première question. Le reste... Il ne rebondit pas dessus.
Il devait rester calme, il le savait, mais le pourrait-il encore longtemps ? Surement pas avec la suite et la question qu’elle venait de lui poser. C’était une perche tendue. Si Julia avait été là, elle lui aurait fait les gros yeux.

_ « J’étais avec Felicity, je l’ai emmenée dîner après le sport. » Allez ! Sois jalouse, fais quelque chose ! VIS ! Bouge ! Réagis !
Il n’avait pas été agressif mais sec.
Il ne s’était pas posé, il était debout, son portable qu’il ne lâchait plus à la main. Il se retenait de trop tourner en rond mais c’était difficile.
Il décida de se stopper et la regarder enfin. De se planter face à elle et d’attendre qu’elle réagisse.


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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Ven 6 Nov - 0:21




Meredith & Bennet
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Pourquoi ne lui avait-il pas envoyé de SMS, alors qu'il ne quittait pas son téléphone ? A qui envoyait-il des messages ? Juste avant d'aller à la salle de sport, elle se souvint qu'il en faisait déjà autant. Julia ? Ou ... Felicity ? Elle ne devait pas se torturer avec des idées comme celle-ci, mais comment ne pas y penser, en entendant le ton sec, presque acerbe, de Bennet ? Sans compter que ... non, elle ne voulait pas qu'il cesse de s'inquiéter pour elle, et elle avait besoin de sa présence à ses côtés. Mais elle voyait bien que cela lui pesait, et elle aurait aimé le libérer de ça. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour elle, pour le lui reprocher ensuite, ne serait-ce que par son attitude. Exactement comme il le faisait, depuis quelques temps.
Elle aurait dû, de son côté, le lui reprocher, elle aurait dû en parler avec lui, mais elle ne savait même pas par où commencer. Tout était confus, de ce qu'elle pensait, ce qu'elle ressentait. A part la tristesse, mêlée d'une vraie douleur, quand Bennet confirma qu'il était avec Felicity. Meredith baissa les yeux sur les mains de Bennet, ses doigts qui s'activaient sur son téléphone. Sa voix n'était pas tout à fait naturelle, sans doute un peu trop aiguë, quand elle reprit finalement la parole.
- Pourquoi tu fais ça ?
Les larmes n'étaient pas loin. Plus proches encore, même, quand Bennet s'approcha d'elle pour la regarder de toute sa hauteur, et qu'elle leva les yeux vers lui. Elle déglutit difficilement, se sentant soudain abattue. C'était ce contre quoi elle devait lutter : cet abattement qui pesait plus ou moins toujours sur ces épaules depuis quelques semaines, et qui parfois s'accentuait au point de la laisser presque apathique. Dans un effort de ne pas se laisser plonger une fois de plus, elle se leva. Cela ne suffisait pas à ce qu'elle soit à la hauteur de Bennet, mais c'était suffisant pour qu'elle ne laisse pas les choses glisser. Elle allait répondre à Bennet, ce soir. Sinon, elle ne savait pas s'ils pourraient ensuite rattraper les choses. Elle ne voulait pas s'éloigner de lui. Elle souffla, comme pour se donner du courage.
- Je vois ce qui se passe Bennet. Je ne suis pas devenue aveugle. Tu lui plais.
Même à supposer que rien ne se soit passé entre eux, Bennet aussi l'avait forcément vu. Le simple fait d'imaginer qu'il puisse faire ça la submergea, et elle retint avec peine ses larmes. Il ne fallait pas qu'elle recule. Qu'elle se rassied. Qu'elle retombe dans le marasme. Elle baissa la tête, et serra ses propres mains l'une dans l'autre, tordant ses doigts. Elle ne savait pas comment enchaîner sans avoir l'air de lui reprocher quoi que ce soit, et elle ne voyait pas comment lui expliquer tout ce qu'elle ressentait, à commencer par le manque d'envie de lui, et le manque d'envie de tout.
- Tu en as assez de moi.
C'était une question autant qu'une affirmation. Sa voix avait déraillé en cours de route, avant qu'elle se reprenne pour terminer tant bien que mal sa phrase. Elle ne pouvait concevoir qu'il confirme, et pourtant, l'agacement qu'il montrait l'effrayait. Il ne s'était plus comporté ainsi avec elle depuis tellement longtemps, elle ne voulait pas voir ça comme un signe avant-coureur de leur éloignement.
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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Ven 6 Nov - 11:45


...
Bennet et Mer
La machine était en marche. Ça allait clasher ou du moins communiquer un minimum. A la provoquer, il était parvenu à obtenir son attention et surtout la faire réagir un minimum. Ce n’était pas exactement ce qu’il aurait aimé comme réaction mais c’était mieux que rien. Elle bougeait. Elle le devait et elle le devrait durant toute leur relation car sinon il la boufferait. Aussi macho soit-il, il avait besoin d’une maîtresse femme pour le tenir. Le genre de Georgiana qui l’avait élevé (avec ses parents, évidemment).

