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 Not just another negociation [PV Bennet]

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Not just another negociation [PV Bennet]   Mar 3 Mai - 23:23




Meredith & Bennet
For the love of God
Depuis sa dernière dispute en date avec Bennet, Meredith ne vivait plus. De multiples raisons l'en empêchaient. D'abord, il y avait la culpabilité qu'elle ressentait à l'égard de son attitude envers son ex-compagnon. Elle avait fait moult reproches à son architecte sur son attitude passée, pour mieux souligner la façon dont elle avait pardonné à chaque fois, mais elle ne pouvait pas pour autant occulter le fait que lui aussi avait raison : une fois leur couple officialisé, une fois leurs premiers "je t'aime" échangés, il ne lui avait plus jamais fait défaut. Elle ne pouvait pas en dire autant : même avec les meilleures intentions du monde, elle l'avait abandonné au moment où il avait le plus besoin d'elle. Elle l'avait fait souffrir. Il pouvait lui en vouloir maintenant. Quant à elle, elle en avait honte, ni plus ni moins. La culpabilité la rongeait quand elle pensait à la douleur qu'elle avait dû lui infliger ; elle se mettait à sa place, et elle comprenait son amertume et sa colère.
Il y avait aussi ce qu'il avait dit d'elle. Ses reproches quant à la gestion de Carmichaël Resort, elle pouvait encore les encaisser, parce qu'elle pouvait toujours s'améliorer. Une fois encore, il avait raison quand il disait qu'elle n'avait jamais pris la peine de s'intéresser à la gestion de la société jusqu'alors. A sa décharge, en voulant lui faire faire de l'audit financier sans bien lui expliquer le pourquoi, son père l'avait braquée ; aujourd'hui qu'elle passait une partie de ses journées à analyser des business plan, elle comprenait d'où venait le besoin, mais il était trop tard. Elle ne pouvait plus que rattraper son retard ; elle avait au moins retenu la leçon d'écouter ceux qui savent, et plaçait donc toute sa confiance en les conseils de Stephen. Qu'il ait sous-entendu en revanche qu'elle était une salope, et que c'était pour ça qu'il l'appréciait ... Avec ça, Bennet lui avait réellement fait mal et si, hormis le manque global de lui, une chose pouvait bien lui mettre les larmes aux yeux, c'était ça. Il était allée jusqu'à lui préconiser de jouer les putes de luxe, plutôt que les PDG de société hôtelière. C'était dur, et le soir, quand elle allait se coucher et qu'elle attendait que les somnifères fassent effet, elle y repensait, et s'endormait en larmes.
La dernière raison, enfin, pour laquelle elle ne vivait plus guère, était qu'elle travaillait d'arrache-pied. Si elle parvenait à devenir une PDG performante pour Carmichaël Resort, Bennet parviendrait peut-être à être fière d'elle, et à reconsidérer sa colère ? Elle s'accrochait en tout cas à l'idée et, chaque matin depuis leur dernière dispute, elle passait les portes de l'entreprise à 7h très exactement, pour n'en repartir que tard le soir, voire même dans la nuit. L'avant-veille, le gardien, entré dans son bureau pour éteindre une lumière tandis qu'il faisait sa tournée, l'avait trouvée endormie sur le sofa, un dossier étalé au sol. Il était 3h, et Meredith n'avait pas cherché à rentrer. Elle avait fini là sa nuit, trouvant d'ailleurs pratique de ne pas perdre de temps à avoir à se rendre au siège depuis chez les Miller le matin. Ces efforts lui semblaient déjà payer, et la pile de dossiers en attente de traitement depuis le décès de son père avait notoirement baissé.

Aujourd'hui, elle avait débuté la journée par son premier cours de mandarin. Elle avait également demandé à Harper de lui trouver du temps pour caser, dans les semaines à venir, des cours d'arabe. Cela lui serait utile pour mieux maîtriser ces marchés moins mâtures mais au potentiel immense. D'après Stephen, il lui faudrait également envisager le russe et l'espagnol, mais dans un deuxième temps ; elle ne pouvait pas avaler l'apprentissage de quatre langues en même temps. Pour le déjeuner, il lui avait fallu sortir et manger à l'extérieur avec le notaire de sa famille, qui devait finaliser un certain nombre de points liés à la succession dans l'après-midi. De manière assez surprenant pour elle, passer un peu de temps avec ce vieil homme qui non seulement connaissait bien son père, mais également son grand-père, lui avait fait du bien et lui avait changé les idées.
Après le déjeuner, ils avaient fait le point sur un certain nombre de choses, installés à la grande table de réunion de son bureau. Maitre Stanford lui avait entre autre confié un cartable en cuir, qui contenait des documents et menus objets destinés à elle seule et qui, selon lui, représentaient des choses particulièrement importantes pour son père, qui n'avait pas voulu qu'elles soient noyées dans le reste de la succession, d'où le transfert tardif. Meredith le savait, il y avait également quelque chose pour Bennet. Deux choses en vérité : dans le cartable se trouvait une lettre qui leur était adressée à tous les deux, et dont elle n'était pas sûre de vouloir parler, compte tenu des circonstances.
Ayant terminé avec maître Stanford, elle était retournée à ses occupations et travaillait à son bureau, quand Bennet pénétra à l'intérieur. Par réflexe, Meredith regarda l'heure sur son PC : 15h tapantes. Son architecte était un maître, en termes de ponctualité. Relevant la tête, elle croisa son regard, et le salua rapidement.
- Bonjour Bennet.
Puis, elle se replongea dans le dossier qu'elle étudiait jusque-là, se forçant à ne pas observer les deux hommes qui faisaient leurs affaires. Elle s'était même tellement bien isolée que quand maître Stanford l'interpela, elle ne l'entendit d'abord pas.
- Meredith !
- Pardon maître, vous disiez ?
- J'expliquais à M.Monaghan que votre père revoyait son testament une fois par an au minimum, ce qui m'a fait penser que vous deviez impérativement faire le vôtre, désormais.
Voilà une perspective charmante ... Envisager qu'elle pouvait mourir. Et pourtant ... ses parents étaient bien morts de façon brutale. Ces choses-là arrivaient, effectivement.
- Oui, bien sûr. Nous verrons à prendre rendez-vous le plus rapidement possible avec mon assistante, quand vous en aurez terminé. Tout se passe bien ?
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Lun 9 Mai - 13:55

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Meredith ✧ Bennet
_ « Tout est sous contrôle pour le moment. Je dis bien, « pour le moment ». – Je ne comprends vraiment pas ce qui a bien pu te passer par la tête franchement Bennet. »

_ « J’avais envie de baiser. »

_ « Charmant. J’espère que tu as pris ton pied parce que maintenant va falloir payer. Bravo Bennet. – Sur un autre registre, Me Stanford, le notaire de la famille Carmichael a besoin de te voir cet après-midi à 15h au siège de l’entreprise. Tu as une conférence téléphonique à 13h, ensuite tu as libre jusqu’à 15 et ton prochain RDV est à 17h. Tu es invité ce soir à une levée de fonds en faveur ... »

_ « Oui, oui, oui... On verra. Que me veut le notaire ? »

_ « Je ne sais pas. Quelque chose en rapport avec le testament des parents de Me... L’héritière. – Je retourne à mon bureau essayer de régler au mieux les merdes que tu me laisses. »

