Vous êtes inscrits sur PRD ? Alors passez de temps en temps dans la FICHE DU FORUM pour y laisser un petit mot !
N'oubliez pas, toutes les 2h un clic sur les top sites en page d'accueil. C'est important pour faire grandir le forum !

Partagez | 
 

 Can't give up on you || PV Amour - TERMINE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 31 Mai - 23:31




Meredith & Bennet
Don't let me
Meredith avait craint ce retour à New York, qui signifiait replonger dans le grand bain de Carmichaël Resort et devoir affronter son avenir, alors qu'elle était si bien, avec Bennet. Evidemment, il ne s'agissait plus pour eux de se quitter plus de quelques heures, mais c'était déjà tellement plus que ces quelques jours à Boston. A choisir, elle aurait préféré s'exiler sur une île déserte avec lui. Ils avaient à priori, tous les deux, beaucoup trop d'ambition professionnelle pour se contenter d'une vie d'indolence, mais allez savoir ... Quoiqu'il en soit, New York la stressait. C'était pourtant sa ville, celle dans laquelle elle avait grandi, et qu'elle connaissait pour ainsi dire par coeur, mais ces derniers mois, elle lui avait surtout fait l'effet d'être l'endroit où rien de bon ne se passait. L'endroit, par exemple, où Bennet et elle se déchiraient ; à Whistler aussi, ils avaient connu des disputes, des moments difficiles, mais jamais les cataclysmes new yorkais. Cela participait à la faire hésiter à rester la PDG de Carmichaël Resort, à vrai dire ; elle aurait préféré pouvoir redevenir la chef de projet hôtelier qu'elle était, dans la station, avant le décès de ses parents.
En arrivant au siège dans la matinée, pourtant, tout le monde s'était montré excessivement gentil avec elle. Presque trop, en fait. Elle était pratiquement certaine que des bruits avaient fuité sur son départ imminent, alors même que la liste de ceux qui connaissaient ce choix de démission était plus que restreinte : Bennet, évidemment, Stephen, et Harper. Son assistante pouvait-elle ne pas avoir tenu sa langue ? Pourtant, Meredith s'était pas mal appuyée sur elle ces dernières semaines, et ce en toute confiance. Découvrir qu'elle avait parlé aurait profondément déçu l'héritière, mais qui d'autre ? Certainement pas Stephen, quant à Bennet ... il ne voulait pas la voir partir, alors propager des rumeurs sur son départ, à fortiori au sein même du siège ... Bref, ce n'était pas grave. A retrouver tout le monde aussi sympathique avec elle - non pas par politesse envers la patronne, mais plutôt par empathie - elle réfléchissait à cette démission. Ca, et les magazines économiques : Bennet avait pris la peine de lui chercher tous les articles ou presque écrits sur elle et son accession au pouvoir au sein de Carmichaël Resort, pour lui démontrer qu'elle parvenait à convaincre tout le monde. Il ne ménageait pas ses efforts pour la convaincre, en tout cas.

