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 Can't give up on you || PV Amour - TERMINE

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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 17 Mai - 21:21

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Maison familiale, Boston. Les Monaghan avaient fêté cette semaine l’anniversaire de leur matriarche et pour l’occasion Bennet avait rejoint toute la famille à Boston. Ils avaient fait une grande fête l’avant-veille. Tout le monde avait passé un excellent moment, sauf lui. Il avait passé son temps à éviter les questions concernant son état ou encore celui de Meredith. Il avait également évité les questions concernant cette femme qui était venue le voir, la tante de Meredith. Sa tante préférée, Ludmilla. Il avait été extrêmement surpris quand il était entré dans le petit salon et qu’il s’était retrouvé face à elle. Elle était venue lui parler de sa nièce, évidemment. Elle voulait le voir. Ok... Mais non, et surprise, elle avait été admise dans une clinique privée. Diagnostique : Surmenage et grande fatigue. En était-il surpris ? Pas vraiment... Il était resté assez froid bien que très respectueux avec Ludmilla. Il avait cependant refusé d’aller voir Meredith. Pourquoi ? Parce que le non était sorti de sa bouche avant qu’il n’ait réellement réfléchi à la question. Il s’était ensuite justifié en disant qu’il avait bien trop de travail et qu’il était de toute façon préférable qu’ils ne se voient plus. Qu’il était navré que les choses aient pris un tel tournant... Oh, il savait faire dans la diplomatie quand cela était nécessaire. Ludmilla était donc repartie sans être parvenue à le convaincre.

Cette visite était donc plus ou moins passée inaperçue et ses cousins ainsi que leurs compagnes n’avaient pas insisté, ses oncles et tantes non plus. Sa mère s’était faite silencieuse mais il avait très bien remarqué ses regards en coin. Son père était resté égal à lui-même, silencieux mais attentif. Gran... Gran avait été très occupée avec toute la famille et il était donc parvenu à passer entre les mailles de son filet, elle n’avait pas réussi à l’attraper. Le lendemain de la fête, tout le monde s’était plus ou moins reposé. Lui aussi... Enfin... Il avait fait le vide en allant courir, ensuite il avait griffonné doucement sur son bloc. Rien n’était venu. Il avait lu... Le soir, il s’était enfuit pour ne finalement rentrer qu’au petit matin. Il était sorti seul alors que ses cousins lui avaient proposé de le faire avec eux. Il n’avait aucune envie qu’ils le voient comme il était en ce moment quand il sortait. Il avait besoin d’être seul pour réfléchir à la venue de la tante de Meredith. Besoin de réfléchir à la situation. Au fait qu’elle était dans un centre de repos, qu’elle voulait le voir. Qu’il avait refusé. Refusé alors que le dimanche précédent il pleurait dans son bureau car elle lui manquait. Il avait la possibilité d’aller la voir et disait non. Il continuait à être borné. Con, très certainement mais le refus était sorti de sa bouche sans qu’il ait réellement le temps de réfléchir à tout cela. Il devait rester fort. Ne pas céder à son énième appel. S’ils voulaient s’en sortir, il fallait couper les ponts ! Pourtant... Elle voulait le voir, encore, alors qu’il croyait que c’était terminé. Il était comme rassuré par cela. C’était bon tout en continuant à le faire atrocement souffrir. Dire qu’il savait exactement où il en était avec toute cette histoire aurait été mentir. Il était encore plus perdu que jamais.

Depuis sa mémorable murge du week-end précédent, il avait cependant fait attention à ne pas trop boire afin de garder un minimum le contrôle. Il avait recommencé à coucher avec des filles. Cette nuit aussi, il en avait trouvé une. Il l’avait prise dans une ruelle derrière le club dont ils venaient de sortir. Bien moins saoul que la dernière fois, il avait vite été dégoûté par sa vue. A la lumière du réverbère, elle n’était plus aussi « jolie ». Elle avait au moins le mérite d’être rousse. Pourtant, elle n’était pas Meredith.

Cet après-midi, il se trouvait dans la bibliothèque, assis dans un fauteuil, son I-pad sur les genoux. Il s’était endormi, crevé, laisse pour mort, par cette vie d’enfer qu’il menait.

_ « Bennet. » C’était Georgiana qui l’avait finalement retrouvé.
_ « Tu m’as fait peur. »
_ « Je ne savais pas que tu dormais. Excuse-moi. Je ne suis pas vraiment habitée à te voir faire la sieste. » Il n’en faisait pas petit et tapait des crises monumentales pour ne pas aller au lit après le déjeuner. Il détestait d’ailleurs perdre du temps ainsi à ne rien faire en pleine journée, celles-ci étaient beaucoup trop courtes pour rester le cul posé dans un fauteuil et dormir ! Dormir était une activité pour les fainéants, il n’en était pas un ! Avant l’accident du moins... Qu’était-il aujourd’hui ? L’ombre de lui-même surement.

_ « Nous devions dîner tous ensemble hier soir Bennet. Où étais-tu ? »
_ « Je suis navré, j’ai oublié. »  C’était faux. Il le savait, il n’avait juste pas envie de participer à un dîner avec tout le monde. Il y aurait été coincé et contraint, ensuite, de sortir avec ses cousins plutôt que tout seul. Il n’en avait pas eu envie, n’en avait pas non plus eu le courage. Ils lui auraient posé des questions plus personnelles, il le savait. Il ne voulait pas se fâcher avec eux alors il les évitait.
_ « Tu as oublié... - Nous t’avons attendu, appelé à plusieurs reprises, laissé des messages. A quelle heure est-tu rentré ? » Il n’était même plus convainquant dans ses mensonges. Il fallait qu’il se prépare au pire. Sa grand-mère avait son regard sévère.
_ « Je suis navré Gran, mais ce n’est pas comme si nous n’avions pas déjà dîné tous ensemble il y a deux jours... Je n’ai rien dû rater de très important. » Faire attention... Oui, ou la provoquer tiens. Il savait faire cela bien mieux que de faire attention. « petit con ».
_ « « Rien de très important. » La famille ne compte donc plus à tes yeux ? »
_ « Je suis venu pour votre anniversaire, je suis resté quelques jours... Je suis désolé d’avoir raté le dîner d’hier soir, vraiment. S’il n’y a rien d’autre, j’aimerais me reposer encore un peu,  je suis fatigué. » Il était passé au vouvoiement car il le sentait, rien n’allait plus être paisible maintenant. Il était parvenu à mettre sa grand-mère sur les nerfs et il allait en prendre pour son grade. A quel point ? Il n’aurait su le dire. Si Gerogie savait que Ludmilla était venue, en revanche, lui ne savait pas que la tante de Meredith avait également eu un entretien avec Gran aujourd’hui même.
Alors que Bennet s’attendait à ce que la vielle femme monte tout de suite en pression, elle prit son temps avant de prendre la parole tout en soufflant au préalable.

_ « Qui es-tu ? »
_ « Comment ça ? » Elle venait de le perdre. Qui était-il ?
La question n’était en réalité si saugrenue. Qui était-il ? Même lui ne le savait plus.

_ « Mon petit-fils, celui qui tous les dimanches m’accompagnait au marché aux fleurs, n’a jamais fait de sieste de sa vie. Il n’a jamais raté un dîner auprès des siens pour aller sauter – Ne m’interromps pas ! – Pour aller sauter une pauvre fille levée dans un bar ! Mon petit-fils est un travailleur acharné, il est talentueux et intelligent. Il ne délègue pas, ne mets pas en péril tout le travail qu’il a accompli depuis des années pour les fesses d’une stagiaire ! Je te le demande à nouveau : QUI ES-TU ? » Comment pouvait-elle être au courant pour la stagiaire ?! Heureusement, l’affaire avait été étouffée mais Julia craignait que la jeune fille revienne à la charge.
Il avait déjà fait un gros chèque mais selon son assistante, ce ne serait pas suffisant.
_ « Toujours le même. - Mon cabinet se porte très bien ! Je n’ai jamais eu autant de contrats et ma marque avance elle aussi à grand pas quant au reste, cela ne vous regarde pas ! Je n’ai aucun compte à vous rendre ! » Il était attaqué, il attaquait en retour. Ce n’était pas simple.
_ « Tu auras, et ce, jusqu’au jour de ta disparition, des comptes à rendre à cette famille Bennet ! Nous ne portons pas n’importe quel nom. Ton grand-père s’est battu pour que les Monaghan soient reconnus aux Etats-Unis ! Reconnus et respectés ! Personne n’a envie de respecter un homme comme toi ! Je n’ai pas envie de te respecter. Pas envie d’être affiliée à une personne qui se croit au-dessus de tout le monde ! Qui pense qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut sans que cela ne porte à conséquences ! Tout le monde parle de toi ! Le Golden Boy qui chaque soir part avec une fille différente. Je pensais que tout cela était derrière toi. Que tu avais compris que ce n’était pas ça la vie. [...] Tu as tellement changé. Regarde-toi. Tu n’as jamais été aussi mal en point. » Effectivement, dans sa façon de lui parler, il avait remarqué le dégoût qu’elle semblait avoir à son égard. Il se prenait en plein visage ces mêmes phrases qu’il avait lui-même dites à Meredith. C’était donc ce que cela faisait ? Mal. Très mal.
_ « Je vais très bien ! J’ai juste un peu plus de difficultés que prévu à récupérer de l’opération. Ce n’est rien. – Je vais très bien ! Je me comporte comme je me suis toujours comporté ! Rien n’a changé ! »
_ « Oh... Arrête ! Ouvre un peu les yeux ! Cela n’a rien à voir avec l’opération ou même le coma. Sois un peu honnête avec toi-même et avoue le. »
_ « Que j’avoue quoi ?! » Il n’était pas complètement idiot. Il savait très bien ce dont elle parlait.
_ « Qu’elle te manque ! »
_ « Cela n’a aucune importance qu’elle me manque ou non. Elle est partie. » Et elle était revenue plusieurs fois mais il n’avait pas voulu pardonner.
_ « Elle a fait une erreur Bennet... Elle veut te voir ! Elle ne va pas bien ! J’ai vu Ludmilla aujourd’hui. Je sais qu’elle t’a demandé d’aller la voir, que tu as refusé. Pourquoi ?! » Il ne répondrait pas à cela, du moins pas maintenant. Peut-être plus tard s’il comprenait. En fait, c’était, au départ, un peu comme s’il n’avait même pas entendu ce que sa grand-mère disait.
_ « Elle avait besoin de se concentrer sur elle-même et je l’empêchais de le faire ! Dites-moi, quel genre de fille tourne le dos à l’homme de sa vie alors qu’il sort du coma et qu’il n’a besoin que d’une chose, elle ? Je n’avais besoin que d’elle. Ni de vous, de mère ou de père. C’était d’elle dont j’avais besoin et elle a décidé que j’étais une espèce de boulet qui l’empêchait d’avancer correctement. Alors non, elle ne me manque pas et non, elle n’a rien à voir avec ma fatigue ou ma façon de vivre. - Non, je n’irai pas la voir ! » Son cœur s’était mis à battre de plus en plus vite. Dans sa poche, il prit sa boîte de médicament et en avala un rapidement. Il avait interdiction de laisser son cœur s’emballer.
_ « Si Bennet, elle a commis une erreur. On commet tous des erreurs, toi aussi. Tu ne lui as jamais fait de mal peut-être ? Tu ne l’as jamais repoussée en lui disant que tu ne l’avais jamais aimée, qu’elle ne ‘inspirait que du dégoût ? Malgré tout cela elle veut et a besoin de te voir. Elle s’est ruiné la santé de ne pas être avoir toi, d’avoir commis cette erreur. – Et regarde toi, tu fais la même chose ! Tu es ici ou à NY, tu te laisses aller. Tu es négligeant dans le travail. Pour l’instant cela ne t’as pas encore porté préjudice mais bientôt ta réputation va en pâtir. Tu te détruis Bennet et pire, tu vas finir par détruire ce qui t’entoure ! - Elle te manque Bennet ! Elle te manque et tu l’aimes toujours ! Bon sang mais ouvre les yeux ! » Plutôt que de les ouvrir, il préféra les fermer et comme ce fameux dimanche, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues.
Georgiana marquait des points et visait juste. Il n’y avait pas besoin de pousser beaucoup pour le faire craquer, c’était vrai, mais avec elle, c’était surement encore plus simple. Avec elle il était susceptible de baisser sa garde plus rapidement.
_ « [...] Je ne peux pas... Ni oublier ni pardonner. Peu importe ce que je ressens ou non... Elle... Je voulais l’épouser... Elle a mis fin à tout ça... A toutes mes envies la concernant. C’était pire que l’accident... Quand elle est partie, c’était pire que d’être dans le coma ou de prendre conscience qu’on est peut-être sur le point de mourir dans un accident de voiture. Elle est partie et il n’y avait plus rien. Tout s’est arrêté ! » C’était donc pour cela qu’il le pouvait pas pardonner, parce qu’elle lui avait fait très mal. Pourtant elle avait essayé de s’excuser. Cela n’avait jamais été suffisant car de son côté, il avait préféré se persuader qu’elle ne l’aimait tout simplement pas. Bien plus simple donc.
_ « Tu dois essayer ... Tu n’as jamais essayé... Toi, Mr parfait qui ne pardonne pas. Qu’aurais-tu fait si je ne t’avais pas pardonné ce fameux été où tu as complètement perdu la tête ? Si je n’avais pas décidé que je pouvais à nouveau te faire confiance ? Je t’ai pardonné les filles chez moi, les gardes à vue, les drogues, l’alcool, le manque de respect dont tu faisais preuve à mon égard. Je t’ai pardonné tout ça parce que je t’aime et que malgré tout, je voulais croire en toi et je savais que si tu me promettais de ne pas recommencer, tu ne recommencerais pas... Tu avais tenu, jusqu’à aujourd’hui... Je sais Bennet, que tu as mal. Je le sais parce que je te connais et que je n’ai aucun doute quant à l’amour que tu ressens pour elle et je peux t’assurer que de son côté elle ressent exactement la même chose ! Elle était perdue. Peut-être même qu’elle a été mal conseillée. Crois-tu que tu t’en serais mieux sorti si tu avais dû, du jour au lendemain, enterrer tes parents ?! Va la voir Bennet ! Pour elle, pour toi, pour vous ! »
_ « Ce n’est pas la même chose...Tu es ma grand-mère... Je... »
_ « Pour moi ça l’est. Je suis extrêmement déçue par ton comportement. Ton manque de considération envers Meredith, tu lui dois de l’écouter et d’essayer de la comprendre, de lui pardonner. Tu dois aller la voir. Tu as besoin d’elle autant qu’elle a besoin de toi, cesse de te voiler la face par pitié ! Elle regrette. Tu voulais passer ta vie avec elle... Ca ne représente donc rien à tes yeux ? »
_ « Je n’ai pas besoin d’elle. C’est terminé. Je n’ai plus besoin d’elle. Elle ne représente plus rien. » Il venait d’essuyer rapidement les larmes qui coulaient lentement le long de ses joues. Qu’il cesse de se voiler la face ? Bon courage ! Pourtant, il avait presque avoué un peu plus tôt.
_ « Donc, tu te mets dans des états lamentables, tu agis comme tu le fais parce que tu es parfaitement heureux sans elle... Tu ne le fais absolument pas pour combler un quelconque manque... Je te connais par cœur Bennet, ne l’oublie pas. » Ils tournaient en rond. Elle était presque parvenue à obtenir ce qu’elle voulait mais voilà Bennet qui faisait marche arrière.
_ « Je n’irai pas. Elle n’a rien à me dire de plus que ce qu’elle m’a déjà dit. Ça passera... Pour elle comme pour moi. »
_ « Tu vas y aller Bennet. Tu vas y aller parce que je te l’ordonne et que si tu n’y vas pas, tu ne remettras plus les pieds chez moi. Tu trouves cela injuste ?! Eh bien pense un peu à ce que toi tu lui fais vivre parce que OUI, Bennet, c’est également de ta faute tout cela ! TU lui fais du mal ! Elle ne te demande pas grand-chose ! Une dernière entrevue ! »
_ « Ca fait quatre fois minimum qu’elle me demande une dernière entrevue ! Je n’en peux plus de me battre contre elle ! »
_ « Alors ne te bats pas ! Écoute-la. Accepte ses excuses et par pitié, dis-le, enfin ! Avoue ce que tu ressens vraiment ! Si tu ne le fais pas devant moi, dis le lui ! Elle a le droit de le savoir ! C’est quelqu’un de bien ! C’est ton âme sœur Bennet. Tu ne peux pas le nier... Tu voulais passer le restant de tes jours avec elle, TOI ! Cela veut tout dire. Tu voulais passer ta vie avec elle. Je t’en prie Bennet, va la voir. Va la voir ou en plus de l’avoir perdue elle, tu m’auras perdue moi également. Je n’accepterai pas de te revoir dans ces conditions. Tu te gâches la vie par fierté. C’est lamentable. »
_ « Pourquoi ? Pourquoi est-ce si important pour vous ?... » Elle ne répondit pas et continua à le regarder toujours plus sévèrement.
_ « J’ai peur de la voir. J’ai peur qu’elle me manque encore plus après. Si j’accepte de la voir, j’ai peur que ce soit réellement la dernière fois et qu’elle décide ensuite que c’est vraiment fini. J’ai peur qu’elle me dise qu’elle est passée à autre chose. Voilà ! Je l’ai dit, vous êtes contente ?! J’ai peur ! » Il s’était remis à pleurer. Il allait reprendre la parole mais Gerogiana l’en empêcha en lui faisant signe de se taire.
_ « Elle t’aime Bennet. Va la voir. Dis-lui tout ce que tu viens de me dire et plus encore. C’est à elle que tu dois te confier. – Regarde dans quel état tu te mets... Tu vas la rejoindre et ça ira. Ça ira parce que vous vous aimez, vous êtes fait l’un pour l’autre. Vas-y Bennet. » Il s’était avancé vers elle et s’était mis dans ses bras. Son petit garçon... Elle ne pouvait en être certaine mais... Il ne luttait plus. S’il ne luttait plus, c’était qu’elle avait gagné.
Il ne lui confirma d’ailleurs pas qu’il prendrait bientôt la route pour le centre Roycraft mais elle en était persuadé, le jeudi matin très tôt quand il vint l’embrasser pour lui dire au revoir, qu’il faisait route vers la clinique privée pour aller retrouver sa belle.

Jeudi matin, 8h. Bennet était dans le taxi qui l’emmenait à l’aéroport de Boston. Son vol pour NY était à 9h30. Jet privé. Il ne s’était pas senti le courage de partir avec tous les ploucs sur un vol commercial.
A 10h40 il sortit de l’avion et s’engouffra dans la berline qui l’attendait pour le conduire à la clinique où Meredith avait été admise.
Oui, sa grand-mère l’avait convaincu. Peut-être était-ce sa menace de ne plus le voir qui avait eu cet effet sur lui ou juste le fait qu’elle ait tout donné pour lui faire cracher le morceau, en tout cas, il était en route pour la retrouver, toujours aussi terrorisé. Et si... Et si...
Le mardi, il avait reçu en recommandé une lettre de Meredith qu’il n’avait toujours pas ouverte. Celle-ci se trouvait dans sa poche. Devait-il la lire ? A vrai dire, il n’en savait rien. Il l’avait sortie de sa poche pour jouer avec le coin de l’enveloppe. Tic nerveux. Quand il était ainsi, en général, Meredith lui prenait la main et au lieu de faire gigoter ses doigts, il bougeait la jambe. Elle mettait alors son autre main dessus et il finissait par jouer, plus calmement cette fois-ci, avec les mains de Meredith. Là, elle n’était pas présente pour le calmer, et pire, c’était elle qui le mettait dans un tel état de nerfs.
Il n’ouvrit pas la lettre et alors que son chauffeur se garait devant la grande bâtisse, il la remit dans sa poche.
Il avait passé commande chez son fleuriste à NY pour un énorme bouquet d’hortensias blanc et de pivoines rose. Les fleurs préférées de Meredith et les siennes. Il avait également commandé une petite boîte de macarons. Ce fut les mains pleines qu’il gravit les marches menant à l’accueil de la clinique.

_ « Bennet Monaghan, je viens voir Mlle Carmichael. »

_ « Aucune visite n’était prévue pour elle ce matin... Mais vous êtes effectivement sur la liste... Très bien. Veuillez me suivre. » Avant qu’elle ne soit sortie de derrière son desk, il lui montra le bouquet et le petit sac de la pâtisserie.

_ « Pourrez-vous faire installer cela dans sa chambre pour qu’elle les voit une fois rentrée ? Il fait beau, nous irons nous promenez dans le parc. » Ils n’allaient pas rester enfermés dans une horrible chambre d’une clinique de repos !

_ « Oui. » Ils prirent un ascenseur. Le trajet pour le mener jusqu’à sa chambre lui sembla interminable. C’étaient les derniers mètres qui étaient les plus longs n’est-ce pas ?
L’infirmière frappa à la porte, entra sous l’ordre de Meredith et l’annonça.

_ « Mr Monaghan est là pour vous voir Mlle Camichael. » Elle s’effaça pour laisser place à Bennet qui, droit comme un « i », mais dans les poches, s’avança pour enfin la découvrir.
Tout à coup, il se demanda s’il ne commettait pas une erreur... Qu’allait-il lui dire ? Sérieusement ? Sa grand-mère lui avait dit d’être honnête, très bien !

_ « Habille-toi, on va aller se promener dans le parc. Je t’attends en bas. » Il esquissa un sourire et la laissa s’habiller un peu plus chaudement. Il descendit pour l’attendre tout en se cramant un peu plus les poumons. Il était en train de se laisser bouffer par le stress. Quoi lui dire ? Comment le lui dire ?! « Je t’aime, Meredith ». Oui, et alors ? Lui avait-il seulement pardonné ? Non... Mais était-ce important ? Non plus. Selon sa grand-mère, ce qui importait était leur amour. La seule chose dont il était d’ailleurs plus que certain, c’était qu’il l’aimait, et c’était d’ailleurs ce qui le mettait dans tous ses états car à force de l’avoir repoussée, elle allait peut-être, elle aussi, finir par faire de même. Il n’allait pas tarder à le savoir car après trois cigarettes, la voici déjà qui le rejoignait.

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You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
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Meredith Carmichaël
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 17 Mai - 23:37




Meredith & Bennet
Don't let me
Jeudi matin à la clinique Rycroft. Meredith était sortie du lit vers 9h, plutôt reposée. au fur et à mesure que les jours passaient, son déficit de sommeil s'amenuisait et, dans le miroir de sa salle de bain, elle se trouvait sensiblement meilleure mine ; pour dire qu'elle ne se maquillait pas, ses cernes avaient notoirement diminué. Charles l'avait effectivement mises entre de bonnes mains en l'amenant ici, surtout en considérant qu'hormis à son arrivée, on ne lui avait donné aucun cachet pour la faire dormir. Tout se faisait volontairement de manière détendue et lente, dans cette aile de la clinique destinée au repos. Meredith n'avait aucune idée de ce qui se faisait dans les autres bâtiments, et n'en avait cure ; même dans le par, elle n'avait croisé que les quelques autres personnes venues ici pour se reposer, et qu'elle retrouvait dans les ateliers de l'après-midi.
Les matinées étaient laissées libres pour les "patients" - d'ailleurs, les ateliers étaient facultatifs également - et l'héritière en avait profité pour lire ; la bibliothèque, qui portait le nom d'un généreux mécène, était particulièrement bien achalandée. A se plonger ainsi dans une relecture de Paul Auster, elle en oubliait de penser à tout le reste. La veille, elle avait même joué un peu sur le piano du salon commun, pour le plus grand plaisir de ses confrères de repos. En n'ayant pas posé les doigts sur un clavier depuis avant l'accident, Meredith avait trouvé sa prestation très moyenne, mais apparemment, cela suffisait à provoquer quelques applaudissements. Soit.
A midi environ, on leur proposait de déjeuner en extérieur, compte tenu du temps agréable du moment. La question de la nourriture était peut-être le point d'accroche avec le docteur Rycroft : on l'enjoignait à manger plus, mais la faim n'était pas revenue comme le sommeil. Elle picorait, promettant jour après jour de faire mieux le lendemain. Ce n'était pas grave, de toute manière.
Après le déjeuner, elle se promenait dans le parc, s'arrêtant généralement sur un banc pour lire au soleil jusqu'à 15h, heure à laquelle débutaient les ateliers. Yoga, sophrologie ... le but était clairement de donner à des gens surmenés les clés pour ne pas se laisser dépasser par leurs responsabilités. Meredith n'était d'ailleurs par la seule chef d'entreprise présente : deux cadres dirigeants et une tradeuse partageaient ses journées. Si, le premier jour, elle avait été dubitative quant à ces ateliers, aujourd'hui elle s'y prêtait de bonne volonté.
A 17h, ils pouvaient recevoir des visites, et même dîner avec leurs visiteurs, à compter de 19h30. Quant à la soirée, elle leur appartenait. Finalement, la seule condition réellement stricte à son séjour était l'interdiction de téléphone et autres tablettes ; pas de télévision, ni d'accès internet, l'objectif était de déconnecter complètement des gens qui ne déconnectaient jamais. A sa grande surprise, l'héritière s'était rendu compte que cela lui convenait particulièrement bien. C'était un moyen redoutablement efficace d'éviter les mauvaises nouvelles.

Assise dans le fauteuil de sa chambre où elle prenait souvent place le matin, Meredith observait le paysage à la fenêtre, tout en réfléchissant ; le vent faisait onduler doucement le feuillage vert du printemps. Quel temps faisait-il en Suède ?Elle n'aurait que peu de temps pour faire préparer ses bagages ; il faudrait pourtant qu'elle n'oublie rien, car elle ne comptait pas remettre les pieds sur le sol américain à court terme. Quand elle se serait trouvé un appartement à Stockholm, elle pourrait faire vider le sien, à Whistler, et tout rapatrier dans sa patrie d'adoption ; en attendant, elle logerait à l'ambassade, auprès de Ludmilla et du reste de sa famille. A partir ainsi, elle se faisait parfois l'impression d'être une de ces héroïnes de Balzac qui, une fois leur amour à jamais perdu, allaient finir leur vie en couvent. Pour elle évidemment, pas d'entrée dans les ordres ; la Suède était néanmoins un moyen de s'enterrer. Elle avait compris, après la visite de Stephen, qu'étant une PDG déplorable, elle devait s'effacer au sein de Carmichaël Resort. Partant de là, que lui restait-il à New York ? Rien. Rien, hormis ces journaux qui persistaient à vouloir afficher Bennet et ses conquêtes. Elle avait l'impression de ne plus voir que ça. Ce n'était pas ce qu'il lui fallait pour oublier l'amour. Elle avait besoin de ne plus le voir, de ne plus entendre parler de lui. Comme il allait lui manquer ...
Plutôt que se laisser tomber dans un marasme qu'elle s'interdisait, elle reprit son livre et se plongea dedans ; elle le connaissait déjà, mais escomptait néanmoins d'en terminer la relecture avant de quitter le centre. Quand on frappa à sa porte, ignorant l'heure qu'il était, elle supposa qu'on allait lui proposer de déjeuner. Au lieu de ça, l'infirmière entra, suivie d'une silhouette qu'elle ne connaissait que trop bien.
Bennet.
Bennet était là. Il était venu.
Incapable de croiser son regard, elle hocha la tête en guise d'approbation, et enfila par-dessus sa robe noire un gilet de la même couleur, ainsi que des ballerines. Puis elle le rejoignit à l'extérieur, où il fumait une cigarette. Encore ? Malgré l'opération ? Elle ne dit rien, mais prit le temps de le regarder. Il avait une mine à faire peur, et son coeur se serra. Elle était la cause de tout cela. Elle avait eu beau essayer de se dire que puisqu'il n'y avait pas d'amour, elle n'y était pour rien, impossible. Son coeur, son âme même, persistaient à la faire se sentir coupable.
Gagnant l'allée sans un mot, Bennet à ses côtés, elle fit quelques pas avant de prendre la parole. Ce qu'elle comptait lui annoncer restait, de manière assez surprenante, difficile à dire.
- Je te remercie d'être venu quand même. Ce ne sera pas long. Je voulais te dire que j'allais démissionner de mon poste. Je compte aller vivre en Suède, où le mari de Ludmilla est muté. L'avenant à ton contrat est prêt alors, dans la mesure où je m'en vais mercredi prochain, j'aurais souhaité que tu passes au siège mardi, pour le signer avant mon départ. Et ... voilà. Je me suis dit que tu ne devais pas l'apprendre par un communiqué de presse.
BY .TITANIUMWAY


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I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mer 18 Mai - 9:47

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Elle était là, à ses côtés et il n’osait pas réellement la regarder. Il l’avait néanmoins fait quand elle avait descendu les marches pour le rejoindre. Il n’avait pas apprécié ce qu’il avait sous les yeux. Elle était comme « minuscule ». Vraiment très mince. Son air fatigué expliquait sa présence ici, mais la maigreur. Dire que cela ne l’inquiéta pas n’aurait été honnête. Depuis qu’ils se connaissaient, il avait toujours mis un point d’honneur à la nourrir. C’était comme si depuis qu’il n’était plus dans sa vie, elle ne mangeait plus. Pour lui, c’était réellement le point inquiétant de tout cela. Pourquoi ? Parce qu’il avait été élevé par des femmes qui lui avaient répété jour après jour qu’il « faut manger Bennet ! Tu travailleras après ! »
Il la regarda donc descendre sans rien dire et ils finirent par se mettre en marche. Il n’était pas parvenu à la regarder dans les yeux et maintenant qu’ils avançaient l’un à côté de l’autre, il n’y avait plus vraiment raison de le faire. Il voulait rester éloigné d’elle, mais en même temps, peut-être à cause de la gêne que toute cette situation lui faisait ressentir, son bras venait parfois la frôler. Comme pour la bousculer mais sans pour autant le faire.
Quand Meredith ouvrit la bouche, il faillit s’arrêter net mais voyant un banc un peu plus loin, il s’y dirigea.