_ « Ouais, ouais... » Julia était sorti en claquant la porte et lui avait fini par lever la tête une fois son assistante disparue.
Il soupira en grimaçant. Clairement, oui, il avait merdé.
Maintenant appuyé contre le grand dossier de son fauteuil, il commença à se balancer doucement en se tournant du côté de la fenêtre. Il avait une magnifique vue sur NY. Une vue qui en temps normal l’apaisait. C’était avant.
Il avait tellement déconné qu’il ne savait même pas comment il allait s’en sortir. Il avait sacrément merdé avec la jeune stagiaire mais ce n’était pas tout. Il n’avait pas honoré un contrat et était en retard avec un client particulièrement pointilleux. Il s’était excusé et avait tenté de bouger les fesses de ses fournisseurs mais la vérité était qu’il avait omis de faire passer une commande plus qu’importante. Il n’arrêtait pas de hurler sur Julia en lui disant que tout était de sa faute mais tous les deux savaient très bien ce qu’il s’était passé. Meredith l’avait largué et il avait perdu pieds. Voilà tout. Il s’était laissé submerger par les émotions et maintenant, il était dans une galère non négligeable. C’était d’ailleurs avec ce client saoudien qu’il devait avoir une conférence téléphonique plus tard dans la journée. Autant dire qu’à l’instant, ce que lui voulait Me Stanford était le cadet de ses soucis.
A 14h30, pourtant, quand il fut l’heure de commencer à se préparer pour rejoindre le siège de Carmichael Resort, Bennet commença à réfléchir un peu à toute cette histoire. Il finit rapidement par en venir à la conclusion que quelque chose lui avait été légué...
C’est à reculons qu’il monta en voiture et pénétra dans les bureaux de son ex qu’il espérait ne pas croiser. Raté.

_ « Maître. » Quand il croisa le regard de Meredith, il ne répondit à son salut furtif que par un léger signe de tête. Elle semblait absorbée par ce qu’elle faisait sur son ordinateur. Un sudoku très certainement...
Bennet s’installa à l’invitation du notaire qui commença à lui expliquer ce qu’il lui voulait... Enfin... Il prenait trop de temps à son goût. Voilà qu’il parlait à Meredith en lui disant que tout cela lui faisait penser qu’elle devrait, elle aussi, s’occuper de son testament et blablabla... Pas ses affaires !

_ « Je n’ai pas énormément de temps devant moi, si l’on pouvait en venir au fait. » Il n’avait pas été désagréable en s’adressant au vieil homme mais suffisamment clair de par l’utilisation d’un ton assez sec pour que celui-ci comprenne qu’il n’avait aucune envie de s’attarder.
ENFIN, il fut dans le vif du sujet.
Le père de Meredith qui avait fini par lui faire confiance au point d’accepter qu’il épouse sa fille, lui avait légué une pièce de son mobilier dont l’architecte et l’homme d’affaires avaient bien souvent parlé. Leur lampe Pipistrello, grand modèle faite sur mesure pour la famille Carmichael dans des matériaux et coloris jamais imités. Il ne s’agissait donc pas d’un vase Ming ou d’un Monet mais de quelque chose de bien plus contemporain, de surement moins couteux, mais qui avait cependant tapé dans l’œil de l’architecte de par son originalité et son côté unique. Lui-même en possédait déjà deux, mais dans le style de la marque, peu originales finalement.
Il s’agissait donc d’un lègue bien plus symbolique qu’autre chose aux yeux de Bennet.
Le notaire lui expliqua ensuite sous quelles conditions la lampe lui serait donnée.
Obligation de la garder, de ne surtout pas la mettre en vente... Bref, un tas de conditions auxquelles Bennet acceptait de se soumettre avec plaisir.
Accord et signature échangés l’architecte fut libéré par le notaire auquel il serrait maintenant la main. La lampe lui serait livrée dans la semaine. Tout était parfait. Le bellâtre se réjouissait même d’avoir pu éviter Meredith à la perfection quand son téléphone sonna. Impossible de sortir du bureau vu que Meredith et le notaire se trouvaient devant la porte. Il s’assit donc à nouveau dans le coin de la pièce là où il s’était entretenu avec l’homme de loi et régla son appel. Quand il releva la tête et se remit sur ses pieds, la porte du bureau avait été fermée et il était seul avec son ex. Merde.

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Dernière édition par Bennet Monaghan le Mar 10 Mai - 9:55, édité 1 fois
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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Lun 9 Mai - 20:11




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En demandant si tout se passait bien, Meredith avait espéré ... quoi donc, en fait ? Que Bennet s'adoucirait d'un seul coup, sous prétexte que son père lui avait légué quelque chose ? Son architecte n'était évidemment pas sensé le savoir mais, hormis des dons à un certain nombre de fondations que ses parents soutenaient, les legs des Carmichaël se comptaient sur les doigts d'une main : en gros, leurs frères et soeurs respectifs avaient tous reçu quelque chose de personnel, ainsi que les Piper et les Miller. C'était tout, et cela témoignait d'une reconnaissance de Bennet aux yeux de John que sa fille elle-même ne soupçonnait pas ; cela lui faisait d'autant plus craindre le contenu du fameux courrier. Meredith, quant à elle, s'était involontairement taillée la part du lion de cet héritage hors-normes ; maître Stanford lui avait donné l'estimation selon les cours du jour de la Bourse, étant entendu que John possédait un énorme porte-feuilles d'actions, et les chiffres avaient de quoi donner le tournis même à elle qui savait depuis toujours dans quelle famille elle était née. Elle était milliardaire. La belle affaire, maintenant qu'elle n'avait plus personne avec qui en profiter, et plus l'envie d'en profiter non plus. De toute manière, Bennet n'avait même pas daigné répondre à son salut autrement que par un signe de tête, comme s'il souhaitait ne plus lui adresser la paroles. C'était encore pire que quand il avait fini par la vouvoyer, la dernière fois qu'ils s'étaient vus.
Dans la mesure où elle n'avait pas réellement obtenu de réponse à sa question, Meredith replongea une nouvelle fois le nez dans son dossier, décidée à se concentrer envers et contre tout, et surtout envers et contre la présence de son architecte dans la même pièce qu'elle. Fréquemment, pourtant, elle relevait la tête, un tout petit peu, pour l'observer du coin de l'oeil. La simple perspective qu'il sorte de sa vie, et de ne plus le voir, l'effrayait : elle préférait encore qu'il la méprise, qu'il la maltraite verbalement, plutôt que se passer totalement de lui. Il faudrait qu'elle apprenne pourtant et, dans cet optique, elle finit par baisser la tête une fois pour toutes et ne la releva cette fois que quand maître Stanford l'appela pour prendre ce fameux rendez-vous pour son testament. Comme si elle avait la moindre idée du bénéficiaire de tout ça si elle venait à décéder ...
Délaissant son PC l'espace d'un instant, elle accompagna son notaire - et Bennet par effet ricochet - jusqu'à la porte de son bureau, prête à aller vérifier son agenda en direct auprès d'Harper, quand le téléphone de Bennet sonna. A cet instant, Meredith se demanda si son architecte se rendait compte que s'éloigner pour répondre, avant de s'installer à la table de travail, relevait bien plus de l'attitude d'un familier que de celle de l'étranger qu'il cherchait à être. Certaines habitudes avaient apparemment la vie dure, et pas uniquement pour elle.
Tandis que Bennet était au téléphone, rendez-vous fut pris pour la semaine suivante ; Meredith salua son notaire et revint à son bureau, décidée, dans un premier temps, à reprendre son travail là où elle l'avait abandonné, et laisser Bennet repartir sans un mot de plus. Pourtant ... l'idée de ne pas lui parler, de ne pas obtenir un mot de sa part, lui semblait inimaginable. Il avait été retenu dans ce bureau, n'était-ce pas un signe ? Silencieusement, elle activa le mécanisme qui permettait de quitter le bureau, mais pas d'y entrer sans qu'elle ait ouvert ; ainsi, Bennet et elle ne seraient pas dérangés. Puis, elle attendit que Bennet en termine avec son appel.
Quand son ex-compagnon raccrocha et releva la tête, elle planta immédiatement son regard dans le sien, et s'approcha doucement. Parler. Il fallait qu'elle parle. Elle savait même à peu près quoi lui dire, après avoir espéré pendant des jours avoir l'opportunité de le faire.
- Bennet, je tiens à te présenter mes excuses pour ce que j'ai fait. Tu avais raison, l'autre jour. J'ai été déloyale, stupide et égoïste. Je n'aurais jamais dû te demander cette pause, encore moins t'abandonner quand tu avais besoin de moi. Je n'aurais même pas dû accepter de quitter ton chevet. Tu ne l'aurais pas fait, si les rôles avaient été inversés. J'ai été faible, et j'ai conscience de t'avoir fait beaucoup de mal. Je le regrette infiniment. Tu es la personne la plus chère à mon coeur. Je sais que tout ne sera pas pardonné demain mais ... si tu étais au moins prêt à essayer ... Plus jamais je ne commettrai ce genre d'erreurs, je te le promets. Moins sûre d'elle, elle enchaîna : J'ai entendu tout ce que tu m'avais dit et ... je travaille à me corriger. A devenir légitime à la tête de la société. J'ai même commencé à apprendre le mandarin. Cela risque de prendre du temps mais ... je pourrais devenir une femme dont tu sois fier. Moi, je suis fière de toi.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Mar 10 Mai - 11:01

