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 Breaking up || Mernou

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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Breaking up || Mernou   Ven 8 Avr - 17:01

Breaking up
°
Meredith ✧ Bennet
Une nouvelle journée totalement inutiles touchait à sa fin. En ce vendredi, veille de week-end, Bennet n’avait rien fait, ou presque. Il n’avait rien fait d’intéressant à vrai dire. Le kiné était venu à 9h. Il s’était donc levé à huit heures. Seul. Meredith n’avait pas passé la nuit avec lui. Elle ne passait pas ses nuits avec lui parce qu’elle avait peur de lui faire mal dans son sommeil. La première fois il avait trouvé cela mignon en lui disant qu’il ne risquait rien. Qu’elle ne bougeait d’ailleurs quasiment pas la nuit. Problème, Meredith avait campé sur ses positions et il n’était pas parvenu à la faire changer d’avis. Ils n’avaient donc pas dormi ensemble depuis le soir de son réveil. Plus les jours passaient et moins il l’acceptait. Il avait mal, certes, mais il n’était pas en sucre. Il n’avait pas été tout à coup touché par la maladie des os de verre ! Il prenait donc sur lui. De moins en moins mais il le faisait.
Depuis les obsèques des parents de Meredith, tout semblait partir à volo et Bennet finissait par faire preuve de moins en moins de patience. Elle lui manquait atrocement et c’était surement plus douloureux que tout ce que son corps pouvait ressentir actuellement.
Il ne disait pas grand-chose, pas encore du moins, mais cela ne saurait tarder. Il n’avait de toute façon jamais l’occasion de voir suffisamment Meredith longtemps pour pouvoir avoir une réelle discussion avec elle. Elle passait en coup de vent et parfois, il n’était même pas réveillé. Dans la journée, quand il l’appelait, elle était en réunion ou bloquée quelque part et incapable de lui répondre. Aujourd’hui n’échappait pas à cette règle.
Il lui avait envoyé un premier message en se réveillant. Pas de réponse avant le début d’après-midi. Durant tout ce temps, il n’avait finalement plus ou moins fait qu’attendre. Le kiné parti, il avait trainé chez lui, fait une sieste, mangé un peu, lu, s’était encore endormi, avait pris un énième douche puis vingt heures étaient arrivées mais sans Meredith.
Ils avaient prévu de dîner ensemble ce soir. Il avait donc fait livrer un tas de plats de son traiteur préféré. Il avait fait dresser la table et s’était habillé comme à son habitude. Il avait eu envie de faire comme si tout était normal, comme avant, sauf qu’il n’était pas sorti de chez lui et que ses appels pro ne lui étaient pas transférés car Julia les faisaient envoyer sur son téléphone. Ses mails étaient inaccessibles puisqu’elle avait également changé son mot de passe... Il ne pouvait donc absolument rien faire et s’ennuyait comme jamais de sa vie il ne l’avait fait.
L’architecte avait refusé que sa famille passe aujourd’hui, ayant besoin de calme et avait donc passé la journée seul ou avec son infirmière qui d’ailleurs, était encore là alors qu’il tentait d’appeler Meredith. Cela faisait deux fois qu’il tentait de la joindre mais elle n’avait pas répondu. Il était maintenant vingt heures trente et être en retard sans prévenir n’était pourtant pas dans les habitudes de sa belle. Il tenta donc d’appeler le bureau. Elle était parti il y avait de cela presque une heure. Elle se trouvait avec Sean... Devait-il s’inquiéter que quelque chose se soit passé ? Malgré lui c’est ce qu’il fit.

_ « Vous z’aviez pas un dîner de prévu ? J’ai pas vu l’heure passer moi... » Elle lui tapait sur les nerfs. Elle était... Comment dire... Pas de son monde, certes, mais ce n’était même pas vraiment cela. Elle était... Trop nature et puis elle avait un accent du Texas à faire tomber les cornes d’un taureau... Parfois, lorsqu’elle parlait, il ne la comprenait tout simplement pas. C’était une femme qui savait être discrète mais qui savait également comment lui taper sur les nerfs.

_ « Prenez quelque chose à manger dans la cuisine et allez... Faire vos trucs, je ne sais où... Allez prendre un verre, dans un bar, avec vos amis. » Loin, partez, laissez- moi !

_ « Je vais faire ça mais je vais aller dans la chambre. Je n’ai pas le droit de vous laisser la nuit et comme votre amie n’est pas arrivée, je reste. Il ne faudra pas oublier de mettre votre Holter. On peut le faire maintenant si vous voulez. Je peux vous aider. Venez là. » Pardon ?!
Il n’allait certainement pas « venir-là » ! Il ne bougea d’ailleurs pas et ouvrit la bouche pour protester mais elle avait déjà ses mains sur son gilet pour le déboutonner ! Mais quel culot !

_ « Je sais me déshabiller seul ! Merci ! Vous n’avez qu’à aller chercher l’appareil dans la salle de bains. » Sa grand-mère avait trouvé LA personne qui semblait ne pas avoir peur de lui peu importe le ton qu’il utilisait ou les yeux noirs qu’il pouvait faire.
Jusqu’à présent il était resté « gentil » mais elle lui tapait sur le système malgré son professionnalisme évident.
Elle était revenue et lui avait placé les capteurs. Ils n’avaient échangé aucune parole, il s’était rhabillé et pendant ce temps, il n’avait fait que penser à Meredith qui ne venait pas. Il avait consulté encore et encore son portable et rien... Cravate remise et nouée, l’infirmière s’était fait une assiette avec ce qu’il y avait dans la cuisine et lui indiquait qu’elle allait s’enfermer dans sa chambre. Regarder un film ou allez savoir ce qu’elle baragouina derrière ses dents !
Il tenta à nouveau de contacter Meredith et finalement, il entendit du bruit dans l’entrée. ENFIN !
Elle avait une heure et demi de retard, elle ne lui avait rien dit, n’avait même pas pris la peine de demander à qui que ce soit de le prévenir de son retard et puis surtout, où était-elle ?! Elle avait quitté le bureau peu de temps avant vingt heures et il était vingt et une heures trente !

_ « Tu as une heure et demi de retard Meredith. J’aurai apprécié que tu me préviennes. » A-t-on mentionné l’interdiction qui lui avait été faite de boire de l’alcool ? Il avait besoin d’un verre ! D’un verre, d’une clope ! D’ailleurs il allait s’autoriser cette cigarette ! Elle n’aurait pas d’effet contradictoire par rapport à ses médicaments ! Il l’alluma alors qu’il l’attendait dans le salon, près d’une console où était posée la lampe. LA lampe Meredith. Celle qui avait été faite pour sa marque. Ce n’était que le premier prototype mais elle était là. Belle... Ils avaient tous les deux travaillé dessus et le résultat était à la hauteur de leurs attentes.

_ « Où était-tu ? J’ai appelé le siège et ils m’ont dit que tu étais partie peu avant vingt heures. » Cela faisait tellement longtemps qu’il ne s’était pas senti ainsi... Il n’aimait pas cela. Pas du tout. Il se connaissait et si la flamme n’était pas vite éteinte, ce serait l’incendie...

