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 Meet me halfway [PV Bennet]

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No One & Everybody
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MessageSujet: Meet me halfway [PV Bennet]   Mer 13 Avr - 23:05

Meet me halfway
...
Stephen ✧ Bennet
- Est-ce que tu as essayé de lui en parler ?
- Oui, bien évidemment. Elle refuse d'y aller. Elle m'a dit qu'elle était fatiguée.
- Comme si elle pouvait se le permettre !
- Tu es trop dur avec elle. Je te rappelle que Catherine et John sont décédés il y a à peine deux semaines.
- Je sais bien. Mais est-ce que tu as conscience de ce que nous a coûté ? Ou de ce que ça pourrait encore nous coûter si l'entreprise n'est pas reprise en mains ?
- Sois patient. Je crois qu'elle vient de rompre avec son petit ami. Je l'entends pleurer dans sa chambre depuis deux jours. Et elle a des yeux ! Epouvantables ... Je devrais peut-être l'emmener faire un soin ...
- Essaie plutôt de la convaincre de se rendre dans les soirées où tout le monde l'attend, ça nous sera plus utile.
- Je persiste à te trouver trop dur. Et arrête avec cette cravate, tu vas la froisser à force de faire et défaire le noeud. Viens vers moi, je vais t'aider.
Tandis que Lynette, sa femme depuis trente ans, s'occupait de son noeud de cravate, Stephen Miller fulminait. Bien évidemment, le décès quinze jours auparavant de John Camichaël, vieil ami et associé de la première heure, l'avait peiné, mais, en homme pragmatique et guère sentimental qu'il était, il avait vite compris que le deuil serait de courte durée. En trois jours, les marchés financiers avaient commencé à montrer leur impatience de voir la relève de John aux commandes, et le porte-feuille d'actions des Miller en avait souffert. Celui de Meredith également, par la même occasion, mais enfin, le sien l'intéressait en premier lieu.Depuis, il n'avait de cesse de pousser vers l'avant la fille de John quitte, il en avait conscience, à la bousculer un peu. C'était un mal nécessaire et, s'il n'en était pas particulièrement fier, il se rattrapait en l'accueillant chez lui pour éviter qu'elle se trouve seule. Lynette était aux petits soins - ce qui, soit dit au passage, donnait quelque chose à faire à sa névrosée de femme. Bref ... il était dur avec Meredith, mais c'était pour son bien. Et le fait qu'elle décide de ne pas se rendre à la première soirée de bienfaisance depuis le décès de ses parents, alors même qu'un hommage leur serait fait sans aucun doute, irritait Stephen au plus haut point.Elle était triste, bien sûr, qui ne le serait pas à sa place ? Mais elle aurait dû faire l'effort. Pour Carmichaël Resort, et pour ses parents. De nombreux invités à la soirée étaient également des investisseurs, ou des investisseurs potentiels : il convenait de les soigner. Meredith aurait dû comprendre que désormais, son intérêt passait après celui de la société. Stephen, lui-même, travaillait ainsi depuis toujours - et s'en estimait d'ailleurs fort mal récompensé parfois. Quant à la perspective qu'elle ne vienne pas en raison d'une rupture plutôt qu'en raison de son deuil ... il préfèrait ne même pas l'envisager ainsi, sans quoi il aurait eu le plus grand mal à rester calme avec elle. Une part de lui, depuis la nomination de Meredith comme PDG, ne pouvait s'empêcher de juger la situation injuste : il avait été un collaborateur précieux et fidèle et, du jour au lendemain, on préférait mettre l'avenir d'un des plus gros groupes de l'hôtellerie de luxe entre les mains d'une gamine sans expérience ! Non, vraiment, il ne se rendrait pas à cette soirée dans les meilleures circonstances.
- Bien. Allons-y, ou nous serons en retard. J'espère au moins que tu ne lui as pas laissé des montagnes de tes cachets. Elle doit être lucide pour travailler.
- Des montagnes .... tssssss. Je lui ai laissé des somnifères, comme d'habitude. Je te rappelle qu'elle ne pourra pas non plus travailler si elle ne dort pas !