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Son appel téléphonique réglé, il ne lui restait plus qu’à quitter le bureau et retourner à ses affaires.
Là où il avait mal joué était sur le fait d’être resté au téléphone dans la pièce plutôt que de s’excuser et de sortir pour prendre son appel à l’extérieur. Il s’était dit qu’effectivement ce serait plus simple ainsi. Que Meredith mettrait un temps fou à dire au revoir au notaire et qu’il aurait le temps. Non. Il s’était trompé.
Maintenant debout, il avait machinalement tourné la tête vers Meredith pour... Rien en réalité. Cela avait été un mouvement de tête mécanique. Une erreur, encore, puisque son ex compagne était parvenue à captiver son regard pour quelques courtes secondes.
Tout s’était si bien passé... Il avait un mauvais pressentiment pour la suite des évènements. Elle s’était approchée de lui, qui, dans le même temps avait reculé légèrement. Ce qui craignait le plus arriva, elle ouvrit la bouche et prit la parole. Comme si rien de ce qu’il avait dit à leur dernière rencontre ne l’avait marquée. Il avait pourtant été suffisamment clair : Il ne voulait plus avoir à lui parler autrement que pour le travail. Ne plus avoir à échanger quoi que ce soit de personnel avec elle. La voilà, donc, n’ayant rien compris et s’excusant.
« Tu avais raison, l'autre jour. J'ai été déloyale, stupide et égoïste. » Sur ce point, ils étaient d’accord. Oui, il avait raison ! Oui, elle était stupide et déloyale. Pour l’égoïsme, cela le touchait moins puisque lui-même en était une montagne. Il l’avait surtout trouvée injuste et cruelle et déloyale donc, stupide et tous ses synonyme et... Oui, tiens, maintenant qu’elle le mentionnait : Egoïste ! Elle n’avait pensé qu’à elle et donc surement pas à lui ! Une sale égoïste oui, pire que lui ! Comment était-elle devenue pire que lui ? C’était une question qu’il se posait quelque fois depuis leur séparation. Elle semblait avoir perdu toutes ses qualités pour ne garder que des défauts, ceux de Bennet en l’occurrence, pas les meilleurs donc.
« [...] Encore moins t'abandonner quand tu avais besoin de moi. Je n'aurais même pas dû accepter de quitter ton chevet. Tu ne l'aurais pas fait, si les rôles avaient été inversés. » Effectivement. Lui serait resté. On aurait bien pu le menacer de faire couler son cabinet, il n’aurait pas bougé et serait resté auprès d’elle. C’était une certitude. Jamais elle ne se serait réveillée sans lui comme lui l’avait fait. Heureusement, sa famille était à ses côtés mais c’était elle qu’il voulait voir et toucher. Sa main, qu’il voulait serrer, pas celle de Gran ou de sa mère.
Il l’avait aimée tellement fort que leur chute l’avait mis KO. Il se remettait peu à peu mais chaque nouvelle rencontre avec elle lui remettait un coup au cœur dont il avait du mal à se remettre. Il essayait au mieux de moins penser à elle en travaillant d’arrache pieds, en sortant beaucoup, en couchant avec tout ce qui croisait son chemin mais il y avait toujours ces moments, au petit matin où, seul, puisqu’il ne passait jamais une nuit complète avec une fille, le souvenir de son bonheur passé avec Meredith revenait le hanter.
Si elle continuait à s’obstiner à lui parler comme elle le faisait à chaque fois qu’ils se voyaient, il aurait d’ailleurs encore plus de mal à la rayer de ses souvenirs.
« Je sais que tout ne sera pas pardonné demain [...] » Jamais. Il ne pardonnerait jamais. Bennet Monaghan ne pardonne pas. Elle pouvait rêver longtemps car après ce qu’elle lui avait fait et la façon dont elle l’avait fait, jamais il ne lui ferait à nouveau confiance.
« Si tu étais au moins prêt à essayer ... » Là, sans réellement s’en rendre compte, il lui fit une espèce de grimace amusée signifiant : ‘Dans tes rêves’ ou encore ‘L’espoir fait vivre’.
« J'ai entendu tout ce que tu m'avais dit [...] » Apparemment pas tout puisqu’elle lui parlait alors qu’il avait bien précisé qu’il ne voulait plus que cela arrive. Elle avait donc entendu et compris ce qu’il l’arrangeait elle, et pas lui.
« je travaille à me corriger. A devenir légitime à la tête de la société. J'ai même commencé à apprendre le mandarin. Cela risque de prendre du temps [...] » La mine qu’il fit à cet instant signifia : ‘Ça me fait une belle jambe’. Il s’en fichait ! Il s’en fichait royalement !
Ce n’était pas entièrement vrai mais elle n’avait pas à savoir qu’il lisait régulièrement la presse spécialisée pour savoir comment elle s’en sortait. Il lisait tous les articles concernant Carmichael Resort. Il le faisait à l’abri de tous les regards, chez lui, en fin de nuit généralement, juste avant de finir par déprimer car elle lui manquait affreusement.
Tout ce qu’il avait lui était d’ailleurs très positif et si lui était toujours très dur avec elle, ce n’était pas les cas des experts qui malgré quelques réticences à sa prise de fonctions, quant à son éventuel succès, étaient finalement impressionnés par ce qu’elle faisait. Et lui, était-il impressionné ? Non. Fier ? Non plus puisqu’il s’interdisait ce genre de sentiments à son égards. Impressionné ? ... Emmerdé en réalité car il fallait avouer qu’elle se donnait un mal incroyable et qu’en plus, elle se débrouillait très bien. Hors de question de le lui dire.
« [...] Je pourrais devenir une femme dont tu sois fier. » Pas sa femme en tout cas. C’était une pensée douloureuse néanmoins.
La suite... Qui arriva suffisamment rapidement pour lui faire oublier que jamais ils ne seraient plus ensemble, le fit adopter une posture plus droite encore qu’il ne l’était. Son visage se crispa.
« Moi, je suis fière de toi. »

