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 No way this time [PV Lizzie] - TERMINE

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Paul Hawthorne
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MessageSujet: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Lun 14 Déc - 15:36


Hell, no !
Un nouveau dossier de candidature dans les mains, un café sur sa table de nuit, Paul était emmerdé. ✧ La veille, l'agent immobilier lui avait fait parvenir les papiers pour un potentiel nouveau colocataire. Tout semblait OK. Un job sûr, bonnes fiches de paye, d'un point de vue strictement économique, il n'y avait pas le moindre risque. Le type paierait rubis sur l'ongle. Il avait 36 ans, et était, selon ses déclarations, célibataire. C'était mieux. Les querelles de couple et le merdier d'une potentielle séparation, pas l'idéal dans une colocation. Au niveau de l'âge, c'était également parfait. Pas de vieux mec grincheux, avec ses habitudes de célibataire, et pas de gamin. Paul n'était pas certain d'avoir la patience de supporter un post-ado stupide ; il avait besoin de gens posés un minimum dans la vie. Donc, voilà, tout était parfait. Sauf le job. Journaliste. Putain de merde. après avoir eu une flic, allait-il devoir accepter tous les métiers à risque à l'endroit même où il avait besoin de se sentir safe ? Impossible, toutefois, de refuser sans avoir rencontré le mec. Sur la base de quel justificatif ? Son agent immobilier n'en savait pas suffisamment sur lui pour qu'il puisse jouer la totale franchise. Lizzie et lui allaient devoir le rencontrer, en espérant trouver quelque chose qui justifiait de ne pas vouloir du type.

Detroit, premier jour du procès. Monsieur Hawthorne, monsieur Hawthorne, qu'est-ce que cela fait d'être accusé du meurtre de ses meilleurs amis ? Que répondez-vous à ceux qui vous traitent de monstre ? Pourquoi ne pas avoir appelé la police dès votre arrivée sur les lieux du crime ? Baisser la tête. Ne pas les regarder. Il y avait des journalistes partout autour de lui, si bien qu'il avait du mal à rejoindre la salle d'audience, même entouré par deux agents de police. Les flashs crépitaient dans tous les sens, l'aveuglant. Lui voulait crier, hurler que c'était faux, qu'il n'avait rien fait de tout ça. Qu'il n'avait surtout pas égorger la fille de ses amis. Une enfant, merde ! Son avocat lui avait dit de ne rien dire, de baisser la tête. Quand il la baissait, c'était pour voir ses poignets menottés, comme un criminel. La veille, sa femme l'avait appelé en prison ; elle était en larmes au téléphone. Les journalistes étaient devant chez eux, une nuée, elle n'osait plus sortir. C'était un cauchemar qui venait se rajouter au cauchemar de l'accusation. Qu'avait-il fait pour mériter ça ? Comment allait-il s'en sortir ? Comment allait-il retrouver une vie normale après son procès ? Il voulait croire qu'il serait acquitté, il croyait en la justice de son pays. Mais les journalistes ... Ces chacals avaient déjà affiché sa photo partout, ils étaient allés voir ses parents, sa femme, des amis ... Ils l'avaient déjà jugé coupable, ils cherchaient de quoi étayer la thèse du monstre.

Whistler, aujourd'hui. Faites-le venir cet après-midi ... Non, non, son dossier est complet ... J'ai remarqué oui. Je veux le rencontrer avant ... Mademoiselle Warren aussi, évidemment ... Dites-lui 16h. Qu'il se débrouille pour être là. Voilà, rendez-vous était pris. C'était inévitable. Il avait cherché la moindre faille dans le dossier qui pourrait justifier de ne pas accepter Baptiste Lemieux. Il avait espéré que le fait qu'il soit québécois suffirait, mais le bougre parlait anglais couramment, évident. Peut-être pourrait-il utiliser l'excuse de son accent ? "On ne le comprend pas quand il parle" ... Hum, ça aurait fait propriétaire plus qu'exigeant. Il fallait qu'il aille méditer dehors pour se préparer à la visite. Présentement, il se sentait tout sauf serein.
Quand il arriva au rez-de-chaussée, Lizzie était là. La colocation avec elle se passait sans anicroche. Il était sur ses gardes mais, depuis leur première rencontre, elle ne cherchait plus réellement à connaître des détails gênants sur lui. Tu travailles pas aujourd'hui ? J'ai eu l'agent immobilier au téléphone ce matin, ça tombe bien. Le proprio nous envoie un nouveau colocataire, à 16h. Enfin ... pour qu'on donne notre avis.
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Elizabeth Warren
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Lun 14 Déc - 21:43

Hell No !
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ournée de repos. Ce que c’était étrange d’avoir un jour de congé. Dingue... Cela ne lui était pas arrivé depuis des années. Enfin si. Déjà, il y avait eu la convalescence, évidemment, là, elle avait été en vacances. Ensuite, durant ses années de travail, il y avait, en théorie, un jour de repos sauf que ces journées étaient généralement passées à aider les colocs sur leurs affaires. En gros... Elle n’était pas habituée à ne rien faire.
Exceptionnellement ce matin elle s’était levée tard, 9h ! Elle était tout de suite allé courir puis avait ensuite prit un petit déjeuner, douche, ménage de sa chambre et... Elle était redescendue pour tourner en rond.
Elle était plantée dans le salon quand Paul était enfin arrivé. Elle regardait le salon et cela ne lui plaisait pas !

Avant de régler tout cela, parlons un peu de ces premiers jours passés avec lui. Très bien.
Paul était discret, pas envahissant, pas chiant, très gentil. Elle avait cependant toujours un doute sur son homosexualité. Oui ou non ? Elle n’avait jamais fait attention à être très couverte que ce soit avec lui ou n’importe où ailleurs et d’habitude, elle sentait assez bien les regards sur elle, là... Elle n’en était pas certaine. Ceci dit, n’allez pas croire qu’elle cherchait absolument à savoir ce vers quoi son cœur pouvait tendre. Elle ne faisait pas non plus exprès de faire son yoga devant la baie du bas. Il faisait trop froid pour qu’elle le fasse dehors. Elle n’était pas habituée au froid !
Tous les deux avaient donc vécu parfaitement en parallèle l’un de l’autre, partageant tout de même les repas et quelques séances cinéma. Ils avaient également partagé quelques fous rires. Elle, surtout.
Mais voilà, sinon, rien de plus. La porte de la chambre de Paul était toujours fermée, comme celle de Lizzie. Elle continuait à se demander si lui aussi avait quelque chose à cacher... Cela ne la perturbait cependant pas. Il avait le droit de vouloir garder son intimité. D’ailleurs, contrairement à elle il était d’une pudeur sans nom.
Au final, ce qui l’ennuyait le plus était cela, sa pudeur et sa supposée homosexualité. Il était franchement beau. A force de le voir tous les jours, elle avait fini d’en être convaincue. Elle savait qu’il faisait beaucoup de sport, donc, son corps devait être lui aussi plutôt pas mal. Elle était un peu comme une gamine ! Mais il n’y avait pas que cela ! Il y avait également sa gentillesse, son humour, son intellect... Il était franchement bien sous tous rapports ! Oh... Cela lui passerait ! En fait, elle était peut-être tout simplement en manque ! Allez savoir !
En tout cas, la cohabitation se passait bien et elle ne regrettait pas de lui avoir dit qu’elle était flic. Selon elle, il était digne de confiance.

