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 Wedding night and nightmare

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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Wedding night and nightmare   Sam 16 Avr - 18:49

Wedding night & nightmare
°°°
Meredith ✧ Bennet
 Fin de matinée du 9 avril.
Bennet avait passé la nuit à l’hôpital en observation. Son état de la veille avait très sérieusement préoccupé les médecins qui lui avaient très vite asséné la nouvelle : Il devrait être opéré d’ici très peu de temps. Il n’avait pas râlé. Il n’avait fait que dire qu’il devait être témoin à un mariage d’ici la semaine suivante et qu’il lui était impossible de rater l’évènement. Là-dessus, il avait été ferme, mais ne s’était pas énervé. Rendez-vous avait donc été pris pour dans deux semaines à peu près, il serait opéré le 20 avril.
Ce qu’il s’était passé la veille, la colère dans laquelle il s’était mis n’avait fait que précipiter cette opération. Les médecins le lui avait dit, il était en sursis. Jamais ils n’auraient pensé que les choses dégénèrent si rapidement mais c’était mal connaître l’architecte qui, bien que semblant toujours relativement calme, ne l’était jamais complètement.
On lui avait donné une tonne de médicaments qui lui avaient permis de dormir tout la nuit et ce matin, il était encore dans le brouillard quand Vivian et Georgiana étaient arrivées pour le voir.

_ « Oooh, chéri ! Comment te sens-tu ? – Ton infirmière nous a dit qu’il avait fallu te conduire d’urgences ici... Que s’est-il passé ? Elle a été tellement vague... Ne devais-tu pas être avec Meredith ? Nous ne l’avons pas croisée. » Son infirmière, bien qu’engagée par sa grand-mère n’avait donc pas vendu la mèche. Il n’aurait pas parié dessus mais était ravi qu’elle n’ait rien dit. « Ravi »... Le seul inconvénient à cela était que ce serait à lui d’expliquer la situation à sa famille et il n’en avait pas envie.

_ « Elle n’est pas là. Elle ne viendra pas. » Dire cela lui faisait mal, plus qu’il ne l’aurait cru. Tout était encore si frais qu’il avait du mal à réaliser. C’était fini. Fini parce qu’il l’avait imposé quand elle le demandait sans le demander... C’était un peu comme si elle avait désiré une rupture sans oser en prendre la décision. Elle avait eu beau lui dire que ce n’était pas où elle voulait aller mais c’était pourtant bien ce qu’elle proposait. « Séparons-nous un peu » ... Pour se retrouver, c’était ce qu’elle prétendait mais il n’y avait pas cru. Il avait toujours été si certain de ses sentiments pour lui. Demander une pause ou peu importe la façon dont elle appelait ça, était un moyen de réfléchir à ses sentiments non ? « Je ne suis plus vraiment certaine de ce que je ressens pour toi alors prenons nos distances et j’y réfléchirai » ?
C’était ce à quoi Bennet pensait depuis ce matin. Meredith n’était plus sure de son amour pour lui, donc, elle lui demandait du temps en mettant cela sur le compte d’autre chose. C’était pourtant étrange... Ou non, il s’était juste laissé aveugler par ses propres sentiments et n’avait pas vu l’inévitable pointer le bout de son nez, doucement, insidieusement... Elle en avait eu marre. Elle était devenue trop importante pour « juste » lui. Il avait beau tout retourner dans son esprit, il ne comprenait pas et même si la colère allait le reprendre à un moment où à un autre, il était, à l’instant, bien plus triste qu’autre chose.

_ « Pourquoi ? » Vivian prenait toujours bien moins de gants que sa belle-mère quand elle voulait savoir quelque chose. Elle demandait, point. Elle donnait son avis comme il venait.

_ « Ne me dis pas qu’elle a trop de travail... Vous vous êtes disputés hier c’est ça ? Et c’est ce qui t’as provoqué la crise. » Elle était si loin et également si près de la vérité. « Disputé » était un euphémisme. Ca l’était toujours concernant Bennet et en même temps, s’était-il vraiment agi d’une dispute à proprement parler ? Il ne savait plus. Oui, s’en était une, évidemment et dans le même temps, c’était également plus que cela. On devait se remettre des disputes non ? Ici ils ne se remettraient pas. Pas ensemble.
Meredith voulait qu’il guérisse. Il allait devoir le faire mais pas que physiquement. Il allait devoir guérir de leur relation. Ce que le destin était cruel. Il avait une pathologie cardiaque et dans le même temps, un cœur brisé... Etait-ce une blague ? Elle n’était pas drôle. Vraiment pas drôle. Un retour de bâton plutôt. Très certainement... Combien de fois avait-il brisé des cœurs ? Celui de Charlotte, à coup sûrs et d’autres, dans le professionnel. Celui de Meredith ? Non... C’était elle qui l’avait achevé, non l’inverse. Il lui avait surement fait mal à quelques reprises, mais ainsi, aussi fort ? Impossible.

_ « Elle a besoin de temps pour prendre ses marques dans l’entreprise... Elle ne peut pas s’occuper de moi... C’est trop pour elle... Elle est déconcentrée. » Il parlait mais c’était comme s’il n’était pas là car ce matin, comme la veille, on lui avait donné des décontractants qui faisaient toujours effet. C’était ce qui expliquait l’absence de colère et la fait qu’il se sente si triste et impuissant. Des sentiments qui lui étaient plus ou moins étrangers et qu’il n’appréciait pas. Il ne pouvait pourtant rien y faire.
Il n’y fit pas attention mais sa grand-mère semblait tomber des nues, sa mère, elle, avait refermé la bouche et ses mâchoires s’étaient serrées comme celles de Bennet pouvaient le faire quand il était contrarié.

_ « Sale petite égoïste... Après tout ce que tu as fait pour elle... » Bennet entendit à peine sa mère. Georgiana, elle, n’avait rien manqué de ce que sa belle-fille venait de souffler.

_ « J’ai besoin d’un café. Vivian, auriez-vous l’obligeance de m’en rapporter un... Et de... Relativiser, en chemin, pour lui. » La vieille femme s’était levée et avait rejoint Vivian pour s’adresser à elle, elle l’avait accompagnée à la porte pour finir de lui parler et avait presque murmuré afin que Bennet n’entende pas. Elle avait de toute façon bien remarqué qu’il n’était pas vraiment là et que ça n’allait pas. Sa mère l’avait également fait, elle avait juste du mal à ne pas avoir envie de sauter dans la seconde à la gorge de celle qui avait osé faire du mal à son fils.
Une fois Vivian sortie sans aucune protestation, la grand-mère alla s’asseoir sur le bord du lit et prit la main de celui qu’elle ne verrait finalement jamais vraiment comme un adulte mais bien comme le petit garçon de cinq ans avec lequel elle allait au marché aux fleurs tous les dimanches et qui lui disait : « Prenez des hortensias Gran ! Et des Lys ! Mauve, et blanc et quelques roses pour Mère ! » Un petit garçon très sensible qui était devenu un homme froid, mais pas moins touché par tout ce qui pouvait lui arriver.

_ « Parle-moi. » Ce qu’il avait mal.

_ « Je pensais l’épouser. La demander en mariage avant l’été. Je croyais... Je ne sais pas ce que je croyais. Je n’ai jamais aimé personne d’autre qu’elle. Mais il faut croire que ce n’était pas son cas. Elle a préféré me tourner le dos à la première difficulté et... Maintenant. Au pire moment. J’ai été bête. Négligeant... J’aurais pas dû tomber amoureux... Ça fait mal... » Il avait pris le temps pour s’exprimer. Il avait la gorge tellement nouée.
Epouser Meredith... Il avait décidé qu’il pouvait le faire. Qu’elle était bel et bien la femme de sa vie et que jamais il ne trouverait une femme qui arriverait à la cheville de Meredith. Qui le rendrait si fier, si fou de son corps, qui le captiverait autant, qui le ferait sourire, rêver, rire.
Elle avait réussi tous ces exploits et également celui de lui briser le cœur et ce de la façon la plus violente possible. C’était comme mourir doucement. Ne rien comprendre et avoir mal. Incroyablement mal.
Malgré lui, il avait laissé une larme, puis deux, couler le long de sa joue.
Georgiana s’était alors approché plus et l’avait pris dans ses bras et là où il avait tant pleuré quand il n’était encore qu’un petit garçon, il se laissa aller à le faire encore. Cela ne dura pas longtemps et cela ne lui fit pas non plus vraiment de bien, pas sur le long terme en tout cas.