_ « Quoi ? » Qu’elle ne réponde pas. Il avait juste été surpris par ce qu’elle venait de dire.
Fière de lui ? Qu’est-ce que cela pouvait-il bien lui faire ?! Il ne voulait pas qu’elle soit fière de lui et finalement, dans tout ce qu’elle venait de dire c’était la seule chose qu’il retenait et prenait si mal. Qu’elle lui dise qu’il était la personne la plus importante à ses yeux ne l’avait d’ailleurs pas marqué. Ca, par contre... C’était d’ailleurs assez étrange mais il prenait cette dernière phrase comme un coup de poignard en plein cœur.

_ « Pourquoi tu fais ça ? Tu dis m’avoir entendu la dernière fois et pourtant tu continues à m’enfermer dans ton bureau pour me balancer un ramassis de conneries. Si tu avais compris on n’en serait pas là. On n’a plus rien à se dire. Je dois te le faire comprendre en quelle langue ? En mandarin ? » Il souffla.
Pour sortir et couper court à tout cela il lui faudrait lui passer devant et « la bouger ». Mauvaise idée.
Il se refusait catégoriquement à la toucher. La toucher ce serait retrouver des sensations qu’il tentait au mieux d’oublier. La toucher l’amènerait ou à vouloir la serrer contre lui, l’embrasser et plus, ou, à lui faire mal. Serrer si fort son bras pour qu’elle finisse par le supplier de la lâcher. Lui faire suffisamment peur pour qu’elle ne veuille plus jamais le voir. Il n’était pas prêt à cela.

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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Mar 10 Mai - 20:26




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Pourquoi faisait-elle ça ? Il y avait effectivement de quoi se poser la question. Au mieux, avec sa tentative d'excuses, elle avait obtenu de Bennet une froideur de marbre. Et le pire ? Sa grimace quand elle avait évoqué la possibilité qu'il essaie de lui pardonner. Pendant toute sa tirade, Meredith n'avait pas quitté son architecte des yeux, recherchant désespérément le moindre petit signe encourageant dans les traits de son visage. Il n'y en avait pas, et encore moins dans cette grimace qui disait "non". Alors pourquoi faisait-elle ça ? Pourquoi s'apprêtait-elle à continuer de négocier, de tenter de le convaincre ? L'amour, évidemment. Cet amour si immense, disproportionné même, qu'elle lui portait et qui lui interdisait d'abandonner tant qu'elle n'aurait pas laissé les dernières de ses forces dans la bataille.
Cet amour-là refusait d'entendre certains des mots de Bennet, refusait d'entendre les allégations de l'architecte comme quoi il ne l'avait jamais aimée. Cet amour-là, au contraire, disait que ce qui les avait unis était vrai, que tout ce temps que Bennet lui avait consacré, toutes ces attentions qu'il avait eues pour elle n'avaient pas eu pour but une partie de jambes en l'air en récompense. Cet amour-là fournissait des preuves, des preuves qui faisaient mal : "Regarde-le lever des filles tous les soirs comme les journaux le rapportent ... s'il peut avoir ça, pourquoi se donner autant de mal avec toi ? Et pourquoi ne pas avoir accepté une pause ? Pourquoi avoir réagi si violemment ?". Il y avait tellement de pourquoi, que Meredith finissait par y croire, à cette deuxième chance. Voilà pourquoi elle faisait ça et, tout en se rapprochant doucement, à pas comptés, de son ex-compagnon, elle prit sur elle de le lui expliquer.
- Je ne te crois pas Bennet. Je ne te crois pas quand tu dis que tu ne m'as jamais aimée, et encore moins quand tu dis que tu voulais juste coucher avec moi. Je fais tout ça justement parce que je ne te crois pas et que je pense, au contraire, que ce qu'il y avait entre nous peut encore être sauvé si on y met du  nôtre tous les deux. J'ai tous les torts, j'en ai conscience, et je viens de te présenter mes excuses pour ça mais, en échange, il faut que tu acceptes de faire un pas vers moi. Juste un. Juste me dire que tu essaieras.
Devant l'air toujours fermé de son ex-compagnon, Meredith sentit un peu de sa résolution faillir. Elle avait l'impression de se présenter au pied du Mont Everest, certes pleine de bonne volonté, mais en tongs, et d'espérer arriver au sommet. Même en étant d'un naturel entêté - qui contrastait curieusement avec son tempérament doux - jamais encore elle n'avait eu à lutter contre vents et marées comme elle le faisait depuis plusieurs jours. Bennet valait tous les sacrifices, tous les risques, même ceux que personne ne comprendrait ni n'approuverait. Ravalant les larmes qui la menaçaient plus ou moins en permanence, Meredith continua, sans laisser le temps à son architecte de l'interrompre.
- Je me doute bien que tu ne me fais plus confiance. Que même si je te promets de ne plus jamais te faire défaut, ça ne suffit pas. Mais je ne fais pas de promesses en l'air. C'est vrai, Bennet. Je ne referai jamais l'erreur de t'être déloyale. Pas quand tout mon monde gravite autour de toi. S'il te plaît ... laisse-moi te prouver que tout ça était ... C'est la pire erreur de ma vie. Épouse-moi. Épouse-moi sans contrat de mariage. Je t'offre Carmichaël Resort et toute ma fortune sur un plateau. Je te quitte, je perds tout. Est-ce que ça peut te convaincre que je suis sérieuse ? Que vraiment, je ne te ferai plus défaut ? Que je t'aime assez pour mettre tout ce que j'ai entre tes mains ? Est-ce que tu te rends compte que si on fait ça, si on se marie sans contrat, ma famille, mes proches, tout le monde désapprouvera ? Mais je m'en fiche Bennet. Ils peuvent bien me détester, si je t'ai toi. Toi seul comptes.
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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Mar 10 Mai - 22:04

