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 The way we were || Alone

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Bennet Monaghan
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YOU
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MessageSujet: The way we were || Alone   Dim 15 Mai - 16:51

The way we were
°°°
Bennet ✧ Bennet
Dimanche, 4h24 du matin, chez lui.

_ « La salle de bains c’est... ? »

_ « Là-bas. » Il était fait. Fait, défait, surement pas refait. Il était sorti samedi soir dans un club très huppé de la ville. Il avait pris une table, un magnum de champagne, quelques autres bouteilles. Il avait « arrosé » tout le monde, lui en particulier. Il avait bu, il avait fumé. Avait failli se faire virer pour l’avoir fait mais avec quelques billets allègrement distribués, l’interdiction de se noircir les poumons avait finalement été retirée... Ca alors. Il avait rencontrés quelques filles. En avait pris une dans les couloirs pas forcément déserts de la boîte. La fille était partie, il en avait emballé une autre et avait finalement décidé de rentrer avec celle qui venait de lui demander où se trouvait la salle de bains.
Depuis quand ramenait-il des filles chez lui ? C’était la première fois. Seule Meredith avait eu le droit de pénétrer ici. D’y dormir, de s’y établir. Celle fille qu’il venait de vulgairement prendre sur son canapé ne méritait en rien de se trouver en ces murs. Pourquoi avait-il fait cela ? Aucune idée. Il était à côté de ses pompes. Tellement saoul... D’ailleurs, alors qu’il fumait sa cigarette d’après sexe en laissant tomber sa cendre partout, il fut pris d’une espèce de hoquet tout à fait désagréable et provoqué par le trop plein d’alcool dans son corps.
Il fut rappelé à la réalité par la jeune femme qui sortit de sa chambre où il lui avait dit que se trouvait la salle de bains... Pourquoi l’avoir envoyée là-bas ? Lui-même ne pénétrait plus dans cette pièce. Il y avait trop de Meredith là-bas. Ses affaires dans la salle de bain, les draps dans lesquels ils avaient fait un câlin avant qu’elle ne le quitte pour dormir loin de lui de peur de lui faire mal. Il y avait également tous les cadeaux qu’elle lui avait renvoyés. Il ne pouvait plus aller dans sa chambre et voir tout cela. Cela lui faisait trop mal. Il ne pouvait pas non plus y penser, manque de chance, il avait envoyé la fille dans la mauvaise pièce.

_ « Tu as une femme/fiancée ou... ? Il y a pleins de bijoux sur ton lit... C’est pour ça qu’on a fait ça dans le salon ? Tu sais, je ne suis pas jalouse. » Elle était revenue près de lui et s’était assise à califourchon sur lui prête à recommencer.

_ « Non, j’ai personne. Ce n’est rien. » Il la laissait se trémousser sur lui sans bouger. Il ne la regardait même plus vraiment et pourtant, sa poitrine s’agitait élégamment sous ses yeux.

_ « Si tu veux... Je peux t’en débarrasser et après... On pourrait continuer dans la chambre, ce serait plus confortable... J’ai toujours rêvé d’une parure en perles, même si, ça fait un peu vieillot. » Elle avait empoigné Bennet à l’endroit où il n’avait plus envie d’être empoigné. Elle parlait beaucoup trop et pire, elle ne disait que des conneries.
Il la prit par les épaules et la balança presque de l’autre côté du canapé.

_ « Casse-toi. » Elle tenta de lui faire les yeux doux, de revenir plus près de lui mais il s’était levé et tentait d’enfiler son boxer. Il avait tellement bu que tout semblait bouger autour de lui dans une espèce de tourbillon inverse à celui que son corps prenait. Quelque chose de très particuliers et de désagréable donc.
Une fois le boxer enfilé tant bien que mal, il se retourna pour regarder la « pétasse », qui, assise sur le canapé, semblait prendre un temps fou à se rhabiller. Il remarqua à son poignet, une montre qu’il n’avait pas vue avant. Apple Watch par Hermès... L’exacte jumelle de celle que Meredith lui avait rendue après la rupture. Il s’approcha d’elle rapidement et l’attrapa violemment par le bras. Il l’allongea sur le canapé et la prit par la gorge pour la maintenir allongée.
Savait-il ce qu’il faisait ? Non. Il le faisait, point.
De sa main libre il lui mit le bras qui portait la montre conte le visage et y mettant des coups.

_ « Ce n’est pas la tienne ! Tu t’es servie dans la chambre hein ? Ce-n’est-pas-la-tienne ! » Il finit par lui faire se mettre un réel coup dans le visage juste avant de la lâcher.

