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 Wake up baby boy || Love of my life

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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Wake up baby boy || Love of my life   Ven 1 Avr - 11:28

Here again
Wake up, wake up baby boy
Meredith ✧ Bennet
BIP... BIP... BIP... BIP BIP BIP...
Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Son téléphone qui sonnait ? Une alarme de réveil ? Il n’y voyait rien. Il ne faisait qu’entendre ce son qui l’agaçait au plus haut point. Il essayait pourtant de regarder autour de lui, persuadé que ses yeux étaient ouverts, mais non. Persuadé également qu’il bougeait entièrement dans son lit, puisqu’il était bien dans un lit n’est-ce pas ? En fait, il ne faisait que bouger ses doigts. Doucement. Le bruit l’ennuya encore quelques minutes puis plus rien. Il était à nouveau inconscient. Ce fut une sensation de froid sur son corps, de froid, de mouillé qui le ramena une seconde fois à la pré-conscience pourrait-on dire. Ce qu’il se passait ? Une infirmière faisait sa toilette. Rien de très glamour.... De toute façon il était incapable de bouger. Incapable encore d’ouvrir les yeux. Il entendit des voix, vaguement. En fait, cette espèce de brouhaha l’avait accompagné depuis que les bips avaient commencés à l’ennuyer. Parfois les voix semblaient beaucoup plus loin, parfois elles montaient en intensité comme si les gens s’énervaient... Souvent, il n’y en avait qu’une qui se faisait assez douce à son oreille. Il regrettait de ne pas avoir compris ce qu’on lui disait, si on lui disait bien quelque chose... Peut-être avait-il rêvé après tout ?
Son activité cérébrale avait fait un bond considérable et le médecin était venu l’examiner. Ce qu’il dit ? Il n’en sut rien, d’ailleurs, il ne comprit pas qu’il s’agissait d’un médecin. Il fut simplement affreusement ébloui par une lumière que l’on venait de lui mettre dans les yeux. Le reste resta bien trop confus. Il eut également énormément de douleur alors qu’il était manipulé. Douleur à la poitrine, dans les jambes. Le haut de son corps lui était particulièrement douloureux et il lutta pour ne pas sombrer à nouveau dans la seconde. Ne pas s’évanouir sous la douleur et rester aussi conscient que possible afin de revenir « à la vie ». De profiter des voix, faire quelque chose.
Malheureusement, il ne tint pas aussi longtemps qu’il l’aurait souhaité. Après tout cela il se sentit à nouveau épuisé et retomba dans l’inconscience. Il aurait pourtant voulu faire mieux. Ouvrir les yeux, bouger, parler, comprendre, reprendre possession de son corps.
Les prises de consciences n’étaient jamais très longues et elles ne lui permettaient pas réellement d’être là. Il se sentait comme prisonnier de son propre corps. Désireux de bouger mais incapable de le faire. Pour une personne normale c’était déjà un calvaire alors pour lui... Il allait finir par devoir se mettre en colère pour reprendre le contrôle. Peut-être était-ce là le secret pour revenir ?

La troisième fois fut la bonne. Encore, les bips agaçant puis des voix. Des voix de femmes. Il parvint à bouger la main, et le sentit, puis le bras. Cette fois-ci il avait plus ou moins conscience de son corps. Il ouvrit les yeux et les referma aussitôt et recommença ainsi à plusieurs reprises afin de les habituer à la lumière. Il voulut parler, impossible, d’ailleurs, n’avait-il pas un truc dans la gorge ?! Oui, il avait été intubé, mais ça, il ne le savait pas. Il ne savait même pas où il se trouvait, quel jour on était, qui parlait à côté de lui. Tout était plus clair que les fois précédentes mais pas limpides pour autant. Il était loin de tout analyser correctement.
Les bips se mirent à s’affoler, son bras, qu’il avait déplacé et levé fut rabattu de façon (pour lui) violente. En fait non, c’était sa mère qui lui prenait la main. La sensation de chaleur sur sa paume disparut alors qu’à nouveau il sentait qu’on le touchait un peu partout. Tout était assez flou et il n’y voyait pas bien. Il s’agita alors franchement et de façon incontrôlée.

_ « Bennet, calme moi. On est là, tu es à l’hôpital, tout va bien. » Mouais... Il continua à bouger, il se redressa même sur son lit avant d’être remis en place par médecin et infirmière. Ils n’eurent pas à y aller fortement car à peine avaient-ils posés leurs mains sur sa poitrine qu’une douleur insoutenable le frappa. Les bips que faisaient les machines auxquelles il était branché allaient finir par le rendre dingue tellement ils étaient forts et rapides. Ensuite ? Plus rien. – Ils l’avaient sédaté pour le calmer. Quand il revint à lui, l’intubation avait été retirée, il était toujours branché mais au moins sa gorge était libre. Douloureuse et libre. Le temps qu’il s’était écoulé depuis son dernier réveil ? Des heures, très certainement.
Il grogna donc comme à chaque fois qu’il se réveillait. Comme toujours. Est-ce qu’il savait où il se trouvait maintenant ? Toujours pas.
Ses yeux ouverts, il vit sa mère à côté de lui. Il regarda de l’autre côté du lit et y trouva son père assis. Ses parents lui souriaient. Il grogna encore ou soupira.