_ « Il y a un banc là-bas, on va s’y installer, si tu veux bien. » ... Et même si elle ne le voulait pas !
Tout ça, ce n’était absolument pas ce qu’il avait en tête ! Il espérait qu’elle lui dise à nouveau qu’elle l’aimait et qu’elle voulait qu’il lui laisse une chance ! Il aurait sauté sur l’occasion pour lui dire ce qu’il avait réellement sur le cœur et ils seraient parvenus à s’entendre, mais là...
Arrivés près du banc il s’y assit sans attendre que Meredith l’ait fait également.
Le regard de l’architecte était perdu. 1°) Parce qu’il n’était pas encore capable de la regarder, 2°) parce qu’il était choqué par les informations qu’elle venait de lui donner.

_ « Pourquoi tu veux démissionner ? Carmichael Resort se porte comme un charme. Tu te reposes et tu y retournes. Tu trouves ton rythme et ça ira très bien. » C’était un peu comme avant. Comme si Bennet, son compagnon, lui disait quoi faire et lui donnait des conseils. Manquait simplement le contact physique et visuel car même s’il s’était plus ou moins tourné vers elle pour lui parler, il ne la regardait pas.
Il n’avait pas le temps d’analyser pourquoi elle voulait démissionner, si c’était les conséquences de leur rupture ou de son épuisement ou du fait qu’elle n’arrive pas à gérer. Il n’avait aucun élément de compréhension mais en même temps, ce n’était pas important. Il avait l’impression de ne pas avoir le temps pour cela. Tout ce qu’elle lui disait était bien trop effrayant pour qu’il puisse réellement prendre le temps de réfléchir.
Après lui avoir dit qu’elle démissionnait, elle lui annonçait sa volonté de partir vivre en Suède. Avant, elle lui avait aussi parlé de son avenant au contrat qu’il devrait aller signer... Oui, oui... Etrangement, à l’instant, le boulot était le cadet de ses soucis.
Il avait en réalité eu raison de craindre cette entrevue car elle lui disait, d’une façon différente de ce qu’il avait imaginé, que c’était terminé et qu’ils ne se reverraient plus.

_ « En Suède ? C’est loin la Suède. » Thank you Captain Obvious...
Le revoilà, le petit garçon perdu. Bennet avait sa mine de petit garçon incrédule qui ne comprend pas où veut en venir l’adulte. Démissionner, partir en Suède, ne plus jamais le revoir, ne plus l’aimer, l’oublier... S’il n’oubliait pas, elle non plus.
Il tourna finalement le regard vers elle et l’examina.

_ « Tu es maigre, ce n’est pas joli. » C’était sorti tout seul. Il préférait couper ses pensée effrayantes de départ en constatant les dégâts qu’avait eu leur rupture sur son physique parfait, plutôt que de réellement réfléchir. Pourtant... L’interlude ne fut que de courte durée car déjà, son esprit s’était remis en marche.

_ « C’était ça que tu voulais me dire ? Que tu démissionnes et que tu pars ? Tu me fais venir de Boston pour m’annoncer ça en deux phrases et ... Ciao ? » Il s’alluma une nouvelle cigarette, jouant avec nerveusement.
Evidemment, la colère et l’emportement n’étaient pas loin mais il fuma pour ravaler tout cela et tapota de son autre main sur le banc ou sa jambe.
Il n’avait pas réellement été agressif en lui parlant. Dans son ton transparaissait le choc qu’il avait ressenti face à ces nouvelles.

_ « Je ne suis pas d’accord. Tu ne peux pas démissionner et tu ne peux pas partir. Tu ne peux pas me laisser misérable ici. » Il allait y arriver.
Il se leva et enfonça sa main libre dans la poche de son pantalon. Il tourna le dos quelques secondes à Meredith. Il avait envie que tout aille très vite et pourtant, il prenait son temps avant de parler. Le seul indicateur de sa nervosité, outre le fait qu’il gigotait pas mal tout en fumant, était le fait que ses phrases n’étaient pas forcément liées les unes aux autres et qu’il semblait passer de coq à l’âne au détour d’une parole.

_ « Est-ce que tu sais pourquoi j’étais à NY avec tes parents au moment de l’accident ? – Non, évidemment puisque l’on n’en a pas parlé... J’étais avec eux pour leur demander ta main. [...] Nous revenions des Hamptons où l’on avait déjeuné tous les trois. Un repas très agréable au cours duquel ton père et ta mère avaient accepté que je t’épouse... J’aurai dû te faire ma proposition le jour de ton anniversaire. Tout était prévu dans les moindres détails... Puis tu m’as demandé de l’air, du temps. Tu m’as demandé que l’on s’éloigne alors que tout ce que je voulais était d’être avec toi. Te voir tous les jours. Me réveiller à tes côtés, te toucher, te sentir, t’entendre respirer, te regarder sourire... C’est ça que j’étais allé faire ce jour-là avec tes parents. [...] Aujourd’hui, tu ne pouvais pas le savoir, mais je viens te voir pour... [...] Je viens te voir pour te dire que je n’y arrive pas sans toi et que malgré toute la douleur, je n’arrive pas à t’oublier et tu me dis encore que tu veux partir. [...] Mais tu n’as pas le droit de partir Meredith, de me quitter encore. Je te l’interdis. C’est trop facile. Tu m’abandonnes et ensuite tu changes de pays pour ne plus avoir à me croiser ? Non. Tu vas rester. Tu vas rester et tu feras avec moi, d’une manière ou d’une autre. Je ne te laisserai pas être lâche et t’enfuir. C’est hors de question. Je ne vivrai pas sur un continent où tu n’es pas. Je t’en veux tellement Meredith. [...] Tu m’as privé du bonheur de t’avoir. Tu l’as fait tellement violemment et peut-être au pire moment... J’avais tellement besoin de toi. Pas uniquement pour me sentir bien mais pour vivre, pour respirer, avancer... [...] Alors oui, je t’ai repoussée et je t’ai rendu les coups parce que c’est ce que je fais quand on m’attaque... Je riposte et avec toi encore plus fort qu’avec les autres mais j’en peux plus. Je suis fatigué et j’ai mal et je suis perdu. [...] Je ne voulais pas venir aujourd’hui parce que je ne voulais pas t’entendre me dire que tu étais passée à autre chose. Bingo. » Il s’était évidemment retourné pour la regarder en lui parlant. Malgré lui ses yeux s’étaient remplis de larmes qui, pour le moment, restaient sous contrôle.
Elle qui l’avait toujours vu si fort le voyait maintenant complètement perdu et impuissant, affolé même quelque part. L’idée de ne plus l’avoir et qu’elle déménage le rendait fou.

_ « Pourquoi ? Pourquoi tu veux partir ? Est-ce que c’est pour la qualité de vie là-bas ou à cause de moi ? Est-ce c’est moi que tu fuis ou tu as juste envie de changer d’air ? Si c’est à cause de moi... [...] Est-ce c’est à cause de moi ? De nous ? Est-ce que... » Il souffla assez longuement et s’installa à nouveau à côté d’elle. Ce qu’il avait besoin de savoir était si oui ou non elle l’aimait encore, car si finalement elle ne l’aimait plus, ce qui était tout à fait possible après tout, alors il n’avait aucune envie de la retenir et de continuer à lui dire ô combien il était misérable sans elle, par contre, si elle avait toujours des sentiments pour lui, il pourrait se confier encore.

_ « Tu ne m’aimes plus ? » C’était sorti un peu plus abruptement qu’il l’aurait souhaité mais c’était sorti.
Alors qu’il voulait la rassurer et lui avouer son propre amour, il finissait par lui demander ce qu’elle ressentait. Ce serait ainsi plus simple pour lui ensuite. Si elle lui disait qu’elle l’aimait encore alors il pourrait se lancer et avouer ses propres sentiments. Prendre son courage à deux mains et dire les mots, clairement.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mer 18 Mai - 20:28




Meredith & Bennet
Don't let me
Ca y est. C'était dit. Maintenant qu'elle avait fait part à voix haute de ses projets à Bennet, c'était un peu comme si tout devenait réel. Elle allait partir vers l'inconnu. Jusque-là, seuls Ludmilla et Stephen avaient été mis au courant. Sa tante avait déploré qu'elle abandonne toute sa vie aux USA tout en comprenant le pourquoi de la démarche, et avait fait en sorte de la soutenir et de la réconforter. Quant à Stephen, il s'était montré infiniment plus indulgent que lors de sa précédente visite, lui confirmant qu'elle avait fait le bon choix, et qu'l mettrait tous ses efforts au service de la société quand on l'aurait nommé pour la remplacer. Que, bien sûr, elle serait toujours la bienvenue si elle voulait reprendre un poste dans quelques temps. Meredith avait accueilli tout cela un peu amère de son échec mais, dans le même temps, soulagée de décharger son esprit de ce qui lui pesait depuis trop longtemps.
Alors qu'elle pensait qu'après ça, Bennet repartirait rapidement, il l'invita à s'asseoir sur un banc, un peu plus loin, la voix blanche. Inquiète, elle l'observa du coin de l'oeil : décidément, elle lui trouvait une mine à faire peur. Les yeux rouges et cernés et ... il sentait le tabac. Peut-être même un peu l'alcool, difficile à dire. En tout cas, même s'il avait toujours fumé, jamais la cigarette n'avait à ce point pris le pas sur son parfum habituel, cette odeur de Bennet qu'elle aimait et qui, en un sens, l'apaisait.
Comme il venait de prendre la parole, elle détourna le regard, craignant que leurs yeux se croisent et qu'il s'énerve de la trouver cherchant ainsi le contact ; elle s'était fait la promesse que cette fois, les choses se dérouleraient calmement.Juste dire ce qu'elle avait à dire et ... adieu, peut-être. Apparemment, son ex-compagnon ne l'entendait pas de cette oreille, remettant en cause sa décision de démissionner, mais sans la blâmer pour ça. En fait, il semblait presque l'encourager. Après avoir répété d'innombrables fois qu'elle était inutile et incapable. Meredith ne comprenait rien alors, plutôt que de commettre un impair, elle s'abstint de répondre. Bennet avait vraisemblablement encore des choses à lui dire, de toute façon. La Suède était loin à ses yeux ... Oui. Même s'il s'agissait avant tout pour Meredith de rejoindre sa famille, l'éloignement géographique l'arrangeait. Puisqu'elle n'avait plus rien à attendre professionnellement parlant, et qu'elle avait perdu Bennet, elle préférait vivre où elle ne pensait pas à lui à chaque coin de rue. Elle était vilaine ... Combien de fois avait-il dit qu'elle le dégoûtait, depuis leur rupture ? Elle s'y était en quelque sorte habituée, mais ne s'était pas attendue à l'entendre aujourd'hui encore. Cela restait douloureux. La suite ... La suite était tellement décousue, que Meredith n'était même pas certaine de comprendre. Il refusait qu'elle démissionne. Semblait surpris qu'elle lui annonce ça. Reconnaissait qu'il l'aurait demandée en mariage. Lui interdisait de partir. Lui en voulait encore. Lui demandait si elle partait pour la qualité de vie - sérieusement ? - ou à cause de lui. Lui demandait si elle l'aimait encore.
Il n'avait pas le droit. Il n'avait plus le droit de la plonger dans un tel état de confusion alors qu'elle sortait enfin la tête de l'eau. Elle avait le coeur brisé, l'estime de soi au plus bas mais au moins, en décidant de partir, elle avait l'espoir de ne pas souffrir plus qu'elle souffrait déjà. Et c'était ce qu'il lui demandait ? Ce qu'il essayait de lui imposer, même ? C'était une manière trop violente de la sortir de la bulle qu'elle s'était construite pour tenir le choc de sa vie qui s'effondrait. Quand finalement elle lui répondit, sa voix n'était pas très sûre, mais ne cessa de s'affermir.
- Tu ne veux pas l'entendre Bennet. La dernière que j'ai voulu te parler ... Tu n'as pas voulu entendre. Alors cette fois, je t'ai demandé de venir uniquement en tant que mon plus proche collaborateur, parce que j'estimais que tu avais le droit d'apprendre autrement que par les medias que je partais. Je l'ai fait tout en ayant peur de te voir. Peur de tes mots. Peur de mes réactions. J'ai fait en sorte de ne rien dire qui te contrarie, de rester la plus neutre possible. De ne surtout pas aborder notre passé. Parce que tu ne veux plus entendre autre chose. Et tu me demandes si je t'aime ? Tu voudrais que je le dise maintenant, mais à chaque fois que je te l'ai dit, tu as répondu que ce n'était pas ton cas, et que je te dégoûtais. Ca te soulage peut-être d'avoir dit tout ça mais moi, ça m'enterre. Et j'aimerais bien m'endormir et ne jamais me réveiller, mais ça non plus, je n'y arrive pas. Alors laisse-moi le droit d'essayer d'avoir moins mal, s'il te plaît. [...] Je t'aime, oui. Je t'aime toujours. Bien sûr que je t'aime toujours, et que je n'aimerai jamais que toi, et que la vie sans toi n'a aucun goût ni aucun intérêt. Et oui, je te fuis. Tous les matins, dans la journaux, il y a tes exploits avec une nouvelle fille, ou plusieurs. Je dois non seulement encaisser que tu me remplaces, mais aussi que tu te ruines la santé. Je ne veux pas assister à ça. Je ne veux pas regarder l'homme que j'aime plus que mon âme se détruire, sans rien pouvoir y faire, jusqu'au jour où il ira trop loin. [...] Tu as prédit avant tout le monde que j'étais une incapable, et tu avais raison. C'est pour ça que je démissionne. Je travaille plus de 15h par jour, tous les jours, je ne fais que ça, et je ne m'en sors toujours pas. Si je continue, Carmichaël Resort en pâtira, et tous mes employés en pâtiront. J'ai une responsabilité envers eux. Mais si je perds l'entreprise, après t'avoir perdu toi, qu'est-ce qu'il me reste ? Je comprends pas ce que tu veux, je comprends pas pourquoi tu me dis tout ce que tu me dis. Pourquoi j'ai encore des reproches alors que je vais enfin sortir définitivement de ta vie comme tu le souhaitais. Je comprends pas pourquoi tu remues le couteau dans la plaie avec cette demande en mariage. Ca te fait tant de bien, de me faire du mal ? Je ferais tout, absolument tout pour que tu me pardonnes. J'ai tout supporté. Ca ne suffit jamais. Tu refuse de le faire. Alors qu'est-ce que tu veux ? Pourquoi tu es venu ? Pourquoi tu dis tout ça ?
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mer 18 Mai - 21:58

Can't give up on you
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Meredith ✧ Bennet
S’ouvrir. S’il y avait bien quelqu’un avec qui il pouvait le faire c’était elle. Alors pourquoi était-ce si difficile ? Ik était habitué à parler et exposer ses idées de façon très claires devant un tas de gens, mais là... Il était confus et désorganisé. Il parlait en se perdant et en ne sachant plus où il voulait en venir. Enfin si : Reste, je t’aime. Le hic ? Il ne pouvait se permettre de le dire aussi simplement. Pas après tout ce qu’il lui avait fait voir, il en était conscient. Alors comment faire ?
En l’écoutant pour commencer. Essayer d'écouter, de retenir et de répondre convenablement.
Elle aussi avait des choses à lui dire. Le départ, sa démission... C’était fait. Ensuite ? Ensuite elle le mit face à ses incohérences. Elle lui rappela tout ce qu’il lui avait dit, toutes ces horreurs qu’il lui avait balancé dans le seul et unique but de lui faire mal.
Il s’était rassit et s’était appuyé sur ses genoux avec ses avant-bras. Tout sauf la regarder alors qu’elle parlait. C’était trop difficile. Il se retrouvait face à ses faiblesses et pour une fois, il acceptait. Il reconnaissait qu’elle avait raison. Il n’aurait pas dû, mais voilà, il l’avait tout de même fait. Il tenterait quand même de se justifier, non pas pour se donner réelle bonne conscience mais pour qu'elle le comprenne également.

_ « Je n’étais pas prêt et non, je ne voulais pas l’entendre. Je n’avais pas compris que le seul et unique moteur de ma vie ce n’était ni le travail, la réussite ou l’argent, mais toi. [...] Je suis venu parce que ... Je te dois des explications sur mon comportement et ... Des excuses. » Il avait tourné la tête pour la regarder et ses yeux de cocker ne cessaient de devenir de plus en plus rouge. La fatigue, le café, la clope, le vent, les larmes, la migraine, les yeux clairs... Rien en ce moment n’était susceptible de lui faire ressembler un tant soit peu à ce qu’il était normalement. Sans Meredith, il ne parvenait plus à sourire ou à apprécier quoi que ce soit.

_ « Ca ne me soulage pas d’avoir dit tout ça. A aucun moment ça ne m’a fait du bien mais qu’est-ce que je devais faire ? Accepter que tu m’abandonnes ? Est-ce que tu te rends compte qu’en me réveillant du coma, tu n’étais pas là ? Je me suis dit que tu avais du travail et que l’entreprise était plus importante. Ensuite, tu n’as plus voulu dormir avec moi. On était encore séparés et puis, tout à coup, tu me dis que tu veux de l’air. Comment est-ce que je pouvais accepter sans essayer de te faire aussi mal que tu m’avais fait ? Je suis un boxeur Meredith. Je rends chaque coup... Sauf que là, chaque coup que tu recevais de ma part, je le recevais aussi. [...] Tu es... A mes yeux, tu es... Tu es la perfection et je ne parle pas que de ton physique évidemment. Tu es extrêmement cultivée, et tellement intelligente, « successful ». Drôle et douce et altruiste et tellement sexy et... Tout. Tu es parfaite et quand tu me dis que tu veux prendre tes distances je me dis que peut-être, c’est mieux parce que je ne suis même pas certain de te mériter. Le grand Bennet Monaghan mérite-t-il Meredith Carmichael ? Il y a un tas de gens qui semblent penser que non... » Il allait finalement beaucoup plus loin qu’il ne l’aurait pensé. Le fait d’avouer qu’il pouvait se sentir inférieur à elle était une première. Quand il allait bien, il pensait qu’il était la raison de sa réussite mais en fait, elle avait déjà tout cela en elle, tout ce dont elle avait besoin était d’un coup de pied au cul... Lui ou la menace de son père de la déshériter ? Il ne savait même plus. Sans elle il ne savait plus ce qu’il valait et sans elle, il n’avait d’ailleurs plus très envie de valoir quoi que ce soit.

_ « Je n’essaie pas de te remplacer, j’essaie de combler un vide. En vain. [...] J’ai l’impression que contrairement aux gens normaux, le trou qui s’est formé dans mon cœur quand tu m’as quitté, ne cesse de s’agrandir. Au lieu de se refermer doucement, il fait l’inverse, comme si la guérison était impossible. Comme si chaque jour loin de toi ne faisait qu’empirer les choses. » Il avait entendu qu’elle l’aimait encore, mais pire, il avait entendu qu’elle en avait marre de se battre contre lui. Qu’elle aurait préféré mourir que d’avoir à vivre un jour de plus dans ce monde où tous les jours il se tapait une nouvelle nana... Alors ils vivaient le même enfer finalement. Différemment mais c’était bel et bien l’enfer.

_ « Je suis un menteur Meredith ! Le meilleur alors si tu m’as cru... Tu es tout sauf incapable ! » Elle l’était la première fois qu’il l’avait rencontrée, certes, mais aujourd’hui... Certainement pas. Il avait tout suivi de Carmichael Resort depuis qu’elle en avait pris la tête et du haut de ses 26 ans, elle se débrouillait comme un chef !

_ « Je suis fier de toi. » Il aurait voulu la toucher mais ses bras ne bougèrent pas. Il s’était cependant tourné vers elle. Peut-être lirait-elle dans ses yeux ce qu’il n’arrivait pas encore très bien à exprimer par la parole ?

_ « Je ne remue pas le couteau dans la plaie, je veux que tu comprennes mon point de vue... Je suis prêt à vivre avec toi, à t’épouser, à ... Va savoir, à fonder une famille et tout à coup tu me quittes. Je voulais passer chaque seconde de ma vie avec toi... [...] Je suis désolé du mal que je t’ai fait suite à ça. Je suis tellement désolé mais ... [...] Je n’ai jamais ressenti ça auparavant, cette douleur liée à ton absence... Je ne vis plus depuis. Je suis comme mort sans toi. » Ce n’était pas moins confus mais il avait l’impression de tout dire. La douleur, le manque, pourquoi il avait réagi ainsi... C’était important pour lui qu’elle comprenne sa réaction et surtout la force de celle-ci. Elle devait comprendre qu’il ne l’avait pas fait de gaîté de cœur mais c’était son seul moyen pour espérer sortir la tête de l’eau. Une grave erreur puisque de toute façon, il n’avait cessé de couler...
De son côté, il était peut-être également prêt à entendre ce qu’elle avait à dire concernant cette pause qu’elle lui avait demandé. Pause toujours égale à rupture dans son esprit d’ailleurs... Ce serait difficile de le faire changer d’avis là-dessus.
Finalement, il n’était plus parvenu à retenir les larmes et elles coulaient lentement et silencieusement sur ses joues, ne l’empêchant en aucun cas de parler correctement.

_ « Je te dis tout ça parce que je t’aime plus que tout... » Il finit par se relever d’un bond. Trop vite puisqu’il vit des étoiles et qu’il devint encore un peu plus pale. Pas grave.

_ « Tu es mon âme sœur ! » Il lui avait balancé cela tout en se tournant vers elle et en faisant un geste avec son bras.
Dans un sens il trouvait cela ridicule, c’était des mots de gonzesse mais d’un autre côté...

_ « Je ne me suis jamais senti aussi complet que depuis que je suis avec toi. Tu pars, c’est un bout de mon cœur qui s’en va. Un bout de mon âme. Qu’est-ce que je suis censé faire sans ça ? Sans toi ? Tu es tout... Je crève depuis qu’on s’est séparé. Ils ont eu beau essayer de me réparer, ça ne fonctionne pas. J’ai mal tout le temps. Mal de t’en vouloir, mal de t’aimer, mal de ne pas te voir, de te voir et de me battre avec toi... Je n’ai plus envie de ça non plus. Je t’en veux mais l’amour que je te porte prend le pas là-dessus... » Il finit par s’approcher d’elle et se mit à genoux près d’elle, lui prenant enfin les mains et mettant sa tête sur ses cuisses tout en continuant de pleurer.