Peut-être cela portait-il quand même ses fruits car, ce soir, elle était bien. Elle avait finalement troqué ses robes noires de deuil pour une longue robe jaune Carolina Herrera qui rehaussait son teint - qui avait tout de même besoin de l'être, en ce moment. Bennet, s'il n'était pas avec elle dans l'immédiat, la rejoindrait bientôt, et tous les deux pourraient être à nouveau ensemble publiquement, sans surprendre la bonne société. C'est ce qui lui permit d'accueillir les efforts de Stephen avec un sourire, tout en lui donnant le courage d'aller contre lui en demandant discrètement qu'on replace Bennet à sa gauche. Sur la grande table ronde qui les accueillerait ce soir, le placement n'avait, dans l'absolu, pas grande importance puisqu'elle serait en mesure de converser avec chacun. Seules les places immédiatement à côté d'elle, de chaque côté, comptaient, finalement. Bennet à gauche, donc, et, à droite, un vieil ami de son père, que Meredith ne connaissait pas bien, mais qui semblait plein d'indulgence à son égard tandis qu'ils discutaient, et que Bennet connaissait également. Voilà qui suffisait à la mettre en confiance.
Quand elle se retrouva seule avec son architecte, elle sourit à sa supposition quant à la réaction de Stephen quand il comprendrait que tout n'était pas fini entre eux, bien au contraire. Elle pouffa, avant de le reprendre dans un sourire.
- Tu es méchant, Bennet ! Il pensait m'aider en faisant cela.
Plus sérieuse, elle reprit Des bruits ont fuité, au siège. Sur mon départ. Tu n'en as parlé à personne de ton côté, n'est-ce pas ? Il n'y a que Harper et Stephen qui étaient également au courant ... Et, après qu'il l'ait "maltraitée" avant qu'elle atterrisse à la clinique Rycroft, et même là-bas, Stephen se montrait trop gentil pour que cela n'attire pas l'attention de Meredith. Elle commençait à avoir des doutes sur l'associé de son père, jusqu'à ce que Bennet interrompe une minute ses réflexions, en lui parlant de son parfum. C'est vrai, elle avait changé. Elle avait demandé à Harper, le matin même, de lui procurer un parfum Hermès qu'elle avait autrefois repéré, mais qu'elle n'avait jamais porté jusque-là, fidèle uniquement à celui que sa mère avait fait créer pour elle quand elle était enfant. Ce cadeau maternel était comme une signature : elle n'en avait jamais changé, pas une fois. Aujourd'hui que sa mère n'était plus ... en dépit de leurs relations compliquées, Meredith ne s'était pas senti le courage de continuer à le porter. C'était trop de souvenirs, pour le moment. Cuir d'Ange. Je suis contente que ça te plaise, je sais que tu aimais l'autre. Mais ... il me rappelait trop Mère.
Il était heureux qu'on les invite à passer à table à ce moment-là. Avant qu'elle ait répondu sur cette décision qu'elle n'avait pas encore prise, il l'accompagna jusqu'à leurs places, une main dans son dos. Ce contact léger lui rendit le sourire, et elle prit quand même le temps de lui chuchoter, tandis qu'il s'asseyait à côté d'elle Il se pourrait que je me laisse quelques semaines supplémentaires. Je dois en parler avec Stephen. Stephen, dont elle surprit justement le regard. Difficile de savoir si l'étonnement, ou le déplaisir, prenait le pas. Quoiqu'il en soit, son associé ne semblait pas ravi de ce retournement de situation ; Meredith lui répondit pourtant d'un sourire, destiné à le tranquilliser. Elle ne craignait rien à côté de Bennet ; elle ne pouvait, à vrai dire, pas se trouver à un meilleur endroit.
Le dîner se déroula dans une bonne humeur qu'elle n'eut aucun mal à entretenir, se sentant elle-même ravie. Bennet, à côté d'elle, entretenait la confusion : actionnaire, ou proche ? Meredith doutait que qui que ce soit à la table puisse l'affirmer, à moins d'avoir surpris le jeu de leurs genoux qui se frôlaient sous la table. Au moment de repartir, toutefois, Stephen l'attira à part, tandis que Bennet échangeait quelques mots avec un autre des invités.
- C'était quoi, ça ?
- C'était quoi quoi ?
Meredith se doutait de ce dont son associé voulait lui parler mais, dubitative qu'il se mêle ainsi de sa vie privée, elle attendait qu'il le lui confirme.
- Bennet Monaghan et toi, évidemment !
- Ah ! Ca ! Lui et moi avons eu une longue discussion la semaine dernière, et nous avons aplani certaines difficultés. Et dans la mesure où il est un de nos plus gros actionnaires, il m'a semblé que personne ne se formaliserait de nous voir côte à côte.
- Aplani certaines difficultés ? Tu iras contre la volonté de ton père, encore ?
- En fait, non. Père lui faisait confiance.
Assez pour accepter que Bennet épouse sa seule fille, et unique héritière également. C'était significatif, non ?
Ils n'étaient maintenant plus que tous les trois dans le salon privé, et, quand Bennet la rejoignit, il passa son bras autour de sa taille, cette fois sans la moindre équivoque. En fait, on aurait presque dit qu'il se mettait en protection entre Stephen et elle. On n'en était tout de même pas là !
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 2 Juin - 11:10