_ « Me... » Il essaya de parler mais... Ça ne sortit pas. Sa mère lui donna de l’eau. Elle parlait mais il ne comprenait rien. Son cerveau était encore focalisé sur les bips, sur son corps qui lui semblait peser une tonne, sur la douleur sourde... Sur tout un tas de choses incompréhensibles.
Le tout étant de remettre en place ses idées et pensées.
La première d’entre elle ? Meredith. Mais il n’était pas avec elle avant d’être là ?
Le travail. Non, retour à Meredith, pourquoi ne la voyait-il pas ? C’était d’ailleurs assez étrange car il entendait distinctement sa voix dans son esprit. Pourtant non, elle n’était pas visible.

_ « Meredith ? » Il était ravi de voir ses parents mais c’était sa main à elle qu’il voulait sentir dans la sienne. C’était la seule certitude qu’il avait à l’instant.

_ « Blablabla... Pas là... – Parents morts... Blablablabla... – La compagnie... Blablablabla... » Hein ?!

_ « Meredith ! » Etait-il en boucle ?!
Il n’avait pas fait attention à son père qui s’était levé et était sorti de la pièce. Très vite un médecin lui mit à nouveau de la lumière dans les yeux qu’il tenta de virer à coups de mains non efficaces.
Il le regardait partout et lui posait maintenant des questions auxquelles il devait répondre. Se concentrer donc. Ce que c’était fatiguant !

_ « Bennet Monaghan. [...] 37. [...] Archi... Tecte, designer. [...] On s’en fout... – Vous m’emmerdez ! J’en sais rien ! » Il parvint enfin à le virer de son visage en lui repoussant la main et à présent le médecin lui faisait la morale ou un truc du genre... Il fallait qu’il soit coopératif pour qu’ils puissent voir s’il allait bien ou non. Bonne question, est-ce qu’il allait bien ?
Le médecin recommença à lui poser des questions. « Savez-vous ce qu’il s’est passé ? » Euh... Il le regarda un instant.

_ « On rentrait en ville. On revenait des Hamptons... Et... Je sais pas. Est-ce que quelqu’un peut appeler Meredith ? Je veux la voir ! – Vous me faites mal ! » Pas de doute, il était bien revenu à lui. C’était bien lui et personne d’autre. A peine réveillé, il était déjà hors de lui. En fait il ne comprenait quasiment rien à la situation. On avait beau lui parler et lui répéter les choses, il ne les comprenait pas bien parce qu’il n’entendait pas bien non plus. Les voix étaient comme étouffées, comme s’il avait eu du coton dans les oreilles et la situation était semblable avec son cerveau, comme si celui-ci s’était trouvé dans une espèce de bulle de mousse qui ne laissait passer que peu d’informations.
Il voulut se redresser complètement et même se lever et là, il fut frappé par une douleur qu’il ne fut pas capable d’identifier ni de situer. En fait, la douleur était partie du haut de son corps pour foncer tout droit jusqu’à ses orteils. Malgré lui et sans qu’il ne contrôle rien il poussa d’ailleurs une espèce de hurlement sourd d’ours blessé.
On le fit encore s’allonger correctement et on lui donna une espèce de tube que l’on plaça dans sa main. On le fit appuyer à l’extrémité de ce tube. « Pompe à morphine, pour quand la douleur est trop forte ». Ok. Plus rien. Enfin si, il était encore là, quelque part, mais pas présent. Complètement défoncé en réalité. Il resta sagement allongé à regarder sa mère, son père, sa grand-mère et même Julia venir s’enquérir de son état à tour de rôle, puis il se rendormit. Il était bien quand il dormait.
Il ne rêva pas. Il lutta pour ne pas dormir d’ailleurs car il attendait sa belle. Tout le monde était venu mais pas elle. Sa mère lui avait dit qu’elle allait bien non ? Peut-être pas... Il n’en savait rien.
Il se réveilla. Les lumières étaient toutes éteintes à l’exception d’une espèce de veilleuse et de celles faites par les appareils auxquels il était branché. Il ouvrit les yeux après avoir caresser la main qu’il sentait dans la sienne. Cette main il la connaissait par cœur. Elle était assez petite et fine surtout. Pas de bague.
Il laissa échapper un long soupir de soulagement alors que ses yeux rencontraient enfin ceux de sa perle et même, il sourit. Il aurait voulu la prendre dans ses bras entièrement mais il n’en eut pas la force.