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Ven 8 Avr - 20:31




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Meredith était en retard, elle le savait ; sur la table du Starbucks où elle était installée, son téléphone n'arrêtait pas de vibrer. Sean était assis face à elle, une cup de café devant lui, mais son regard ne quittait pas la porte du café. Elle avait, pour sa part, opté pour un thé chai, mais avait bien plus utilisé sa cup pour se réchauffer les mains, que cherché à boire le liquide ambré. Elle n'avait pas plus soif que faim, à vrai dire ; en fait, elle n'avait rien envie d'avaler. Tout son corps était noué, maintenant qu'elle avait pris sa décision ; c'était un peu l'apothéose de la sensation de mal-être qu'elle avait ressentie depuis plusieurs jours. Lentement, elle attrapa son téléphone, et le déverrouilla ; comme elle s'y attendait, les appels et messages étaient de Bennet. Il était 21h15. Sans un regard pour la serveuse qui ferait la fermeture, elle déposa un billet sur la table, et se leva ; Sean se leva immédiatement et, la précédant, lui ouvrit la porte. Dehors, Michel attendait dans la voiture stationnée devant le Starbucks. Meredith grimpa à l'arrière tandis que Sean lui tenait la porte ; tendue à l'extrême, elle poussa un long soupir avant de murmurer.
- Chez M. Monaghan.
C'était trop tard pour faire demi-tour. Elle avait retourné la situation dans tous les sens, et la décision qu'elle avait prise était la meilleure, pourtant, l'angoisse ne la quittait pas. N'aurait-elle pas dû se sentir apaisée, si vraiment sa solution était la bonne ?
Comme un automate, elle sortit de sa berline devant l'immeuble de Bennet, et pénétra dans le hall d'entrée ; là, le concierge appela pour elle l'ascenseur, et, une fois Meredith à l'intérieur, appuya sur le bouton de l'étage de l'architecte. La cabine s'éleva bien trop vite pour l'héritière ; soudain, elle pressa le bouton "stop", arrêtant l'ascenseur entre deux étages, et s'assit sur ses talons, la tête dans les mains.
Depuis l'accident, plus rien n'était pareil ; elle était triste, bouleversée, débordée ... aucun qualificatif positif ne lui venait. Elle se sentait mal en permanence. Lorsqu'elle s'était plus ou moins installée chez Stephen et Lynette, la femme de l'associé de son père lui avait conseillé des somnifères, pour l'aider à dormir, puis des anxiolytiques ; elle évitait d'en abuser, mais sans, elle n'aurait vraisemblablement pas tenu le coup. Il y avait trop de travail, et pas assez de Bennet. D'une manière ou d'une autre, elle devait parvenir à vaincre cette période compliquée.
Finalement, inspirant longuement tandis qu'elle se relevait, elle débloqua l'ascenseur, confirmant au concierge que oui, tout allait bien. La cabine se remit en branle, et l'arrêta à l'étage de Bennet, où elle ouvrit la porte avec les clés offertes par son compagnon à Noël. Le souvenir des bons moments dans le Connecticut la submergea et, avant d'entrer, elle attrapa le flacon dans son sac à main et avala deux comprimés ; elle se refusait à abuser de tout ça, méfiante malgré tout, mais là, elle en avait besoin. C'était exactement ce que Lynette lui avait dit : "n'en abuse pas, mais il n'y a rien de mal à en prendre pour t'aider, le temps de trouver tes marques".
Elle pénétra finalement à l'intérieur, et posa sa veste et son sac sur un fauteuil dans l'entrée. Bennet l'attendait dans le salon, et, à peine était-elle face à lui, qu'il lui reprocha son retard. Cela ne la surprenait pas vraiment ; elle ne lui avait rien dit, ni où elle était, ni quand elle arriverait, mais sans ce silence, elle n'aurait jamais pu se concentrer, et prendre une décision.
- J'avais besoin de marcher, de réfléchir. J'étais dans le parc. Je ne pensais pas rentrer aussi tard, je n'ai pas vu l'heure passer. Tu ne devrais pas fumer, tu as fait un arrêt cardiaque.
Avec ce qu'elle s'apprêtait à lui demander, elle osait à peine s'approcher pour l'embrasser. Dans son esprit, les choses étaient claires et simples, mais un pressentiment lui laissait entrevoir que ce ne serait peut-être pas si facile. Finalement, elle traversa l'espace qui la séparait de Bennet pour l'enlacer, attrapant au passage la cigarette entre les doigts de son compagnon avant de l'embrasser.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Ven 8 Avr - 21:52

Breaking up
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Meredith ✧ Bennet
Ce qu’il lisait sur le visage de Meredith alors qu’elle le rejoignait dans le salon ne lui plaisait pas. Elle semblait à bout et très clairement préoccupée. Le boulot, surement. Peut-être n’avait-elle pas les épaules pour tout cela finalement.
Il voulait toujours lui donner du courage en lui disant qu’elle était la meilleure et qu’elle y arriverait mais tout comme l’humeur de Bennet s'assombrissait chaque jour, le potentiel de Meredith à être une chef d’entreprise à tout épreuve s’amenuisait. Il se refusait à le voir et ne voulait y croire. Sa confiance en elle et son amour le rendaient-ils aveugle ? C’était ce que l’on disait non ? « L’amour rend aveugle »... Sa belle n’avait surement besoin que d’un coup de pied aux fesses que personne n’osait lui donner car elle était Meredith Carmichael et parce qu’elle venait de perdre ses parents. Si seulement il pouvait l’accompagner. Il n’y avait que lui pour la faire remonter en selle. Ce n’était pas qu’une manifestation de l’égo démesuré de Bennet que de penser que lui seul était capable de la rebooster. Non. C’était ainsi qu’ils fonctionnaient tous les deux. Elle l’aidait à s’adoucir quand il l’aidait à s’endurcir. C’était ce qu’ils avaient fait jusqu’à présent, mais aujourd’hui, même cela semblait ne plus se passer aussi bien.
Elle ne s’avança pas vers lui pour l’embrasser, du moins pas tout de suite et il ne bougea pas non plus. Il était proche de se mettre en colère en réalité. Elle n’était pas la cause entière de cet état dans lequel il se trouvait. L’ennui, l’impuissance, la solitude, le manque d’elle, le ruminement des évènements passés à l’enterrement... Un tas de choses qui le rendaient fou, petit à petit, chaque jour un peu plus. Si seulement il  pouvait travailler, sortir plus, faire du sport. Il se sentait inutile. Un sentiment qu’il avait souvent ressenti plus jeune mais qui l’avait quitté depuis qu’il avait trouvé sa vocation. Aujourd’hui il était de retour.
Depuis des mois, Bennet n’était plus le même homme, ce n’était plus sa hargne et une certaine colère qui le guidaient. Il y avait plus de plaisir, d’envie d’agir légèrement, de se divertir, de s’ouvrir même. Depuis des mois il se sentait assez bien. L’accident avait brisé cet équilibre qu’il ne pensait pourtant pas si précaire.
Il inspira longuement et bruyamment alors que sa belle s’approchait de lui. Il n’avait pas envie de lui en vouloir. Pourquoi elle... Pas elle. Elle était ce qu’il avait de plus beau, de plus sûr.
Il soupira, donc, puis la laissa prendre sa cigarette et la garda contre lui quelques longues secondes, en profitant pour humer son parfum. Elle lui manquait tellement.

_ « Tu ne devrais pas me faire des frayeurs pareilles. J’ai fait un arrêt cardiaque. » Il était surement préférable pour lui de fumer une cigarette plutôt que de se ronger les sangs en se demandant où elle était passée et si quelque chose ne lui était pas arrivé. Il n’avait jamais estimé nécessaire de prendre le numéro de Sean. C’était avant.

_ « Le parc n’est pas sûr à la tombée de la nuit, tu ne devrais pas t’y balader, Sean présent ou non. – Que se passe-t-il ? Raconte-moi tout, on va trouver une solution ensemble. » Dans son esprit il s’agissait d’une affaire professionnelle qu’elle ne parvenait pas encore à résoudre et dont le bout du tunnel lui paraissait loin. A deux ils réfléchiraient mieux qu’elle seule. Egoïstement, cela lui permettrait également de se changer les idées et de voir quelque chose de sérieux ! Imaginez qu’il avait été amené à allumer la télévision en pleine journée et ce qu’il y avait vu lui avait donné envie de se pendre ! Ecouter les soucis pro de sa belle serait le graal de sa journée !
Il la prit par la main et se retourna. Là, ses yeux tombèrent sur leur lampe.

_ « Oh, tiens, regarde ce que l’on a reçu aujourd’hui. Comment la trouves-tu ? » Lui était content. Il y avait quelques détails qu’il ferait changer car ça ne lui plaisait pas. Le système d’allumage par exemple, ce n’était pas assez chic. La couleur du fil électrique qu’il faudrait revoir d’une légère teinte. Des détails, certes, mais il était dans le détail.
Il la regarda. Elle n’avait quasiment pas sourit depuis son entrée dans l’appartement. C’était frustrant de la voir ainsi et il ne comprenait pas. Elle aurait dû être heureuse de le retrouver non ? Même avec des soucis au travail, elle aurait dû être heureuse de pouvoir enfin passer quelques heures avec lui ! Il se réjouissait tellement de la voir ! Pourquoi n’était-ce pas réciproque ?
Il ne poussa rien et attendit. Laissant, malgré lui, monter la pression...