_ « Tu ne m’as pas perdu... Jamais. »

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mer 18 Mai - 23:41




Meredith & Bennet
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Que voulait Bennet ? Au fond, tout au fond de son coeur, Meredith avait l'espoir que son architecte ne lui refusait pas le droit de partir pour le seul bénéfice de la voir souffrir encore. Mais après tout ce qu'il lui avait dit ... La peur d'une nouvelle déception, d'être à nouveau rejetée, l'empêchait d'entendre ce que Bennet essayait de dire. Pas encore. Maintenant qu'elle lui avait dit ce qu'elle avait à dire, qu'elle l'avait mis en garde sur ce qu'elle avait encore la force d'accepter - autrement dit, pas grand-chose - elle était toutefois prête à se montrer attentive. Ne serait-ce que pour rester là, assise à côté de lui. Aurait-elle vraiment la force de se trouver si loin de lui ? Sur un autre continent ? A des milliers de kilomètres ? Alors même que tout ce dont elle rêvait à l'instant, tandis qu'il se trouvait assis à côté d'elle, c'était de se trouver dans ses bras ?
Bennet parlait d'excuses et, pour la première fois, Meredith eut le sentiment que tout n'était peut-être pas foutu. Au moment où elle n'y croyait plus, Bennet ouvrait enfin la discussion. C'était doux. Il lui rappelait cette monstrueuse erreur qu'elle avait commise en demandant une pause, c'est vrai, et de l'entendre lui dire comment il s'était senti à ce moment-là lui faisait mal, si mal. Elle se sentait coupable depuis le début, en cet instant, plus encore. Mais ce qu'il disait d'elle allait également à l'encontre du dégoût qu'il avait affirmé ressentir à son égard. Et qu'il sous-entende qu'en conséquence, il ne la méritait peut-être pas la révoltait. Elle ne pouvait pas le laisser dire ça. Elle prit la parole pour le contredire.
- Ne dis pas ça ! La seule personne qui puisse juger de qui est bon pour moi, c'est moi. Et ... je ne suis pas certaine qu'en ce moment tu me mérites moins que je te mérite. J'ai tellement honte de ne pas avoir été là pour toi. Tellement honte, et tellement mal. C'était pas ce que je voulais, je te le jure. J'ai essayé de te le dire mais ... mais c'était comme si on n'arrivait plus à se parler. Tout ce que je disais, tout ce que j'essayais de dire ... ça tombait à côté.
Meredith ne comprenait pas forcément que Bennet ait eu besoin de rendre les coups, alors que c'était si peu dans son caractère à elle, mais elle comprenait en revanche ce qu'il avait pu ressentir. Ou non, elle ne le comprenait pas vraiment, car en réalité, depuis que Bennet était entré dans sa vie, vraiment, en tant que son compagnon, elle n'avait jamais eu à affronter la moindre difficulté seule. Il avait toujours été là. Et elle, avait tourné le dos au premier écueil. Il avait le droit de lui en vouloir. Elle aurait tout donné pour faire les choses autrement. Pour que ni lui, ni elle, n'ait eu à souffrir de ses choix.
- Je ne voulais pas te quitter. Ca n'a jamais été mon intention, je te le jure. Je savais pas quoi faire, j'étais ... j'étais perdue. Tu aurais pu mourir. Je voulais pas te laisser, mais Stephen m'a assuré que je ne pouvais pas laisser l'entreprise de côté plus longtemps. Je voulais tout faire bien, et j'ai tout raté. Et après ton réveil ... Il y avait tellement de travail, et ... je sais pas. Je voulais pas que tu t'occupes de moi alors que tu étais si faible. Toi, tu t'es toujours occupé de moi. Et comme je croulais sous les dossiers, je me suis dit que si on se laissait du temps ... mais c'était idiot. Je sais pas ce qui m'est passé par la tête. Je crois que j'ai eu le pressentiment que c'était une erreur avant même de t'en parler. Ce soir là, quand j'ai eu besoin de marcher pour faire le point ... Je me sentais triste à mourir, mais je trouvais aucune autre solution. Je suis tellement désolée de t'avoir fait du mal comme ça. Je te promets, je te jure que c'était pas ce que je voulais. Tu es la dernière personne à qui je voudrais faire du mal.
Pas en l'aimant autant. Pas en ayant autant besoin de lui. Elle le comprenait tellement, quand il disait que le temps n'apaisait pas la douleur, bien au contraire. C'était pareil pour elle. Tout ce qu'il avait ressenti, elle l'avait vécu aussi. Toute la peine, le manque. Une plaie béante, un trou impossible à combler. Elle aussi s'était sentie morte, sans lui. Elle n'avait d'ailleurs pas vécu. Travailler, et essayer de dormir. C'était absolument tout ce qu'elle avait fait. Elle n'avait eu envie de rien d'autre. Entendre Bennet tout dire de ce qu'elle aussi ressentait la bouleversait. Oui, le bout du tunnel était là. Si Bennet l'aimait, s'il la considérait comme son âme soeur, ça irait. Parce qu'il en allait de même pour elle, et que plus jamais elle ne commettrait l'erreur de croire qu'il existait un autre chemin préférable à celui qu'elle suivait avec lui. Quand il s'agenouilla vers elle, rétablissant un contact physique qu'ils avaient perdu depuis trop longtemps, elle éclata en sanglots ; leurs explications, leurs ... retrouvailles ? C'était beaucoup. Peut-être trop pour elle en ce moment. Elle avait l'impression que son coeur explosait sous l'amour et les regrets conjugués. Elle serra ses mains, fort.
- Oh Bennet ! Je t'aime tellement. Je me suis sentie vide, sans toi. Je ferai tout ce qu'il faut pour que tu me pardonnes ... pour que tu oublies. Je te prouverai que tu peux me faire confiance. Tu es toute ma vie. Je savais même pas qu'on pouvait aimer comme ça. Je t'aime. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Sans lâcher ses mains, elle s'était penchée pour appuyer sa tête contre celle de Bennet, tout doucement.
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 19 Mai - 9:57

Can't give up on you
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A ne pas trop réfléchir il était parvenu à sortir plus ou moins tout ce qu’il avait sur le cœur, en ayant néanmoins l’impression que les mots ne pouvait traduire la force des sentiments qu’il avait ressenti et ressentait encore. L’amour ne lui semblait pas assez fort et l’intensité de la douleur très loin de ce qu’il avait en réalité du vivre. Tous ces matins où, seul, il avait pensé encore et encore à leur relation, à elle, à ce qu’il avait manqué, ce qu’il n’aurait pas du faire en bien ou mal. Quand il n’allait vraiment pas bien il se disait qu’elle avait surement bien fait car il avait si souvent été injuste envers elle. Ensuite, il reprenait du poil de la bête et finissait par se persuader qu’il la détestait. Malheureusement, ce n’était jamais vrai.

_ « Je ne pouvais pas t’écouter. J’étais enfermé dans la douleur, tout seul... La douleur et la colère. Je ne comprenais pas pourquoi tu me rejetais alors que j’avais tout fait pour que de ton côté tu remontes la pente après l’enlèvement... Je trouvais ça injuste et cruel. [...] Je m’étais fait cette idée de toi où jamais tu n’aurais cherché à me faire du mal. Une vision de notre couple où seul moi pouvait merder et blesser l’autre. Je suis tombé de haut. » Il n’y avait pas de réels reproches dans le son de sa voix. Il expliquait. C’était d’ailleurs la première fois qu’il s’exerçait à un tel sport. Parler de ce qu’il avait réellement en tête et sur le cœur ne faisait pas partie de ses activités favorites. Il s’y soumettait néanmoins, pour elle et surtout pour eux. Pour lui, quelque part. Qu’ils parviennent ou non à s’entendre, au moins, il aurait vidé son sac. C’était peut-être ça, la clé de la guérison ? Pas dit... Seul le contact avec Meredith pouvait le faire se sentir mieux. Lui dire tout cela et ne pas ensuite être assuré qu’ils iraient bien ensemble ne l’aiderait finalement pas. Il finirait par se sentir encore plus misérable.
Dans sa tête, les cartes étaient dans la main de Meredith. C’est elle qui devrait décider de leur sort. Ensemble ou séparément. Lui, tout ce qu’il désirait était de se coucher n’importe où avec elle dans les bras et dormir pendant au moins une semaine. L’avoir contre lui et la sentir, la toucher, l’embrasser, l’écouter respirer, la regarder... C’était ce qu’il voulait qu’elle lui offre.

_ « J’aurai préféré mourir tu sais, plutôt que de ne plus t’avoir auprès de moi par la suite. [...] « Une pause »... Tu... Tu ... Me demandes une pause alors qu’on ne se voyait déjà plus. Mes journées consistaient à t’attendre... J’étais complètement impuissant... J’étais faible parce que tu n’étais pas là !! » A ce moment-là, pour cette phrase, il avait haussé le ton.
Si elle avait été à ses côtés il n’aurait pas été faible, et d’ailleurs, il n’était pas faible, pas vraiment... Ce qu’il détestait ce mot et d’autant plus quand on l’associait à sa personne !

_ « Pour aller mieux, c’est de toi dont j’avais besoin. Tu es partie, j’ai fait une crise cardiaque... Je pense que c’est un signe assez explicit de ce que peut être ma condition quand tu n’es pas dans le coin. » Il avait effectivement fait une espèce d’infarctus après le départ de Meredith. Heureusement que son infirmière avait été présente car sans elle il serait surement mort sur son tapis, entouré de débris de lampe.

_ « Je ne veux pas de temps loin de toi ! [...] Je ne sais pas ce que toi tu veux, ce que tu es prête à accepter après tout ça. Ce que tu me pardonnes ou non... Mais saches que de mon côté et malgré tout, je ne peux pas vivre sans toi. Tu ne peux pas partir en Suède. Tu ne peux pas non plus démissionner. Tu ne peux pas tout quitter. Moi, le pays, l’entreprise... Ce n’est pas toi. Tu n’es pas une lâcheuse. S’il te plait reste... Reste avec moi. Je t’en supplie Meredith. Il n’y a que toi qui compte pour moi. » Il n’allait pas non plus dire que si elle partait il se suiciderait, non. Mais il avait une vision assez claire de ce que serait sa vie si réellement c’était la dernière fois qu’ils se voyaient : Il arrêterait les filles, parce qu’à quoi bon ? Il finirait par ne plus sortir en boîte. Il reprendrait le boulot et ne ferait plus que cela. S’il n’avait plus Meredith, il pourrait au moins se consoler dans le bras de sa grand-mère. Sa vie serait d’un triste absolu mais tant pis. Toutes ces dernières semaines de débauche l’avaient épuisé et sa grand-mère avait raison, il allait finir par se mettre à défaut à agir comme il le faisait. Les clients ne voudraient pas un architecte qui passe sa nuit en clubs avec à son bras une ribambelle de poufiasses. Tony Stark ou Bruce Wayne pouvaient se le permettre, mais pas lui. Pas quand en plus il n’arrivait même plus à être productif au travail.

Il s’était jeté à ses genoux et elle avait fini par lui prendre les mains.
C’était comme revivre. Sentir sa peau contre la sienne. Ses mains fraîche mais qui lui insufflait une chaleur qu’eux seuls pouvaient ressentir. Il eut l’impression de pouvoir respirer à nouveau.
Lentement, il se redressa pour s’asseoir à ses côtés et la prendre contre lui. La serrer fort, sa tête contre son torse. Se bercer. Lui caresser les cheveux et pleurer avec elle. Combien de fois avait-il pleuré devant cette femme ? ... Il n’en n’avait jamais eu honte et aujourd’hui ne ferait pas exception à la règle. Ce qu’il faisait là était ce qu’il y avait à faire pour leur bien. Il devait en finir avec la colère !

_ « Si tu oublies, j’oublie. Si tu me pardonnes, je te pardonne. Si on peut à nouveau être ensemble alors le reste n’existe plus. Nos moments difficiles n’existeront plus ou au mieux, ils seront un rappel, quand on se disputera, parce que ça arrivera forcément avec moi... Ce sera un rappel que l’un sans l’autre on n’est rien. » Il continuait à la bercer doucement en lui embrassant encore et encore le crâne. Sa Meredith... Elle ne sentait pas non plus comme il en avait l’habitude mais elle était dans ses bras. Elle lui avait dit qu’elle l’aimait et qu’elle n’avait jamais voulu se séparer de lui. Elle lui avait dit avoir ressenti la même douleur que celle qu’il avait eu à vivre. Ils étaient liés et à l’instant il avait réellement l’impression qu’avec juste un tout petit peu de bonne volonté, ils s’en sortiraient.
Après, en pratique, ce qu’il voulait exactement, il n’en savait trop rien. Mais le moment présent était suffisamment agréable (de l’avoir là contre lui), pour qu’il ne pense pas encore au futur et à la façon dont les choses se passeraient en pratique.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 19 Mai - 20:08




Meredith & Bennet
Don't let me
Meredith n'avait pas voulu tout ça. Ni sembler le rejeter, ni le faire souffrir comme elle l'avait fait souffrir. Cette idée de pause, elle l'avait eue pour eux. Autant elle ne se rappelait pas comment elle en était arrivée à la conclusion qu'une pause résoudrait leurs problèmes - ses problèmes - autant elle était absolument certaine d'avoir voulu le préserver, à l'époque. Mais aujourd'hui, en regardant les événements des dernières semaines, elle se demandait comme le fait de se séparer, même pour un temps, aurait été sensé les aider. Elle ne se reconnaissait pas dans cette forme d'égoïsme qui avait consisté à le tenir à l'écart parce qu'elle devait travailler. Il y avait le faire qu'il n'ait pas à s'occuper d'elle bien sûr, mais elle ... elle aurait dû rester là pour lui. Elle avait perdu pied, et n'avait finalement pensé qu'à elle - non, non, pas juste à elle, la volonté de lui éviter des iquiétudes à son sujet était réelle. Elle avait, quoiqu'il en soit, pris la plus mauvaise des décisions. Se le pardonnerait-elle ? Pas quand il disait finalement ce qu'elle supposait : elle était la cause de son problème cardiaque. S'il devait aujourd'hui supporter un traitement à vie, c'était à cause d'elle et de cette décision sans queue ni tête.
- Si tu savais comme je m'en veux pour ça. Ta grand-mère m'a dit que tu aurait un traitement toute ta vie, et c'est de ma faute ...
Même s'ils parvenaient à se retrouver, même s'ils jouissaient ensuite d'une longue vie de bonheur ensemble, il y aurait toujours ça. Cette affection cardiaque, et le traitement qui en découlait, par sa faute.
C'était fini. Fini de lui faire du mal. Quoiqu'ils deviennent, ensemble ou non, elle répondrait toujours présente pour lui. Evidemment, elle espérait qu'ils feraient à nouveau la route côte à côte, et c'était un peu ce qu'elle comprenait entre les lignes, mais il faudrait pardonner, d'abord. Elle, était prête à passer l'éponge sur tout. Certaines choses qu'il avait dites et faites prendraient peut-être du temps, Meredith n'en savait rien, mais elle avait la volonté de parvenir à lui pardonner, à la fin.
- C'est toi que je fuyais, le toi qui ne voulait plus de moi. Je n'ai pas plus envie d'aller vivre en Suède que de me faire bonne soeur. Si tu me demandes de rester, je reste.
La question de Carmichaël Resort était plus délicate : tous les jours, on lui disait que l'entreprise se portait bien et, vu de l'extérieur, les chiffres étaient excellents, effectivement. Après une plongée suite à l'annonce du décès de son père, le cours de l'action avait remonté de façon prodigieuse, depuis qu'elle avait pris le poste de PDG. Mais ce que personne ne pouvait voir, à moins de connaître intimement Carmichaël Resort, c'était que ces résultats ne disaient pas l'avenir. Selon les dires de Stephen, qui connaissait l'entreprise peut-être mieux qu'elle la connaîtrait jamais, elle préparait un avenir difficile à la société en ne se montrant pas à la hauteur. Il fallait qu'elle parte, mais qu'allait-elle devenir à New York alors ? Elle ne voulait pas être une de ses femmes qui ne vivait que d'actions caritatives et d'organisation d'événements de charité et de mécénat. Sa mère avait aimé faire ça, Meredith, elle, avait hérité de son père un goût pour l'entrepreneuriat.
- Mais je dois quand même quitter l'entreprise. Pour son bien. Stephen pense que je mets en danger son avenir, et je ne peux pas me le permettre. Ce n'est pas de la lâcheté. Je prends mes responsabilités. Je ne sais pas ce que je ferai en remplacement ...
Elle soupira. En faisant abstraction des difficultés, diriger son entreprise lui avait plu. Elle préférait cependant avoir Bennet, et c'est à cette idée qu'elle se raccrocha.
- ... mais si je t'ai toi, ça ira. Je trouverai bien quelque chose pour lequel je sois faite.
Hormis aimer son compagnon, et vouloir passer sa vie avec lui. C'était ce qu'il lui proposait. Pardonner, oublier. Enterrer la hache de guerre entre eux. Elle ne demandait que cela. Se pelotonner dans ses bras, et savourer la sensation que les choses reprenaient leur cours normal, enfin.
- Ce n'est pas à moi de t'en vouloir. Si tu dis que tu m'aimes, je te crois, et c'est oublié.
Peut-être pas dans l'instant, mais cela viendrait. Dès lors qu'elle avait pris la décision d'oublier, elle saurait le faire. Là, dans ses bras, il n'y avait rien qu'elle ne pouvait affronter, et elle s'autorisa à rester comme ça pendant de longues minutes, pleurant encore doucement de soulagement, tandis qu'il la berçait.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 19 Mai - 21:16

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Bennet ne tenait pas Meredith pour responsable de son problème cardiaque. C’était l’accident qui avait accéléré le tout en premier lieu. Enfin... Sa fragilité venait de sa très grande nervosité et de son style de vie. L’accident et la façon dont son cœur avait été malmené au moment de sa réanimation sur place avait aggravé sa condition et, oui... Le choc de la rupture avec Meredith en avait été l’apothéose. En était-elle pour autant fautive ? Cela ne lui était pas réellement venu à l’idée. C’était arrivé, point. Qu’elle s’en veuille le surpris d’ailleurs un peu car lui qui était très fort pour trouver des coupables à ses soucis avait plutôt mis tout sur le dos du chauffeur de la berline que sur celui de sa belle et ce, même s’ils s’étaient quittés.

_ « Tu as parlé à Gran ? » Ca... Il ne l’avait pas vu venir. Quand ? Il savait que sa grand-mère avait discuté avec Ludmilla mais pas avec Meredith, elle ne lui avait rien dit. Ce n’était pas un problème. Il comprenait juste un peu mieux le comportement de Georgiana et cet engouement qu’elle semblait avoir pour Meredith. Il ne l’avait d’ailleurs jamais vue s’opposer à lui sur le sujet de l’amour. Normalement elle essayait de rester à l’écart de la vie sentimentale de son petit-fils mais depuis Meredith, elle semblait vouloir s’imposer comme une espèce de coach de l’amour !

_ « Ne dis pas ça. C’est comme ça. J’étais fragile avant. [...] Mon rythme de vie, l’alcool, la boxe, ... Tu sais... [...] Ce n’est pas ta faute. »
Elle dit ensuite exactement ce dont il avait besoin pour lui demander clairement de ne pas le quitter. Il l’avait plus ou moins fait avant mais n’avait obtenu aucune réponse que le satisfaisait, là, vu la façon dont elle proposait la chose, elle serait obligée de répondre.

_ « Je te le demande, reste. Ne pars pas là-bas et ne me quitte plus. » C’était assez clair non ?
Encore une fois, la suite lui était inconnue « Yesterday is history, tomorrow's a mistery ». La façon dont se passerait les choses entre eux, il ne pouvait la deviner. Est-ce qu’ils revivraient ensemble ? Où ? New-York ? Whistler ? Paris... Et ce soir ? Il y avait énormément de questions en suspens. Bennet n’était pas fan de l’inconnu mais là, il était obligé de faire avec. C’était terrifiant mais s’il avait la promesse de la retrouver à la fin, c’était suffisant. Il voulait croire que c’était suffisant.
L’évocation du travail et de la place de Meredith au sein même de son entreprise ne lui plut pas car encore, elle disait qu’elle devait démissionner. Ce qu’il ne comprenait pas était pourquoi. Elle ne pouvait pas quitter son poste ! C’était impossible et même interdit !
Quand il avait demandé sa main à ses parents, son père lui avait dit qu’un jour elle serait à la tête de RC et qu’elle aurait peut-être besoin d’un soutien et qu’il espérait que Bennet soit ce soutien. L’architecte en avait alors fait la promesse à son père, il s’assurerait que Meredith tienne le coup, car oui, ce serait difficile. Il ne pensait pas si bien dire... A ce moment-là, personne ne savait que les choses viendraient beaucoup plus vite qu’ils ne l’auraient pensé.
Une autre chose que le père de Meredith avait confié à son futur fiancé : Sa confiance en sa fille. Il savait qu’elle serait à la hauteur. Oui, il demandait un soutien mais il n’avait pas demandé à Bennet de vérifier derrière Meredith son travail, non, certainement pas, il lui avait juste demandé d’être là pour elle. Il le savait, sa fille s’en sortirait.
Il n’allait donc pas la laisser partir et tout abandonner.

_ « Stephen ? Tssss... [...] Ton père, lui, pensait que tu t’en sortirais très bien et c’est ce que tu fais. Tu t’en sors à merveille. L’entreprise se porte comme un charme. J’ai suivi ta prise de fonction et le reste. Tout le reste... Tu es une excellente PDG et ne laisse pas Mr Miller ou moi ou n’importe qui d’autre te dire le contraire. Tu ne mettrais son avenir en péril que si tu démissionnais. » Il lui avait doucement pris le visage entre ses mains pour lui dire cela. Il n’accepterait pas qu’elle tourne le dos à son héritage !

_ « C’est TON entreprise Meredith. Elle porte TON nom. C’est une part de ton histoire familiale. Tu ne peux pas lui tourner le dos. On ne tourne pas le dos à sa famille, à son héritage. » Ah ça... Non ! C’était en tout cas la politique des Monaghan. La famille avant tout et s’il y avait un business dedans, il fallait également en prendre compte.
Il insistait tout en restant le plus doux possible, mais ferme. Elle devait comprendre et surtout, changer d’avis. Elle allait rester à la tête de son empire ! C’était un ordre même s’il arrondissait les coin comme il le pouvait !

_ « Je t’aime... Je t’aime et... Rentre avec moi. Je ne peux pas te laisser ici, repartir seul. Repars avec moi... Tu es libre de faire ce que tu veux non ? » Il ne savait pas ce que les médecins lui avaient dit. D’ailleurs, il n’avait même pas demandé. C’était vraiment tout Bennet ! On lui avait dit qu’elle avait été admise car épuisée, il n’en avait pas demandé plus et ne s’était pas inquiété outre mesure.

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Dernière édition par Bennet Monaghan le Ven 20 Mai - 8:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 19 Mai - 23:24




Meredith & Bennet
Don't let me
Oh ... Georgiana n'avait pas parlé à Bennet de leur entrevue. Meredith espérait que son architecte n'en tiendrait pas rigueur à sa grand-mère ... Partant du principe qu'ils étaient en train de recoller les morceaux, il n'y avait pas de raison que ce soit le cas mais il avait parfois des réactions que Meredith avait tant de mal à comprendre. Mieux valait qu'elle explique, pour éviter les drames.
- Oui. Après qu'on se soit vu toi et moi, la dernière fois ... j'avais décidé de ne plus essayer de te convaincre. Je voulais tourner la page mais ... je savais pas pourquoi tu avais été opéré, ni comment tu allais exactement. Tu ne voulais rien me dire, Linoy ne savait rien ... Et Julia m'a raccroché au nez quand je l'ai contactée ... Je pouvais pas imaginer tirer un trait sur toi sans m'être rassurée sur ta santé alors ... je devais aller dans les Hamptons, visiter une propriété que Père avait repérée avant sa mort. J'ai appelé ta grand-mère, sur un coup de tête, et elle a accepté de me recevoir.
Meredith n'y avait pas obtenu les informations qu'elle espérait, réellement, mais ... Georgiana avait eu raison sur toute la ligne quand même. L'héritière lui devait-elle quelque chose dans cette réconciliation avec son amour ? A supposer qu'elle découvre un jour que ce soit le cas, elle lui en serait éternellement reconnaissante.
- Mais elle ne savait pas vraiment me dire. Quand tu dis que tu étais fragile ... tu veux dire, avant l'accident ?
Il n'en avait jamais parlé ... Le disait-il pour minimiser sa responsabilité ? Il avait toujours tellement fait en sorte de la protéger, que cela n'aurait même pas surpris Meredith. Elle ne comptait toutefois pas se battre avec lui pour aller au bout des choses. Ce n'était pas ce qui comptait vraiment, à l'instant. Ce qui comptait, c'était qu'ils se comprennent enfin à nouveau, qu'ils se parlent enfin à nouveau. Qu'ils puissent à nouveau envisager d'être deux, ensemble.
_ Oui. Oui, je reste. Je ne veux plus jamais être séparée de toi, Bennet.
Ce que ça signifiait exactement ? Meredith ne le savait pas plus que Bennet. Se projeter dans un futur même proche était un trop gros effort, pour le moment. Jusqu'à lundi matin, elle resterait ici. Elle passerait ensuite deux jours encore au siège de Carmichaël Resort pour liquider ses dossiers et préparer son départ, mais à compter de mercredi ... ce serait l'inconnu, puisqu'elle ne partait plus. A vrai dire, elle ne savait même pas où elle dormirait le lundi soir ; elle ne se voyait pas retourner chez Stephen et Lynette, compte tenu des circonstances. Il faudrait qu'elle fasse préparer l'appartement de ses parents, sans doute ; elle avait envisagé une fois ou deux d'y retourner, mais cela lui faisait un peu peur. Une seule chose était certaine : quelque chose dans le ton de Bennet quand il prononçait le nom de Stephen attisait sa méfiance. Pas au point de remettre en cause dans l'esprit de Meredith ce qu'il lui avait reproché mais ... elle ne savait plus. Bennet disait que l'entreprise se portait bien, et qu'elle faisait du bon travail et, tout comme elle était prompte à croire ses insultes et ses dénigrements, elle était prête à lui faire confiance sur ses capacités professionnelles. Pas au point de lui faire changer d'avis tout de suite, non. Mais ... peut-être devrait-elle réfléchir. Si Bennet evenait dans sa vie ... tout était plus facile, avec lui.
- Je ... je ne sais pas. Je ne cherche pas à tourner le dos à mon entreprise, mais je dois faire ce qui est le mieux. Pour mes employés. Il faudra ... que j'y réfléchisse.
L'argument de ne pas tourner le dos à son héritage et à l'histoire familiale faisait mouche également, elle devait l'avouer. Carmichaël Resort n'était pas une vieille entreprise, mais ... oui, elle portait son nom. Peut-être ne s'était-elle pas battue assez fort. Elle ne savait plus bien. Bennet avait le don de tout remettre en cause, comme à son habitude, mais elle ne lui en voulait pas. Elle n'avait pas oublié, pendant ces quelques semaines de séparation, tout ce qu'il lui avait apporté auparavant. Les yeux plongés dans les siens, son cerveau tournait plus vite qu'il avait fait depuis un bon moment. Tout allait vite, en fait, même cette réconciliation avec Bennet dont elle n'avait osé rêver. C'était trop rapide, cette fois.
- Je ... Je ne peux pas. Enfin ... Je peux partir oui mais ... je suis toujours fatiguée Bennet. Je ne veux pas rentrer à New York maintenant. Ce n'est pas contre toi, contre nous ! Je n'ai pas envie de te quitter mais ... je n'ai pas la force d'affronter tout ça.
Pas maintenant, non. Elle avait besoin de ces quelques jours supplémentaires pour se préparer à revenir sur le devant de la scène. En vérité, Meredith aurait préféré pouvoir faire le contraire, et que Bennet reste ici. Cela ne lui aurait d'ailleurs pas fait de mal non plus, de se reposer au calme. Mais c'était une clinique, pas un hôtel ou une retraite de luxe.
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Ven 20 Mai - 9:48

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Meredith ✧ Bennet
Gran ne lui avait rien dit concernant la visite de Meredith dans les Hamptons. Peut-être l’avait-elle insinué mais il n’avait pas entendu. Si les choses fonctionnaient réellement avec Meredith dans l’avenir et qu’elle rentrait de façon officielle dans la famille Monaghan, l’architecte serait assuré que « l’armée » de femmes de son clan comprendrait une nouvelle amazone ! D’un côté il était ravi que cela se passe ainsi et que Georgiana apprécie tant Meredith, mais de l’autre, cela voulait dire la partager ! ... Très honnêtement, cela le rassurait. Si sa grand-mère semblait avoir une confiance aveugle en Meredith, alors elle ne pouvait pas se tromper. Jamais les relations n’avaient été aussi simples avec Charlotte. Sa famille l’appréciait, oui, mais elle appréciait surtout ses parents avec lesquels ils étaient très amis. Charlotte n’avait jamais été considérée chez les Monaghan comme l’égal de tous... Elle était Charlotte, la femme de Bennet, celle avec laquelle on doit faire et que l’on accepte bien volontiers mais dont on ne s’occupe pas plus que cela. Avec Meredith, c’était bien différent. Si ses parents ne montraient pas grand-chose, sa grand-mère, elle, ne cachait pas son affection envers l’héritière !
Il n’allait par conséquent pas se fâcher au sujet de cette visite « secrète ». Il n’avait plus envie de se fâcher et puis, en quoi cela devait-il réellement le mettre en colère ? Gran avait le droit de voir qui elle voulait, surtout qu’il savait que son seul désir était de réunir le couple séparé et quant à Meredith... Lui en vouloir ? Encore ? Trouver une nouvelle raison pour la fustiger alors qu’ils se retrouvaient enfin ? Non. Certainement pas et encore moins quand la raison était qu’elle s’entendait bien avec sa famille !

_ « Elle t’a raccroché au nez ?! » Il connaissait son assistante par cœur et pourtant, elle parvenait encore à l’étonner. Il fit d’ailleurs une moue de surprise accompagné d’un léger sourire un peu étrange puisque les larmes n’avaient pas encore séché sur son visage. Il préférait d’ailleurs caresser la nuque de Meredith plutôt que d’effacer les signes de leur réconciliation.

_ « Je lui parlerai. » Il le faudrait parce que Julia n’avait pas caché son aversion envers Meredith depuis la séparation. Elle et Vivian s’étaient « liguées » et il faudrait qu’il arrange tout cela. Avec sa mère surtout... Mais Georgiana pourrait l’aider. Pour Julia... De par sa position hiérarchique elle se devrait d’être aimable avec Meredith non ? ... Mouais... Les colombiennes ! Il lui parlerait.