_ « Enlève la ! Enlève la et casse-toi ! » Ce fut fait. Très rapidement. Elle le laissa. Il lui envoya même l’une de ses chaussures qui trainait à ses pieds dans le dos pour qu’elle dégage plus rapidement.
Normalement il n’était pas si violent... Il se tenait. Ce soir, il avait trop bu. Tellement qu’il n’eut pas le temps de rejoindre la cuisine et son évier pour rendre une partie du contenu de son estomac. Il le fit sur le dos de son canapé. Formidable.
Sa vie était un désastre depuis que Meredith l’avait repoussé. Il était incapable de récupérer le cap, de se remettre en selle. Il avait mal du manque qu’elle provoquait dans sa vie. Mal de ne pas la voir et la toucher, la sentir, l’aimer, la regarder... Oui, il l’avait ensuite repoussée quand elle avait tenté de revenir, il était trop fier pour la laisser revenir. Il en payait les frais et avait d’ailleurs l’impression que c’était pire depuis leur dernière entrevue. Celle où elle lui avait carrément proposé d’être sa pute. Il regrettait presque de ne pas avoir accepté, ainsi, il l’aurait eu dans les bras. Il aurait pu l’aimer sans qu’elle n’en sache rien... Il aurait été faible mais et alors ?
Il lui avait tellement menti... « Je ne t’ai jamais aimée ». Si. Il avait essayé de se persuader du contraire mais objectivement, ce n’était pas possible que cela soit vrai. Qu’il ne l’ait pas réellement aimée. Il voulait tout faire sans penser à elle mais pas une seconde ne passait sans qu’elle soit dans ses pensées. Comme une image en fond d’écran. Elle, partout, tout le temps et c’était pire depuis qu’il l’avait quittée dans son bureau. Cette entrevue sonnait un peu comme un réel adieu. Meredith avait tout donné pour qu’il lui pardonne, il ne l’avait pas fait. Elle avait tenté le tout pour le tout en lui proposant son corps. Ensuite... Il avait comme lu dans ses yeux qu’elle ne reviendrait plus. Il n’appréciait pas de l’insulter, la molester et lui mentir, mais au oins il la voyait. Il n’allait donc plus la voir ? Il n’était pas prêt.
Pas prêt non plus à ce que son estomac ou son foie surement, lui rappelle encore qu’il avait trop consommé ce soir. La cuisine encore trop loin ne fut donc pas atteinte à temps et le vase posé dans le coin de la pièce fut parfait pour se laisser aller. De mieux en mieux. La dernière fois qu’il avait été si malade il devait avoir 16-17 ans.
Il revint dans le salon et se vautra littéralement dans l’un de ses fauteuils en cuir, un plaid ramené sur lui. Il tremblait comme une feuille. Cela lui prit un temps fou avant de s’endormir.
Meredith. Meredith. Meredith... Son nom tournait en boucle dans sa tête. Il s’endormit finalement et ne rêva pas. Ne cauchemarda pas non plus. Rien, il ne se passa rien.
Ce fut le bruit que fit la gouvernante en commençant son travail qui le réveilla. Elle avait déjà sorti toutes ses affaires... Il ne se montrait jamais aussi lamentable face à qui que ce soit. Elle le voyait misérable dans son fauteuil, vêtu d’un plaid, ne portant qu’un boxer. Il y avait encore la capote utilisée et fermée qui trainait non loin du canapé et du vomi ici et là.

_ « Il faut nettoyer le vase là. Le canapé. Vous remettrez la montre dans la chambre, laverez la salle de bains attenante mais ne toucherez à rien d'autre dedans. Rappelez-moi de vous augmenter. » Il se leva et rejoignit son bureau où il ferma la porte en la claquant. Il se laissa glisser contre elle et s’assit par terre.
Les réveils étaient toujours très difficiles mais aujourd’hui c’était pire. La faute à l’alcool surement. La faute à la présence de sa gouvernante qui ne l’avait jamais vu ainsi et la honte qu’il ressentait face à cela.
Ce matin plus que n’importe quel autre matin il eut envie de l’appeler. Il attrapa son portable et le fit, il l’appela. Ce qu’il dirait ? Il n’y avait pas pensé. Il n’eut d’ailleurs pas le temps de le faire et heureusement, il tomba sur son répondeur directement. Entendre sa voix qui annonçait son incapacité à répondre lui fit du bien. Ce fut d’ailleurs quand il l’entendit qu’il se mit à pleurer. Il raccrocha précipitamment sans laisser de message, lâcha son téléphone par terre, à côté de lui et continua à pleurer à la façon d’un petit garçon. Sans se contrôler, sans s’étouffer pour autant mais la peine qu’il ressentait avait fini par le submerger. Il n’avait pas encore ouvert les vannes depuis leur séparation. Il avait tenté d’être plus fort que la tristesse. Il s’était noyé dans tout ce dans quoi il avait pu se noyer. Alcool, travail et surtout sexe. La colère avait également été un parfait frein aux larmes mais ce matin, il n’y arrivait plus. Ce matin il n’y avait plus que la douleur du manque. Il avait tout gâché. Elle aussi mais il aurait pu, peut-être, la laisser revenir ? Il s’était toujours retenu de flancher devant elle quand il la malmenait mais après, il s’était toujours senti mal, se souvenant de son visage trempé par les larmes qu’il provoquait. Elle l’aimait non ? Pourquoi et comment pouvait-il en douter ? Elle l’aimait et il l’aimait. Il l’aimait plus que tout. C’était difficile à accepter pour quelques obscures raisons mais c’était vrai et plus il en prenait conscience, plus il pleurait.
Il allait surement finir par mettre tout cela sur le compte de la gueule de bois et de la fatigue... Se voiler la face était tellement plus simple que d’accepter la vérité.
Pendant près d’une demi-heure il resta là, complètement incapable de bouger et de se remuer. Il ne pleura pas tout ce temps mais une grande partie de celui-ci quand même.
Ce fut son téléphone qui sonna qui le ramena à la réalité.

_ « Meredith ? » Non, ce n’était pas elle.
Il avait répondu rapidement en reniflant et en parlant du nez. C’était Georgiana. Eh merde. Elle s’inquiéta de sa voix et de l’état lamentable dans lequel il semblait être. Elle voulait lui rappeler qu’il était attendu la semaine prochaine pour son anniversaire. Toute la famille serait présente... Puis elle continua à l’ennuyer avec ses questions... Elle insista et il finit par lui raccrocher au nez. Elle l’avait aidé à retrouver sa colère. Il finit par se lever et balança son téléphone dans un coin. Meredith aurait la notification de son appel en absence. Si elle le rappelait... Que ferait-il ? Elle ne le fit pas... Il s’était lourdement trompé. Elle ne l’aimait pas. Il ne l’aimait pas non plus !
Rien ! Il n’y avait rien !

© Starseed
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