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 Funerals [PV Bennet]

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Funerals [PV Bennet]   Mer 6 Avr - 7:53




ft Meredith & Bennet
Last goodbye
Le moment était finalement venu : aujourd'hui, Meredith enterrait ses parents. Pour la peine, elle ne s'était pas rendue chez Carmichaël Resort ; congé avait été donné à tous les employés du siège afin de leur permettre d'assister aux obsèques, elle incluse, bien qu'elle ne fut pas une employée. Depuis qu'elle avait repris les rênes officiellement, quelques jours auparavant, elle y était allée tous les jours, même le dimanche. La somme d'informations à digérer était énorme, et sans Stephen pour lui permettre d'appréhender tous les sujets, elle ne s'en serait jamais sortie. Il y avait pourtant des urgences, qui ne toléraient pas qu'on diffère encore leur traitement. L'associé de son père la soulageait incroyablement, grâce à sa maîtrise des sujets ; avec lui, elle se sentait moins perdue.
Leur seul sujet de discorde résidait au niveau de Bennet ; Meredith persistait, depuis le réveil de son compagnon, à dormir vers lui. Une voiture passait la chercher aux aurores à l'hôpital pour l'emmener jusqu'au siège de Carmichaël Resort, où elle prenait une douche dans la petite salle d'eau aménagée dans le bureau de son père. Elle avait fait commander une collection de robes noires à ses assistantes, et petit-déjeunait là également. Stephen aurait voulu qu'elle prenne un vrai repos, et vienne dormir dans l'appartement qu'il possédait avec sa femme à quelques encablures de celui des Carmichaël, où Meredith refusait de se rendre. Mais quitter Bennet ? Pour rien au monde elle ne l'aurait voulu. Même si parfois, son amour dormait quand elle arrivait et dormait encore quand elle repartait, même s'il ne savait même pas qu'elle venait dormir vers lui, elle avait trop besoin de lui et de sa présence pour s'en passer ne serait-ce qu'une nuit.
Cette nuit avait fait exception à la règle : Stephen et Lynette avaient usé de tout leur poids et utilisé l'argument qu'elle pourrait se permettre de dormir un peu plus tard, ce qui ne serait pas forcément compatible avec les horaires d"hôpitaux, pour la convaincre. Meredith s'était donc contentée de passer voir Bennet dans la soirée, après sa journée de travail, avant de rentrer chez l'associé de son père. Là, les somnifères avaient rapidement eu raison d'elle, et elle avait sombré non sans un certain soulagement physique.
Elle ne s'était réveillée que tard, le lendemain matin, avec la tête encore lourde de sommeil et un mal de crâne perçant. Les obsèques devaient avoir lieu en début d'après-midi, et elle avait espéré pouvoir aller voir Bennet avant cela, quand elle se rendit compte que l'après-midi était en réalité presque là. Avant cela, il lui fallait rejoindre son grand-père et sa famille proche pour un déjeuner de famille en comité ultra-restreint.
Ludmilla, entre autre, s'était montrée un soutien à la hauteur, dans les bras de laquelle Meredith s'était volontiers laissée aller à pleurer. Sa tante en avait fait autant ; en dépit de la distance physique, elle et John avaient toujours été proches. Et, finalement, un cortège de voitures noires aux vitres opaques était passé les chercher tous, pour les mener à l'église. L'esprit vide, Meredith tentait de rester stoïque : elle devait affronter dignement l'épreuve à venir.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Mer 6 Avr - 12:56

°°°
Funerals
Meredith ✧ Bennet
_ « Vous voulez sortir ? Très bien mais sous certaines conditions. Vous aurez, à vos frais, une infirmière à domicile. Vous devrez revenir pour des contrôles fréquents à l’hôpital. Vous devrez dormir avec un Holter durant le temps qu’il faudra pour que nous soyons certains que vous ne courrez plus aucun risque. Vous ne devrez faire aucun effort excepté ceux demandés par votre kiné. L’infirmière qui vous accompagnera le fera à la manière d’une sangsue que cela vous plaise ou non. – Vous aurez évidemment à signer une décharge avant votre sortie puisque nous nous opposons à celle-ci. » Il avait écouté en serrant les mâchoires et en regardant le médecin comme s’il était en train de le désintégrer avec des rayons lasers cachés dans ses yeux.
Sa grand-mère ne lui avait pas laissé le temps de répondre et avait enchaîné en demandant où elle pouvait trouver une infirmière suffisamment compétente et costaud, pour s’occuper de son petit-fils.
Il était neuf heures du matin et il devait retrouver Meredith en début d’après-midi pour l’enterrement de ses parents. Voilà pour quelle raison il avait fait un tel ramdam pour pouvoir sortir aujourd’hui. Etait-il prêt ? Certainement pas et lui-même le savait. Il avait toujours aussi mal et les exercices demandés pas le kiné accentuaient encore un peu cette douleur déjà quasi insurmontable. Il ne disait rien, rongeait son frein et travaillait pour être capable de se tenir debout et de donner le change cet après-midi. Pour le reste... Il verrait bien.
Si le physique lui en faisait voir de toutes les couleurs, il en allait plus ou moins de même avec son moral. Bennet n’était pas le genre à se sentir déprimé mais l’impuissance dont il était victime le rongeait lentement. Il ne pouvait être actif comme il avait l’habitude de l’être. Il était bloqué au lit et même maintenant, alors qu’il savait qu’il allait sortir, il n’était pas convaincu de parvenir à faire grand-chose. Cela prendrait du temps et son médecin lui avait dit que compte tenu des circonstances il se débrouillait très bien. Evidemment qu’il se débrouillait très bien, il s’agissait de lui, mais c’était trop long ! Beaucoup trop long !
Autre chose : Meredith. Ils ne se voyaient quasiment pas. Quand elle arrivait le soir il dormait et même s’il se réveillait les médicaments l’empêchaient de rester conscient suffisamment longtemps pour profiter d’une conversation avec elle. Le matin, le moment où il était le plus en forme, elle était déjà partie au moment où il ouvrait les yeux. Il voulait être là pour elle, la soutenir, l’aider, lui dire qu’il était fier d’elle, mais il n’en avait jamais l’opportunité. A cela, il fallait ajouter une espèce de ras le bol lié à l’absence de sa belle. Son moral n’étant pas au top, il avait tendance à se sentir « abandonné ». Meredith était partout mais presque jamais avec lui. Tout ce à quoi il pensait jour et nuit était elle (avec le travail qui prenait du retard et qui l’angoissait également un maximum) et elle, elle brillait par son absence à ses côtés. C’était dur.
Oui il lui avait dit que le travail primait. Oui, il le pensait. Evidemment qu’il le pensait, on ne devient pas Bennet Monaghan en se tournant les pouces... Pourtant... Plus les jours passaient et plus il pensait que Meredith aurait dû être plus présente pour lui.
Il finit par signer la décharge et pu sortir de l’hôpital par la petite porte. Les journalistes faisaient encore le pied de grue entre le siège de Carmichael Resort et ici.
Il monta dans la berline, noire, une [marque] et fut pris d’une angoisse qu’il ne vit pas venir. En réalité cette voiture était la même que celle dans laquelle il était monté et avait eu l’accident. Il avait beau tout mettre de côté et enfermer chaque chose dérangeant dans une boîte, il n’était jamais à l’abri de les voir sortir et le frapper en plein visage. La voiture lui avait fait ce coup-là.
Il ne dit rien de tout le trajet qui le conduisit chez lui et resta parfaitement immobile, la main cramponnée à la portière. Ses parents tentèrent de lui parler mais rien n’y fit.
Il fut d’ailleurs le premier à sortir et à entrer dans son immeuble. Le portier le salua en lui disant qu’il était ravi de le voir en forme. Il lui répondit par un sourire rapide et s’engouffra dans l’ascenseur qu’il retint à l’attention de son père.