_ « Je pourrai sortir demain matin, mais j’aimerai me reposer si vous voulez bien... Ne pas voir maman et ne pas avoir à en parler encore. S’il vous plait. » Il était tellement las...
Sa grand-mère accepta et ses deux femmes le laissèrent. Il dormi toute la journée, sorti le lendemain. Ne versa plus aucune larme jusqu’à ce jour.
Samedi 16 avril.
Jour du mariage de Linoy et AJ. A sa grande surprise, Bennet avait été choisi pour être le témoin de la « gamine ». Il était évidemment flatté par la demande et avait accepté avec plaisir.
Il le savait, Meredith serait présente, s’il avait bien compris, elle était même témoin d’AJ. Non... Vraiment... Le destin si foutait de lui depuis quelques temps.
Il le savait, ils allaient devoir être « ensemble » toute la journée et très certainement toute la soirée. Même s’il avait laissé derrière lui l’affreuse tristesse qu’il avait ressenti les premiers jours, il n’était pas serein quant à l’idée de devoir faire avec elle durant cet évènement si symbolique.
La cérémonie et la soirée se passaient à Vancouver où, Meredith, avait accepté d’héberger tout le monde dans l’un de ses palaces. Quelle bonté d’âme... Il n’arrivait plus à la voir comme quelqu’un de réellement généreux en réalité. Plus après ce qu’elle lui avait fait. Le larguer alors qu’il sortait à peine du coma. L’abandonner alors que lui se battait, malgré sa condition, afin d’être le plus présent possible pour elle. Lui tourner le dos alors qu’il n’avait qu’un désir, être avec elle pour toujours. Au revoir la tristesse, bonjour la colère.
L’amour devait être oublié, enterré jusqu’à étouffer. Il le savait, il n’était pas à l’abri de craquer surtout après les messages qu’elle lui avait envoyés. Il s’était persuadé qu’elle ne ressentait plus rien pour lui mais maintenant qu’il était loin et refusait tout contact, elle insistait sur le fait qu’elle l’aimait. C’était à devenir chèvre. Il n’y avait pas pensé. N’y avait pas réfléchi non plus. Elle ne méritait plus qu’il pense à elle. Il avait donc fermé son esprit jusqu’au matin du mariage.
Arrivé en avance, il l’avait vue et ne s’était plus senti si fort, alors, à onze heures du matin, il était allé dans le bar du palace et avait demandé un whisky pour se redonner du courage. Il l’avait bu cul sec et était resté là tout le temps qu’il pouvait afin de ne pas être en retard. Il en avait pris un autre et était sorti fumer. Deux choses qu’il n’avait évidemment pas le droit de faire. Ce qu’il n’était pas non plus autorisé à faire était s’énerver et se mettre dans tous ses états. L’alcool et le tabac l’aiderait à ne pas fulminer. Ca et les médicaments. Pour le moment, il n’en avait pas pris.
Finalement, l’heure de la cérémonie était arrivée et il était entré dans la pièce faire à cet effet. Meredith était là. Presque tout le monde était là exceptés les futurs mariés et tant qu’ils n’étaient pas là, Bennet ne ferait aucun effort.
Heureusement pour lui, ils arrivèrent rapidement et tout coula assez naturellement. Il n’eut pas à se préoccuper trop de Meredith durant tout ce temps.
La journée passa et il prit son de l’éviter au mieux mais cela ne lui fit plus possible avec le début de soirée. Linoy l’avait alpaguée et avec AJ, ils avaient décidé de leur parler. Son leitmotiv, faire comme si de rien n’était et laisser croire au mariés que tout allait au mieux.
Il connaissait Linoy, elle était le genre hystérique et avec des bébés dans le ventre, le jour de son mariage, mieux valait la ménager alors il avait fait ce qu’il fallait. Il avait la main derrière la taille de Meredith sans réellement la tenir.
En réalité, c’était la première fois depuis le début de la journée qu’ils se retrouvaient ainsi et étaient forcés de communiquer. Les mariés furent ensuite interrompus par leurs parents et tout le monde resta autour du « faux couple » jusqu’à finir par les abandonner... Il récupéra son bras, mettant ses mains dans ses poches. Il avait préalablement jeté un coup d’œil au plan de table, évidemment, ils étaient placés l’un à côté de l’autre...
Il finit par lui faire face et... Elle était divine. Plus belle encore que la mariée elle-même, bien entendu. Elle était maquillée de telle façon que ses yeux semblaient encore plus clairs qu’habituellement. Sa bouche était faite comme il l’aimait. De cette façon qui lui donnait envie de la dévorer... Il voulait la détester, pas la dévorer. Il ne pensait pas être si faible face à elle, pas après ce qu’elle lui avait fait subir.

_ « Je ne savais pas qu’AJ et toi étiez si proches. » Il ne lui dirait pas qu’elle n’avait pas le droit d’être plus belle que la mariée. Il ne ferait aucun geste envers elle. Il ne sourirait pas. Il ne serait pas doux ! Il ne dirait que des banalités.
Il y avait en lui deux forts sentiments qui s’affrontaient et à l’instant il n’était pas certain de savoir lequel l’emporterait.
Il aurait besoin de bien d’autres verres pour supporter la soirée.

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Dim 17 Avr - 23:41




Meredith & Bennet
Pyja's parties
8 avril. De derrière la porte de chez Bennet, Meredith avait entendu un grand fracas ; connaissant Bennet comme elle le connaissait, elle aurait pu parier qu'il s'agissait de leur lampe. A cette idée, de nouvelles larmes lui montèrent aux yeux, non pas pour l'objet, mais pour ce qu'il représentait, et elle se précipita vers l'ascenseur, comme pour fuir l'endroit. Sean et Michel étaient encore en bas de l'immeuble, en train de discuter avec le portier. C'était donc ça qu'ils faisaient quand elle n'avait pas besoin d'eux ? Les larmes aux yeux, elle se précipita dans sa voiture, sans leur dire un mot. Ils étaient payés pour comprendre et ne pas poser de questions et, moins d'une minute plus tard, la voiture roulait vers l'immeuble de Stephen et Lynette. A l'arrière, Meredith n'avait pas cessé de pleurer et, une fois arrivée dans sa chambre du moment, elle s'y enferma. Là, couchée sur son lit, la tête bien enfouie dans les oreillers, elle hurla, et sanglota encore et encore, jusqu'à ce qu'un sommeil sans rêves l'emporte, au petit matin.
9 avril. Quand le réveil de Meredith sonna, ce matin-là, son premier réflexe fut de grogner de fatigue : elle s'était endormir trop tard pour déjà se lever. Et là, d'un seul coup, tout lui revint : la raison pour laquelle elle s'était endormie à l'aube, ses larmes, sa dispute avec Bennet. Tout en ne réalisant pas, la tristesse, lourde comme une chape de plomb, l'assaillit. Bennet et elle s'étaient gravement disputés la veille, il lui avait parlé de rupture, et l'avait mise dehors. Mais de là à parler de rupture définitive ? On frappa à sa porte, et la gouvernante entra, comme chaque matin, un plateau pour son petit-déjeuner à la main.
- Dégagez ! Foutez le camp ! Depuis quand est-ce que je vous ai autorisé à entrer sans réponse ? Du vent !
Tandis que la gouvernante sortait en se confondant en excuses, Meredith replongea la tête dans les oreillers ; sa poitrine l'oppressait, et chacun de ses muscles lui semblait tendu à l'extrême. Elle se sentait mal dans son propre corps. Quelques secondes plus tard, on tapait à sa porte à nouveau, et la voix de Lynette se fit entendre, mielleuse mais curieuse. Meredith n'avait pas la moindre envie de lui expliquer.
- Ce n'est rien, j'avais mal dormi. Que Gwen me pardonne.
Elle n'avait pas le choix, il lui fallait se lever ; lentement, comme si elle pesait une tonne, elle s'extirpa du lit pour se diriger vers la salle de bains. Elle avait dormi toute habillée, ses vêtements étaient abominablement froissés, ses joues étaient noires de mascara qui avait coulé, et ses yeux rouges à outrance. Bennet l'aurait trouvée laide, ainsi. Repenser à lui lui fit remonter les larmes aux yeux et, pour s'éviter de pleurer encore, elle se précipita sous la douche, et enclencha le robinet, réglant la température au plus froid. Après un premier hoquet de surprise quand l'eau coula sur elle, elle serra les dents pour supporter la sensation glaciale sur sa peau et, finalement, se remit à pleurer quand même, autant de la souffrance de sa séparation d'avec Bennet, que de la douleur du froid. Quand elle ressortit de la douche, ses doigts étaient bleus, et jusqu'à son coeur était comme engourdi. Hormis ses oreillers noircis par son maquillage, quand elle quitta sa chambre, personne n'aurait pu deviner ce qui s'était passé, mais toute la journée, elle fut distraite. Les réunions s'enchaînèrent, sans qu'elle comprenne ou retienne grand chose à ce qu'on lui disait. Si Stephen s'en rendit compte, il ne dit rien. Le soir, en rentrant avec lui, elle fila dans sa chambre sans rien manger.
10 avril. Cette fois, Gwen, la gouvernante, avait attendu sa réponse avant d'entrer. La préparation matinale de Meredith fut relativement plus sereine, à la douleur près, toujours bien là, mais comme plus distante. Ce n'était pas possible. Bennet et elle ne pouvaient pas avoir rompu. Tout allait rentrer dans l'ordre. Dans la voiture qui la menait au siège de l'entreprise, l'héritière entreprit d'envoyer des SMS à Bennet, pour se rassurer. Les réponses que son amour lui adressa ne la rassurèrent pas vraiment, mais elle les lut sans être convaincue qu'ils avaient réellement rompu : Bennet allait forcément finir par se calmer, et ils se retrouveraient. Ils le faisaient toujours. Ce n'était qu'une question de temps.
15 avril. Très tôt le matin, sa voiture avait mené Meredith à l'aéroport pour qu'elle se rende à Vancouver, où devait avoir lieu le mariage d'AJ et Elinor. Après leur avoir offert la cérémonie, au Carmichaël local, AJ lui avait proposé d'être sa témoin. Triste témoin, qui avait décidé de porter le deuil de ses parents, et n'avait enfilé que des robes noires depuis une semaine ; au moins, elle ne perdait pas de temps à chercher quoi mettre. Evidemment, pour le mariage, elle avait prévu autre chose ; c'était avant tout ça, heureusement. Aujourd'hui, elle n'aurait plus eu l'envie de se chercher une robe correcte. Elle n'avait envie de rien, d'ailleurs. Les derniers jours avaient passé comme dans un rêve - un mauvais rêve - dont elle se souvenait difficilement. Hormis les reproches de Stephen, la veille au soir, qui désapprouvait sa venue à Whistler tout comme la distraction dont elle avait fait preuve cette semaine, et qu'elle avait accueillis douloureusement, tout semblait avoir glissé sur elle.
Dans l'avion, elle avait travaillé - essayé de travailler - comme depuis qu'elle avait pris la place de son défunt père, mais ses pensées avaient essentiellement vogué vers Bennet. Elle devait le voir le lendemain, au mariage. Ils devaient partager une suite, initialement. En arrivant, il faut qu'elle demande qu'on lui attribue une autre suite : à cette perspective, elle se remit à pleurer, moins violemment qu'en début de semaine. Quand elle atterrit, elle n'avait rien fait de ce qu'elle voulait réellement faire. Arrivée au Carmichaël Vancouver, on l'accueillit comme on pouvait s'y attendre maintenant qu'elle était leur patronne à tous ; elle visita l'hôtel, et passa l'essentielle de la journée avec le directeur, à revoir des indicateurs tout en ne cessant de se demander si Bennet était déjà là.
En remontant à sa chambre, dans la soirée, le plateau-repas qu'elle avait demandé l'attendait déjà ; un énorme bouquet d'hortensias blancs trônait sur la table du salon de sa suite auquel elle commença par ne pas prêter attention, persuadée qu'il avait été mis là par le personnel de l'hôtel pour son arrivée. C'est en repérant la carte que quelque chose se produisit, comme un sursaut dans son coeur ; elle l'attrapa, fébrile, et en lut chaque mot plusieurs fois pour être certaine de bien comprendre. Le bouquet était de Bennet, pour son anniversaire. S'il n'en avait pas annulé l'envoi ... cela signifiait-il ... que les choses s'arrangeraient ? Elle était si avide d'y croire, que son coeur se précipita dans la faille. Bennet devait avoir compris, avoir accepté de lui laisser du temps. Elle se coucha sur cette pensée, et dormit mieux que les jours précédents.
16 avril. Avec l'aide, tout de même, des somnifères de Lynette, Meredith se réveilla le matin du mariage d'Elinor et AJ en se sentant reposée ; elle devait consacrer le début de sa matinée à travailler, avant de se préparer, et de jouer son rôle de témoin auprès d'AJ.
En descendant dans le hall pour rejoindre le bureau du directeur, elle l'avait repéré, à l'enregistrement, et avait détourné la tête, comme une enfant prise en faute ; mais, sitôt le manager des lieux rejoint, elle avait annulé leur matinée de travail, certaine qu'elle ne parviendrait à rien. Au lieu de ça, elle s'était rendue sur les lieux de la cérémonie, pour découvrir les aménagements, et apporter son aide de jeune femme du monde habituée à organiser des soirées huppées. Quand elle était montée à sa suite pour enfiler la robe vieux rose choisie pour l'occasion, et que sa coiffeuse et sa maquilleuse la prépare, elle se sentait le coeur un peu plus léger.