La voilà donc au milieu du salon, les mains sur les hanches. Quand elle l’entendit, elle se tourna vers lui.

_ « Nous faut un sapin Paul. Un sapin, des décorations de Noël, des loupiottes, des Elfes et tout le tralala. » Elle avait plus ou moins parlé en même temps que lui. Cela arrivait souvent. Elle voulait aller trop vite.

_ « Hein ? Euh... Non, repos. Ah ! Cool ! T’as des infos ? Homme, femme ? Un âge ? ... » Histoire de savoir un peu à quoi s’attendre.
Elle n’était pas contre l’arrivée de quelqu’un même si leur duo fonctionnait plutôt pas mal jusque-là est-ce qu’une nouvelle personne ne ficherait pas en l’air cet équilibre ? Cela pouvait arriver mais un nouvel équilibre se créait.

_ « On a le temps d’aller acheter un sapin avant ? J’aurai besoin de tes bras. » Elle lui fit une espèce de moue débile. Franchement, elle n’avait pas besoin de ses bras mais ce serait plus sympa de faire cela à deux non ? Ce serait son sapin à lui aussi non ? Et puis... Remarquez, vu la grandeur du living room, elle aurait peut-être vraiment besoin de lui. Il faudrait un sapin à l’échelle de la pièce et du coup, ce serait un truc assez grand.
Depuis son arrivée, Lizzie n’avait joué que la carte de la bonne humeur. Les larmes, l’ennuie, les angoisses, le manque des siens n’apparaissaient qu’avant de s’endormir, quand elle était seule. Que Paul l’ait entendue ? Elle en doutait et puis, ce n’était pas tous les soirs. Loin de là.

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Paul Hawthorne
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Mar 15 Déc - 21:37


Hell, no !
Sa cohabitation avec Lizzie se passait bien. Vraiment bien. ✧ Il avait de moins en moins de scrupules à lui mentir, compte tenu de ce qu'il y gagnait en qualité de vie. Sa coloc et lui s'entendaient bien, faisant preuve du même enthousiasme ; mais, heureusement, jamais en même temps. C'aurait peut-être été beaucoup d'énergie d'un seul coup. En l'occurrence, c'était Eli qui semblait en verve, avec son histoire de sapin. Paul lui sourit : l'idée était effectivement bonne. Noêl à la prison, c'était un repas à peine meilleur que la merde qu'on leur servait chaque jour, et une messe qui lui permettait de se détendre pendant une heure et demi ; croyants ou non, les détenus n'auraient jamais rien tenté pendant cette parenthèse. Et lui, avait-il la foi ? Pas vraiment ... Pour ça, il aurait fallu qu'il accepte l'épreuve d'avoir été enfermé pour rien. Il n'y voyait que de l'injustice : il n'avait rien fait de mal pour mériter un tel châtiment. Son baptême, il l'avait pour ainsi dire jeté au feu. Quant à cette messe de Noël ... il entretenait de bons rapports avec l’aumônier de la prison, mais ne lui avait jamais caché qu'elle lui apportait surtout un peu de répit. L'homme le comprenait, et laissait faire. Voilà ce qu'il en était de Noël, pour Paul. Cette année, changer les choses ne ferait sans doute pas de mal.
Ses parents lui avaient demandé s'il reviendrait, ce qu'il avait décliné ; retourner à Detroit, la ville qui l'avait tant déçu, qui l'avait détruit ? Risquer d'être reconnu ? Fêter Noël avec des gens dont il avait du mal à savoir comment il les considérait aujourd'hui ? Rien de tout cela ne le tentait. Il préférait la solitude de Whistler, qui n'en serait en fait pas une puisque Lizzie n'avait pas prévu de bouger elle non plus. Excellente idée. Tu veux qu'on fasse ça aujourd'hui ? Aller tout acheter, en tout cas ? On est déjà mi-décembre, après tout. Sa colocataire avait vite abandonné ses habitudes plagistes, conquises par les illuminations de la station et la neige qui était tombée en relative abondance depuis quelques jours. On a qu'à y aller après avoir vu le nouveau, si tu bosses pas. J'ai aucun détail, si ce n'est que l'agent immo a parlé d'un colocataire. Donc je dirais un homme. Comme souvent, leurs paroles s'étaient torpillées, lui proposant d'aller après avoir vu le nouveau - qui n'en serait jamais un, soyez-en sûrs - tandis qu'elle voulait aller avant. Lui, avant, avait besoin de méditer, absolument. Qu'elle soit là ne l'arrangeait d'ailleurs pas vraiment. Il n'aimait pas le faire dans l'espace confiné de sa chambre, mais ne voulait pas qu'elle le voie faire, au risque qu'elle pose des questions. Elle n'aurait peut-être rien dit, mais à supposer qu'elle ne lui trouve pas le look du type qui a besoin de méditer ? Quel mensonge pourrait-il lui sortir ? Une expérience dans un centre de relaxation, peut-être ? Ouais, pourquoi pas tiens. Bref. Ce n'était encore pas tout à fait le moment pour ça. Ils devaient commencer par se mettre d'accord pour le sapin. Désolé. Comme je disais, ce soir plutôt ? Si tu veux qu'on achète des décos aussi, ça va être juste d'y aller maintenant non ? J'ai un truc à faire en plus, là ...
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Mer 16 Déc - 18:33

Hell no !
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videmment, ils avaient parlé l’un en même temps que l’autre. Comme souvent, mais cela ne signifiait pas qu’ils ne s’écoutaient pas, car au final, ils finissaient toujours par se comprendre et savoir ce que l’autre venait de dire.
Il fallait avouer que c’était assez commode qu’ils ne soient pas enthousiastes en même temps. Parfois c’était elle, comme maintenant, parfois lui. En parlant de lui justement, il semblait... Embêté ou ... Vous savez, comme quand vous avez très envie d’aller aux toilettes mais que vous ne pouvez pas parce qu’il y a quelqu’un qui est là. Un genre d’ennui qui vous stress sans pour autant que ce soit la fin du monde. C’était ce dont elle avait l’impression avec lui maintenant, enfin, surtout en fin de conversation.

_ « Oui, aujourd’hui ! Je suis en repos, tu es là aussi et c’est mieux qu’on le fasse ensemble puisque ça nous concerne tous les deux. » Sauf s’il n’avait pas voulu en entendre parler et là elle aurait fait les choses seules et à son goût, mais comme il était ok, autant voir tous les deux. Peut-être que lui aurait envie de choses en particuliers ? Elle avait l’habitude d’avoir un Père-Noël sur une planche de surf en maillot de main mais ici à Whistler, ce serait surement compliqué à trouver.

_ « Ok ! » Ils iraient après, très bien et puis si le coloc convenait, peut-être même qu’ils pourraient le faire tous les trois tiens. Ça pourrait être une première sortie à trois. Effectivement, pour certains ce ne serait pas aussi drôle que d’aller boire une bière dans un bar de la ville mais pour elle, c’était très important et vu comme Paul avait accepté, il semblait aussi enthousiasmé par cette idée.
Ils étaient déjà tard dans le mois de décembre, certes, il valait mieux tard que jamais mais là c’était vraiment, vraiment très tard. Il fallait se bouger sinon ils n’auraient rien pour le soir de Noël. Soir qu’ils allaient passer ensemble car Lizzie ne rentrait pas dans sa famille et qu’il était tout connement hors de question qu’elle retourne à L.A. S’en était fini. Par conséquent, elle passerait les fêtes avec Paul, le 24 et le 25 en tout cas, pour ce qui était du jour de l’an, ils n’en avaient pas encore parlé. Elle avait rencontré ses nouveaux collègues et les choses se passaient assez bien, peut-être serait-elle invitée à une soirée. Si Paul était seul il pourrait éventuellement l’accompagner. Elle l’aimait bien, elle n’avait pas envie de le voir passer la nuit de la St Sylvestre seul. Ce serait triste non ?