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Sam 9 Avr - 0:13




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Si Meredith avait eu la moindre idées des doutes de Bennet quant à sa capacité à gérer Carmichaël Resort, si elle avait su ne serait-ce qu'une seule seconde qu'il commençait à repenser comme à leur rencontre que peut-être elle n'était pas capable ... comme tout aurait été plus facile ! Une semaine après avoir repris les rênes d'un des plus gros groupes hôteliers de luxe de la planète, non, elle n'avait pas besoin d'un coup de pied aux fesses. Elle avait besoin de libérer son esprit de tout ce qui tournait en boucle dans sa tête, et la décision qu'elle avait prise, aussi difficile fut-elle, était justement destinée à cela : l'aider à ne se concentrer que sur sa société, le temps de trouver ses marques. Mais, si en connaissant les pensées de Bennet les choses auraient pu être simples, il en allait tout autrement en se trouvant dans ses bras. Contrairement à leur habitude, ils ne s'était pas "précipités" l'un vers l'autre pour retrouver ce contact physique si précieux, comme ils le faisaient habituellement ; l'insistance de Meredith à éviter tout risque de faire mal à Bennet finissait par porter ses fruits, sans qu'elle s'en sente satisfaite pour autant. Cela n'avait pas empêché, finalement, qu'elle se cale contre lui, délicatement, comme elle le faisait depuis qu'il s'était réveillé. Là, dans ses bras, sa décision lui semblait saugrenue : pourquoi choisir ? Ce n'était qu'une question de temps, avant qu'ils trouvent tous les deux un nouvel équilibre. Avant que Bennet aille mieux, et qu'ils tournent la page ensemble de ce qui s'était passé. Le choc, la tristesse, tout cela ne disparaîtrait pas tout de suite, mais quand son architecte aurait retrouvé sa forme physique, quand ils dormiraient - et coucheraient - à nouveau ensemble, le plus dur serait passé, n'est-ce pas ? Juste une question de temps.
Oui mais ... combien de temps ? Combien de temps à être distraite en réunion, à regarder son téléphone pour attendre des nouvelles ou, au contraire, à le cacher dans un tiroir du bureau pour se forcer à ne pas le regarder toutes les trente secondes ? Elle y avait réfléchi toute la journée, avait retourné le sujet dans tous les sens : seule sa proposition leur permettrait de retrouver leur routine au plus vite. Elle était, en un sens, impatiente d'attaquer cette nouvelle phase de leur relation pour le retrouver plus vite ensuite, d'où sa résolution de lui en parler dès ce soir. Mais, dans un premier temps, elle pouvait bien profiter encore un peu de ses bras, de ses lèvres. Elle était bien là, presque assez bien pour ne plus penser à ses projets.
- Tu essaies de me faire culpabiliser ? J'aurais dû te prévenir, je sais. Je suis désolée.
Elle l'était réellement ; l'idée qu'il se soit fait du souci pour elle ne la réjouissait pas, bien au contraire. Mais, même s'il était hors de question de le lui dire, c'était volontairement qu'elle ne l'avait pas tenu au courant. Il lui avait fallu ce moment sans rendre de compte à qui que ce soit sur rien, pour se convaincre qu'elle faisait ce qui était bon pour leur couple.
- Je n'étais pas dans le parc tout le temps, rassure-toi. Sean n'a pas voulu. Je me suis retrouvée dans un Starbucks, dans le West Side. Leur thé est infâme.
Cette dernière phrase avait été dit plus ou moins sur le ton de la plaisanterie, avant la fin de la phrase de Bennet. Avant qu'il lui demande ce qu'il se passait. Avant qu'il lui propose de trouver une solution ensemble. Elle connaissait déjà la solution à leur problème mais, d'un coup, elle se rendit compte qu'elle n'était peut-être pas tout à fait prête à le lui dire. Elle se décolla à peine de lui, pour le regarder dans les yeux.
- Nous en parlerons un peu plus tard, tu veux bien ?
Définitivement, non, elle n'était pas prête. Chaque fibre de son être appelait à ce qu'elle reste là, sous la protection de son amant, dans les bras si rassurants de Bennet.
Quand il attrapa sa main pour lui montrer la lampe pour la création de laquelle il lui avait demandé son aide, elle eut un sourire ravi, mélange de satisfaction de le voir aboutir son projet, et de soulagement que la conversation se soit détournée de ce qui la préoccupait. Elle gagnait ainsi du temps, à l'initiative de Bennet ; c'était confortable, autant que la situation pouvait l'être.
- Elle est magnifique. Peut-être pas parfaite encore, mais elle plaira, c'est certain.
Ils n'auraient qu'à retravailler une ou deux petites choses, ensemble. D'un seul coup, son petit élan de joie retomba comme un soufflé : elle n'avait plus le temps de l'aider sur son projet. Elle avait Carmichaël Resort. La phrase de Stephen lui revint en tête, pour la millième fois peut-être : "tu ne t'appartiens plus". C'en était fini, d'aider Bennet comme ça : jusqu'à ce qu'elle trouve un équilibre qui lui permettrait de travailler moins de 12h par jour, il ne fallait plus compter sur ce genre de distractions. Le coeur soudain rempli de tristesse, elle se détacha lentement de son compagnon, et recula de quelques pas. Sur le visage de Bennet, elle pouvait lire l'étonnement, et autre chose aussi, qu'elle ne comprenait pas. Son visage à elle n'était plus que nuages. Elle savait ce qu'elle avait faire.
- Bennet, tu as raison. On doit parler ... de Carmichaël Resort. Je n'y arrive pas. J'y ai réfléchi toute la journée, et encore ce soir ... Je ne peux pas m'occuper de la société et ... et de toi.
Vouloir faire les deux, c'était ne faire ni l'un, ni l'autre bien. Carmichaël Resort avait besoin qu'elle devienne rapidement une PDG capable de gérer tous les sujets, et Bennet, lui, avait besoin d'une petite amie présente à ses côtés bien plus qu'elle l'était en ce moment.
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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Sam 9 Avr - 19:24

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Meredith ✧ Bennet
Bennet n’avait pas réellement de doute sur la capacité de Meredith à gérer en réalité. C’était autre chose. C’était toute la situation qui le faisait douter. C’était ce sentiment terrible d’impuissance que le faisait avoir de telles idées ! En fait, il ne réfléchissait plus comme depuis que tous les deux s’étaient mis ensemble. Il s’était remis à réfléchir, par phase ou court lapse de temps, comme il le faisait avant d’être amoureux d’elle.
Leur mal être était commun et pourtant, ils ne le savaient pas. Ils n’en discutaient pas. Ils cherchaient à se protéger mutuellement et le résultat n’était pas glorieux. C’était tout l’inverse qui se passait. En temps normal ils parvenaient à communiquer. Ce n’était pas simple mais ça arrivait.
Admettre qu’il se sentait mal face à cette situation aurait mis sur les épaules de Meredith un peu plus de poids et il ne le voulait pas alors il se taisait. C’était idiot car s’il avait un tout petit peu parlé, elle l’aurait surement rassuré. Enfin... Si elle avait eu deux secondes pour le faire, évidemment... Il se sentait comme dans une espèce de boucle infernale lui aussi. Il trouvait une solution pour alléger ses pensées négatives et la solution était rapidement balayée par un contre-temps. Frustration. Encore et toujours cette horrible frustration.

Meredith était enfin dans ses bras. Ce n’était pas vraiment aussi bon que d’habitude mais ce n’était pas grave. Ce n’était que parce qu’il avait eu peur. D’ici la fin du dîner, tout irait mieux.

_ « Peut-être... Mais oui, tu aurais dû. » Il était sérieux. Il n’avait pas envie de se demander ce qui avait bien pu lui arriver dès qu’elle était en retard de cinq minutes. Bon... Il s’inquiétait aussi car il n’avait rien d’autre de mieux à faire mais avec l’accident, il était dérèglé du point de vue de ses émotions. Tout allait mal et même quand quelque chose de bien devait arriver, ça finissait par partir également à volo.
Il n’ajouta rien à cette histoire de Starbucks. Il n’y avait jamais mis les pieds. C’était Julia qui s’occupait de le fournir en café et il venait d’un petit établissement colombien qu’elle avait déniché par hasard alors qu’elle rencontrait des cousins... Leur café était top et c’était tout ce qui comptait. Les Starbucks... Meredith ne tournait définitivement pas rond, c’est à cela qu’il aurait dû voir que quelque chose n’allait pas. Le Starbucks... Il la regarda l’air dégouté et l’embrassa sur le front.