_ « Je vais me reposer avant les funérailles. Me préparer ensuite. Ça ne sert à rien que vous m’accompagniez là-haut. Je vais dormir et enfiler un costume. Peu de chance que je me tue à la tâche. Promis. – Oh, et changez de voiture. S’il vous plait. » Convaincre son père avait été assez simple en réalité. Il n’était pas toujours coulant mais depuis que Bennet avait eu 21 ans il ne lui avait plus vraiment fait de sermon.
Bennet put donc monter chez lui et s’écrouler littéralement sur le canapé. Ses médicaments avaient déjà été livrés et il prit un anti-douleur. Il avait attendu le plus longtemps possible avant de le faire mais ne tenait plus.
Son réveil le ramena à la réalité une heure avant le début des cérémonies. Il se leva difficilement, à la manière d’un homme de quatre-vingt-dix ans et alla prendre une douche. Ensuite, il se prépara.
Quand il se regarda dans le miroir, ce fut surement la première fois de sa vie qu’il se trouva affreux. Il avait une tête de déterré et surtout, les stigmates de l’accident se lisaient encore à la perfection sur son visage. Tant pis.
Un sms de sa mère lui indique qu’ils étaient arrivés, il descendit et constata avec plaisir que la voiture avait été changée. Il y monta avec moins de réserve et le trajet de déroula plus calmement.
Arrivé sur les lieux, il abandonna rapidement ses parents pour retrouver Meredith.
Il la prit par la taille et l’embrassa doucement sur la joue. Elle semblait occupée, encore... Peu lui importait.

_ « Comment te sens-tu ? » Il lui sourit.
Il aurait préféré être autre part à l’instant. 1, parce qu’enterrer les parents de sa belle n’avait jamais réellement fait partie de ses plans d’activités. 2, parce qu’il le savait, il ne pourrait rester debout trop longtemps. Il serrait les dents. Pour aller mieux il devrait en passer par la douleur, les médecins le lui avaient dit, donc, il avait mal. Tant mieux ! ... N’est-ce pas ?

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Mer 6 Avr - 20:42




ft Meredith & Bennet
Last goodbye
Quand les Carmichaël et les Westborough - évidemment présents eux aussi - descendirent pour grimper dans les berlines qui les attendaient, Meredith prit place avec ses grands-parents maternels. Son grand-père paternel, lui, voyageait avec Ludmilla et sa famille. Le trajet, bien que court, fut long et douloureusement silencieux : en ce mercredi, tout New York semblait circuler en taxis et en voitures, et il fallut près de trois quarts d'heure pour rejoindre la cathédrale Saint Patrick. Là, un service d'ordre se tenait prêt à filtrer les entrées, laissant passer prioritairement la famille et les proches ; John et Catherine étaient des figures de Manhattan, et, sans même compter les employés de Carmichaël Resort qui assisteraient, on attendait un monde considérable.
A l'intérieur, Meredith eut un moment d'arrêt, à peine l'immense double-porte franchie ; elle n'était plus venue là depuis de nombreuses années, se montrant tout sauf fidèle à sa religion, et l'immensité des lieux la frappa en premier lieu. La frappa, et l'intimida ; elle se signa par réflexe et remonta ensuite la grande allée, observant les aménagements prévus pour la cérémonie. Le décor était sobre, tout de fleurs blanches ; au fond du choeur de la cathédrale, le chœur du Metropolitan Opera répétait une dernière fois les chants qui accompagneraient la célébration. Catherine Carmichaël avait été une fidèle mécène de l'institution, qui lui rendait ainsi la faveur de son engagement.
Près de l'autel, Stephen et deux assistants de Carmichaël Resort étaient en pleine discussion ; Meredith, elle, commença par saluer l'archevêque qui célébrerait les obsèques de ses parents, reçut ses condoléances, et échangea quelques banalités, bientôt rejointe par son grand-père paternel. L'héritière avait l'impression de flotter quelque part dans un monde pas tout à fait réel, où ses parents seraient morts brutalement dans un accident de voiture. Rapidement, elle se désintéressa de la discussion engagée entre son grand-père et l'évêque et s'éloigna. Le dos tourné à l'autel, elle observa l'immense nef, les chaises bien alignées, les lourds rideaux noirs qui paraient la porte et, d'un seul coup, l'émotion la submergea. Elle avait pleuré pour Bennet, s'était inquiétée pour lui, s'était appliquée à devenir en urgence la PDG de Carmichaël Resort, et pas une seule seconde elle n'avait pris réellement le temps de pleurer son père et sa mère. Indépendamment des relations parfois difficiles qu'elle avait pu entretenir avec eux, elle n'était pas prête à se retrouver orpheline. Sa gorge se serra, et les larmes se frayèrent un chemin jusqu'à ses joues ; soudainement pudique, après avoir pleuré dans de nombreux bras, elle chercha des yeux un endroit où se dissimuler et finit par se réfugier derrière une imposante colonne de marbre. Heureusement, St Patrick était grande et les personnes présentes encore trop peu nombreuses pour qu'on la débusque. Pendant quelques minutes, elle resta là à sangloter silencieusement, et, quand les larmes se tarirent finalement, elle sortit un miroir de poche de son sac, s'assura que son maquillage était resté intact malgré tout, et retourna vers le transept. Là, elle avisa du coin le petit carton à son nom, sur une chaise au premier rang. Elle était entourée de ses grands-parents, et, tout autour, le reste de sa famille. Soudainement hypnotisée par cette activité qui lui changeait les idées, elle continua sa déambulation parmi les sièges. De l'autre côté de l'allée centrale, dans les premiers rangs, on trouvait les collaborateurs les plus proches de son père, et les amis de sa famille. Plus on remontait dans l'allée, et moins les invités étaient proches, jusqu'aux bancs où plus personne n'était placé. Sur le coup, l'absence de Bennet à ses côtés ne l'avait pas tracassée ; il y avait quelque chose de logique à ce qu'elle soit entourée de ses aïeux aux obsèques de ses parents - leurs enfants. En revanche, elle n'avait vu nulle part le nom de Monaghan et, maintenant qu'elle s'en était rendu compte, le détail - qui n'en était pas un à ses yeux - l'obsédait. Elle traversa toutes les travées jusqu'à remonter 6 à 7 rangs derrière le sien, pour finalement tomber sur le nom de son compagnon et de sa famille. Pas plus proche ? Mais ... dans le fond de son esprit sans forcément qu'elle en soit bien consciente, les Monaghan étaient susceptibles d'être sa famille aussi, un jour. A minima, Bennet aurait dû se trouver bien plus proche d'elle. A côté d'elle, en réalité ; maintenant qu'elle y réfléchissait, c'était là qu'était sa place.
Troublée, elle se dirigea vers Stephen et les assistants - dont elle ne connaissait pas encore les noms - qui discutaient toujours, tandis que les premiers "invités de marque" commençaient à pénétrer dans la cathédrale.
- Stephen, qui s'est occupé des placements ?
- Le sujet a été discuté d'un commun accord, pourquoi ?
- Bennet et sa famille sont affreusement loin.
- Je suppose qu'ils n'ont pas été considérés comme suffisamment proches.
- Pas assez proches ? Mais enfin, Bennet est mon compagnon? Personne ici ne sera plus proche de moi que lui ! Je veux qu'on lui fasse une place à côté de moi. Que cette cruche de Bluebell s'installe ailleurs, ce n'est pas comme si Richard et Père s'adoraient !
- Nous ne pouvons pas tout bouleverser maintenant, Meredith.
- Si, bien sûr que si. Je veux que Bennet soit à côté de moi, et qu'on ait les égards qu'il faut pour sa famille.
- Meredith, je sais que le moment est difficile ...
- Donc laisse moi Bennet, justement !
- C'est non ! Ce n'est pas toi qu'on enterre, Meredith ! Et nous nous battons tous pour que ce ne soit pas non plus la société de ton père qu'on enterre. Tu es épuisée et bouleversée, c'est normal, mais tu te rendras compte plus tard que les choses ont été bien faites.
Abasourdie d'une telle réflexion, l'héritière ne sut que répondre. Stephen en profita pour enchaîner, son ton moins directif.
- Les Monaghan assisteront à la mise en terre. Bennet sera vers toi si tu le veux. Ils sont également conviés à se recueillir chez John et Catherine, en fin de journée. Tu vois, on ne les a pas oubliés.
On ne les avait pas oubliés, non ... Mais l'idée d'affronter seule la célébration ne réconfortait pas Meredith pour autant. Dans son esprit, il n'avait jamais été question qu'elle choisisse qui s'asseyait à ses côtés comme elle aurait envoyé ses invitations à une soirée d'anniversaire, évidemment. Mais Bennet était l'homme de sa vie, et à ce titre, il aurait dû être auprès d'elle. Avec tout le respect qu'elle devait aux Monaghan, jamais elle ne les aurait placés plus proches d'elle que sa famille, mais Bennet ... Et Harper qui n'arrivait pas ! Mais que faisait-elle ? D'un seul coup, Meredith se sentit irritée. Elle attrapa son téléphone, pour envoyer un sms incendiaire à son assistante et, tandis qu'elle était penche sur son Iphone, on l'enlaça par la taille, d'une manière qu'elle aurait reconnue entre mille.
- Bennet ! Je suis tellement heureuse de te voir.
Il lui manquait. Il lui manquait terriblement, chaque seconde, de chaque minute, de chaque heure de la journée. Parfois, le manque de lui se transformait presque en douleur physique, amplifié par la culpabilité qu'elle ressentait à ne pas être présente pour lui comme elle l'aurait voulu. Comme il l'aurait fallu dans sa conception des choses. Il avait beau lui avoir donné sa bénédiction en lui disant que le travail passait avant tout, elle persistait à se sentir mal à l'aise à cette idée. Sans oser se lover dans ses bras, de peur de lui faire mal, elle se tourna vers lui, et l'observa : il avait mauvaise mine, les yeux cernés, et le visage marqué. Son coeur se serra et la culpabilité revint, alors qu'elle repensait en parallèle à ce carton si éloigné du sien. Incapable de s'en passer, elle l'embrassa ; un baiser chaste, compte tenu des lieux, mais qu'elle prolongea quelques secondes.
- J'ai peur. Je crois que je viens seulement de réaliser qu'ils étaient vraiment morts et ... je sais pas de quoi demain sera fait. Si je saurai remplacer mon père ... Mais tout ça, c'est rien. Dis-moi plutôt comment toi tu te sens. Tu as mauvaise mine ... Tu me manques, Bennet.
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Mer 6 Avr - 21:36