Après être passée voir AJ dans sa chambre en compagnie de l'autre témoin de son ami, et après avoir bu un verre tous les trois ensemble, Meredith avait rejoint les lieux de la cérémonie. Face à elle, de l'autre côté de l'autel, Bennet avait à peine eu un regard ; sa joie était un peu retombée, mais les fleurs la soutenaient. Ce bouquet, c'était son espoir. La journée s'était passée et, la soirée arrivée, son impatience de se trouver vers Bennet avait finalement été comblée ; son architecte avait même passé un bras autour de sa taille, comme avant, et même si son toucher était distant, un sentiment de soulagement avait envahi l'héritière. Ce serait peut-être compliqué, mais les choses s'arrangeraient, elle le savait maintenant. Que Bennet retire sa main aussitôt leurs amis éloignés ne la surprit même pas. Quand il lui fit face, elle commença par lui sourire doucement, mais son regard la dissuada de continuer ; pourtant, il lui parlait, et c'était toujours ça.
- Je crois qu'il a surtout voulu me remercier pour ça.
De la main, elle avait désigné les lieux, avant de porter à nouveau son regard sur Bennet, pour reprendre la parole doucement.
- Merci pour les fleurs. Elles sont magnifiques.
BY .TITANIUMWAY


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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Lun 18 Avr - 14:02

Wedding night & nightmare
°°°
Meredith ✧ Bennet
Il regrettait presque d’avoir accepté d’être le témoin de Linoy. D’être ici. De devoir parler à Meredith. « Loin des yeux, loin du cœur », cette expression n’avait jamais eu autant de sens qu’à présent à ses yeux. Si les derniers jours il était parvenu à l’éclipser de ses pensées, ce n’était plus possible. Elle était là, face à lui, plus belle que jamais. Il avait beau avoir envie de l’étriper, il ressentait également une folle envie de la prendre dans ses bras et de lui demander si elle avait réfléchi, si elle l’aimait comme elle le disait bien qu’il en doute... Ce doute qui le sauvait. S’il n’avait pas douté de ses sentiments il aurait surement succombé. Heureusement, il n’était plus certain de ce qu’elle pouvait réellement éprouver pour lui. Elle parlait d’amour tout en le repoussant... Pour lui, il ne pouvait y avoir de nuance. Les choses étaient blanches ou noires. Amour, ou haine. On est ensemble ou on ne l’est pas. Ils ne l’étaient plus. Qu’il s’accroche à cela alors qu’il lui faisait face.
Il n’aurait pas dit non à ce que les mariés restent un peu plus longtemps avec eux... Il n’avait rien à demander à Carrie qui était arrivée dans la salle elle aussi avec son mari ou peu importe ce qu’ils étaient. L’architecte était donc coincé avec Meredith.
Des banalités, c’était ce qu’il avait choisi de lui dire et il le faisait froidement. Il avait bien remarqué le sourire qi avait disparu de ses lèvres quand elle avait vu le regard qu’il lui lançait. Qu’elle ne s’imagine pas qu’il avait oublié. Pas lui, jamais.

_ « Je vois. » Tu parles d’un choix du cœur... Lui au moins était certain que Linoy l’avait choisi car elle en avait envie et non pour le remercier d’un quelconque cadeau ou parce qu’elle n’avait personne d’autre sous la main.
Il n’avait envie de voir que le négatif en Meredith et l’imagina acheter l’amitié de ses proches. Les berner par tel ou tel subterfuge très malin. Ce n’était évidemment que des conneries mais celles-ci apaisaient légèrement son cœur.
Elle avait repris la parole. Des fleurs...

_ « Quelles fleurs ? » Des fleurs ? Pourquoi aurait-il envoyé des fleurs ?! Depuis son coma il ne savait plus trop où il en était au niveau des dates. Julia gérait TOUT son agenda, ses rdv à annuler, ses courses à livrer, annuler les voyages initialement prévus, appeler ici et là pour contrôler ci ou ça... Bref, la seule chose qu’il savait était qu’il serait opéré le mercredi suivant, point.
Evidemment, non, il ne se souvenait pas que la veille était l’anniversaire de Meredith. Il ne se souvenait pas qu’il avait prévu un tas de choses... Qu’il voulait tâter le terrain pour savoir si oui ou non il la demanderait en mariage. Il ne voulait pas s’en souvenir.
Julia avait été chargée de faire annuler TOUT ce qui était relatif à cet évènement. TOUT, sauf le bouquet de fleurs alors... ? Il n’eut pas le temps d’y réfléchir et de le conclure. Meredith n’eut pas non plus le temps de lui répondre que Linoy était venu les tirer par le bras car il fallait faire des photos avec les témoins. Une photo, deux, trois, dix, vingt... Il choppa un serveur à la trois centième photo surement et lui demanda de lui apporter un whisky sans se soucier de ce que Meredith, pourrait vouloir ou non.
Il fallait à présent s’asseoir à table... Faire illusion pour tout le monde... Il tira donc la chaise de son ex-belle et l’aida à s’installer comme le gentleman qu’il était supposé être. Son verre arriva avant qu’il soit installé et il le prit cul sec rendant le verre vide au serveur qui n’avait pas encore fini sa tournée. Tout ça l’aiderait forcément. Le dîner commença et il parla beaucoup avec Carrie qui était finalement plus intéressante qu’il ne l’aurait cru au premier abord et Niklas qui lui aussi se révélait plutôt agréable. Il fallait sourire à Meredith dès qu’il était question de parler de couple. Il ne répondait jamais réellement franchement.
Linoy avait insisté en demandant qui serait les prochains sur la liste et il avait souri en levant son verre en direction du vrai couple de témoins. Ensuite, il fallut prendre la parole pour faire un léger discours... Formidable... !