_ « Pourquoi je fais quoi ? »  Oui, parce qu’il pouvait aussi être un sale petit con et c’était ce à quoi il allait jouer.
Qu’est-ce qu’il faisait ? Elle regardait ses mains et ce qu’il fabriquait sur son smartphone. Simple, il éclatait des bulles. Un appli avec des bulles de papiers sur lesquelles il tapait et qui éclataient. Cela faisait vibrer presque imperceptiblement le téléphone et ça le calmait d’une certaine manière. Voilà ce qu’il fabriquait. Il ne correspondait avec personne et avant de quitter la suite plus tôt, il était effectivement en conversation avec quelqu’un, Julia.
Il n’y avait pas lieu de correspondre avec Felicity maintenant. Cela arriverait si les choses ne se terminaient pas bien avec Meredith ce soir. Oui, il irait voir la nouvelle assistante, il la sauterait surement, pas d’autre mot pour décrire ce qu’il lui ferait, il regretterait et il en souffrirait. Fin de l’histoire.

_ « Pourquoi j’essaie de te faire bouger ? » Evidemment qu’il avait compris où elle voulait en venir. Jouer au con un peu mais pas trop, il n’était pas un gamin, il l’avait suffisamment dit et lui avait suffisamment reproché de se conduire comme une petite fille. Il n’allait pas, de son côté, faire la même chose. De toute façon, il avait trop besoin d’exprimer le fond de sa pensée.

_ « Parce que tu dois te reprendre Meredith ! Ça fait un mois. Tout est sous contrôle, tout va bien ! Faut passer à autre chose. – Où es-tu et surtout qui es-tu ?! Je suis tombé amoureux d’une femme et je n’ai aucune idée de l’endroit où elle est passée. Celle que j’ai devant moi ne me plait pas. » Ca avait le mérite d’être clair. Ses paroles étaient sans nuances mais les choses étaient tout de même bien plus compliquées que cela en réalité. La femme en face de lui ne lui plaisait effectivement pas des masses mais il savait qu’elle restait sa « perle » et par conséquent, oui, il ressentait des choses fortes pour elle aussi. Par contre, il faisait bien la différence entre la Meredith d’avant et celle d’aujourd’hui.

_ « Alors pourquoi tu ne réagis pas ? Evidemment que je lui plais. » Qu’elle lui dise quelque chose qu’il ne savait pas ! Il leur plaisait à toutes. Ce n’était pas compliqué.
Il avait d’ailleurs pas mal poussé pour lui plaire encore plus, espérant que Meredith dise quelque chose ou se bouge d’une façon ou d’une autre... Elle le faisait ce soir, maigre consolation après que ce soit lui qui a repoussé l’assistante.

_ « J’en ai marre de toi, oui. J’en ai marre de la nouvelle toi qui passe son temps à ne rien faire, qui ne prend pas soin d’elle, qui se morfond, qui n’avance plus. – Je me suis quasiment fait battre à mort pour toi, tu ne crois pas que c’est traumatisant également ? Je devrais me cacher et ne plus jamais sortir dans la rue ? Me rouler en boule et attendre que ça passe ? Je veux une combattante Mer. C’est ce que tu dois être, c’est ce qu’on est dans notre monde. On se fait écraser, on se relève ! Relève toi ! » Elle était effectivement debout mais prête à retomber par terre tant elle ne semblait pas à l’aise dans cette position. Il ne se voulait pas menaçant, certainement pas comme il l’avait jadis été. Par contre il était physiquement bien là face à elle prêt à ... A ... On ne sait quoi.
Il l’avait prise par l’épaule pour la secouer tout relativement.

_ « Bouge Meredith ! Merde ! Vis ! » Maintenant il criait, oui. Sur elle, très près d’elle, quasiment dans son visage.


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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Sam 7 Nov - 0:12