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Meredith faisait tout pour capter son attention visuelle et qu’il ne fasse plus que la regarder.
Il résistait.
Tant bien que mal il résistait et regardait derrière elle, au-dessus d’elle... Un peu partout avant de revenir à son visage et ses yeux.
Le regard de Bennet n’était pas fuyant, ce n’était ce qu’il pouvait laisser penser, mais il ne voulait pas la regarder trop longtemps.
Il ne voulait pas se rendre compte que malgré le maquillage elle avait mauvaise mine. Cernes, yeux rouges, teint travaillé mais tellement peu naturel, pas elle. Il ne voulait pas non plus voir ses joues qui s’étaient creusées. Elle ne devait pas beaucoup manger. Quand ils étaient ensemble, il faisait toujours en sorte qu’elle ait à sa disposition tout ce dont elle avait envie à l’heure à laquelle elle en avait envie. Il la forçait à manger même si ce n’était que pour grignoter. Grignotait-elle seulement encore ? Surement, sinon elle serait déjà morte de faim mais... Personne ne s’occupait d’elle comme lui s’occupait d’elle. Elle avait beau avoir une armée de gens à ses basques, personne ne savait qu’elle adorait la cannelle ou encore les macarons de ce petit pâtissier de NY qu’ils avaient découvert ensemble. Personne ne savait qu’elle raffolait d’un dôle de muffin imaginé par cette fille qui avait servi de témoin à Linoy et qui avait un salon de thé à Whistler. Personne ne savait que parfois, quand elle avait un peu mal à la tête, le seul fait de manger un bonbon au fruit donné par Bennet la faisait se sentir un peu mieux... Personne ne lui apportait le soir, sa tisane préférée accompagnée de quelques petits fruits qu’elle pouvait picorer à sa guise en travaillant ou en regardant un film blottie contre lui. Personne ne s’occupait d’elle comme Bennet le faisait. La preuve.
Il détourna le regard quand il se rendit compte de sa légère perte de poids. Ce n’était pas son problème après tout ! Qu’elle se démerde. Il n’en avait rien à faire, rien !
Elle finit par reprendre la parole après lui. Elle ne le fit d’ailleurs pas réellement attendre mais tout lui semblait si long quand il était ainsi coincé avec elle (depuis leur rupture).

_ « Non. Que tu me croies ou pas n’est pas mon problème, si tu veux te bercer d’illusions, fais-le, mais n’attends rien de moi. Je suis passé à autre chose, fais de même ! » Le ton était quelque peu monté en fin de phrase.
Il avait l’impression qu’elle ne faisait que cela, lui rabattre les oreilles avec leur relation passée ! Elle avait merdé ! Tellement merdé que rien n’était pardonnable aux yeux de Bennet alors qu’elle le laisse vivre ! Le larguer comme elle l’avait fait et revenir ensuite ramper devant ses pieds ?! Qui faisait ça ? Lui... Un peu... A l’époque. Mais ce n’était pas pareil ! Puis il ne lui avait jamais brisé le cœur comme elle l’avait fait ! Ce qu’elle lui avait fait était ignoble. Elle ne méritait en aucun cas son pardon et ne l’obtiendrait jamais. Qu’elle cesse de rêver.
Elle revint néanmoins à la charge et ce qui suivit fut horrifiant.
« Épouse-moi. »
Elle s’était approchée légèrement et il avait encore reculé.
« Epouse-moi. » Quoi ?!
Il resta comme bloqué et la suite ne l’aida pas à se détendre.
Elle voulait qu’il l’épouse et ce sans contrat. Elle lui faisait cette demande que lui avait préparé durant des semaines avant de se faire larguer et que ce soit finalement avorté.
Elle lui donnait son empire. Qu’en avait-il à foutre lui de son empire ?!
La tête qu’il faisait désormais aurait dû aider la jeune femme à comprendre qu’elle ferait mieux de se taire. Si au départ il avait été comme complètement soufflé par ce qu’elle disait, maintenant, son visage reprenait doucement cette même moue fermée qui lui était si habituelle, pire, il s’assombrissait.

_ « Stop. Stop, stop stop ! » Il avait une main dans les cheveux, remettant nerveusement sa mèche en place comme il le faisait si souvent quand il était nerveux. Son autre main était levée, près de son visage et « mimait » les stop.
Il laissa passer quelques secondes en gigotant sur place.
Etait-il en train de considérer la demande de Meredith ? Certainement pas ! Aucune femme au monde ne saurait le demander en mariage. Quel homme digne de ce nom se laissait demander en mariage ?! Pas lui, jamais. Non ! La question ne se posait pas et pas uniquement à cause de la demande. Qu’elle l’aime encore ou non lui importait peu, elle l’avait abandonné, eux deux n’étaient plus rien.

_ « Tu me prends pour une espèce de mendiant ou quelque chose du genre ? « Je t’offre Carmichael Resort Bennet. » Sérieusement ?! Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre de ton argent ?! Tu veux m’acheter ?! Tu veux que je revienne avec toi pour l’argent ? Mais tu me prends pour qui ? » Tout ce qu’elle avait dit autour de cela ne le marquait pas. Qu’elle l’aimait, que seul lui comptait, qu’il était son monde. Il ne voulait pas l’entendre, tout comme il ne voulait pas comprendre qu’il en allait de même de son côté.
Tout ce qu’il retenait était cette histoire stupide de mariage qu’elle lui mettait sous le nez sans savoir que lui-même avait eu cette envie juste avant de sombrer dans le coma et que leur fin arrive. Il avait l’impression qu’elle le poignardait à nouveau en plein cœur.
Tout n’était que confusion. Violente confusion.

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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Mar 10 Mai - 23:06