_ « Ouais, ce soir, ok. Pas de souci ! » S’il avait un truc à faire. Elle ne lui demandait pas quoi, cela ne la regardait pas. Ils ne vivaient pas ensemble depuis assez longtemps pour qu’elle lui pose déjà ce genre de question car en réalité cela ne la regardait pas du tout ! Il ne lui demandait pas grand-chose non plus alors elle lui rendait la « politesse », ou délicatesse, ou peu importe !
Dans la foulée, son téléphone sonna. Elle l’attrapa et répondit tout en restant face à Paul. Elle avait un grand sourire plaqué sur le visage.

_ « Hey !! Ca va ? ... Non. Comment ça ? Quand ? Quoi ? Mais comment ? » Son sourire avait disparu totalement et elle avait fait signe à Paul qu’elle montait dans sa chambre.
Elle le fit à la vitesse grand V et referma sa porte. Isolée, elle continua sa conversation téléphonique. Au bout du fil, Laura, l’une de ses anciennes collègues. Ce qu’elle lui apprenait, la mort de l’une de leurs indics. Une fille bien mais complètement pommée. Elle oscillait entre l’incroyable joie et le désespoir le plus profond. Elle restait clean durant quelques mois puis retombait lamentablement. Elle venait de retomber pour la dernière fois. L’appel ne dura pas longtemps. Après avoir raccroché Lizzie enfila à nouveau ses affaire de sport, enfonça ses écouteurs dans ses oreilles et redescendit. Elle ne prêta aucune attention à Paul qu’elle aperçut brièvement du coin de l’œil. Ce qu’il faisait ? Pas ses affaires. Elle claqua plus ou moins la porte, en réalité la poignée lui avait échappé des mains et parti courir afin de se vider la tête.
Ce qu’elle avait appris arrivait souvent, bien trop souvent et si la plupart du temps elle faisait de son mieux pour s’en ficher, là, c’était un peu différent. Elle avait souvent aidé cette fille à essayer de s’en sortir. Ils l’avaient tous aidé, mais rien...
Quand elle revint au chalet il était quatre heures moins le quart, moins dix. Elle fonça dans le frigo pour prendre une bouteille d’eau fraîche et s’installa sur l’un des tabourets autour du bar. Elle en avait oublié la visite du potentiel colocataire...

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Paul Hawthorne
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Sam 19 Déc - 0:14


Hell, no !
Allez, hop, vendu pour aller chercher le sapin et les décos après avoir jeté l'ex-futur coloc. ✧ Enfin ... après l'avoir reçu, et que Paul ait fait ce qu'il fallait pour que Lizzie n'ait pas plus envie que lui qu'il vienne s'installer avec eux. Son sort avait beau être déjà réglé, Paul avait besoin que les choses n'aient pas l'air de n'émaner que de lui. C'était exactement la raison pour laquelle il avait besoin de se recentrer en méditant ; c'était le seul moyen qu'il avait trouvé, quand il était en prison, pour ne pas sombrer par moments. Méditer lui permettait de trouver en lui les réponses à ses problèmes, quand il n'était pas capable de les trouver seul.
Sa coloc étant toujours là, Paul dut prendre son mal en patience, en se servant un verre d'eau. Le fait de ne pas pouvoir, là, à l'instant, faire ce qui aurait pu l'aider à rester serein, le stressait, et, quand, finalement, le téléphone de Liz sonna et qu'elle lui indiqua d'un geste qu'elle montait à sa chambre, il se sentit soulagé, en dépit de l'air inquiet de sa coloc. Ultérieurement, il lui faudrait sans doute se renseigner sur ce qu'elle avait appris et qui semblait l'avoir perturbée, mais, pour le moment, seule la méditation comptait. Le temps ayant passablement rafraîchi, il monta à sa chambre enfiler un pull fin, avant de s'installer sur la terrasse. En quelques minutes, il dégagea la neige qui était tombée, d'abord à la pelle puis d'un coup de balai, et s'assit ensuite sur le plancher de chêne brut, en dépit du froid et de l'humidité qui percèrent immédiatement à travers son jean.
La sensation le gêna un moment, l'empêchant de bien se concentrer, et il lui fallut fermer les yeux pour parvenir à se recentrer sur lui-même. Personne ne lui avait jamais appris ça, pas de coach, pas de prof de yoga, rien de tout ça. Juste le besoin de s'échapper de là où il était. La première fois, il était à l'isolement, après trois jours d'hôpital. On lui était tombé dessus une fois de plus et, devant le risque que ses co-détenus finissent par parvenir à le tuer, il avait eu la grâce de quelques jours de répit. C'était là, dans le calme de l'isolement, qu'il avait appris à s'isoler, s'imaginant au début qu'il était loin de cet univers carcéral. Petit à petit, il avait appris à projeter sa conscience, à mieux respirer. Quand il était retourné à sa cellule, évidemment, les insultes et moqueries avaient fusé, mais avec ça, il avait trouvé un barrage.
Comme il lâchait prise, il oublia le froid et l'humidité, et finalement tout ce qui se trouvait autour de lui. Sa respiration s'établit lentement, son rythme cardiaque se stabilisa. Plus rien n'existait, et même les pensées qui lui parcouraient l'esprit finirent par s'effacer pour laisser place au vide ; il était bien dans ce néant où il n'avait pas à craindre qu'on sache qui il était, et où il n'avait pas à se souvenir des dix années qui venaient de s'écouler. Il s'y abandonna avec une certaine délectation.

Quand, beaucoup plus tard, il entendit du bruit dans son dos, il ne réagit d'abord pas, avant de comprendre qu'on l'appelait. Lentement, il ouvrit les yeux et remua, avant de se retourner. Lizzie était dans l’entrebâillement de la porte-fenêtre, en train de lui rappeler qu'ils attendaient le potentiel nouveau colocataire, qui venait d'arriver. Etait-il déjà cette heure-là ? Hum ... OK, j'avais pas fait attention à l'heure. J'arrive. Comme il atterrissait doucement, il retrouva progressivement les sensations qui l'avaient quitté : d'abord, le fourmillement de ses muscles qui, après avoir supporté l'immobilité durant un long moment, lui intimaient maintenant de bouger rapidement. Puis le froid et, beaucoup plus désagréable, la sensation de son pantalon mouillé après qu'il se soit assis sur la terrasse humide de neige. Se relevant doucement, il suivit Lizzie à l'intérieur et monta l'escalier sans prendre la peine de saluer leur visiteur. Je me change, je redescends dans une minute. Rapidement, il enfila une nouvelle tenue avant de redescendre. Sa séance de méditation avait porté ses fruits : il se sentait calme, et déterminé. Il se dirigea vers leur nouveau potentiel coloc - un homme effectivement - et lui serra la main énergiquement. Paul. Enchanté. Lizzie était là également. L'examen allait pouvoir commencer, mais, déjà, Paul avait remarqué la veste jeté négligemment sur le banc qui trônait dans le hall d'entrée. Mauvais point. Lui aimait que les choses soient nettes ...
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Sam 19 Déc - 19:16

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P
aul se trouvait sur la terrasse, ce ne fut que lorsque le potentiel nouveau colocataire sonna qu’elle en prit conscience. D’abord, elle alla ouvrir la porte au nouveau.