_ « Pauvre Amour. » Il l’embrassa sur le front.
Il aurait aimé être plus doux. Etre plus comme d’habitude mais rien ne fonctionnait bien. C’était bizarre. Il était comme raide et sous ses mains, elle aussi semblait hyper tendue. Le boulot... C’était la faute du boulot, c’était certain. Le boulot qui les minait. Cela ne pouvait être autre chose car si Bennet était certain de quoi que ce soit, c’était de l’amour qu’il lui portait et qu’elle lui portait également. Elle l’aimait, c’était certain...
Il tenta une approche concernant le sujet qui fâche mais elle balaya de la main cette proposition en lui indiquant qu’ils en parleraient plus tard. Tant mieux finalement. Il profita donc de cela pour lui désigner leur chef-d’œuvre de lampe. Pas encore parfaite mais cela ne saurait tarder. Ils avaient beaucoup travaillé dessus. Enormément. Ils avaient aussi ri en faisant les premières esquisses. Elle avait finie nue sur le tapis car Bennet avait besoin de voir ses courbes un peu mieux afin que la lampe épouse l’arrondi de ses hanches à la perfection. Si cette lampe s’appelait Meredith, ce n’était pas pour rien. C’était un hommage à sa perle. Il n’avait pas réfléchi plus de quelques secondes avant de comprendre que faire une pièce au nom de celle qu’il aimait était une merveilleuse idée. Une très belle preuve, surement, également, de l’amour qu’il lui portait. Tout pour elle... Au départ il s’était même dit que c’était trop, il avait eu énormément peur de ce qu’il ressentait. Cela lui était passé finalement et plus vite qu’il aurait pu le penser alors qu’il tombait amoureux.

_ « Oui, il y a quelques petites choses à peaufiner mais elle sera rapidement parfaite. » Evidemment, elle voyait ce qui n’allait pas. C’était ce qu’il aimait chez elle en même temps, elle était comme lui.

Ensuite...
Elle revint sur le sujet du travail. Elle avait l’air grave. Elle utilisait ces quelques mots qui voulaient tout dire : « On doit parler. »
Machinalement il ressorti une cigarette qu’il alluma rapidement tout en la regardant. Lui aussi avait l’air grave.
Alors qu’elle parlait, un milliard de choses lui traversèrent l’esprit. Il comprenait ce qu’elle disait tout en n’y comprenant rien. « Carmichael Resort... Je n’y arrive pas. » Il n’eut pas réellement le temps de lui dire que ce n’était que parce qu’elle commençait et que tout irait mieux d’ici peu. Elle avait gardé la parole et continuait. « Je ne peux pas m’occuper de la société et ... de toi. »
Il ne répondit pas tout de suite. Recrachant lentement la fumée de sa cigarette. Ses sourcils s’étaient froncés. Puis finalement les mots sortirent de sa bouche sans qu’il ne contrôle réellement ce qu’il disait, ou alors, un tout petit peu.

_ « Je ne t’ai jamais demandé de t’occuper de moi Meredith. Je suis un grand garçon. – Tu parles comme si j’étais un fardeau. – Tu n’as pas à t’occuper de moi ET de la société. Je vais bien. Je me sens bien. » Il était partagé entre le fait de se sentir rabaissé, encore. De se dire qu’il n’était qu’un poids pour elle et le fait de vouloir la rassurer.
Il avait encore des douleurs, certes, les médecins lui conseillaient un repos important, certes, mais il n’allait pas décéder d’un claquement de doigt !
Il préférait donc lui dire cela, qu’elle ne devait pas s’occuper de lui, qu’elle n’avait qu’à se concentrer sur la société et que ça ne changerait rien.

_ « Concentre toi sur le boulot et je pourrais t’aider le soir. Reviens dormir ici déjà. Ce sera plus simple et comme ça je pourrais éventuellement d’apporter un point de vue nouveau sur des questions qui te bloquent. » Mais oui.
Il continua à fumer, prêt à passer à autre chose et surtout à oublier ce qu’elle venait de dire et mettre de côté ce nouveau sentiment désagréable qu’il avait ressenti. Lui... Un fardeau...

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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Dim 10 Avr - 13:17




ft Mernet
Just a break !
- Je ne le ferai plus.
Non ... dans quelques heures - quelques minutes ? - elle ne donnerait plus lieu à Bennet de s'inquiéter pour elle ; avec ce qu'elle comptait lui proposer, ils pourraient, chacun de leur côté, ne se préoccuper que de leurs propres problèmes, jusqu'à ce que tout aille à nouveau mieux et qu'ils se retrouvent comme avant l'accident. Pour Meredith, le fait que Bennet se fasse du souci pour elle était un problème au moins aussi important que le fait qu'elle se fasse du souci pour lui, sinon plus : il ne se concentrait pas sur sa propre guérison et le fait d'aller mieux. C'aurait dû être l'unique sujet de préoccupation de son architecte mais, parce qu'il l'aimait, parce qu'ils étaient ensemble, et parce qu'il était Bennet, il semblait toujours se préoccuper bien plus d'elle. C'était cela, qui ne pouvait plus durer. Il fallait qu'elle donne à Bennet l'opportunité de ne se concentrer que sur lui.
De son côté, la situation était similaire, à la différence près qu'on ne parlait pas de santé, mais d'une entreprise à faire tourner. La santé de son compagnon, contre l'emploi de milliers de personnes à travers le monde : pour Meredith, il était évident que l'un des deux était beaucoup plus important que l'autre - Bennet, évidemment, avait sa priorité. Mais le dévouement de Stephen à la société, qu'il lui inculquait jour après jour depuis qu'ils travaillaient ensemble à faire d'elle une PDG convenable pour Carmichaël Resort, la tiraillait. Intérieurement, elle ne se sentait plus le droit de laisser tomber l'entreprise pour son amour. Des milliers d'emploi, pour l'égoïsme de son couple. Etait-elle certaine ensuite d'être capable de ne plus s'inquiéter pour Bennet pendant quelques semaines ? Pas du tout. Elle l'aimait beaucoup trop pour ça. Mais elle espérait qu'elle parviendrait à mieux cloisonner. A être là, présente, dans ses réunions. Disponible mentalement pour ce qu'elle était en train de faire, et non pas en train de se poser des questions sur Bennet, ce qu'il faisait, le fait qu'il manquait ... Tout ce à quoi elle passait ses journées à penser, en réalité.
Quelle ironie, de penser que c'était cette lampe, leur lampe, "sa" lampe, qui l'avait remise sur la voie du raisonnable, et de ce qu'il fallait faire, ou détriment de ce qu'elle aurait eu envie de faire. Aider Bennet à la créer lui avait laissé de merveilleux souvenirs de moments de complicité. Bennet l'avait faite déshabiller parce qu'il voulait que la lampe lui ressemble, et elle lui avait demandé si réellement il voulait que les courbes de sa petite amie se retrouvent dans les foyers d'Amérique et d'ailleurs. Ils en avaient plaisanté un moment, avant qu'il lui fasse l'amour sur ce tapis émeraude qu'elle aimait tellement, à Whistler. Par instants, ils avaient presque travaillé à deux, elle "corrigeant" directement certains traits, quand elle ne parvenait pas à lui expliquer exactement ce qui clochait sur ses dessins. Elle n'avait clairement pas le coup de crayon de Bennet, mais, bon an mal an, ils finissaient par comprendre l'un l'autre. Que le premier objet dessiné par son compagnon pour lancer sa marque ait été un hymne à elle l'avait touchée au-delà des mots ; dans sa tête, le terme "âme soeur" avait fusé, un instant, mais elle l'avait rangé soigneusement au fond de son coeur. Si Bennet avait su qu'elle pensait ainsi, il aurait probablement fui en courant, et avec raison.
Quoiqu'il en soit, aujourd'hui, c'était cette même lampe qui lui faisait prendre conscience que les choses allaient forcément changer, et qu'elle ne devait pas se laisser distraire par le bien-être qu'elle ressentait à se trouver avec Bennet.
Evidemment, son compagnon protestait, entre autre sur la question de la nécessité de s'occuper de lui. Ce n'était pas surprenant venant de sa part et, pourtant, Meredith devait le contredire : il avait besoin qu'on s'occupe de lui, pas de rester la journée à l'attendre pour qu'elle soit ensuite si peu disponible.
- Non ! Tu n'es pas un fardeau ! Jamais ! Mais ... Bennet, tu étais dans le coma il y a une semaine, tu as une infirmière auprès de toi H24 ... tu dors avec une sorte de pacemaker. Bien sûr que tu as besoin qu'on s'occupe de toi. Et surtout, de ne pas t'occupe des autres. De ... de moi.
Pas à son détriment. Mais quand il l'attendait toute la journée, quand elle le faisait attendre alors qu'il lui envoyait un message ... Même Stephen et Lynette en étaient convaincus, Bennet ne pouvait pas se concentrer uniquement sur sa propre guérison, avec elle dans les parages. C'était bien pour ça qu'ils lui avaient proposé de s'installer plutôt chez eux, le temps qu'elle se sente capable de réinvestir l'appartement familial, pour l'instant plein de fantômes à ses yeux.
- Je t'aime Bennet, et je veux que tu sois sur pieds le plus rapidement possible.
Objectif N°1 de la pause qu'elle allait lui proposer, s'il ne tentait pas de l'en distraire avec une proposition si alléchante. Tandis que sa tête et son coeur se disputait à qui avait la meilleure solution à leurs problèmes - son coeur, évidemment en faveur de Bennet - une larme apparut au coin de son oeil. En lui proposant de rentrer à la maison, il la déchirait en deux. Dire non ... c'était tellement difficile ! Elle voulait dire oui, se jeter à nouveau dans ses bras, et tout oublier.
Elle ne pouvait pas.
- Je ne peux pas. Je ne pourrai pas me concentrer sur le travail tant que je saurai que tu n'es pas au mieux de ta forme. Je t'aime trop pour ça. Je préfèrerais qu'on ... qu'on fasse une sorte de ... pause ? tu vois. Se donner le temps, chacun de son côté, de reprendre ses marques. Sans ... sans avoir à se préoccuper de l'autre. Juste se concentrer sur soi. Et ... je ne sais pas, dans deux semaines, peut-être, tout ira mieux ?
Sa tête l'avait emporté, mais elle ne ressentait pas le moindre frémissement de victoire.
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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Dim 10 Avr - 13:22

