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 Fed up with you [PV Bennet]

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Fed up with you [PV Bennet]   Jeu 28 Avr - 22:21




Meredith & Bennet
Turning point
- Les dossiers sont prêts ? Installez-les en salle Florence, préparez le book photo, vérifiez qu'il n'y aura pas de problème avec le vidéoprojecteur. Oh, et vous ferez servir de l'eau, bien sûr. Le placement a été fait comme je vous l'avais indiqué ?
Entre deux rendez-vous téléphoniques, Meredith s'assurait auprès des assistantes que le meeting prévu plus tard dans la journée se déroulerait parfaitement. Compte tenu des circonstances, si le moindre grain de sable venait se mettre dans la machine, elle était certaine de perdre les pédales. Il ne le fallait pas. Comme pour se donner du courage, elle serra le poing, ses ongles s'enfonçant dans la paume de sa main, tout en retournant à son bureau pour sa prochaine conf-call.
L'héritière était rentrée de sa tournée asiatique dans la nuit et, avec le décalage horaire, elle se sentait comme une boussole qui aurait perdu le nord. pas forcément fatiguée, mais pas vraiment bien non plus. Par précaution, elle tournait au café depuis qu'elle était arrivée dans les bureaux de Carmichaël Resort le matin-même. Ce qui n'était probablement pas l'idée du siècle, mais enfin ...
Dans le quart d'heure suivant, elle expédia son point téléphonique, prit connaissance du message de l'assistante de Bennet la remerciant du cadeau envoyé - les remerciements ne venaient pas de Bennet, évidemment ... Puis, une dernière fois, elle consulta la présentation qu'elle avait préparée pour la réunion suivante. Tous les architectes d'intérieur de renom avec lesquels Carmichaël Resort avait travaillé avaient été convoqués afin de leur présenter un chiffrage. A Seoul, Meredith avait trouvé le palace correct, mais sans plus ; renseignements pris, rien n'avait été réellement refait à neuf depuis l'ouverture et, pour l'héritière, il était maintenant temps de s'en occuper. Les résultats financiers n'étaient d'ailleurs pas parmi les meilleurs du groupe, loin s'en faut, bien que la palace n'en soit pas encore à faire des pertes. Pendant sa journée en Corée, elle avait donc travaillé avec le directeur de l'hôtel à la viabilité financière de tels investissements, à leur plan de financement, etc. pour arriver à présenter aujourd'hui le dossier.
A 15h00 exactement, impeccablement sanglée dans une robe noire près du corps - son nouvel uniforme, depuis que s'habiller ne l'intéressait plus - Meredith passa la porte de la salle de réunion Florence, et jeta un oeil aux sièges tous occupés, avant de s'avancer plus avant. Evidemment, Bennet avait été convié, et se trouvait là, assis à quelques places du siège qu'elle-même occuperait. Elle ne l'avait voulu ni trop près d'elle, pour ne pas se laisser déstabiliser, ni trop loin, pour des questions de messages non-dits - elle ne voulait pas qu'il se sente considéré comme un partenaire mineur sous prétexte qu'il ne s'occupait que d'un palace.
- Bonjour à tous. Vous êtes ici pour la présentation d'un nouveau projet de chiffrage. Vous avez tous déjà travaillé pour Carmichaël Resort, en conséquence de quoi nous nous passerons des présentations habituelles sur la société pour passer directement au projet. Le Carmichaël Seoul doit être entièrement repensé ...  
Pendant la demi-heure suivante, Meredith présenta ainsi le projet, depuis la composition du palace en termes de chambres, suites, restaurants et autres opportunités de loisirs jusqu'aux orientations souhaités par le groupe - un rappel des racines coréennes dans un cadre moderne - en passant par le souhait d'intégrer un spa dédié aux soins de beauté des Coréennes. Ainsi, évidemment, que des données sur le chiffrage à prévoir, ce qu'il fallait inclure, le budget maxi ...
- Les dossiers devant vous contiennent un résumé des informations que je viens de vous communiquer. Les books photos sont à votre disposition, des copies pourront en être faites si vous le souhaitez. Le chiffrage est attendu de votre part pour le 15 mai. Maintenant, si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Le tour de table terminé, chacun repartit avec son dossier sous le bras, quand Meredith retint Bennet.
- M.Monaghan ! Nous devons faire un point sur l'avancement de Whistler. J'aurais besoin de quelques minutes de votre temps.
L'appeler "M.Monaghan", le vouvoyer ... elle trouvait tout ça tellement étrange et désagréable ... Mais, devant les concurrents de Bennet, elle ne pouvait pas montrer leur proximité - ou ancienne proximité - sous peine de générer des soupçons sur la future nomination pour le Carmichaël Seoul - qu'elle souhaitait évidemment confier au cabinet de Bennet quand même.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Fed up with you [PV Bennet]   Ven 29 Avr - 19:54

Fed up with you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Bennet s’était fait opérer du cœur une semaine et demi auparavant et était sorti de l’hôpital  quelques jours plus tôt, en toute relative forme. Selon lui, il s’était fait « charcuter ». La cicatrice qu’il avait au niveau de la poitrine était encore tout fraîche et par conséquent, loin d’être à son goût. Cela ne l’avait pas empêché, pourtant, de daguer dès le lundi de cette semaine. Il avait trouvé chaussure à enfiler, mais sans pour autant s’y retrouver. Il ne pouvait encore faire tout ce qui lui plaisait en termes d’endurance ou même de performance et cela ne le satisfaisait qu’à moitié. Tout ce qu’il désirait était de reprendre sa vie d’avant Meredith, malheureusement, avec sa santé fragile, il ne pouvait s’oublier dans l’alcool ou le sexe... Il avait néanmoins repris cela, avec légère modération et d’un autre côté, il s’était replongé dans le boulot tête la première.
Les médecins lui avaient conseillé de lever le pied mais cela faisait déjà bien trop longtemps qu’il n’avait plus travaillé et si on lui retirait cela en plus, il finirait surement par se pendre. Un ou deux verres par jour, une baise et dix à douze heures de travail... C’était le minimum pour qu’il reste en vie !
Aujourd’hui, il avait une réunion au siège de Carmichael Resort avec tous les autres architectes du groupe, et, en maîtresse de cérémonie, Meredith. Il avait réfléchi afin de trouver une excuse valable pour ne pas avoir à y assister, mais rien n’était venu, pas même un rendez-vous post-opératoire. Il serait obligé de la voir et cela lui avait mis la nausée depuis qu’il s’était réveillé le matin même à six heures. Il n’avait aucune envie de se retrouver face à elle, de lui parler, de croiser son regard, de devoir l’écouter, la respecter, se taire... Il avait espéré pouvoir rester encore quelques temps loin d’elle. Il n’était tout bonnement pas prêt à la voir, mais cela, il ne l’avouerait pas.
Cette séparation, il la vivait évidemment très mal. Si son cœur semblait se porter mieux depuis qu’il avait été opéré, la douleur liée au trou que Meredith y avait fait au bulldozer, elle, était toujours bien présente. Parfois, même, elle lui coupait le souffle et le faisait se sentir proche du néant. Comme si plus rien n’existait, comme s’il n’avait plus envie de rien, pas même de se lever et de travailler. Il la détestait pour cela car s’il se sentait ainsi, c’était de sa faute et ce n’était pas la baise du mariage Harrington qui le faisait se sentir mieux, loin de là.
Ce fut donc tendu qu’il arriva au siège. De par sa froideur naturelle, il ne laissa donc rien paraître. Il s’installa rapidement à la place qui lui avait été attribuée et attendit que tout commence.
Quand Meredith pénétra dans la salle de réunion, il la suivit du regard sans pour autant réellement la regarder. Il n’avait pas envie de le faire. Pas envie de la trouver belle. Il aurait aimé la voir transformée, pas jolie... Ce n’était pas ce qu’elle était, évidemment.