_ « Salut, Elizabeth. Entre, je vais chercher Paul, on arrive. » Et elle planta le nouveau là sans lui en dire plus ou même s’assurer de qui il était réellement. En temps normal elle était hyper sympa mais malgré le footing, elle était toujours un peu sur les nerfs. Bouleversée ou encore perturbée par la mort de son indic.
En ouvrant la porte, elle n’avait donc pas eu le cœur à être comme d’habitude, finalement cette visite tombait mal. Elle avait envie d’être au calme, dans le canapé, sous le plaid avec Paul pas loin, sans avoir forcément besoin de lui parler. C’était agréable d’ailleurs. Ils pouvaient être tous les deux dans le salon, l’un sur son laptop, l’autre lisant un livre ou ne faisant juste rien, et ils ne se sentaient pas obligés de parler. Le silence n’était jamais gênant, ou du moins, il ne l’avait encore jamais été.
Elle partit donc chercher Paul sur la terrasse et retourna avec le nouveau. Cette fois-ci, elle lui sourit. Il avait retiré sa veste et l’avait plus ou moins balancée sur le banc dans l’entrée... Il y avait pourtant des patères juste au-dessus ou simplement ses bras, en attendant qu’on lui propose de se mettre un peu plus à l’aise.
Paul lui aussi ne semblait pas comme d’habitude. Enfin... Il était monté rapidement sans saluer le nouveau. En général lui aussi était assez cordiale. Bon.

_ « Sympa l’accueil. » Génial, le nouveau, lui non plus, n’avait pas sa langue dans sa poche... Sauf qu’il ne disait pas ce qu’il fallait. Ce n’était pas le jour... Pourtant, Lizzie tenta de se dérider un peu. Le type avait voulu faire de l'humour sans faire de l'humour, vous voyez ? Le genre, je dis des trucs pas sympa tout en faisant mine de rire.

_ « On a été prévenus super tard de ta visite, on n’était pas prêts, on avait prévu autre chose à vrai dire. – Enchantée, donc, je suis Elizabeth, comme je te l’ai déjà dit, et toi ? » Elle s’avança avec lui pour qu’ils rejoignent le salon le temps que Paul revienne. Cette visite et rencontre du nouvel arrivant ne ressemblait en rien à celle de Lizzie. Il régnait une espèce de froideur qu’elle n’avait encore jamais ressentie dans le chalet. Tout cela était surement dû à son humeur un peu spéciale.

_ « Baptise. On peut visiter ? » Et moi, je peux te mettre un coup dans le nez, comme ça, histoire de ? Il avait un train à prendre ou... ? Elle n’aimait pas son ton ni sa façon de se tenir ou même celle qu’il avait de la regarder.

_ « Non, on attend Paul. » Elle ouvrit sa bouteille pour prendre une petite gorgée d’eau. C’était le meilleur moyen pour l’empêcher de parler de trop et d’être désagréable.

_ « Ah, ok, je vois ! Vous êtes déjà comme une super équipe. Genre, on ne fait rien l’un sans l’autre. » Et là, sorti de nulle part, il lui fit un clin d’œil. What the f*ck ?! Elle ne put s’empêcher de le regarder peut-être un peu étrangement puis elle entendit du bruit dans les escaliers. Baptiste devait s’imaginer qu’ils couchaient ensemble ? Sinon pourquoi ce clin d’œil ? Abruti !

_ « Tu fais quoi dans la vie ? » Ouais, allez, autant changer de sujet directement parce que sinon elle allait juste ressortir pour aller courir et surtout fuir ce drôle de type. Non, vraiment. Il était ... Antipathique en fait. Suffisant... ? Quelque chose de très étrange.

_ « Je suis journaliste, et toi ? » Oh merde. Une saleté de journaliste. Un fouille merde. Le genre trop curieux et maintenant qu’il lui disait ce qu’il faisait, elle comprenait. Tout semblait logique. Ses regards plus ou moins partout, son air « connard ».
A l’instant où elle lui répondait, Paul arrivait à leur hauteur, enfin là, son sauveur.

_ « Je suis secrétaire. » Lui ce serait le genre à chercher la petite bête. Avoir confiance en lui ? Non ! Elle regarda Paul de façon soutenue. L’autre ne s’interessait plus vraiment à elle maintenant donc son regard ne serait capté que par Paul.

_ « Paul je suppose ? Elle a dit que t’étais le chef ici. » « Elle », t’emmerde et « elle », n’avait absolument pas dit cela. Peu importe. Elle rigola faussement alors que Baptiste la regardait surement pour voir si sa blague fonctionnait mais elle continua à regarder Paul. Jamais elle n’aurait pensé s’appuyer sur lui si vite et chercher son soutien là encore, si rapidement.

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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Dim 20 Déc - 17:16