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Dernière édition par No One & Everybody le Ven 22 Avr - 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Meet me halfway [PV Bennet]   Mar 19 Avr - 12:01

Meet me halfway
°°°
Stephen ✧ Bennet
Depuis que Bennet était rentré de l’hôpital après sa rupture avec Meredith il vivait plus ou moins comme une espèce de zombie. Aujourd’hui, Julia était venue travailler chez lui, lui montrant quelques plans établis pas son architecte en second.
Bennet avait eu l’impression de respirer à nouveau en se plongeant dans ses mails et ses dossiers. Il avait même pu parler à l’un de ses clients, un prince Arabe qui ne voulait pas entendre parler de problème de santé ou de coma... Un gros con, certes, mais qui fit un bien fou à Bennet quand il s’entretint avec lui quelques minutes.
En fin d’après-midi, Julia lui avait arraché l’I-pad des mains ainsi que son laptop et avait, comme elle le faisait depuis son coma, changé les mots de passe pour ne plus qu’il ait accès à quoi que ce soit. Ils se mirent ensuite à discuter de façon bien moins professionnelle alors que Bennet commençait à se préparer pour la soirée à laquelle il devrait participer le soir même. A laquelle il irait seul...
Il avait pris une douche le temps que Julia range tout son foutoir et elle l’avait ensuite rejoint dans la chambre quand il en était sorti. Qu’elle le voit à moitié à poil ne les avait jamais gêné ni l’un ni l’autre. Cette petite « garce » ne l’avait jamais désiré ! Non mais !

_ « Je peux t’accompagner ce soir si tu veux. »

_ « Non, ce serait bizarre... Je dois faire profil bas et je ne sais pas si elle sera là. J’espère pas. J’ai pas envie de la voir. – Si je viens accompagné d’une autre femme, même toi, ça va jaser. C’est pas le moment. » Même dans la rupture il pensait à elle, évidemment, et au fait qu’il ne fallait pas faire de vague. Pas encore du moins car viendrait un moment où il recommencerait à sortir et donc, à rencontrer des jeunes femmes qu’il raccompagnerait. C’était sa façon de vivre.

_ « Je ne comprends vraiment rien à ce qui lui passe par la tête. Je pourrais l’attraper par les deux épaules et la secouer pour tout remettre en place dans sa tête... » Clairement, le parti de Julia était pris. Pas une seule seconde elle n’avait, comme sa grand-mère quand ils en avaient reparlé, essayer de trouver des excuses à Meredith.

_ « C’est comme ça. Ce n’est une gamine pommée. On lui a donné bien trop de crédit. On ne m’y reprendra pas. » Etait-ce simple pour lui de dire des choses négatives sur celle qu’il aimait finalement toujours plus que tout. Oui et non. Les choses sortaient très simplement de sa bouche, avec force, mais une fois les mots prononcés, il avait mal. Il avait envie de se reprendre, de retirer ce qu’il venait de dire mais ne le faisait pas. Il ne se sortirait de cet état de tristesse dans lequel elle l’avait plongé qu’en se débattant avec force. En la critiquant, en parvenant à la détester plus qu’il ne l’aimait et ensuite, il oublierait. Il savait qu’il n’oublierait jamais mais peut-être qu’il se sentirait apaisé.

_ « Tu m’aides avec ma cravate ? – Dis, tu n’aurais pas pris des seins toi ? Je t’interdis d’être enceinte ! C’est pas le moment ! L’an prochain si tu veux. N’y aurait-il pas une clause là-dessus dans ton contrat d’ailleurs ? » Ce n’était pas le moment qu’elle se mette également en congé ! Impossible ! Il avait besoin d’elle comme si elle était ses bras. C’était ce qu’elle était. Ses bras, ses mains et peut-être même son cerveau !

_ « C’est juste que tu ne me regardes plus assez ! Ils sont toujours pareils ! Lève la tête. » Effectivement, elle n’avait pas du tout de ventre. Et oui aussi, il ne l’avait plus regardée ainsi depuis que Meredith était entrée dans sa vie. Avant, oui, il passait son temps à la reluquer sans pour autant que cela veuille dire quoi que ce soit. Elle était belle à regarder, point. Comme une œuvre d’art.
Elle fit son nœud et ils continuèrent à parler distraitement jusqu’à devoir se séparer. Elle le serra dans ses bras longuement en lui disant et lui répétant encore qu’elle était là pour lui. Que tout allait bien se passer, qu’il ne devait se faire aucun souci pour le bureau car tout était sous contrôle. Elle voulait le materner encore et encore et pour une fois, il n’objecta pas. Il laissa faire. En fait, depuis la semaine dernière, vendredi, c’était un peu comme si coulait sur lui sans qu’il ne ressente grand-chose.
Il ne voulait plus penser ou ressentir de toute manière. Penser l’amenait forcément à Meredith et ça le rendait malade.