S’il était si remonté, ce n’était pas uniquement à cause de la rupture en elle-même. A son retour de l’hôpital, il avait eu la charmante surprise de recevoir de la part de son ex, un colis dans lequel il avait découvert les bijoux qu’il lui avait offert ainsi que ses clés, comme il les lui avait demandé et le pompons « B », qu’il avait spécialement fait faire pour elle... Le retour du pompon « B » lui avait fait mal mais ce n’était rien comparé à celui des bijoux. Quand il avait ouvert la boîte, il n’avait plus été capable de bouger durant quelques secondes. Il avait été comme sonné, puis il s’était levé, avait laissé le tout sur son lit, en vrac, était sorti de la chambre, avait fermé la porte et n’y était plus retourné. Julia s’était occupé de lui faire préparer ses costumes et Bennet n’avait plus remis les pieds dans sa chambre. Il en était incapable et ne pouvait même pas expliquer réellement pourquoi. Tout ce qu’il savait été que cela lui faisait mal, trop mal.
Quand Meredith était arrivée dans la salle de conférence, il avait donc remarqué malgré lui le manque de perles, de sa montre, bracelet...
Il s’était concentré sur le petit classeur lui faisant face et l’avait feuilleté encore et encore alors qu’elle avait pris la parole. Parfois, il levait la tête pour la regarder et la fusiller du regard. En milieu de conférence, il fut contraint de prendre son traitement. Quelques cachets qui permettaient à son cœur de guérir comme il le fallait et surtout, de ne pas s’emballer et lui provoquer un malaise.
Trop lentement à son goût, la réunion prit fin. Il n’avait eu aucune idée afin de refaire le palace de Seoul. Aucune, ce qui contribua à l’agacer encore un peu plus car là encore, tout était de la faute de Meredith. En plus de lui avoir brisé le cœur, elle l’empêchait d’être productif ! Il devrait tout repenser une fois rentré.

Alors qu’il s’était levé et allait sortir sans avoir échangé quelconque paroles avec l’héritière, celle-ci le retint d’une façon qui le mit encore plus de mauvais poil. « Mr Moaghan », « vous ».
Il laissa donc sortir tout le monde et retourna près de la grande table contre laquelle il s’appuya négligemment.
Ils étaient à présent seuls.

_ « Je crois que tout le monde est au courant qu’on a été ensemble. Les « Mr, vous » sont ridicules... Après, tu fais ce que tu veux, c’est toi la boss. » Tu parles !
Il s’était adressé à elle avec son air le plus blasé.
Il trouvait cela réellement ridicule qu’elle s’adresse à lui comme elle venait de le faire. La terre entière était au courant de leur liaison et même de leur amour, ex-amour, alors à quoi bon le vouvoyer ? Pour montrer qu’elle était au-dessus de lui ? Qu’elle ne rêve pas, elle ne le serait jamais et le ton qu’il avait employé pour lui dire qu’elle était la boss, le prouvait bien. Elle était peut-être la patronne de tous les autres mais elle n’était pas la sienne et ne le serait jamais. Il était supérieur à elle. Point. Penser cela lui permettait d’ailleurs de sauver les meubles comme il le pouvait et de ne pas juste s’effondrer et s’avouer qu’elle lui manquait tellement qu’il aurait pu s’accrocher à elle et ne plus jamais la laisser partir.

_ « J’ai appelé Riley hier. Tout avance très bien. Il m’envoie un rapport demain, je te le ferai parvenir dès que j’y aurai jeté un coup d’œil. » Il se redressa, prêt à partir. Il n’avait rien à lui dire de plus en réalité. Riley lui avait fait un point téléphonique tout à fait complet mais il avait besoin de voir des photos et les plans.
Il n’avait rien à dire à Meredith et surtout, aucune envie de lui parler. Tout était trop frais pour lui et il n’était plus capable d’être en sa présence et de rester calme et serein.

_ « Je me rendrai sur le chantier d’ici un mois. » Là non plus il n’était pas encore prêt à affronter la réalité canadienne sans elle.
Il ne bâclerait pas ce projet, évidemment que non, mais tant que l’on n’avait absolument pas besoin de lui, il préférait rester à NY où il se sentait en position de force, et surtout, très entouré.

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Fed up with you [PV Bennet]   Dim 1 Mai - 19:59




Meredith & Bennet
Turning point
Si, pendant la réunion, Meredith s'était sentie à peu près secure - hormis quand elle avait vu Bennet avaler discrètement quelques cachets - maintenant qu'ils étaient seuls tous les deux, elle avait l'estomac noué par le stress. Elle se sentait partagée. D'un coté, voir Bennet prendre un traitement très certainement lié à son opération du coeur l'inquiétait, et la ramenait à tout l'amour qu'elle lui portait. De l'autre, quand elle repensait aux arguments d'Harper, une certaine forme de colère la reprenait à l'égard de Bennet et de sa rigidité. Ce qu'il avait fait et dit à Whistler avait du mal à passer. Il l'avait rejetée de la manière la plus violente qui soit et, aujourd'hui encore, tandis qu'elle avait été contrainte de s'adresser à lui de manière formelle, il se montrait sec, ne cherchant pas à comprendre. Jamais il n'avait cherché à le faire et, "grâce" à Harper, elle se rendait compte qu'elle n'était plus certaine de vouloir l'accepter. Elle se força donc à lui répondre de manière aussi neutre que lui s'était montré froid, mais sans agressivité, en dépit du ton qu'il avait employé pour la qualifier de boss.
- C'est une demande de mon service juridique. Je souhaite évidemment t'attribuer le marché de Seoul, mais certaines législations m'imposent de passer par une phase de chiffrage par plusieurs architectes d'intérieurs. Il m'a été demandé de ne pas laisser à tes concurrents l'opportunité de nous attaquer pour une irrégularité dans la nomination.
Elle aurait volontiers ajouté qu'elle ne prenait aucun plaisir à mettre une telle distance entre eux - ce qui était vrai, dans l'absolu - mais dans la mesure où ils avaient rompu, cette question de distance supplémentaire ne paraissait compter que de manière ironique.