Hell, no !
Oui, Paul. Evidemment Paul. Il venait de le lui dire en le saluant. Si c'était un trait d'esprit, c'était con. ✧ Ouh la ... stop stop stop. Il ne voulait certes pas de ce nouveau colocataire qu'il avait déjà classé dans la case "emmerdeur" en raison de sa profession, mais il ne fallait pas qu'il se braque pour autant. Ca aurait l'air bizarre. Il lui sourit donc plus ou moins, comme s'il avait pris la remarque selon laquelle il serait le chef pour une blague. Si Lizzie le dit ... Il tourna la tête vers sa coloc - qu'il appréciait infiniment plus que le postulant en dépit de son job de flic, in fine - l'air interrogatif. Ce n'était pas tout à fait ce qu'il lisait dans ses yeux, mais n'était pas certain de comment il devait interpréter ce qu'il voyait. Elle n'était pas dans son état normal, mais n'était-ce pas en raison du coup de fil reçu plus tôt dans l'après-midi ? Il semblait ne ps y avoir que ça. Se pourrait-il que par chance elle n'apprécie pas le nouveau venu non plus ? Ton prénom, c'est ? Retour à l'ex-futur coloc. Non parce que bon, lui avait donné son prénom, mais pas l'autre en face. Pied d'égalité, mec. Baptiste. On se serait pas déjà vu quelque part ? Putain de journaleux, ça commençait. Quel âge pouvait-il avoir ? A peu près comme Lizzie et lui, non ? Auquel cas, il n'avait sans doute pas travaillé sur son affaire. Sinon, il l'aurait probablement reconnu. Quoiqu'il en soit ... c'était une raison de plus pour ne pas se sentir en sécurité d'accueillir un tel coloc. Il lui débita sa réponse habituelle quand on lui faisait cette remarque, qui n'était d'ailleurs pas un mensonge. Ca me dit rien, non. Mais on m'a déjà dit que je ressemblais un peu à un acteur de séries. Aaron je sais pas quoi. Un type qu'il ne connaissait pas, et dont il ne connaissait pas non plus la carrière - il devait déjà rattraper dix ans de classiques et chefs d'oeuvres, pas le temps pour la série B - mais qui lui était bien pratique.
Du coup j'imagine que vous avez pas encore visité ? Lizzie, vers qui il s'était tourné, approuva d'un signe de tête, l'air toujours passablement emmerdée par la présence du type. Comme Baptiste regardait autour de lui, Paul lui fit un clin d'oeil pour lui faire savoir qu'il avait compris, et qu'il ferait ce qu'il faut pour la dépanner. C'était mieux encore que ce qu'il avait espéré. Non seulement il n'aurait besoin d'aucune mauvaise excuse pour refouler le journaliste, mais en plus, il semblerait avoir fait une fleur à Eli en agissant ainsi. Les choses se goupillaient presque trop bien. Comme Baptiste semblait pressé de visiter, Paul se tourna aussitôt vers l'intérieur du chalet - il faisait jusque-là face à l'entrée et à la porte - et commença à lui désigner l'espace du bras. Tout est entièrement ouvert, en bas. Là, la cuisine. On fonctionne avec un système de cagnotte, pas d'histoire d'étage de frigo réservé à chacun. Il y a une salle à manger là-bas, qu'on n'utilise pas beaucoup. Et là, le salon. La baie vitrée ouvre sur une grande terrasse, avec un jacuzzi. Tu peux aller voir si tu veux, la vue est sympa. Mais ferme la porte-fenêtre derrière toi si tu sors un moment, il fait froid dehors. Il décrivait tout plus ou moins au pas de charge, ne laissant qu'à moitié le temps à Baptiste d'observer les lieux, au cas où il remarque à quel point l'endroit était génial. Evidemment, la mention du mot "jacuzzi" fit mouche, et Baptiste traversa le salon pour se diriger vers la terrasse. Paul profita de son absence pour se tourner vers Lizzie. Je me trompe, ou tu ne l'aimes pas beaucoup ? C'est toi au fait qui lui as dit de se débarrasser de sa veste sur le banc ? Oui, Paul en était toujours là. D'une manière qu'il n'était pas certain de comprendre lui-même, son cerveau associait le bordel avec la crasse de la prison, et le ramenait immanquablement à sa cellule. Il n'avait pas de TOC à ce sujet, non, mais le bazar le mettait mal à l'aise. Par chance, Lizzie était naturellement du genre à ranger aussi, leur cohabitation se passait donc parfaitement bien de ce point de vue.
Sans qu'ils aient le temps de pousser plus loin la discussion, Baptiste revint vers eux pour terminer la visite. La terrasse est géniale. Je parie qu'il y a moyen de sacrément s'amuser. C'était Paul, ou leur postulant avait dit ça d'un ton plein de sous-entendus ? L'ex-flic-ex-détenu se tourna vers Lizzie, traquant une trace de surprise chez elle également qui indiquerait qu'il n'avait pas rêvé, pour y découvrir qu'elle n'était pas surprise, mais qu'elle avait entendu la même chose. Donc quoi ? Lui avait-il déjà fait des sous-entendus en son absence ? Ou ... des propositions ? Paul l'aurait foutu dehors immédiatement, à supposer que ce fut le cas. Pas par jalousie, non, Lizzie était jolie mais d'une part, il était inenvisageable qu'il se passe quoi que ce soit entre eux en raison des questions que ça générerait forcément et, surtout ... Après dix ans sans avoir connu une femme, il avait honte de l'avouer, mais même en ayant couché avec son avocate, il avait du mal à se "remettre sur le marché". Il n'arrivait pas à en avoir envie. Ouais, c'est cool, enfin c'est pas une boîte de nuit ici. On travaille tous les deux. Bon, on passe à l'étage, à moins que tu aies encore quelque chose à voir ici ? Lizzie, à toi l'honneur ? A son tour de finir la visite. Paul en avait marre, l'autre l'énervait et en dépit de sa séance de méditation, il sentait monter en lui une colère dont il savait qu'elle ne devait surtout pas transparaître.
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Dim 20 Déc - 21:15

Hell no !
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lle avait envie de le cogner, oh, pas Paul, évidemment, mais le nouveau. Ses blagues n’étaient pas drôles, il avait l’air sans gêne, bordélique, trop curieux, pédant... Rien de ce qu’elle aimait et si elle avait tout de suite apprécié le physique de Paul, ce n’était pas le cas de lui de Baptiste ! Non, elle ne se cherchait absolument pas de mec mais c’était surtout pour souligner le fait que ce type n’avait vraiment rien pour lui ! RIEN ! Pas même une belle gueule.
Le regard de Paul s’était posé sur elle. Elle n’était pas certaine qu’il ait bien compris ce qu’il se passait en elle à l’instant... Pour mieux lui laisser l’imaginer elle se mit légèrement en retrait alors que, merci, Paul prit les choses en mains. C’était l’occasion de voir qu’elle pouvait s’appuyer sur lui si jamais. Ce n’était pas grand-chose mais c’était important. Une coloc, c’était un peu comme une famille, pour elle en tout cas.
Lizzie les écouta parler. Est-ce que Paul ressemblait à un acteur ? Elle n’en savait rien mais le journaliste devait les confondre ou... Vous voyez quoi. En même temps, elle s’en fichait. Elle ne cessait de jouer avec sa bouteille d’eau eu fusillant du regard le dos de celui qu’elle voyait clairement comme un intrus.
Finalement, la visite commença, toujours en retrait elle laissa faire, ayant signifié à Paul qu’effectivement, non, il n’avait encore rien vu. C’était marrant de comparer, encore, la façon dont Paul avait fait faire la visite à Elizabeth et comment il procédait aujourd’hui. C’était tellement différent. Baptiste devrait se démerder pour faire le tour du bas et c’est ce qu’il fit. Il alla évidemment faire un tour sur la terrasse pour voir le jacuzzi. A peine parti Paul s’était approché de Lizzie.

_ « Tu ne te trompes pas, et non. » Elle avait été plus froide qu’elle ne l’aurait voulu et n’eut pas eu le temps de dire quoi que ce soit de plus car Baptiste était déjà revenu et encore une fois, il faisait une allusion à moitié salace. Non mais il se croyait où lui ?
Le regard de Paul et celui de la flic se croisèrent à nouveau et elle haussa rapidement les sourcils en pinçant les lèvres d’agacement, pas contre son cher et tendre colocataire, évidemment.
Paul répondit à la remarque du journaliste et proposa que Lizzie continue la visite, merde... Il ne faudrait pas trop la laisser seule avec lui car elle pourrait lui tirer dessus.
Elle en rajouta une couche sur ses réflexions déplacées.

_ « Si c’est un bordel que tu cherches c’est pas ici que tu le trouveras. Suis moi, je vais te faire visiter le haut. » Elle avait été froide avec lui, ne prenant même plus la peine de faire semblant. Effectivement, elle et Paul faisait équipe sur ce coup-là. Lui aussi semblait passablement agacé par le loustic.
Elle monta les escaliers devant, mauvaise idée quand on était en leggings et fichue comme elle avec un pervers aux trousses... Qu’il rêve, ce serait bien tout ce qu’il obtiendrait.
En haut, évidemment, sa chambre ainsi que celle de Paul étaient fermées. Comme d’habitude. Tout le reste était ouvert. Comme d’habitude également.