Meredith & Bennet
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"Je suis passé à autre chose". Déjà ? Non. Mais peut-être que finalement, cet amour grand comme l'océan qu'elle éprouvait pour lui n'était pas assez fort. Car à l'entendre lui répéter pour la énième fois que c'était fini et qu'il fallait, grosso modo, qu'elle lâche l'affaire, elle doutait. Se berçait-elle d'illusions, comme il le prétendait ? Au moins, il n'était pas en train de redire qu'il n'avait voulu d'elle que pour son corps ; c'était peut-être un pas en avant, qui aurait dû lui donner du courage. Mais l'amour qu'elle lui portait ne pouvait pas résister éternellement devant les coups de bélier des mots qu'il lui balançait à la figure. Sur son visage, les larmes s'étaient mises à couler, comme trop souvent en ce moment. Comme à chaque fois qu'elle se confrontait à Bennet, surtout. Elle l'avait fait souffrir, elle en avait bien conscience, mais se rendait-il compte à quel point lui la faisait souffrir à son tour, en lui refusant cette deuxième chance qu'elle essayait d'obtenir par tous les moyens ?
Et si, finalement, il n'acceptait jamais ? Si réellement il était passé à autre chose ? Ou si, pire encore, son amour à elle lui avait fait croire qu'il l'aimait en retour ? Si, vraiment, il ne l'avait pas aimée ? Si elle avait été Meredith Carmichaël, le plan cul qui vaut la peine parce qu'elle s'appelle Carmichaël ? Pourtant, Bennet refusait sa proposition de mariage, sans comprendre ce qu'elle essayait de lui offrir. Non ! Bien sûr que non elle ne l'achetait pas ! Jamais cela ne lui serait venu à l'idée, et, quand bien même, Bennet n'en avait nul besoin : il avait été parfaitement capable de monter sa propre entreprise, une entreprise prospère qui allait bientôt s'étendre plus encore, avec sa ligne de design. Même ses contacts à elle, il n'en avait pas besoin ; qu'il ait pu en bénéficier ne nuisait sans doute pas, mais il savait très bien faire sa clientèle parmi les privilégiés du pays, et du monde, plus globalement, sans avoir besoin qu'on le recommande. Son talent, sa hargne parlaient pour lui. Ce n'était pas ça, ce qu'elle lui offrait dans ce mariage ; Carmichaël Resort, sa fortune, tout cela était secondaire. Ce qu'elle lui offrait, c'était tout son amour, toute sa confiance. L'assurance qu'elle ne le quitterait plus. Autrefois, il l'aurait compris. Aujourd'hui, c'était comme s'ils ne parlaient plus la même langue. Tout ce qu'elle lui disait était, au mieux, rejeté. Au pire, comme là, mal interprété. Elle n'en pouvait plus. Renoncer à lui était inenvisageable, elle ne voulait pas, ne pouvait pas l'envisager ; renoncer à lui, et être seule, jour après jour ? Elle n'espérait pas le remplacer, jamais : il était irremplaçable à ses yeux. Mais combien de temps encore résisterait-elle à ces séances en face-à-face ? Elle les provoquait, incapable de ne pas essayer de se faire pardonner, mais n'en tirait que de la souffrance supplémentaire. Tout cela l'en rendait pratiquement hystérique.
- Mais non ! Je ne t'achète pas ! Tu n'as pas besoin de mon argent, de toute façon. Ce n'est pas ça ! C'est juste ... Tu prétends tourner la page facilement, mais si tout ça, notre histoire, t'importe aussi peu, alors pourquoi refuser de me donner une autre chance ? Hein ? Qu'est-ce que tu risques ? Tu me détestes donc à ce point ? C'est de ma faute, je le sais. J'ai compris. Tout est de ma faute. De ma faute. Mais enfin ... c'est donc impardonnable ? Je ferai n'importe quoi, n'importe quoi tu entends. Tout ça, cette histoire de mariage, de contrat ... Je veux juste te prouver que je suis sérieuse, que vraiment je ferais n'importe quoi. Dis-moi Bennet, qu'est-ce que je dois faire pour que tu entrouvres la porte ? Est-ce qu'il faut que je me précipite du haut d'un pont ? Que je passe sous un train ? Qu'est-ce que je dois faire pour que tu arrêtes de faire comme si ... comme si tu étais vraiment ce type inaccessible et froid que tu prétends être. Dis-moi. DIS-MOI ! Est-ce que je dois me jeter à tes pieds, te supplier ? Tu vois, je le fais.
Et, au milieu de ses paroles décousues, qu'elle n'essayait même plus d'ordonner, Meredith se laissa effectivement tomber au sol, aux pieds de Bennet. A genoux devant lui pour espérer qu'il lui pardonne. Avec l'énergie du désespoir, elle s'accrocha à une de ses jambes, le serrant comme elle l'aurait fait si elle avait pu être dans ses bras, comme autrefois, le tout sans jamais cesser de sangloter, comme une enfant.
- Je t'en prie. Je t'en supplie. Pardonne-moi.
Tandis que Bennet essayait de lui faire relâcher son étreinte, elle ne cessait de le serrer un peu plus fort, comme si le retenir ainsi avait pu permettre d'effacer tout ce qui s'était passé depuis le décès de ses parents.
- Dis-moi ce qu'il faut faire, je le ferai. On n'a pas besoin de passer à autre chose. S'il te plaît. Je veux pas vivre sans toi, j'ai besoin de toi. Trop. J'ai trop besoin de toi. Par pitié.
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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Mer 11 Mai - 10:30

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Meredith ✧ Bennet
Il y avait quelque chose de plus certain encore que l’hypothétique fait que Bennet puisse ne jamais pardonner à Meredith, c’était que jamais il ne l’oublierait. Quelque part, il savait qu’ils avaient vécu une histoire bien plus forte que tout ce qu’ils auraient pu vivre dans leur vie. Pour lui, l’amour était une première. Une première grandiose, comme tout ce qu’il faisait à dire vrai. Il s’en rendait compte mais préférait tenter de se persuader qu’il n’avait fait que se monter la tête et que la découverte de ce nouveau sentiment était la raison même de sa force et non, Meredith elle-même. Comme si le fait d’essayer quelque chose de nouveau avait rendu cette chose divine alors qu’en réalité, ce n’était rien de plus qu’un truc sympa à faire sur le coup mais pas plus incroyable que cela dès lors que l’on prenait un peu de recul.
Son amour pour Meredith était donc du même acabit. Par conséquent, il oublierait et ce même si aujourd’hui, ce n’était pas le cas contrairement à ce qu’il prétendait. Meredith n’avait aucunement besoin de connaître la vérité. Bennet la connaissait-il seulement ? Il préférait prétendre que tout allait pour le mieux et se morfondre tous les jours au petit matin.

Il avait espéré qu’après sa demande en mariage rejetée, Meredith se calme et le laisse partir. Il se trompait lourdement. Il avait à peine fini de s’offusquer qu’elle avait repris la parole et qu’en plus, elle s’était mise à pleurer. Il détestait la voir pleurer et ce, d’autant plus quand il était en colère contre elle car il n’était plus certain des sentiments qu’il devait éprouver. De la peine pour elle, une envie folle de sa serrer dans ses bras pour qu’elle se calme... Ou, une furieuse envie de la secouer et de lui hurler dessus pour qu’elle arrête. Aujourd’hui, et vu la façon dont elle se donnait en spectacle, la deuxième option semblait la plus probable.

_ « Parce que je ne t’aime plus ! Je n’ai aucune envie de te laisser une seconde chance car je n’ai aucune envie d’être avec toi ! » Vérité dans sa tête, mensonge en son cœur. Quoi qu’à l’instant, il aurait réellement préféré se trouver loin, très loin d’elle !
Il lui répondait comme il le pouvait mais l’entendait-elle dans le flot incessant de ses supplications.
Finalement, il ne chercha même plus à répondre. Elle lui faisait presque peur et il se demandait même qui était cette fille si pathétique face à lui. Pas Meredith.
Elle lui demandait s’il la détestait autant pour ne pas pouvoir essayer de lui pardonner, ce n’était même plus cela, c’était surtout qu’elle lui faisait honte ainsi que pitié. « Pauvre fille ».
Elle voulait devenir une femme dont il pourrait être fier et se comportait comme une enfant hystérique.
« [...]que tu arrêtes de faire comme si ... comme si tu étais vraiment ce type inaccessible et froid que tu prétends être. » Il ne prétendait rien du tout, il l’était ! Elle était parvenue à une époque à se faire un chemin vers son cœur, à y planter ses griffes mais maintenant qu’elle l’avait fait saigner, c’était terminé. Il redevenait inaccessible et elle n’avait qu’à l’accepter !
Alors qu’il commençait à réellement se demander dans quelle merde il était, elle fit surement la pire chose qu’elle pourrait faire face à lui, elle se jeta à ses pieds et s’accrocha à sa jambe. Comme un chien ou un enfant, ou un truc comme ça qui s’accroche à vous en chouinant pour ne pas que vous partiez.
Il bafouilla une sorte de « qu’est-ce que tu fais ?! » qui sonna plutôt comme un « Quesshh ... Qussh » et essaya de reculer pour se débarrasser d’elle. Impossible.
Ce qu’il ressentait ? Impossible de le dire. Quand il repenserait à tout cela et à ce qu’elle lui avait dit, il réfléchirait et prendrait conscience de certaines choses, oui, à l’instant et avec tout ce qu’elle faisait comme stupidités en action, il ne pouvait éprouver aucune compassion, aucun désir de revenir avec elle ou de lui pardonner. Elle lui rappelait Charlotte. A l’instant, elle était Charlotte. Est-ce qu’il rendait toutes ses compagnes folles ?!

_ « Lâche-moi Meredith ! Relève toi ! » Il essaya de la pousser en secouant la jambe et en tentant de reculer. Il essaya même de la pousser avec ses bras mais rien n’y faisait. Elle était accrochée comme une moule à son rocher... Charmant.