Comme Bennet lui confiait avoir appelé Riley, Meredith se prit à penser qu'elle avait bien délaissé Whistler, dernièrement. A vrai dire, hormis sous l'angle du mariage d'AJ et Linoy, elle n'y avait pas pensé une seconde, pas plus qu'elle n'avait pensé à ses connaissances là-bas. Elle interrompt d'ailleurs Bennet d'un geste léger du bras, tandis qu'il commençait à lui rendre des comptes sur son travail là-bas, et une prochaine visite.
- Allons à mon bureau, si tu veux bien. Nous serons plus tranquilles pour faire le point. La salle sera bientôt prise en plus, il me semble.
Elle le serait, oui. Le CODIR débutait dans quelques minutes et, évidemment, il lui aurait fallu le diriger. Ce ne serait pas pour aujourd'hui. Stephen prendrait la relève, Meredith, elle, voulait profiter d'avoir Bennet sous la main pour avoir une discussion sur Whistler, mais pas que. Tout en longeant les couloirs jusqu'à son bureau, elle passa un appel rapide à Stephen pour le prévenir.
- Stephen, je n'assisterai pas au CODIR. [...] Non, je ne peux pas. Ou au mieux, je serai très en retard. [...] Oui. Ecoute, quand nous aurons nommé un autre chef de projet, on verra. Pour l'instant, c'est encore moi qui ai la responsabilité de la construction. [.........] Oui. Oui, tu as raison. Je m'arrangerai autrement la prochaine fois.
Bien sûr, son associé - puisque maintenant, il était le sien, et plus celui de son défunt père - n'était pas content qu'elle s'occupe de Whistler et, dans une moindre mesure, de Bennet, au détriment du comité de direction. Après un sermon comme elle en entendait régulièrement - mais qu'elle acceptait humblement de celui qui avait tellement plus d'expérience qu'elle - elle avait lâché prise. La prochaine fois, elle se débrouillerait pour caler Whistler dans un trou de son agenda, si Harper en trouvait un. L'idée la rendait toutefois triste. Elle aimait ce projet qui était sa première source de fierté professionnelle, et n'avait guère envie de l'abandonner. Mais ce serait nécessaire. Carmichaël Resort l'exigeait.

En arrivant à son bureau, elle ouvrit la porte et invita Bennet à la précéder à l'intérieur. Puis, elle lui désigna le grand bureau qu'une assistante désencombrait mille fois par jour pour lui éviter de se noyer sous la paperasse.
- Assieds toi. Voudrais-tu quelque chose à boire ? Eau plate, pétillante ? J'ai vu que tu avais ... pris des médicaments tout à l'heure. Comment va ton coeur ?
Depuis qu'elle avait su qu'il avait dû être opéré, elle était inquiète, si inquiète. Même en colère contre lui, elle ne pouvait s'empêcher de se faire du souci pour sa santé, et ce d'autant plus qu'elle ne parvenait à obtenir aucune information, de personne, sur ce qu'il avait vraiment eu.
- Nous parlerons de Whistler un peu plus tard. Harper traite ma boîte mail pour le projet, et j'imagine que s'il avait dû y avoir un gros problème, j'aurais été mise au courant.
Quant au travail que Bennet effectuerait, à son implication, ou encore au résultat ... elle n'avait tellement pas de doute, qu'elle n'avait même pas besoin de faire le point réellement avec lui. Autrefois, ils faisaient cela autour d'une salade, entre deux rendez-vous, et cela suffisait.
- Je voulais m'excuser ... pour les bijoux. J'ai agi de manière impulsive, mais je n'aurais pas dû te les renvoyer.
Elle avait été tellement en colère de se dire qu'il ne la respectait finalement pas assez pour lui laisser le droit à l'erreur, que quand Harper lui avait mis cet état de fait sous le nez, elle avait attendu la fin du dîner, demandé qu'on lui apporte en urgence une boîte quelconque, glissé dedans bijoux, montre et le pompon B, ainsi que les clés de Bennet, et tout fait expédier à son adresse de New York, le lendemain matin de bonne heure.
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MessageSujet: Re: Fed up with you [PV Bennet]   Dim 1 Mai - 22:16

Fed up with you
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Meredith ✧ Bennet
Elle le vouvoyait et lui envoyait des « mr » car tout cela était une demande de son service juridique... Avait-elle seulement son mot à dire dans quoi que ce soit concernant son empire ? Il n’en avait pas l’impression et cela n’était pas la première fois. Déjà aux funérailles de ses parents il l’avait trouvée particulièrement effacée et bien trop encline à faire ce qu’on lui imposait. Ne rien dire alors qu’il avait été envoyé au fond de la cathédrale... Peut-être désirait-elle déjà se séparer de lui à l’époque ? Qui sait... Si elle était une bonne comédienne... Avant il aurait mis sa main à couper que non, mais maintenant ? Il ne la connaissait plus ou plutôt, ne voulait plus la connaître.

_ « Si c’est une demande du service juridique, tu ne vas pas aller à leur encontre, n’est-ce pas. » Non. Comme elle n’était pas allée à l’encontre de l’équipe qui s’était occupé des obsèques. Non... Meredith ne s’opposait plus à personne excepté lui, d’une certaine manière, en l’envoyant balader de par la « pause » et en lui renvoyant également ses cadeaux.
Il lui avait répondu sur le même ton froid qu’il avait employé plus tôt.
Ce qu’elle dit ensuite ne l’intéressa quasiment pas. Elle prétendait vouloir lui donner le marché de Seoul mais rien n’assurait l’architecte qu’elle le ferait. Si quelqu’un lui disait qu’il ne fallait pas le faire, alors elle ne le ferait pas. Il n’avait plus aucune confiance en elle et en ce qu’elle pouvait dire.

_ « Si j’éprouve l’envie d’être nommé. Après Whistler, j’aimerai si possible ne plus avoir à travailler avec toi. Je n’ai de toute façon jamais souhaité être à la botte d’un groupe, aussi grand soit-il. » Non. Lui aimait travailler principalement pour des particuliers, ensuite, pour le cinéma ou les séries très en vogue et enfin, pour les grands groupes hôteliers. S’il était resté avec Meredith, il se serait fait un plaisir de tout repenser, mais dans les circonstances actuelles, non.
De plus, il aimait l’idée de n’offrir son talent à ces groupes qu’une seule et unique fois. Cela rendait leur hôtel unique et lui ne produisait pas à la chaîne.