_ « En haut ce sont les espaces clos. Chambres et salle de bain. Paul et moi avons chacun nos salles d’eau dans nos chambres respectives. Les autres chambres n’en ont pas. Premiers arrivés, premiers servis. Il y a une terrasse. La baignoire de la salle de bain fait balnéo. » Et blablabla... Elle s’était plantée devant sa chambre, Paul était monté avec eux.

_ « Je t’en prie, visite, mais nos chambres sont interdites. » Avait-elle fermé sa chambre à clé comme elle le faisait toujours ? Elle n’en était plus certaine.
Alors que Baptiste regardait les chambres, non sans avoir râlé avant car il n’aurait pas de salle de bain privatives alors que eux si, Lizzie s’approcha de Paul. Très près afin de pouvoir plus ou moins murmurer à son oreille. L’autre ne faisant que sortir et rentrer à nouveau dans les différentes pièces. Ce qu’il était énervant.

_ « Il me donne envie de sortir mon arme et de lui tirer une balle dans le dos... Je ne veux pas d’un journaliste Paul, c’est trop risqué pour moi, et puis sans parler de ça, sérieusement, c’est quoi ce type ?! » Pour lui elle avait finalement retrouvé le sourire. Elle était quasiment prête à poser sa tête sur son épaule pour regarder le nouveau potentiel/exclu continuer la visite sans sembler se douter de quoi que ce soit. Heureusement que Paul et elle avaient leur mot à dire quant au recrutement des nouveaux locataires !

_ « Je voulais ma salle de bain moi aussi ! Ça se passe comment l’entretien des pièces communes ? Je suis pas doué en ménage. Ça me fait chier, j’ai autre chose à faire quoi. » Bah oui, évidemment, Monsieur était journaliste ! Monsieur était important ! Il avait autre chose à faire que le ménage !

_ « On a une femme de ménage. » A ce moment-là, elle le vit s’approcher de la chambre de Paul et appuyer sur la poignée pour ouvrir... Un fouille merdes on vous disait !

_ « Non, nos chambres sont privées je t’ai dit ! » Trop tard, ou presque... ?

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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Mar 22 Déc - 15:29


Hell, no !
Hum ... si Paul avait eu le moindre doute quand au fait que Lizzie apprécie ou non leur potentiel futur colocataire, les doutes en question étaient levés rien qu'à juger la manière dont elle avait envoyé promener Baptiste. ✧ La maison n'avait effectivement rien d'un bordel, loin s'en faut, mais elle n'avait pas pris de pincettes pour le lui dire. Cela étant, ça lui confirmait qu'il y avait effectivement bien un sous-entendu douteux dans les paroles du journaliste. Paul n'appréciait pas ça du tout, à fortiori dans la mesure où, d'une certaine manière, cela visait sa coloc. Lizzie n'était pas contre faire la fête, pour ce qu'il en avait vu, mais rien ne laissait penser qu'elle fut d'une quelconque manière facile. Un mauvais point supplémentaire pour Baptiste, qui décidément semblait les accumuler.
D'ailleurs, en montant à l'étage, précédé par Eli mais avec Paul sur ses talons, s'attendait-il à ce que personne ne remarque comment il matait la jeune femme ? Paul le vit, et n'apprécia pas vraiment, bien qu'il ne fit aucun commentaire. Lizzie pouvait clairement se défendre seule si elle en ressentait le besoin, et lui estimait ne pas à avoir à s'en mêler. Quoiqu'il en soit, il craignait ce comportement par trop familier, qui risquait d'apporter son lot de questions que l'ex-détenu aurait envie d'éluder. Quel était réellement le risque que Baptiste s'installe ici ? Avec ce qu'il avait reçu comme accueil, s'il persistait, c'est qu'il était vraiment coriace. Auquel cas il faudrait encore plus s'en méfier.
Heureusement, Lizzie semblait décidée à en rajouter une couche. Le journaliste ne s'était certes pas fait prier pour visiter l'étage, mais la façon dont Eli avait présenté les lieux en aurait découragé plus d'un. Les descriptions furent ultra-succinctes, à des kilomètres de la façon dont lui-même lui avait présenté l'endroit quand elle était venue visiter. Et pourtant ... rien ne semblait suffire à décourager l'intrus ... Comme Lizzie s'était rapprochée de lui, Paul eut la confirmation, une fois pour toutes, que Baptiste n'était définitivement pas désiré. A vrai dire, sa colocataire semblait même un peu inquiète, rapport à son job. Hum ... aux yeux de Paul, elle risquait moins que lui, mais il pouvait la comprendre. Et surtout, il ne pouvait pas partager le danger que lui-même courait à vivre avec un journaliste. Il joua plutôt la carte de l'assurance. Un sale con. Y'a pas d'autres mots. Mais t'inquiètes pas, si on nous demande notre avis, on va le donner, quitte à en rajouter un peu. Une fois qu'on aura dit au proprio qu'il a l'air d'avoir des moeurs douteuses, il sera plus question de l'avoir avec nous, tu crois pas ? Et ça serait à peine faux, qui plus est ! Avec ses sous-entendus à deux balles, on pouvait légitimement se demander ce que l'autre faisait de sa vie ... Journaliste people, peut-être ?
Allez, bam, une couche de plus, cette fois au sujet du ménage. L'autre était con. S'il avait simplement demandé comment ça se passait, Lizzie lui aurait dit qu'il y avait quelqu'un pour s'en occuper. Là, il passait pour un connard pédant. Mais tant mieux, à la limite. Une fois que la visite serait terminée, ils auraient tout ce qu'il faut comme argument pour que Baptiste ne remette jamais les pieds au chalet. Ce n'était que l'affaire de quelques minutes, encore.
Ou beaucoup moins. Baptiste venait de commettre une très grave erreur en entrouvrant la porte de la chambre de Paul. Immédiatement, celui-ci sentit l'angoisse et la colère déferler en lui. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, il avait traversé l'espace de séparant du postulant, et venait de lui attraper le bras sans retenue. L'autre n'était pas très grand, et Paul le dominait de toute sa hauteur, le regard noir. En dépit des grimaces du type, il resserra son étreinte. Tu me fais mal, mec ! Oui, et alors ? Paul avait appris une chose en prison : vous êtes respectés proportionnellement à la douleur que vous êtes capable d'infliger. Il avait pris très cher les premières années, mais avec le temps, ses co-détenus s'étaient rendus compte que pour le tuer, mieux valait avoir un plan bien réfléchi que tenter des attaques à la petite semaine. Une nouvelle fois, il resserra son étreinte. Tant mieux si ça fait mal. Comme ça tu n'oublieras plus le sens du mot interdit. Maintenant, tu récupères tes affaires, et tu quittes cet endroit. Tu annules ta candidature. Je te revois une fois ici, je reçois un seul coup de fil de l'agent à ton sujet, et je te ferai comprendre ce que signifie "avoir mal". Compris ? Il n'avait pas élevé le ton, mais la détermination dans sa voix parlait pour lui, il le savait. C'était même comme ça qu'on le craignait le plus. Baptiste avait dépassé les bornes, il le payait maintenant. Quant à ce qu'il y avait à voir dans la chambre ... rien, en fait. A moins de fouiller, personne n'aurait rien trouvé indiquant qui il avait été. C'était pour le principe.
Le regard toujours aussi noir et déterminé, il observa le journaliste redescendre précipitamment les escaliers, et le suivit. En moins d'une minute, il était dehors, sans avoir osé prononcer un mot de plus. Derrière lui, Paul referma la porte, enclencha le verrou, et soupira de soulagement. Débarrassé.
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Mar 22 Déc - 22:21