_ « Meredith, relève toi. Relève toi ! – Meredith. Meredith ! » Elle se donnait en spectacle. Il avait tellement horreur de cela. Elle le mettait si mal à l’aise !
Tout à coup, il se souvint de ce qu’il faisait avec Charlotte, à l’époque, pour la calmer. Cela marchait, parfois...
Il se baissa et la pris par les épaules. Leurs deux visages étaient plus ou moins à la même hauteur.
Il la souleva, fortement en la regardant dans les yeux.

_ « Debout. Relève toi. » On ne pouvait pas dire que c’était gagné car elle était entre ses mains un peu comme une espèce de poids mort. Pas lourd, non, mais pas simple à soulever vu comme il l’avait prise.
N’y parvenant pas réellement, mais ayant tout de même réussi à la faire lâcher sa jambe, il cessa de la soulever pour lui prendre le visage avec une main et la tenir du pouce et de l’index au niveau du creux des joues.
La méthode Charlotte n’avait pas vraiment fonctionné. Avec elle il la jouait mignon après l’avoir joué vilain et elle finissait par se calmer assez rapidement. Là...
Ses yeux plantés dans ceux de son ex, leurs visages assez proches l’un de l’autre il reprit la parole sans élever la voix.

_ « Te me fais honte. Jamais je ne pourrais être avec quelqu’un comme toi, quelqu’un de si faible. – Je ne t’aime pas. C’est terminé. Est-ce que tu comprends ? C’est fini. Je ne te pardonnerai pas. Tu n’auras aucune seconde chance. Rien. Rentre toi ça dans le crâne. Je ne ressens que du dégoût à ton égard, ni plus, ni moins. » Il la lâcha en la poussant et se redressa. Surement un peu trop rapidement car sa tête se mit à tourner. Trop d’émotions, pas assez de médicaments, trop peu de sommeil... Bref, rien de surprenant. Il devint surement un peu pâle d’ailleurs et s’appuya légèrement contre le mur. Tout ça l’empêcha de quitter le bureau aussi rapidement qu’il l’aurait donc voulu.

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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Mer 11 Mai - 19:19




Meredith & Bennet
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Meredith sentait à peine que Bennet essayait de la décrocher de lui, et ne l'entendait même pas. A l'instant, n'importe qui aurait pu remplacer Bennet, ça n'aurait rien changé : elle était juste enfermée quelque part dans sa souffrance, loin de tout et loin du monde. Quand on l'attrapa par les joues, toutefois, elle réagit un peu, relâchant doucement son étreinte, le regard comme happé par le visage de Bennet, dont elle distinguait les traits en filigrane derrière le rideau de ses larmes. La sensation des doigts de son architecte sur sa peau calma ses sanglots, comme si, même après tout ce qui leur était arrivé dernièrement, il persistait à avoir ce pouvoir sur elle. Sur le coup, la douleur était comme anesthésiée, remplacée par une forme de fascination pour lui, pour ses traits.
Quand il ouvrit la bouche pour s'adresser à elle, calme, pas même agressif, elle eut l'impression qu'il lui transperçait le coeur, littéralement. Elle ressentait presque physiquement la douleur, comme si on avait enfoncé tout doucement des aiguilles dans sa poitrine. Le choc était tel qu'elle en'en pleurait même plus, en dépit des mots de Bennet. C'était vrai, alors. Il ne l'aimait pas. Pas d'amour, donc pas de deuxième chance. Il ne voulait pas faire cet effort-là, alors même qu'il n'éprouvait rien pour elle. Pendant tout ce temps, ça n'avait été que de la comédie. Seul le sexe avait compté entre eux, finalement. Son amour, cet amour si immense qu'elle avait pour lui, ne servait à rien. Elle le porterait toute sa vie sans doute - car comment aimer à nouveau en ayant connu de tels sentiments ? - pour rien. Perdre cette certitude qu'elle avait de la réciprocité de son amour était comme se réveiller seule, un matin, dans un monde hostile, en sortant d'un rêve féerique ; d'un seul coup, la vie lui faisait peur. Après des semaines à lutter contre l'évidence parce qu'elle ne lui était pas présentée de manière assimilable, son esprit acceptait finalement la vérité. Pas de processus d'acceptation, de compréhension petit à petit. Non. Juste la vérité brute, nue : Bennet ne l'avait pas aimée. En elle, les voix qui criaient "bats-toi" s'étaient toutes tues pour assister à la mise à mort de son coeur et de son âme. Plus personne pour lui rappeler les souvenirs, bons comme mauvais, sensés prouver l'amour. Son champ de bataille intérieur n'avait laissé aucun survivant.

Sans prêter plus d'attention à Bennet, sans voir sa pâleur soudaine, ni son besoin de s'appuyer contre un mur, elle se releva et défroissa sa robe, avant de tourner le dos à son ex-compagnon. Son regard, embrassant le bureau de son père défunt, lui montrait son avenir : à compter de maintenant, elle ne pouvait plus espérer qu'être la patronne de Carmichaël Resort. Son futur était là, entre ces quatre murs, pour peu qu'elle parvienne à y rester. Car si Bennet avait dit vrai sur l'absence d'amour, le reste était forcément vrai également. Elle était une incapable, sans la moindre légitimité à diriger un groupe comme Carmichaël Resort, même s'il lui appartenait. Elle n'était bonne qu'à ...

Essuyant ses larmes du revers de la main, elle se retourna vers Bennet et le contempla un instant, remarquant pour la première fois sa mauvaise mine. Elle avait pourtant cru comprendre qu'il profitait à fond de sa liberté retrouvée. Cette liberté qui serait totale quand il aurait passé les porte du bureau une dernière fois. Elle se planta devant lui, l'air infiniment plus serein ; intérieurement, pourtant, elle avait l'impression de trembler des pieds à la tête, et même sa voix n'était pas si sûre.
- Je ... vais nommer un autre chef de projet, à Whistler. Je ferai parvenir ses coordonnées à ton assistante. Nous ferons un avenant à ton contrat, pour que tu n'aies pas à lui rendre compte. En cas de litige c'est moi qui trancherai. Je veux que tu gardes la latitude et la créativité qui te conviennent tout en évitant que nous ayons à nous voir trop souvent. Je te rappelle que ton contrat ne t'autorise pas à envoyer quelqu'un de ton agence à ta place. Je ne négocierai pas ce point. Si cela pose problème, contacte mon service juridique et négociez ensemble le retrait de ta société du projet, selon les modalités définies dans le contrat.
Il ne pouvait pas être plus libre la concernant, désormais. S'il le souhaitait, il pourrait ne plus du tout travailler avec elle, ni avec Carmichaël Resort. C'était étrange ... à faire ça, elle se sentait à la fois sereine et, dans le même temps, inquiète de la suite. Inquiète de ce qu'il ferait. La souffrance la guidait d'un seul coup sur un chemin totalement contraire à celui qu'elle lui avait fait suivre jusqu'alors, mais elle était toujours là. C'était un chemin fait d'éloignement, affectif à minima, physique éventuellement. Ce n'était pas obligatoire. Au milieu de tous leurs drames, il y avait tout de même une chose que Bennet n'avait pas remise en cause. Elle pouvait lui proposer une autre forme de contrat, et aller dans son sens. Lui donner raison la concernant. Après tout, si c'était ce qu'il pensait d'elle ...
Comme elle s'était rapprochée suffisamment de lui, elle l'attrapa à l'entrejambe, le caressant comme elle le faisait avant. Un jour, elle repenserait à tout ce qu'elle avait dit et fait aujourd'hui, et sans doute en mourrait-elle de honte ; pour l'instant, ce qui la guidait ne lui permettait plus d'être lucide. Elle ne se rendait même pas compte de la folie, de l'ineptie de ce qu'elle s'apprêtait à proposer à Bennet.
- Ou alors, toi et moi, on peut garder ça. C'est ce que tu appréciais chez moi, n'est-ce pas ? Il s'avère que ... moi aussi. Je ne te demande rien. Tu diras où ... quand ... ce que tu veux, même. Autant ne pas tout perdre, et puisque tu as reconnu que j'étais douée pour ça ...
Et pourtant ... Elle n'avait pas cessé de caresser Bennet à travers son pantalon, tandis qu'elle lui proposait d'être ni plus ni moins que sa pute et ... rien, ou presque. Aucune réaction. Quand elle s'en rendit compte, elle le lâcha, une dernière larme se frayant un chemin sur son visage, et elle recula.
- Pars. Maintenant.
Elle l'aurait fait. Elle aurait fait la putain pour lui, autant qu'il le voulait. Mais même ça, il n'en voulait plus venant d'elle. Elle était battue.
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MessageSujet: Re: Not just another negociation [PV Bennet]   Mer 11 Mai - 21:28