Il pensait pouvoir en terminer rapidement avec elle, maintenant pour tout avouer, mais non.
La jeune lui proposa d’aller dans son bureau, ce qu’il ne put refuser puisqu’elle lui avait déjà emboîté le pas et qu’elle annulait auprès de Stephen, la réunion à laquelle elle devait assister, voire même, diriger.
Il la suivit, donc, en l’écoutant sans le vouloir. Encore, elle s’écrasait. Cela avait le don de le mettre sur les nerfs.
Il ne dit rien mais la fusilla du regard en marchant derrière elle. Ce qu’elle était faible. Comme avant. Elle était la Meredith qu’il avait tellement détestée à leur rencontre. Faible et inutile. Sans voix, avis ou pouvoir. Rien. Stephen aurait pu lui faire lui céder toutes ses parts qu’elle n’aurait pas refusé. « Oui, bien sûr, tout ce que tu veux. Tout ce que tout le monde veut ».
Une fois dans le bureau elle lui proposa à boire et de s’asseoir. Il resta debout en s’appuyant contre le dossier du fauteuil qui faisait face (côté invités » évidemment) du bureau de Meredith.
Il la laissa parler. Lui demander comme il allait. Mentionner le fait qu’il avait été contraint de prendre son traitement en pleine réunion.
Plus elle s’adressait à lui et plus il sentait l’agacement monter en lui. Ils étaient ici pour le boulot, le personnel n’avait pas sa place. Le personnel n’aurait plus jamais sa place entre eux.

_ « Cela ne te regarde pas Meredith. Je suis ici pour une seule et unique raison, le travail. Point. Je ne consentirai à échanger des banalités avec toi qu’en public, essaie de t’en rappeler, ça t’évitera de nous faire perdre du temps à tous les deux. »
Elle enchaîna ensuite sur Whistler et là, il n’ajouta rien. Oui, s’il y avait eu un réel problème, elle aurait été mise au courant. Evidemment et d’ailleurs, lui-même l’aurait fait s’il cela avait été nécessaire. Il ne voulait certes plus aucun contact avec elle mais si c’était pour une question professionnelle, il se ferait violence... Ou bien demanderait à Julia de le faire, comme il lui avait demandé de la remercier pour le livre. Livre, qui lui aussi se trouvait sur son lit, accompagné de tous les cadeaux qu’elle lui avait renvoyé.
Il avait cru un instant qu’elle avait compris et qu’elle ne reviendrait pas sur eux. Malheureusement, il s’était lourdement trompé. En plus d’aborder à nouveau un sujet délicat pour lui, elle mentionnait les bijoux renvoyés. Certes, elle s’excusait pour ce qu’elle avait fait mais c’était pire à ses yeux que si elle n’avait rien dit.

_ « Putain Meredith... » Il se frotta le visage d’une main tout en s’appuyant un peu plus au dossier du fauteuil de son autre main. Il inspira très fortement et expira ensuite de la même façon, par la bouche.

_ « Je m’en contre fous de tes bijoux, de ton édition originale du roman de Salinger, de toi, de tes excuses, de nous ! De tout ! J’en ai rien à foutre Meredith ! Rien à foutre ! » C’était évidemment faux mais il préférait mourir que de l’avouer. Qu’elle lui ait renvoyé les bijoux lui avait brisé encore un peu plus le cœur. Lui n’avait rien renvoyé... Elle, si et pourtant, le plus enclin à avoir des réactions violentes était lui... Il n’avait pas compris qu’elle cherche ainsi à lui faire du mal.

_ « Tu as fait ce que tu voulais faire. Assume et arrête de me faire chier. » Le ton de l’architecte était monté d’un cran mais il n’avait pas encore réellement crié si ce n’est pour lui dire qu’il n’en avait rien à ficher de tout ça.
Il était si froid qu’il aurait pu glacer toute la pièce avec ses soupires. Pour une fois, il exprimait une espèce de colère froide. Cela ne durerait peut-être pas, mais c’était tout ce qu’il avait à donner pour le moment.

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MessageSujet: Re: Fed up with you [PV Bennet]   Lun 2 Mai - 12:29