Meredith & Bennet
I try so hard

Elle savait qu'en posant une question à Bennet, ne serait-ce qu'une seule, elle aurait forcément une réponse franche. Elle ne s'attendait simplement pas à ce que la réponse soit aussi franche. Ou peut-être que si ? Plus elle l'écoutait, et plus elle était horrifiée ; sans qu'elle s'en rende réellement compte, elle avait placé sa main gauche devant sa bouche, comme pour s'empêcher de hurler. Ses yeux, eux, s'étaient écarquillés ; il venait, en paroles, de faire preuve d'une violence inouïe à son égard, compte tenu des circonstances. Dieu sait qu'il l'avait déjà blessée, mais elle avait l'impression que jamais encore il n'était allé aussi loin. Chacun de ses mots lui faisait plus mal encore que le précédent. Elle sentit à peine qu'il la secouait, plongée dans ce qu'il venait de lui dire, comme anesthésiée. Elle mordit dans un de ses doigts alors qu'une boule se formait au fond de sa gorge ; elle ne voulait pas pleurer, surtout plus maintenant. Elle enfonça les dents aussi fort qu'elle le put dans la chair de son majeur, cherchant à évacuer la douleur de son coeur, de sa tête, dans une douleur physique. Quand, finalement, elle eut trop mal et qu'elle arrêta, son doigt portait les traces de ses dents ; Bennet la regardait, attendant qu'elle réagisse. Elle attrapa son poignet pour repousser son bras, qui tenait toujours son épaule, et se glissa entre lui et le fauteuil pour s'éloigner. Elle hésitait à lui dire de partir ; une partie d'elle ne souhaitait plus que cela. Une autre, en parallèle, savait qu'elle commettait la pire des erreurs en souhaitant son départ. Sa voix était rauque quand elle finit par répondre à ses accusations ; elle parvenait à maîtriser son envie de fondre en larmes au prix d'une sensation d'étouffement, comme si l'air qu'elle respirait ne pouvait plus passer, bloqué par les sanglots qu'elle retenait.
- Va te faire foutre Bennet. Toi et toutes tes grandes idées sur qui je devrais être et ce que je devrais faire.
Par on ne sait quel miracle, ou parce qu'il n'était pas parvenue à la sortir totalement de son apathie, sa voix restait calme, mais sa respiration se faisait haletante alors que la boule au fond de sa gorge grossissait. Elle pressentait que, d'une certaine manière, il n'avait pas totalement tort, mais entre savoir et être capable de faire, il y avait une frontière qui prenait, pour elle, la forme d'un gouffre qu'elle essayait de franchir chaque jour sans, vraisemblablement, qu'il s'en rende compte. Elle aurait voulu lui dire les efforts qu'elle faisait déjà, qu'il comprenne qu'elle n'attendait pas que ça passe mais, compte tenu de la tournure de leur dispute - car c'était bien cela - il lui était impossible de le faire sans sembler vouloir se faire plaindre.
- Tout le monde n'est pas fait de pierre comme toi. Pardonne moi de ne pas pouvoir oublier qu'un homme s'est fait tuer sous mes yeux alors qu'il ... qu'il voulait me ...
Lui faire des reproches était, en un sens, plus simple, mais la conduisait sur une route qu'elle n'était pas certaine de maîtriser. Submergée, elle ne put finir sa phrase. Les derniers mots n'avaient été qu'un murmure alors que, maintenant, elle respirait péniblement, assaillie par une crise d'angoisse. Elle se plia en deux et tendit le bras dans sa direction, paume levée, pour le dissuader d'approcher, tout en essayant de reprendre son souffle. Doucement, en se forçant à inspirer, expirer, calmement, elle parvint à faire disparaître la boule dans sa gorge et à retrouver une respiration normale. Elle se releva, et planta ses yeux dans ceux de Bennet.
- Tous les matins, je me lève en me disant que ça va aller, que je suis fatiguée mais que je dormirai mieux la nuit suivante. Que les insomnies vont s'arrêter. Tu sais combien de temps je passe à te regarder dormir ? Je me dis que je vais avoir envie de te séduire. Que le projet va avancer et que j'en serai fière. Et les heures passent. Et rien d'autre ne se passe. J'ai l'impression que plus rien ne m'intéresse. Je fais semblant, en me disant que ça va venir, et rien ne vient. Je regarde Felicity te faire du charme, je devrais avoir envie de lui arracher les yeux, et pourtant ... il n'y a rien. Pourtant je t'aime. J'ai peur que ça ne revienne pas, Bennet ... J'ai peur de plus avoir envie de toi. De plus te plaire. J'ai honte.
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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Sam 7 Nov - 19:24