_ « Tu as eu raison. Ma grand-mère... [...] Je ne sais pas ce que tu lui as fait, mais, elle tient beaucoup à toi et à l’idée de « nous ». » En gros, oui, si Meredith devait remercier quelqu’un pour la présence de Bennet à ses côtés aujourd’hui, c’était bien Georgie. Sans elle, il ne serait jamais venu et n’aurait pas à la place, ouvert la lettre. Non. Jamais. Avant que sa grand-mère ne le menace il n’était pas prêt à bouger. Il savait qu’il allait droit dans le mur et qu’il se détruisait. Qu’il était surement l’une des deux personnes les plus malheureuses sur cette terre mais il s’en fichait. Il ne voulait pas donner à Meredith la satisfaction, encore, de l’avoir fait venir à elle. C’était toujours ainsi que cela se passait entre eux. Il revenait en rampant... C’était un peu différent aujourd’hui puisque c’était elle qui était à l’origine de leur séparation mais... Voilà, il venait et il suppliait. Il faudrait qu’il se le promette, ce serait la dernière fois. Ils ne se sépareraient plus jamais. Il n’aurait plus peur de ses sentiments, plus peur de rien en ce qui la concernait et ce même si... Elle lui demandait un chien ou... D’acheter à deux une maison ou... Un bébé. Si... Pour un bébé il flipperait, mais il ne la quitterait pas pour cela ! Il avait eu l’intention de l’épouser alors finalement, tout cela n’était plus qu’une formalité.

_ « Si, elle sait... J’ai eu une déchirure du myocarde et oui, j’étais fragile avant, à cause de la boxe, des coups que je me suis pris et de tout ce que j’ai pu ingérer comme substances quand j’étais ado. Tout ça a été découvert après l’accident... C’est comme ça. Ce n’est pas ta faute. » Elle en découvrait plus en quelques minutes sur sa vie que durant toute leur relation.
Bennet avait fait des combats de MMA quand il était plus jeune et il n’avait pas toujours gagné, il s’était sacrément fait amoché... Les coups qu’il s’était pris au niveau de la poitrine étaient très certainement la cause de sa fragilité. Ensuite, il y avait eu la cocaïne. A l’adolescence, Bennet avait fait tout un tas d’expériences... Sexe, drogues, alcool... La folle époque ! Certains s’en sortent indemnes et d’autres moins... Aussi fort qu’il puisse paraître, Bennet faisait en réalité partie de ceux qui n’auraient pas dû car leur corps ne suivait pas. Il avait été un petit garçon assez frêle à vrai dire, pour lui, tout cela n’était donc pas surprenant.

Y avait-il de l’espoir quant au fait que Meredith reste à CR ? Elle allait y réfléchir... C’était un assez bon signe non ? Il reviendrait à la charge mais plus tard. Il ne fallait pas l’assommer de conseils ou d’ordre vu la façon dont Bennet donnait ses conseils. Elle n’était pas encore prête à traiter avec Bennet le businessman ! Plus tard ils en reparleraient. Demain ou... Où seraient-ils demain ? Ensemble ?
C’était cela qui l’inquiétait le plus à l’instant. S’il devait repartir seul, il ne le supporterait pas. Ce n’était plus le moment de les séparer. S’ils se séparaient ce soir il avait l’impression que jamais ils ne parviendraient à recoller les morceaux.
En guise de réponse à Meredith concernant sa démission il lui offrit un doux sourire accompagné d’un baiser sur le front puis il la reprit contre lui, continuant de lui caresser la nuque. Jamais il n’avait autant senti ses os. Il détestait cela. Ils ne la faisaient pas manger dans cet établissement ? Qu’elle dorme, ok, mais il fallait peut-être la nourrir non ? Il détestait sentir ainsi ses os et la voir si frêle et minuscule.

_ « Je t’embêterai pas et tu pourras te reposer... [...] Oh... » Pas à NY. Ok... Il n’allait pas insister sur ce point. Etrangement, il n’avait pas non plus très envie de rentrer dans la grosse pomme et pourtant... Ce qu’il aimait cette ville ! Un peu moins depuis qu’elle et lui n’étaient plus ensemble et l’idée d’y retourner et de tout affronter là-bas alors qu’ils auraient à peine eu le temps de réellement se retrouver ne l’enchantait guère.

_ « A Boston ? Est-ce que tu rentrerais avec moi à Boston ? Ma maison sera parfaite. On sera tranquilles là-bas et tu pourras te reposer autant que tu veux. Je m’occuperai de toi. » Oui, enfin... Dans la limite du raisonnable. S’il fallait lui faire un thé... Peut-être... Mais lui faire cuir un truc à manger... De toute façon, tout ce qui était de l’ordre des problèmes de la vie courante ne les concernait pas.

_ « Je peux booker un vol privé et une voiture là-bas. Ensuite direction la maison et tu n’auras plus à sortir si tu n’en as pas envie. » C’était évident qu’il cherchait la meilleure solution pour qu’elle reparte avec lui. Il n’aurait pas accepté que cela se passe autrement.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Ven 20 Mai - 17:47




Meredith & Bennet
Don't let me
- C'est peut-être un grand mot. Enfin ... J'ai appelé à ton cabinet, je suis tombée sur elle et quand je me suis présentée, elle m'a dit que tu étais occupé, m'a saluée, et a raccroché. Avant même que j'aie le temps de lui dire que c'était à elle que je voulais parler. C'est rare, d'avoir des gens aussi fidèles.
En temps normal, Meredith n'aurait jamais supporté qu'on lui parle et qu'on la traite ainsi : se faire envoyer promener, elle ? Mais, si sa rupture avec Bennet lui avait bien appris une chose, en dehors de lui ouvrir les yeux sur le besoin pratiquement viscéral qu'elle avait de lui, c'était l'humilité face à ses erreurs, elle qui finalement en commettait si peu d'aussi graves Elle n'en voulait pas à Julia, pour ce qu'elle avait fait
- Ne le lui reproche pas, s'il te plaît.
Tout ça serait derrière eux à compter de maintenant, de toute façon. Meredith acceptait de garder en elle un certain nombre de souvenirs de la période, mais uniquement, comme Bennet l'avait dit, pour que cela leur rappelle qu'être séparés ne leur réussissait pas du tout. Elle doutait, cela dit, d'oublier un jour à ce point l'erreur commise, qu'elle recommencerait. Sa vie était avec Bennet, chaque fibre de son corps et de son âme le disait. Personne d'autre ne pouvait l'apaiser, la faire se sentir bien comme lui le faisait, juste en lui caressant la nuque ou en la prenant dans ses bras. Charles avait bien essayé de la réconforter ainsi et, si elle avait apprécié un peu de tendresse, elle se rendait d'autant mieux compte maintenant, par comparaison, où était sa place. Dire qu'elle aurait pu perdre tout cela à jamais ... Comment avait-elle pu oublier ce qui était si essentiel à sa vie ?
Heureusement que d'autres avaient été clairvoyants pour eux, comme Georgiana. Avec le recul, Meredith prenait conscience que oui, lors de leur entretien, elle n'avait pas tant défendu son petit-fils que soutenu leur couple.
- Je crois que nous lui devons quelque chose, dans cette histoire ...
Ludmilla l'avait encouragée à se battre, également. Stephen et Lynette, en revanche ... Le sujet n'avait jamais été abordé de manière frontale : ils n'étaient pas de la famille, ni assez proches d'elle pour avoir un droit de regard. Mais peut-être auraient-ils dû s'en mêler tout de même ? Il avaient été les mieux placés pour constater qu'elle allait mal, après tout. Meredith ne savait plus quoi en penser ... Elle avait pris l'associé de son père pour un allié mais Bennet, avec les mots qu'il distillait, remettait tout en cause. Il n'attaquait même pas Stephen, non, il se contentait de présenter les choses d'une manière qui n'était pas celle de son associé. Entre les deux, c'était évidemment à son compagnon retrouvé que Meredith accordait le plus de crédit. De là à remettre en cause sa démission ? C'était trop tôt pour le dire, mais une chose était certaine : Meredith aurait beaucoup à réfléchir dans les jours à venir, elle qui ne l'avait plus vraiment fait depuis son arrivée au centre.
Cela contribuait à ce qu'elle ne souhaite pas rentrer à New York immédiatement. Elle n'y serait pas tranquille. Elle n'y serait pas vraiment anonyme, on la solliciterait. On penserait qu'elle pouvait déjà remettre le pied à l'étrier. Même avec Bennet à ses côtés, ce n'était pas le cas. Elle avait encore besoin de repos, et de pais. Elle ne craignait pas que Bennet trouble cette paix, bien au contraire : il contribuait à la lui apporter. Mais la ville ... New York était mauvaise pour elle, pour le moment.
Et Boston ? Oh ... Bennet en avait déjà parlé, bien sûr. La ville était le fief des Monaghan, et Meredith savait qu'il y possédait une maison depuis longtemps. Déjà à l'époque de leur rencontre, il se battait avec son ex-femme à ce sujet, pour le divorce. Jamais, pourtant, il ne l'y avait invitée.
Boston pouvait être une bonne idée oui, si son architecte garantissait qu'ils y seraient tranquilles. Elle, lui, juste tous les deux. Comme dans un cocon ? L'idée était bien plus séduisante que rester seule ici, de toute manière.
- Je crois que ça me plairait, oui. Tant qu'on reste ensemble.
Et même si, en étant responsable de tout ça, elle aurait dû elle s'occuper de lui et non le contraire, le fait qu'il s'engage à prendre soin d'elle lui convenait bien. Juste elle, et lui. C'était exactement ce dont ils avaient besoin. Elle avait besoin de le retrouver.
- Moi aussi je m'occuperai de toi. Tu n'as pas bonne mine, Bennet.
Elle avait quitté son étreinte pour lui faire face, et poser les mains de chaque côté de son visage pour le caresser de ses pouces, essuyant les larmes sur ses joues au passage.
- Je vais prévenir que je pars, pendant que tu t'occupes des réservations. Ne dis à personne que je rentre avec toi, s'il te plaît. Je préfère qu'ils me croient ici.
Une bourrasque de vent, qui soufflait un peu plus fort, vint lui mettre les cheveux dans le visage et, tandis qu'elle récupérait ses mains pour les remettre en place, elle se leva, attrapant la main de Bennet pour qu'il rentre avec elle vers le centre. Leurs doigts entrelacés, elle le serrait fort, comme s'il avait pu disparaître d'un seul coup. Arrivée devant sa chambre, elle ne le laissa pas s'éloigner pour téléphoner, et entra avec lui ; devant elle, sur la table, un bouquet. Pivoines, hortensias blancs. Leurs fleurs à tous les deux. Et une boîte de macarons, ses préférés. Elle se tourna vers lui, un sourire aux lèvres, et l'embrassa sur la joue ; il savait tout d'elle, tous les petits détails. Tout ce qu'elle préférait. Il était même probablement le seul à savoir tout ça. On lui offrait si souvent des roses, qu'elle n'aimait même pas vraiment ... Quant aux macarons ... s'approchant de la table, elle en prit un dans l'instant, avant de tendre la boîte à Bennet pour qu'il se serve également. A ce moment-là, on frappa à la porte restée par ailleurs entrouverte.
- Entrez.
Son infirmière. Une jeune femme charmante, discrète mais efficace. Le genre de personne que Meredith avait apprécié avoir à ses côtés pendant son séjour.
- Mademoiselle, nous avons préparé une table pour vous sur la terrasse, à l'abri du vent. Avec deux couverts, évidemment.
- Je vous remercie. Pourrez-vous également dire au docteur Rycroft que je souhaite le voir, et faire préparer mes affaires, s'il vous plaît ? Je vous quitte plus tôt que prévu. Mais ... ne le dites à personne s'il vous plaît. Je ferai passer mes consignes au docteur.
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Dim 22 Mai - 14:40

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Julia... Julia... Cela ne l’étonnait pas de sa part et d’ailleurs il pouvait même imaginer la tête qu’elle avait faite en reconnaissait la voix de Meredith au téléphone et sa tête, une fois qu’elle a raccroché. Elle avait dû jurer en espagnol en s’indignant sur le toupet que Meredith avait d’oser appeler au cabinet de Bennet alors qu’elle était la source même de tous ses problèmes ! Julia était l’assistante rêvée. Peu importe ce que faisait Bennet, au final, la faute incombait toujours aux autres.

_ « Okay ... Je sais. » Il n’allait pas non plus l’augmenter pour avoir filtré ses appels et lui en avoir évité un de Meredith. D’autant plus que selon ce que sa belle retrouvée lui disait, c’était à son assistante qu’elle voulait parler et non à lui.
Il se doutait maintenant que la prochaine rencontre entre les deux jeunes femmes ne serait peut-être pas très agréable pour l’une ou l’autre. Il ne laisserait pas la colombienne manquer de respect à celle qu’il considérait encore et malgré tout, comme la femme de sa vie. Julia devrait s’y faire. S’il pardonnait, elle le devrait aussi. Il aurait donc surement une conversation avec elle afin de remettre les points sur les « i » mais contrairement à ce que Meredith pensait, suite à sa demande de ne pas lui faire de reproche, il serait « doux ». Il n’allait pas engueuler Julia pour avoir voulu le protéger. Hors de question, surtout qu’il la connaissait bien maintenant et tout ce qu’elle faisait était toujours destiné à faciliter la vie de son boss, de son ami en réalité, voire, de son frère ou quelque chose comme cela. Leur relation était surprenante quand on les connaissait tous les deux mais elle fonctionnait à merveille. Leur impulsivité respective se complétait assez bien. Elle montait en pression pour bien moins que Bennet et redescendait plus rapidement que lui. Par contre, quand elle vous avait dans le nez, c’en était terminé. Bennet finissait par ignorer et la personne finissait juste pas mourir dans son esprit. Julia, elle, continuait d’être furieuse et plutôt que d’imaginer la personne morte, elle s’imaginait la tuer !

_ « Non, ne t’inquiète pas, mais je lui parlerai. » C’était indispensable sinon les choses pourraient empirer. Elle aimait Bennet et voulait son bien mais parfois elle en oubliait qu’il pouvait également prendre de bonnes décisions concernant les gens qui l’entouraient. Elle aurait certainement toujours un œil un peu critique envers Meredith, c’était le risque, mais elle devrait ne rien montrer. Il tenait à elle deux, mais soyons honnête, si l’une devait disparaître de sa vie, ce ne serait pas Meredith... Julia devrait passer à autre chose et c’était ce qu’il allait lui apprendre à faire ! Et oui... Bennet Monaghan allait essayer d’apprendre à quelqu’un à pardonner ! Whahoo.
D’ailleurs, Gran pourrait peut-être aussi lui parler.
Gran à qui Mernet devait leurs retrouvailles et peut-être même leur bonheur à venir. Ce que sa grand-mère s’était battu pour leur couple. Il n’en revenait pas. N’en était pas non plus vraiment revenu quand elle lui avait offert sa bague de fiançailles. Cette bague qu’elle n’avait jamais réellement quittée tout comme elle avait toujours gardé près de son cœur la chevalière de son défunt mari, maintenant au doigt de Bennet. Ses cousins avaient toujours aimé se moquer de lui « le chouchou » mais ils avaient raison... Maintenant, il n’y avait d’ailleurs plus qu’un seul chouchou mais deux car Meredith avait également le privilège d’être devenue la favorite de la reine. Comme si Bennet et Meredith n’étaient finalement qu’un tout et qu’en aimer un sans aimer l’autre était impossible. Lui qui avait toujours été très individualiste n’allait peut-être plus beaucoup exister en tant que « je ». Aussi incroyable que cela puisse paraître, ça ne l’effrayait pas.

_ « Je me suis pas mal fait engueuler parce que je ne te pardonnais pas, oui... Elle s’est battue pour nous. » C’était peu dire. Peut-être qu’un jour il raconterait tout à Meredith. Il n’en avait pas honte. Il lui dirait que Georgiana avait été jusqu’à le menacer de ne plus vouloir le voir. Qu’elle lui avait avoué sa déception quant à son comportement. Qu’elle regrettait presque qu’ils portent le même nom. Ca faisait mal, surtout pour lui. Surtout venant d’elle mais ça l’avait fait se bouger et très honnêtement, il ne regrettait pas. Avoir Meredith dans ses bras lui faisait oublier tout le reste.
La conversation tourna ensuite sur le futur proche. En fin de journée, Bennet devrait quitter le centre et le faire seul lui était impensable. Il lui fallait trouver une solution pour que Meredith l’accompagne. Partir à Boston ! C’était cela la solution et elle semblait également en être persuadée ! OUF ! Sinon... Il aurait surement essayé de se faire admettre en feintant un malaise ou... N’allez pas croire qu’il n’en était pas capable !

_ « Juste tous les deux oui. » Bonheur ! Cela se lisait d’ailleurs dans ses yeux. Ils seraient tous les deux jusqu’à dimanche soir minimum, ensuite... Ils trouveraient une solution.
Ils allaient se reposer ensemble. Réapprendre à être tous les deux. Est-ce que cela serait difficile ? Aucune idée mais l’envie était là. L’envie et surtout le besoin ! Le besoin d’elle. C’était tellement surprenant quand on y pensait. Bennet avait besoin d’elle pour vivre.
Bien vivre. Elle venait de prendre son visage entre ses mains, lui essuyait les larmes en lui disant qu’il avait mauvaise mine. Il le savait. Il avait des cernes très marqués, les yeux rouges en permanence, son teint était blafard. Il dormait très peu et quand il avait dit à sa grand-mère qu’il avait plus de mal que prévu à se remettre de l’opération et même du coma, c’était vrai. Depuis l’accident, il ne s’était pas réellement reposé. Il était revenu à la vie mais quelle vie ? Meredith n’avait plus voulu de lui alors il n’avait évolué qu’en tant que zombie. Dormir suffisamment, manger ou boire sainement, faire du sport, se relaxer... Rien de tout cela n’existait plus. Il ne cherchait d’une chose, se ruiner la santé et attendre la fin peut-être. La provoquer sans en avoir l’air.
Il sourit à sa belle timidement. Comme si, en lui faisant cette promesse de s’occuper de lui, elle faisait disparaître le poids qui s’était installé sur ses épaules. Il soupira légèrement et plongea son regard reconnaissant dans celui de l’héritière.

Allez, maintenant ils allaient se préparer à partir. Il avait eu envie de l’embrasser très chastement sur les lèvres, mais trop timide, il n’avait pas osé. Le front était un endroit bien plus approprié.
Tous deux se levèrent pour rejoindre l’intérieur de la clinique. Main dans la main.
Lui aussi la tenait fort. Pas trop, pour ne pas lui briser tous les os de la main, mais suffisamment pour se rendre compte qu’elle ne pourrait pas disparaître en un coup de vent.
Une fois dans la chambre, il se rendit compte qu’en réalité, en venant, il n’avait pas réfléchit à la suite. Elle devait, dans son esprit, découvrir ses fleurs et macarons, seule. A son arrivée, il n’avait pas imaginé ne plus pouvoir la quitter. Tant pis. Elle découvrait le bouquet et les friandises avec lui. Leurs fleurs... Leurs macarons.
A son plus grand plaisir, elle en grignota un dans la seconde et lui tendit la boîte pour qu’il en fasse de même. Il n’était pas très sucre, mais c’était surtout symbolique. Il en prit également un qu’il apprécia.
A ce moment-là l’infirmière leur annonça qu’ils pourraient déjeuner à l’abri tous les deux.
Alors que Meredith parlait avec la jeune employée, il prit son téléphone pour booker vol et chauffeur. Ce fut très rapide.

_ « On décolle à 19h30. Atterrissage à 20h40. On sera à la maison vers 21h... 15 je dirais. Nous dînerons en vol. » Cela leur permettrait peut-être de ne pas s’endormir. Alors qu’il s’était installé dans le fauteuil en attendant de pouvoir commencer à déjeuner, il sentait déjà la fatigue le rattraper. Le fait de se sentir plus serein permettait au sommeil de pouvoir se faire une place bien plus difficile à lui refuser qu’auparavant. Pourtant, ce n’était pas le moment. Il finirait par se shooter en caféine.
Il s’excusa auprès de Meredith et repris son téléphone.

_ « Gran, c’est Bennet. J’aimerais que tu dises à Malia de passer au 112 pour préparer la maison. – Je reviens pour le week-end. – Toutes les chambres oui. – Le ravitaillement. – Il faudrait faire commander pour demain le petit-déjeuner. Des fruits beaucoup... Oui. Si tu veux, mais tu n’es pas obligée. – Non... Pas seul. – Oui Gran... Oui... Promis. – Oui... – Moi aussi. » Que Meredith se rassure, Gran n’irait pas crier sur les toits que les tourtereaux étaient de nouveaux réunis. Elle craignait trop que tout capote, voilà pourquoi en plus de dire à Bennet qu’elle allait leur préparer des muffins et une tourte, elle lui avait redit qu’il devrait faire très attention à Meredith et la choyer. Le couple était d’ailleurs assuré de retrouver une maison fleurie... Bref... Ils seraient tranquilles et la maison sentirait bon le frais et le fleuri.
Tous deux déjeunèrent. Il regarda Meredith picorer ou manger. Pour lui ce n’était jamais assez mais peut-être qu’elle faisait un effort ? Il s’assurerait que cela reste le cas tout au long du week-end.
Le repas terminé, il prit plusieurs cafés histoire de ne pas sombrer. Boisson accompagnée de tabac. Meredith devrait surement râler beaucoup avant qu’il ne baisse réellement sa consommation.

Ils n’abordèrent plus de sujet professionnels mais continuèrent néanmoins à parler. Il lui décrit sa maison à Boston, une maison de ville, rien à voir avec celle de Georgiana donc, qui était une immense bâtisse qui se trouvait en dehors de la ville.
Lui avait « hérité » de la première maison de sa grand-mère, plus petite, mais loin d’être minuscule. Quatre chambres, un grand bureau, salon, salle à manger, deux salles de bains, une grande cuisine, une espèce de jardin patio très agréable en toute saison. Une maison qui n’était pas meublée dans les goûts actuels de Bennet. Elle lui plaisait, certes mais c’était dans un style que Meredith ne lui connaissait pas forcément. Beaucoup plus à l’anglaise. Fauteuils clubs en cuir, peintures sombres, bois de Loupe. Certains diraient que c’était vieillot... Peut-être mais cette maison était dans la famille depuis si longtemps. Il avait voulu la garder « dans son jus ». Il y était bien et espérait que ce soit également le cas pour Meredith.
Après une après-midi assez calme à papoter, à sa regarder dans les yeux en souriant timidement et à s’effleurer sans pour autant oser aller beaucoup plus loin, Meredith et Bennet purent quitter la clinique. Une fois en voiture, avant de donner au chauffeur l’autorisation de démarrer, il s’assura que sa belle était bien attachée. Il vérifia deux fois puis, direction l’aéroport.
Le trajet en voiture fut assez silencieux. Il somnola même légèrement mais ne cessa jamais de jouer avec la main de Meredith, avec ses doigts qu’il amena même de temps à autre à sa bouche pour les embrasser.
L’avion décolla à l’heure dite. Assis plus près de Meredith qu’il ne l’avait été en voiture, il posa sa tête sur son épaule en attendant que le repas le soit servi... Malheureusement et comme toujours en avion, du moins quand il était avec elle, il s’endormit. Ce fut d’ailleurs elle qui le réveilla à l’atterrissage. Il resta quelques secondes encore lové contre elle et avant de se lever, vint déposer quelques doux baisers dans son cou.
A nouveau, la voiture et ENFIN, le 112, la maison. Il la fit entrer.
Comme prévu, ça sentait bon le frais et des fleurs avaient été livrées, pivoines puisque c’étaient celles de la famille Monaghan, quelques arômes, peu de roses, tulipes, hortensias. Gran avait dû entendre quelque part qu’il s’agissait des préférées de Meredith.

_ « Bienvenue dans la maison de mon enfance. » Il lui fit visiter pour qu’elle puisse choisir sa chambre... Dans un sens, c’était normal qu’ils ne dorment pas ensemble, mais d’un autre côté, comment le supporterait-il ?
Il ne voulait rien lui imposer et surtout pas une intimité pour laquelle elle ne serait pas prête. Lui-même n’était pas certain de vouloir réellement plus tout de suite. En fait, il était sale de toutes ces nanas qu’il avait baisées depuis leur séparation. Sale également de la façon dont il l’avait prise, elle, au mariage de Linoy. Il leur faudrait donc du temps mais dormir sans elle alors qu’ils étaient sous le même toit...
Elle choisit la chambre se trouvant au rez-de-chaussée. Il serait donc encore plus loin d’elle qu’il ne l’imaginait enfin... En théorie car Bennet avait perdu l’habitude de dormir dans un lit depuis leur séparation, par conséquent, quand ils se dirent bonne nuit, il partit tout naturellement dans le salon pour regarder un film. S’endormir devant la télévision avec un verre de whisky était devenu sa nouvelle routine.
Tout comme Meredith prenait un somnifère, lui, prenait un verre. Cela permettait de l’assommer.
Une chose qui ne bougeait pas dans les intérieurs faits par Bennet, les canapés très accueillants. Il s’allongea donc dessus, un plaid ramené sur lui et il commença à somnoler jusqu’à ce qu’il finisse par entendre du bruit. Il se redressa légèrement sans pour autant voir quoi que ce soit. Il n’était même pas certain de s’il n’avait pas rêvé ou confondu un bruit de la télévision avec un de la vie réelle.