Meredith & Bennet
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Rester calme, et éviter de s'énerver aux réponses que Bennet faisaient, toutes plus méprisantes les unes que les autres, quand il ne s'énervait pas franchement. Voilà ce sur quoi Meredith essayait de se concentrer, parce qu'elle voulait avoir de ses nouvelles, s'assurer qu'il allait bien, et essayer quand même, encore une fois, d'apaiser le jeu avec lui. C'était ce qu'elle avait toujours fait, n'est-ce pas ? Et même si Harper l'estimait trop gentille et trop tolérante vis-à-vis de son ex-compagnon, l'héritière ne pouvait s'empêcher de penser que cela valait la peine, si elle pouvait mettre fin à cette rupture qui la faisait tant souffrir.
Mais comme c'était difficile ! L'écouter sous-entendre qu'elle se laissait diriger par d'autres au sein de Carmichaël Resort, déjà, la ramenait à leurs débuts, quand il la pensait incapable de faire quoi que ce soit toute seule. Ce n'était pas le cas : personne ne l'influençait. Elle jugeait en son âme et conscience, mais enfin, elle n'avait aucune expérience pour diriger une aussi grosse entreprise, de manière aussi brusque. Elle n'avait pas été préparée à ça, alors faire confiance à ceux qui avaient cette expérience qui lui manquait n'était quand même pas délirant, non ? Mais le pire, en réalité, était surtout d'entendre qu'il ne voulait plus travailler avec elle. Car elle, de son côté, aimait travailler avec lui, et aimait son style ; pendant sa tournée en Asie, elle n'avait cessé de comparer les aménagements avec la touche de Bennet, n'en trouvant aucun susceptible d'arriver à la cheville de ce que faisait son architecte. Son objectif était même, à terme, de s'attacher ses services de manière définitive. Apparemment, elle aurait du mal à obtenir ça, mais elle se battrait.
Mais, une fois tous les deux dans son bureau, la tournure prise par les événements lui fit se demander si réellement cela valait la peine de se battre. Bennet semblait ne rien vouloir avoir à faire avec elle, hormis s'occuper de leur projet commun à Whistler. Il lui refusait même le droit de savoir comment il allait comme si, du jour au lendemain, elle n'en avait plus rien eu à faire de lui. Il était si éloigné de la vérité. Et le contraire ? Elle n'y croyait pas vraiment, pas pour le moment. Pour le moment, Bennet était simplement en train de la faire renoncer à sa résolution de ne pas s'énerver, pour mieux faire remonter en elle la rancoeur et la colère qu'elle avait à son égard. Le fait qu'il énonce les choses aussi froidement, de son côté, n'arrangeait rien, et quand elle lui répondit, finalement après avoir digéré tous ses reproches, toute sa vindicte et tout son mépris de Bennet Monaghan, elle n'était plus ni conciliante, ni vraiment calme.
- Assumer ... C'est ce que tu as toujours fait, hein, Bennet ? Tu as toujours assumé sans chercher à obtenir mon pardon ensuite ?
Tu veux rire ! Jusqu'à l'enlèvement, leur relation n'avait été que ça : les erreurs de Bennet, ses excuses, et elle qui pardonnait parce qu'il se traînait vers elle en larmes. Ah oui, pas de problème, ça, c'était ce qu'on appelle assumer !
- Par où on pourrait commencer ? Mais bien sûr ! La première fois que tu m'as larguée. Je t'avais tutoyé par mégarde. Grosse erreur, effectivement. Impardonnable. Et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Tu te rappelles, Bennet, de ce qui s'est passé ensuite ? De la manière dont il a fallu que je te soutienne parce que tu avais croisé ton ex, alors même que tu m'avais rejetée ? Est-ce que je t'ai demandé d'assumer ?
Non. Non, évidemment. A l'époque, elle l'aimait sans doute déjà, sans en avoir conscience ; elle avait fait ce qu'il fallait, elle l'avait soutenu, avait passé l'éponge sur la manière dont il l'avait fuie pour ce pauvre tutoiement stupide, et leur avait redonné une chance.
- Et après ça Bennet, tu veux qu'on en parle ? Qu'on parle de la suite de ce superbe week-end à New York ? De la façon dont tu m'as encore larguée, quelques heures plus tard ? Tout ça parce que tu t'es fait des films sur Charles et que tu étais trop fier pour me parler de ce qui te posait problème ? on venait de passer la nuit ensemble, et tu as été capable de croire que j'étais assez  ... assez ... que je pouvais te tromper avec mon meilleur ami, sous tes yeux ? Tu te rends compte de la stupidité de ta réaction ? Du peu de crédit que tu m'as accordé ? De ce que ça voulait dire que tu pensais de moi ?
Qu'elle était une pute, ni plus ni moins. Aucune autre femme n'aurait fait ça d'une telle manière, aux yeux de Meredith. D'ailleurs, il avait dû continuer à le penser, quelque part au fond de lui, à en juger par la manière dont il l'avait traitée à Whistler.
Le cynisme, dans sa voix, disparaissait tranquillement au profit d'une vraie colère. Se remémorer tous ces moments où il avait merdé, et qu'elle avait toujours pardonnés, et mettre en parallèle l'inversion de la situation, et l'attitude de Bennet face à l'erreur qu'elle avait commise ... Harper avait raison, en fait. Il ne lui avait jamais laissé sa chance.
- J'ai avorté toute seule, parce que j'avais peur de toi, et peur de ta réaction si tu avais été courant. Peur. Tu te rends compte de ça ? Et ensuite ... ensuite, on atteint le summum de l'élégance. Tu vas à St Barth, où j'essayais de me remettre de tout ça - parce qu'au cas où tu te poses la question, ça n'a pas été une partie de plaisir pour moi, à l'époque. Et là, tu ne trouves rien de mieux que de te taper Aly. Ma putain de meilleure amie depuis l'enfance ! Tout ça pour venir te jeter à mes pieds en pleurant ensuite. Et qu'est-ce que j'ai fait, Bennet ? Qu'est-ce que j'ai fait à chaque fois ? A chaque fois ? ... J'ai pardonné. Je t'ai tout pardonné. Ton mépris, ta méchanceté, ta froideur, toutes les fois où tu avais reculé, le manque de respect dont tu avais preuve à mon égard. J'ai tout accepté par amour pour toi.
C'était un vrai pardon, qui plus est. Elle s'était réellement donné la peine d'apaiser son coeur, et de ne pas simplement dire "je te pardonne" sans le penser au fond d'elle. Tout ça pour quoi ?
- J'ai été conne. Parce que maintenant que c'est à moi d'avoir commis une erreur, je n'ai pas droit à la même mansuétude. J'aurais dû le savoir, pourtant. C'est vrai, après tout ... Mes parents décèdent brusquement, tu tombes dans le coma, je passe des jours sans dormir à ton chevet, j'hérite de cette putain de société alors que je n'y suis pas préparée mais si je commets une erreur contre notre couple, c'est impardonnable. Pas de circonstances atténuantes pour Meredith Carmichaël ! J'ai regretté cette pause à la seconde où je te l'ai demandée, mais ça, tu ne veux pas l'entendre, non. Bennet Monaghan, jugeant les âmes depuis sa tour d'ivoire. Que j'essaie de recoller les morceaux à Whistler ? Tu me le fais payer. Tu m'as prise pour la dernière des putes. Il manquait plus que les billets. Pour toute les fois où je t'ai pardonné, tout ce que tu m'as rendu, c'était d'essayer de me faire aussi mal que tu le pouvais, de toutes les manières.
Pendant tout ce temps où elle vidait son sac, elle n'avait pas laissé Bennet dire le moindre mot mais, maintenant, elle se sentait vidée. Il ne fallait pas qu'elle pleure, évidemment, mais une fois la colère exprimée devant son architecte, tout ce qui lui restait, c'était cette peine incroyable, insurmontable.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Fed up with you [PV Bennet]   Lun 2 Mai - 20:25