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
A l’instar de Meredith, Bennet avait retrouvé ses bureaux, son assistante, ses gens. Julia avait essayé de lui faire cracher le morceau quant à ces jours passés à Boston mais il n’avait rien dit. Il lui avait fait croire qu’il avait passé tous ces jours chez sa grand-mère en compagnie de sa famille. Même s’il avait une confiance aveugle en Julia, il n’avait pas eu envie de partager ses retrouvailles avec Meredith avec son assistante. Son point de vue concernant sa perle, il le connaissait et au sortir de cette bulle qui avait été celle des amoureux durant les derniers jours, il n’aurait pas supporté que Julia vienne émettre un quelconque doute concernant son couple.
Il avait donc évité toute question trop indiscrète en invoquant un travail monstre à faire, ce qui n’était pas un mensonge. Avec tout le retard qu’il avait pris ces derniers temps, il avait de quoi faire... Il ne dormirait pas beaucoup plus qu’il l’avait fait depuis la rupture mais il le savait, ce serait différent. Meredith serait avec lui et de fait, il se sentirait serein.
Tout irait donc bien, tout et même ce dîner qu’ils partageraient ce soir avec l’associé de Meredith et ses actionnaires, dont lui ! Oui, il n’était pas vraiment là en tant que compagnon (ce qu’il n’aimait pas ce mot...), pas non plus en tant que simple (gros) actionnaire. Il était là pour semer le doute en réalité et cette place lui convenait assez ! Voir la tête de Stephen et ses yeux proche de l’exophtalmie quand il surprenait un geste doux entre les deux amoureux était presque jouissif pour lui. Il n’aimait pas Stephen et ne s’en cachait pas. Il ne le sentait pas, c’était plus fort que lui. L’associé de John Carmichael avait peut-être toujours été un très bon conseiller pour lui, mais en ce qui concernait Meredith, Bennet en était moins sûr. L’architecte était le seul autorisé à la pousser toujours plus loin. Il le faisait pour l’aider à s’élever. Toujours. Stephen, lui, semblait agir comme s’il voulait la faire plier. La faire plier et la faire fuir... Il ne fallait pas non plus oublier que l’associé avait insinué pas mal de choses négatives concernant Bennet et son potentiel à pouvoir assurer auprès de Meredith. Son animosité envers lui venait peut-être d’ailleurs de là. Douter des compétences de Bennet et le lui faire savoir en le lui disant sans réellement lui dire ? Très mauvaise stratégie.
Voilà donc pourquoi, quand Meredith lui demanda quelle tête pourrait bien faire Stephen en voyant que le plan de table avait été modifié, il espéra qu’il s’étouffe ! Ni plus ni moins !

_ « Il pensait t’aider... Oui oui. » Et quand il avait balancé à Bennet ses conneries sur le piano et le fait que seuls les meilleurs pouvaient l’apprécier, il voulait aider Meredith aussi ? Qu’il aille se faire foutre. Il n’aimait pas la façon dont il le regardait, dont il les regardait. Certes, Bennet était impulsif et réagissait au quart de tour, mais Stephen n’était pas net. Point.

_ « Non, je n’ai même pas dit à Julia que nous nous étions réconciliés... Je n’ai pas de doute concernant la discrétion d’Harper. Elle a les dents qui traînent par terre. Ta démission et le fait que cela fuite avant serait une catastrophe pour elle et sa carrière. Ce n’est pas elle, crois-moi, je connais les ambitieux. » Harper n’avait rien dit. Il ne l’aimait pas, trop discrète, mais comme Julia, elle voulait toujours bien faire et si Meredith lui disait de ne rien dire, ou si une affaire nécessitait sa discrétion, elle n’irait pas à l’encontre de cela. Elle n’était peut-être qu’assistante mais cela se voyait, elle prenait son travail très très au sérieux. Si quelqu’un avait fait du zèle en ouvrant sa grande bouche c’était Stephen. Il n’avait pas une confiance aveugle en Harper, mais l’idée que tout vienne de l’associé lui « plaisait » assez. Seul hic, ce que cela pourrait causer au sein de la société si réellement il était aussi pourri que ce que Bennet pensait. Il aimait avoir raison, mais si cela devait porter préjudice à sa belle, non. Dans ces conditions il aurait volontiers accepté de s’être trompé.
Ils changèrent ensuite de sujet puisque Bennet s’aperçu rapidement du changement de parfum de l’héritière. Pour tout avouer, et parce que c’était elle, elle aurait pu se mettre de l’Elixir Eau des Merveilles qu’il aurait trouvé qu’elle sentait bon. Il lui ferait faire un parfum tiens. Il n’y avait encore jamais pensé... Mais oui ! Ah, super, il venait de trouver une idée de cadeau ! Non pas qu’il voulait qu’elle change encore, loin de là, mais ce serait sa touche, sur elle et puis, elle aurait besoin d’un parfum d’été. Quelque chose de fleuri. Quelque chose d’Italie... Il faudrait vraiment qu’ils y aillent.
Il n’ajouta rien au sujet du parfum, ne voulant pas accabler Meredith maintenant avec des souvenirs difficiles concernant ses parents. Il se contenta de lui prendre furtivement la main pour la lâcher quelques secondes plus tard. Lui caresser les doigts. La rassurer. Le faire également concernant sa décision. Oh, Bennet avait tout donné et continuerait de tout donner pour la faire changer d’avis. Elle ne pouvait pas démissionner. Il grimaça juste légèrement quand encore, elle mentionna Stephen.
Ils passèrent ensuite à table. L’ambiance fut légère et très agréable. Lui et Meredith passèrent le repas à se toucher du bout des genoux, échangeant des regards furtifs mais plein de sens... Finalement, ce petit jeu était amusant. Il n’aurait peut-être pas la patience pour y jouer durant des semaines, voire même des heures, mais là... Il appréciait.
Fin de repas. Il fut pris dans une discussion avec quelqu’un puis retrouva Meredith avec son associé. Devant lui, il ne mentirait pas. Il prit d’ailleurs Meredith par la taille dès qu’il fut assez près d’elle pour la toucher. « A moi ». Tout ce qu’il capta de leur conversation fut : « Père lui faisait confiance ». Vu que les yeux de Stephen étaient braqués sur lui, il ne fallait pas être Einstein pour comprendre qu’il parlait de lui.