_ « Mer ? Meredith ? » Peut-être qu’elle non plus ne supportait pas d’être si près et si loin de lui à la fois ? Peut-être qu’ils pourraient se retrouver ? Même là, alors qu’il savait qu’ils étaient à nouveaux eux ou en passe de redevenir eux, elle lui manquait tellement qu’il avait mal.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Lun 23 Mai - 0:25




Meredith & Bennet
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Julia, Georgiana ... la mère de Bennet, évidemment, son père, peut-être ... Sa rupture avec Bennet aurait forcément des conséquences sur les relations qu'elle avait avec la famille de son architecte et ses proches ; de son côté à elle, elle avait soigneusement caché, y compris à Ludmilla, les détails les plus durs de l'attitude de son compagnon envers elle, par loyauté. Seul Charles pouvait imaginer des choses, après qu'elle ait craqué au siège de l'entreprise ... Meredith n'était pas totalement certaine de ce qu'elle avait dit exactement, mais elle se souvenait avoir hurlé ce que Bennet avait supposément voulu d'elle. Sans doute aurait-elle à clarifier la situation avec son meilleur ami, pour éviter les malentendus, mais Chaz saurait faire la part des choses. S'agissant de la famille de Bennet en revanche ... vraisemblablement, sa "côte de popularité" auprès de Georgiana était intacte, voire même meilleure que jamais, mais les autres ? Ce n'était sans doute qu'un seul des nombreux sujets qui auraient à la faire réfléchir dans les jours à venir. Si retrouver Bennet allait de soi, comme récupérer un morceau d'elle-même, d'autres choses seraient évidemment plus compliquées à gérer. Meredith espérait simplement que tout cela la laisserait en paix pendant ces quelques jours de répit qu'ils auraient à Boston.
Bennet s'était d'ailleurs chargé de tout organiser pour leur trajet jusqu'au fief des Monaghan, tandis que Meredith négociait son départ de la clinique. L'héritière l'avait écouté d'une oreille, et il ne s'était pas contenté de réserver un avion ; elle l'avait également entendu au téléphone avec sa grand-mère. Quand il raccrocha, elle lui sourit, presque amusée.
- "Beaucoup" de fruits ?
A part s'il avait changé de régime alimentaire, elle serait probablement la seule à en manger et ... elle n'avait pas vraiment eu faim à faire des festins, dernièrement. Il y avait cependant quelque chose de réconfortant à retrouver ses obsessions. Il s'occupait à nouveau d'elle, comme avant ; cela lui faisait tellement de bien.
- Tu n'as pas dit à ta grand-mère que nous ne souhaitions pas que ça se sache, pour le moment. Est-ce que tu souhaites aussi ... en parler à tes parents tout de suite ?
Evidemment, Bennet était libre de le faire s'il le souhaitait, Meredith n'avait pas à s'y opposer. Simplement ... partager le "secret" avec la grand-mère de Bennet, qui les avait soutenus, ne la dérangeait pas. Elle aurait même éventuellement accepté de voir l'aïeule, pendant ces quelques jours. Avec plus de monde en revanche ... Meredith avait finalement pris la décision de ne prévenir que Ludmilla, après avoir hésité à faire connaître son départ à Harper également ; c'était dire si la dissimulation était importante. C'était comme si le fait que d'autres sachent pouvait compromettre leurs retrouvailles ; si cela avait été possible, Meredith serait partie au bout du monde avec Bennet, loin de tout. Juste eux. Peut-être d'ailleurs était-ce une idée à creuser ...
Comme prévu, on leur servit à déjeuner - Meredith, bien que pas affamée, mangea d'un peu meilleure volonté, ne serait-ce que pour Bennet - puis, elle rencontra le docteur Rycroft, toujours en présence de son architecte - se séparer de lui était hors de question. Le directeur de la clinique émit quelques réserves quant à un départ aussi précipité, qui semblèrent disparaître au fur et à mesure de leur entretien. Finalement, il les laissa profiter du centre jusqu'à l'arrivée de leur véhicule, qui les conduirait à l'avion réservé par Bennet.
De retour dans la chambre où elle avait séjourné, Meredith vérifia qu'on avait récupéré toutes ses affaires, puis s'installa dans un fauteuil, face à Bennet. Tous les deux passèrent l'après-midi là, à discuter tranquillement ; cela ne faisait même pas vraiment partie de leurs habitudes, en tout cas, pas comme ça, mais cette sérénité, le fait de ne rien faire de particulier, si ce n'est discuter, était particulièrement agréable pour Meredith. Quand on vint les avertir que leur voiture était là, l'héritière se rendit compte qu'elle n'avait pas vu le temps passer.
Bennet semblait fatigué, en dépit des quatre cafés qu'il s'était fait servir après le repas et dans l'après-midi, et Meredith ne fut guère étonnée qu'il s'endorme dans l'avion, avant même qu'on leur ait servi à dîner. Comme son compagnon s'était endormi sur son épaule, elle renvoya l'hôtesse et ses plateaux, et resta sans bouger, incapable de dormir elle aussi, mais pas malheureuse pour autant. Elle avait Bennet avec elle, rien ne comptait.
Tout doucement, elle le réveilla alors qu'ils atterrissaient ; elle aurait préféré le laisser dormir encore, mais ... Il serait mieux quand ils seraient à la maison, de toute façon. Leur avion avait beau s'être arrêté maintenant, elle laissa à Bennet le temps de se réveiller et de bouger quand il le voudrait, sans le brusquer. Elle en récolta des baisers dans le cou, qui la firent se raidirent ; elle n'était pas vraiment prête à ça, et se rendit compte d'ailleurs qu'ils n'avaient échangé aucun baiser depuis leurs retrouvailles. Pour être tout à fait honnête ... ce n'était pas nécessaire, dans l'instant. Elle avait bien plus besoin de câlins, d'être dans ses bras, que d'autre chose.

Après un nouveau trajet en voiture, Bennet et elle arrivèrent finalement à la maison de Bennet, qu'elle visita, curieuse et attentive. C'était si différent de ce qu'elle connaissait de lui ! Plus ... moins moderne, moins épuré, mais aussi plus chaleureux. Elle avait un peu de mal à croire qu'il ait arrangé la maison, à vrai dire. Ce serait néanmoins un bon endroit pour prendre du repos, elle le pressentait. Tandis qu'ils déambulaient dans les pièces copieusement fleuries, elle se tourna vers son compagnon.
- C'est étrange ... cet endroit ... il ne ressemble pas à ce que tu fais d'habitude, mais je trouve qu'il te ressemble plus que les autres.
C'était un peu comme si ses aménagements épurés, et froids, représentaient la part publique de lui ; cette maison, c'était un peu ce qu'elle connaissait de lui par ailleurs. Sa chaleur, sa générosité. Ce qu'elle aimait chez lui.
Quand il lui proposa de se choisir une chambre, elle repensa à ces baisers, dans son cou, et se sentit soulagée qu'il ne veuille pas dormir avec elle tout de suite. Soulagée et, dans le même temps, un peu déçue. Il aurait été difficile pour elle de l'expliquer, et d'expliquer pourquoi, mais elle se sentait partagée. Elle opta pour une chambre au rez-de-chaussée, très clair avec son bow-window, et sa jolie vue sur le patio et, assez rapidement dans la foulée, elle s'y installa, non sans avoir passé de longues minutes dans les bras de Bennet auparavant.
Ses affaires se résumaient à peu de choses : un pyjama, deux robes noires, quelques affaires de toilettes. Elle se chargea elle-même de vider le tout, et se prépara à aller se coucher. Une fois allongée dans le lit, lumière éteinte, elle ferma les yeux. Puis les rouvrit, après plusieurs minutes. Des dizaines de choses tournaient dans tête, et l'empêchaient de s'endormir comme elle l'avait fait au centre, où elle s'était reposée si paisiblement. Pendant un long moment, elle se tourna dans un sens, dans l'autre, recherchant le frais sur les oreillers et dans les draps, sans jamais trouver un moment où elle se sente vraiment prête à sombrer.
Finalement, alors qu'elle devait bien essayer de s'endormir comme ça depuis deux heures, elle se résigna à se relever, et attrapa dans sa valise un flacon dont elle n'avait pas eu besoin depuis une semaine : ses somnifères. Elle n'aimait pas beaucoup l'idée d'y avoir recours, mais comment faire si elle ne dormait pas ?
Tout doucement, pour ne pas réveiller Bennet à l'étage, elle ouvrit la porte de sa chambre et en sortit pour se diriger vers la cuisine. Un verre d'eau, et elle pourrait enfin se reposer. Mais, tandis qu'elle y arrivait, un bruit la fit sursautant, et elle lâcha le flacon, qui s'ouvrit et se vida au sol. Son architecte était dans le salon, et il était réveillé. Surprise, Meredith se mit à balbutier, alors qu'il s'était levé pour la rejoindre.
- Bennet ! Tu m'as fait peur. Je ... j'étais venue chercher un verre d'eau.
Il lui fallait néanmoins récupérer ses cachets, ce qu'elle fit, se baissant pour les ramasser et ramasser le flacon, qui gisait ouvert au sol. A Bennet, qui s'était maintenant rapproché suffisamment près, elle murmura :
- J'ai ... un peu de mal à dormir.
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Lun 23 Mai - 11:28

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Meredith ✧ Bennet
Se sentir gêné voire empoté avec une femme, qui plus est Meredith, était assez nouveau pour lui. Agréable ? Non. C’était le genre de nouveauté dont il se serait bien passé.
Jamais, même à leurs tâtonnements, il n’avait été si réservé en la présence de l’héritière. Quand il avait voulu quelque chose d’elle, il l’avait pris. Sans la connaître à l’époque il avait tout de suite su où la toucher et comment, pour qu’elle accepte ses faveurs. Aujourd’hui... Il en serait tout bonnement incapable.
Pour commencer, il fallait bien avouer qu’il n’avait envie de rien de plus que ce qu’ils partageaient dans la seconde. Des regards, quelques caresses furtives et douces, quelques baisers très chastes, des sourires. C’était suffisant.
Ensuite, il avait comme l’impression d’être un autre homme. Plus patient, moins « animal » surement, moins instinctif (dans le cas présent), plus préoccupé par le bien être de sa belle que par le sien, moins égoïste. Plus fragile et moins dynamique également, mais il espérait bien que sur ces deux points en particulier, il finirait par se retrouver. Avec un peu de repos, une reprise de soi en mains et, incontestablement utile, la présence de Meredith, comme avant, il finirait par reprendre confiance en lui. Ce que cette rupture avait été difficile... Chaque jours il s’était un peu plus perdu, avait un peu plus sombré. Le travail pour revenir à ce qu’il était, à ce qu’ils étaient, ne lui faisait pourtant pas peur. Avec elle, ça irait.

L’architecte avait tout organisé pour leur départ ainsi que leur arrivée à Boston. Avait appelé Gran pour que Malia arrange la maison et prépare tout.
La gouvernante de sa grand-mère travaillait mieux que toutes celles qu’ils avaient employées depuis qu’il avait pris son indépendance, et mieux, elle connaissait Bennet par cœur. Que ce soit elle qui prépare le 112 était donc rassurant et savoir également que Gran s’occuperait de ce dont le couple aurait besoin pour se nourrir (par exemple), permettait encore un peu plus à Bennet de souffler. Elle allait leur préparer des petites choses à grignoter et leur en ferait surement encore livrer dans le week-end. Bennet n’aurait à s’occuper que de Meredith et rien ne devrait donc venir troubler cette quiétude dont ils avaient plus que besoin.

_ « Pour toi... Tu dois manger, mais si tu as envie d’autre chose, je passerai commande. Tu n’as qu’à demander. » Ils auraient donc les muffins de Gran mais si Meredith voulait... Des macarons par exemple, il en ferait venir. Pour tout le reste, ce devrait déjà être sur place : Muesli, céréales, gelées, confitures, viennoiseries... Le petit déjeuner serait complet, pour le reste, ils mourraient peut-être de faim, allez savoir ! Etant donné qu’ils n’auraient pas le temps de se préoccuper de tout cela avant d’arriver et que demain matin, ils n’auraient surement pas envie non plus de s’ennuyer à réfléchir à quoi se faire pour leur premier repas en tête à tête, le bellâtre avait voulu que tout soit réglé en amont. Là-dessus, il était resté le même, il gérait et contrôlait son quotidien sans ne rien laisser au hasard.

_ « Non mais elle sait. Ne t’inquiète pas. Seule elle et Malia – Je ne suis même pas certain que Malia sera mise au secret d’ailleurs... – Bref, Gran ne dira rien. Elle nous veut dans une bulle. » Georgiana n’avait aucune envie de tout compromettre entre eux en les dérangeant ou en en parlant à qui que ce soit, Meredith pouvait être assurée de sa discrétion. Ce n’était d’ailleurs pas à la grand-mère de révéler leur réconciliation, à personne. Bennet était un grand garçon et ce serait à lui d’en parler. Ce serait également un très bon moyen pour lui de montrer qu’il assumait ce changement d’avis, qu’il était sûr de lui et de ce qu’il faisait.

_ « Tout de suite ? Non. D’ici quelques jours je suppose... Il ne faudrait juste pas qu’ils l’apprennent par la presse. Ma mère serait furieuse. » Il n’avait plus envie de se battre, pas même avec sa mère et si elle apprenait que Bennet et Meredith s’étaient remis ensemble en lisant les journaux, elle en ferait une maladie.
Ce serait à elle qu’il devrait parler le plus sérieusement en réalité. A elle qu’il devrait expliquer que Meredith n’était pas qu’une simple conquête et que malgré tout ce qu’il s’était passé entre eux, il ne pouvait pas l’oublier. Il lui parlerait également de cette évidence qui l’avait finalement frappé – un peu tard, certes – de la pardonner. Vivian devrait comprendre que le bonheur de son fils se trouvait dans les bras de Meredith. Ca viendrait, il le savait. Sa mère était impulsive en rancunière mais plus que tout, elle était une mère. Le genre qui ne pense pas à elle et qui ne se préoccupe que du bien être de son « petit » alors quand elle verrait la joie retrouvée dans le regard de Bennet, elle passerait l’éponge. Et puis... Les Monaghan étaient doués pour les ultimatums, si sa mère se montrait trop récalcitrante, il la menacerait de ne plus lui parler ou de ne plus lui rendre visite. Elle cèderait avant lui.
Concernant son père... Il avait regardé et observé Bennet depuis l’accident. Tous deux avaient échangé quelques mots mais surtout des regards entendus. Il serait un allié. Le genre silencieux mais qui saurait se montrer compréhensif et d’une grande aide.
Pour lui, l’amour n’était pas ce qu’il y avait de plus important dans la vie mais il avait un mariage heureux. Lui aussi avait eu à se battre pour sa relation, pas auprès de ses parents, mais auprès de tous les autres afin de faire en sorte que sa fiancée soit acceptée. Ils avaient eu beaucoup de difficultés à se faire entendre et puis finalement, Vivian avait été acceptée. Bennet pourrait donc même jouer cette carte. Il n’était pas inquiet, cependant, il préférait attendre la fin du week-end, comme si celui-ci faisait finalement office de test à leur relation. « Ça passe ou ça casse ». Ca passerait.

_ « On passe le week-end tranquillement sans se préoccuper de l’extérieur et on avise à NY. Pour l’instant on a besoin l’un de l’autre, c’est tout. Toi et moi. Lundi on pourra réintégrer le monde, mais pas avant. » Et oui, c’était un ordre.
Il laissa ensuite Meredith faire ce qu’elle avait à faire. Il but ses cafés. Lui avait-on donné des déca ? Il avait beau en boire, il était toujours aussi fatigué. Parler avec Meredith le tenait éveillé mais à peine se retrouva-t-il en voiture et dans l’avion, qu’il s’endormit. Quelle différence avec le vol du matin où il n’était absolument pas parvenu à fermer l’œil.
Boston, enfin. Meredith venait de le réveiller doucement et pas encore tout à fait conscient de la réalité, il s’était perdu à l’embrasser dans le cou. Il n’avait pas réussi à se retenir. Elle s’était raidie. Enfin, c’était ce qu’il lui avait semblé. Il n’y repensa pas. Ils sortirent du jet, montèrent en voiture, arrivèrent au 112 qu’il fit visiter à Meredith. Elle lui dit ensuite quelque chose qui le fit sourire malgré lui et, s’il avait été ce genre de personne, il aurait rougit.
L’intérieur de cette maison était effectivement un reflet de son âme. Un style, le sien, mais qu’il ne mettait jamais à profit dans son travail, ou si peu. En réalité, il n’aurait supporté d’évoluer dans un tel décorum autrement que dans cette maison. Les fauteuils clubs et le bois foncé, il « détestait », mais pas ici. Ici c’était Monaghan. Il baissa donc les yeux en souriant à la remarque de Meredith et n’ajouta rien.
Une fois couchés après s’être enlacés encore et encore sans pour autant aller plus loin, il repensa d’ailleurs à ce que Meredith lui avait dit sur l’ameublement de la maison. Tout ce qu’il en conclu était qu’elle le connaissait bien plus qu’il ne l’aurait imaginé et il aimait cela.
Ce fut devant Hôtel Woodstock, qu’il finit par somnoler. Le café semblait vouloir faire effet maintenant mais son pouvoir était contré par celui du whisky.
Tout à coup, un bruit le ramena à la réalité, Meredith. Quand elle fit tomber ce qu’elle avait entre les mains, il se leva pour aller l’aider.

_ « Je suis désolé, je regardais un film... – Tu en as encore besoin ? » Oui, puisqu’elle n’arrivait pas à dormir. C’était comme lui avec l’alcool.

_ « Tu veux regarder un film avec moi ? Ça t’aidera à t’endormir, viens. » Il l’attrapa par la main et la conduit dans le salon. Il avait laissé plaid et oreiller en vrac sur le canapé et son verre accompagné trainait par terre à côté du sofa. Il le ramassa et le posa sur la table basse.
Assis à côté de Meredith il mit la vidéo à la demande pour trouver un film. Ils choisirent quelque chose de léger. Pas de drame, surtout pas de drame.
Assis du côté de l’oreiller, il tendit la main à Meredith pour qu’elle vienne à lui et s’allonge. Le plaid était prêt à les couvrir, l’oreiller l’empêcherait d’avoir mal à la tête ou à la nuque.

_ « Allonge toi, on sera mieux. » Il lui avait souri gentiment.
Une fois qu’elle fut allongée il se mit bien derrière elle, ramena le plaid sur eux et la serra contre lui. Son nez dans ses cheveux et son cou il ne voyait finalement plus grand-chose du film, et alors ? L’odeur de sa nuque avait un pouvoir relaxant incroyable. Assez rapidement, il cessa de jouer avec ses doigts et sa respiration se fit plus régulière et lente, mais forte. C’était ce qui arrivait quand il était si fatigué. Il respirait fort. Autre chose, il parlait. Pas de discours de phrases pleines de sens, mais des mots et celui qu’il répéta le plus au moment de l’endormissement fut le prénom de Meredith. Soufflé en même temps qu’il expirait. Il finit par se taire complètement même si il continua à respirer fortement.
Il ne bougea pas de la nuit, pas d’un millimètre. Il avait néanmoins, sans le vouloir, resserré son étreinte autour de Meredith. Il aurait surement mal partout en se levant. Et alors ?

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Lun 23 Mai - 23:36




Meredith & Bennet
Don't let me
Si Georgiana les voulait "dans une bulle" ... Dès le départ, Meredith avait apprécié l'aïeule des Monaghan, en dépit de premiers échanges hauts en couleur. Et puisque Bennet lui confirmait que, par ailleurs, jusqu'à dimanche soir au moins, il n'y aurait personne d'autre qu'eux, alors tout irait bien. Ils auraient le temps de se retrouver, sans jugements, sans questions autres que celles que eux pourraient avoir l'un pour l'autre. Meredith, elle, n'en avait à vrai dire pas beaucoup. Toutes celles qu'elle aurait pu vouloir poser à Bennet étaient malsaines : avec combien de filles il avait couché, si elles lui ressemblaient ... Quant au mariage ... l'héritière avait bien entendu ce que Bennet lui avait dit à ce sujet, le fait que réellement il voulait lui faire sa demande ... pour son anniversaire. Maintenant qu'elle avait retrouvé son compagnon, en même temps qu'elle découvrait cette perspective si inattendue, elle avait tout le temps de regretter d'autant plus ce qui s'était passé. Elle y avait beaucoup pensé, entre autre, dans l'avion, tandis que Bennet dormait, pour en arriver à la conclusion qu'elle aurait accepté avec bonheur. C'était sans doute trop tard, maintenant : elle n'espérait plus, vu les circonstances, que Bennet réitère ses projets avant des mois.
Peut-être était-ce en raison de toutes ces choses qui lui couraient encore dans l'esprit à la nuit, bien involontairement, qu'elle n'était pas parvenue à trouver le sommeil. Peut-être aussi était-ce d'avoir quitté le centre brusquement. Peut-être était-ce la proximité retrouvée à Bennet, sans vraiment l'être. Quoiqu'il en soit ... elle avait attendu, réellement, avant de se résoudre à reprendre des somnifères : à voir Lynette et ses névroses, Meredith n'avait pas eu envie un seul instant de lui ressembler. Mais si les migraines la tenaient éveillée toute la nuit, dans quel état serait-elle ? D'autant qu'elle avait promis à Bennet de s'occuper de lui. Elle ne doutait pas qu'il en ferait autant avec elle, mais elle voulait être capable de faire sa part. Elle ne s'attendait pas du tout, toutefois, à le trouver au rez-de-chaussée quand elle se dirigea vers la cuisine et, maintenant qu'il avait vu ce qu'elle s'apprêtait à prendre, ce n'était plus la peine de nier. En temps normal, elle savait comment Bennet aurait réagi : il l'aurait incitée à ne plus en prendre, avec suffisamment de force pour qu'elle jette le flacon. Là ... son ton était neutre, comme s'il était simplement observateur.
- Je croyais pouvoir m'en passer. Au centre je dormais bien. Mais là ... Même en en prenant, je dormais à peine 5h par nuit. Je ne veux pas que ça recommence.
Bien sûr, elle avait craqué psychologiquement. Et oui, sa rupture avec Bennet avait joué dans le fait qu'elle ne parvienne plus dormir. Mais maintenant qu'ils se retrouvaient, ça aurait dû s'arranger. Ce serait sans doute l'affaire de quelques jours ... La proposition de Bennet de regarder un film était, quoiqu'il advienne, une meilleure option que continuer à prendre des cachets, ou se tourner et se retourner dans son lit. Elle le suivit donc bien volontiers quand il lui attrapa la main, et s'installa sur le canapé du salon, à côté de lui. Tout laissait à penser qu'il n'avait même pas prévu de dormir dans un lit cette nuit : il y avait un plaid, des oreillers ...
- Tu dormais ici ?
Sa question se perdit peut-être, car Bennet n'y répondit pas ; il semblait concentré sur la VOD, et, après qu'il ait sélectionné un film qui leur conviendrait à tous les deux, il l'invita à s'allonger vers lui. Il souriait, et elle répondit à son invitation, à la fois un peu intimidée et, dans le même temps, tellement désireuse de retrouver son étreinte et de ne plus le quitter. Mais à la seconde où il la serra contre lui, elle se détendit : elle connaissait ces bras qui l'enserraient, comme pour la protéger du monde extérieur. Elle était à sa place, là. Sans un mot de plus, elle commença à regarder le film, jusqu'à ce qu'elle entende Bennet balbutier on ne sait trop quoi, en plus de son prénom. Sur le coup, elle remua, prête à se tourner vers lui pour lui demander ce qu'il voulait, avant de comprendre qu'il était tout simplement en train de s'endormir. Elle le laissa faire, souriant tout en continuant de regarder le film. Il n'en était pas à la moitié quand elle s'endormit paisiblement à son tour, sans l'aide d'aucun cachet.

Quand elle se réveilla, le lendemain, elle était toujours lovée contre son compagnon ; le soleil baignait la pièce, laissant supposer que la matinée était déjà bien avancée. Le temps qu'elle émerge complètement, et la respiration de Bennet lui fit dire qu'il était réveillé, lui aussi. Elle remua, se tournant pour lui faire face, et lui sourit doucement.
- Ca fait longtemps que tu ne dors plus ?
Sans avoir les repères qu'elle avait au centre, elle n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était. Ni de celle à laquelle ils s'étaient "couchés". Encore moins de combien de temps elle avait dormi. Elle se sentait plutôt bien, cela dit. Un peu fatiguée encore, mais finalement assez peu ; quand ils auraient quitté le canapé, et qu'elle aurait bougé un peu, tout ça ne se ferait même plus sentir. Pour l'instant, elle s'était calé contre lui, cachant sa tête contre son torse, pour un câlin du matin. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais elle était d'humeur à ne pas bouger de là de la journée ; à la seconde, parler ne lui semblait même pas nécessaire.
Il fallut néanmoins qu'ils finissent par se lever, d'une part parce que l'estomac de Bennet laissait supposer qu'il avait faim, ce qui ne manqua pas de la faire rire, d'autre part parce qu'elle voulait prendre une douche. Ils commencèrent par déjeuner, son compagnon l'incitant à manger plus qu'elle n'avait faim ; elle fit l'effort, et mangea nettement plus qu'elle l'avait fait ces derniers temps. Ca ne suffisait pas à Bennet mais bon ... elle faisait ce qu'elle pouvait ! Dans la foulée, douche, habillage, un minimum de soin pour lui, mais pas de maquillage et ils se retrouvèrent finalement dans le salon, où elle s'installa dans le canapé, à nouveau lovée contre Bennet. Ensemble, ils parcoururent les principales news du jour sur l'iPad de l'architecte, consultèrent les cours de la Bourse. Achetèrent quelques conneries en ligne, qui ne présentaient pas le moindre intérêt. Se firent découvrir chacun leur tour un morceau de musique qu'ils aimaient. Bref ... ils ne firent rien, à part discuter, se câliner doucement, avec une pudeur qu'ils n'avaient jamais connue, et profiter simplement de la présence de l'autre. Un déjeuner et un dîner livrés à domicile plus tard, Meredith se rendit compte qu'elle n'avait pas vu passer la journée, qu'elle se sentait reposée et sereine, et qu'elle n'avait pas très envie de retourner se coucher seule, ce soir. Ils regardèrent un premier film et, avant d'en lancer un deuxième, elle alla enfiler son pyjama. Une précaution judicieuse : elle s'endormit alors que "Et au milieu coule une rivière" débutait.
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 24 Mai - 15:37

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
La nuit passée avec elle dans ses bras avait été assez particulière. Il avait dormi d’une traite mais avait eu également beaucoup de rêves étranges. Pas forcément désagréables mais... Déroutant. Elle était là puis elle ne l’était plus puis son corps sentait sa chaleur alors elle revenait... Peut-être était-ce d’ailleurs pour cette raison que durant la nuit, il n’avait cessé la serrer un peu plus. Comme pour l’empêcher de disparaître. C’était ce qu’il craignait le plus après tout, de la perdre à nouveau. Il ne se sentait pas encore totalement serein et ce même s’ils étaient réunis. La colère qu’il avait ressentie contre elle ne semblait plus être d’actualité. Le fait de se décider à la pardonner et à passer à autre chose semblait suffisant au lendemain de leurs retrouvailles. Pourquoi cela changerait-il ? Si elle le quittait à nouveau... Mais c’était impossible non ? Elle l’aimait trop pour cela ?
Quand il se réveilla, elle n’avait donc pas filé. Toujours dans ses bras, elle semblait encore dormir. Il resta les yeux fermés jusqu’à ce qu’elle se mette à gigoter. Humant avec plaisir le parfum de ses cheveux et de sa nuque. Cette odeur stoppait les angoisses. Le temps que son cerveau analyse son odeur et qu’il comprenne, il se sentait bien. Seule l’odeur de Meredith était capable de lui faire cet effet. Voilà pourquoi et malgré tout ce qu’il s’était passé entre eux, il n’avait jamais cessé de dormir avec son oreiller. Malheureusement, elle n’avait pas dormi avec assez longtemps pour que l’odeur y soit très intense mais il s’en était contenté.
Il la laissa se retourner et l’embrassa sur le front encore et encore en lui caressant le dos.
Les évènements de la veille et principalement ceux qui les avaient amenés à se retrouver dans ce canapé tous les deux, il n’avait pas envie d’y penser.
Meredith prenait des somnifères... Ok, pour le moment. Lundi, ce serait autre chose. De son côté, il y avait l’alcool. Ok, également, pour le moment, mais il la connaissait, elle prenait toujours des gants afin de ne pas le contrarier, mais sur ce point, elle pourrait râler et à juste titre. Lui, de son côté, pourrait en faire de même avec les cachets. Ils étaient donc à égalité. Ils arrêteraient ensemble.
Aucune envie d’y penser ce matin ou d’en parler hier soir.
Elle lui avait également demandé s’il dormait ici, ce à quoi il n’avait pas répondu, trop absorbé, effectivement, pas la VOD. Il n’était pas très fier d’être incapable de se retrouver dans un lit sans elle... Il l’avouerait à un moment mais il faudrait lui laisser le temps.
Retour au vendredi matin.