Funerals
°°°
Meredith ✧ Bennet
Meredith avait très certainement un meilleur maquilleur que lui ! Elle se paraît si peu en temps normal qu’il était aisé pour Bennet de voir si oui ou non son teint avait été « chargé ». Il était le genre d’homme qui faisait attention à ces détails. Ses cils étaient plus fournis, plus longs, son teint plus « travaillé » ou « forcé ». Evidemment, c’était fait avec goût et Meredith était à des lieues de ressembler à une poupée vulgaire. Il remarquait néanmoins tout cela et savait, donc, qu’elle aussi avait à cacher des marques et des cernes. Ce n’était pas surprenant compte tenu de la somme de travail à abattre depuis qu’elle avait repris les rennes de l’entreprise.
Il la garda quelques secondes dans ses bras avant qu’elle ne se retourne et qu’il puisse la regarder en ayant tout de même pris soin de garder sa main dans la sienne.

_ « Moi aussi mon cœur. » S’il avait pu se fondre en elle, sans arrière-pensée aucune, il l’aurait fait. Etre avec elle et oublier le monde. Partir loin de tout ça et récupérer. Revenir guérit et peut-être même amnésique. Tout oublier et repartir de là où ils s’étaient arrêtés avant le drame.
Bennet n’arrivait pas à comprendre pourquoi ou comment, mais toute cette situation puait. Il n’y avait pas que l’accident en lui-même ou encore la mort des parents de sa belle qui le mettait dans cet état. C’était le « tout » qui lui paraissait extrêmement étrange, comme si quelque chose de pire encore allait se produire... Pourtant, rien ne l’annonçait mais il y avait quelque chose dans l’atmosphère, quelque chose qui semblait y flotter, qui lui disait de craindre le pire.
Il ne suivait pourtant pas ce conseil. Qu’aurait-il pu arriver de pire de toute façon ? Qu’il fasse un arrêt cardiaque surprise et meurt alors qu’il ne faisait rien ? Peu probable. Non, tout irait bien. Il devait juste s’ajuster à la situation. Plus rien ne serait effectivement pareil maintenant. Peut-être même que Meredith et lui reviendraient vivre à N.Y ? Elle était PDG du groupe familiale et ne pourrait peut-être pas diriger l’entreprise depuis Whistler. Il la suivrait. Peu lui importait. Whistler ou ici, tant qu’il était avec elle. Il fallait d’ailleurs avouer que Bennet serait ravi de revenir dans sa ville natale.

_ « Tu seras parfaite Meredith. Tu t’es transformée durant les derniers mois. Tu es parvenue à accomplir un travail incroyable. Tu as grandi. Tu es prête. Tu y arriveras et si jamais tu en doutes, demandes moi et je te rappellerai avec plaisir que tu es la meilleure. » Le chemin qu’elle avait parcouru depuis leur première rencontre. C’était incroyable. Elle était devenue une femme. Une femme accomplie. Une femme d’affaire. Une boss. Pas la sienne, jamais la sienne mais c’était un autre problème. Elle dirigeait son monde d’une main encore douce, mais qu’il voyait chaque jour se raffermir. Il était extrêmement fier d’elle aujourd’hui et ne mentait pas quand il lui affirmait qu’elle serait parfaite.