...
Bennet et Mer
Elle venait de le repousser et maintenant elle lui disait d’aller se faire foutre. ENFIN !
Il en fut surpris mais pas parce qu’elle jurait ou le repoussait, mais parce qu’enfin, elle réagissait. Evidemment, il était en colère mais maintenant il ne se battait plus seul. Ils allaient le faire ensemble. A savoir s’ils iraient ou non dans la même direction, c’était autre chose.
Il ne répondit d’ailleurs rien, ne sachant pas quoi dire. Il la voulait comme avant, il la voulait forte et décidée, mais quoi répondre à ce qu’elle disait maintenant ? De toute façon, elle reprit la parole assez rapidement pour ne même pas finir sa phrase. Elle avait commencé à parler normalement et puis les derniers mots avaient été quasiment inaudibles.
Bon, première nouvelle, elle avait vu un mec se faire tuer face à elle. Elle ne lui en avait jamais parlé, comment aurait-il pu deviner ? Premier choc donc. Quoi répondre encore à cela ? Le mec méritait de crever, de toute évidence mais aussi froid Bennet soit-il, il avait du mal à imaginer ce que lui-même aurait ressenti face à une telle situation.
Voilà, il était là à lui reprocher de ne pas se bouger et elle s’ouvrait en lui révélant des choses, graves, dont il n’avait pas idée. Quoi dire maintenant ? Elle le prenait au dépourvu, il détestait cela. Il détestait lui gueuler dessus « pour rien » et surtout, avoir l’air d’un con parce que mine de rien, là, c’était bel et bien ce pour quoi il passait. C’était un pauvre con qui n’avait pas toutes les informations et reprochait à sa compagne son traumatisme. Il avait horreur de cela !!

_ « Et comment je le sais ça Meredith ?! Ce n’est pas si tu m’en avais parlé ! Je ne lis pas encore dans les pensées ! »  Avant qu’il ait le temps de lui dire la suite, elle s’écroula par terre. Effectivement, il eut un mouvement irréfléchi pour lui venir en aide, la relever si elle s’était évanouie ou simplement voir si elle ne faisait pas un malaise. Il fut arrêté par la main de Meredith qui le garda à distance. S’il ne pouvait même plus la toucher !

_ « Il voulait quoi ? Finis tes phrases ! Je suis dans le noir, je te prends à parti alors que je n’ai pas la moitié des informations dont j’aurais besoin pour être peut-être plus indulgent ! » Ce qu’il détestait cela ! Avec elle en tout cas. Etre un connard avec la terre entière lui importait peu mais pas avec elle, plus avec elle. Il était persuadé qu’elle se morfondait comme une gamine qui aurait peur de son ombre mais il y avait plus que cela. Ce plus, il voulait le connaître !
Elle finit par se relever et ce fut lui qui tomba assis. Tout ce qu’il entendu fut « rien ne se passe », « rien ne m’intéresse », qu’elle n’était même pas jalouse de Felicity et, ET, qu’elle n’avait plus envie de lui. Qu’elle l’aimait toujours ne fut pas entendue. Vous voyez comment on déchire un cœur fait de papier ? C’est ce que ressenti Bennet dans sa poitrine. Il fut pris d’un frisson glacé et son cœur fit un truc qu’il n’avait encore jamais fait auparavant. Ça faisait mal.
Il avait à peine entendu le fait qu’elle avait peur de ne plus lui plaire. Ça, jamais. Même maintenant finalement il aurait pu avoir envie d’elle... Cela ne serait jamais arrivé s’il n’avait pas été amoureux, il fallait bien l’avouer et cela ne durerait pas si elle continuait à glisser sur sa mauvaise pente, mais pour le moment, il n’avait pas vraiment de problème de ce côté-là.
Il était assis et n’y comprenait plus rien. Il y avait cette histoire de type dont il n’avait pas toutes les infos et puis le fait qu’elle n’ait plus envie de lui et cela devait également englober le fait qu’il puisse juste la prendre dans ses bras ou l’embrasser ou la câliner... ?
Il entendit, tout de même « j’ai honte ». OUF !

_ « Honte de quoi ? » Maintenant, c’était lui qui n’avait plus envie qu’elle le touche. Il était assis sur le sofa et était content qu’elle ne soit pas proche de lui.
Le fait qu’elle n’ait plus envie de lui l’avait réellement frappé violemment. Ce n’était pas qu’une histoire de cul. Si elle n’avait plus envie de son contact elle ne l’aimait plus ! Il fallait qu’il digère et comprenne.


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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Lun 9 Nov - 13:34