_ « Non, mais de toute façon je n’aurais pas voulu te réveiller. Je profitais de toi... » Il était de toute façon encore dans le gaz. Bennet faisait beaucoup de choses le matin et se lever tôt ne lui faisait pas peur, mais on ne pouvait pas dire qu’il était « une personne du matin ». Avant le café ou la douche, il ne fallait ni trop lui parler, ni trop lui en demander.
Comme il venait également de reprendre conscience, il lui avait fallu du temps et resté allongé avec sa perle dans les bras était suffisant pour lui assurer le bon déroulement de sa journée et avant cela, un bon réveil.
D’ailleurs, la journée se passa à merveille. Ils prirent leur petit-déjeuner, se lavèrent puis... Rien de particulier. Ils passèrent énormément de temps dans les bras l’un de l’autre. Légères papouilles, des petits baisers... Toujours très chastes mais qu’il le veuille ou non, Bennet n’arrivait pas à garder bien longtemps ses lèvres loin de la peau de Meredith. Il avait besoin de la toucher.
Ils lurent beaucoup sur l’I-pad de Bennet et s’amusèrent même à éclater du papier bulle dessus... Les joies des applications et de la nouvelle technologie ! Ce fut assez amusant, car évidemment, il y avait des petits défis. Bref, la journée fut parfaite. Il n’avait pas une seconde pensé au boulot, pas non plus pensé à leur séparation.
Le soir arriva bien plus vite qu’il ne l’aurait imaginé et après un repas commandé, ils s’installèrent dans le salon pour regarder un film.
La question du coucher et du lieu où ils dormiraient n’avait pas été abordée. Meredith n’était pas revenue dessus et lui n’avait pas non plus cherché à en parler. Si le canapé lui convenait, alors c’était parfait. Pour le moment, c’était suffisant mais plus tard ? Ils devraient surement dormir dans un lit non ?
Entre les deux films, ils se changèrent pour se mettre en pyjama et s’allongèrent dans le sofa, comme la nuit précédente. Même position, elle dans ses bras. Il reprit ses baisers doux et légers dans la nuque de sa belle qu’il sentit s’endormir rapidement. Lui... Moins. Le film ne parvint pas à l’endormir comme ils le faisaient en temps normal. Il venait de se rendre compte que depuis jeudi, ils ne s’étaient pas embrassés. Ils avaient échangé des baisers ici et là, sur les mains, le cou, le front, la nuque, les joues, mais jamais les lèvres. C’était assez étrange. Ils n’étaient pas en période de séduction colle l’aurait été un nouveau couple. Eux étaient dans autre chose mais ce n’était pas forcément normal. Ou si, et ce, à cause de leur situation ?
Il se mit à réfléchir à cela sans non plus s’en inquiéter trop.
Ils avaient toujours été un couple particulièrement sensuel et très sexuel et là, rien. Bennet avait besoin du sexe. Il avait plus encore besoin de Meredith, mais il avait également besoin de lui faire l’amour. Pas ce soir, non... Mais quand ? Et s’ils n’arrivaient jamais à passer outre cette gêne qu’ils ressentaient en ce moment ? Jamais ils ne seraient plus comme avant et cela briserait forcément quelque chose entre eux. C’était certain. Il n’avait évidemment pas envie de précipiter les choses. Absolument pas, mais la nuit était porteuse de beaucoup de questions et Bennet n’y échappait pas.
Très doucement, il se releva et alla se servir à boire. Meredith n’avait pas eu besoin de ses cachets, il n’était pas si fort. Pas encore. En buvant son verre, il se retourna pour la regarder dormir. Ce fut ce qui éloigna ses mauvaises pensées. Tout reviendrait... Il lui faudrait juste être patient. Il pouvait le faire. Ce fut là-dessus qu’il retourna auprès d’elle. Il la fit d’ailleurs un peu bouger sans le vouloir et la caressa doucement. Passant sa main le long de sa jambe. Ni trop devant, ni trop derrière. Il en avait surement besoin... Ensuite, il reprit sa position pour s’endormir, l’embrassa encore en prenant bien soin de ne pas la réveiller puis ferma les yeux et oui, le sommeil finit par le trouver.
Il dormit bien, peut-être même mieux que la nuit précédente. Ses rêves furent plus doux, et toujours emplis d’elle.
Il se réveilla plus tard que Meredith, n’ayant pas sombré si tôt, quand il ouvrit les yeux à demi, elle était tournée vers lui et sans y penser, il approcha doucement son visage du sien pour venir déposer un gros bisou sur ses lèvres. Il se mit ensuite à sourire et referma les yeux quelques instants. Il l’attrapa pour la prendre dans ses bras en s’étirant en même temps et se colla à elle comme s’il ne voulait voulaient qu’ils ne fassent plus qu’un.

_ « Tu as bien dormi ? » Il ne cessa de lui caresser le dos et de lui faire des papouilles dans le cou avec son nez et ses lèvres. Adieu la gêne. Il l’avait décidé la veille. S’il voulait quelque chose, il le prenait. Pour le moment, il ne voulait pas plus que ce qu’il avait là, parfait donc. Quoi que s’ils avaient pu s’embrasser pour de vrai... Mais il n’aurait pas été capable de se stopper. En journée peut-être, pas le matin alors qu’il émergeait.

_ « Je t’aime. Ooohh, je t’aime. » Il s’était encore étiré puis avait baillé...
Ils restèrent ainsi encore quelques minutes jusqu’à se lever. Petit déjeuner, douche... Même routine que la veille jusqu’après le déjeuner où, assis dans le canapé à lire le journal, il finit par sombrer. Il s’était endormi bien trop tard et la musique qu’ils avaient mise l’avait bercé. Ca et les caresses de Meredith sur son bras. Sans qu’il ne s’en rende compte, il venait de s’endormir profondément.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 24 Mai - 21:09




Meredith & Bennet
Don't let me
Deuxième nuit dans les bras de Bennet et, une nouvelle fois, Meredith se réveilla au matin, reposée et sereine. Son compagnon la serrait étroitement contre lui, ce qui n'était pas pour lui déplaire. La matinée semblait moins avancée que la veille, mais elle s'était vraisemblablement endormie beaucoup plus tôt, également. Et sans somnifères, pour la deuxième fois. Cela la faisait évidemment réfléchir. Ses problèmes d'insomnie pouvaient-ils n'avoir été liés qu'à l'absence de Bennet ? Cela n'aurait pas été si grave, après tout. Ils s'étaient retrouvés, n'est-ce pas ? Fallait-il réellement se poser des questions sur le reste ? Sur leur proximité physique sans la moindre sensualité ? Meredith ne savait pas comment se positionner, face à ça : elle était emboîtée au plus proche de Bennet ce qui, autrefois, aurait eu le don de lui donner des idées immédiates. Là ... elle n'en avait pas envie, tout simplement. Elle commençait tout juste à s'habituer à sentir à nouveau les lèvres de Bennet effleurer son cou. Il ne la brusquait pas, n'essayait rien, à vrai dire, comme si lui non plus n'avait pas envie de ça pour l'instant. Lui ? L'idée avait de quoi perturber, et, comme Meredith refusait de se faire le moindre souci pour quoi que ce soit ce week-end, elle repoussa toutes ces pensées au loin.
Au lieu de ça, elle remua doucement dans les bras de Bennet, pour se tourner et lui faire face ; elle ne voulait surtout pas le réveiller, ce qui rendit la tache d'autant moins aisée mais, après quelques minutes de contorsions, elle put enfin le regarder tout son soul. Les yeux fermés, il semblait tellement paisible, tellement plus qu'elle le connaissait au quotidien. Depuis qu'elle l'avait retrouvé, toutefois, il était moins nerveux même dans la journée, comme si une part de sa colère - ou ce qui le mouvait chaque matin - s'était envolée. Le seul signe évident qu'il n'était pas totalement serein était les cigarettes : il fumait plus que jamais, et Meredith devait bien avouer que cette odeur de tabac ne lui plaisait pas du tout. Ce n'était pas l'odeur de Bennet ; son odeur lui manquait. C'était peu de choses, comparé au fait de l'avoir retrouvé, mais enfin, elle s'appelait Meredith Carmichaël. Elle avait toujours eu droit au full package.
Ce fut bien vite oublié néanmoins quand il ouvrit les yeux ; il l'embrassa, la prenant par surprise. Leur premier baiser depuis ... depuis Vancouver. C'avait été trop rapide pour qu'elle ait le temps de réaliser, lui évitant au passage le très léger coup de stress qui l'avait saisie à chaque fois que Bennet avait repoussé un peu plus loin les limites de leur intimité, ces derniers jours. Il l'avait embrassée et ... ça allait. La sensation n'était pas différente d'autrefois. Elle répondit à son sourire par le même sourire, le laissant même l'embrasser dans le cou sans se raidir comme elle l'avait parfois fait dernièrement.
- Très bien oui. Je dirais que toi aussi ?
Il semblait effectivement plus reposé que l'avant-veille ; ses yeux étaient moins rouges, et ses cernes, peut-être un peu moins présents. Ils avaient sans doute encore du chemin à parcourir avant de ressembler à nouveau à qui ils étaient avant l'accident et tout ce qui s'en était suivi, mais avec des journées comme celle de la veille, et des nuits comme ils en passaient à nouveau, les choses s'arrangeraient bientôt. Comme hier, elle resta d'ailleurs lovée dans les bras de Bennet, répondant à ses "je t'aime" par un baiser le long de la ligne de sa mâchoire. Elle aussi l'aimait, à un point qu'il ne supposait sans doute même pas. Un jour, peut-être ...

Finalement, il fallut bien qu'ils se lèvent, comme la veille. Petit-déjeuner, douche, habillage, un peu de maquillage cette fois, parce qu'elle voulait lui plaire. Pas de lecture des news à deux, cette fois, mais un mini-jeu de tennis, Bennet sur son téléphone et elle, les jambes en travers de ses cuisses, à moitié affalée contre lui, sur l'iPad. Il avait gagné, évidemment. Bon ... OK ... elle s'était peut-être moins battue qu'elle l'aurait pu. L'emporter comptait peu, beaucoup moins pour elle que pour son compagnon, qui n'avait d'ailleurs pas cessé d'essayer de la déconcentrer avec des baisers. Ils avaient ri, plus que la veille ; l'ambiance avait été moins calme. Pour le déjeuner, livré une nouvelle fois, Meredith avait mangé de relativement bon appétit et, après ça, elle s'était installée avec Bennet dans le canapé qui leur servait de refuge, un bouquin de poésie entre les mains tandis qu'il consultait les journaux, ses lunettes vissées sur le nez. Par moments, elle lui caressait distraitement le bras, jusqu'au moment où elle se rendit compte qu'il s'était endormi, la tête penchée vers l'arrière. Sa respiration était calme, et lente, comme quand il dormait profondément alors, Meredtih fit ce qu'elle faisait avant dans ces cas-là : elle lui retira tout doucement le journal des mains, puis lui ôta ses lunettes. C'est en s'approchant de son visage pour les récupérer qu'elle fut à nouveau assaillie par cette odeur de cigarette qui la dégoûtait. C'était certainement mauvais pour son coeur, en plus ! Elle n'était pas médecin, mais elle avait suffisamment de bon sens pour savoir ça.
Prise d'une idée soudaine, elle lui emprunta son téléphone pour appeler une société de chauffeurs privés afin qu'ils viennent la chercher. Puis, elle griffonna un mot qu'elle laissa sur une console dans l'entrée : "Je t'aime, Meredith". Une retouche maquillage légère, son gilet épais - elle n'avait même pas une veste digne de ce nom - et elle sortit, demandant à son chauffeur d'un jour de la conduire dans le centre, où elle pourrait trouver un revendeur de cigarettes électroniques. Il y avait de fortes chances qu'elle ait à batailler pour que Bennet accepte de s'en servir, mais ce serait ça, ou abandonner complètement le tabac. Jamais plus elle ne le laisserait se ruiner la santé ; elle le voulait à ses côtés tous les jours du restant de leur vie.
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Bennet Monaghan
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 24 Mai - 22:15

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Ce n’était pas vraiment un « premier baiser depuis Vancouver » qu’ils venaient d’échanger. C’était surtout un gros poutou volé. Il n’y avait mis ni passion ni désir, ni rien. French Kiss ? Ce serait pour plus tard. Quand elle serait prête, s’il la sentait un jour à nouveau prête. Quand il en aurait envie de son côté également car pour l’instant, il se contentait assez de ce qu’ils avaient. Ne pas partager plus d’intimité ne lui manquait pas encore dans la mesure où elle ne le laissait entrevoir de son corps que ce qui dépassait de ses manches toujours longues et de ses jeans... Pas grand-chose donc. En temps normal il l’aurait rejointe sous la douche. Là, il n’y avait même pas pensé, ni hier, ni ce matin.
Ce baiser volé, donc, ne représentait pas grand-chose ou si, une espèce d’avancée peu significative dans leur relation. Ok... Si c’était un pas, c’en était un petit alors. Il avait néanmoins apprécié. Beaucoup même. Chaque jour, il allait un peu plus loin sans pour autant que cela soit trop violent. Il s’était fait toute une montagne de de ce manque de sensualité entre eux mais ils avançaient... Ce que la nuit pouvait être mauvaise pour les esprits torturés !

_ « Ça va. » Il bailla encore et soupira en s’étirant alors qu’il lui répondait. Oui, il avait pas mal dormi. Pas assez peut-être et il fallait avouer qu’à deux dans un canapé... Il avait parfois mal partout et comme il s’échinait à vouloir absolument garder Meredith tout contre lui, il finissait toujours par ne plus sentir son bras qui, au petit matin, n’avait plus aucune circulation sanguine en fonctionnement ! Sa nuque également lui faisait mal, bref... Il était tout cassé. Heureux mais cassé. Il savait faire les massages mais... Meredith ? Puis, accepterait-elle de le masser ? Ce serait un risque à prendre s’ils se lançaient là-dedans. Il finirait forcément par se retourner alors qu’elle aurait été assise sur lui... Il l’aurait prise par les hanches... Ils auraient été foutus ! Bon... Il souffrirait en silence, ce ne serait pas une nouveauté.
Au petit-déjeuner, elle mangea plus que la veille ce qui le contenta un peu. Elle allait reprendre des formes et surtout, se refaire une santé. C’était important et puis, Georgiana ne leur avait pas fait des petites douceurs pour que Meredith n’en profite pas. Sa grand-mère, avec l’aide de Malia préparait toujours tous les repas de la famille quand ils étaient réunis. Sacré boulot, mais ce qu’ils mangeaient bien ! Dommage que Bennet ne sache rien faire de tout cela... Faire bouillir de l’eau ? Hein ?!
Il ne cessa donc de sourire à Meredith alors qu’il la voyait picorer des muffins et des fruits... Lui, profitait de son café noir et de quelques tartines. Formidable. Ensuite... Oui, il fuma sa première cigarette de la journée, en fait, non, il en avait déjà fumé une. Dès que Meredith avait quitté ses bras, il en avait allumé une qu’il avait fumée rapidement. Il essayait de fumer le plus possible dans le patio afin, principalement, de ne pas abîmé les peintures de la maison. Ses poumons ok, mais pas les murs ou pire, les meubles. La nicotine pouvait faire des désastres sur les tableaux. Il fumait donc le plus possible à l’extérieur, ce qui faisait qu’il coupait beaucoup de leurs activités en journée pour aller « s’en griller une ». C’était plus fort que lui. Les médicaments, le café, l’alcool, la cigarette... S’inquiéter... C’était devenu sa routine. Il s’inquiétait moins. Les médicaments le suivaient toute la vie. Le tabac et l’alcool seraient à ralentir. Il se demandait d’ailleurs quand Meredith aborderait le sujet. Elle le savait, Bennet détestait foncièrement qu’on lui dise ce qu’il avait à faire. Il ne le supportait d’ailleurs quasiment pas, pourtant, il attendait qu’elle fasse une réflexion, parce qu’il le savait, ça lui pendait au nez. Comment réagirait-il ? Là serait la surprise. Même lui ne pouvait le prédire.
Le début d’après-midi du couple fut moins calme. Ils jouèrent sur I-Pad et I-Phone puis, il lut et enfin, il s’endormit. Il avait essayé de tenir mais... Impossible.
Il ne sentit même pas Meredith lui retirer ses lunettes ou ne l’entendit appeler un chauffeur et pire, le quitter. Quand il se réveilla, il était seul. Il regarda autour de lui dans le salon, rien.

_ « Mer ?! » Pas de réponse. Salle de bains, toilettes, sa chambre, patio, cuisine... ? Il passa plus ou moins tout à la loupe mais ne le trouva pas. A chaque pièce il l’appelait à nouveau. Rien. Pas de réponse.
Ses affaires étaient là... Mais pas elle. Il ne passa pas dans l’entrée et ne vit pas son mot. Comme à chaque fois qu’elle lui laissait un mot d’ailleurs, il ne le voyait pas.
Après avoir tourné trois fois dans la maison, il commença à baliser et en plus, il ne trouva pas son portable (surement tombé dans les coussins du canapé ou posé là où il n’avait pas regardé).
Il ne fit plus beaucoup attention à s’il fumait ou non à l’intérieur à cet instant. Bon sang mais où était-elle passée ? Et si... Et si elle l’avait quitté ? Sans prendre ses affaires ? Et si... Et si !
Bon... Finalement, il voulut aller ouvrir la porte d’entrée pour voir si elle n’arrivait pas et enfin, à très peu de temps du retour de la belle, il vit le mot.

_ « « Je t’aime. Meredith » - Elle se fout de moi ? » Qu’est-ce que ça voulait dire ça ? Je t’aime et je me tire mais je te laisse mes affaires. Je t’aime mais je tire super rapido parce que j’ai trop peur que tu te réveilles et je ne veux surtout pas que ça arrive parce que je n’ai aucune envie de te parler... Oh... C’était forcément ça !
Ce fut quand il « comprit » cela, le mot encore à la main, qu’elle passa le pas de la porte. Soulagement. Mais ... Soulagement accompagné de la peur qui retombait et ... Il n’était pas content ! Il avait réellement eu peur. C’était surement complètement idiot et irrationnel mais elle était partie sans le prévenir. Elle était partie alors qu’elle ne devait pas partir. Ils étaient supposés rester collés l’un à l’autre jusqu’à lundi et ne jamais se quitter... Elle l’avait quitté. Elle l’avait fait sans rien dire ! Une nouvelle fois il s’était retrouvé abandonné par elle.

_ « Mais t’étais où ?! Ça va pas de partir comme ça ?! Pourquoi est-ce que tu pars comme ça en catimini ?! Tu sais ce que ça fait de se réveiller et de ne pas te trouver ?! On s’était promis de ne pas se quitter ce week-end. On devait rester tous les deux ! » C’était surement très exagéré comme réaction mais il n’y pouvait rien. En même temps, beaucoup des réactions de Bennet liées à la colère ou à la peur était très excessive, celle-ci ne dérogeait pas à la règle. Il ... Il était faible face à elle, à son absence, à cette peur irraisonnée qu’elle disparaisse et qu’il ne la voie plus jamais. Il était dépendant d’elle et dans ce genre de situation, c’était extrêmement difficile à gérer. C’était comme s’il ne pouvait plus fonctionner par lui-même. Quand tout allait bien il l’assumait, mais dès que ça capotait, il se rendait compte de combien il serait fichu si jamais elle venait à disparaître. Que lui resterait-il ? Absolument rien. Pathétique amour...
Il lui tourna le dos sans l’écouter pour aller au salon, se servir à boire, fumer.

_ « Ecoute : Tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas. Tu, tu, tu ne comprends pas... Je suis faible face à toi et à nous. J’ai besoin de toi. Tout le temps. J’ai besoin de toi tout le temps. – Tu n’avais ni téléphone, ni ma montre, rien ! Impossible de savoir où tu étais ! – Je suis supposé faire quoi sans toi ? Si c’est trop pour toi, tu dois me le dire, on doit établir des règles ou tout arrêter maintenant avant que j’ai pris l’habitude de t’avoir à nouveau. C’est comme ça. Je suis dépendant de toi. Ce n’est pas ... Ce n’est pas qui je suis en général mais avec toi, c’est comme ça. – Tu ne peux pas me laisser sans me dire où tu vas et me tenir au courant ! » Il n’y avait là-dedans aucune jalousie ou crainte qu’elle n’aille voir un autre homme, pas du tout. C’était juste qu’il était effectivement trop dépendant d’eux et si elle le quittait... C’était tellement à l’opposé de son caractère et de ses réactions habituelles que finalement il ne comprenait même pas comment c’était réellement possible mais ça l’était. On parlerait d’une autre personne qu’il trouverait cela extrêmement triste et pathétique et tellement ridicule. Pourtant, ça lui était tombé dessus. Sans Meredith, sans son amour, sans son soutien, sans son sourire, son odeur, sa peau, son rire, ses yeux... Sans elle il ne savait plus comment exister et pire, il n’en avait pas envie parce qu’elle le rendait meilleur. Jamais il n’avait été aussi productif au boulot que depuis qu’il était avec elle. Jamais il ne s’était autant ouvert aux autres que depuis qu’ils se fréquentaient. Il avait tellement évolué et ce, de la meilleure des façons... Elle était son moteur ! Elle aurait besoin d’avoir les épaules pour tout cela, oui... Peut-être. Si ça se trouve elle n’en avait pas envie... Il faudrait qu’il le sache maintenant.
Il but son premier verre d’une traite, s’en resservit un autre tout en sortant ses pilules de sa poche pour en prendre deux et fuma deux cigarettes en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mer 25 Mai - 21:10




Meredith & Bennet
Don't let me
Cette idée de sortir pour aller chercher quelque chose d'aussi basique qu'une cigarette électronique ... Ce n'était pas très plaisant, ici, à Boston. Il y avait du monde, elle connaissait mal la ville, et, en passant devant les devantures, elle se rendait compte qu'elle n'avait même pas envie de faire de shopping au passage, rien, pas même de quoi remplacer ses robes noires pas très funky qu'elle portait depuis le décès de ses parents. Tout ce qu'elle voulait, maintenant, c'était trouver le modèle de cigarette qu'elle avait vu dans une pub : un truc pas trop moche, et vraisemblablement pratique à utiliser, sans quoi Bennet ne s'en servirait jamais. Déjà qu'elle allait devoir lutter ... Le fait qu'il dorme représentait d'ailleurs une opportunité : s'il l'avait accompagnée, il n'aurit même jamais accepté d'acheter ça. Seul problème ? Il lui manquait déjà. Le confort et le calme de la maison lui manquaient déjà. Elle ne se sentait pas très à l'aise dans les rues de la ville, toute seule ; elle n'avait même pas Sean avec elle. L'air de rien, son garde du corps était devenu une présence familière, donc elle ne se serait plus passée.
Aussi rapidement qu'elle le put, elle fit son achat, et retrouva son véhicule qui l'attendait là où il l'avait déposée. Au final, elle avait mis plus longtemps qu'elle l'imaginait. Elle était franchement soulagée, quand elle passa la porte du 112. Bennet ... Bennet également. Il semblait aussi un peu en colère, et Meredith ne comprit pas tout de suite pourquoi. Elle lui avait bien laissé un mot pourtant, non ? Celui-là non plus, il ne l'avait pas ? Pourtant il l'avait à la main. Alors ... il avait eu peur quand même ? Mais ils venaient de se retrouver, elle n'allait pas repartir comme ça ! Pas après tout ce qu'elle avait enduré avant qu'il lui pardonne. Ni maintenant, ni jamais d'ailleurs. Le voir aussi perturbé la bouleversait, et elle commença par le laisser vider son sac ; elle le connaissait bien, maintenant, et savait que c'était le meilleur moyen d'obtenir ensuite son attention et de se faire entendre. Elle grimaça néanmoins en le voyant avaler cul sec deux verres de whisly, dont un avec ses médicaments, avant de se jeter sur ses cigarettes. Mais après tout, c'était un sujet qu'elle prévoyait d'aborder avec lui, n'est-ce pas ? Tout doucement, elle s'approcha de lui, et commença par lui retirer la cigarette qu'il avait à la bouche pour l'écraser dans un cendrier. Puis, elle leva les bras et les posa sur ses épaules.
- Je suis là, Bennet, et je ne partirai pas. Tu dormais trop bien pour que je te réveille. Je suis juste allée faire une courses.
A le voir ainsi, Meredith se rendait compte qu'elle avait peut-être encore sous-estimé l'impact de leur rupture sur lui. Elle n'en était pas fière ... Elle enchaîna, d'une voix toujours douce, clairement destinée à le tranquilliser.
- Tu peux t'habituer à m'avoir à nouveau, parce qu'à compter de maintenant, ce sera comme ça chaque jour. Je t'aime, d'accord ? Je t'aime, et je veux rester près de toi. On n'a pas besoin de règles, juste de se faire confiance. Regarde-moi. Moi aussi, je dépends de toi. De toi, et de personne d'autre.
Elle était parfaitement lucide quant au fait que sans Bennet, elle s'était laissée dépérir à petit feu ; qu'elle ait du mal à retrouver l'appétit ne signifiait pas qu'elle soit aveugle quant à sa perte de poids, par exemple. Elle n'était pas anorexique, et avait parfaitement conscience de l'image que lui renvoyait le miroir. Sa vie sans Bennet, c'était ça, et des insomnies à n'en plus finir. Elle était aussi dépendante de lui que lui pouvait l'être d'elle ; la seule différence, c'est qu'il ne l'avait pas abandonnée, cette fois. Elle n'avait aucune raison de craindre un retournement de situation de sa part. Lui ... En vérité, oui, elle pouvait comprendre sa réaction. Mais il ne devait pas douter d'elle ainsi. Elle ne le trahirait pas. Plus jamais. Ce qu'elle voulait, maintenant, c'était justement qu'il puisse s'apaiser ; elle avait débuté sa "mission" aussi mal que possible, malheureusement. Tant pis. Elle n'allait pas abandonner là. Elle déposa un baiser léger sur ses lèvres avant de reculer pour récupérer son achat, dans son sac à main.
- Je suis allée acheter ça, parce que je me fais du souci pour toi. Je ne t'ai jamais vu fumer autant. Mais avec ton coeur ... Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, mon amour. Tu n'as pas le droit de me faire ça, de prendre des risques comme ça. J'ai déjà failli te perdre une fois. Pas deux.
Evidemment, elle ne s'attendait pas à ce qu'il accepte gentiment, sans rien dire ; cela demanderait sans doute encore plusieurs jours de négociations mais enfin, si déjà il acceptait d'y réfléchir, elle estimerait avoir gagné une bataille.
Sans plus un mot, elle se cala dans ses bras et n'en bougea plus. Elle ne pouvait pas mettre plus d'amour que dans ces corps à corps si chastes avec lui. Et si, habituellement, c'était son appui qu'elle recherchait en se lovant ainsi contre lui, aujourd'hui, c'était le contraire : c'était elle, qui avait du réconfort à lui donner.
Ce n'est qu'en le sentant enfin plus calme qu'elle finit par le lâcher ; alors qu'elle allait lui proposer de prendre un café, son téléphone sonna et, après avoir regardé qui cherchait à le joindre, Bennet décrocha tout en s'éloignant vers le patio. Dans un premier temps, Meredith resta là, attendant qu'il revienne mais, voyant que l'appel se prolongeait, elle s'installa devant le secrétaire qui trônait dans un coin du salon. Ce qui venait de se passer la faisait réfléchir, et elle attrapa le stylo mis à disposition, pour griffonner sur une feuille du papier à en-tête des Monaghan. Les mots qui s'alignaient sur la page crème étaient moins dénués de sens qu'elle l'aurait pensé en écrivant ainsi, sans réfléchir alors, après avoir noirci recto et verso, elle prit une fiche cartonnée, plus petite, sur laquelle elle écrivit :
Citation :
Bennet,

Après ce qui s'est passé, je me rends compte que, peut-être, je ne te ménage pas assez. Pardonne-moi pour ça. Ta présence dans ma vie est une évidence. Si un jour tu doutes encore de nous, de moi, relis cette lettre, s'il te plaît.

Meredith
Elle relut ensuite la lettre qu'elle était parvenue à écrire si rapidement, sans l'avoir préparée.
Citation :
Bennet, mon amour,

Te rappelles-tu de nos débuts ? De notre première rencontre ? J'étais sortie quelques mois plus tôt brillamment diplômée de la fac et, du jour au lendemain, Père m'avait annoncé qu'il avait planifié des entretiens pour moi dans les société de connaissances à lui, pour me faire faire de l'audit financier. Après m'avoir laissée grandir avec l'idée que je prendrait sa suite un jour. J'ai atterri à Whistler en l'ayant bien mérité, et je t'ai recruté parce que tu faisais partie des gens avec qui il ne travaillais pas. J'ai su plus tard, en me renseignant sur toi, que tu avais trop mauvaise réputation pour lui en dépit de ton talent.