Breaking up
°
Meredith ✧ Bennet
Ce qu’elle dit ne le rassura qu’à moitié. Elle ne le ferait plus. Elle le préviendrait toujours... Ce qu’il faudrait surtout c’est qu’elle le prévienne de ses retards ou empêchements le temps qu’il reprenne du poil de la bête. Car en temps plus sereins, Bennet n’était pas quelqu’un qui s’inquiétait beaucoup de savoir pourquoi sa belle avait ou non dix minutes de retard. En réalité il était lui aussi tellement occupé qu’il ne se rendait pas toujours compte du temps qui passait. Il n’avait donc pas réellement l’opportunité de s’apercevoir que l’heure du rdv était dépassée et qu’elle n’était pas là.
Elle avait Sean maintenant... Il n’en avait rien dit mais cela le rassurait de savoir le garde du corps toujours avec elle. Depuis l’enlèvement il avait pris conscience de ce qu’elle pouvait valoir aux yeux de personnes peu honnêtes et désireuses de s’enrichir. Pour lui elle n’était pas cela. Pas une seconde, évidemment... Quand il la regardait, il ne voyait pas sa fortune. Pas même maintenant qu’elle était PDG. Lui ne voyait que la femme qu’il aimait.
La plus grosse part d’inquiétude la concernant et qu’il ressentait disparaîtrait donc à sa reprise d’activité. Le reste, il le garderait toute sa vie. De toute façon, n’était-ce pas aussi un peu cela, l’amour ? S’inquiéter de ne pas voir arriver l’autre, de ne pas avoir de ses nouvelles ? Tous ces sentiments étaient assez frais pour Bennet mais finalement il lui semblait également que c’était assez normal. Enfin... Elle ne le referait plus et le tiendrait au courant.
Il ne dit rien. Hocha juste la tête et serrant les mâchoires légèrement. Il verrait bien si elle tenait promesse. Etrangement, il en doutait...
Il préféra parler quelques secondes de leur lampe. Oui, il avait voulu que les courbes de sa belle soient dans certains foyers américains. Oui. Non, il ne révèlerait à aucun journaliste qu’il s’agissait des formes de sa belle. C’était entre lui et elle mais cette pièce de sa collection, la pièce vedette en réalité, était une sorte d’hymne à leur amour. Cela lui avait semblé tout à fait normal que d’avoir une pièce à eux, à elle.
Le plus étrange étant qu’il ne pensait presque plus à lui seul. Il pensait toujours « à deux » et pourtant, jamais il ne s’était senti aussi complet. Il s’était « divisé » aux yeux de certains et pour lui il s’agissait surtout de remplir une part de sa personne pour qu’elle atteigne enfin la forme parfaite. Très étrange donc. Il était heureux. Peut-être pas à la seconde, peut-être un peu moins depuis son réveil du coma, mais dans l’absolu, il était heureux à deux.

La suite de la conversation le fit prendre appui contre la console à côté de laquelle il se trouvait. Son cœur, doucement, commença à taper étrangement dans sa poitrine. Plus ils s’enfonçaient dans cette conversation et moins il comprenait où elle venait en venir, ou si, il comprenait mais cela n’avait absolument aucun sens.

_ « Justement, j’ai une infirmière pour s’occuper de moi, une professionnelle. Ce n’est donc pas à toi de le faire. – Si je ne m’occupe pas de toi, de qui devrais-je m’occuper ? Ne me réponds pas, de moi. Je ne fais que ça toute la journée, m’occuper de moi. Je veux pouvoir m’occuper de toi le soir, te récupérer, t’aider. Puis égoïstement, ça me fait du bien aussi d’arrêter de ne penser qu’au fait qu’en ce moment je dois ne rien faire. Tu sais très bien que ça me rend dingue d’être là et de ne pas pouvoir bosser. Bref, ce que tu dis est ridicule Meredith. Je ne comprends même pas où tu veux en venir. » En fait... Oui et non. Il comprenait sans comprendre et surtout, ne voulait pas comprendre et surtout, ne pas se rendre compte que son espèce de pressentiment désagréable était justifié.
Elle lui dit ensuite qu’elle l’aimait. Franchement à l’instant, cela lui faisait une belle jambe. Ce qu’il entendait c’est : « Je t’aime MAIS... » Mais quoi.
Elle voulait qu’il soit remis sur pieds le plus vite possible, ok, alors qu’elle le laisse s’investir dans sa nouvelle vie de PDG. Elle lui en fermait la porte à double tour. C’était d’ailleurs assez vexant, comme si cela ne le regardait pas. Evidemment, ce n’était pas ses affaires mais n’était-il pas de confiance ? Lui n’avait aucun souci à laisser ses papiers à sa vue. Ses dossiers n’étaient pas enfermés dans les tiroirs fermés à double tour. Il n’allait pas... Quoi d’ailleurs ? C’était presque trop pour lui. L’incompréhension le fit fumer si rapidement qu’en très peu de lattes, il termina sa cigarette qu’il écrasa dans sa dernière acquisition, un nouveau cendrier Hermès. L’un de ces de la collection cavalière. Depuis qu’il avait recommencé à monter, cela lui avait semblé tout à fait approprié. Il lui faudrait d’ailleurs une sculpture avec un cheval ou une toile... Hum... Si seulement il pouvait « shopper ». Enfin... Là n’était pas le sujet, loin de là.
Il venait de lui demander de revenir et de finalement s’installer chez lui, chez « eux » et elle lui répondit par la négative. « Je ne peux pas. » A cet instant, le visage de Bennet changea du tout au tout. Il avait gardé jusqu’à présent des yeux assez doux et essayait au mieux de rester souriant. Tout cela avait désormais disparu de ses traits.
Cela ne s’arrangea pas alors qu’elle lui proposa « une pause ». Malgré lui il répéta.

_ « Une pause ? » Il allait presque se mettre à rire nerveusement. « Deux semaines » ou chacun ne penserait qu’à soi. Est-ce qu’elle s’était mise à fumer ou un truc du genre ?
Elle voulait qu’ils rompent durant quinze jours et qu’ils reprennent ensuite leur histoire comme si de rien n’était ? Et puis, deux semaines c’était dans le meilleur des cas. Qu’est-ce qui les assurait que d’ici ce laps de temps écoulé, elle ait pris ses marques ?!

_ « Tu veux me pourrir la vie en m’imposant ta stupide idée et en espérant que je me sentes mieux ?! Tu t’imagines que parce qu’on ne serait pas ensemble pendant deux semaines je vais ne plus penser à toi et que fiout, mes problèmes de santé vont disparaître ?! Tu réfléchis avant de parler ? C’est complètement absurde ! » Maintenant, son cœur s’était réellement emballé. Peu lui importait. En quelques minutes seulement Meredith avait réussi à le rendre presque fou.

_ « Tu veux une pause ?! Je peux t’en donner une, mais définitive, si vraiment c’est ce que tu désires. Je n’ai pas envie d’être un fardeau pour toi Meredith. Le pauvre architecte d’intérieur fragile auquel tu dois penser au dépend de ta compagnie. C’est bien... Tu m’impressionnes. L’élève a surpassé le maître. » Fini la voix douce et la douceur tout court d’ailleurs.
Il ne pensait pas réellement encore ce qu’il disait. Si Meredith revenait sur ses paroles il pourrait oublier. Dans la seconde il ne s’agissait que de la provoquer. D’ailleurs, il imaginait assez qu’elle se reprenne et comprenne.