Quand il arriva à la soirée, il était quelque peu tendu. Serait-elle là ? Il espérait vraiment que non. La voir serait bien trop difficile. Il n’était pas prêt.
Il vit beaucoup de gens qu’il connaissait, qu’il salua. On lui demandait comment il se sentait. On le félicitait pour son courage. Etre là après avoir été dans le coma si peu de temps auparavant... Il souriait et répondait comme il le faisait toujours : de façon détaché.
Il vit ensuite le nouvel associé de Meredith, celui chez qui elle vivait désormais... Celui qu’il n’aimait pas car il avait essayé de l’écarter d’elle aux funérailles de ses parents. Pas de problème de ce genre ce soir... Même si Meredith apparaissait, il ne voulait pas la voir et surtout ne pas avoir à rester en sa compagnie.
De par les mouvements de groupes il fut bientôt à côté de Stephen qu’il ignora royalement jusqu’à ce qu’une femme le pousse au niveau du coude et qu’il manque de renverser le verre qu’il avait déjà à la main sur l’associé.

_ « Mr Miller. Comment allez-vous ? » Tous les deux avaient commencé sur un très mauvais pieds mais dans leur monde il fallait savoir faire semblant. C’est ce que fit Bennet.

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MessageSujet: Re: Meet me halfway [PV Bennet]   Ven 22 Avr - 20:05

Meet me halfway
...
Stephen ✧ Bennet
- Merci, Carol, pour cette soirée et votre implication de toujours auprès du Metropolitan Opera. Comme vous le savez tous, nous honorons aujourd'hui la mémoire de Catherine Carmichaël, une des plus importantes mécènes de cette institution musicale new yorkaise, et de John, son mari, et mon associé et ami. Catherine et John étaient de véritables passionnés de musique, qui n'ont raté que peu des premières d'opéras jouées ici, et nous y ont entraînés avec ma femme Lynette un nombre incalculable de fois. Leur passion s'est également transmise à Meredith, leur fille, qui n'a pu être présente ce soir. C'est au nom de cette passion que le groupe Carmichaël Resort a décidé de financer la réfection du hall Ouest de l'opéra, qui portera désormais le nom de halle Carmichaël. Personne, ainsi, n'oubliera tout ce que Catherine et John ont fait pour la grande musique.
Tandis que Stephen tendait à Carol Blatter, qui remplacerait Catherine Carmichaël comme présidente du Conseil d'administration de l'association des mécènes du Metropolitan Opera, l'énorme chèque signée par Meredith dans l'après-midi pour offrir à ses parents un hommage à la hauteur de leur amour pour l'opéra, les applaudissements crépitèrent dans la salle du Met où la soirée de bienfaisance en mémoire de John et Catherine avait été organisée. Si le PDG adjoint de Carmichaël Resort restait très contrarié de l'absence de l'héritière, il se satisfaisait d'être sous le feu des projecteurs, mais aussi et surtout de constater que parmi les invités à la soirée figuraient de nombreux potentiels actionnaires qu'il ciblait pour Carmichaël Resort. Compte tenu de l'accueil très favorable reçu par le don de la compagnie, il ne faisait aucun doute que la soirée serait fructueuse en termes de contacts. Avec son charisme naturel, John n'avait pas d'égal pour attirer les investisseurs mais, depuis le temps, Stephen estimait avoir suffisamment appris de son défunt ami pour être capable de faire aussi bien - sinon mieux ? La présidence de Carmichaël Resort ne lui semblait plus une tache si ardue depuis plusieurs années. Repoussant loin certaines pensées malvenues dans l'instant, il échangea avec Carol une rapide accolade, remercia de la main pour les applaudissements, puis quitta l'estrade pour rejoindre sa femme dans la salle. Maintenant, la soirée allait réellement commencer.
- Tu as été parfait, comme d'habitude.
- Oui oui ... On verra ça en fin de soirée, quand j'aurai trouvé de nouveaux investisseurs prêts à signer de gros chèques pour Carmichaël Resort. Je n'arrivé décidément pas à croire que Meredith se soit permise de ne pas venir !
- Ne t'énerve pas. Elle a besoin de toi. Et ... ce n'est pas plus mal, n'est-ce pas ?
Pas plus mal ? Et pourquoi ? Lynette craignait qu'il fut remplaçable aux yeux de la fille de John, peut-être ? Certainement pas ! Cette soirée le prouverait. Tandis qu'il attrapait une coupe de champagne, Stephen s'aventura entre les groupes en train de discuter, sa femme à son bras, pour débuter son travail de séduction. Saluant les uns, les autres, jusqu'à ce que le hasard l'amène à être bousculé par quelqu'un qu'il n'attendait pas là. Bennet Monaghan. Le compagnon - ou ex-compagnon s'il en croyait Lynette - de Meredith. Déjà debout après ce qui lui était arrivé ? Eh bien .. ce ne devait pas être si grave ! Nul besoin de le préciser, Stephen n'avait pas la meilleure des opinions s'agissant de l'architecte d'intérieur.
- M.Monaghan, quelle surprise. Tout va pour le mieux, compte tenu des circonstances. Il semble en être de même vous concernant ... Je ne vous savais pas amateur de grande musique.
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MessageSujet: Re: Meet me halfway [PV Bennet]   Mar 26 Avr - 11:18