Meredith & Bennet
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Que Bennet continue à lui parler avec véhémence et lui reproche de ne pas avoir partagé certaines choses ne la mettait pas dans les meilleures dispositions pour, justement, se confier à lui. Sans compter que son histoire d'être "peut-être plus indulgent" ... Elle savait qu'il était dur, mais, en l'occurrence, c'était particulièrement difficile à entendre. Ne pouvait-il pas comprendre qu'elle ne voulait plus parler de certaines choses, faute de quoi elle ne pourrait jamais les oublier ? Elle y pensait déjà encore tellement plus qu'elle l'aurait souhaité. Il ne s'était rien passé, in fine, et elle-même avait du mal à admettre que l'incident la hante encore. Elle aurait aimé savoir s'il en allait de même pour Rachel, mais n'osait pas poser la question à son amie. Entre elles, les choses étaient encore compliquées, et le renvoi du père de Rachel - dans lequel ni Meredith ni son père n'étaient pour rien - ajoutait encore de la gêne.
D'un autre côté, si elle ne se forçait pas à tout raconter à Bennet, les choses n'allaient-elles pas empirer encore ? Ferait-il effectivement preuve de plus d'indulgence ensuite ? Elle avait tellement besoin de lui, elle ne voulait pas prendre le risque de le perdre. Pas maintenant. Plus maintenant.
Alors, tout en hésitant un peu, elle lui raconta ce qui s'était passé.
- Rachel et moi, on s'est réveillé chacune menottée à un lit. Je savais pas où on était, ni quelle heure il était. On était dans une pièce sans fenêtre, j'avais aucune idée du temps qui passait. De temps en temps, on nous amenait à boire. Je suis pas sûre d'avoir été consciente tout le temps, en fait. Et puis ... à un moment donné, un type est entré ...
Autant les premiers mots de son récit de captivité avaient été à peu près fluides, autant, maintenant, elle luttait contre elle-même pour continuer.
- Il avait bu. [...] Il s'est approché de Rachel alors ... j'ai voulu détourner son attention. J'ai crié. Je l'ai insulté et il ... c'est ... [...] C'est vers moi qu'il est venu. Je me rappelle de ce qu'il a dit ... Que ... que je voulais ma part ... qu'il ferait ça doucement [...] Qu'il fallait pas m'abîmer ...
Là, elle s'arrêta, incapable de continuer tout de suite. Elle ne regardait plus nulle part, et surtout pas en direction de Bennet. Elle n'aurait jamais pu continuer sinon.
- Il [...] Il m'a touchée pour ouvrir ma chemise
Sans en avoir conscience, elle reproduisait le geste de son agresseur sur son décolleté, mimant sa façon de faire sauter les boutons de son haut. La boule dans sa gorge était en train de revenir. Elle, n'était plus nulle part. Perdue dans ses souvenirs.
- C'est là qu'un autre type est entré. Il a engueulé le premier, et il lui a tiré une balle dans la tête, comme ça. Il est tombé... sur moi et ensuite au sol.... et ... ils l'ont laissé là. Voilà.
Par ce voilà, elle clôturait son récit. Voilà ce qui s'était passé. Bennet savait, maintenant.
Ce n'était pas suffisant. Il avait fallu à Meredith du temps avant d'avouer la suite, ce vide qu'elle ressentait. Les peurs qui l'habitaient. Ses sentiments tellement ambivalents vis-à-vis de Bennet. Elle aurait eu besoin de lui, là, immédiatement. De l'étreinte de ses bras. Besoin qu'il lui dise que ça passerait, que ce n'était pas grave. N'importe quoi.
Mais il voulait d'autres réponses. Elle n'avait tellement pas envie de parler de ça. Encore moins, sans doute, que de l'enlèvement. Elle se sentait tellement humiliée.
- De moi.
C'était la première fois. Elle avait déjà connu, quelques fois, ces moments de gêne où on se dit qu'on aurait dû faire ou dire les choses autrement pour que les autres nous perçoivent mieux. Mais pas ça. Pas la force de cette honte là.
- Quand tu me déshabilles. Quand on fait l'amour. [...] Je n'arrête pas de penser ... L'état dans lequel tu m'as vue ...
Ce n'était pas dans le contrat entre eux. Eux, ils étaient toujours nickels. Il n'y avait pas la place pour la négligence de soi entre eux. Elle ne voulait pas de lui autrement et lui ... Il en allait de même, et elle lui avait imposé une image d'elle. Comment aurait-il pu avoir encore envie d'elle après ça ?
- Tu n'aurais pas dû me voir comme ça. J'aurais dû ...
Dû faire quoi exactement ? Se bouger ? Il avait raison, en fait. Elle ne se bougeait pas. Déjà là, chez elle, elle ne l'avait pas fait.
Sur le coup, elle n'avait pas pensé vraiment à tout ça, elle était trop sous le choc. Mais ensuite ... c'était venu insidieusement. Il avait quand même fallu qu'il la lave, comme une enfant. Elle en avait tellement honte. Pour la première fois de sa vie, elle avait honte de son corps.
- J'étais sale. Comment tu peux avoir encore envie de moi ?
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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Jeu 12 Nov - 20:07