_ « Tu t’es faite désirer. » Bah oui ! Elle n’était même pas là à son réveil ! Ce n’était évidemment pas un vrai reproche. Mais ne pas la voir lui avait fichu une angoisse qu’il n’avait pas été en mesure de gérer correctement.
Ce qu’il avait envie de l’embrasser et de la serrer contre lui. Ne pas pouvoir le faire était tout aussi douloureux que la douleur qu’il ressentait dans son corps.

_ « Tu m’as manqué. » Il ne parlait pas fort. Il ne le pouvait pas et puis il ne voulait pas que qui que ce soit les entende et vienne les déranger.

_ « Est-ce que ça va ? » Est-ce qu’elle allait bien ? Et lui ? Et ... Il voulait juste entendre sa voix en fait. Rien que ça. Elle pourrait même lui raconter des blagues toto, il serait content.
Il fallait tout de même demander comment elle se sentait parce que même si rien n’était encore très clair dans son tête, il se souvenait assez bien d’avant l’accident. La berline avec ses parents. Lui était là, mais eux ? Vivi lui avait dit qu’ils étaient morts non ? Ou était-ce une sorte de rêve ? Il ne savait pas. Meredith allait devoir l’éclairer. Elle était la seule qu’il avait réellement envie d’écouter de toute façon. Il n’était pas prêt avant et pas suffisamment concentré. Maintenant c’était bon. Il allait enfin comprendre.

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Wake up baby boy || Love of my life   Ven 1 Avr - 23:25