_ « Cela ne fait pas très longtemps qu’Elinor et moi sommes amis. C’est d’ailleurs une amitié très surprenante à laquelle je ne croyais pas les premiers temps... Je suis pourtant ravi d’être entré dans le tourbillon de sa vie. J’ai eu la possibilité de la connaître juste avant qu’elle ne se mette avec AJ. Pas encore avec lui mais déjà amoureuse. Je l’ai vue changer et évoluer. Grandir depuis qu’ils forment un couple. Je ne suis même plus certain de pouvoir encore te surnommer « gamine » à vrai dire... Tu es devenue une femme très forte et responsable... Tu ne t’es pas calmée pour autant et je pense que tu resteras toujours cette petite furie que finalement, on aime tant. Tu es sur le point de devenir maman et comme tout ce que tu entreprends, je suis certain que tu réussiras aussi dans ce domaine et que tu seras une merveilleuse mère.
Je vous souhaite à tous les deux tout le bonheur du monde.
» Il avait plus ou moins redit tout ce que tout le monde disait d’elle mais c’était elle après tout. Une folle dingue ex junkie doublée d’une alcoolique qui semblait s’en sortir à merveille aujourd’hui et bossait comme une dingue pour offrir à sa future famille un bel avenir. Il ne pouvait qu’être fier de cela, lui, l’acharné de travail.
Le dîner continua sans qu’il ait à réellement parler à Meredith puis les danses arrivèrent. Là, l’éviter fut bien plus compliqué. Il se leva donc et lui tendit la main pour qu’elle le suive.
Une fois sur la piste de danse, il l’enlaça tout en essayant de rester distant. Il ne voulait pas être envouté par son parfum mais ce n’était pas si simple.
Durant le repas, il avait repensé aux fleurs et alors que ses doigts, entrelacés dans ceux de Meredith commençaient à se fermer pour plus de contacts et que son autre main, sur sa taille, la tenait de plus en plus fermement, il comprit l’histoire du bouquet.

_ « C’est Julia qu’il faut remercier pour les fleurs, elle a dû oublier de faire annuler le bouquet. » Cela lui avait permis de stopper l’assaut de sa main sur ses hanches. Ainsi il n’avait plus envie de l’embrasser. Presque.
Il avait bu « pas mal » durant le repas. Assez pour décompresser et surtout pas trop au point de se donner en spectacle. Par conséquent, il se sentait mieux. Prêt à affronter la réalité de leur rupture. Prêt à supporter de l’avoir contre lui et de ne pas pouvoir faire ce que son cœur lui dictait ou alors n’étaient-ce que des pulsions ? Il les gérait de mieux en mieux grâce à son ami alcool.
La première danse passa et il fallut retourner à table pour le dessert. Drôle d’intermède ou pas... Il n’y connaissait rien en mariage mais la pause avait été salvatrice.
Il s’oublia en raccompagnant Meredith à table avec sa main toujours posée sur sa taille. Ne plus réfléchir. Se laisser bercer par l’alcool et la soirée en elle-même.
Une fois à table, il garda son bras placé derrière le dossier de la chaise de Meredith. Il empêcha cependant sa main de s’égarer jusqu’à lui caresser le dos. Toutes ces choses tellement naturelles avant. Ce n’était pas autorisé.
Après cette première danse, pourtant, il avait l’impression de pouvoir tout gérer. La rupture ne faisait plus si mal quand Meredith se trouvait proche de lui.

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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Lun 18 Avr - 23:04




Meredith & Bennet
Pyja's parties
A la seconde où elle capta le regard vide de Bennet, tandis qu'elle mentionnait les fleurs reçues la veille pour son anniversaire, Meredith se rendit compte qu'il n'y était probablement plus pour rien. Avant l'accident, avant son coma, avant tout ce qui avait suivi, elle pouvait l'imaginer choisissant le bouquet, rédigeant le mot qui l'accompagnait ... planifiant, préparant, pour que ce soit parfait. Parce que c'était ce qu'il faisait. En matière de cadeaux, quels qu'ils soient, Bennet n'agissait jamais au hasard. Et, maintenant qu'il lui demandait de quelles fleurs elle parlait, elle imaginait aussi qu'il avait oublié de les annuler, et qu'il en allait de même pour Julia. Ses espoirs retombèrent en flèche, tout comme le semblant de bonne humeur qui l'accompagnait ce soir, mais la boule familière qui se formait dans sa gorge quand elle allait pleurer, et qu'elle s'attendait à sentir apparaître, ne vint pas. Quelque part au fond d'elle, quelque chose persistait à lui laisser penser que même si Bennet n'était plus vraiment à l'origine du bouquet, c'était tout de même le signe que quelque chose restait possible. Elle se força à esquisser un pâle sourire à nouveau, et réagit comme si de rien n'était.
- Ce n'était pas toi ? C'est sans doute une erreur de ma part.
Heureusement, Elinor arriva à ce moment-là pour les entraîner dans une séance de photos, évitant à Meredith la déception potentielle de la réponse de Bennet. Intérieurement, elle ne savait pas sur quel pied danser, et cette dualité la perturbait plus encore qu'elle l'était déjà. L'espace d'un instant, elle comptait sur cette soirée pour aplanir la situation avec son architecte, certaine de parvenir à les ramener tous les deux sur un chemin commun, et, la seconde d'après, Bennet agissait de façon à tuer le moindre de ses espoirs, la plongeant dans une détresse qu'elle devait pourtant s'efforcer de cacher, compte tenu des circonstances. A ce titre, les photos furent comme une petite mort pour elle ; chaque fois qu'il l'estimait nécessaire, Bennet avait pour elle les gestes d'un homme amoureux, et, dès la photo prise, il la relâchait comme si elle était une pestiférée, tout en s'assurant toujours que ni Linoy, ni AJ, ni aucun convive ne remarque son manège. En homme du monde habitué au cirque des conventions, il excellait à ce jeu hypocrite.
Quand, finalement, ils purent rejoindre leur place pour le dîner, Meredith commença par soupirer en constatant qu'elle était assise à côté de Bennet - comme s'il aurait pu en être autrement - avant de s'inquiéter pour lui : eut égard à ce qui venait de lui arriver, elle était presque certaine qu'il n'était pas bon pour son architecte de boire un whisky cul sec, comme il venait de le faire. Alors qu'on commençait à servir le repas, elle ne le quitta plus vraiment des yeux, tout en ne sachant pas comment elle réagirait, s'il devait aller trop loin par rapport à ce qu'elle estimait bon pour sa santé. Elle se sentait de toute façon étrangère à la discussion qui se déroulait autour d'elle, quant au repas en lui-même ... depuis l'annonce de l'accident, elle ne mangeait plus que quand son corps le réclamait impérativement ; ce soir ne faisait pas exception à la règle. Bennet, lui, semblait relativement à son aise ; il discutait avec Carrie et Niklas comme il l'aurait fait avec des gens de leur monde, à des kilomètres de l'homme qu'il était habituellement. La seule qu'il ostracisait, en réalité, c'était elle ; d'une certaine manière, cela lui convenait, dans la mesure où elle ne se sentait de toute façon pas d'humeur à entretenir une discussion légère. D'un autre côté ... elle ne comprenait pas pourquoi une part d'elle persistait à vouloir y croire, entretenant une déception quasi permanente. Elle se sentait déchirée en deux, regrettant d'être présente à ce mariage ; s'il n'y avait pas eu la perspective de voir Bennet, et de pouvoir lui parler, d'essayer d'arranger les choses, elle aurait demandé à AJ de l'excuser, compte tenu de la période qu'elle traversait. Le snowboarder l'aurait compris, elle en était à peu près certaine. Au lieu de ça, elle s'était condamnée à être là, et à entendre Bennet parler d'amour, de celui de Linoy et AJ, en se demandant où le leur était passé.
Alors qu'elle n'y croyait plus vraiment, elle eut la surprise de voir Bennet lui témoigner enfin de l'intérêt : il l'invita à danser. Sans réellement oser le regarder, elle attrapa la main qu'il lui tendait, pour rejoindre la piste. Là, il garda sa main, entrelaçant leurs doigts, avant de poser une main sur sa hanche. Même s'il ne la tenait pas comme il l'aurait fait une semaine auparavant, même s'il ne la caressait par du bout des doigts comme il le faisait toujours habituellement, Meredith se sentait prête à défaillir : le contact de Bennet lui avait manqué au point qu'elle en avait presque souffert physiquement. C'était comme un morceau d'elle dont elle aurait été privée. Tandis qu'ils dansaient, elle se détendit progressivement, jusqu'à retrouver un peu de ce qu'ils avaient été ; elle se sentait presque bien, à nouveau, quand il lui assena un coup inattendu en revenant sur les fleurs. En moins d'une seconde, elle se raidit à nouveau, et sa main reprit la place qu'aurait eue celle de la main d'un étranger. Elle déglutit difficilement, ne sachant que répondre, puis baissa la tête pour marmonner.
- Bien sûr ... j'aurais dû m'en douter.
La chanson touchait heureusement à sa fin ; Meredith n'avait plus la moindre envie de danser. La main de Bennet dans son dos, alors qu'il la raccompagnait à leur place, lui faisait autant de mal que de bien et, à peine assise, elle se releva pour quitter la table et rejoindre les toilettes. Elle avait besoin de quelques minutes pour se reprendre, et se rappeler qu'elle était là pour récupérer son couple, et non se laisser emporter par le dépit de Bennet. Au calme, elle ferma les yeux un instant, souffla lentement, avant de se remettre un soupçon de rouge à lèvres et de relever la tête. Elle était Meredith Carmichaël, et même si elle avait commis une erreur avec Bennet, il ne pouvait pas ne plus l'aimer en une semaine. D'ailleurs, ses gestes disaient le contraire. Quand elle le rejoignit, elle se sentait un peu plus forte, et plus prête à affronter la suite ; elle ferait tout ce qu'il faut pour son couple. Le regard qu'elle lui adressa alors était de ceux destinés à le séduire ; qu'il attaque sous l'angle de la froideur, elle était prête à répondre à sa manière, maintenant.
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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Mar 19 Avr - 13:49