Fed up with you
°°°
Meredith ✧ Bennet
S’asseoir n’aurait finalement pas été un luxe vu la tournure que la conversation prenait. « Conversation ». Meredith allait plutôt lui faire un monologue enragé en le mettant face à ses erreurs et pire, ses faiblesses.
A chaque fois qu’elle finissait une phrase, la suivante lui semblait encore plus violente.
Il lui reprochait de ne pas assumer ce qu’elle avait fait et elle lui rappela toutes les fois où lui aussi était revenu vers elle en s’excusant d’avoir merdé. Oui, elle avait entièrement raison dans le fond. Non, il ne l’entendrait pas de cette oreille. Plus elle l’attaquait et plus il s’enfermait dans cette tour d’ivoire qu’elle avait elle-même citée.
Commençons par le commencement.
L’histoire du tutoiement, effectivement, il lui avait tourné le dos à ce moment-là. Tout à coup il avait pris conscience que quelque chose évoluait entre eux et s’en était retrouvé terrorisé. Il réagissait toujours très violemment. Certes, mais c’était dans son caractère, donc oui, il avait fui et ils s’étaient ensuite retrouvés... Il aurait pu tenter de s’exprimer sur le sujet et éventuellement tenter de se justifier en s’excusant mais ce qu’elle dit ensuite lui en coupa l’envie. « Tu te rappelles, Bennet, de ce qui s'est passé ensuite ? De la manière dont il a fallu que je te soutienne parce que tu avais croisé ton ex, alors même que tu m'avais rejetée ? » - Jamais Meredith ne pourrait comprendre ce que c’était que d’avoir à vivre avec une cinglée comme Charlotte et d’avoir à accepter le fait que l’on ait commis l’erreur de penser que tout pourrait bien se passer, que l’on pourrait l’aimer ou aimer tout court à cette époque. La jeune heritière n’avait aucune idée de l’échec que tout cela représentait pour lui. Elle ne comprenait pas.
Outre ce fait, il y avait également cette façon qu’elle avait de lui parler et surtout, de le prendre de haut. Ce n’était pourtant que le début du calvaire.
« Tu te rends compte de la stupidité de ta réaction ? » Maintenant, elle allait jusqu’à le traiter d’abruti.
Il l’écoutait en la regardant toujours aussi froidement. Ses mains s’étaient crispées sur le dossier du fauteuil sur lequel il s’était appuyé. En cuir ou non, il pourrait bien y faire un trou. Il avait déjà senti sous les ongles, la peau se rayer.
« De ce que ça voulait dire que tu pensais de moi ? » Qu’elle était une salope. Oui... Et pourquoi pas ? Il ne la connaissait pas encore vraiment et s’il se fiait à ses qualités d’amante, elle pourrait très bien être une marie couche toi là. On ne devenait pas si douée en ne pratiquant pas. Les hommes avaient ce genre de comportement, pourquoi pas les femmes, pourquoi pas elle ?
A l’époque, c’était ce qu’il avait pensé sans pour autant en être persuadé mais ses sentiments commençant à le titiller réellement, il avait préféré se convaincre qu’elle ne valait rien pour ne pas souffrir par la suite en se mettant dans une relation dont il ne voulait pas. Raté puisqu’il n’était parvenu à rester loin d’elle trop longtemps, comme à chaque fois. « Chaque fois » sauf maintenant.
Hier, avant la pause, il n’aurait plus été capable de penser une chose pareille d’elle. Il l’aimait trop, beaucoup trop. L’amour lui semblait si loin maintenant.
« J’'ai avorté toute seule, parce que j'avais peur de toi, et peur de ta réaction si tu avais été courant. Peur. Tu te rends compte de ça ? » La peur... Etait-ce le sentiment qu’il voulait lui faire ressentir à son sujet ? Pas vraiment. A l’instant peut-être, oui, ainsi, elle se serait tut mais vu la façon dont elle enchaînait les reproches, il était loin de l’entendre se taire et par conséquent, prendre peur. Comment avoir peur d’un muet ? Il avait beau la fixer froidement et de façon impassible, cela ne changeait rien et elle continuait.
« Tu vas à St Barth, où j'essayais de me remettre de tout ça - parce qu'au cas où tu te poses la question, ça n'a pas été une partie de plaisir pour moi, à l'époque. Et là, tu ne trouves rien de mieux que de te taper Aly. Ma putain de meilleure amie depuis l'enfance ! » Comme s’il avait été à St Barth pour le plaisir ! Non, il y était pour le boulot et quant à l’idiote qu’il avait sautée... Savait-il seulement qui elle était ? Ah, oui... Sans pour autant y prêter grande attention. En réalité, il cherchait à retrouver Meredith sans pour autant se l’avouer. Ce besoin viscéral qu’il avait d’être avec elle l’avait poussé à se taper la cruche de meilleure amie. Il n’avait pas compris tout cela à l’époque et aujourd’hui, rien n’avait changé. Il ne comprenait pas et ne voulait surtout pas prendre conscience de ce qu’elle représentait à ses yeux. Il avait pensé qu’elle était l’élue. La seule, l’unique... Comment pouvait-elle l’être alors qu’elle l’avait rejeté ?

Pour ce qui était de l’avortement en lui-même... Il n’avait pas grand-chose à en dire, c’est quelque chose qui malheureusement ne lui faisait ni chaud ni froid. On se débarrassait d’un truc qui vous poussait dans le ventre un peu à l’image d’une tumeur bénigne que l’on se ferait retirer.
Mais merde ! Ils n’étaient pas un couple à l’époque ! Il n’avait pas à gérer cela avec elle, c’était son corps !
A cette époque, jamais ils ne s’étaient avoué leur amour, rien ! Ils étaient libres et surtout, non liés. Chacun de son côté. Elle. Lui. Mais pas eux ! Voilà où était la différence avec la situation actuelle, ils n’étaient pas un couple !! Il venait tout à coup de le comprendre alors qu’elle continuait à l’attaquer.
« J'ai pardonné. Je t'ai tout pardonné. » Encore heureux... C’était le genre de pensée qui lui venait immédiatement quand il entendait cela.
A ce moment, il n’avait pas été à la hauteur, effectivement. « A la hauteur », il n’avait pas été facile à cerner, à atteindre. Ensuite, une fois leur amour exprimé, il avait été au top. De quoi se plaignait-elle ?!
« Je passe des jours sans dormir à ton chevet » Parce que c’était de sa faute à lui ? Il n’avait rien demandé. Elle avait certes passé des jours à son chevet mais au moment de son réveil elle avait été introuvable. Elle héritait de sa putain d’entreprise et lui tournait le dos. Elle le faisait comme s’il n’était pas assez bien pour elle.
Elle était parvenue à lui clouer le bec dans la seconde. Pas une seule fois il n’avait essayé de la couper. Pas non plus de se justifier, rien. Il n’avait rien dit et n’avait fait que la regarder en sentant le dégout monter en lui.

_ « La dernière des connes oui. - La différence entre toi et moi, c’est qu’une fois qu’on a décidé d’être ensemble, je ne t’ai plus tourné le dos. Je suis resté à tes côtés parce que je pensais être tombé amoureux. Je suis resté près de toi après l’enlèvement. J’ai fait ce qu’il fallait pour que tu remontes la pente, jusqu’à te secouer, oui. J’ai sacrifié des heures de boulot pour ne pas avoir à quitter ton chevet. J’ai tout mis entre parenthèse pour toi. Pour TOI ! Une fois que je t’ai dit t’aimer, j’ai été là. Toujours. Et toi ?! Je tombe dans le coma, j’ai besoin de toi, enfin... Je pense avoir besoin de toi, qu’est-ce tu fais ? Tu me quittes. « Je veux une pause ». « Je ne peux pas me concentrer avec toi. » « Je ne peux pas m’occuper de toi »... Tu es une sacrée garce oui ! Dès lors que tu as eu plus de responsabilités tu m’as éjecté. C’est normal selon toi ?! Avec tout ce que j’ai fait pour toi ? Tu crois que me montrer vulnérable était simple ? Venir m’excuser pour essayer de te récupérer était simple ?! J’ai cru avoir besoin de toi. J’ai cru être amoureux de toi, voilà pourquoi je m’accrochais, mais tu sais quoi ?! Ce que j’aimais le plus c’était ton cul et pouvoir te sauter à ma guise. Tu es une bien meilleure maîtresse qu’une chef d’entreprise. C’est là-dedans que tu devrais te lancer, pas dans les affaires. » Il s’était redressé et ne se tenait plus au fauteuil.
Pour dire tout cela il lui avait fallu reprendre son souffle et se lancer. Cracher son venin. Savoir que ce qu’il disait n’était pas que vrai. Pas tout en tout cas. Il avait menti sur le fait de n’apprécier que s’envoyer en l’air avec elle. Il avait menti sur le fait de ne pas être amoureux d’elle, de ne pas avoir besoin d’elle. Il avait autant besoin d’elle que d’air pour vivre, seulement, ça, il était hors de question qu’elle le sache.
Il avait besoin d’elle et il l’aimait, il aimait tout chez elle. TOUT sauf le fait qu’elle lui avait tourné le dos au pire moment. Au moment où il était tellement certain de ses sentiments pour elle qu’il avait pris rendez-vous avec ses parents pour leur demander sa main. Il voulait l’épouser, faire d’elle la femme la plus heureuse du monde, être avec elle, toujours et peut-être même fonder une famille si elle le désirait vraiment. Elle, elle le quittait. Comment pouvait-il se montrer calme face à tout cela ? Comment accepter qu’elle lui tourne le dos ? Il voyait en elle une déesse... Elle en était loin.