_ « Soit on est ensemble, soit on ne l’est pas. » Bon... Il tenta de respirer calmement. Les choses allaient peut-être revenir à la normale après tout. Elle venait de dire une connerie, certes, mais ce n’était pas la première fois après tout et si malgré toutes les bêtises qu’elle avait dite à leur rencontres il était parvenu à tomber amoureux d’elle, là, il pourrait aussi passer outre... Enfin, si et seulement si elle admettait qu’elle s’était perdue en route. Surement avait-elle laissé son bon sens dans son thé au Starbucks.

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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Dim 10 Avr - 16:06




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Voilà. C'était dit. Meredith avait déclenché quelque chose qu'elle pensait pouvoir contrôler, mais serait-ce réellement le cas ? Pour le moment, Bennet semblait incrédule, comme s'il ne comprenait pas réellement où elle voulait en venir ; était-elle la seule à avoir senti le malaise ambiant, depuis l'accident et le décès de ses parents ? N'était-ce qu'un effet de son imagination ? Ou ... était-elle la seule à se sentir ainsi ? Elle restait pourtant certaine de la force de son amour pour Bennet : il était le seul homme avec qui elle se voyait un avenir, et le resterait. Non, le problème n'était pas là : le problème était qu'elle ne se sentait pas capable d'être à la fois la PDG de Carmichaël Resort et la compagne de son architecte. Pas pour l'instant. Pas tant qu'elle n'aurait pas pris réellement les rênes de la société.
- Non. Non ce n'est pas ridicule, Bennet. Je refuse que tu me "récupères" comme tu dis, et que tu récupères mes difficultés. J'ai toujours pu compter sur toi, c'est précieux pour moi, mais pas cette fois.
Cette fois, c'était à lui, et uniquement à lui, qu'il devait penser ; elle refusait que les choses se passent comme après l'enlèvement, où il avait veillé sur elle sans discontinuer, alors qu'il s'était fait passer à tabac. A l'époque, elle en avait eu désespérément besoin ; s'il avait fallu classer sur une échelle de détresse leurs situations respectives, elle se serait trouvée en haut, mais cette fois, c'était le contraire. Et si effectivement il se sentait mieux, alors ce serait l'affaire de quelques jours, comme elle le lui proposait. Quand il n'aurait plus besoin d'infirmière à domicile, par exemple.
- Ecoute ... ce que je veux, c'est que ni toi ni moi on ne se sente obligé de prendre les soucis de l'autre à notre charge. On risque de ne même plus arriver à être bien ensemble si on continue comme ça.
Meredith essayait d'exposer ses arguments clairement, comme elle les avait répétés dans sa tête, toute la journée ; il fallait qu'elle parvienne à rester claire et détachée autant que possible, en dépit de la tempête qui s'abattait sur elle intérieurement. L'inquiétude que les choses ne se passent pas comme elle l'avait imaginé commençait à la gagner, comme Bennet protestait de façon plus ou moins virulente, et une tristesse qu'elle n'attendait pas l'avait envahie.
Que Bennet veuille s'investir pour l'aider à devenir la PDG de Carmichaël Resort ne l'aurait pas dérangée, dans l'absolu : ce n'aurait pas été la première fois que tous les deux échangeaient sur le plan professionnel, et il n'y avait pas de secrets dans tout ça. Pas vis-à-vis de lui. Au contraire, elle aurait aimé pouvoir partager avec lui la crainte qu'elle avait face à toutes ces informations qu'elle devait digérer en si peu de temps. A l'arrière de son carnet de notes, elle avait été obligée de noter tous les acronymes auxquels on la confrontait chaque jour, pour parvenir à comprendre de quoi on lui parlait. Elle se sentait dépassée, mais elle n'avait pas le droit d'imposer ça à Bennet au détriment de sa guérison. Quand elle le revoyait sur son lit d'hôpital, quand elle repensait à ces jours passés à veiller sur lui ... comment aurait-elle pu lui demander de la rassurer ? Elle l'aimait trop pour faire preuve de tant d'égoïsme.
Et, maintenant, il s'était énervé. Elle l'avait vu venir, quand il avait fumé sa cigarette comme il aurait descendu un verre d'alcool cul sec. Il allait falloir qu'elle reste calme, et qu'elle l'affronte sans trembler ; elle y avait tant réfléchi, qu'elle était certaine que sa solution était la meilleure pour eux. Le coeur n'était pas de bon conseil pour ça ; analyser la situation de manière détachée, c'était ça la solution.
- Calme-toi Bennet, s'il te plaît. Je ne dis pas que tu ne penseras pas à moi, ni le contraire. Mais qu'on ne s’inquiétera pas pour l'autre.
Voilà. Penser qu'il serait en train de se remettre sur pied l'aiderait à tenir loin de lui ; c'était ce dont elle essayait de se persuader.
- Ne réagis pas comme ça. Je fais ça pour nous. Il est hors de question de se séparer définitivement, mais écoute : si tu sais que je suis en train de prendre mes marques comme PDG de l'entreprise, tu n'auras plus besoin de te dire que tu vas devoir t'occuper de moi le soir. Et mes journées sont tellement longues ! Tu n'auras plus à m'attendre. Et moi ... je saurai que rien ne vient contrarier ta remise sur pieds. J'aurai l'esprit libre pour prendre en main mon nouveau poste. Et quand tu iras mieux, quand moi j'aurai appris à être la patronne, ce sera mieux. Je rentrerai plus tôt, on sera moins fatigué. On se retrouvera. Si tu y réfléchis, tu comprendras que j'ai raison.
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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Lun 11 Avr - 10:21

Breaking up
°
Meredith ✧ Bennet
Il avait l’impression de faire un immense bond en arrière. Comme si en une fraction de seconde, avec ses paroles, Meredith était parvenue à le tirer par le dos pour l’entrainer dans les abîmes de leur début de relation chaotique.
Il y avait cependant une différence notable ce soir : C’était elle qui avait peur, pas lui. Elle qui voulait prendre du recul et ne plus le voir. Tirer un trait définitif sur leur couple ? Ce n’était pas ce qu’elle semblait dire, elle s’en défendait en réalité, mais peut-être n’avait-elle tout simplement pas le courage de le lui dire ?
Toutes ces pensées se bousculaient dans la tête de Bennet qui avait pourtant toujours été persuadé de la véracité des sentiments de sa belle. Jamais il n’en avait douté, c’était d’ailleurs l’une des certitudes de son existence. Demande-t-on à quelqu’un que l’on aime plus d’espace, la liberté, la tranquillité et tout ce qu’elle demandait maintenant ? Pas selon Bennet.

_ « Mais tu t’entends parler ?! J’ai toujours été là pour toi mais aujourd’hui tu m’en refuses le droit et en plus, de par ta décision, tu me refuses également ton aide ! Tu m’abandonnes juste en essayant de calmer ta conscience avec des excuses ridicules du genre « j’ai trop de problèmes pour toi Bennet. » Tu veux que je me soigne et que j’aille mieux mais que surtout tu ne m’y aides pas... C’est te voir et te sentir qui m’aide à aller mieux... » Tout avait été dit sur un ton très élevé et énervé excepté la dernière phrase qui avait plutôt été soufflée dans une sorte de dégoût. Oh, il ne supplierait pas. Non, elle avait réveillé sa colère et désormais, même lui savait que le retour au calme serait difficile. Peut-être pas impossible si elle faisait volte-face rapidement, mais très certainement compliqué.
Elle ne disait que des absurdités. « Je veux que tu te sentes mieux Bennet. Mais je ne peux pas être dans ta vie pour cela » ... « Je suis un fardeau Bennet. » ... « Mais ce que je veux vraiment dire c’est que le fardeau c’est toi car avec toi je ne peux me concentrer sur le boulot. »
Tout ce qu’il entendait était qu’elle voulait se débarrasser de lui quand lui avait enfin compris que sa raison de vivre était-elle. Quand enfin il avait pris conscience de tout ce qu’elle lui apportait. De tout ce qu’ils pourraient accomplir à deux. Quelle hérésie !