_ « Tu aurais dû m’envoyer ton maquilleur. – Je vais bien. – Ca va... Juste... ; je ne vais pas pouvoir rester debout des heures, si on pouvait prendre nos places. – Tu me manques également. Viens là. » Il la prit dans ses bras puisqu’elle n’avait pas bougé pour trouver leurs places.
Il la prit dans ses bras et la serra comme il le put pour ne pas se faire mal. Il respira l’odeur de ses cheveux et prit le baiser qu’elle lui donna comme s’il s’agissait d’un don du ciel. Ils avaient le droit de s’embrasser ici non ? Ils s’aimaient. Ils avaient le droit malgré les circonstances justement parce qu’ils s’aimaient. Ils n’offenseraient personne. Ils ne le pouvaient pas parce qu’ils étaient un tout. Seules des alliances leur manquait en réalité.

_ « Quand tout sera plus calme, je t’emmène en Italie. Tu te reposeras... » Il lui prit le visage pour l’embrasser, lui aussi chastement, sur les lèvres.
Il l’emmènerait en vacances et ils oublieraient. Tout irait bien mieux. Il fallait être patient. Il le savait, avec ses nouvelles responsabilités elle ne serait pas libre avant quelques longues semaines, mais une fois le management bien en main, elle pourrait prendre quelques jours pour elle. Elle était à la tête du Carmichael Resort, certes, mais elle ne travaillait pas seule. Elle prendrait quelques jours et ils oublieraient tout, tout sauf leur amour.

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Mer 6 Avr - 23:38




ft Meredith & Bennet
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Aussi fou que cela puisse paraître, alors même que Meredith était sur le point de passer sa colère et sa frustration de ne pouvoir avoir Bennet auprès d'elle sur son assistante, l'arrivée de son compagnon l'avait calmée de manière instantanée. Son architecte ne résolvait pas tous les problèmes - il n'avait, malheureusement, pas ce pouvoir - mais en sa présence, Meredith se sentait nettement plus de taille à les affronter. Au-delà de ça, il l'apaisait sans même qu'elle sache bien pourquoi : peut-être son contact, peut-être son odeur ... sans doute un peu tout ça. Qu'il l'appelle "moncoeur" lui faisait du bien aussi ; avec le décès de ses parents, Meredith ne savait plus bien qui l'aimait. Comme elle l'avait dit à Georgiana, elle était seule ; pas en réalité, non, mais dans son esprit. Bennet était l'unique personne dont elle était encore certaine de l'amour. Bennet ne la laisserait pas tomber. Elle était heureuse de le voir, en dépit de circonstances tout sauf heureuses, et il en allait de même pour lui. Elle avait retrouvé sa moitié, il ne lui manquait que l'étreinte rassurante de ses bras.
Mais, déjà, il la rassurait verbalement sur ses capacités à diriger Carmichaël Resort. Ces derniers jours, tout comme elle ne s'était guère posée la question du décès effectif de ses parents, elle n'avait pas beaucoup réfléchi quant à sa capacité à devenir la PDG de l'empire de son père. Elle avait fait de son mieux pour intégrer toutes les informations qu'on lui donnait, mais sans penser à sa capacité ensuite à en faire quelque chose qui maintiendrait l'entreprise à flots. Ce n'était qu'aujourd'hui, dans la cathédrale prête à faire son dernier adieu à ses parents, qu'elle avait pensé à tout ça, en comprenant que tout était réel. Qu'ils étaient vraiment morts, et qu'elle était donc vraiment devenue l'héritière de tout ce qu'ils laissaient derrière eux. La tristesse de savoir qu'elle ne les reverrait plus jamais le disputait à l'appréhension de ce qui se passerait ensuite. Heureusement que Bennet lui affirmait sa confiance en elle.
- Merci. Merci de ta confiance. Ca ne devrait pas être moi qui aie besoin de toi.
Non, ç'aurait dû être le contraire. C'était lui qui avait besoin d'elle. Lui qui s'était trouvé dans la même voiture que ses parents, qui avait eu un accident. Lui qui sortait tout juste du coma. Il n'avait pas tout à fait tort en affirmant qu'il aurait eu besoin de sa maquilleuse ; la jeune femme était la même que celle qui s'était occupée d'elle avant son communiqué de presse devant les medias, et elle travaillait de manière efficace. Ne posait pas de questions, ne cherchait pas à forcer la discussion. Dans l'absolu, Bennet en aurait eu besoin, oui, mais, dans le même temps, Meredith le préférait au naturel. C'était son amour, tel qu'elle le connaissait ; elle l'avait déjà vu avec ce genre de cernes, quand il avait été malade, et elle se moquait qu'il soit un peu moins beau que d'habitude. Elle ne l'aimait pas moins, au contraire.
- Même comme ça tu es beau. Je préférerais connaître un médecin qui te remette sur pieds d'un claquement de doigts.
Elle avait gardé en elle l'image de ce premier soir, après son réveil, où un tel air de souffrance avait transparu sur son visage qu'elle lui avait donné sa pompe à morphine. Cette image la hantait. Elle était incapable d'évaluer l'intensité de la douleur de Bennet, même maintenant, mais elle aurait tout fait pour qu'il n'ait pas à passer par ça. Et, comme il lui demandait à s'asseoir, elle se trouva incapable de répondre. Incapable de lui avouer qu'en dépit de tout le soutien qu'il lui apportait, elle n'avait même pas pu se débrouiller pour rester près de lui pendant les obsèques. Il ne méritait pas d'être relégué au 7ème rang, alors qu'il faisait tant pour elle. Elle avait honte de s'être laissé marcher sur les pieds ; honte de ne pas s'être préoccupée plus tôt de cette histoire de placement, pour éviter que cela arrive. Le temps qu'elle sache quoi lui dire, il l'avait prise dans ses bras pour la serrer contre lui - enfin ! ce qu'elle n'osait pas faire. Son étreinte n'avait pas la force habituelle, et elle se garda d'en demander plus, au risque de lui faire mal. En dépit de la privation que cela représentait, elle aurait préféré se priver de tout contact physique, que se dire qu'il souffrait par sa faute.
- Ensemble. On se reposera ensemble. Je m'occuperai de toi, jusqu'à ce que tu sois complètement remis.
En l'état, ce n'était qu'un voeu pieu ; elle n'imaginait pas parvenir à se dégager du temps pour partir avec lui, même quelques jours, mais, d'un autre côté, elle voulait y croire, un peu comme un rêve dont on espère qu'il se réalisera. Prenant son courage à deux mains, elle recula doucement.
- Viens. Tu dois aller t'asseoir. Je vais t'accompagner. Mais ... il y a eu un problème. Pour le placement ... j'aurais voulu que tu sois près de moi, mais ce n'était pas possible. Ils n'ont pas voulu.
Sa voix s'était faite implorante, et hésitante ; l'idée que Bennet serait loin d'elle la désespérait, et elle vivait comme une humiliation y compris pour elle-même qu'on n'accorde pas plus de crédit à son compagnon et à leur relation. Au coin de son oeil, une larme brilla ; il ne fallait pas qu'elle se mette à pleurer, elle devait rester digne, mais si l'équipe qui s'était occupée de préparer les funérailles avait eu la moindre idée de ce qu'ils faisaient en la séparant de Bennet dans un tel moment, jamais ils n'auraient osé.
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Jeu 7 Avr - 11:48