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Meredith ✧ Bennet
Il était parvenu à la faire le lâcher et se tenait lui-même contre le mur à présent. Essayant au mieux de reprendre ses esprits. Tout ça faisait beaucoup.
Même si l’idée de lui pardonner l’effleurait parfois durant un très court instant, il ne pouvait réellement s’imaginer le faire. C’était beaucoup trop difficile pour lui. Son caractère fier et intransigeant le lui interdisait. La pardonner signifierait « perdre la face ». Accepter qu’on lui fasse du mal. Il n’avait jamais été capable de le faire. Depuis petit, il écartait quiconque lui ayant causé du tort. Peut-être était-ce pour cette raison qu’il avait si peu d’amis ? Surement. Ce n’était pas important ou encore réellement grave. Il s’en fichait la plupart du temps mais avec Meredith c’était autre chose. Ne plus l’avoir dans sa vie était bien plus douloureux qu’il ne le disait. Il jouait au parfait insensible. A celui qui n’en avait strictement rien à faire. Que de foutaises ! Seulement voilà, il ne pouvait perdre la face. Il la repoussait donc, lui racontant des mensonges. Qu’il ne l’avait jamais aimée. Il tentait de s’en persuader. Tous les matins, après s’être apitoyé sur son sort, il s’en persuadait. « Tu n’as pas besoin d’elle. Tu ne l’aimes pas et d’ailleurs, tu n’as jamais rien ressenti pour elle. Ce n’était que des conneries. Tu ne connais pas l’amour, tu as cru que c’en était. C’est faux. » Tous les jours c’était le même rituel, couronné ou non de succès.
Il avait du mal à reprendre ses esprits après s’être relevé trop vite. Après l’avoir regardée dans les yeux pour lui dire qu’elle ne représentait rien. Il était un menteur exceptionnel. L’un des meilleurs.
L’héritière s’était finalement relevée et elle s’était un peu éloignée de lui tout en lui tournant le dos. Il la regarda de là où il se trouvait, immobile, incapable de ne pas la suivre des yeux alors qu’elle ne pouvait le voir.
A l’instant, il ne savait plus rien. Colère, déception, amour, fierté, dégoût, besoin viscéral de la toucher, de lui faire mal, de l’insulter, de s’excuser, TOUT était entremêlé et formait des nœuds impossibles à défaire. Pourtant... Il ne pardonnerait pas !

Elle finit par se tourner à nouveau vers lui et reprit la parole.
C’était la fin de leurs échanges alors. Elle allait nommer un nouveau chef de projet, ils n’auraient plus à se rencontrer. Il se retirait de la course pour la réfection du palace asiatique. Ils ne travailleraient plus ensemble, ne se verraient plus. Fini.
Aimait-il leurs rencontres ? Non. Oui.
Aimait-il lui faire mal ? Oui. Non.
Voulait-il continuer à la voir pour lui dire combien il ne voulait pas la voir ? Non. OUI !
C’était une manière pour lui de garder un certain contrôle. Le contrôle « d’eux » qui pourtant, n’existait plus si l’on suivait ses dires.
La voir, s’assurer qu’elle était toujours là. S’assurer également qu’elle l’aimait encore.
C’était inconscient mais c’était là. Il détestait qu’elle le supplie et pourtant... La pensée que tout s’arrête lui provoqua une douleur au cœur. Il serra les mâchoires en fronçant les sourcils.
Il n’ajouta rien. Jamais il n’avait abandonné un projet en cours. Hors de question qu’il se retire. Il finirait et ce serait grandiose. Il n’avait juste pas besoin de lui répondre sur ce point. Puisqu’elle ne serait plus le chef du projet... Il avait carte blanche. Parfait. Ce serait divin, point.

Il avait pensé une seconde que c’était terminé et qu’il allait pouvoir partir.
Elle s’approcha de lui et ... Il se raidit de partout sauf de l’endroit où elle venait de l’attraper. Il tenta de reculer, de la faire cesser en s’éloignant mais il ne le pouvait pas, et d’ailleurs, était-il seulement capable bouger ?
Elle voulait devenir sa chose. Sa créature. Sa poupée gonflable. Elle. Meredith Carmichael lui demandait à lui qui pourtant lui avait dit les pires atrocités depuis leurs dernières rencontres, elle lui demandait de pouvoir continuer à coucher avec lui.
A cet instant et alors qu’elle lui demandait cela, il se souvint de ce qu’il aimait en elle. ELLE. Meredith Carmichael. Ni plus ni moins. Celle qui n’était pas une gamine. Celle qui était capable de tout. Celle qui, comme lui, était fière.
Qu’elle lui demande de la prendre comme une vulgaire pétasse, comme l’une de ces filles qu’il levait chaque soir était une preuve qu’elle disait vrai quand elle prétendait l’aimer. C’était assez étrange qu’il ne s’en rende compte que maintenant. Pourtant... C’était l’effet que cette proposition venait de lui faire. Ou alors, et cela l’effleura, elle était devenue complètement cinglée et n’était vraiment plus elle-même. Pourtant... Non. Si ? Non. Si. Non... Si...
La prise de conscience de Bennet ne dura pas. Alors qu’elle le tenait et qu’elle le caressait, rien ne se passa. Il resta tendu de partout, sauf de là où elle l’aurait aimé.
Elle finit par le lâcher et elle lui ordonna de partir. « Deux seconde ». Il était incapable de bouger aussi vite qu’elle l’aurait voulu.
Il y parvint néanmoins et bougea. La main sur la poignée de la porte de son bureau, il s’arrêta pour la regarder. C’était la dernière fois qu’il la voyait de si près non ?
Il ouvrit la bouche pour... Dire quelque chose. Dire qu’il ne lâcherait pas Whistler. Dire qu’il l’avait peut-être aimée en fait. Surement, oui. Il n’en fit rien. A quoi bon ? C’était inutile et ridicule de toute façon.
Il finit par tourner la poignée et partir. Le reste ? Il était vidé et perdit, par la suite, tout souvenir de ce qu’il s’était passé après cet entrevue avec Meredith.

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Not just another negociation [PV Bennet]
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