_ « C’est ce que font les couples Meredith. Ils vainquent ensemble. Ils affrontent les épreuves à deux. Ils s’entraident. On ne se sent obligé de rien du tout, parce que l’on fait les choses naturellement, pour l’autre, pour son bien. C’est ça être un couple ! C’est toi qui me l’a appris... – Je rêve... – Tu es irrationnelle... » Il s’était mis à marcher dans le salon histoire de peut-être, évacuer la pression. C’était inutile.
Il n’en revenait pas. C’était lui qui lui disait ce qu’un couple était. Ce qu’il devait faire pour avancer. Se serrer les coudes, se soutenir, se tendre la main, s’épauler, BREF, être là l’un pour l’autre ! Depuis quand était-elle devenue égoïste ?! Depuis quand était-elle devenue lui ?!
Etaient-ce ses nouvelles fonctions qui lui faisaient tourner la tête ?!
SI au départ il pouvait comprendre plus ou moins où elle voulait en venir, s’en était terminé. A l’instant, il s’imaginait qu’elle ne l’aimait finalement plus ou pas ; qu’elle trouvait qu’il n’était pas assez bien pour elle car il n’était qu’un petit Monaghan ; qu’il était trop fragile ?! Tout ce qu’il pensait était aussi aberrant que ce qu’elle pouvait raconter.
Elle commit ensuite l’erreur de lui dire de se calmer. Le regard qu’il lui lança elle l’avait déjà vu dans l’ascenseur à Whistler. Personne n’était autorisé à lui dire de se calmer et encore moins à espérer que cela fonctionne. Personne et surtout pas celle qui l’avait mis dans cet état.

_ « Arrête de dire des conneries alors ! Ferme la ! » Il avait franchement crié.
C’était foutu pour qu’ils puissent se réconcilier ce soir. D’ailleurs, il lui semblait même que c’était fichu pour qu’ils puissent se réconcilier un jour.
Son cœur, dans sa poitrine, battait la chamade mais il n’y prêtait pas attention. Ce n’était pas encore douloureux. Enfin si, il avait mal mais n’était-ce pas plutôt dû au chagrin d’amour plutôt qu’à sa toute récente pathologie cardiaque ?

_ « Parce que l’on ne se verrait pas on ne s’inquièterait plus l’un pour l’autre ?! » Il rit nerveusement et en se moquant d’elle.
Etaient-ils des nouveaux nés qui, une fois les choses sortis de leur champ de vision, oubliaient leur existence ?!

_ « Non, non, mais tu as raison, je ne vais plus m’inquiéter pour toi. Jamais. Tu vas faire ta vie, je ferai la mienne. Tu ne m’as apporté que des emmerdes de toute façon. Un passage à tabac, une explosion, un coma, faudrait être fou en réalité pour rester avec toi. Ta pause, on va la faire, on va appeler ça une rupture. » Il avait envie de mourir en disant cela mais heureusement, la colère l’aidait à rester debout.
Plus elle lui répondait et plus il devenait enragé.

_ « « Pour nous » ... » Tu parles.

_ « Il n’y a plus de « nous » Meredith. » Fini. Plus jamais ! On ne l’y reprendrait plus !

_ « Tais toi. TAIS TOI ! » C’en était trop.
Elle le repoussait et ses arguments étaient tellement tirés par les cheveux qu’il n’était même pas capable de les reprendre pour les détruire. Il avait envie de tout casser, de hurler encore plus fort, de la tuer (d’une certaine façon), de la faire taire, de la voir disparaître...
Son regard haineux ne le quittait plus mais n’était pas posé systématiquement sur Meredith car en réalité, il n’arrivait même plus à la regarder.
Ses yeux s’étaient emplis de larmes mais qui ne coulaient pas. Il le retenait à merveille pour l’instant.

_ « ...Tu perds la tête... Tu es encore pire que lorsque je t’ai rencontrée. Une gamine débile et irraisonnée. Ecoute toi parler putain Meredith ! « Je t’aime Bennet mais franchement avec toi dans les pattes c’est impossible de me concentrer sur ma carrière. On se retrouvera après »... On ne se retrouvera pas. C’est fini. Plus JAMAIS je ne te ferai confiance tu m’entends ? Tu es... Tu es pire que Charlotte ! Plus inutile encore qu’elle. La plus grosse erreur de ma vie ! » Charlotte avait été un ange en comparaison et surtout, il ne l’avait jamais fait autant souffrir.
A présent, il ressentait une douleur dans la poitrine. D’ailleurs il avait chaud et venait de desserrer son nœud de cravate ainsi que le premier bouton de sa chemise.

_ « Casse toi. – Je ne sais pas ce que je pourrais te faire... – BOUGE ! » Il s’était approché d’elle et lui avait littéralement hurlé dessus.
Ce qu’il disait était vrai et faux à la fois. Jamais il n’aurait levé la main sur elle mais il avait des accès de violence particulièrement impressionnant et au fur et à mesure qu’elle parlait, ce n’était plus une femme qu’il voyait, plus la femme qu’il aimait. Tout n’était plus qu’un voile à travers lequel il ne distinguait plus grand-chose.
Les yeux de l’architecte étaient pleins de larmes qui y restaient obstinément bloquées.
Faire peur à Meredith était également un moyen de la faire partir plus rapidement. De toute façon, qu’avaient-ils encore réellement à se dire ? Il ne trouvait pas ses mots. Tout était trop frais, trop incroyable... Trop douloureux. Il ressentait physiquement la douleur.

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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Lun 11 Avr - 11:33




ft Mernet
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Dans son esprit, toute la journée, tout avait été clair. Le matin, tandis qu'elle était en réunion, elle s'était rendu compte qu'elle n'avait rien écouté de ce qui s'était passé dans les dix dernières minutes ; quand il lui avait fallu s'exprimer sur le sujet, elle s'était dépatouillée comme elle le pouvait, mais sans être certaine d'avoir fait illusion. Tout ça parce qu'elle était trop occupée à penser à Bennet, et à l'impatience qu'elle ressentait de passer sa première vraie soirée avec lui depuis l'accident. Et là, elle s'était dit qu'elle ne pouvait pas continuer comme ça. Maintenant, elle avait des responsabilités bien plus importante que quand elle était simple chef de projet à Whistler ; c'était l'empire de son père qu'elle pilotait, et ne serait-ce que pour lui, elle se devait de se dédier à 100% à devenir une PDG à sa hauteur.
Elle avait, de fait, passé une bonne partie de la journée distraite quand même, mais cette fois par ses réflexions sur comment ne plus l'être et, finalement, quand elle avait compris à quoi - à qui - elle pensait en permanence, l'idée lui était venu qu'il aurait fallu qu'elle soit capable de ne plus se préoccuper de Bennet pendant quelques temps. Le temps d'être une vraie patronne. L'idée, au départ totalement saugrenue, avait fait son chemin jusqu'à la convaincre qu'elle devait trouver une solution ; la perspective d'une pause avait suivi presque naturellement et, à compter de là, elle s'était sentie déchirée. Il aurait été faux de penser que se séparer de son compagnon même pour quinze jours lui était facile : c'était déjà une torture de ne plus se coucher auprès de lui le soir. Mais elle s'était répété sans relâche qu'elle le faisait pour eux, et avait fini par s'en convaincre. De là, parce qu'elle le connaissait, elle avait "fourbi ses armes" : préparé ses arguments, encore et encore, et imaginé comment les choses se dérouleraient. Dans le calme, un calme plutôt triste mais résigné. Avec sans doute des larmes de sa part.
Ca ne ressemblait à rien de tout ça.
Déjà, elle était incapable d'exposer ses arguments aussi proprement qu'elle l'avait fait en pensées aujourd'hui quand elle avait imaginé la scène. Bennet refusait de comprendre ne serait-ce qu'une toute petite part du raisonnement qui l'avait amenée là. Soit dit au passage, il n'était pas le seul : Meredith avait presque l'impression d'entendre son coeur lui dire que ce qu'elle faisait n'était pas la bonne solution. Seulement, il y avait une logique derrière tout ça que son esprit admettait pleinement. Et c'était ce qu'il fallait. Pas d'émotions, mais de la logique. C'était comme ça qu'ils surmonteraient le truc. Et de toute façon, elle n'avait pas le choix ! Si seulement Bennet avait accepté de comprendre qu'elle ne choisissait pas ! C'était à lui que Stephen aurait dû expliquer ce que signifiait "ne plus s'appartenir" ... Quoiqu'il en soit, elle avait l'impression de patauger dans ses explications, et ne savait même plus vraiment comment faire entendre ses arguments.
Ensuite, il y avait le calme, et la peine. La peine ne manquait pas, non. La concernant, c'était comme un océan affluant sans cesse en elle : peine de quitter Bennet, peine qu'il ne comprenne pas, peine qu'il veuille une vraie rupture, peine de la peine qu'elle lui provoquait. Elle voyait les larmes dans ses yeux - comment ne pas les voir ? Pour le calme, en revanche ... Bennet était franchement énervé, maintenant, et multipliait les reproches tout en lui hurlant que ses arguments étaient stupides. Il ne lui laissait plus le temps de répondre et, de tout façon, qu'aurait-elle dit ? Tandis qu'il avait commencé à parler de rupture, tout son être s'était mis à hurler que non, que ce n'était pas ce qu'elle voulait. Elle était en train de réaliser tout doucement ce qui se passait, encore incapable de comprendre pourquoi sa proposition ne l'avait pas convaincu. La frayeur était en train de s'ajouter à ses émotions, tandis que Bennet lui hurlait de se taire. Prudemment, elle recula, pour l'entendre la traiter de gamine, la comparer à son ex-femme ... Des choses qui lui faisaient mal, compte tenu de l'amour qu'elle savait lui porter. C'était comme s'il avait tout oublié d'un seul coup. Elle n'osait plus lever la tête vers lui, ni dire quoi que ce soit, hormis l'implorer de se calmer, mais sans être sûre qu'il l'entende, dans l'état dans lequel il était maintenant.
Alors qu'il l'avait rejointe, en dépit de l'espace de sécurité qu'elle avait mis entre eux, elle prit franchement peur. Il ne savait pas ce qu'il pourrait lui faire ? En l'instant, elle ne le savait pas non plus, et n'avait pas la moindre envie de le vérifier. Si réellement il voulait qu'elle parte alors, oui, elle le ferait. De toute façon, elle n'était même pas certaine de comprendre ce qui venait de se passer. Bnnet était en colère, OK, ça elle aurait difficilement pu ne pas l'intégrer. Mais qu'ils viennent effectivement de rompre ? Non. Elle n'y croyait pas. Il était énervé, cela durerait sans doute un moment, le temps de la pause qu'elle avait demandée, et ensuite tout irait mieux. Ils reconstruiraient. Ils reconstruisaient toujours. Frissonnant encore alors qu'elle venait de lever les yeux vers lui - il était décidément terrible, quand il se mettait en colère - elle recula avant de décider de battre en retraite. C'était plus prudent. Quoiqu'elle aurait pu encore dire, risquait de mettre Bennet plus en rage encore. Ce n'est qu'en arrivant à la porte qu'elle se tourna vers lui.
- Je t'appellerai ... Plus tard. Je ... je t'aime.
Ce "je t'aime" là faisait mal, et lui avait fait monter les larmes aux yeux à lui tout seul. La porte se referma derrière elle.
BY .TITANIUMWAY