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°°°
Meredith ✧ Bennet
Il préférait que les choses soient ainsi et qu’elle ait besoin de lui plutôt que l’inverse. Si Bennet était assez câlin et appréciait qu’on le dorlote, cela ne durait jamais plus que quelques minutes au terme desquelles il redevenait plus indépendant et moins tactile. Il se devait d’être la personne forte du couple. C’était ainsi que fonctionnaient les choses. Il ne serait pas parvenu à tomber amoureux d’une jeune femme faible et ou d’une pleurnicheuse. Meredith était un parfait équilibre entre la femme forte et celle un peu plus fragile. C’était ce qu’il aimait en elle. Là encore, elle avait bien changé puisque quand il l’avait rencontrée, elle était bien loin d’être aussi forte qu’aujourd’hui.
En ces circonstances, elle avait tout le droit de se sentir impuissante ou dépassée. Perdue même. Elle venait de perdre ses deux parents dans un tragique accident de voiture. Sans parler de la peur qu’elle avait pu ressentir pour lui, elle était devenue orpheline en une fraction de seconde. Si une telle chose arrivait à Bennet, il n’était pas certain qu’il parvienne à garder la tête aussi haute que Meredith le faisait. Il aurait donné le change en public mais encore aurait-il fallut parvenir à le sortir de chez lui. Elle était forte et il l’admirait pour cela. Peu importe les relations qu’elle ait eu avec ses parents, sa mère principalement, elle avait tout le droit de flancher.

_ « Tu mérites cette confiance. Je suis très fier de toi Meredith, tu m’impressionnes. » Oui et il allait arrêter de le dire histoire qu’il soit le seul dans leur couple à avoir la grosse tête.
Il sentait qu’elle avait besoin d’entendre ces mots et peut-être même signifiaient-ils plus pour elle car il sortait de la bouche de son amant. Cet amant qui, à leur rencontre, ne tenait pas le même discours. Combien de fois l’avait-il traitée d’idiote et d’incapable ? C’était ce qu’elle était à l’époque. Ou non, elle était une feignasse. Une gosse de riche qui attend que les choses lui tombent dans les mains. C’est ainsi qu’il la voyait. Elle se reposait sur ses lauriers attendant que les choses se passent. Il l’avait poussée à bout et regardez le résultat. S’il devait le refaire, il n’hésiterait pas. Encore une preuve parfaite de son évolution. Elle était désormais une femme. La sienne, ou presque.

_ « Mais je n’ai pas besoin de toi ! – Arrête de t’inquiéter, je vais très bien. » Il lui avait fait un clin d’œil à la fin de sa première phrase en lui souriant en coin.
Il avait éperdument besoin d’elle mais il savait quand il ne devait pas le demander ou le faire savoir. C’était l’un de ces moments. Pourtant, il aimait l’entendre dire qu’elle aurait aimé trouver un médecin qu’il d’un coup de seringue salvatrice le remette en forme. Le fait qu’elle s’inquiète encore et toujours pour lui, lui réchauffait le cœur. Bennet avait besoin d’attention, de l’attention de la jeune femme en particulier. Il souffrait qu’elle ne puisse être plus présente à ses côtés alors ces quelques mots et ces étreintes rapides lui réchauffait le cœur. Il savait également qu’ils allaient être ensemble quelques heures le temps des cérémonies, des mises en terre et du « cocktail ». Ils seraient entourés mais tous les deux. Il ne la quitterait pas. Ne lâcherait pas sa main.

_ « Ensemble, ça me va. » Ça lui allait plus que très bien même et il avait hâte que cela se fasse. Il faudrait que ça arrive de toute façon et il la pousserait à prendre ces quelques jours quitte à imposer. Elle avait le droit de reprendre des forces après tout ce qu’elle traversait actuellement ! Il l’aiderait à lâcher prise justement et à se décider à partir.
Mine de rien, elle était devenue comme lui. Préférant travailler que de prendre des vacances. Pourtant, elles étaient méritées. Les vacances méritées et courtes, devaient être prises !
A l’instant, pas de vacances mais une longue cérémonie en l’honneur des parents de Meredith. Bennet se sentait déjà faible et l’avait plus ou moins avoué à sa belle qui l’emmena s’installer. Enfin... Essaya. Bennet n’était pas lent à comprendre les choses, il ne mit donc pas plus de deux secondes à percuter ce qu’il se passait. Lui et Meredith ne serait pas ensemble. Pour le moment, le reste des Monaghan était secondaire. LUI, n’était pas autorisé à s’installer avec « la femme de sa vie ».
Il s’appuya contre le dossier de l’une des chaises qui se trouvaient à proximité d’eux et son visage perdit un peu de sa douceur.

_ « « Ils » qui ? » Sa main se referma sur le dossier de la chaise et ses ongles firent grincer légèrement le bois sous leur contact.
Il soupira rapidement et grimaça.
Meredith avait les yeux humides. En règle générale il ne supportait pas de la voir pleurer. Il y avait les pleurs de « peur » liés à une éventuelle intimidation de la part de Bennet. Puis il y avait les larmes de réelle tristesse. Les premiers lui étaient insupportables car inutiles. Les seconds lui faisaient tout aussi mal mais parce qu’il ne supportait pas qu’elle souffre. Tout était donc question de nuance pour lui. Mais ici... Elle était clairement ennuyée mais par quoi ? Tristesse. Réelle tristesse.

_ « « Ils » n’ont pas voulu que tu sois assise aux côtés de ton compagnon qui de plus, se trouvait dans la voiture avec tes parents et sort à peine d’un coma lié à l’accident ?! – J’ai pas la force d’aller remettre qui que ce soit à sa place là... – Ecoute, conduis moi, on verra ensuite. – Ca va aller ? » Et si elle s’effondrait sous la peine ou... ? Il ne serait pas là pour la soutenir ! En un tas d’autres circonstances il aurait fait un scandale. C’était un manque de considération plus qu’irrespectueux envers sa personne. Envers leur couple. Envers Meredith également. Qu’est-ce qu’ils étaient aux yeux de ces « ils » ? Des plans cul ?! Elle était la femme de sa vie et il devait assister à l’enterrement de ses parents à des kilomètres d’elle ! Leur relation avait été officialisée à Noël, le monde entier les savait ensemble. Même s’il ne lisait pas la presse people, il le savait, ça allait faire jaser et ils n’avaient pas besoin de cela maintenant.
Dire que cela lui mit un coup était un euphémisme. Il était d’ailleurs à deux doigts de partir. Pour elle, il allait rester mais c’était une honte. Il se sentait humilié et par-dessus ça, il ne supportait pas l’idée que Meredith puisse n’avoir aucune main à tenir et qu’aucun bras ne puisse la réconforter comme lui savait le faire. Ces deux sentiments en lui qui se battaient et tentaient de le mettre hors de lui, lui donnèrent des palpitations. Devait-il n’être qu’égoïsme et ne penser qu’au manque de respect que l’on avait envers lui ? Non. De toute façon il n’y arrivait plus mais ce qu’il se passait en lui était spécial et il n’était pas certain du pied sur lequel il devait danser.