Tu es arrivé en retard à notre premier rendez-vous, et je t'ai détesté. tu étais froid, hautain. Tu me disputais déjà le leadership d'un projet que je prenais à peine en main, et dont les enjeux me terrifiaient. Et plus nous travaillions côte à côte, plus les choses se passaient mal. Bien sûr, j'ai changé à ton côté, comme tu as changé au mien, mais quand je regarde ce que tu représentes aujourd'hui dans ma vie, je ne comprends pas ce qui nous passait par la tête alors.

Et puis, petit à petit, tu as fait partie de mon quotidien. Nous avons fait des pas l'un vers l'autre. Quand Père est venu inspecter le chantier, tu as déployé des trésors de patience avec moi. Je ne comprends toujours pas pourquoi, mais cela n'a plus d'importance. Tu étais là et, pour la première fois, je me suis sentie sécurisée par ta présence. J'ai commencé à te voir différemment.
Quand Noël est arrivé et que je ne t'ai pas vu pendant plus de deux semaines ... je peux l'avouer aujourd'hui, tu m'as manqué. Pas comme tu me manquerais maintenant, évidemment, mais ton absence laissait un vide. J'ai recruté Harper, Riley est arrivé, mais ça n'a pas changé grand-chose. Tu es revenu et, déjà à l'époque, c'est en te retrouvant que je me suis sentie plus heureuse.

Je crois que sans m'en rendre compte, je suis tombée amoureuse de toi très rapidement ensuite. Ces mois où tu ne voulais pas t'engager ont été difficiles. J'essayais de me convaincre qu'en faisant preuve de patience, je serais récompensée, mais je ne savais même pas comment faire évoluer notre relation vers quelque chose de plus affectif et de moins charnel. J'étais fatiguée de nos disputes, et t'avouer mes sentiments ... je n'ai même pas fait exprès, ce jour-là. Les mots sont sortis sans que je puisse les contrôles, et je me suis sauvée de peur que tu ne les partages pas. J'ai connu des moments de terreur, ensuite, à l'idée qu'ils t'aient tué. Je ne suis pas certaine de pouvoir effacer un jour de ma mémoire ces images de toi gisant au sol, avec ces hommes en train de te frapper. L'idée de ne plus t'avoir à mes côtés était déjà insupportable.

Je ne suis vraiment moi, heureuse et complète, que quand tu es avec moi Bennet. Tu s plus que mon âme soeur, tu es un morceau de mon âme, et ça ne changera jamais. Je t'aime pour ce que tu es, ce que tu n'es pas, et pour tout ce qu'on s'apporte l'un l'autre.
J'aime ton visage, j'aime sa sévérité apparente, et les sourires que tu me réserves. J'aime quand tes yeux s'illuminent pour quelque chose qui te rend heureux, ou qui t'exalte. J'aime ton corps, et que tu me serres dans tes bras : tu es comme un rempart entre le monde et moi, dans les moments difficiles. J'ai même ton caractère autoritaire et tes ordres ! J'aime savoir que je peux me laisser aller à faire ce que tu demandes, parce que tu me guideras toujours sur la meilleure route pour moi, pour nous. Ton avis compte plus que celui de quiconque : tu as un instinct, une clairvoyance, que je ne retrouvais que chez Père. Ta réussite professionnelle n'est pas une surprise, parce que tu as ça, et un talent fou, mais cela me rend tout de même incroyablement fière de toi. Je t'aime aussi pour ça, pour ton ambition et ton intelligence. Avec toi, j'ai quelqu'un en face de moi pour me répondre, d'égal à égal. J'aime nos discussions, nos échanges d'idées, cette façon que tu as de toujours me tirer vers le haut. Tu veilles sur moi en permanence, de multiples façons. Tout le monde n'a pas la chance de connaître ta générosité, ta gentillesse, encore moins ta douceur, mais moi, je sais. Je te connais aussi bien que je me connais moi-même, et je t'aime pour tout ça, et plus encore. Il n'y a personne d'autre, sur cette planète ou ailleurs, avec qui je pourrais être heureuse ne serait-ce que la moitié de ce que je suis heureuse avec toi.

Alors ne doute plus. Je serai toujours là, parce que je t'aime, et que j'ai besoin de toi et de ta présence dans ma vie. Je veux me réveiller chaque matin à côté de toi, jusqu'à la fin de mes jours. Tu es mon tout.

Celle qui manque encore de mots pour te dire ce qu'elle ressent,
Meredith

Puis, tandis que Bennet semblait sur le point d'en terminer avec son appel, elle se dépêcha de glisser lettre et bristol dans la poche intérieure de sa veste. Quand il revint à elle, elle était tranquillement occupée à leur couler du café.
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 26 Mai - 12:26

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Ce soulagement qu’il avait ressenti alors qu’elle avait passé le pas de la porte était inexplicable. S’il n’avait pas été si contrarié, il aurait pu aller la prendre dans ses bras et rester ainsi quelques minutes sans bouger. Malheureusement, il n’était pas serein. La disparition, aussi furtive soit elle, de sa belle, l’avait mis dans tous ses états et c’était ce qu’elle allait pouvoir constater par la suite. Pas de cris, de menace ou de tout ce dont il pouvait user en temps normal au moment d’une dispute. En réalité, il était plus paniqué qu’autre chose et ce, même si elle était réapparue comme par miracle !
Il n’attendit pas longtemps avant de lui faire part de ce qu’il avait sur le cœur tout en se donnant un coup de « peps » avec le whisky. Whisky, cachets, cigarettes... Franchement ? Même lui en avait assez mais l’arrêt des deux poisons n’était pas encore d’actualité et ce, encore moins quand il venait de vivre de telles émotions !
Il laissa sa belle s’approcher de lui sans bouger. Elle ne l’avait pas coupé alors qu’il s’était lancé dans sa tirade. Elle avait raison, si elle voulait ensuite qu’il l’écoute, il fallait qu’elle le laisse vider son sac. L’interrompre quand il était en prise de parole était le meilleur moyen pour le mettre encore plus sous pression. Elle avait enfin compris son mode de fonctionnement à ce sujet et c’était déjà très réconfortant en soi. Les colères faisaient partie intégrante de son mode de fonctionnement et s’ils voulaient pouvoir vivre ensemble toute leur vie, il faudrait qu’elle sache comment les gérer. Comme elle le faisait maintenant était tout ce qu’il demandait. Evidemment, il ne s’agissait pas d’une réelle colère mais qu’importe, le comportement de sa belle face à cela était plus que satisfaisant et quelque part, très rassurant.
Quand elle s’approcha de lui et plaça ses mains sur ses épaules, il resta immobile. Il fit la moue et se ferma un peu plus alors qu’elle retirait la cigarette qu’il venait de se mettre entre les lèvres. Il fit mine, au départ, de ne pas l’écouter quand elle prit la parole, pensant qu’elle allait lui faire la morale avec le tabac (puisqu’elle venait de lui refuser la dégustation d’une cigarette), puis la regarda à nouveau en plantant son regard dans le sien quand il comprit qu’elle n’allait pas en venir là (du moins, pas dans la seconde).

_ « Tu dois me réveiller et me dire où tu vas, ou me laisser un mot plus explicite que : « je t’aime ». » Oui, quand même. « Je t’aime ». Très bien, mais et après ? Ça ne lui disait pas où elle avait disparu ! Puis... Une course ? Quelle course ? Un truc de fille peut-être ? Esthéticienne ou ce genre de chose ? Elle n’avait rien dans les mains. Si ? Non, juste lui.
Comme il levait encore les yeux au ciel, elle lui demanda de la regarder, ce qu’il fit, toujours en semblant bouder.

_ « Ne fais plus ça. S’il te plait. » Il entendait très clairement tout ce qu’elle disait. Qu’elle avait également besoin de lui. Si elle avait ressenti les mêmes choses que l’architecte à leur rupture, alors ils se comprenaient. Ne s’était-elle également pas laissé dépérir ? Si. Il n’y avait qu’à la regarder. Elle s’était mise aux médicaments pour trouver le sommeil comme lui s’était tourné vers le whisky. Il fallait qu’il arrête de douter et qu’il lui fasse confiance, oui. Ça viendrait. Il avait été trahi alors il lui faudrait un peu de temps redonner toute sa confiance à Meredith. Elle était la seule (avec sa famille) pour laquelle il ferait un tel effort. Même Julia ne se verrait peut-être pas offrir un tel privilège. Tout pour Meredith. Tout, et ce, sans même se poser de questions.
Elle fit ensuite quelque chose qui lui sembla le geste le plus doux qu’elle ait jamais eu pour lui. Elle mit ses mains de chaque côté de son visage et l’embrassa sur les lèvres. C’était un pas, un autre, vers eux et elle en était l’instigatrice. Lui, depuis leurs retrouvailles, n’avait cessé d’aller toujours un peu plus loin dans les caresses et les baisers, sans pour autant en demander trop, mais là, c’était elle qui avait pris les devants. Ce baiser était chaste, comme tout ce qu’ils avaient partagé depuis qu’ils s’étaient retrouvés, mais il venait d’elle. Malgré lui, un léger sourire vint se former au coin de ses lèvres. Ce fut très rapide car elle reprit ensuite la parole mais peut-être l’avait-elle vu ?
Le sourire n’était de toute façon plus d’actualité puisque voilà, elle le faisait, elle l’ennuyait avec sa consommation de tabac ! Ça lui tombait sur le coin du nez bien plus tôt qu’il ne l’aurait cru. Ça aussi était une preuve s’il en fallait, il lui en fallait, qu’elle prenait soin de lui et qu’elle avait besoin de lui, qu’elle s’inquiétait.

_ « Tssss. » Ce n’est pas parce qu’il appréciait la voir s’occuper de lui qu’il allait accepter de fumer son horrible gadget ! Il n’y jeta même pas un regard et laissa le tout dans le sac sans y toucher. Elle devrait batailler. Il aimait les batailles... Mais celle-ci, il le savait, était perdue d’avance. Il fumerait sa fichue cigarette électronique. Il ralentirait sur les vraies cigarettes en s’aidant de ce bazar et reviendrait à une consommation de tabac bien plus raisonnable. Cinq maximum par jour, comme avant, sans compter les jours où il ne fumerait pas du tout.
Elle le prit dans ses bras sans en demander plus et pour une fois, ce n’est pas vraiment elle qui se lova contre lui mais l’inverse. Il se senti soutenu. Ce sentiment, il ne l’avait que quand il était dans les bras de sa grand-mère ou ceux de sa mère. C’était la première fois avec Meredith. Avant, il aurait détesté. Aujourd’hui, il en avait besoin. Il acceptait sa faiblesse. Acceptait d’avoir besoin d’elle et de son soutien. C’était foncièrement bon.
Ils restèrent ainsi jusqu’à ce que « Ô, miracle !! » son téléphone sonna et qu’il puisse remettre la main dessus ! En réalité, il n’était pas bien loin puisque l'appareil se trouvait, comme prévu, près du canapé, pas caché dedans mais posé sur un magazine.
Il s’excusa auprès de Meredith pour aller voir ce dont il s’agissait.

_ « Je dois répondre. » Il l’embrassa sur la main avant de filer, paquet de cigarette dans une main et téléphone dans l’autre, pour aller répondre.

_ « Maître Goldman... Oui. » Et il disparut à l’extérieur pour converser tranquillement avec son avocat. Celà lui prit pas mal de temps, sans qu’il s’en rende réellement compte. Il y avait des choses dont il voulait discuter avec lui, c’était fait. Tout n’était pas réglé mais rendez-vous était pris pour se voir la semaine suivant.
Quand il revient après de Meredith, elle était en train de leur faire couler du café. Quelle femme ! Il ne faisait pas ça lui !

_ « Lundi midi, j’ai un déjeuner d’affaires. Quand est-ce que tu veux que l’on rentre ? Je repousse si ça te semble trop juste ou si tu voulais que l’on déjeune tous les deux. Tu me dis et j’aviserai. » Il repousserait pour elle mais pour personne d’autre, et encore... Il avait impérativement besoin de voir son avocat et comme tous les grands avocats, il avait, lui aussi, un boulot monstre et peu de temps...  Ils s’arrangeraient... Bennet irait le voir aux premières heures de la journée s’il le fallait !
Ils dégustèrent leur café...

_ « Tu devrais ouvrir l’un de ces coffee shop mon cœur... » Oui oui, il se foutait d’elle lui qui n’était pas fichu de faire fonctionner la machine à café. Les seules technologies qu’il maîtrisait était celles des ordinateurs, des Mac en réalité, et celles des I-Pad, I-phones, Blackberries et voilà ! Une machine à laver ? Ouhlala... On est un homme ou on ne l’est pas ! Enfin... Sur ses chantiers, il pouvait se montrer plein de ressources... Mais c’était pour le boulot, à la maison, il ne faisait rien et puis quand on a du personnel, à quoi bon ?
La fin de l’après-midi fut douce. Il ne sortit d’ailleurs plus pour fumer jusqu’après le repas qui leur fut encore livré. Ils dinèrent en écoutant un peu de musique puis, après avoir débarrassé... Enfin, après que Meredith a tout jeté à la poubelle – Il ne fait rien à la maison ! – il se leva pour l’embrasser et la remercier (quand même) et il s’excusa :

_ « Je reviens. - Il y a un bloc dans le secrétaire, avec des stylos, j’ai envie de dessiner, que tu dessines aussi... Que tu griffonnes... Je voudrais un fauteuil ou ... Une méridienne... » Il attrapa sa veste qu’il enfila dans la foulée en se dirigeant vers le secrétaire pour prendre bloc et stylo. Il resta debout et posa le tout sur le table où Meredith était revenue et commença à griffonner un fauteuil en reprenant encore et encore ses courbes sans savoir exactement où il voulait aller.

_ « Tu vois ? Un sofa plutôt ? ... Je vais trouver l’inspiration dans le patio, je reviens. Essaie aussi de griffonner un truc ou de verbaliser des idées. Ca m’obsède. » Il l’embrassa tout en fronçant les sourcils, absorbé par son idée.
La peur ressentie plus tôt dans la journée n’avait évidemment pas miraculeusement disparue mais au moins, il se sentait mieux. Il ne voulait plus y penser, tout comme il ne voulait plus réfléchir à leur rupture. Il voulait aller de l’avant. Aller de l’avant c’était aussi, travailler, pour lui en tout cas, et imaginer à nouveau une pièce maîtresse pour sa marque avec Meredith, était tout ce dont il avait besoin à l’instant.
Meredith embrassée, il sortit de sa poche de pantalon son paquet de cigarette, en prit une, se la mit entre les lèvres, regarda sa belle, et lui fit un clin d’œil en souriant malicieusement. « Sale gosse ». Il palpa ensuite ses poches de pantalon, pas de briquet. Poches extérieurs de sa veste, non plus, poche intérieur ? Bah... Briquet et, papier. Il fronça les sourcils tout en ne s’occupant plus de Meredith. Il prit le briquet et la lettre qui se trouvait à l’envers et la retourna pour voir ce dont il s’agissait tout en s’éloignant vers le patio. Depuis quand mettait-il des lettres dans sa poche ?
Installé à l’extérieur, cigarette allumée, il commença par lire le bristol. C’était de Meredith. Il se retourna machinalement pour la voir mais elle était à l’intérieur.
« Après ce qui s'est passé, je me rends compte que, peut-être, je ne te ménage pas assez. » Ah, ça, non, elle ne le ménageait pas assez !
La suite du mot lui donna envie de lire la lettre qu’il ouvrit lentement, avant de se plonger dans une première lecture qui le remua considérablement jusqu’à l’émouvoir. Ce fut à la seconde lecture qu’il s’autorisa à analyser :
« [...] que tu avais trop mauvaise réputation pour lui en dépit de ton talent. » Cela le fit sourire. Ce qu’il avait lu avant l’avait fait se replonger dans des souvenirs... Il était en plein divorce à l’époque, très en colère contre la terre entière et oui, contre cette gamine qui voulait s’imposer comme sa boss alors qu’elle n’était rien !
« [...] quand je regarde ce que tu représentes aujourd'hui dans ma vie, je ne comprends pas ce qui nous passait par la tête alors. » Pour lui, les disputes avaient été primordiales. Si les choses ne s’étaient pas passées ainsi, peut-être ne serait-il jamais tombé amoureux d’elle. Pour l’aimer comme il l’aimait aujourd’hui il avait eu besoin de voir ce qu’elle avait dans le ventre. Si au départ elle avait été très décevante, elle s’était finalement révélée être une très bonne partenaire, pour tout. Elle s’était relevée après que Bennet a tenté de la briser encore et encore... Il admirait cela.
« Quand Père est venu inspecter le chantier, tu as déployé des trésors de patience avec moi. Je ne comprends toujours pas pourquoi, mais cela n'a plus d'importance. » Parce qu’il fallait faire bonne figure après de son père... Parce qu’à ce moment-là, il avait eu envie d’être là pour elle sans qu’il ne se l’explique non plus.
Quand il relut le passage concernant l’enlèvement de Meredith et surtout, son passage à tabac, il le fit en le survolant. Ces souvenirs-là, il ne les voulait pas. S’il y avait quelque chose à effacer de sa mémoire, c’était ça.
« Je ne suis vraiment moi, heureuse et complète, que quand tu es avec moi Bennet. Tu s plus que mon âme sœur, tu es un morceau de mon âme, et ça ne changera jamais. Je t'aime pour ce que tu es, ce que tu n'es pas, et pour tout ce qu'on s'apporte l'un l'autre.
J'aime ton visage, j'aime sa sévérité apparente, et les sourires que tu me réserves. J'aime quand tes yeux s'illuminent pour quelque chose qui te rend heureux, ou qui t'exalte. J'aime ton corps, et que tu me serres dans tes bras : tu es comme un rempart entre le monde et moi, dans les moments difficiles. J'ai même ton caractère autoritaire et tes ordres ! J'aime savoir que je peux me laisser aller à faire ce que tu demandes, parce que tu me guideras toujours sur la meilleure route pour moi, pour nous. Ton avis compte plus que celui de quiconque : tu as un instinct, une clairvoyance, que je ne retrouvais que chez Père. Ta réussite professionnelle n'est pas une surprise, parce que tu as ça, et un talent fou, mais cela me rend tout de même incroyablement fière de toi. Je t'aime aussi pour ça, pour ton ambition et ton intelligence. Avec toi, j'ai quelqu'un en face de moi pour me répondre, d'égal à égal. J'aime nos discussions, nos échanges d'idées, cette façon que tu as de toujours me tirer vers le haut. Tu veilles sur moi en permanence, de multiples façons. Tout le monde n'a pas la chance de connaître ta générosité, ta gentillesse, encore moins ta douceur, mais moi, je sais. Je te connais aussi bien que je me connais moi-même, et je t'aime pour tout ça, et plus encore. Il n'y a personne d'autre, sur cette planète ou ailleurs, avec qui je pourrais être heureuse ne serait-ce que la moitié de ce que je suis heureuse avec toi. » Ce dernier paragraphe lui arracha une larme. Il le relut pourtant encore et encore et encore... Cinq fois minimum... Elle disait là exactement ce que lui avait sur le cœur. Elle était son égale. Il aimait sa réussite, son ambition, sa beauté, son intellect... A qui d’autre aurait-il pu demander de griffonner un fauteuil ? Il savait très bien que le dessin n’était pas son truc, pourtant, il n’avait aucun doute, ce qu’elle ferait lui plairait et ce, même si elle n’avait tracé que des courbes... Il était extrêmement ému... Cela devait d’ailleurs faire une vingtaine de minutes qu’il était sorti. Il ne put s’empêcher de relire la lettre une dernière fois, se sentant toujours aussi secoué mais également plus complet. Il s’essuya les yeux. Fit en sorte qu’ils soient plus « secs » mais malheureusement pas moins rouge, puis il entra dans la maison. Il s’arrêta sur le pas de la porte du salon où Meredith s’était installée dans le canapé avec le bloc sur les genoux et la regarda quelques secondes alors qu’elle avait relevé la tête en l’entendant revenir. Il avait le visage fermé et très sérieux, mais pas dans le mauvais sens. La lettre était pliée dans sa main.
Il finit par s’avancer dans la pièce, posa la lettre sur la table basse quand il se baissa pour s’installer à côté de Meredith dans le canapé. Il prit le bloc de ses mains et le posa plus loin. Bennet la prit ensuite par le visage, délicatement et la regarda sans pour autant plonger son regard dans le sien, quand il finit par le faire, ce fut juste avant de l’embrasser. D’abord un « smack », puis deux, trois, quatre, jusqu’à ce qu’il finisse par l’embrasser réellement. Doucement, très doucement. Il lâcha ensuite son visage pour pouvoir l’embrasser dans le cou, la serrer contre lui puis revenir vers ses lèvres. Il était tout en délicatesse. Il ne voulait rien en réalité. Juste l’embrasser. Encore... Les mots lui semblaient inutiles. Elle avait tout dit de toute façon et qu’aurait-il pu ajouter ? Tout ce qu’il pouvait lui donner maintenant était son amour et sa tendresse.
Les baisers s’intensifieraient-ils ? Il n’en savait rien... En tout cas, elle ne l’avait pas repoussé et même, elle les lui rendait. Il n’était plus si chaste, et ce n’était pourtant pas faute d’essayer mais ses lèvres, sa langue contre celle de Meredith réveillait tout en lui. Si elle ne voulait pas, tant pis. Il ne lui en voudrait pas mais elle ne pourrait jamais dire qu’il avait brusqué les choses. Il prenait un temps infini et la regardait si amoureusement, qu’elle ne pouvait pas penser qu’il poussait trop loin le bouchon.
Sa lettre l’avait ému et même s’ils n’en parleraient pas, elle devait être informée ce que cela lui avait fait... S’il l’avait pu, si les choses allaient plus loin, il aurait pu lui faire un bébé ce soir. Il se sentait prêt pour tout et à tout pour elle maintenant.
Il s’arrêta à nouveau pour la regarder. Ses yeux dans ceux de sa belle.

_ « Ép... » Sa voix se coinça dans sa gorge et Meredith décida de lui rendre un baiser à ce moment-là alors il se tut et se concentra à nouveau sur leurs corps.
Ne pas parler, l’embrasser... C’était la priorité.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Sam 28 Mai - 11:24




Meredith & Bennet
Don't let me
Promesse faite de ne plus s'échapper ainsi - en tout cas pas sans un mot plus explicite - tout allait déjà mieux. Cela n'avait pas été suffisant pour Meredith, d'où la lettre. Pas réellement prévue - en tout cas, ce n'aurait pas dû être autre chose qu'un brouillon, dans un premier temps. Elle aurait voulu lui écrire quelque chose de parfait. Mais, finalement, à laisser le crayon et son esprit travailler sans juger ce qu'elle notait, elle était arrivé à quelque chose qui n'était sans doute pas la plus lettre d'amour de tous les temps, mais qui était vrai. Chaque mot qu'elle avait griffonné sur la feuille venait du plus profond de son coeur et de son âme. C'était finalement assez intimidant. Elle ne savait pas quand Bennet la lirait - vraisemblablement pas tout de suite, elle l'avait justement placée dans la poche intérieure de sa veste parce qu'il n'y mettait généralement pas grand-chose - mais elle n'était, somme toute, pas vraiment pressée. Bien sûr, depuis leurs retrouvailles, ils s'étaient répété leur amour un nombre incalculable de fois, ils avaient trahi le secret des angoisses de leurs coeurs ... il n'y avait plus grand-chose de mystérieux dans les sentiments qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, hormis la force de ces sentiments, leur origine. Comment en arrivait-on à aimer ainsi ? A avoir besoin de l'autre pour vivre comme c'était le cas pour eux ? Même pas pour vivre, d'ailleurs, mais pour survivre. Quoiqu'il en soit ... avec sa lettre, elle avait l'impression de révéler les dernières zones d'ombre de son âme : cela lui faisait un peu peur, même si c'était à Bennet qu'elle se découvrait ainsi.
Heureusement, quand il revint de son coup de fil, il n'eut pas un regard ni pour le bureau, ni pour la veste : il n'avait donc pas vu sa manigance. Elle put donc profiter avec lui de son café dans une relative tranquillité. Le retour à la réalité approchait aussi sûrement que les jours s'écoulaient ici, ce qui avait au moins le mérite de la distraire de son stress passager.
- Lundi tu dis ? Non non, ce sera très bien. J'étais sensée retourner au siège pour annoncer officiellement mon départ à mes collaborateurs proches, et préparer le communiqué de presse. Je ne sais pas ce que je vais faire ...
Bennet pensait qu'elle assurait en tant que PDG, et elle avait envie de le croire. D'un autre côté, face à lui, il y avait Stephen, qui certes n'avait pas pris de pincettes avec elle, mais qui avait pour lui une expérience de Carmichaël Resort que personne d'autre n'avait. S'il disait qu'elle mettait en danger l'avenir de l'entreprise, qui devait-elle croire ? Ce n'était pas tant le succès de l'instant T qui comptait, ce succès-là avait été bâti par son père des mois voire des années auparavant. C'était plutôt le futur. Quel futur préparerait-elle pour CR si elle en restait la dirigeante ? Il ne s'agissait même plus, là, de quitter le pays ; elle resterait évidemment à New York avec Bennet. Mais son poste ?
- Enfin ... je dois encore y réfléchir ...
Ou plutôt : elle allait devoir sérieusement se remettre à y réfléchir. Dans le confort de son intimité avec Bennet, elle n'avait pas vraiment pensé à ce qu'elle ferait en rentrant à New York. Rester avec lui et ... quoi ? Elle n'envisageait pas une seconde de devenir une de ces femmes qui ne font rien, hormis gérer des oeuvres de charité ou culturelles quelconques. Plus maintenant qu'elle avait goûté au vrai monde du travail, et aux responsabilités. Elle aimait ça.
- En revanche ... je dois rencontrer mes plus gros actionnaires lundi soir. Nous dînons en ville. Quelque chose de moins formel qu'une assemblée générale, ils veulent me connaître "personnellement". Est-ce que tu m'accompagnerais ? Il me semble que nous serons une quinzaine.
Pas plus, car de toute manière, elle détenait 75.8% des parts de l'entreprise, et Stephen 10.3%. Il ne restait plus grand-chose à se partager sur les marchés. Pour autant qu'elle le sache, il n'était pas prévu de venir accompagné, mais passer une journée complète loin de Bennet, et ne le retrouver qu'au soir ? Non.