Meet me halfway
°°°
Stephen ✧ Bennet
Pourquoi était-il là déjà ? Agrandir son cercle déjà immense de connaissance et de potentiels clients et montrer à tout le monde que malgré un foutu coma, Bennet Monaghan était toujours présent ?! Oui. Voir Meredith ?  NON ! Il l’avait évidemment et malgré lui, cherchée du regard, mais rien. La jeune femme n’était pas présente et cela valait surement mieux parce que qui sait ce qu’il se serait passé. Il lui en voulait tellement qu’il aurait pu lui faire une scène au milieu de tout le monde. Pire que Charlotte, elle l’avait mis dans une colère sans nom. Colère qui agissait comme un pansement qui aurait permis de recouvrir la tristesse. Plus qu’être en colère, Bennet était dévasté. La seule personne qu’il avait jamais aimé l’avait envoyé balader comme un vieux chewing-gum accroché à ses St Laurent. « Un pause pour que l’on se reconstruise chacun de notre côté » - « On se retrouvera après »... On ne se retrouvera jamais ! Il ne pardonnerait pas. Plus il aimait, moins il était capable d’accepter les erreurs de l’autre. Plus il aimait, moins il oubliait. Plus il aimait, moins il pardonnait. Pouvoir avoir à nouveau ne serait-ce que des rapports cordiaux avec Meredith serait donc de l’ordre de l’utopie.
Fort heureusement, la demoiselle n’était pas là ce soir. Il avait d’ailleurs repéré quelques jeunes femmes qui feraient parfaitement l’affaire pour la remplacer en fin de soirée si cela le tentait... Surement.

Stephen Miller, l’associé de son père fit ensuite un discours. Que des conneries... Et blablabla en l’honneur de mes très chers amis... Blablablabla... Meredith pas présente, c’était maintenant une certitude qu’il accueillit en buvant une grande gorgée de sa boisson préférée.
La fin de la prise de parole de Stephen arriva et les circonstances finirent par réunir les deux hommes.
« Tout va pour le mieux compte tenu des circonstances »... Mais quel con... Il n’avait jamais semblé ému que ce soit aux funérailles ou même à l’instant alors qu’il avait parlé de ses amis devant tout le monde. Oui, dans leur milieu, on ne montrait pas ses sentiments. On restait très pudique etc etc mais pour Bennet, tout cela sonnait faux. Pourquoi ? Comme ça. Il ne le sentait pas. Point.

_ « Il ne faut pas se laisser happer par les évènements n’est-ce pas ? On se relève et on avance. Le monde n’attend pas. » Le monde des affaires principalement. Hors de question de rester hors-jeu trop longtemps ou quelqu’un d’autre prenait votre place.
Pour la suite et concernant la musique, c’était surtout Meredith qui l’avait initié à tout cela. Lui... Il écoutait ce que les gens mettaient. Son truc étant plutôt le cinéma. Plus visuel, évidemment.
Allait-il avouer que tout cela était le fait de la jeune femme ? Certainement pas !

_ « Je n’ai que très rarement l’occasion de me rendre à l’opéra malheureusement, j’aime cependant me détendre en écoutant jouer du piano. » Le piano, Meredith... Evidemment.
Il n’en dirait pas plus. Il en avait déjà bien assez dit. Tout cela faisait partie de ces conversations sans aucun but que tout le monde pratiquait chez eux. Je parle, tu parles mais personne ne s’écoute réellement. Ce que Stephen lui dirait, Bennet ne le retiendrait surement pas et vice versa. A quoi bon me direz-vous ? Pour les faux semblants !