...
Bennet et Mer
Il voulait des réponses et allait en avoir. Manque de chance, ces réponses n’étaient peut-être pas celles qu’il attendait. Peut-être seraient-elles difficiles à entendre car au final, il ne s’attendait pas à cela. Pas à quelque chose de si grave. Si encore il pouvait, en théorie, gérer cette histoire de type mort, les détails ajoutés à tout cela le firent frissonner d’horreur. En l’écoutant, le visage fermé et le cœur lourd, il senti comme une espèce de nausée monter le long de sa gorge. Il était resté sur le fait qu’elle n’avait plus envie de lui et entendait maintenant pourquoi. Il devait comprendre, pourquoi. Il le voulait et inversement, n’en avait aucune envie. Heureusement, l’amour qu’il lui portait faisait que l’envie de comprendre l’emporte. Néanmoins, il restait assis sur son fauteuil, la tâte maintenant penchée en avait, tenue par ses mains.
Le début était assez simple à écouter même si le fait de la savoir menottée à un lit par quelqu’un d’autre que lui, pour lui faire du bien, donc, le rendait mal à l’aise, pour ne pas dire furieux. De quel droit avaient-ils posé leurs mains sur elle ? Elle ?! ELLE ? Ils ne méritaient pas de pouvoir la toucher. Enfin... Bref, ce n’était qu’un début car la suite serait encore plus compliquée.
La nausée monta encore un peu plus au fur et à mesure qu’elle avançait dans son récit. Petit à petit il comprenait. La rage en lui montait tranquillement et ce n’était plus à elle qu’il en voulait. C’était à ces types. A lui, de ne pas avoir été à la hauteur. Il ne l’avait pas protégée. Si ils ne s’étaient pas disputés la veille elle n’aurait pas été à cet endroit, tout se serait passé autrement. Ils n’auraient surement pas réussi à l’enlever...
Il lâcha sa tête qu’il gardé penchée et ses mains se crispèrent jusqu’à ce que cela lui fasse mal. « Il m’a touchée pour ouvrir ma chemise ». Il se leva et se dirigea vers la fenêtre pour lui tourner le dos. Les mains maintenant dans ses poches cherchant nerveusement quelque chose à faire qui n’inclurait pas de de frapper dans la baie vitrée.
Il aurait été incapable de formuler clairement ce qu’il ressentait. Il en avait honte et ne l’avouerait pas car ce n’était pas lui qui avait vécu cela mais elle. C’était ce sentiment d’avoir été impuissant qui le mettait hors de lui. Cela et le fait que ces merdes, ces moins que rien, ces fils de tout ce que vous voulez, ces... Qu’ils aient osé lui faire du mal et vouloir la salir. Certes, il avait par le passé été d’une dureté incroyable avec elle mais pour son bien non ? Et qu’en bien même... Il sortit l’une de ses mains de la poche de son bas de survêtement et s’appuya contre le mur près de la fenêtre où il se trouvait toujours. Incapable de la regarder encore.
« Il est tombé... sur moi et ensuite au sol.... et ... ils l'ont laissé là. »... Chaque nouvelle information le mettait face à cette réalité qu’il ne soupçonnait pas. Il était tellement dur avec elle alors qu’elle avait vécu quelque chose qu’il ne supportait même pas d’entendre. Il aurait donné sa vie pour être à sa place.
Il lui avait demandé de quoi elle avait honte... « D’elle » ? Quoi ?! L’état dans lequel il l’avait vue. Oui... Franchement ?
Il lui avait dit un jour qu’elle devrait faire des efforts pour qu’il ne se lasse pas d’elle. Mensonge... Enfin, pas à l’époque, mais aujourd’hui qu’il était amoureux d’elle. Temps qu’il serait amoureux, il aurait envie d’elle. Son corps le rendait fou. C’était simple. Elle pouvait lui montrer son coude et parvenir à l’allumer juste comme cela. Bête hein ? Mais à ses yeux, elle était la plus belle femme sur cette terre. Moins en vêtements fades et longs, le genre qu’elle mettait en ce moment mais peu lui importait, il savait ce qu’il y avait sous ces habits et c’était cela qui pouvait le rendre fou.

Souci : Il devait digérer tout ce qu’elle venait de lui dire ET lui répondre. Compliqué car là-dedans il y avait du négatif mais également beaucoup de positif. Il ne se retourna pas tout de suite quand il lui répondit, pas encore capable de la regarder et de ne pas se jeter sur elle, éventuellement de fondre en larmes comme il le faisait dès qu’il était mis face à des émotions un peu trop fortes.

_ « Je t’ai menti... Quand je t’ai dit que je n’aurais pas toujours envie de toi. Ce n’était pas vrai. »  Il se retourna et la regarda enfin. Il s’appuya contre la baie.

_ « Je n’étais pas amoureux de toi à l’époque. Peu importe comment je t’ai vue. Etre là pour toi à ce moment-là était ce qu’il y avait de plus important pour moi. » C’était difficile. Il avait été dur avec elle et maintenant devait se montrer bien plus doux. En même temps, comme souvent entre eux, s’il n’avait pas éclaté à un moment, elle n’aurait pas avancé. Aussi douloureux que tout cela soit-il, maintenant, ils avançaient.