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Jeu 7 Avr - 20:37




ft Meredith & Bennet
Last goodbye
Cela faisait du bien. Meredith n'était pas forcément convaincue par les paroles de Bennet, pas comme ça, pas aussi rapidement. Elle n'était pas certaine d'être capable de remplacer son père à la tête de Carmichaël Resort ; John avait un tel charisme, qu'elle ne possédait pas. Elle doutait d'être parfaite - d'ailleurs, elle avait déjà raté des choses aujourd'hui, et ce au détriment de son compagnon - mais elle ferait de son mieux et, dans cet optique, avoir le soutien de Bennet était précieux. Aucun risque de lui donner la grosse tête, cela étant. Dans quelques mois, peut-être, s'il s'avérait qu'elle parvenait à se débrouiller sans compter sur l'aide de ses collaborateur, elle serait fière. Présentement, tout ce qu'elle avait compris et enregistré de ces derniers jours au siège ne lui avaient été accessibles que grâce à Stephen. On était loin de la perfection !
Et Bennet, lui non plus, ne la verrait plus comme ça, maintenant qu'elle lui avait avoué pour le placement. Son architecte passait son temps à vouloir la protéger, à la réconforter, à s'inquiéter pour elle tout en faisant en sorte qu'elle ne se fasse pas de soucis pour lui, et elle, n'avait même pas été capable de vérifier quelque chose d'aussi bête que l'endroit où on allait asseoir son compagnon. Mais quelle idée, aussi, de ne pas le laisser auprès d'elle ! Comment aurait-elle pu supposer qu'on prendrait une décision aussi stupide ? Quel crédit était accordé à leur relation ?
- L'équipe qui a préparé les obsèques. Des assistants, des collaborateurs proches ... Mais c'est de ma faute aussi, j'aurais dû vérifier et ... j'avais tellement de travail. Je suis désolée.
Maintenant, elle regrettait d'avoir été négligente, et elle allait être la première à le payer, en n'ayant pas Bennet auprès d'elle quand elle avait tellement besoin de lui. Elle parvenait tout juste à être en colère contre "l'équipe obsèques", quand elle se sentait déjà tellement triste. Son architecte, lui, était clairement en colère, elle l'avait vu dès le changement d'air sur son visage. Rien contre elle, en dépit de la responsabilité qu'elle s'imputait. Responsabilité qui, dans l'absolu, n'avait pas lieu d'être : il était clair qu'elle n'était pour rien dans tout ça, et que le manque de délicatesse ne venait pas d'elle, mais quand Bennet était si doux avec elle, comment ne pas se sentir coupable ? La tristesse la sauvait ; sa détresse était réelle.
- Le placement a été fait en fonction des proches de mes parents. Ils ont dit que ce n'était pas moi qu'on enterrait. Viens, tu es là-bas.
Prenant son bras comme s'ils déambulaient simplement, mais en s'assurant qu'il puisse s'appuyer sur elle, elle le mena dans les travées jusqu'au siège qui lui avait été attribué, en présence du reste de sa famille. Là, elle s'assit à côté de lui, sur la chaise normalement réservée à Georgiana, en prenant soin de ne pas abîmer le carton comportant son nom. Elle attrapa la main de Bennet, et pencha la tête vers lui pour appuyer son front contre son épaule, tout doucement pour ne pas lui faire mal.
- Ce ne sera pas le meilleur moment de ma vie, et j'aurais tellement préféré que tu sois avec moi mais ... il faudra bien que ça aille. Je ne peux pas me permettre de me donner en spectacle.
Son objectif inavoué était même de ne pas pleurer, mais elle doutait d'y parvenir. Elle était déjà, là, au bord des larmes. Tristesse, fatigue, une inquiétude qui ne la quittait pas ... et Bennet dont elle serait bientôt séparée. Alors qu'elle reculait - encore et toujours cette peur d'augmenter les souffrances de son amour - elle jeta un oeil à sa montre : dans moins de dix minutes, on y serait. dans moins de dix minutes, on célébrerait les funérailles de ses parents. Elle serra un peu plus fort la main de Bennet.
- Tu ... viendras avec moi, pour aller jusqu'au cimetière ensuite ?
Dès la sortie de la cathédrale, elle espérait qu'il serait à nouveau à côté d'elle, et cette fois, elle ne le quitterait plus jusqu'au soir.
Dehors, les cloches retentirent, pressant ceux qui diraient un dernier adieu à ses parents aujourd'hui de rentrer. Les sièges se remplirent, tout autour, et Meredith se leva, à regret. Pour elle aussi il était temps de rejoindre sa place.
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Ven 8 Avr - 21:44

Funerals
°°°
Meredith ✧ Bennet
Les abrutis qui avaient préparé les obsèques donc... C’était contre eux qu’il devait être en colère. C’était à cause d’eux qu’il était séparé de sa femme dans ce moment plus que douloureux pour elle. A cause d’eux qu’il ne pourrait pas la soutenir. Il avait l’impression de la laisser tomber mais il n’était absolument pas en état d’aller pousser gueulante. Il était trop fatigué et trop faible pour cela. Quand il se mettait à hurler il aimait voir les gens trembler face à lui, pas se précipiter pour le relever car il ne tenait pas coup sous ses propres cris. Il n’était d’ailleurs même pas capable de parler à un volume normal. Finalement, seul son visage aurait tiré aurait pu effrayer quelqu’un...

_ « Non, non, ne dis pas ça. Ce n’est pas de ta faute. » Qu’ajouter de plus à cela ? Rien. Ce n’était pas vraiment de sa faute. Ce qu’il retenait surtout était que finalement, leur couple ne représentait pas grand-chose aux yeux des proches de la famille de Meredith, aux yeux du monde. C’était douloureux. Il se donnait corps et âme dans cette relation. Elle était tout pour lui. Bien sûr, il ne s’investissait pas dans cette histoire uniquement pour en récolter les lauriers, non et puis, même si cela avait été le cas, il aurait échoué. Charles allait certainement être installé plus près d’elle que lui ne le serait... Au moins, il pourrait éventuellement l’épauler si elle flanchait.
Il y avait des journées comme ça où on aurait préféré rester couché et ne faire que dormir. Ce mercredi était l’une de ces journées, sans aucun doute.

_ « Que « ce n’est pas toi qu’on enterre » ?! Qu’est-ce que c’est ce que ces conneries... » Qu’est-ce qu’ils en avaient à foutre, les morts, d’où allaient être assise Duchesse Trucmuche et Châtelaine Proutprout. Ce que les morts voulaient, à priori, était que leurs proches soient le plus entourés possible et qu’ils ne soient surtout pas trop triste ! Ce n’est pas elle que l’on enterrait ! Ces obsèques allaient être retransmises dans les journaux à travers le monde et il fallait faire bonne figure. Surtout ne vexer personne. Personne excepté lui et sa famille. Ce n’était qu’un spectacle. Un spectacle débile ou l’on ne pensait absolument pas aux sentiments de celle qui était la première intéressée dans tout cela, la fille des défunts ! Elle avait besoin de lui merde !
Il se laissa entraîner par elle et ne s’appuya pas sur elle. Certainement pas. Il était réellement vexé maintenant. Triste aussi...
« Je ne peux pas me permettre de me donner en spectacle ». Il la reconnu bien là. D’ailleurs il l’embrassa. C’était dur à entendre. Il avait envie qu’elle puisse se lâcher. Lui le faisait en laissant exprimer ses sentiments à travers ses colères, il avait également la boxe et puis... Quand s’en était trop, il pleurait. Meredith ne faisait pas tout cela. Elle était extrêmement pudique avec ses sentiments. Trop bien élevée pour pleurer et s’afficher, oui. Mais non... On lui reprocherait d’ailleurs certainement de ne pas avoir versé de larme...

