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 Three days watch [Alone]

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Meredith Carmichaël
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YOU
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MessageSujet: Three days watch [Alone]   Jeu 31 Mar - 22:22




Meredith
I'm with you
Jour 1, hôpital. Après avoir usé de toute son influence, Meredith avait finalement obtenu de rester auprès de Bennet pour la nuit. Dans son esprit, l'idée même de le laisser une seconde était inenvisageable. Et, tandis qu'on s'enfonçait dans la soirée et dans la nuit, les couloirs s'étaient faits plus calmes, jusqu'à ce qu'elle ait l'impression d'être complètement seule. Parfois, une infirmière passait la tête par la porte, mais l'héritière la voyait à peine. Maintenant qu'elle était seule et que personne ne pouvait l'entendre, elle avait entreprit de libérer son esprit de tout ce qu'elle aurait voulu partager avec Bennet s'il ne s'était pas trouvé dans la même voiture que ses parents et, bien plus important, de lui faire comprendre à quel point elle avait besoin de lui. Ce sujet était d'ailleurs celui sur lequel elle s'attardait le plus.
- Quand on s'est rencontré, je n'aurais jamais pensé que tu occuperais une telle place dans mon coeur et dans ma vie. Peut-être même que j'aurais eu peur de t'embaucher si je l'avais su, tu vois. Parce que tu as tout pris Bennet. Tout. Mon coeur, mon âme ... même mon corps. Il n'y a que toi qui comptes encore vraiment dans ma vie, tout le reste, les autres ... tout est secondaire. Il n'y a qu'à toi que je peux le dire mais ... j'ai l'impression d'avoir plus mal parce que tu es inconscient dans cette chambre, que parce que mes parents sont morts. Je suis même pas certaine que ce soit normal d'aimer à ce point. Alors tu peux pas me laisser. Et puis, penser à ce qu'on fait ensemble, à Whistler. Tu laisserais un travail non terminé ? Ce n'est pas ton genre ! Ce n'est même plus le mien, pas ta faute. [...]
La nuit avait passé ainsi, Meredith s'autorisant à parler à Bennet comme elle ne le faisait jamais face à lui, sans pudeur. Elle l'avait encouragé, incité à se battre, à se réveiller. Parfois, aussi, elle s'était endormie quelques instants contre lui. Ce moment à deux avait pansé un peu de ses plaies et lui avait fait du bien. Elle avait retrouvé un peu de courage pour affronter la journée. Au petit matin, quand la famille de Meredith se présenta à la chambre, elle s'effaça pour leur laisser la place, avec le sentiment d'avoir fait ce qu'il fallait pour son amour.
La journée passa à alterner les périodes de veille avec Bennet, en binôme avec Georgiana, à négocier une extension des horaires de visites pour la famille Monagha, à faire aménager pour eux tous une chambre en une sorte de salon privé. Ce n'était pas grand-chose, mais quand les Monaghan partirent, tard le soir, Meredith avait l'impression que le temps avait passé un peu plus vite.
Jour 2, hôpital. Comme le soir était arrivé, Meredith reprit sa place auprès de Bennet, et attrapa sa main, glissant ses doigts entre ceux de son architecte. Pendant quelques minutes, elle ne fit rien de plus, espérant sentir un mouvement, même le plus léger, de ces doigts dans sa main ; elle aurait tout donné pour avoir l'espoir que Bennet se réveillerait, mais hormis les médecins qui semblaient penser que cela viendrait, rien ne semblait indiquer que son amant soit proche du réveil. Déçue qu'il ne se passe rien, elle reprit son monologue de la veille ; à ne plus l'avoir avec elle, pour discuter comme ils le faisaient habituellement, elle se rendait compte qu'elle n'avait pas perdu qu'un amour, mais aussi un ami. Bennet ne lui répondait plus, maintenant, mais, en dépit de sa tristesse, elle reprit son rôle de petit soldat, décidée à le pousser à reprendre connaissance.
- Nous étions plus organisés aujourd'hui, tu sais, pour veiller sur toi. Tes parents faisaient équipe, et j'étais avec ta grand-mère. Les médecins ne veulent pas que nous nous trouvions tous en même temps dans ta chambre, c'est trop d'agitation. Mais c'est dur de ne pas pouvoir rester vers toi tout le temps. Quand je vois comme ta mère se fait du soucis pour toi, je ne peux pas m'empêcher de comparer avec mienne. C'est idiot, parce que d'un côté, j'aurais aimé avoir l'impression qu'elle m'aimait autant mais, en même temps, si ç'avait été le cas, ç'aurait été encore plus dur de la savoir morte. C'était horrible, de les voir. Je ne supporterais pas de te voir dans le même état, tu comprends ? Tu dois te réveiller. Tu le dois. Georgiana dit que tu es un battant, je sais qu'elle a raison, mais j'ai du mal à garder le moral. J'essaie d'être forte, mais j'aurais tellement besoin d'un signe. N'importe quoi qui me dise que tu m'entendrais. Parce que je t'aime tellement ... Si tu m'entendais te dire tout ça, je parie que tu ne serais pas content. Tu disputerais ta mère aussi. Elle a du mal à cacher son inquiétude. Ton père et ta grand-mère font ça beaucoup mieux.