_ « Tu veux jouer à ça avec moi Meredith ? » Finalement, il s’assit dans le fauteuil assez brutalement et resta tourné vers elle.

_ « Tu veux qu’on s’engueule ? T’en as les tripes ?! Je continue ? Je t’explique le dégoût que je ressens à l’idée d’avoir été assez con pour penser que je t’aimais, toi, la gamine inutile ? – Tu sais pourquoi tu te noies dans la direction de l’empire ?! Parce que tu n’as même pas été foutue de t’intéresser à tant soi peu à ton héritage ! Tu le sais depuis ta naissance que tu seras amenée à prendre la suite de ton père. Tu as préféré papillonner en tous sens. Jouer à la gosse de riche... Pousser ton père à te mettre au pied du mur et t’imposer de te bouger le cul avant qu’il ne te déshérite. – Tu me fais passer pour le boulet que tu te traînes et qui t’empêche d’avancer mais la vérité c’est que c’est toi quii galère seule. Tu n’as besoin de personne pour te planter et foncer droit dans le mur. – Je continue ?! » Il s’était appuyé sur le bureau pour taper légèrement dessus alors qu’il s’exprimait suivant les points abordés. Elle l’avait cherché, elle l’avait trouvé.

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MessageSujet: Re: Fed up with you [PV Bennet]   Mar 3 Mai - 0:22




Meredith & Bennet
Turning point
Tout ce qu'elle avait dit à Bennet, tout était vrai. Tout ce qu'il avait fait, tout ce qu'elle avait essayé de pardonner. Et pourtant, même en ayant dit tout ça, elle ne se sentait pas vraiment mieux ; un peu plus calme, sans doute, un peu moins énervée. Et inquiète du retour de bâton. Bennet n'avait pas essayé de lui répondre une seule fois pendant tout son laïus, mais Meredith savait qu'il lui rendrait coup pour coup : Bennet rendait toujours coup pour coup. Elle était allée loin, même dans le choix de certains de ses mots, et savait que ça ne resterait pas impuni. D'ailleurs, il venait d'attaquer, en la traitant de conne ; elle le prit évidemment en pleine face, mais garda le cap, écoutant la suite. Comme quoi il ne lui avait plus tourné le dos après que leur relation ait été officialisée. Il avait raison pour ça, elle devait bien le reconnaître ; de l'enlèvement jusqu'à leur séjour chez son grand-père, Bennet avait toujours été là, avec elle ou pour elle, et quand il l'avait secouée, c'était pour son bien. Elle n'avait pas été capable de lui rendre ça, quand lui-même avait eu besoin d'elle ; plus en ayant Carmichaël Resort qui la bouffait. Mais ça ne signifiait pas qu'elle l'avait bien vécu. Cette pause, tout ça ... c'était justement parce qu'elle ne s'était pas sentie à la hauteur, et qu'elle avait pensé que se concentrer sur la société, le temps d'être débarrasser de la phase d'apprentissage, serait la meilleure solution. Elle avait vite compris, son erreur, mais trop tard.
Quoiqu'il en soit, même en ayant conscience qu'elle avait planté Bennet, l'entendre de sa propre voix à lui lui faisait mal. Elle avait mal de la violence de ses mots, évidemment, mais aussi et surtout de ses manquements. S'il n'avait pas enchaîné sa tirade en la traitant de pute, ni plus ni moins, et en lui crachant que c'était même ce qui lui avait plu chez elle, elle aurait sans doute pu encaisser, accepter qu'il ait raison, faire amende honorable. Mais il avait toujours ce besoin de la blesser, comment aurait-elle pu encore l'accepter ? Une part d'elle se demandait dans quelle mesure il pensait réellement ce qu'il disait, et ce morceau d'elle la faisait souffrir plus que tout. Qu'il ait pu réellement apprécier essentiellement de la "sauter", comme il disait. Elle ne pouvait pas y croire mais, parce qu'elle l'aimait, elle ne pouvait pas non plus s'empêcher de penser qu'il pouvait aussi dire vrai, et cela calmait sa colère. Cela lui donnait envie de pleurer toutes les larmes de son corps, mais ces larmes, elle continuait de faire l'effort de les ravaler. Craquer ne servirait à rien.
Tout ça ne lui donnait pas envie de s'engueuler avec Bennet, non. Elle n'avait jamais eu envie de le faire, d'ailleurs. Ce n'était pas son caractère, mais les circonstances l'avaient faite attaquer ainsi. De là à dire qu'elle pourrait soutenir la suite, soutenir les mots tellement durs et violents de Bennet à son égard. Soutenir le retour de son mépris pour elle. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était répondre sur un ton neutre, à défaut de parvenir à être détachée. La colère, elle, s'était envolée et ne semblait pas vouloir revenir, alors même que Meredith en aurait eu besoin pour ne pas perdre le combat pas KO, encore une fois.
- Tu as raison, Bennet. J'aurais dû m'intéresser à Carmichaël Resort plus tôt. Ca aussi, c'était une erreur, tu vois. Décidément ... C'était finalement logique que je commette une autre erreur en essayant de rattraper celle-là.
Se donner un peu de temps pour appréhender son nouveau poste, en ne se concentrant que sur ça. Rattraper le temps perdu, pour mieux retrouver Bennet ensuite. Cela lui avait semblé une solution raisonnable, surtout compte tenu de l'état de santé de son architecte. Aujourd'hui, cela lui semblait si peu pertinent. Mais c'était fait, et Bennet lui refusait le droit de revenir dessus.
- Tu sais très bien que j'ai pas envie de jouer, et qu'à la fin, de toute façon, tu gagneras. J'arrive même plus à me sentir en colère, maintenant que je t'ai dit tout ça. Je sais pas m'engueuler avec toi, et le fait que tu sois injuste ne suffit pas à changer ça.
Car ce qu'il s'abstenait soigneusement de dire, quand même, quand il disait qu'après l'officialisation de leur couple il ne lui avait plus jamais fait défaut, c'était que sans ses efforts à elle, il n'y aurait même pas eu de "eux". Elle aurait tant aimé que la colère revienne, mais tout ce qu'il y avait, c'était un peu de cynisme, qui traînait encore dans un coin de son âme.
- Mais vas-y, continue, puisque tu as encore des choses à me dire, apparemment. Continue de me dire comment je suis nulle. Comment je suis faillible. Comment ça m'interdit même de te demander pardon.
Le cynisme avait réussi à lui faire hausser un peu la voix, quand même, mais le coeur n'y était plus. Il n'y avait plus que le besoin malsain de continuer à l'écouter cracher son venin, puisque c'était tout ce qu'elle obtiendrait de lui. Elle avait pourtant voulu lui présenter des excuses, à la base. Elle semblait ne jamais y parvenir, alors, elle le provoquait.
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MessageSujet: Re: Fed up with you [PV Bennet]   Lun 9 Mai - 10:51