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MessageSujet: Re: Meet me halfway [PV Bennet]   Mer 27 Avr - 0:59

Meet me halfway
...
Stephen ✧ Bennet
A supposer qu'on lui ait proposé d'entretenir une plus ample conversation avec le petit ami de la fille de son ancien partenaire, Stephen n'aurait pas particulièrement cherché à accepter. Bennet Monaghan avait un talent qui n'était pas à remettre en question, c'était certain ; Lynette avait même envisagé de faire appel à lui, à une période, avant de se rabattre sur une architecte d'intérieur à la mode à Los Angeles, et le tout non sans avoir, au passage, changé d'avis un nombre incalculable de fois. Sa femme avait beau être une femme du monde qui ne montrait rien, à l'extérieur, de ses névroses, elle usait tout de même le PDG adjoint de Carmichaël Resort. Que ne pouvait-elle, comme tout le monde, voir des psys, faire une cure ... bref, quelque chose de moins difficile à supporter pour lui que les cachets dont elle se bourrait, et qui n'avaient que rarement les effets escomptés.
Quoiqu'il en soit, Bennet Monaghan ... non. Il y avait tout un dossier sur lui, dans les bureaux de Carmichaël Resort, et si John avait fini par se laisser convaincre par sa fille quand elle l'avait embauché pour le palace de Whistler - un projet de toute façon mineur - Stephen, lui, n'avait jamais été convaincu. Sa réputation d'homme bagarreur, de mari volage, pesait trop lourd dans la balance, même face à son talent. L'aplomb dont il faisait preuve agaçait également Miller ; pour un blanc-bec qui avait encore beaucoup à prouver aux yeux de l'homme d'un certain âge, l'entendre débiter des banalités sur la nécessité de se remettre au travail était une plaie. Comme s'il ne passait pas son temps à envoyer ses salariés sur les chantiers ! Allons, on pouvait se passer de lui !
- Détrompez-vous. Le monde attendra toujours. Il est humain. C'est la bourse, qui n'attend pas. Vous le comprendrez si votre société est un jour cotée.
Soit dit au passage, quand bien même Bennet Monaghan l'agaçait, la remarque qu'il lui avait faite était véridique. Stephen ne se réjouissait pas du malheur des autres, l'accident et le coma de l'architecte ne le ravissaient donc pas. D'autant que l'accident qui avait mené à ce coma était le même que celui qui avait coûté à la vie à deux amis proches. Il y avait donc un peu de pédagogie dans tout cela, à l'égard d'un homme trop pressé. Stephen avait appris la patience des années auparavant, lentement, en développant avec John la société. Assez paradoxalement, John avait ressemblé à Bennet Monaghan, à une période : la même impatience, la même confiance en soi, le même aplomb insolent. Nul doute que sans son passé un peu trop houleux pour leur monde - il y avait ce qui se savait, et ce qui se disait, et Stephen était au courant des deux - Bennet aurait été accueilli à bras ouverts chez les Carmichaël. Mais les premiers échos que Lynette avaient obtenus par Catherine étaient tout sauf élogieux, et Stephen en était resté là. Autant dire que l'idée de Bennet tournant autour de Meredith le révulsait : maintenant que ses amis étaient morts, il se faisait un devoir, en tant que bras droit de John, de prendre soin de leur fille. Meredith n'aurait que le meilleur, elle qui était une reine, et Bennet ne faisait pas partie de ce meilleur aux yeux de l'associé, ce qu'il ne manqua de signaler à mots couverts.
- Le piano ... évidemment. Saviez-vous que c'est un des instruments les plus piégeux ? Tout le monde se croit capable de taper sur quelques touches, d'improviser une mélodie, même mignonne. Mais les vrais airs ne sont accessibles qu'aux meilleurs musiciens, et ils sont rares.
Meredith en faisait évidemment partie. Elle était unique et, quand elle aurait enfin décidé de surmonter la mort de ses parents, elle aurait tout loisir de choisir parmi les meilleurs, Charles restant, évidemment, la référence.
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MessageSujet: Re: Meet me halfway [PV Bennet]   Jeu 28 Avr - 17:19