ft Meredith & Bennet
Thank you so much
- Bonjour à tous.
Les yeux fixés sur le communiqué qu'elle avait à lire, Meredith déglutit avant de lever les yeux vers l'audience. Elle connaissait l'importance de premier plan de Carmichaël Resort dans le domaine du luxe hôtelier, mais ne s'attendait pas pour autant à ce qu'il y ait autant de monde pour l'annonce de son investiture. Son esprit aurait aimé voguer vers Bennet, mais elle le recadra. Elle devait être là, maintenant, en pleine conscience. Stephen avait raison, elle avait des responsabilités, et ne s'appartenait plus. Elle s'éclaircit la gorge discrètement et entama son élocution, s'efforçant de ne pas trop lire les morceaux de bristol qu'elle apprenait déjà depuis le matin.
- Comme vous le savez désormais, lundi après-midi, John Carmichaël et sa femme, Catherine, sont décédés des suites d'un accident de la route. Vous, investisseurs, actionnaires, medias, et nous, employés de Carmichaël Resort, nous pleurons tous la disparition d'un homme brillant, et intègre, qui a travaillé toute sa vie à faire de sa société le merveilleux géant qu'elle est aujourd'hui. Cette disparition brutale nous laisse tous un peu orphelins, mais nous continuerons d'avancer pour que le joyau de mon père ne cesse pas de briller. Ce jour, le Conseil d'Administration me nommera comme nouvelle PDG de Carmichaël Resort, et je vous promets de dédier toute mon énergie à la société de John, à notre société. Nous ressortirons grandis de l'épreuve que nous traversons actuellement. Je vous remercie de votre attention.
Tandis qu'elle descendait de l'estrade, Meredith fut surprise - et plutôt désagréablement à vrai dire - des applaudissement qui l'accompagnaient. Il était probablement excellent que les actionnaires et investisseurs aient été convaincus par son élocution, mais elle n'oubliait pas le pourquoi de ce communiqué : elle était orpheline, et son compagnon était entre la vie et la mort. Il fallait pourtant qu'elle repousse loin toutes ces pensées : elle avait des mains à serrer, des banalités à échanger, et des interviews à promettre.
Quand, finalement, elle put rejoindre sa "loge" pour récupérer ses affaires - et surtout son téléphone portable - il n'y avait rien. Aucun message lui indiquant que Bennet allait mieux. Rien, d'ailleurs, indiquant que son état s'était dégradé non plus, mais cela ne suffisait pas à être une bonne nouvelle.
Accompagné d'une assistante de son père, elle monta dans l'ascenseur jusqu'au dernier étage de la tour qui abritait le siège de Carmichaël Resort. Elle connaissait bien le gigantesque bureau que son père y occupait, pour y avoir joué dans les maquettes d'hôtels, quand elle était enfant.
Stephen et quelques autres membres du top management de la société avaient leur bureau là, ainsi que quelques assistants et assistantes chargés de leur faciliter la vie à tous. Meredith fut présentée à chacun d'entre eux de façon officielle, avant de prendre ses quartiers dans le bureau de son père. Assise dans son fauteuil, elle contempla les lieux, réalisant difficilement qu'elle n'était plus une petite fille mais la nouvelle PDG de sa société.
Elle allait appeler les parents de Bennet pour prendre des nouvelles quand Stephen vint l'assommer d'informations. Celle qu'elle retint en premier lieu fut qu'elle aurait à se déplacer aussi tôt que possible sur les lieux de chacun des palaces Carmichaël dans le monde pour être présentée. Immédiatement, elle pensa à Bennet, qu'elle ne pourrait pas laisser ainsi, seul. Comment allait-elle faire ?
Stephen était encore en train de lui présenter les organigrammes de la société quand on frappa à la porte. Sur le coup, elle ne réagit pas, attendant que la voix familière de son père autorise les visiteurs à entrer avant de prendre conscience que désormais, la voix familière serait la sienne. La porte s'ouvrir donc sur un assistant apportant deux plateaux-repas.
- Le Conseil débute dans 15 minutes.
- Posez les plateaux sur la table réunion, merci.
Meredith n'avait pas vu l'heure passer mais, effectivement, il était presque 14h30. Observant l'associé de son père manger avec appétit, elle se força à faire elle aussi honneur à son plateau, mais seul Bennet parvenait à faire de l'heure des repas un moment agréable ; elle repoussa bientôt son plateau, et avala un grand verre d'eau. Quelques minutes plus tard, elle entrait dans la salle de réunion où se tenaient les conseils d'administration.
La réunion lui parut longue, et le fut. Les sujets réellement professionnels ne furent abordés qu'après que les différents membres lui aient présenté leurs condoléances, et après de longues minutes à se remémorer John. Evidemment, son approbation comme PDG ne posa aucun problème : aucun des membres présents n'aurait osé s'opposer à l'actionnaire majoritaire, qui possédait plus de 75% des parts de l'entreprise. C'est à peu près à ce moment-là qu'ils perdirent Meredith. Sur la table, son téléphone avait vibré, et le numéro du père de Bennet était apparu. On lui avait laissé un message vocal, qu'elle ne pouvait même pas consulter. Bennet allait-il bien ? Etait-il réveillé ? Ou ... non. une autre hypothèse n'était pas envisageable, elle ne pouvait pas y penser. Et pourtant ... son esprit ne cessait d'osciller entre l'idée qu'elle le reverrait bientôt - si cette réunion à la con finissait par se terminer - et la hantise qu'on lui annonce quelque chose de grave. Il avait déjà fait un arrêt cardiaque, dont elle se rappelait chaque seconde. Sous la table, son pied tapotait sur la moquette crème et pourtant impeccable de la pièce ; ce premier conseil ne se déroulait pas dans des conditions idéales, décidément, et, outre les notes qu'elle prenait avec le Meierstück de son père, son cahier de notes se couvrait de gribouillis. Quant à sa montre, qui égrenait les minutes si lentement, elle ne lui était d'aucun secours, lui rappelant Bennet en permanence.
Quand, finalement, le meeting toucha à sa fin, Meredith s'extirpa précipitamment de son siège et attrapa immédiatement son téléphone. Quelques secondes plus tard - encore bien trop longues à son goût - la voix du père de Bennet lui annonçait qu'il était réveillé, et que les médecins semblaient penser qu'il n'aurait aucune séquelle. Même en parcourant encore dans les couloirs de l'entreprise, l'héritière sentit les larmes de soulagement se mettre à couler, et ne chercha pas à les retenir. Elle accéléra plutôt le pas, balança cahier et stylo sur son bureau et attrapa son sac à main à la volée. Revenue dans le grand open space qui abritait les bureaux des assistants, elle s'écria à la volée.
- Trouvez moi une voiture, tout de suite. Je veux qu'elle m'attende quand je sortirai de l'ascenseur.
La nuit était tombée dehors, preuve que l'heure était déjà passablement avancée, et elle ne voulait plus perdre une seconde. Heureusement, quand elle sortit de l'ascenseur, on lui fit savoir qu'une voiture l'attendait effectivement devant l'entrée. Elle se précipita à l'intérieure sans chercher à faire preuve de politesse ; elle n'avait plus le temps pour ça. Elle avait Bennet à voir.
- Conduisez-moi à l'hôpital, tout de suite.
Arrivée, elle se précipita à l'étage de la chambre de Bennet et, même, au chevet de son amour. Elle s'arrêta sur le pas de la porte, d'un seul coup un peu prise d'une sorte d'appréhension ; une infirmière, qui passait là, la rassura sans le savoir.
- Il dort, mais allez-y. Vous êtes Meredith, n'est-ce pas ? Il vous a réclamée toute la journée.
Son coeur se gonfla à cet aveu, et elle n'eut plus de scrupule à entrer. Elle s'installa dans le fauteuil qu'elle avait occupé presque toutes les nuits depuis l'accident, et glissa sa main dans celle de Bennet, impatiente qu'il se réveille mais, dans le même temps, tellement soulagée qu'il soit simplement en train de se reposer qu'elle ne voulait surtout pas provoquer son éveil. Très très doucement, elle posa ses lèvres sur la main de Bennet, dans une esquisse de baiser, et, en sentant une légère pression en réponse, un sourire immense se dessina, lui redonnant de la patience.
Elle fut, d'ailleurs, bientôt récompensée ; le pouce de Bennet caressait sa main comme il le faisait toujours. Ses yeux étaient toujours fermés, mais il était réveillé. Quand, finalement, il ouvrit les yeux, Meredith lui adressa un sourire doux ; intérieurement, elle oscillait entre une forme d'excitation de le savoir sorti du coma, et la retenue qui allait avec son état. Elle étendit son bras disponible jusqu'à la tête de Bennet, et caressa doucement sa joue.
- Je n'ai pas pu consulter le message de ton père tout de suite. J'ai cru que je ne pourrais jamais m'échapper. Comment te sens-tu ? J'ai eu tellement peur.
Bennet murmurait, ce que Meredith mit sur le fait qu'on l'ait intubé, et l'héritière se demanda jusqu'à quel point il souffrait. Elle rêvait de poser la tête sur son torse, d'entendre son coeur battre ... de retrouver ce contact physique rompu entre eux depuis trop longtemps maintenant. Bennet et elle, quoique peu diserts quant à leur relation, entretenaient une proximité physique permanente, qui lui manquait terriblement. Jamais, cependant, elle n'aurait pris le risque d'augmenter sa douleur, aussi se contenta-t-elle de l'embrasser sur le front.
- Maintenant que tu es réveillé, ça va oui. Enfin ... père et mère sont morts, tu sais. J'étais au siège, aujourd'hui, je n'ai pas eu le choix. J'aurais tellement préféré être avec toi, plutôt qu'à ce conseil d'administration. On ne vivait plus, ces derniers jours. Ta famille devait être soulagée. Je leur avais laissé mes clés de chez toi pour qu'ils puissent se reposer.
BY .TITANIUMWAY