Wedding night & nightmare
°°°
Meredith ✧ Bennet
Non, ce n’était pas lui. Enfin si, au départ c’était lui mais tout le reste vu les circonstances avait été annulé. Julia devait avoir zappé le bouquet. Lui en voulait-il pour ça ? Non. Tant pis pour Meredith. Elle aurait dû se douter que ce n’était pas vraiment lui. Que tout avait été prévu bien à l’avance et qu’il y avait eu malfonction. Impossible après la rupture qu’il lui ait fait envoyer des fleurs pour son anniversaire. Certainement pas. Comment pouvait-elle espérer un geste de la part de Bennet après qu’elle-même l’ait rejeté ? Décidément, les choses ne tournaient vraiment pas rond dans sa tête.
« Une erreur de sa part », oui, très certainement.
Heureusement que Linoy était ensuite arrivée pour les entraîner dans sa ronde de photos car sans cela il aurait pu tout à fait appuyer encore là où ça faisait mal. Qu’elle ressente également bien la douleur et qu’il ne soit pas le seul à souffrir.
Durant la séance improvisée il fit donc ce qu’il savait au mieux faire, jouer la comédie. Feindre la bonne humeur, jouer à l’homme amoureux, heureux... Il l’avait fait durant tout son mariage avec Charlotte, ce n’était pas si différent. Du moins, c’était ce dont il se convainquait car dans le fond et pas si loin, il était clairement toujours amoureux de Meredith sauf que le sentiment de colère qu’il ressentait à son égard aurait pu tout ficher en l’air. C’était là que son expérience avec Charlotte l’aidait car envers elle aussi il avait eu beaucoup de ressentiments.
La dîner passa, il fit encore mine que tout allait bien. Ce fut l’interlude danse qui le mit peut-être le plus sur les nerfs car il fut contraint de prendre Meredith dans ses bras. De la toucher. De sentir tout son corps contre le sien. Il dût se battre contre ses sentiments et ses envies de la serrer plus fort et d’enfouir son nez dans son cou afin de se délecter de son parfum. De se renforcer à son contact et son odeur. De reprendre vie en réalité.

_ « Réfléchir oui. » A croire qu’elle ne le faisait vraiment plus !
Il fallut donc à Bennet du contrôle et également lui envoyer une espèce de tacle pour ne pas se perdre et tout oublier. Une fois revenue à table, elle ne s’installa pas et partie... Quelque part. Il s’excusa également et en profita pour sortir fumer une clope tranquillement dehors et prendre l’air, car tout comme elle il en avait besoin. Il avait au préalable demandé à un serveur de venir le chercher quand la pièce montée arriverait, histoire qu’il ne manque pas le clou du spectacle. Ensuite, il le savait, il y aurait la soirée dansante, on s’attendrait à le voir danser un minimum avec Meredith mais on ne s’étonnerait pas de le voir quitter les lieux assez tôt vu ses troubles cardiaque dont Linoy avait eu vent. Il n’aurait donc pas à se faire violence trop longtemps avec Meredith dans les bras.
C’est en pensant à cela, en se demandant comment tout cela allait finir qu’il sortit pour rejoindre l’endroit où les fumeurs de l’hôtel se réunissaient afin de pouvoir savourer tranquillement leur dose de tabac. A peine fut il installé, cigarette entre les lèvres qu’une jeune femme s’approcha de lui pour lui demander du feu et par la même occasion, l’aborder.

_ « Vous êtes Bennet Monaghan, n’est-ce pas ? » Il la regarda en haussant un sourcil, un léger sourire aux lèvres. On ne le reconnaissait pas vraiment souvent. Plus, depuis qu’il gravitait autour de Meredith mais du coup ce n’était jamais pour son travail et cela ne lui plaisait qu’à moitié.

_ « Mona Reynolds. Sans prétention, je pense pouvoir dire que je suis l’une de vos plus grande fan ! J’adore votre travail, c’est une grande source d’inspiration pour moi. » Formidable ! Enfin quelqu’un de bien sur cette terre ! Elle savait comment capter son attention.
Un sourire radieux se dessina sur le visage de Bennet.

_ « Je suis ravi de faire votre connaissance Mlle Reynolds. Vous travaillez également dans l’architecture d’intérieur ? »

_ « Je suis en dernière années d’études oui. J’ai eu à faire un exposé sur les jeunes prodiges de notre branche quand j’étais en première année, je vous ai choisi... Je n’étais pas la seule à vrai dire, on parle beaucoup de vous en école d’archi, de vous et de votre père d’ailleurs. »

_ « Quelle note avez-vous eu ? »

_ « 19.5. La meilleure note de la classe. » Bien, bien, bien ! Très très bien même. Elle avait parlé de lui certainement mais aussi des courants différents dans le métier. Des inspirations... Il n’était pas dupe, il ne pouvait pas être le sujet principal d’un exposé... Si ? Quel bonheur pour lui que d’entendre et d’apprendre cela.
Tous les deux fumèrent une cigarette jusqu’à ce qu’un serveur finisse par trouver Bennet et le ramener à ses obligations.
A ce moment-là, la déception se lu dans les yeux de la jeune femme et alors qu’elle lui disait avoir été plus que ravie de faire sa connaissance en papillonnant des cils, il lui donna sa carte en lui disant :

_ « Je devrais être libre aux alentour d’une heure du matin... Si vous êtes une couche tard, peut-être pourrons-nous continuer notre conversation autour d’un verre. Envoyez-moi un message. » Il lui sourit encore et lui tourna le dos pour rejoindre le mariage Cladwell/Harrington.
Quand il revint à table Meredith ne tarda pas à les rejoindre également. Elle s’était remis du rouge à lèvres. Il ne lui jeta au départ qu’un regard très rapide puis elle se tourna vers lui et le regarda presque avec insistance. A ce regard il répondit par une fermeture de mâchoire, qu’il serra et desserra à quelques reprises, le tout en la fixant lui aussi. A quoi jouait-elle ? Il n’en était pas certain et en fait, il ne comprenait rien à la situation.
Comme tout le monde était resservi en vin il but une longue gorgée sans pour autant réellement lâcher Meredith des yeux. A ce moment-là, Linoy qui passait pour se rendre à l’endroit où la pièce montée allait être posé, se glissa entre eux, coupant le contact visuel entre les deux ex amants et elle murmura :

_ « Prenez une chambre ! Mais pas avant la découpe du gâteau et les premières danses ! » Hein ?!
Il fut ramené à la réalité et se leva comme Linoy les invitait à le faire. Il tendit la main à Meredith pour qu’elle se lève mais la lâcha très rapidement sans être certain de ce qu’il devait faire.
Il resta à ses côtés à la découpe du gâteau, puis il y eu la dégustation. Le bal fut ensuite ouvert.
Il dansa avec Linoy, avec Carrie. Pour le moment, il s’agissait de chansons douces. Il se retrouva ensuite avec Meredith pour un slow façon 21ème siècle. Il s’agissait de Justin Timberlake, Mirrors.
Tout le monde était sur la piste de danse et même s’ils n’étaient pas extrêmement nombreux, ils furent contraints de se serrer. Elle contre lui. Il la ramena à lui et la regarda puis, bien qu’il voulait absolument l’éviter, il plongea sans bouée dans son regard et plus rien n’exista le temps de la chanson. Il connaissait cette chanson pour l’avoir beaucoup entendue au moment de sa sortie. Julia la chantait en permanence et il avait fini par en connaître très bien les paroles. Une belle chanson. Aussi belle que Meredith surement. Aussi belle qu’eux. Eux avant.
Sa main, l’avait saisie à la taille et la maintenait serrée contre lui et malgré tous ses efforts, elle ne resta pas en place et remonta le long de son dos.
Il avait bu trop de vin... Il avait trop senti son parfum. Il l’avait trop regardée... La toucher sans aller plus loin, sans laisser vagabonder ses mains sur elle était impossible, même alors qu’il n’avait qu’une envie, la détester. Il n’aurait pas dû la regarder comme il le faisait. Ne surtout pas se perdre dans ses yeux. Puis il y avait cette chanson... Il avait l’impression de se reconnaitre. Ce que c’était idiot ! Depuis quand l’alcool le rendait-il si fragile et sensible !
Il avait envie d’elle. Plus que jamais. Il fallait pourtant se retenir... Combien de temps ?