L'après-midi se termina plus ou moins ainsi, à coups de discussions professionnelles et de leurs désormais familiers petits jeux. C'était agréable, de ne rien faire de particulier mais, après le dîner, Bennet sembla pris de frénésie créative. D'un seul coup, il se leva pour attraper le bloc sur le fameux secrétaire où Meredith avait écrit sa lettre, et le lui tendit, avec un crayon de papier. Pour ... elle ? Dessiner ? Est-ce qu'il se rappelait seulement la dernière fois qu'il le lui avait demandé ? Il avait passé de longues minutes ensuite à se moquer gentiment tandis qu'elle essayait de lui expliquer qu'elle ne pouvait pas avoir à la fois un tel niveau de piano et des aptitudes graphiques hors du commun et, finalement, dans un ras-le-bol rieur, elle l'avait attaqué avec un coussin.
- Tu es vraiment sûr de vouloir que je dessine à nouveau ?
Seigneur ! Mais elle n'avait aucune inspiration, en plus ! Il la prenait à dépourvu, pour lui demander quelque chose qui n'était pas du tout son domaine et qui, contrairement à lui, lui aurait demandé normalement des heures de réflexion, avant de lever le crayon.
Cela étant, comme Bennet ne lui avait pas laissé plus de temps pour protester et avait déjà filé dans le patio, non sans la défier avec une cigarette qui lui fit pousser un long soupir de mécontentement, elle se mit au travail, s'installant dans le canapé de manière à poser le carnet sur ses genoux. Un sofa ... une méridienne ... Qu'est-ce qu'elle y connaissait à tout ça ? Elle profitait des objets, elle ne les concevait pas. Corriger une courbe sur un dessin de Bennet, oui ; lui avait du talent, avec un crayon dans les mains, et l'imagination qu'il fallait. Elle, était musicienne. Pas dessinatrice.
Elle pouvait néanmoins se poser la question de ce qu'elle aurait voulu pour elle, si elle avait du investir dans ce type de pièces. Quelque chose de confortable ... des arrondis, donc. Les angles saillants ne lui donnaient jamais réellement la sensation du confort, au premier coup d'oeil. Quelque part où s'installer avec Bennet ... plutôt une méridienne, alors. Assez large pour s'installer dans ses bras, le dos contre son torse. Avec des coussins, pour quand elle en avait marre de ses moqueries ? Elle sourit à cette perspective, et commença à dessiner ce qu'elle imaginait. Ca ne ressemblait pas du tout à ce qu'elle avait en tête ... Elle essaya de rattraper les traits, pour ne faire qu'empirer les choses, et tourna la page du bloc, pour recommencer. C'était à peine mieux mais, heureusement, Bennet revint et la libéra de ce qui finalement était plutôt un calvaire pour elle.
Quand elle le regarda ... oh, elle comprit tout de suite. Il avait trouvé la lettre bien plus tôt qu'elle le pensait. C'était pour ça, alors, qu'il avait été bien plus long qu'il l'était habituellement quand il ressentait le besoin de s'isoler pour créer. Elle ne dit rien, tandis qu'il venait de s'installer à côté d'elle et de lui ôter le bloc des mains sans un regard pour son "oeuvre". Elle ne le quitta pas des yeux ; les siens étaient rouges, comme s'il les avait frottés. Avait-il pleuré ? Lui ne la regardait pas encore, en tout cas, pas directement les yeux dans les yeux ; quand il le fit, ce fut pour l'embrasser. Elle le laissa faire dans un premier temps, à la fois curieuse de comprendre ce que lui avait compris de sa lettre, ce qu'il en avait pensé, à travers ses gestes d'amour mais, également, un peu stressée de le sentir pousser les baisers plus loin. Quelque chose la rendait comme timide dans leur dispute. Dans la façon dont il l'avait traitée, la proposition qu'elle lui avait faite. Les mots qu'ils avaient eus pour elle au sujet de leurs ébats ... Elle appréhendait qu'ils soient en train de se diriger vers d'autres retrouvailles et pourtant, elle répondait à ses baisers plus ou moins comme elle l'avait toujours fait, comme si sa tête se sentait incapable de ce que son corps n'avait jamais oublié.
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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Dim 29 Mai - 13:29

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Bennet n’avait vraiment pas envie de bouder des heures et de rester bloqué sur cette histoire de « disparition » qui n’en était finalement même pas une. Il voulait passer à autre chose. C’était une nouveauté chez lui, ne pas ressasser et avancer tout de suite. C’était elle qui lui apprenait à faire cela et franchement, il ne s’en sentait pas si mal.
Meredith s’était excusée et il avait accepté. Il l’avait crue et quand elle lui promettait de ne plus recommencer, il la croyait. Douter, douter, encore douter... C’était trop fatiguant. Elle méritait qu’il la croie sur parole.
Alors qu’ils s’étreignaient tendrement, le téléphone de Bennet sonna et il fut contraint d’écourter ce moment. Il revint à elle ensuite sans se demander ce qu’elle avait pu faire de spécial, sans non plus voir qu’elle avait craint qu’il ne la surprenne en pleine action ! Pour lui, elle s’était juste décidé à faire du café, parfait. Bennet avait de toute façon à parler sérieusement afin de revenir doucement à la réalité. Lundi semblait loin et en même temps, si proche. Ils seraient à nouveau jetés dans leurs activités professionnelles respectives... Ce serait surement violent après cet intermède à Boston. Lui y était plus ou moins prêt, mais elle ? Il tenterait au mieux de s’en assurer. Il ne le lui montrerait pas, mais il s’inquièterait forcément pour elle. Elle voulait démissionner et selon lui, c’était la pire idée du siècle. Il lui faudrait donc également tenter de la convaincre de rester à la tête de CR, du moins, si cela ne la rendait pas malade. Il était hors de question qu’elle souffre d’anxiété à cause du boulot. En tant que PDG d’un tel empire elle aurait forcément des coups de stress mais si cela devait la bouffer au quotidien, ce n’était pas la peine de continuer. Il faudrait donc en parler... Qu’il comprenne et qu’il analyse suffisamment rapidement et bien pour savoir si elle était au non faite pour cela. De vous à moi, il avait déjà sa réponse : Oui, elle était faite pour cela ! Comme il l’avait fait depuis leur rencontre, il la pousserait et la valoriserait jusqu’à ce qu’elle se rende compte que oui, elle pouvait le faire et le faire mieux que n’importe qui d’autre. Cette fois, seulement, il le ferait en douceur et pas en essayant de la briser comme à leur rencontre.
Lundi donc. Un déjeuner avec son avocat qui ne posait pas de problème à sa belle qui avait quelque chose de prévu également de son côté.

_ « On en parlera si tu veux. - Je suis toujours aussi convaincu de ta valeur et de ton efficacité à la tête de ton entreprise. » Il n’avait pas envie de la brusquer en lui disant de n’écouter personne d’autre que lui (maintenant puisqu’il s’était quand même échiné à la briser quelques semaines voire jours plus tôt). Il fallait qu’il apprenne la diplomatie... Que de boulot !
Lundi, encore, mais le soir... Il l’écouta tout en reprenant son I-phone afin de vérifier son agenda. C’est bien ce qu’il lui semblait, il avait également un dîner et c’était le même que celui de Meredith. Il l’avait tout simplement rayé de sa mémoire jusqu’à maintenant car si les choses n’avaient pas évoluées entre eux, il aurait joué les absents.
Il avait investi dans CR et acheté des parts avant de décès des parents de Meredith. Il n’avait rien dit à sa belle car finalement, il n’avait pas trouvé cela très important à l’époque. Aujourd’hui, c’était autre chose mais s’il n’avait pas revendu, c’était bien qu’il avait confiance en elle n’est-ce pas ?

_ « J’y vais également... Je te l’ai pas dit à l’époque mais j’ai des parts dans CR. Je suis l’un de tes plus gros actionnaires Amour. » Ooh. Oui !
Cela lui arracha un sourire. Ce serait parfait. Ce serait également l’occasion de les mettre en scène tous les deux sans forcément attirer l’attention. Ensemble, pas ensemble... Ce serait leur première sortie officielle depuis leurs retrouvailles et cela pourrait comme passer inaperçue peut-être ? Ceci dit, il s’en fichait mais c’était pour elle qu’il s’inquiétait. La presse pouvait être assassine et si lui se préoccupait peu de ce qu’on pouvait dire à son sujet, ce n’était peut-être pas la même chose pour Meredith surtout après tout ce qu’il avait fait comme écarts depuis leur séparation... Si l’image de l’héritière était écorchée car ils s’étaient remis ensemble, ce serait sa faute. Cette idée lui déplaisait... Il faudrait la jouer fine et donner l’impression qu’ils y allaient doucement.

La fin de l’après-midi fut assez sérieuse car ils parlèrent travail puis finirent pas jouer sur l’i-pad. Dîner. Ensuite, Bennet fut pris d’obsession professionnelle. La lampe, qu’ils avaient faite tous les deux n’était finalement pas sortie comme prévue. Il en avait reculé la date car ne se sentait pas de parler partout de sa conception qui avait été si spéciale pour lui. Elle finirait par être mise en vente, oui, mais elle représentait leur couple, avant. Aujourd’hui il voulait quelque chose pour représenter leur couple aujourd’hui. Quoi de mieux qu’un sofa, un fauteuil ou oui, une méridienne ? C’était là que se passait le plus gros de leurs journées. Ils y faisaient tout, même dormir. Il leur fallait une telle pièce. Peut-être même l’appelleraient-ils Mernet ? Monachael ? Allez savoir.
Quand Bennet était ainsi pris de frénésie créative, plus rien, ou presque, ne pouvait l’arrêter. Voilà pourquoi il avait donné à Meredith le bloc de papier et un crayon. Certes, elle était très mauvaise en dessin mais elle griffonnerait bien quelque chose qui l’aiderait à mieux visualiser ce qu’il voulait. Il avait besoin d’elle puisque ce meuble serait « eux ».

_ « Oui, j’ai besoin de ce que tu as en tête... Nous, aujourd’hui, des lignes... Peut-être même des matières... Je pense qu’un fauteuil serait trop petit... Le Barcelona par exemple ? Trop carré... Ce serait pas nous... Puis c’est petit... Le sofa me parait peut-être trop « clôturé » à cause des accoudoirs... On n’est pas libre... Tsss... » Tout en parlant il avait commencé à tracer des lignes pour faire ce qui ressemblait le plus vraisemblablement à une méridienne... Meredith pouvait parler, il n’était plus vraiment là. Son cerveau se trouvait quelque part entre eux et le travail... Ce fut donc comme s’il était passé dans un autre monde qu’il laissa sa perle à table pour aller fumer à l’extérieur et réfléchir encore. Du moins, c’est ce qu’il croyait puisqu’en sortant, il trouva la lettre de Meredith qu’il ne mit pas longtemps à ouvrir.
Cette lettre le mit dans un état second. Il en avait oublié le sofa et tout le reste. Seuls les mots que Meredith avait écrit sur la feuille de papier importaient.  Oui, quand il revint près d’elle, il avait les yeux rouge. Non, il n’avait pas vraiment pleuré. L’émotion était grande et ses yeux s’étaient humidifiés, oui, mais il était parvenu à ne rien laissé couler.
Il décida après un long moment passé dans le patio à rejoindre sa belle qu’il trouva installée dans le canapé à essayer de faire ce qu’il lui avait demandé. Il ne regarda même pas le bloc quand il l’enleva de ses mains.
Bennet avait beau jouer l’homme fort et insensible à tout, il était en réalité tout le contraire. Meredith avait percé la carapace et elle en récoltait les fruits. Impossible, donc, pour lui, de rester insensible à sa lettre. Impossible également de ne pas y réagir à sa façon. Parler ? Non... L’aimer. Oui.
Il vint pour l’embrasser. Tendrement et amoureusement. Passionnément et avec désir. Il se freinait pourtant afin de ne pas la brusquer. Ses mains qui toujours voulaient aller plus loin, restaient sages. Aussi sages qu’elles le pouvaient. Sous sa robe, elles n’étaient pourtant pas montées plus haut que le bas de ses fesses. Cela faisait des minutes qu’il opérait ainsi. Lentement mais surement.
En face de lui, Meredith ne semblait pas vouloir le stopper ou que ça aille encore plus lentement. Elle répondait à ses baisers et même si ses caresses étaient encore plus chastes que celles de Bennet, il sentait sous ses doigts la chaleur du désir. Elle ne pouvait pas lui mentir. Elle pouvait essayer mais son corps la trahissait.
Il prenait pourtant un soin infini afin de ne pas lui faire peur. Si elle ne voulait pas, il arrêterait et se calmerait comme il le pourrait. Ce ne serait pas grave.
Il finit par l’allonger sur le canapé en la faisant glisser, la prenant par la taille. Il lui caressa le visage délicatement en la regardant. Elle était si belle...

_ « Je comprendrai que tu ne veuilles pas, mais dis le moi maintenant... Je t’aime et j’ai besoin de te le montrer comme ça, de te faire l’Amour, mais si tu n’es pas prête, ce n’est pas grave. » Il avait arrêté ses caresses même si l’une de ses mains était toujours posée sur elle, sur l’os de son bassin. Il ne mentait pas quand il lui confiait qu’il pourrait attendre. Il le ferait, pour elle.
Pas aveugle et surtout conscient de tout ce qu’il s’était passé entre eux, il savait que ce pas serait peut-être difficile à franchir pour elle. La dernière fois qu’ils s’étaient ainsi retrouvés, il l’avait prise sans aucune considération. Il l’avait utilisée comme si elle n’avait été qu’une vulgaire prostituée présente uniquement pour lui permettre de se vider. Oui, c’était dur mais c’était vrai. A l’instant c’était autre chose. Il voulait lui prouver son amour de la meilleure façon qu’il connaissait. Après ce qu’elle avait écrit, il ne pouvait plus parler ou tenter de l’égaliser en verbalisant à son tour.
Lui faire l’amour, lui offrir, encore, son cœur ainsi, était ce qui pour lui serait le plus représentatif de ses sentiments.
Ils avaient déjà eu des moments doux avant, mais jamais comme ce soir. Cela n’avait rien à voir.
Son cœur battait d’ailleurs la chamade comme il ne l’avait pas fait ainsi depuis des lustres.
Il l’embrassa à nouveau en gardant sagement sa main immobile. Meredith seule, était maîtresse de la suite des évènements.

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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Lun 30 Mai - 22:09




Meredith & Bennet
Don't let me
Reparler avec Bennet de son avenir au sein de Carmichaël Resort serait une bonne chose, oui. Il l'estimait capable d'être la PDG du groupe familial, Stephen semblait penser le contraire et, au milieu de tout ça, Meredith ne savait pas quoi penser. Il est vrai que les assertions répétées de son architecte sur sa médiocrité, pendant leur rupture, avaient largement contribué à la déstabiliser et que donc, maintenant qu'il était revenu à de meilleurs dispositions, Bennet la soutiendrait, plutôt que l'enfoncer. Restait l'opinion de Stephen ... Si seulement Meredith avait eu un moyen de savoir à coup sûr si elle prenait les bonnes décisions ! en même temps, hormis la réfection du Carmichaël Seoul, elle n'avait encore envisagé aucun gros projet. Ce premier chantier préfigurait néanmoins l'orientation qu'elle imaginait donner au groupe sur les années à venir : pas de standardisation des hôtels, mais un esprit en lien étroit avec la culture locale, le tout en conservant, évidemment, le service impeccable prisé par la clientèle. Cela lui semblait évident mais ...
Le dîner de lundi lui apporterait peut-être une ébauche de réponse : en amenant doucement les idées auprès de ceux qui, après elle, avaient un intérêt financier particulier dans l'avenir de Carmichaël Resort, elle pourrait tâter le terrain. Et ... oh ! le premier d'entre eux serait Bennet ? Il ne lui avait effectivement jamais fait part de cette prise d'actions ; compte tenu de leur rareté sur le marché, la manoeuvre avait dû demander de déployer pas mal d'énergie. La majorité des actionnaires étaient des porteurs historiques, pas du tout motivés à se débarrasser d'une valeur sûre. Meredith voyait là une marque de confiance, et une autre forme d'investissement dans leur couple, de la part de Bennet ; cela lui fait bien plus plaisir qu'elle aurait pu le lui dire.
- C'est vrai ? Raison de plus pour ne pas décevoir mes plus gros investisseurs, alors. J'imagine que cela facilitera la question de ta présence parmi nous, de fait ...
Son ton s'était fait plus rêveur, sur la fin. Avoir Bennet auprès d'elle était une évidence : il était son compagnon à nouveau, et pour toujours cette fois, mais face à Stephen ...

Etre seuls à Boston, dans ce qui se révélait effectivement être leur bulle, était tellement plus simple pour leur relation. Partager à nouveau des moments insignifiants, et pourtant tellement pleins de sens, pansait leurs plaies. Meredith réapprenait à rire et sourire avec Bennet, à être complice ... Elle en avait un tel besoin. Son architecte aussi les retrouvait à sa façon : il voulait un nouvel objet totem, qui soit eux aujourd'hui, alors que la lampe était eux hier. Cela signifiait-il qu'ils seraient différents, que leur couple serait différent ? Forcément un peu. La complicité, l'amour seraient toujours là, plus que jamais même mais, désormais, il faudrait compter avec une certaine gravité. Celle qui vient quand on a connu le pire avant de se relever.
Se séparer, se blesser mutuellement, c'était là leur pire à eux. En la matière, Meredith avait conscience, pour une fois, d'avoir commis des ravages. Même avec les meilleures intentions du monde - et les plus stupides, elle le savait maintenant - elle avait été à l'origine de leur rupture. La question de ce qu'elle avait renvoyé à Bennet n'avait été abordée que superficiellement, quand il lui avait reproché d'être sortie sans sa montre, mais Meredith se rappelait dans quel était d'esprit elle avait le colis, ce soir-là. Elle n'avait pas voulu poignarder Bennet, bien sûr ; elle n'avait pas non plus cherché à l'économiser.
En retour, lui aussi avait déployé des trésors d'imagination pour la blesser. La traiter comme une pute, à Vancouver, lui dire que c'était ce qu'elle avait été pour lui, jusqu'à ce qu'elle finisse par le proposer elle-même, laissait des traces. Quelque part dans le process, elle avait fini par plus ou moins le croire ; elle aurait cru n'importe quoi qui lui permette de ne pas perdre totalement Bennet, à ce moment-là. Mais maintenant, sous les caresses de son compagnon, elle se sentait mal à l'aise. Honteuse de son effronterie, ce jour où elle avait essayé de négocier à n'importe quel prix. Stressée malgré elle au souvenir de Vancouver. Elle avait si mal vécu cette soirée ... C'était là qu'il l'avait le mieux piétinée ; tout le reste, ensuite, n'avait été que la continuité de ce premier soir où il l'avait mise dehors pour accueillir une autre femme.
Les autres femmes ... ça aussi, malgré elle, elle y pensait. Pas une fois, pendant toute la durée de leur séparation, elle n'avait eu l'idée de voir quelqu'un d'autre. Ni l'idée, ni l'envie. Son architecte, en revanche ... Pouvait-elle passer outre tout ça, aussi rapidement ? Il lui confessait vouloir lui montrer son amour comme ça, tout en étant prêt à accepter qu'elle refuse mais, à vrai dire, elle ne savait pas ce qu'elle voulait, ou ne voulait pas. Bennet était très doux, prenait plus de temps qu'il en avait jamais pris, n'essayant même pas de pousser sa chance tandis qu'il attendait sa réponse. Son corps connaissait tellement la sensation des mains de son amant, de ses caresses ... Que disait le proverbe, déjà ? Que la peur n'efface pas le danger ? Elle avait peur, oui, mais y avait-il vraiment danger au-delà des limites de son esprit ? C'était Bennet. Ce n'était "que" Bennet. L'homme qui jurait l'aimer infiniment, et qu'elle croyait. La voix peu assurée, elle murmura :
- Non, je ... j'ai confiance en toi Bennet. Mais pas ici. Je ne suis pas ... une fille ... pas sur le sofa.
Ce n'était pas l'endroit le plus exotique où ils aient fait l'amour autrefois, loin s'en faut, mais ce soir, dans les circonstances du moment, elle ne voulait pas de ça. Elle voulait un lit, des draps en soie, et toute la douceur dont il saurait faire preuve. Elle voulait se sentir pleinement la femme qu'il aimait et respectait. Ils auraient le temps pour autre chose, plus tard. C'était le prix pour qu'elle se jette à l'eau. Le faire patienter ne serait d'aucune aide et ne la mettrait pas plus à l'aise le moment venu, au contraire. Quand il l'embrassa, comme pour la remercier d'avoir accepté, elle s'efforça de se vider la tête de tout ce qui la faisait tant réfléchir et appréhender l'intimité avec Bennet.

_____________________

- J'ai fait ce qu'il fallait pour éloigner Bennet Monaghan de toi. Il sera installé à quelques places de toi, tu ne devrais même pas avoir à croiser son regard.
- Oh ! c'est gentil Stephen, je te remercie de ta sollicitude.
20h30, dans le salon privé d'un restaurant huppé de l'Upper East Side. Meredith sourit en coin à cette remarque obséquieuse de son associé, sans rien dévoiler de ce qu'elle pensait en réalité de cet éloignement. Bennet et elle étaient pourtant arrivés dans la même voiture mais n'était pas entrés ensemble : il fumait dehors et ne tarderait sans doute pas à la rejoindre. En l'attendant, elle avait commencé à saluer ses invités, souriant sans avoir à se forcer pour la première fois depuis la mort de ses parents. Elle ne savait pas bien, à vrai dire, comment elle devrait se comporter vis-à-vis de son architecte ... elle n'avait pas envie de prêter la voix aux ragots de la haute société, et pas envie non plus de supporter tout un dîner loin de lui.
Quand il entra dans le salon, elle était fort opportunément en train de discuter avec une de leurs connaissances communes, permettant qu'il les rejoigne sans attirer particulièrement l'attention. Qui, hormis Stephen, se formaliserait d'une discussion de surface, même si son ex-compagnon était impliqué ?
Bientôt, toutefois, ils furent laissés à eux-mêmes ; plutôt que jouer l'ignorance, ce qui n'aurait pas eu de sens, Meredith resta là à discuter avec son amour, un sourire flottant sur ses lèvres. Elle était la PDG de Carmichaël Resort, et ce soir, elle se sentait sereine dans cette position. Elle commençait tout doucement à revoir son idée de démission.
- Stephen a demandé que tu sois installé loin de moi. Comment crois-tu qu'il va réagir, quand il nous trouvera assis côte à côte ? J'ai fait modifier discrètement le plan de table ...
BY .TITANIUMWAY


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MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 31 Mai - 14:13

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Il était tout prêt à la faire revenir sur sa décision oui. Pour lui, il était tout bonnement impensable qu’elle laisse la direction de SON empire à qui que ce soit. Impossible et puis, qu’allait-elle faire ? Rien ou si peu... Bosser pour un patron ? Non... Quoi ? Des galas de charité ? Il ne voulait pas vivre avec une femme au foyer. Il n’avait rien contre elles, sa mère et même Georgiana avant elle, l’avait fait, mais lui ne vivrait pas et ne saurait être amoureux d’une femme au foyer. Il n’y arriverait pas... Ou peut-être que si parce que c’était Meredith mais pour le moment c’était non. Ils en reparleraient donc plus tard. A l’instant il lui avouait être actionnaire... Oui, il en avait chié mais il y était arrivé. Enfin, pas vraiment lui mais ceux qui étaient chargés de gérer son portefeuille. Bon boulot !

_ « Ca a été fait avant l’accident. Mais je n’ai pas vendu et ça ne m’a jamais traversé l’esprit, même après. » DONC TU NE DEMISSIONNE PAS ! J’ai confiance en toi, la preuve, je te confie d’une certaine manière mon argent ! Oooh, et maintenant Meredith devait le savoir, Bennet ne faisait aucun investissement sans être certain que cela lui apporterait quelque chose par la suite. Très économe, il ne plaisantait pas avec ses finances, son but étant de s’enrichir encore et toujours. Son travail était certes une passion et un réel plaisir, mais il voulait qu’il lui rapporte et gros, si possible. Gagner au loto ou piquer la fortune de sa compagne ne l’intéressait pas. Devenir riche en travaillant dur et en prenant des risques était bien plus valorisant !
Lundi soir, donc, il serait au dîner avec sa belle sans que personne ne se pose réellement de question. Ce serait parfait. Il faudrait qu’ils gardent un minimum leur distance, certes, mais ils n’étaient pas des animaux...
Fin de journée, dîner, clope. Il lut la lettre puis revient près de sa belle. Il ressentit alors le besoin de lui montrer qu’il l’aimait et comment il l’aimait. Les mots ne seraient pas assez forts. Il s’y prit donc avec une douceur extrême, sachant que Meredith ne serait peut-être pas très à l’aise. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il lui demanda si elle était d’accord pour qu’ils se retrouvent complètement. Si elle avait refusé, il aurait compris. Il aurait été prendre une douche froide et ils n’en auraient plus reparlé. Ils se seraient couchés et auraient continué de se rapprocher dans les jours à venir. Ce ne serait pas grave.
Sa perle, bien qu’un peu timide, accepta pourtant à condition de changer de lieu. Un lit parce qu’elle n’était pas l’une de ces filles qu’il prenait sur le canapé. Effectivement. Il n’y avait pas pensé mais maintenant il avait la vision de son canapé à NY qui avait vu passer une fille... Une seule car les autres avaient été prises n’importe où entre toilettes de clubs et ruelles sombres. Enfin, la vision de cette fille chez lui à NY lui redonnait la gueule de bois. Il préférait penser à Meredith, à l’instant présent.
Il l’embrassa et en l’attrapant sous les fesses, la souleva. Son autre bras la tenait au niveau de son dos et il prit la direction de la chambre que Meredith avait choisie et où elle n’avait finalement jamais dormi. Il la déshabilla délicatement, l’admira, l’embrassa, la caressa avec toute la douceur qu’il possédait. Il vint également lui murmurer des « je t’aime » à l’oreille alors qu’ils ne faisaient enfin qu’un. C’était la première fois qu’ils faisaient ainsi l’amour et ce n’était pas désagréable, loin de là et au contraire.
Ils finirent ensuite par retourner dans le salon car si Meredith était prête à recoucher avec lui, lui, ne l’était pas concernant son sommeil dans un lit. Ca viendrait.

________________________

NY. Ils étaient rentrés le matin même. Bennet avait vu son avocat et le couple avait finalement été séparé que l’après-midi. Ce soir, ils étaient arrivés dans la même voiture au dîner d’investisseur mais n’étaient pas monté ensemble. Bennet avait eu un coup de téléphone important et en avait du coup profité pour fumer une cigarette. Ce soir, ils devraient être discrets, du moins, un minimum. Si ce n’était pas grave que les convives remarquent leur rapprochement, c’était autre chose concernant la presse ou les « fans ».
Quand il finit par rejoindre Meredith, elle était en pleine conversation avec une personne de leur connaissance, ce fit donc tout naturellement qu’il se joint à eux pour entamer la conversation. Sourires même pas forcés et bonne humeur était de mise de soir.
Stephen lui avait pourtant lancé un sale regard alors qu’il avait passé la porte. Ce qu’il pouvait l’irriter !
Bennet se retint de prendre Meredith par les hanches de passer sa main dans son dos comme il le faisait toujours. Façon pour lui de marquer son territoire et d’être en contact physique avec elle. Il se refreina alors que leur interlocuteur les quittait et qu’ils se retrouvaient tous les deux.
Il rit légèrement à l’aveu de Meredith quand celle-ci lui révéla avoir fait changer le plan de table.

_ « Avec un peu de chance il s’étouffera. » Il continua à sourire et mince, approcha son visage de l’oreille de Meredith pour parler discrètement... Bravo ! Il releva la tête comme si de rien n’était, comme s’il ne s’était rien passé. De toute façon, rien ne s’était passé.

_ « Tu as changé de parfum. Ça te va très bien. – Où en es-tu dans tes réflexions ? » Il parlait évidemment de sa place en tant que PDG de CR.
Ils finirent par être invités à passer à table et là, sans plus faire attention, il fit ce qu’il faisait toujours quand elle le précédait, il plaça sa main sur ses reins pour la laisser passer devant. La toucher sans la toucher... Il lui caressa ensuite le bras quand il passa à côté d’elle pour s’installer à table. Il était incapable de feindre l’ignorance ou le mépris ou quoi que ce soit de négatif à son égard ce soir. Puis merde, tant qu’ils ne s’embrassaient pas en public, personne ne pouvait conclure à une réconciliation ! Il était un gentleman, voilà tout !

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