Cette fois, quand le matin arriva, et que les Monaghan rejoignirent l'hôpital, Meredith dormait. Pour la première fois depuis qu'elle était arrivée au chevet de Bennet, elle était parvenue à dormir pendant deux heures d'affilée ; elle était au bord de tomber littéralement.
Jour 3, hôpital. La troisième nuit fut strictement identique à la précédente. Meredith passa son temps à redire encore et encore à Bennet à quel point elle l'aimait, et comme elle avait besoin de lui. En trois jours, elle avait très certainement usé l'intégralité du champ lexical de l'amour. Elle avait pourtant l'impression d'être encore loin de la réalité, mais puisqu'il n'était même pas certain que Bennet l'entendait, ce n'était pas si grave que les mots soient en-dessous de la réalité. Dans la matinée, en revanche, un coup de fil de Stephen vint la bouleverser.
- Bonjour Meredith, c'est Stephen. Vas-tu mieux, depuis l'autre jour ?
- Bonjour Stephen. Je m'habitue à l'idée. L'état de Bennet est stable. Tu voulais quelque chose en particulier ? Sinon, je voudrais retourner à son chevet.
- Je ne crois pas que ce soit possible. Tu as eu quelques jours pour faire ton deuil, mais maintenant, les investisseurs attendent que tu prennes la relève de ton père.
- Déjà ? Mais ... Bennet ...
- Je sais, mais l'action décroche. Une société comme Carmichaël Resort ne peut pas rester plus longtemps sans PDG. Il faut une annonce forte. Les marchés financiers sont prêts à ce que tu t'affirmes.
- Pas maintenant Stephen. Je ne peux pas quitter Bennet. Et si ... son état s'aggravait ?
- Je comprends. John était mon meilleur ami, et tu es sa fille, tu comptes beaucoup pour Lynette et moi, et nous souhaiterions que tu n'aies pas à traverser une telle épreuve, mais les gens comme toi et moi ne s'appartiennent pas. Nous appartenons aux bourses, à nos investisseurs, à nos collaborateurs. Des milliers de gens dépendent de toi, maintenant.
- S'il te plaît Stephen, ne me demande pas ça. Pas maintenant. Je t'en prie.
- Je te l'ai dit, c'est nécessaire. Je peux temporiser en annonçant une conférence de presse pour demain matin, mais cela signifie que ce soit, tu devras quitter l'hôpital. J'ai besoin que tu sois en forme pour rassurer nos actionnaires.
- Je ... c'est d'accord.
A l'idée de quitter bientôt Bennet, sans savoir quand on la laisserait à nouveau retourner vers lui, Meredith se sentit morne toute la journée. Elle expliqua en deux mots la situation à Georgiana Monaghan, glissant au passage qu'une place serait libre au chevet de Bennet cette nuit et, comme prévu, en fin d'après-midi, Stephen passa la chercher pour la conduire dans le luxueux appartement qu'il occupait avec Lynette, sa femme. Tous les deux s'efforcèrent de la faire manger et de la distraire un peu, mais Meredith leur décrocha à peine un mot et, tôt dans la soirée, Lynette lui glissa dans la main deux cachets blancs, alors qu'elle se retirait dans la chambre qu'on lui avait prêté pour l'occasion.
- J'imagine que les nuits ne sont pas faciles en ce moment. Prends les avant de te coucher, ça t'aidera. Il faut que tu prennes soin de toi, ne serait-ce que pour Bennet.
Jour 4, siège de Carmichaël Resort. A 7h30, la gouvernante de Stephen et Lynette était entrée dans la chambre de Meredith et avait actionné le mécanisme ultra silencieux des volets roulants, avant de tirer sur les épais rideaux de taffetas. Rien de tout cela n'avait réveillé l'héritière, et il avait fallu que Lynette en personne vienne la secouer pour la tirer du sommeil dans lequel les somnifères l'avaient plongée.
A peine était-elle réveillée, que Meredith reprit douloureusement conscience de tout ce qui s'était passé. Son téléphone était vierge de tout message, l'état de Bennet était donc toujours stationnaire. On lui apporta un plateau déjeuner, auquel elle toucha à peine du bout des lèvres, avant d'enchaîner sur une douche pour se sortir de la torpeur dans laquelle elle se trouvait. Elle enfila ensuite une robe noire, stricte, une veste et des escarpins accordés, et s'engouffra dans la berline aux vitres teintées qui les attendait Stephen et elle en bas de l'immeuble du couple.
Arrivée au siège de l'entreprise de son père - la sienne, maintenant, en fait - une assistante l'entraîna jusqu'à une pièce où une coiffeuse et une maquilleuse avaient installé leur matériel. Quand elles en eurent terminé avec elle, Meredith avait l'impression d'être un pot de peinture, elle qui ne portait habituellement que peur de maquillage. Pourtant, l'essentiel du travail avait consisté à masquer les cernes sous ses yeux et son teint cireux, et à lui donner l'air le plus professionnel qui soit. Quand elle prit la parole à la tribune de la grande salle de conférences, devant un parterre de journalistes et de partenaires financiers de Carmichaël Resort, on aurait cru qu'elle revenait de quelques semaines de vacances dans un coin paradisiaque.
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
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