Hell no !
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videmment, avec un intérieur comme le leur, il faudrait plus que deux colocs pas super aimables pour décourager un boulet comme celui qui se trouvait en face d’eux. Rien ne semblait y faire. Que ce soit la mauvaise humeur de Lizzie ou le ton sur lequel elle lui parlait, la façon dont elle lui parlait ou le regardait... La façon dont elle et Paul ne répondaient à rien dès lors que Baptiste tentait de faire de l’humour. Une chose était certaine, il ne faisait pas dans le journalisme comique. Il devait plutôt s’intéresser à des histoires bien salasses. En tant que flic, Lizzie ne voulait pas avoir dans les pattes un tel boulet. Ce serait le genre à fouiller partout pour avoir des informations sur une affaire, pensant que, de toute façon, il est journaliste, il a tous les droits. Là où c’était d’autant plus dangereux pour Lizzie était le fait qu’en plus d’être flic, elle était surtout un agent fédéral sous couverture. Pas dans la seconde mais plus elle y pensait, plus elle se disait que le bureau avait mal fait son boulot. Si elle devait bosser ici plus ou moins dans les mêmes conditions, alors ils auraient dû lui trouver une couverture qui valait le coup, pas flic, ou alors, il faudrait qu’elle joue la pourrie... Ce n’était pas à l’ordre du jour.
L’ordre du jour était Baptiste et c’était certain maintenant, Paul non plus n’en voulait pas.

_ « J’en sais rien... Je suppose. » Il fallait croiser les doigts pour qu’effectivement leur avis soit réellement pris en compte par les propriétaires. C’était ce qui tout à coup l’inquiétait. Enfin... S’il le fallait elle serait capable de le chercher et de d’appeler les propriétaires en se faisant passer pour une ancienne logeuse qui chercherait à le retrouver car il n’aurait pas payé certains loyers... Elle en était capable. Tout pour qu’il ne reste pas.
Elle lui avait donc présenté l’étage, ne faisant aucun effort pour lui sembler plus sympathique. Ce n’était pas de chance, il arrivait à un moment où elle ne se sentait pas au mieux de sa forme. Sa patience avait des limites très vite atteintes. Elle ne laisserait rien passer... Paul non plus.
Alors que la visite était plus ou moins terminée, Baptiste ouvrit la chambre de Paul qu’elle vit plus ou moins se jeter sur lui afin de l’en empêcher.
Il l’avait attrapé par le bras et ... Son regard.
Lizzie avait « toujours » bien que ce mot ne signifie pas un long lapse de temps pour eux, vu Paul comme quelqu’un de très doux. De gentil, d’inoffensif. Quelqu’un de calme. Ce n’était pas ce Paul qu’elle voyait à présent.
Les choses bougèrent si vite qu’elle ne comprit pas immédiatement, mais quand Baptiste se plaignit d’avoir mal, elle bougea.

_ « Paul, lâche le. » Dans l’espèce d’agitation qui n’en était finalement pas, vu le calme de Paul, surement la chose la plus impressionnante à l’instant, Lizzie ne fut pas vraiment entendue. Par contre, elle entendit assez clairement les paroles de son coloc.
« Tant mieux si ça fait mal » ? Qu’est-ce qu’il était ? Une espèce d’homme de main ? Evidemment qu’elle partait loin dans ses suppositions, comment ne pas le faire quand on a fréquenté des assassins, des chefs de familles parrains de la drogue...
La suite ne lui plut pas d’avantage. Il s’agissait tout bonnement de menaces.

_ « Paul ! Lâche le ! » C’était fait. Sauf que ce n’était pas dû aux injonctions de Lizzie mais bien parce que le blond avait décidé de laisser partir l’intrus.
Elle ne le quitta plus des yeux, ne le quitta pas non plus puisqu’elle descendit avec lui et Baptiste. Elle n’aimait pas, mais alors pas du tout ce qu’elle venait de voir. Le regard de Paul, ses paroles, le ton sur lequel il les avait prononcées. En soit ce n’était pas grave mais se mettre dans cet état pour une chambre ? Y cachait-il des clandestins qu’il faisait travailler au noir ? Des armes de guerre ? De la drogue ? ... Elle non plus ne souriait plus.
Elle entendit assez bien Paul soupirer de soulagement. Elle se trouvait dans l’entrée mais pas à portée de main de Paul. Avoir peur de lui ? Sincèrement ? Flic ou pas, fédéral ou pas, entraînée à Quantico ou pas, une femme restait une femme et face à un homme cinglé, en colère ou allez savoir quoi, elle n’avait que peu de chances de s’en sortir indemne.
Paul était passé du statut de petit mignon trop sympa que l’on adore à instable et peut-être violent. En un claquement de doigts elle avait découvert une facette de sa personnalité qu’elle ne soupçonnait pas.
Elle ne savait même pas quoi dire. Quand il se retourna, elle se contenta de le regarder sans bouger. L’air impassible, peut-être même un peu inquiet. Feindre quoi que ce soit lui était dans la seconde impossible.

_ « C’était quoi ça ? Fin, je veux dire, on aurait trouvé une solution plus simple que l’intimidation physique et verbale pour se débarrasser de lui. » Rien dans son ton ne la rendait agressive. Rien n'était vraiment doux non plus. Elle avait juste parlé comme cela venait, froidement à nouveau.
Elle ne le quittait pas des yeux. Son regard plongé dans celui de Paul. Il n’y avait plus rien autour. Juste lui face à elle et des explications qu’il pourrait lui donner afin de la faire se détendre... Ou pas.

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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Mer 23 Déc - 0:53