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I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Wake up baby boy || Love of my life   Dim 3 Avr - 15:20

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Meredith ✧ Bennet
Après ce qui lui parut être une éternité, Meredith fut enfin là, avec lui. Près de lui et surtout, elle le touchait. Ce contact lui faisait oublier la douleur en réalité. Enfin, c’était ce qui lui semblait ou alors était-ce le fait qu’il soit encore un peu occis ? Il n’en savait rien et à vrai dire il s’en fichait. Le plus important étant qu’ils soient enfin réunis tous les deux.

_ « Tu étais au siège de l’entreprise ? Je crois que je t’ai vue à la télé mais... C’est flou... – Ne t’en fais pas pour ça. Le travail avant tout hein ? » C’était sa politique à lui après tout... Lui ne serait pas parti, il se serait surement démerdé autrement en fait. Aurait exigé une salle de conf’ à l’hôpital et aurait tout fait d’ici ou... Allez savoir. Il ne l’aurait pas laissée mais peut-être était-ce là son côté macho et protecteur qui parlait. Peut-être même qu’en réalité il n’aurait pas pu ne pas la laisser... Cci dit, personne n’imposait quoi que ce soit à Bennet, pas même ses clients... En voulait-il pour autant à Meredith ? Non. Elle avait fait ce qu’elle devait faire pour l’entreprise. L’empire même. L’important était que maintenant elle était là et qu’elle allait rester et qu’ils ne se sépareraient plus.

_ « Ça va, ne t’inquiète plus. Tout va bien. » En fait, tout n’allait pas bien puisqu’il souffrait atrocement alors que les effets de la morphine disparaissaient. Il y avait aussi son cœur qui lui faisait mal, ses côtes qui pour certaines étaient surement brisées. Ses clavicules, pommettes... Tout le haut de son corps en réalité. C’est une horreur mais Meredith ne devait pas le savoir. Elle devait le voir comme elle l’avait toujours vu, à savoir en pleine forme ou du moins fort.
Il était vivant contrairement à ses parents. Il ne devait pas se plaindre, il n’en avait pas le droit.
Il esquissa donc un sourire pour lui montrer que tout allait au mieux.
Elle lui confirma qu’elle était au siège, qu’elle avait eu peur, qu’elle aurait préféré être avec lui. C’est tout ce qu’il voulait entendre en réalité.
Mais la mort de ses parents... C’était un sacré coup. Il ne se souvenait de rien de l’accident. Ils roulaient et puis... Un choc. Il avait des flashs. Un échange de regard apeuré entre lui et ... Il ne savait pas. Des choses qui volent dans l’habitacle. Des bruits extrêmement forts et sourds et indéfinissables. Ensuite c’était noir. Il avait repris connaissance dans l’ambulance, du moins c’est ce qu’il croyait de par les flashs. Ensuite, à nouveau, plus rien jusqu’à se reprises de conscience. Le coma était loin d’être un état dans lequel le corps passait un bon moment. L’état d’inconscience n’était fait que de rien, de noir, de fatigue extrême qui ne vous quittait pas. Quand enfin vous reveniez, ce n’était pas mieux. Votre cerveau semblait plus éveillé que votre corps et les deux étaient incapables de communiquer ensemble. La fatigue, encore, finissait par vous prendre et la douleur qui vous épargnait plus ou moins durant les périodes « off » venait vous frapper à la manière d’un semi-remorque.