Meet me halfway
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Stephen ✧ Bennet
C’était peut-être physique mais Bennet ne sentait vraiment pas l’associé de Meredith. Associé, conseiller, connard de première... Non, il ne le sentait pas, peu importe son titre. Sa femme avait également une drôle de tête et il aurait pu parier que s’ils avaient des enfants, eux aussi devaient avoir cet air insupportable sur le visage. Cela arrivait souvent à Bennet de prendre ainsi en grippe des gens, mais avec Stephen, il fallait avouer que l’effet avait été immédiat et en l’écoutant parler, les choses n’allaient pas s’arranger.
« Vous le comprendrez si votre société est un jour côté en bourse » ... « Le monde attend, il est humain » ... Mais quel ramassis de conneries ! Depuis quand le monde des affaires attendait-il ? Côté ou non en bourse ! Mais quel connard.

_ « L’important pour moi aujourd’hui est d’avoir ma société. Ce n’est pas donné à tout le monde. Pour la bourse, je verrai cela dans quelques années. J’y travaille ardemment. » Il avait extrêmement confiance en lui et cela arriverait s’il le voulait.
L’important étant surtout que Oui, lui, il avait sa propre société et ne s’était pas cramponné à celle de son père ou d’un ami en lui collant au cul tel parasite... Oui, oui, Stephen était un excellent gestionnaire et blablabla. Sauf que pour Bennet, cela ne voulait rien dire. Ne rien accomplir par soi-même était pour lui une preuve que l’on avait échoué. Stephen, aussi bon soit-il, n’était qu’un mouton éjectable. Bennet, lui, était irremplaçable et ses idées, uniques.
Tous deux échangèrent encore quelques banalités qui les conduisirent sur le sujet de la musique. Bennet avoua qu’il n’était pas un grand amateur de classique mais qu’il appréciait énormément écouter jouer du piano.
A nouveau, il se sentit prit de haut, comme précédemment sauf qu’encore, cela ne fonctionna qu’à moitié. En fait, Bennet ne comprit pas où son interlocuteur voulait en venir.
« Le piano, un instrument piégeux »... Mouais... « Tout le monde pense pouvoir en jouer » ... Euh... Ne venait-il pas de dire qu’il aimait l’entendre plutôt qu’en jouer ?! Qu’est-ce que c’était encore que ces conneries qu’il lui débitait ?
Oh, il voulait surement parler de Meredith... Quelque part... C’était ce que Bennet lui-même avait sous-entendu en citant cet instrument que l’on savait sacré aux yeux de l’héritière.

_ « C’est vous l’expert, n’est-ce pas ? » Il prit une gorgée de whisky tout en dévisageant presque l’abruti en face de lui.
S’il voulait le prendre de haut, c’était raté. Cela n’avait d’ailleurs jamais réellement fonctionné avec personne, excepté Meredith qui lui avait fait le plus grand mal en lui avouant qu’avec lui à ses côtés elle ne pouvait pas avancer. Depuis, et même avant cela, qui était réellement parvenu à écorché son égo ? Peu de monde. Stephen ne faisait pas exception à la règle. Le père de Meredith y serait surement parvenu mais contrairement à Stephen qui n’était rien auprès de la belle, il n’avait jamais essayé de le faire se sentir tout petit, au contraire... Bennet en était plus que certain, John Carmichael lui faisait confiance. Plus que confiance même.
Un couple d’ami de ses parents le repéra et de dirigea vers les deux hommes. Il y eu comme une espèce de moment de flottement durant lequel les amis, qui connaissaient surement Stephen, n’arrivèrent pas à savoir qui saluer en premier, Bennet ou lui. Ce fut Bennet qui décida pour eux en s’adressant très rapidement à Stephen, de la suite des évènements.

_ « Passez une bonne soirée. » Point. Il lui tourna le dos sans réellement attendre une réponse et très habilement, parvint à pousser les amis de ses parents à se diriger un peu plus loin pour grignoter quelques amuses bouche.
Bennet passa d’ailleurs un bien meilleur moment avec eux qu’avec Mr Miller. Ensuite, il fit la connaissance d’une jeune femme charmante. Blonde, assez grande, plus que Meredith. Une plus grosse poitrine également. Conversation bien moins intéressante... Il passa en réalité son temps à les comparer. Il le fit même au lit, alors qu’elle lui avait proposé de la ramener chez elle. Il la prit deux fois sans pour autant réellement y trouver quelconque plaisir.
Il rentra ensuite chez lui et... Rien. Il passa le reste de la nuit sur le canapé à lire et ruminer.

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