Fed up with you
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Meredith ✧ Bennet
Après s’être énervée elle lui faisait maintenant le coup de la fille blasée et cynique.
Il détestait cela.
En premier lieu, il détestait qu’on lui tienne tête en le mettant face à ses propres erreurs et ce, en l’agressant. C’était ce que Meredith venait de faire. Elle s’était mise à lui hurler dessus en l’accusant d’avoir tous les torts et à présent, alors qu’il lui avait répondu, elle semblait lasse et incapable de continuer son assaut. A quoi bon ? Pourquoi lancer les hostilités si elle n’était pas capable de tenir le cap par la suite ? Quand on voulait s’en prendre à lui, il fallait se préparer, se blinder. Il pouvait être méchant, injuste, vraiment cruel. Il le savait, cela faisait partie intégrante de son caractère et de son mode de fonctionnement. Y prenait-il du plaisir ? Avec certaines personnes, oui, sans conteste. Avec Meredith ? En surface, oui. Surtout à l’instant et après avoir reçu tous les cadeaux qu’elle lui avait fait renvoyer. Néanmoins, si l’on creusait un peu, on se rendait vite compte, que non, il ne prenait pas de plaisir à lui faire du mal et d’ailleurs, il n’était même pas certain de quoi dire pour le faire. Enfin... Si, mais c’était réellement hors limite et même lui pouvait éprouver des remords. Tout cela viendrait le frapper un peu plus tard, quand il ne l’aurait plus en face de lui.
Pour le moment, la colère l’emportait et bien qu’il sente au fond de lui qu’il n’appréciait pas tout cela comme il l’aurait dû, il avait l’impression, dans la seconde, de se sentir un tout petit peu plus léger.
Il s’était donc assis, attendant qu’elle riposte. Espérant qu’elle le fasse mais rien n’était arrivé. Elle s’était contentée d’acquiescer et de jouer sur le cynisme. A bien y réfléchir, n’était-ce pas pire que lorsqu’elle l’attaquait frontalement.

_ « Non. Personne ne gagne Meredith. Par TA faute, on a perdu tous les deux et je crois même que je suis le plus à plaindre dans toute cette merde. J’ai perdu un temps colossal que tu me fais encore perdre à l’instant, de l’argent, de la santé... Je ne perdrais pas en plus la face pour toi. Tu n’en vaux pas la peine. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi.  J’ai voulu te donner bien plus de crédit que tu en méritais. Tu ne vaux rien, Carmichael ou pas, tu n’es qu’une incapable et j’aurai mieux fait de rester sur mon premier avis te concernant. » Il avait été particulièrement sec et tranchant pour prononcer le « non » du début de sa tirade. Ensuite, finalement, le ton qu’il avait utilisé n’avait pas énormément changé. Contrairement à plus tôt cependant, il ne criait pas. Il soufflait les reproches à la manière d’un serpent sur la défensive et prêt à vous cracher son venin en pleine figure.
Pour la suite, il commença par sourire froidement.

_ « J’ai rien de plus à te dire. J’en ai assez de tourner en rond et te répéter les mêmes choses. » Il se leva rapidement. Rajuste son costume, ferma sa veste sont il avait défait les boutons pour s’asseoir.

_ « Passes par Julia pour les questions pro. Le reste n’existe plus entre nous. Je ne t’aime plus. – Je ne l’ai d’ailleurs jamais fait. – Je ne veux plus entendre parler de toi. On termine le projet de Whistler. JE termine le projet de Whistler et ensuite c’est chacun de son côté. Rentrez-vous bien ça dans le crâne Mlle Carmichael : Vous n’êtes rien d’autre à mes yeux qu’un corps que j’ai apprécié prendre à une époque. Ni plus, ni moins. J’espère avoir été suffisamment clair. » Il était maintenant près de la porte de son bureau. La main sur la poignée qu’il tourna sans attendre plus longtemps afin de pouvoir sortir et se libérer enfin de cette situation qu’il détestait. Vu l’extérieur, rien ne semblait le perturber. Il était droit, relativement calme. Très fermé, très froid, mais c’était plus ou moins sa posture habituelle...

_ « Passez une bonne journée Mlle Carmichael. » Puisqu’elle voulait qu’ils se vouvoient.
La porte avait été ouverte et des assistants le regardaient sortir du bureau de leur nouvelle PDG sans oser bouger. Même à Carmichael Resort, le mot était passé comme quoi il ne fallait pas respirer trop fort près de lui au risque de le faire exploser. Ils avaient raison, ce n’était vraiment pas le moment de le chercher.
Sans un regard de plus pour Meredith, il sortit de son bureau pour sortir de ce lieu de malheur et rejoindre sa voiture.
Sans rien montrer à qui que ce soit qu’il croisa, il sortit, seulement, une fois dans sa berline, il ferma la vitre afin de ne pas être observé par son chauffeur.
Les mâchoires serrées, il s’alluma une cigarette avec beaucoup de mal, si bien qu’il finit par jeter son Dupont contre la portière. Il tremblait.

_ « Tout va bien Mr ? »

_ « Roulez. » Il s’excuserait plus tard.
Pour le moment il devait intégrer tout ce qui venait de se passer avec Meredith. Cette petite conne qui avait cru pouvoir s’opposer à lui.
Petite conne. Petite conne. Petite conne !
Il ne savait plus quoi faire pour évacuer la pression. Ne savait même pas s’il avait mal à cause de leur relation terminée ou si c’était parce qu’ils venaient de s’accrocher. Lui manquait-elle plus qu’il la détestait ? Non ! Si, évidemment que si, mais ce n’était pas acceptable.
Il fuma rapidement. Prit d’énormes inspirations, souffla longuement. Ne desserra jamais ses mâchoires.
Quand il franchit les portes de son atelier, il était « calmé ». Il s’enferma dans son bureau et travailla seul jusqu’à ce que la nouvelle stagiaire vienne le distraire en fin de journée.

_ « Vous êtes encore là ? Quelle dévotion. Julia a commandé japonais pour moi. Dînez avec moi. » C’est ce qu’ils firent... Et plus.

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