_ « Je suis désolé pour tes parents. Vraiment... Je suis désolé Meredith. » Il fit un effort considérable pour parvenir à se redresser légèrement et à la prendre dans ses bras.
Il souffrait le martyre et au bout de quelques secondes à peine d’étreinte il se mit à transpirer et à grimacer sous la douleur. Il finit donc par la lâcher malgré lui avant de se mettre à hurler de douleur.
Il continua pourtant à essayer de lui sourire même si son visage n’exprimait absolument aucune douceur. Le coma ne l’avait pas tué mais la douleur le ferait peut-être ?
Meredith lui apprit ensuite qu’elle avait donné ses clés, les clés de son sanctuaire à sa famille. Il cessa de respirer quelques secondes.

_ « Oh... Et... Ils ont acceptés ? » L’angoisse !
Il ne voulait pas de ses parents chez lui quand il n’y était pas et même quand il s’y trouvait il leur prenait toujours une suite quelque part. Sa grand-mère adorait le Waldorf alors c’est là qu’il les envoyait, sinon il y avait le Plaza dont elle adorait également la vue sur le parc. Enfin... Tout sauf chez lui ! Son père était toujours en train de critiquer l’endroit qu’il trouvait mal fichu à son goût et sa mère trouvait toujours quelque chose à redire sur les œuvres d’art que Bennet affectionnait tant. Il ne voulait pas de sa famille chez lui ! Et puis... Sa mère voulait toujours tout réorganiser et ce surtout quand elle était stressée... Il allait rentrer chez lui et plus rien ne se trouverait à sa place originelle ! Pourrait-il ne serait-ce que râler ? Même pas, car elle jouerait la carte de la mère morte d’inquiétude pour son fils dans le COMA !
Au moins, cela le faisait penser à autre chose que son corps qui réagissait n’importe comment à toute tentative de mouvement et pendant une seconde ou deux il en oublia même la douleur.
Cela ne dura malheureusement pas.

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Wake up baby boy || Love of my life   Lun 4 Avr - 0:05




ft Meredith & Bennet
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Bennet pensait l'avoir vue à la télévision ? L'espace d'un instant, Meredith se demanda ce qu'il aurait pensé d'elle s'il avait été en mesure de vraiment observer sa "prestation" ; c'était la première fois qu'elle était en directe, et qu'il ne s'agissait pas de parler de son style vestimentaire ou des produits qu'elle utilisait pour entretenir son teint de porcelaine. Elle avait été trop déphasée pour ressentir le stress et, apparemment, elle s'en était bien tiré. L'un expliquait peut-être l'autre ... Quoiqu'il en soit, ce n'était pas dans ces conditions qu'elle aurait imaginé accéder à de hautes fonctions chez Carmichaël Resort. Son père aurait dû lui proposer un poste après qu'elle ait fait du Carmichaël Whistler un vrai bijou ultra rentable ; Bennet aurait pu être fier d'elle. Au lieu de ça, elle avait hérité, quelques mois après que son père l'ait mis sous la menace de la déshériter. Quelle ironie ...
Mais rien de tout ça n'était grave ; la mort de ses parents l'était, évidemment, et le coma de Bennet l'avait été. Maintenant qu'il était réveillé, cela allait un peu mieux - beaucoup, même. L'idéal aurait été de ne pas avoir Carmichaël Resort. Après Stephen qui lui disait qu'elle ne pourrait plus s'appartenir - l'expression la hantait - Bennet affirmait que le travail passait avant tout ; présentement, Meredith n'était pas d'accord avec ça. C'était lui qui aurait dû passer avant tout le reste ! Il était ce qu'elle avait de plus précieux au monde, bien plus que Carmichaël Resort. Carmichaël Resort était l'empire de son père, et elle respectait tout ce que cela représentait, bien sûr, mais elle ne se couchait pas à côté de l'entreprise, le soir.
- Non, non. Le travail ne devrait pas passer en premier.
Et pourtant elle n'avait pas le choix. Tout disait que les jours à venir seraient compliqués à gérer, mais pour le moment, elle voulait profiter simplement de l'instant. Sentir que les mains de son amour étaient à nouveau chaudes, comme ses joues. Pendant toutes ces heures à son chevet, c'était une des choses qui lui avait le plus fait peur : Bennet était celui qui la réchauffait quand elle avait froid, qui réchauffait le lit quand ils allaient se coucher. Durant son coma, ça n'avait pas été le cas, et cela lui avait fait peur.
Maintenant, Bennet lui disait de ne pas s'inquiéter ; plus facile à dire qu'à faire. Il était à peu près acquis qu'il n'aurait pas de séquelles, mais en dépit des efforts qu'il faisait à le cacher, elle voyait bien qu'il grimaçait à intervalles régulières. Il continuait pourtant de lui sourire, pour appuyer sa demande qu'elle ne s'inquiète pas ; elle le connaissait bien, maintenant, connaissait la supercherie, mais cela faisait partie des choses qu'elle aimait chez lui. Il avait ce besoin constant de la protéger, même quand elle n'en avait pas forcément besoin, auquel elle s'était habitué et qu'elle appréciait, en vérité. Même à l'instant, alors qu'il était sur son lit d'hôpital, le simple fait qu'il lui dise qu'il était désolé pour le décès de ses parents agissait comme un baume, parce qu'elle savait tout ce qu'il ne disait pas derrière. Qu'il serait là pour elle, bien qu'étant celui qui avait le plus besoin de l'autre pour le moment.
- J'ai du mal à réaliser. Mais ... si je t'avais perdu avec eux ... ou même à leur place, bien qu'elle ne le dise pas à voix haute ç'aurait été tellement pire. Jamais je n'ai eu aussi peur de ma vie.
Si Bennet était mort dans l'accident, elle serait devenue folle, sous réserve d'avoir pu continuer à vivre. Elle avait une telle certitude qu'elle n'aurait plus pu continuer à vivre, qu'elle le laissa l'enlacer en dépit des promesses qu'elle s'était faites de ne surtout pas lui faire mal. Quand il la relâcha, la souffrance se lisait si fort sur son visage qu'elle regretta ces quelques secondes dans ses bras. Elle y avait été trop bien, mais il en payait le prix. Avisant la pompe à morphine, elle lui remit le déclencheur dans la main, tout en caressant son front.
- Ménage-toi. Tu te fais du mal.
Meredith ne savait pas bien quelles étaient les recommandations s'agissant des pompes à morphine, ni s'il y avait un risque que Bennet fasse une surdose, mais le système devait être prévu pour non ? De toute façon, rien qu'à voir le rictus sur son visage, il était clair qu'il ne pouvait pas rester dans cet état. Son amant avait beau essayer de faire passer ça pour un sourire, Meredith n'était pas dupe. Elle le laissa néanmoins gérer ça seul, et essaya plutôt de détendre l'atmosphère sur la question des clés. Il avait ouvert une brèche qu'elle comptait exploiter, en espérant que cela fonctionnerait.
- Oh oui, ta grand-mère était enchantée. Ils ont quitté l'hôpital dans l'instant.
Le sourire sur son visage devait la trahir autant que le ton de sa voix, mais elle se reprit quand même.
- Je plaisante. Elle a gardé les clés au cas, et me les a rendues le lendemain, ils avaient trouvé une suite au Waldorf. D'après elle, je suis une privilégiée.
Ce qui lui convenait très bien. Elle ne pouvait pas dire qu'elle se sentait particulièrement à l'aise dans l'appartement de Bennet en son absence, mais il y avait la symbolique du cadeau ...
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Wake up baby boy || Love of my life   Lun 4 Avr - 18:17