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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Mar 19 Avr - 22:16




Meredith & Bennet
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Maintenant que Meredith avait pris sa décision, elle se sentait peut-être à peine un tout petit peu mieux ; cette soirée avait désormais un but, pour elle, et le fait de se sentir moins passive face aux événements lui faisait du bien. Son cerveau s'était d'ailleurs mis en route, lui rappelant que Bennet aimait les femmes fortes ; lui montrer qu'elle pouvait l'être en dépit des circonstances lui prouverait peut-être qu'elle maîtrisait la situation, et que la pause qu'elle proposait n'était pas une si mauvaise idée. Dans son esprit, il ne s'agissait d'ailleurs pas, ou plus vraiment, de faire demi-tour. Si, toute la semaine, elle s'était posé la question du bien-fondé de son idée, hésitant à proposer à Bennet de tout annuler et de retourner chez lui, elle ne voulait plus douter maintenant. Ce qu'elle faisait, aussi douloureux que ce soit, elle le faisait pour Bennet, et pour elle. Pour leur couple. Parce qu'après ces instants un peu hors du temps, pendant le mariage, où elle pouvait oublier Carmichaël Resort, la réalité lui reviendrait en pleine face ; la seule solution pour elle pour arriver au bout de tout ça, c'était de maîtriser ses nouvelles fonctions, et pour ça, elle avait besoin de ne se concentrer que sur celles-ci. Ce soir, elle devait séduire Bennet et lui faire oublier leur dispute, et demain, il comprendrait.
Les yeux plantés dans ceux de Bennet, elle se força à ne pas baisser le regard, observant la réaction de son architecte ; il ne disait rien, mais le léger mouvement de sa mâchoire lui disait qu'elle avait attiré son attention. Ca, et le fait que lui non plus ne la quittait pas des yeux. Elle le connaissait suffisamment bien pour savoir qu'il était perplexe ; elle avait réussi à le surprendre, et la conscience de cet exploit - compte tenu des circonstances - lui donnait d'autant plus confiance. Elle s'autorisa même un léger sourire, pas vraiment destiné à Bennet d'ailleurs, avant que Linoy les interrompe. Merde ! elle avait appris à apprécier la cardiologue, avec le temps, mais en l'occurrence, son intervention était particulièrement mal timée. Pour être tout à fait honnête, cela étant, "prendre une chambre" avec son architecte ne l'aurait pas dérangée ; dès lors qu'elle refusait d'être victime des circonstances, la sévérité affichée de Bennet à son égard lui semblait beaucoup plus sexy, et beaucoup moins attristante.
Quand il lui tendit la main pour l'inviter à se lever, elle l'attrapa beaucoup plus fermement qu'elle l'avait fait jusqu'alors ; sous ses doigts, c'était la main de Bennet qui ne lui semblait plus si sûre. Il ne tarda d'ailleurs pas à la lâcher, sans s'éloigner pour autant ; cette fois, il n'avait même pas paru chercher à le faire. Les deux premières danses, en revanche, ne furent pas pour elle ; bien sûr, elle en fut blessée et, dans les bras d'AJ puis du compagnon de Carrie, dont elle n'avait pas retenu le prénom, elle n'apprécia pas vraiment l'instant. Les seules mains qu'elle aimait sentir sur elle étaient devenues celle de Bennet, pratiquement depuis le début de leur relation. Mais, elle le savait, elle ne devait pas laisser cet affront la dissuader de se battre pour le séduire : depuis que le mariage avait commencé, il avait cherché à la blesser, mais si elle tenait le choc ... Tenir. C'était à qu'il fallait. D'autant que maintenant, Bennet dansait enfin avec elle. Et qu'en quelques secondes, tout le reste avait disparu : le mariage, la salle, les convives, mais aussi leur dispute. Tout s'était effacé alors qu'ils s'oubliaient l'un contre l'autre. Incapables de se lâcher du regard. Incapables de ne pas être eux. Des miroirs ... La chanson était un hasard, mais teinté d'une douce ironie. Stoppant pour un temps ses plans de reconquête, Meredith se laissa juste porter, se collant encore un peu plus contre Bennet sans même s'en rendre compte, mais sans oser, pour autant, prendre l'initiative d'un baiser.
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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Mer 20 Avr - 22:54

Wedding night & nightmare
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Meredith ✧ Bennet
Danser ainsi avec Meredith était tout autant salvateur que dévastateur pour Bennet. L’avoir dans ses bras quand il ne pensait pas était bon et puis, par moment, il y avait les flash de ce vendredi soir où elle lui avait annoncé qu’elle préférait se concentrer sur sa carrière que sur lui. Ce soir où elle lui avait fait comprendre qu'il n'était qu'un poids l'empêchant de réussir.
Lors de ces très brefs moments il voulait l’envoyer valser, la lâcher et la repousser loin mais il n’en était pas capable. Leurs regards plongés l’un dans l’autre, il ne parvenait plus à penser et agir comme il l’aurait voulu ou même comme il l’aurait dû selon ses principes.
Ils avaient finalement la chance de s’être retrouvés sur une chanson assez longue. Cela lui parut même une éternité. Une belle éternité.
Sa main dans le dos de Meredith était remonté doucement le long de sa colonne vertébrale et avait, à la fin de la chanson, rejoint sa nuque. Il l’avait rapprochée de lui, encore et encore si bien qu’il n’y avait même plus d’espace pour un courant d’air. Leurs visages, également, s’étaient collés. Leurs nez étaient l’un contre l’autre. Seules leurs bouches n’avaient pas encore établi le contact. Bennet en avait pourtant envie. Tout son corps était parcouru de frissons de désir à l’idée d’aller plus loin.
Il la voulait toute entière, comme il l’avait toujours voulu mais ce soir, cela lui apparaissait plus violemment. Il fallait que ce soit tout de suite. Tout de suite avant qu’il ne change d’avis peut-être. Il n’avait pas confiance en lui et encore moins en elle. Elle qui voulait se concentrer sur sa petite personne et qui pourtant ce soir lui avait joué un jeu étrange. « Je suis intimidée » et « je te veux ». Il allait sauter sur la seconde attitude et en profiter même si cela ne devait durer que quelques minutes. Il l’aurait eue. Peut-être même qu’il s’agirait d’un adieu. Personne autour d’eux ne le savait ou aurait pu s’en douter, et pourtant, ils n’étaient plus un couple. Ils n’étaient plus rien... Ce n’était pas ce que leurs corps et leurs regards exprimaient...
Ses lèvres, si proches de celles de Meredith glissèrent doucement jusqu’à l’arrière de son oreilles et qu’il effleura lentement alors que ses doigts se refermaient un peu plus sur sa nuque sans pour autant la serrer et alors que la dernière note de la chanson se faisait entendre, il lui murmura à l’oreille.

_ « J’ai envie de toi. Maintenant. » Sans plus attendre et sans se préoccuper de qui pouvait, ou non, remarquer leur départ précipité, il l’entraîna jusqu’au couloir où, par miracle, un ascenseur se vidait et n’attendait plus qu’eux pour repartir.
Ils entrèrent et il la plaqua contre le mur du fond. Prit sa jambe droite et la mit en position comme s’il voulait la prendre ici. Sa main remonta le long de sa cuisse, jusqu’à son entrejambe qu’il caressa avec envie. Son autre main était placée sur son cou, au niveau du bas de sa mâchoire. Il maintenait ainsi sa tête, sans serrer. Il la touchait intimement et la regardait. Il était sur le point de l’embrasser quand à nouveau, l’un des flash de leur soirée de rupture lui revint violemment. Il lui tourna la tête et lui mordilla plutôt le cou ainsi que l’oreille. Leurs vêtements n’étaient plus qu’une fine barrière entre leurs deux corps échauffés et ne pas le faire là lui couta plus cher qu’il ne l’aurait voulu. Il n’avait pas arrêté l’ascenseur ni poussé plus ses caresses pour elle car il la connaissait trop bien pour ne pas ignorer que jamais elle aurait accepté qu’ils fassent quoi que ce soit ici.
Rapidement, ils arrivèrent à l’étage de la suite de Bennet et ni une ni deux ils en furent à la porte. Il ouvrit et poussa Meredith à l’intérieur. Il l’attrapa et la souleva. La plaqua contre le mur du petit couloir de l’entrée de la suite. Il la lâcha ensuite doucement pour pouvoir lui retirer sa culotte qu’il jeta bien plus loin. Dans la foulée il retira la ceinture de son pantalon qu’il déboutonna et baissa également son boxer. Maintenant, ils ne faisaient plus qu’un.
Il ne la regarda plus. Il lui était impossible de croiser son regard et plus il s’enfonçait en elle plus il se souvenait. Plus le rythme des mouvements de son bassin s’accentuait, plus il sentait son cœur se serrer dans sa poitrine. C’était une mauvaise idée. Une très mauvaise idée qu’il regrettait déjà.
Il ne fit pas durer le moment. N’essaya pas de lui donner du plaisir. N’essaya pas d’être doux, au contraire. Il ne lui fit pas non plus mal mais il n’y eut aucune douceur dans ses gestes. Aucune générosité, aucun amour. Rien. Il la prit, point.
Une fois l’orgasme atteint pour lui, si encore on pouvait appeler cela ainsi, il la lâcha comme si elle avait été un mouchoir sale. Il s’éloigna d’elle, remonta ses vêtements, se réajusta et lui tourna le dos pour rejoindre le salon de la suite. En se faisant, il avait attrapé son portable sur lequel il vit rapidement qu’il avait un message de la jeune femme rencontrée plus tôt. Il sourit et manqua de marcher sur la culotte de Meredith qu’il prit en se baissant et qu’il alla lui tendre en souriant à l’écran de son I-phone.