_ « Tu n’as pas à avoir honte. – Je sais qu’entre nous ce n’est pas comme ça. Que l’on doit donner la meilleure image, toujours. Mais pas entre nous. Pas dans de telles circonstances. Cela n’a rien à voir mais tu m’as vu malade comme un chien. Tant pis. Je t’ai récupérée « abîmée », je m’en fiche. Si les gens comme nous commencent à avoir honte, comment les autres vont-ils faire ? » Humour... Ou pas... Il restait le même. Très imbu de sa personne et de celle de Meredith.
Rassurer n’était pas son point fort mais il le faisait comme il le pouvait.
Finalement il s’approcha d’elle mais ne força rien et ne la toucha donc pas. Disons que c’était encore difficile. Ce n’était pas qu’il n’en avait pas envie, c’était juste que tout était trop bizarre.

_ « Faut que l’on s’en sorte. Je ne tirerai pas une croix sur toi à cause d’eux. » Ce n’était pas une déclaration d’amour de type comédie romantique avec paillettes, arc-en-ciel et licornes mais c’était ce qu’il pouvait faire de mieux. Lui, Mr cœur de glace fondant comme neige au soleil face à elle.


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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Dim 15 Nov - 18:47




Meredith & Bennet
I try so hard

Bennet savait tout, maintenant, de ce qui s'était passé. Une fois de plus, il l'avait poussée dans ses derniers retranchements pour arriver à ses fins. A chaque minute, à chaque moment de la journée, un bruit, une odeur, un rien, la renvoyaient déjà à ce qu'elle avait vécu. Une part d'elle trouvait injuste d'avoir dû y repenser encore, d'avoir dû dire les choses à voix haute. C'était encore pire. Cela rendait tout tellement plus violent. Pas forcément plus réel. Elle n'allait pas se perdre, elle savait où elle était. Mais l'angoisse et une peine immense l'étreignaient d'avoir dû redire les choses une nouvelle fois, après la police. Son coeur était serré dans sa poitrine. Elle aurait aimé que Bennet la prenne dans ses bras, et la serre tellement fort qu'elle se serait fondue en lui. Il n'y avait que là, dans son étreinte, qu'elle se sentait en sécurité, mais, plus les jours passaient, plus l'incompréhension s'installait entre eux, et moins elle avait droit au réconfort de ses bras. Il était loin d'elle, et lui tournait le dos. N'étaient-ils pas sensés s'aimer ? Il avait raison, il avait provoqué quelque chose chez elle : une peine immense. Elle ne pleurait pas, non. Elle avait juste mal, tellement mal que la douleur l'hébétait presque. Près de la fenêtre, Bennet regardait obstinément dehors ; elle pouvait voir ses muscles tendus sous son tee-shirt. Quelles réponses cherchait-il, hors de leur suite ? A le voir ainsi, elle ne savait prédire l'issue de leur soirée. Auraient-ils pu ... rompre ? Pourrait-il ne plus vouloir d'elle ? N'avait-il pas dit qu'elle ne lui plaisait plus ? Si au moins il parlait ... Son silence était peut-être pire que ses paroles, aussi dures soient-elles.
Les premiers mots qu'il prononça quand finalement il reprit la parole la tuèrent presque. "Je t'ai menti" ... Allait-il lui annoncer qu'il l'avait en fait trompée avec Felicity, dans ces heures où il était parti faire du sport ? Elle eut un hoquet de stupeur, entendant la suite sans que son cerveau en imprime le moindre mot. Des mots qui, pourtant, étaient des mots de réconfort. Elle ne le comprit qu'ensuite, en se rendant compte que son ton était doux, presque aussi doux que quand il l'avait retrouvée chez elle, après l'enlèvement. A son expression de stupeur hébétée succéda un sanglot. Soulagement, tension, allez savoir ... Elle se sentait prête à s'écrouler sous les larmes, mais quelque chose la retint. Le sentiment qu'elle devait faire l'effort, pour Bennet. Elle essuya ses larmes avec le dos de sa main. Elle non plus ne voulait pas tirer un trait sur lui, jamais. Elle avait entendu tout le reste, tout ce qu'il avait dit auparavant ; la honte ne disparaîtrait pas instantanément, mais Bennet venait, au moins, de lui confirmer ce qu'une part d'elle pressentait. Que ça ne comptait pas. Que ce qu'elle ressentait ne venait que d'elle. Elle tourna la tête vers l'homme qui représentait aujourd'hui toute sa vie, le coeur trop submergé pour savoir quels sentiments prédominaient, à l'instant.
- Je te jure d'essayer encore. Serre-moi fort, s'il te plaît. Il n'y a que toi pour qui j'aurai le courage.
BY .TITANIUMWAY


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I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Please, come back to us || PV Mer - TERMINE   Mar 17 Nov - 11:41