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Oui, il avait l’impression de l’avoir vue à la télévision mais il n’avait aucune certitude quant à cela. Il avait aussi l’impression qu’elle lui avait beaucoup parlé quand il était encore dans le coma mais là encore, c’était très incertain. Ce n’était que des impressions... Des impressions très douces en réalité puisque la voix de Meredith, bien qu’assez grave pour une petite créature comme elle, était toujours très douce aux oreilles de Bennet.
Si ça se trouve elle lui avait dit tout un tas de trucs débiles comme on le fait avec les gens inconscients ? « Réveille-toi, je ne peux pas me passer de toi, je t’aime plus que tout » etc etc... Soyons honnête, il aurait fait la même chose en ajoutant à tout cela : « Si tu me quittes, je te jure que je te retrouve et que j’te le fais payer ! Cher ! Je te l’interdis, ne me quitte pas, c’est un ordre ! » Il était incapable de n’être que douceur et surtout cela lui permettait de ne pas souffrir de trop... En théorie.

_ « Il ne devrait pas si tu étais coiffeuse... Tu as hérité d’un empire alors... Tu dois t’en occuper. » Il disait cela maintenant, le discours changerait peut-être.
Il disait cela mais encore une fois, lui ce serait démerdé autrement et ne l’aurait pas laissée. Il aurait été là à son réveil. Peut-être était-ce parce qu’il avait l’âge pour lui et plus de caractère ? Les gens n’osaient pas tenter de lui imposer quoi que ce soit. Même ses clients prenaient des gants... Mais oui, ou non... Il ne dirigeait pas un empire... Il tenta tout de même de rester le plus positif possible et de ne rien reprocher à Meredith, elle n’en avait pas besoin.

_ « Ca va mieux maintenant, je suis là, je vais bien. Très bien. » Mouais. Tellement bien que quelques secondes plus tard elle fut contrainte de lui donner la pompe à morphine car il allait surement perdre connaissance sous la douleur !
A peine le déclencheur fut-il dans sa main qu’il appuya dessus. Merveille. A défaut de l’avoir vu saoul elle le verrait défoncé !
Il se reposa d’ailleurs dans le lit, tête contre l’oreiller, le regard un peu plus dans le vague.
Meredith tenta ensuite de lui faire une blague mais il ne percuta pas. Sa grand-mère trop contente qui serait allée chez lui avec ses parents. Finalement, heureusement qu’il avait appuyé sur sa pompe, ça lui permettait d’éviter la crise d’angoisse.