_ « Bon. Tu sais, je n’ai pas l’habitude de revenir sur ce que je dis mais là... Je me souviens assez bien, à Miami je crois, je t’avais dit que tu devrais te faire violence pour me séduire parce que je n’aurais pas toujours envie de toi. Ensuite, j’étais revenu là-dessus... Aveuglé par je ne sais quel amour complètement improbable... Finalement, je vais rester sur mon premier avis sur le sujet et en fait, j’ai même atteint ce point où, non, je n’ai plus envie de toi. Tout ça m’aura au moins servi à m’en rendre compte... Tu n’es même plus bonne à ça. » Il s’était dirigé vers le bar et servit un verre. Ce qu’il disait n’était que des conneries. Lui le savait. Au fond de lui il le savait mais les spasmes qu’il avait ressenti dans la poitrine et les flashs, de plus en plus nombreux, qu’il avait eu de leur dispute, l’avaient rendu mauvais et plein de ressentiments à l’égard de celle qui était la source de sa souffrance. Il était absolument hors de question qu’il soit le seul à souffrir.
Il s’était adossé contre la console du bar et la regardait, son verre à la main qu’il commença à siroter.

_ « Merci, pour la suite, mais comme tu l’imagines bien, il est hors de question que j’accepte quoi que ce soit venant de toi après ce qu’il s’est passé entre nous. Je paierai, donc, pour tout ça, spécialement le bar je suppose. – Tu veux quelque chose ? Tu as une dizaine de minutes, j’attends quelqu’un et j’aimerai prendre une douche avant qu’elle arrive. Je pue ton parfum. » Tout ça était tellement puéril. Mona, qui lui avait envoyé un SMS ne rejoindrait jamais sa suite pour la simple et bonne raison que ce soir, il était claqué. Qu’il venait de ne rendre compte, plus encore que le fameux vendredi soir, que tout était fini entre lui et celle qu’il avait surement pensé à tort être la femme de sa vie ! Les flash, encore et toujours, allaient finir par le rendre malade, sans parler de son cœur qui lui faisait mal. Rien d’inquiétant cependant mais il attendait l’opération avec impatience. Peut-être même que les chirurgiens parviendraient à réparer ce cœur qu’elle avait brisé. C’était tout ce qu’il demandait, qu’on le répare. Qu’il ne sente plus la douleur.

_ « Oh, et j’allais oublier, j’aimerais que tu me fasses parvenir mes clés, de Whistler et NY, assez rapidement, tu n’es plus la bienvenue chez moi, et tu peux garder les pompons, je n’en veux pas. » S’il avait été incapable de la regarder en couchant avec elle, maintenant, il ne la lâchait plus des yeux. Il était sévère et fermé, désireux de la voir malheureuse. Désireux de la voir souffrir et pleurer.
Il regarda sa montrer comme s’il était impatient.

_ « Sept minutes. » Qu’elle parte et qu’il puisse s’écrouler. Qu’elle le laisse et qu’il puisse prendre ses cachets et aller dormir s’il le pouvait. Qu’elle disparaisse de sa vue maintenant !
Puisqu’il ne pouvait pas la frapper, il parlait mais rien n’apaisait la douleur. Ni le sexe, ni les paroles dures ou encore l’avoir contre lui... Il ne savait même plus si le fait de la sentir partout sur lui, lui faisait du bien ou si cela accentuait son mal être. La deuxième option, très certainement, dans la seconde du moins.

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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Jeu 21 Avr - 21:24




Meredith & Bennet
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Contrairement à Bennet, le cerveau de Meredith s'était mis en pause à peu près à la seconde où la chanson avait commencé ; plus de pause, et surtout pas de souvenirs de ces dernières semaines et de leur cortège de malheurs. Il y avait elle et Bennet. Les mains de Bennet. Le regard de Bennet. Sa présence, tout simplement. Plus la chanson déroulait, et plus ils se rapprochaient, sans même s'en rendre compte, jusqu'au moment où ils se trouvèrent tellement proches l'un de l'autre, qu'il leur aurait été impossible d'ignorer leur inaptitude à rester physiquement éloignés. Meredith, elle, ne l'ignora pas ; même avec cette pause qu'elle avait demandée à son architecte parce qu'elle l'estimait nécessaire pour eux, elle espérait que la soirée se termine favorablement. Elle n'en doutait même plus vraiment d'ailleurs. Quand les lèvres de Bennet se décidèrent finalement à frôler sa peau, elle frissonna ; elle n'avait jamais été particulièrement sensible au niveau des oreilles mais, en l'occurrence, il y avait tout simplement trop longtemps que tous les deux ne s'étaient pas trouvés ainsi. Depuis avant l'accident ... Elle acquiesça de la tête quand Bennet lui exprima son désir - partagé - et le suivit alors qu'il avait attrapée sa main pour leur faire quitter la salle. L'idée qu'on déplore leur absence ne l'effleura pas un instant.
Bennet était presque frénétique, quand il la plaqua contre une des parois de l'ascenseur. L'espace d'une demi-seconde, Meredith se dit qu'il faudrait qu'elle récupère l'enregistrement vidéo ; l'instant d'après, une des mains de son architecte s'était aventurée sous sa robe, lui faisant oublier que le service de sécurité pouvait les voir ou, pire, que l'ascenseur pouvait s'arrêter à un étage intermédiaire de celui de leurs suites, et qu'on pouvait les surprendre. Tout ce qu'elle voulait, c'était que Bennet continue, et qu'il l'embrasse. Le manque de ses lèvres se transformait en un motif de frustration intense, qui ne lui donnait que plus envie de la suite. S'il avait appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence là, entre deux étages, pour lui faire l'amour dans l'ascenseur, elle n'aurait pour une fois même pas protesté. C'était son compagnon qu'elle retrouvait, à la brusquerie près dont il faisait preuve - et qui lui convenait : il y avait la même envie chez elle. C'était eux, avant tous leurs problèmes. Peut-être même que ...
Arrivés à leur étage, Bennet s'arrêta devant sa suite, et lui laissa à peine le temps de rentrer à l'intérieur avant de reprendre son assaut ; en moins de temps qu'il en faut pour le dire, Meredith se retrouva contre le mur de l'entrée de la suite, sa culotte au loin. Bennet la pénétra brusquement, un peu trop sans doute. Il ne l'avait pas embrassée, n'essayait pas de le faire, et ne la regardait même plus. Un énorme warning s'alluma en elle, tandis qu'elle subissait ses coups de rein. Ce n'était pas eux ... C'était lui, et lui seul. Sans la moindre considération pour elle et, elle allait le découvrir bientôt, sans le moindre respect. Pour l'instant, elle en était encore à supposer qu'il évacuait ainsi sa rancune ; elle le laissa donc faire. Ce ne serait pas leur meilleure séance, mais si cela calmait Bennet, ce n'était pas grave. Alors que les secondes s'écoulaient lentement - jamais encore elle n'avait trouvé le temps long dans les bras de son architecte - sa résolution faiblissait : elle n'arrivait pas à apprécier ce qu'il lui faisait là et, tandis qu'il en terminait, elle ne put retenir une larme. Jamais encore il n'avait preuve d'aussi peu de considération à son égard, pas même au moment de leur rencontre.
Le pire restait pourtant encore à venir, qu'il s'agisse de la façon dont il s'éloigna d'elle, comme il l'aurait fait si elle avait été une pute dans les bras de laquelle on n'a pas envie de rester, ou des mots qu'il prononça. Sur le coup, elle ne comprit même pas où il voulait en venir mais, arrivé à la fin de sa diatribe, elle pleurait. A la lumière de ce qu'il venait de dire, elle se sentait humiliée de l'avoir laissé la ... la baiser. Il n'y avait pas d'autre mot. Aucun autre homme n'aurait jamais osé lui faire ça, et le choc de s'être ainsi trompée sur le déroulement des événements entre eux ne faisait qu'ajouter à son honte et à sa peine. Dire que dans l'ascenseur, elle s'était fait la réflexion que compte tenu de l'état de forme affiché par Bennet, leur pause aurait pu prendre fin le soir-même : s'il allait mieux, leur séparation temporaire n'avait plus lieu d'être, n'est-ce pas ? Elle s'était méprise sur l'ampleur de la rancune de Bennet - car il ne pouvait s'agir que de cela, n'est-ce pas ? Quand il lui disait qu'elle ne lui faisait plus d'effet, en le formulant de manière aussi blessante - "même plus bonne à ça" - c'était une manière de l'insulter, pas un véritable aveu ? Pourtant, lui non plus n'avait pas vraiment profité de ce moment où il l'avait prise : contrairement à lui qui ne l'avait pas regardée, elle ne l'avait pas quitté des yeux. Abasourdie, elle ne put prononcer qu'une ébauche de parole, qu'il n'entendit probablement même pas, alors qu'il enchaînait.
- Tu ... ne ...
La suite était du même acabit, et Meredith aurait rêvé de s'enfuir pour ne pas l'entendre lui cracher au visage qu'il allait coucher avec une autre fille, juste après elle. Mais la surprise, autant qu'une espèce de besoin malsain et destructeur d'entendre le reste, la clouaient sur place aussi sûrement que des chaussures de plomb. Sur son visage, les larmes ne cessaient de couler, silencieuses, jusqu'au moment où elle éclata en sanglots, tandis qu'elle essayait de protester devant la violence verbale dont il faisait preuve.
- Arrête. Arrête Bennet. Je ne te crois pas.
Croire qu'il avait fait tout cela volontairement ? Qu'il avait préparé son coup ? Croire qu'il pouvait réellement être en train de lui dire toutes ces horreurs ? S'il n'avait pas été si calme, si ... Bennet, elle n'y aurait pas cru. Mais dans son regard, il y avait la même froideur qu'il réservait à tous ceux qu'il méprisait. La même haine qu'elle avait vue dans ses yeux à New York, quand ils s'étaient retrouvés face à son ex-femme. Elle avait l'impression qu'il essayait de la détruire rien que par les mots, et ... la vérité est qu'il y parvenait. Qu'il réclame ses clés était presque anecdotique, face au reste. Un peu comme s'il avait essayé de l'achever avec un simple pistolet après l'avoir attaquée avec un char d'assaut. Comment aurait-elle pu se sentir la bienvenue chez lui, après ce qu'il venait de lui dire ?
La certitude de son propre amour la déchirait littéralement. Il était le seul homme qu'elle ait jamais aimé ainsi, d'une telle intensité, et ...
Quand il lui énonça le temps lui restant, comme s'il pouvait ajouter encore un peu de cruauté en lui rappelant que bientôt, une autre femme serait là - qu'il avait forcément invitée avant de monter avec elle - elle cria presque.
- ARRETE ! JE PARS ! Je pars mais je t'en prie, tais-toi. Tais-toi. Arrête.
Quitter cette suite de malheur. C'était là qu'était le salut, si tant est qu'on puisse appeler ça ainsi, mais elle avait tellement de mal à bouger le premier muscle. Elle ne cessait de fixer Bennet, toujours incapable de réaliser que le déferlement de haine qu'il venait d'exprimer lui était réellement destiné. Sanglotant encore, elle le fixa, espérant capter son regard, espérant qu'il voie le désespoir qu'il avait fait naître dans ses yeux mais, quand il bougea, elle ne lui laissa pas le temps de découvrir ce qu'il allait faire. Elle tourna les talons, le visage inondé de larmes, pour se précipiter à l'extérieur de la suite. Ignorante désormais des caméras qui la voyaient peut-être, elle se précipita vers sa propre suite, rendue comme folle pour ce que son architecte venait de lui infliger et là, à l'intérieur, elle se coula au sol pour mieux hurler sa douleur.
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MessageSujet: Re: Wedding night and nightmare   Ven 22 Avr - 21:13