_ « Tous ces rapaces pourraient te tomber dessus justement parce que tu n’aurais pas versé de larme. – Fais attention à toi. Je serai juste derrière. Je ne te quitterai pas des yeux. Je te soutiendrai de là où je suis. » C’était le mieux qu’il pouvait faire de toute façon puisqu’il n’avait pas le droit d’être physiquement à ses côtés !
Il avait l’impression que cette pensée tournait en boucle dans son esprit !

_ « Evidemment que je viendrais avec toi. » Bien entendu !
Avant qu’elle ne regagne sa place, il l’avait enlacée comme il le pouvait, l’avait embrassée. Lui avait pris le visage entre ses mains pour la regarder droit dans les yeux et lui répéter à nouveau qu’il ne serait pas loin. Que tout irait bien. Qu’il l’aimait, qu’elle allait y arriver.

Très vite, tout le monde fut entré. Elle était partie et avait été remplacée par sa famille. Sa mère ne dit rien, mais il le savait, elle aussi était extrêmement courroucée par toute cette situation. Oui, ils n’étaient pas grand-chose. Que de vulgaires Monaghan aux yeux des grands, très grands Carmichael et minions.

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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Sam 9 Avr - 21:35




ft Meredith & Bennet
Last goodbye
Sa faute, pas sa faute ... Bennet la rassurait et, surtout, ne lui en voulait pas ; ce n'était pas la peine d'insister sur le malaise qu'elle ressentait, d'avoir l'impression de ne pas tout faire pour son compagnon quand lui se donnait tant de mal pour elle - pas forcément en ce moment, d'ailleurs, mais de manière générale. Pourtant, la sensation était bien là : elle ne se sentait pas à la hauteur vis-à-vis de Bennet, en cet instant. Qui plus est, elle se sentait aussi dépitée que lui quant à l'image donnée par leur couple : le fait qu'ils soient ensemble n'était-il pas tout ce qu'il y avait de plus officiel ? Que la famille de Bennet ne soit pas la plus proche du premier rang, admettons, mais lui ?
Il avait raison, de A à Z, et une part d'elle le savait. L'enterrement de ses parents n'était pas un spectacle pour la presse ou les invités, ni une opportunité de négociations financières, et pas plus une occasion de contenter la bourse. Tout cela n'aurait pas dû se faire à ses dépends et, par effet de ricochet, aux dépends de Bennet. Mais elle ne se sentait pas assez forte pour affronter ceux qui prenaient ces décisions ; ils avaient une expérience de la vie, une expérience du monde des affaires, qu'elle n'avait pas. Et, en sus, elle avait besoin de calme en ce moment, pas de générer des conflits alors que la période était déjà si compliquée à gérer.
Sans répondre à Bennet sur "ce que c'était que ces conneries", elle l'accompagna jusqu'à sa place, profitant de chaque minute restante avec lui avant qu'ils ne soient séparés pour les derniers adieux à ses parents. Savourant le baiser qu'il lui offrit tandis qu'elle lui confiait à mi-mots son objectif de ne pas pleurer, et rester digne. C'était ce que l'on faisait, dans sa famille et dans son monde, mais, elle l'avait déjà vu, c'était un des points que les Monaghan n'hésitaient pas à braver, qu'il s'agisse de Georgiana et son franc-parler, de la mère de Bennet, ou même, parfois de Bennet lui-même. Elle les admirait pour cela, et les enviait de se permettre cette liberté : jamais, pour sa part, elle n'aurait osé.
- Tu crois ? J'ai l'impression que si je commence à pleurer, je ne saurai plus m'arrêter.
Et elle ne pouvait pas se le permettre car là, elle se donnerait effectivement en spectacle. Elle comptait plutôt sur le trajet en voiture jusqu'au cimetière pour relâcher la pression, si elle en avait besoin. On lui martelait tellement les enjeux de son nouveau statut, en ce moment ... Elle finissait par prendre le pli.
Sur les derniers mots de Bennet, et une dernière accolade qui se prolongea, Meredith quitta son amour.

Quand la célébration débuta, l'héritière se sentait plus sereine qu'elle l'aurait cru initialement. Les paroles de Bennet lui tenaient lieu de réconfort, et elle avait presque l'impression de sentir son regard dans son dos. Elle n'avait, somme toute, plus tellement envie de pleurer. Elle écouta les différents intervenants parler de son père, et de sa mère : ce qu'ils avaient représenté pour New York, quel homme et quelle femme ils avaient été. Rien n'était trop personnel, c'était exactement ce qu'il lui fallait. Tandis que les minutes s'égrenaient, elle avait l'impression que le plus dur était passé. C'était avant l'intervention de Charles. Meredith, compte tenu des circonstances difficiles, n'avait pas été sollicitée pour s'exprimer, et elle en était soulagée, mais son meilleur ami, lui, avait accepté de parler de ceux qui avaient été pour lui comme un oncle et une tante. Quand elle le vit s'installer au pupitre, une véritable angoisse la prit, qui fut bientôt confirmée : Chaz parlait de sujets beaucoup plus personnels, de souvenirs que les Carmichaël et les Piper avaient en commun. Les souvenirs de deux familles unies comme les doigts de la main. Rapidement, Meredith sentit une boule se former dans sa gorge, alors qu'elle concentrait toute son énergie à ne pas pleurer. Elle inspira lentement, expira tout aussi lentement, la boule de plus en plus grosse dans la gorge, lui faisant de plus en plus mal. Quand Charles en termina, Meredith n'en pouvait plus ; la fin de la célébration lui parut effroyablement longue et, quand tout fut terminé, sans laisser le temps à qui que ce soit de lui présenter ses condoléances, elle se précipita vers une porte sur l'aile de la cathédrale, pour sortir au plus vite. Des journalistes attendaient dehors, appareils photos dégainés ; quand ils la virent, il se précipitèrent vers elle et elle recula, plaquant ses lunettes de soleil noires sur son nez. En un rien de temps, elle se sentit encerclée.
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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Mar 19 Avr - 10:59

Funerals
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Meredith ✧ Bennet
C’était un risque à prendre lorsque l’on ouvrait les vannes. Commencer à pleurer et ne plus pouvoir s’arrêter, c’était une chose que les femmes disaient souvent. Pas réellement un problème pour lui mais il comprenait où Meredith voulait en venir.
Il la reprit dans ses bras et l’embrassa délicatement dans le cou et lui murmura à l’oreille :