...
Bennet et Mer
Il était tout bonnement incapable de la regarder alors qu’elle lui racontait ce qu’elle avait vécu. Ce qu’il ressentait ce serait peut-être lu sur son visage et il ne le voulait pas. Il ne voulait pas qu’elle interprète de la mauvaise façon la noirceur de ses yeux ou la fermeture de toute expression sur son visage. Cela le dévastait et le faisait souffrir mais il n’allait pas en rajouter une couche. Ce qu’elle avait vécu était suffisamment difficile, maintenant il le savait. Il avait dû être dur avec elle et ne s’en voulait même pas à l’écoute de ses révélations. Pas parce qu’il s’en fichait de lui avoir fait du mal, mais justement car il estimait que c’était nécessaire. Si elle ne finissait pas par s’ouvrir alors leur relation s’étiolerait encore et encore pour finir par ne plus exister. Comme ça... Comme un vieux mariage où les deux époux ne communiquent pas. C’était impensable.
Bien sûr, il y avait une part de mauvaise foi là-dedans, car s’il désirait qu’elle lui exprime son ressenti, lui ne le ferait pas. Il saurait gérer cela et cette sourde colère finirait par passer. N’étant pas dirigée contre elle, elle n’aurait rien à en craindre.
Néanmoins, il restait toujours vexé, malgré lui, par le fait qu’elle n’ait plus envie de lui. C’était plus fort que sa volonté de l’aimer entièrement et d’être le plus ouvert possible et compréhensif. Qu’elle n’ait plus envie qu’on la touche ou de coucher avec quelqu’un, ok, mais même avec lui ?! Lui quoi ? Lui ! Bennet Monaghan ! Peut-être ne l’aimait-elle pas aussi fort qu’elle le disait ? Pourtant il était le genre que l’on adulait non ? Ah... Bennet, Bennet....
Ils s’étaient finalement approchés d’elle. Elle s’était levée, essuyait ses larmes. C’était un bon signe non ? Si elle ne fondait pas encore en larmes, c’était qu’elle se reprenait déjà ? Bennet pouvait être une horreur en tant qu’être humain, mais il avait cette sensibilité certaine qui faisait que, des fois, comme ici, il comprenait, ou du moins, il essayait de comprendre. Avouons que le fait d’avoir été élevé dans une famille matriarcale avait été plus que bénéfique pour lui ! Sans ça, il aurait surement été juste un gros con insensible et très certainement seul au monde.
Là, il avait la chance d’être avec la seule personne sur cette planète qui était faite pour lui et il n’avait pas envie de la perdre. C’était assez nouveau comme sentiment. Douloureux parfois mais surtout extrêmement bon la plupart du temps. L’amour... Quel drôle de sentiment.

_ « Tu ne vas pas essayer Meredith. Tu vas y arriver, comme à chaque fois que tu fais quelque chose. » Il ne l’avait toujours pas prise dans ses bras et était resté planté face à elle, toujours avec sa froideur maladive et involontaire dans la seconde. Pourtant, il finit par la tirer vers lui et la prendre dans ses bras, comme elle le lui demandait.

_ « Tu as déjà réussi le plus gros exploit jamais réalisé, me faire tomber amoureux... » D’elle, cela allait de soi.
Il la serra un peu plus fort et l’embrassa sur le front.
Le réconfort et tout ça... C’était nouveau. Plus c’était long dans le temps et moins il y arrivait. Du coup, lui aussi essayait fort et même s’il ne s’agissait pas de la câliner et de la dorloter, il pensait que ses paroles pouvaient être suffisantes.
Il ne la reprit pas quand elle lui dit qu’elle aurait du courage pour lui. Quelqu’un de normal lui aurait surement dit que c’était pour elle qu’elle devait avoir du courage, mais pas lui. Il aimait que son monde tourne autour de lui et qu’elle veuille se reprendre pour lui, pour eux. C’était eux deux contre les autres et même si parfois il étouffait de ne plus être juste lui, au final, il adorait cela. Il ne se sentait plus jamais seul. C’était tellement nouveau.

_ « Je t’emmène au lit, viens. Je suis claqué. » Il l’attrapa direction le lit, tous les deux. Ils s’y mirent et plutôt que de la prendre sur lui, il fit l’inverse en l’attrapant tout de même dans ses bras, mais ce fut lui qui vint poser sa tête  sur la poitrine de sa compagne. Il l’y embrassa trois quatre fois, mais sans arrière-pensée. Au bout de cinq minutes, il dormait. C’était la première fois depuis quelques jours qu’il dormait si bien, si vite et avec elle dans les bras, comme quoi, rien que le fait de la toucher le faisait se sentir mieux.
Oh, rien n’était vraiment réglé mais l’abcès était crevé et c’était ce importait.


electric bird.

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“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
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