Wedding night & nightmare
°°°
Meredith ✧ Bennet
Bennet n’avait évidemment rien prémédité. Quand il lui avait avoué avoir envie d’elle, il le pensait. Il croyait fermement qu’il avait envie d’elle comme avant. Envie de l’embrasser partout où il avait toujours eu l’habitude de l’embrasser, la toucher jusqu’à la faire venir. Lui donner du plaisir et en prendre en le faisant. C’était ce qu’il pensait vouloir, ce qu’il pensait arriver à faire, mais non. La rancœur qu’il avait à son égard avait pris le dessus. Très rapidement, il n’avait plus été en mesure de la regarder. Lui donner du plaisir était également inacceptable, elle ne le méritait pas. L’embrasser ? ... Comment ? Non. Alors oui, il la prit comme on prend une prostituée. Il la prit comme il avait pris ces filles quand il n’était encore qu’un jeune homme et qu’il ne cherchait qu’à se « vider ». A l’époque, il prenait du plaisir à le faire. Ces filles ne représentaient strictement rien pour lui et tant qu’il s’envoyait en l’air, c’était le principal et puis, elles ne demandaient que cela. Avec Meredith il n’avait pas apprécié car malgré tout, il y avait l’amour. L’amour incroyable et extrêmement douloureux qu’il ressentait à son égard. Amour mêlé à colère et rancune.
Oui, il la regardait comme il regardait Charlotte. Il lui en voulait plus qu’il ne l’aurait jamais fait avec son ex-femme parce que Meredith n’était pas comme elle. Elle ne représentait pas la même chose. L’héritière était son tout. Il l’aimait plus que tout, plus encore que lui-même. Il en était conscient et c’était ce qui le détruisait. Comment pouvait-il encore aimer aussi fort et aussi certainement une femme qui lui avait clairement fait comprendre qu’il l’empêchait de s’accomplir ? En réalité, il s’en voulait autant à lui-même qu’il lui en voulait à elle. Il était faible.
Jamais il n’aurait dû se laisser entraîner dans tout cela. Tomber amoureux d’elle.

S’il souffrait, elle devait également souffrir, point. Alors oui, il lui fit mal de la meilleure façon qu’il connaissait, en la prenant de haut, en la traitant comme une moins que rien, en l’insultant à sa façon, en la regardant avec mépris... Le hic ? La voir pleurer par sa faute lui déchirait le cœur. Jamais il ne l’aurait imaginé, et pourtant.
Il restait droit et ne flanchait pas. Rien, extérieurement, ne laissait penser qu’il vivait très mal ce qui était en train de se passer, et, que s’il l’avait pu, il aurait repris chacun de ses mots, chacun de ses coups de rein également. Il irait la prendre dans ses bras, il lui demanderait de revenir sur sa décision stupide et peut-être qu’ils pourraient repartir comme avant... Seulement c’était impossible. Il lui en voulait bien trop et son amour pour elle ne semblait pas suffisant pour contrer sa colère. Au final, ses sentiments et ses envies face à elle étaient en dents de scie.
Il aurait aimé prendre du plaisir dans tout cela mais tout ce qu’il récoltait était encore plus de douleur.
Quand il faisait vivre ce genre de moment à Charlotte, jamais il ne regrettait ou si peu. Il appréciait d’ailleurs de lui faire mal. C’était certes cruel mais c’était ainsi qu’il fonctionnait. Ce soir, c’était différent. Il voulait se comporter comme avant mais avec sa perle ? Il en était difficilement capable et comprenait même pourquoi.
Cette femme, en face de lui qu’il essayait de détruire, était la seule femme qui était parvenue à le faire avoir envie d’avancer avec elle. Elle était l’unique femme capable de le faire sourire, vibrer, rire, vivre et mourir... Parce que n’était-ce pas ce qui était en train de se produire ? Il était en train de crever à petit feu de ne plus être avec elle. Cet amour qu’il éprouvait il l’exécrait car il l’empêchait d’avancer et de passer à autre chose.
Comment avait-il été assez stupide pour tomber amoureux ?! Depuis toujours il se protégeait pour que cela n’arrive pas ! Jamais ! Pour qu’il ne souffre pas et ne se retrouve dans une telle situation !

Paradoxalement, quand elle lui demanda d’arrêter, il ne le fit pas parce qu’il ne devait pas être le seul à souffrir et qu’il devait se montrer fort et garder une ligne de conduite.
Puis quand elle commença franchement à pleurer, il eut encore plus mal mais continua en espérant que cela finisse peut-être par déclencher en lui le retour de son lui méchant. Rien ne vint. Il fallait néanmoins ne rien lâcher parce que s’il s’enfonçait dans la colère et qu’il finissait par s’habituer à lui faire mal, il se construirait forcément un fort dans lequel il finirait pas être en sécurité et ne plus ressentir aucun élan amoureux à son encontre.
Les remords et les regrets ne lui appartenaient pas... Il n’avait jamais été compatissant et il ne devait pas le devenir. C’était évidemment trop tard mais il voulait se persuader du contraire.
Même elle ne le croyait pas... Finalement, ce fut peut-être ce qui l’aida à en remettre une couche. Elle le vexait, encore. Cependant, elle avait raison et le connaissait maintenant trop bien pour savoir que tout ce qu’il lui balançait pouvait être vrai. Il fallait pourtant qu’elle le croie. Lui faire du mal... Se faire du mal était tout ce qui lui restait.
Elle finit par lui dire qu’elle allait partir et il s’en senti soulagé.
Elle ne bougea pas immédiatement. Il continua à la fixer froidement, son verre à la main. Su seulement elle avait été capable de lire dans ses pensées... Elle n’aurait plus pleuré.
Alors qu’il allait porter son verre à sa bouche, elle bougea finalement.

_ « Je ne te raccompagne pas, tu sais où est la sortie. » Il termina son verre cul sec et se retourna vers le bar pour ne pas la voir partir et se resservir.
Il avait parlé sans réfléchir et avait laissé les mots sortir de sa bouche sans y prêter grande attention. Son corps était divisé en deux parties bien distinctes, son cœur et son cerveau. Dire que les deux fonctionnaient bien aurait été mentir. Le cœur se consumait quand le cerveau s’enflammait...

Quand il entendit la porte se fermer il se retourna, son verre à nouveau plein et il resta planté là, debout à regarder l’endroit où Meredith s’était trouvée quelques secondes auparavant. Sans qu’il ne les sente venir, des larmes finir par couler sur ses jours et des mâchoires hermétiquement fermées. Il ne bougea pas et resta ainsi durant de très longues minutes. Incapable de bouger et ne réalisant pas ce qu’il venait de se passer. Il finit par aller s’asseoir dans le canapé et fixa le mur toute la nuit. Les larmes avaient finalement cessé de couler mais son cœur saignait toujours.

© Starseed

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“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
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Wedding night and nightmare
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