_ « Je suis juste derrière toi. » Pour lui assurer qu’elle n’était pas seule et qu’il ne la laisserait ni souffrir plus ni trop pleurer ni quoi que ce soit qui pourrait la mettre dans l’embarras. Il serait là comme il le pouvait et malheureusement, de loin.
Il avait encore en travers de la gorge l’affront que l’on venait de leur faire face à leur couple mais ce n’était pas la faute de Meredith. Il ne voulait rien lui mettre sur le dos aujourd’hui ou même simplement en ce moment. Elle traversait trop d’épreuves pour qu’il puisse la blâmer pour quoi que ce soit.
Elle le quitta pour aller s’installer et Bennet fut rejoint pas les siens. Il vit le regard de sa mère par rapport à leur emplacement. Georgiana également grimaça. Ce n’était vraiment pas correct de la part des organisateurs de les avoir placés là. Ils retiendraient.
L’office eu lieu et bientôt la célébration fut terminée. Quelqu’un vint les voir pour leur dire qu’ils étaient « autorisés » à suivre la famille pour la mise en terre ce à quoi Georgiana répondit qu’ils allaient laisser la famille entre elle afin de ne pas déranger. Evidemment.
Bennet, lui, ne demanda rien à personne et suivit Meredith du regard alors que celle-ci fonçait à l’extérieur de l’église. Il fut de son mieux pour la rejoindre au plus vite et fut carrément arrêté par l’associé de son père qui sembla ne pas vouloir que Bennet n’aille à son secours. Il commença même à essayer de lui dire qu’elle avait surement besoin d’intimité, de calme... D’être entourée des siens... Il le faisait en pesant ses mots, en disant quelque chose sans réellement le dire. A vous de comprendre ce que vous vouliez en gros. Ce que comprit Bennet fut surtout qu’il l’emmerdait foncièrement et que s’il ne se poussait pas de devant lui il serait contraint de le pousser, voire, de le frapper. Bennet commençait doucement à fulminer et puisque son agacement ne pouvait se diriger envers sa belle, ce pourrait bien être ce Stephen qui souffrirait de sa mauvaise humeur.

_ « Et, vous êtes ?! » Stephen... Blablabla.
Bennet savait pertinemment qui il était mais n’en avait strictement rien à faire. Il força donc le passage à la façon des gentlemen du grand monde en le prenant par le bras, comme s’ils échangeaient des banalités liées aux funérailles... De cette manière, les gens, autour d’eux et particulièrement les journalistes, ne pouvaient se douter qu’en réalité tout était tendu entre eux.

_ « Je vais la rejoindre. C’est avec moi qu’elle a besoin d’être. Avec son compagnon. » Il l’écarta donc et put enfin sortir pour la rejoindre. Là, il la vit encerclée par des journalistes, pas agressifs mais définitivement trop présents.
Il l’attrapa par la taille, peu importe la douleur qu’il pouvait ressentir, la cacha comme il le put et les firent avancer au milieu des photographes direction la berline.
Très vite mais peut-être lentement au goût de sa belle, la portière leur fut ouverte, il l’aida à se mettre à l’intérieur et la rejoignit dans la foulée. La portière fut claquée derrière eux et Bennet verrouilla. Personne ne monterait avec eux. Qu’ils aillent au Diable !
Il glissa au plus proche de Meredith et la prit dans ses bras.

_ « Je suis là mon cœur. » Ca lui faisait mal de la voir ainsi, vraiment mal. Mal de ne pouvoir être avec elle en permanence aussi. Il ne voulait pas la quitter. Il voulait pouvoir à chaque seconde s’assurer qu’elle allait bien, qu’elle ne craquait pas, qu’on ne lui en demandait pas trop, qu’elle s’en sortait. Bref, il voulait être toujours là pour elle.

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MessageSujet: Re: Funerals [PV Bennet]   Mar 19 Avr - 23:52




ft Meredith & Bennet
Last goodbye
Etre prise en photos par des journalistes était régulier pour Meredith : généralement, les photos étaient tout ce qu'il y a d'officiel, pour des soirées et autres événements en tout genre. Il y avait aussi eu une fois ou deux des articles de magazines parlant d'elle, comme ce numéro de Cosmopolitan sur les héritières. Parfois, enfin, elle avait été la cible d'un paparazzi ou deux, mais, n'étant ni une star de cinéma, ni une chanteuse, elle avait heureusement la chance de ne pas subir ça trop souvent. Aujourd'hui, en revanche, elle n'avait pas réfléchi une seule seconde au fait que les medias seraient forcément présents ; pourtant, entre son père PDG d'un grand groupe hôtelier, et sa mère figure des actions de bienfaisance et de mécénat à New York, il était évident que la couverture médiatique des obsèques serait importante. Faute de l'avoir anticipé, maintenant, elle paniquait, et se sentait acculée. Aucun photographe ne se montrait trop entreprenant, heureusement, et ne cherchait à l'approcher à moins de deux mètres, sans quoi elle se serait effondrée. Quoiqu'il en soit, même comme ça, elle ne bougeait plus, coincée entre les photographes, et ces larmes qu'elle retenait avec tant de difficultés.
Derrière elle, la porte de la cathédrale finit par s'ouvrir, et, si elle ne s'en rendit pas compte, elle sentit qu'on la prenait par la taille, et reconnut aussitôt le toucher de Bennet. En moins de temps qu'il fallait pour le dire, il l'attira contre lui et l'entraîna à la voiture, la dissimulant comme il le pouvait aux journalistes. Quand ils se trouvèrent enfin tous les deux dans l'habitacle sécurisant de la voiture, portières verrouillées, Meredith ne savait plus bien si elle avait envie de pleurer, ou si le soulagement de la présence de son compagnon prédominait. Comme il l'attirait contre lui, elle se laissa faire, et fourra la tête dans l'épaule de Bennet, oubliant l'espace d'un instant qu'elle pouvait le faire souffrir en s'installant ainsi. Là, bien plus que dans la berline, elle se sentait à l'abri et, tout doucement, elle se mit à pleurer. Ses mains se glissèrent dans le dos de Bennet, et elle resta ainsi, accrochée à lui, alors que la voiture démarrait lentement. Pendant de longues minutes, ni l'un ni l'autre ne dirent rien puis, finalement, elle releva la tête vers son amour.
- Merci. Ca allait et puis ... Charles s'est mis à parler de tous ces moments ... Tu sais comme on était peu proche, je ne pensais pas que ça me ferait cet effet. Heureusement que tu es là.
Et dire que bientôt, déjà, il faudrait quitter la voiture, ressortir, retrouver le monde, et observer la mise en terre de ses parents ... Si elle avait été certaine qu'ils puissent comprendre, de là où ils étaient maintenant, Meredith se serait esquivée avec Bennet, pour aller célébrer leur mémoire ailleurs, autrement. Quelques part où ç'aurait été plus facile et moins public. Mais ses relations avec eux n'avaient jamais été assez bonnes pour qu'elle puisse supposer qu'ils comprendraient. Alors, quand la berline s'arrêta devant le cimetière, Meredith s'assura rapidement d'essuyer le peu de mascara qui avait coulé sous ses yeux, remit un peu de poudre sur son visage, et une touche de rouge à lèvres, prête extérieurement à affronter cette nouvelle épreuve. Au moins, il serait là cette fois. Il le lui avait promis, et on lui avait confirmé que ce serait le cas. C'était fini. Pour aujourd'hui, elle ne voulait plus se séparer de lui.
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