_ « Une privilégiée ? Pourquoi ça ? – Je vais fermer les yeux, tu veux bien ? Tu restes avec moi ? Tu peux te mettre à côté de moi peut-être ? Je t’aime tant Meredith Carmichael. Tant... » Est-ce qu’elle lui répondit ? Il n’en sut rien parce qu’il s’était endormi. Cela lui avait pris deux secondes et il n’avait pas fini de parler qu’en réalité il dormait déjà.
Il était absolument incapable de faire plus. De bouger plus, de rester conscient plus longtemps, de tenir une conversation. A chaque fois qu’il se réveillait il se sentait pouvoir tenir et puis non. Il y avait la douleur qui le tuait mais aussi l’extrême fatigue. Le genre contre laquelle vous ne pouvez lutter. Ajoutez là- dessus la morphine et forcément, il sombrait.

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MessageSujet: Re: Wake up baby boy || Love of my life   Lun 4 Avr - 22:24




ft Meredith & Bennet
Thank you so much
Elle avait hérité d'un empire ... Même pour elle, qui savait pratiquement depuis sa naissance quel type de vie l'attendait, il y avait de quoi avoir la tête qui tournait. C'avait été si soudain, sans compter les circonstances dans lesquelles cet empire avait été acquis ... Mais voilà, même si Meredith n'avait rendez-vous que dans quelques jours avec le notaire de ses parents, Carmichaël Resort était à elle désormais, et elle devait en assumer la responsabilité. Stephen le lui avait clairement fait comprendre, Bennet le lui disait également ... Elle persistait pourtant à n'être qu'à moitié convaincue. Elle n'était toujours pas certaine que son entreprise vaille mieux que son compagnon, ou qu'il n'y aurait pas eu une autre solution. C'était fait, mais elle le regrettait. Elle regrettait de ne pas s'être trouvée au chevet de Bennet pour son réveil, de ne pas avoir été la première personne qu'il avait vu en se réveillant. Elle avait eu l'impression de le laisser tomber, même s'il ne semblait pas voir les choses comme ça.
Au contraire, il s'efforçait de rester fort, de la soutenir et de la réconforter, comme si les rôles étaient inversés. Elle avait eu sa dose de moments difficiles ces derniers jours, bien sûr, et les somnifères de Lynette, qui lui avaient permis de passer une bonne nuit la veille, avaient été salutaires, mais elle ne voulait pas être celle qui avait besoin de son conjoint même quand il était celui qui souffrait le plus. Elle voulait être forte pour Bennet, et non le contraire. Impossible, pourtant, de nier que l'entendre dire "je suis là" faisait un bien fou. Si elle l'avait pu, elle l'aurait serré aussi fort que possible dans ses bras, mais il avait trop mal pour ça.
Meredith vit tout de suite qu'il avait activé sa pompe à morphine ; ses yeux s'étaient comme perdus, alors qu'il avait reposé la tête sur l'oreiller. Sur le coup, elle paniqua, craignant qu'il ne supporte pas la dose de morphine ; et si elle avait fait une connerie en lui donnant la pompe ? Heureusement, il reprit bientôt la parole, vraisemblablement sans avoir retenu ce qu'elle lui avait dit auparavant, ou seulement à moitié. C'était sans doute la morphine qui faisait effet, d'ailleurs, il était en train de tomber dans le sommeil à vitesse grand V. Elle eut quand même le temps d'approuver, alors qu'il lui demandait si elle resterait. Stephen et elle avaient eu une discussion à ce sujet dans la voiture qui la menait à l'hôpital, et elle avait refusé de passer une deuxième nuit loin de Bennet. Cette décision-là était ferme et définitive, rien n'aurait pu la faire revenir dessus.
- Je serai là à ton réveil. Moi aussi je t'aime plus que tout Bennet.
Mais de là à se coucher à côté de lui ? Elle en avait tellement envie, il lui manquait tellement ... Poser la tête dans le creux de son épaule, sentir son odeur, entendre son coeur battre ... Tout ce qu'elle aimait quand elle dormait dans ses bras, tout ce à quoi elle n'avait plus eu droit depuis une semaine ... D'ici quelques heures à peine, il lui faudrait retourner au siège, pour prendre en main au plus vite les sujets restés en attente avec le décès de son père. Elle pouvait bien s'accorder nuit bien, vers son amour, d'autant qu'il le lui avait demandé. Silencieusement, elle retira ses escarpins et se glissa à côté de Bennet, se faisant toute petite. Elle était si bien là, qu'elle n'eut besoin d'aucun cachet pour s'endormir.
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