Hell, no !
Ce n'est qu'après avoir mis Baptiste à la porte, et refermé ladite porte sur lui, que Paul se rendit vraiment compte de ce qui venait de se passer. ✧ Et, en particulier, du fait qu'il avait été complètement sourd aux demandes de Lizzie de lâcher le journaliste, quand il le tenait par le bras. L'espace d'un moment, son esprit avait déconnecté, et maintenant, il allait devoir s'expliquer. Sa colocataire le demandait, et il ne pouvait pas l'en blâmer. Il avait une image très claire de ce qu'il avait fait, de la manière dont il avait menacé Baptiste, et des mots qu'il avait employé. Même son soupir de soulagement alors que la porte s'était refermée devait jouer en sa défaveur. Depuis qu'il ne vivait plus seul dans le chalet, il n'avait pas commis la moindre erreur. Pas la moindre jusqu'à ce que ce type le fasse sortir de ses gonds, cumulant énervement et une certaine anxiété à ce qu'on empiète son espace privé. Il allait devoir rattraper le coup, et pour ça, il fallait que son cerveau travaille vite, très vite même. Le mensonge était toujours la seule option, encore fallait-il en trouver un crédible ...
Le pire, là-dedans, était qu'il sentait sur lui le regard d'Elizabeth, et qu'il n'avait pas vu dedans que de la surprise ou du mécontentement. Il y avait un peu de crainte, la crainte de lui. Il cachait qui il était pour ne pas provoquer de réactions de rejet, mais s'il obtenait les mêmes résultats en l'effrayant, quel était l'intérêt ? Comme Lizzie lui demandait des comptes d'un ton péremptoire, il passa la main sur son visage. Je suis désolé. Je n'aurais pas dû m'énerver comme ça. Il lui semblait évident que les excuses étaient une première étape incontournable, pour qu'elle ne le prenne pas pour un fou furieux. Maintenant, il lui fallait trouver une excuse pour justifier son comportement, qui n'inclue pas le mot "prison". J'ai bossé pendant quelques mois dans le Bronx, dans un lycée. J'étais sensé y être surveillant. Quand des élèves plus massifs que toi et armés tentent de forcer l'entrée, tu apprends vite à te faire respecter de n'importe quelle manière. Il avait bien pensé à "agent de sécurité" aussi, comme profession impliquant de développer certaines aptitudes à la dissuasion, mais c'était un métier trop proche, d'une certaine manière, de celui de flic. Lizzie aurait pu s'étonner qu'il ne lui en ait pas parlé avant, quand ils avaient parlé de son boulot à elle. Il lui avait dit ne surtout pas vouloir faire comme son père et rentrer dans les forces de l'ordre, ce n'était pas pour annoncer quelques semaines après qu'il avait quand même joué les gardiens à sa manière. Il était beaucoup plus facile, à ses yeux, de justifier des capacités physiques liées à un métier de pion. Ce n'était qu'à moitié faux, en plus : des lycées dangereux, à Detroit, il y en avait, et il avait été appelé une fois ou deux pour emmener au poste des élèves devenus trop violents. J'ai sur-réagi parce que ce type m'avait agacé, et que tu n'en voulais pas non plus. Sur le coup, l'intimider m'a paru une bonne solution. C'était idiot. Ca, pour être idiot ... il aimait bien sa cohabitation avec Lizzie, et ne voulait pas que les choses changent entre eux, même s'ils n'en étaient encore qu'à se découvrir. Elle était facile à vivre, ne le stressait pas, et ils parvenaient à discuter sans trop de problèmes, et sans qu'il ait à être en permanence sur le qui-vive. C'était exactement ce dont il avait besoin pour le moment. J'espère que le proprio ne va pas me mettre à la porte après ça. Il avait essayé de dire ça plus ou moins sur le ton de la plaisanterie, histoire de détendre l'atmosphère, sans être bien certain que c'était ce qu'il fallait faire. D'un autre côté, se justifier pendant des heures n'aurait servi à rien non plus, à part à mettre la puce à l'oreille de Lizzie. La pire, c'est qu'il y a même pas de trucs intéressants à voir dans ma chambre. Parce qu'il planquait tout, mais elle n'avait pas besoin de le savoir. Il n'avait pas voulu fermer sa porte à clé, depuis le début, pour qu'elle n'y voie pas un plus grand mystère que nécessaire. D'un autre côté, en ne verrouillant pas sa chambre, il avait pris le risque qu'elle fouille. Et donc, il avait tout dissimulé. Du coup, hormis le mobilier, une photo de lui jeune avec ses parents, et quelques bouquins, il n'y avait absolument rien que Baptiste aurait pu voir et qui eut donné un indice sur qui il était vraiment. En réagissant comme il l'avait fait, il avait peut-être gâché quelque chose. Pourtant, il avait médité juste avant. Ca n'avait pas suffi ... On peut peut-être oublier ça, et aller chercher les décorations comme prévu ?
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MessageSujet: Re: No way this time [PV Lizzie] - TERMINE   Sam 26 Déc - 21:58

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lizabeth était déçue et cela devait se voir dans son regard. Ce qu’elle avait vu la mettait dans une position qu’elle n’aimait pas. Elle était obligée de remettre en question ses impressions et même certitudes concernant son colocataire. Et s’il n’était absolument pas comme elle l’avait initialement imaginé ? Deux personnalités ? Elle n’allait pas se mettre martel en tête pour tout cela mais n’oublierait pas. Il devrait refaire ses preuves et ne pas recommencer. Pas pour si peu, pas comme ça.

_ « Non, je pense que ce n’était pas utile effectivement. » Pas pour si peu non. Ce n’était qu’une chambre merde. Même elle n’en aurait pas fait tout un plat comme cela, et puis cela lui faisait se demander ce qu’il pouvait bien y cacher. Elle n’irait pas l’espionner, m’enfin il fallait avouer que sa réaction laissait penser qu’il devait y cacher quelque chose.
Paul lui expliqua comment il en était venu à régir comme il l’avait fait. Ce que pensa Eli : « Mouais ». Ce qu’il li disait n’expliquait en rien sa réaction selon elle. Il n’avait pas été physiquement menacé alors pourquoi réagir avec la force ? Puis cette intimidation... Elle ne comprenait définitivement pas. C’était trop, beaucoup trop.
Elle se contenta de le regarder avec ses yeux toujours sévères. C’était plus fort qu’elle et quand il avança, elle recula pour s’appuyer contre la rampe de l’escalier. Elle ne le voulait pas à ses côtés maintenant, c’était plus fort qu’elle. Elle aussi avait peut-être une réaction un peu excessive mais tout comme lui, elle ne la contrôlait pas.

_ « Assez oui. Il y avait d’autres solutions que l’on aurait pu trouver. – C’est clair. – Quand j’ai emménagé tu m’as dit que tu ne voulais pas de mensonges ici. Pour ma part, je ne veux pas de violence. » « J’espère que c’est clair » fut ce qu’elle pensa ensuite.
Franchement, elle était vraiment perturbée par ce à quoi elle venait d’assister. C’était troublant et ce qu’il dit ensuite concernant sa chambre ne la fit pas se détendre. « Même pas de trucs à voir d’intéressants dans ma chambre ». Ok, alors agis comme tel. Elle ne le croyait presque pas. Enfin si car il était arrivé à Paul de laisser sa chambre entrouverte et en passant devant, sans forcément vouloir l’espionner elle avait « vu » et effectivement, il ne semblait rien y avoir de particulier. Mais voilà... C’était à se demander « si ? »
Encore, elle ne répondit rien et le regarda juste. Pas comme si elle ne le croyait vraiment pas car ce n’était même pas cela. Elle se sentait juste vidée.
Prendre connaissance de la mort de son indic lui avait mis une sacrée claque et la venue de Baptiste l’avait agacée puis ensuite la réaction de Paul. Sale journée en gros. Trop d’émotions et pas les bonnes.
Il lui demanda ensuite d’oublier et d’aller chercher l’arbre de Noël ainsi que les décorations...

_ « Non. » Elle marqua une pause.

_ « Je suis désolée mais j’ai eu un coup de téléphone tout à l’heure qui m’a un peu plombé le moral. On verra ça plus tard ou ... On verra. » Elle ne mentait pas. Le coup de fil l’avait effectivement perturbée et la réaction de Paul avait fait qu’elle n’avait pas envie de passer du temps avec lui maintenant. Elle était encore trop sous le « choc ».

_ « Je vais aller prendre un bain je pense, sauf si tu as besoin de la salle de bain commune. » Elle allait profiter de la balnéo et écouter un peu de musique. Peut-être même prendrait-elle un verre de vin pour accompagner le tout. Elle oublierait, se détendrait, relativiserait. Paul n’était pas un monstre après tout. Enfin... Normalement.
Elle tenta de sourire sans grand succès puis monta rapidement dans sa chambre pour se préparer. Elle repassa par le salon quelques minutes plus tard pour se prendre le fameux verre de vin. Elle ne repasserait surement pas par le salon ou les pièces communes ce soir. Elle éviterait soigneusement Paul ce soir.

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