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I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Breaking up || Mernou   Mer 13 Avr - 20:37

Breaking up
°
Meredith ✧ Bennet
Régissait-il de façon trop violente et impulsive ? Trop dramatique peut-être ? Pas selon lui. Il réagissait avec autant de force qu’il l’avait toujours fait quand on le contrariait.
Dans le cas présent c’était encore pire qu’une simple contrariété. Meredith était tout bonnement en train de lui briser le cœur, alors oui, il réagissait violemment.
Depuis quand tournait-on le dos à quelqu’un en pleine convalescence pour soit disant lui permettre d’aller mieux ? Elle savait que son retour à la normal dépendait en partie de leur bonne entente. Il avait tellement de projets pour eux. Projets qu’elle venait de balayer en quelques minutes alors qu’elle lui proposait de faire « une pause ».
Depuis le mois d’août et leurs retrouvailles il s’était imaginé qu’ils allaient vraiment bien. Il avait été là pour elle dans les moments difficiles et inversement. Ils s’étaient épaulé que ce soit dans le privé ou dans le professionnel. Ils étaient parvenus à toujours plus ou moins avancer main dans la main et ce même quand il y avait eu des tensions. Il ne devait donc plus jamais y avoir de dispute comme celle qu’ils étaient en train de vivre ce soir. Ce genre de cris, de paroles qu’il pouvait prononcer n’aurait plus jamais dû sortir de sa bouche pour se diriger vers sa compagne. Tout cela devait être derrière eux... Non.
Il n’était pas parvenu à rester calme justement parce qu’il avait trop de certitudes les concernant. Il avait été tellement aveugle. Comme si elle n’allait jamais lui tourner le dos... C’était fait. Elle réclamait une pause au pire moment. Un pause quand lui-même était déjà en pleine inactivité. Une pause alors qu’il avait tant de projets pour eux... C’était réellement un coup de poignard qu’il se prenait en plein cœur. Ce qu’elle lui demandait était injuste, extrêmement égoïste et irréfléchi, quoi qu’elle puisse en dire. Si elle avait un tant soit peu penser à lui en mettant au point tout cela, elle aurait su que jamais il ne l’aurait laissée faire. Il le lui avait pourtant déjà dit : On ne lui tourne pas le dos. On ne l’abandonne pas. Elle encore moins que les autres.
Bennet était connu pour son infidélité et beaucoup moins pour son côté très loyal. Pourtant, quand il avait décidé qu’il devait faire avec vous et personne d’autre, vous l’aviez pour toujours. « Toujours »... Cela n’avait plus aucun sens maintenant.

Ce qui semblait de plus en plus être son ex-compagne, avait fini par se taire. Au fur et à mesure qu’il descendait chacun de ses arguments sans pour autant être réellement relevant selon lui, elle se murait dans le silence. A moins qu’elle ne revienne sur ses dires, c’était de toute façon préférable.
Soit elle le faisait par « peur » soit parce qu’elle était incapable de réellement trouver les bons mots pour le convaincre. Il n’y en avait de toute façon pas, son idée était la pire qu’elle ait jamais eu et de loin.
En parlant de « peur », elle avait reculé. Comme dans l’ascenseur à Whistler, elle avait reculé. Aurait-il été capable de la reprendre aussi fermement qu’il l’avait fait à l’époque ? Surement... La raison à cela était simple, elle n’était plus sa femme. Celle qu’il avait en face de lui n’était pas sa Meredith, c’était la cruche de leur rencontre. Cette gamine idiote qu’il ne supportait pas car elle était incapable.
Non, il n’avait pas fallu longtemps à l’architecte pour changer d’avis la concernant. Parce que son amour pour elle n’était pas assez solide et fort ? Non. Parce qu’elle avait si bien bossé à dire et faire n’importe quoi que l’estime qu’un Bennet trahit ressentait initialement pour elle s’était envolé en fumée.
Il l’avait donc poussé par les mots à partir et c’est ce qu’elle fit non sans, encore, dire quelque chose qui le rendit furieux. « Je t’aime »...
Quand elle referma la porte derrière elle, Bennet qui se trouvait à côté de la lampe, donna un violent coup de bras dedans et l’envoya s’écraser contre le mur dans un énorme fracas.
A ce moment-là, il grogna de rage mais également de douleur.
Il n’avait pas réellement écouté son corps depuis le début de la dispute et il en payait maintenant les frais. Il ressentait une douleur lancinante dans la poitrine.

Il était quasiment impossible que l’infirmière, dans sa chambre, n’ai pas entendu le raffut qu’ils avaient fait avec Meredith, sans négliger le fait que le Hotler de Bennet était relié à une espèce de moniteur que l’infirmière se devait de consulter régulièrement ET, qui sonnait s’il y avait le moindre problème.
Maintenant donc.
Il la vit sortir de la chambre en trombe alors que lui-même venait de tomber par terre. Ses jambes étaient incapables de le soutenir plus et de toute façon, en avait-il envie ? Le coma aurait été plus doux. Etait-ce qui l’attendait ? C’était effectivement ce qui aurait pu l’attendre mais heureusement, Addison était présente.
Elle l’aida à s’allonger là où il se trouvait et détacha sa cravate, ouvrit gilet et chemise pour qu’il puisse mieux respirer. Elle fonça chercher ses cachets pour qu’il les prenne et que son rythme cardiaque devienne à la normale.
Il protesta quand elle attrapa son téléphone pour appeler les secours. Il tenta de se relever, de lui arracher le téléphone... Dans sa tête, tout allait se calmer dès que l’effet des médicaments aurait agi et il n’y avait vraiment rien de grave. Rien excepté tout ce qui venait de se passer avec Meredith.
Il ne parvint pas à empêcher l’infirmière d’appeler et très vite son cardiologue fut là et Bennet fut conduit à l’hôpital où il passa la nuit. Il ne dormit pas ni ne prononça un mot, encore trop choqué par tout ce qui venait de se passer.

© Starseed

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“Mernet”
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You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
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