_ « Surprenant n’est-ce pas ? ... Que John Carmichael m’ait fait suffisamment confiance pour accepter que j’occupe une place privilégiée dans la vie de son unique fille. De toute évidence, il ne vous disait pas tout. » Peut-être parce que ça ne le regardait pas ! Pour qui se prenait-il ? Meredith n’avait pas besoin d’un nouveau père. Elle avait eu le sien et aussi particulières qu’ait été leur relation, il supposait qu’elle n’aurait eu envie d’échanger John contre Stephen.
Bennet ne se laisserait pas marcher sur les pieds. Il était très respectueux des hiérarchies et des honneurs que l’on devait aux personnes plus âgées, mais là... Pour lui Stephen n’était qu’un loser. Une sangsue aux basques des Carmichael, pas foutu de se faire un nom par lui-même. Qu’il ne le cherche pas, Bennet n’aurait pas la patience.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 2 Juin - 21:00




Meredith & Bennet
Don't let me
Rien qu'à voir la grimace sur le visage de Bennet, Meredith aurait compris qu'il ne semblait pas d'accord avec l'assertion selon laquelle stephen voulait l'aider en les éloignant tous les deux ; le ton de sa voix, franchement dubitatif, venait le confirmer. Tout cela plongeait l'héritière dans un embarras sans nom, auquel elle eut un peu de mal à ne pas penser pendant le dîner, quand elle croisait le regard de son associé sur Bennet et elle. Stephen avait accompagné son père depuis la création de Carmichaël Resort ; tous les deux avaient à peu près le même âge, puisqu'étant allés à la fac ensemble, et John disait souvent que quand il avait décidé de lancer son affaire, c'était à Stephen qu'il avait immédiatement pensé pour l'accompagner. Leur duo est pratiquement légendaire dans le monde de l'économie new yorkaise. Et Bennet, qui, pour autant qu'elle le sache, n'avait même jamis adressé la parole à Stephen, venait remettre tout ça en question. Sur la base de quoi ? L'instinct ?
S'il ne s'était pas agi de Bennet, Meredith n'aurait prêté aucune attention à ces propos sans réel fondement ; seulement voilà, celui qui sous-entendait que peut-être, son associé n'était pas tant son associé que ça, n'était autre que son compagnon, son âme soeur. L'homme à qui elle aurait confié sa vie les yeux fermés, et à qui elle vouait une confiance sans limites, pas uniquement par amour, mais parce qu'il était comme ça. Bennet ne parlait pas à torts à travers, et s'avérait toujours d'une remarquable fiabilité. Pour être franchement honnête, d'ailleurs, les regards mécontents de Stephen allaient dans le sens des propos de l'architecte. Quelque chose lui déplaisait dans le fait que tous les deux se soient remis ensemble, et Meredith mettait difficilement le doigt dessus. Elle avait pourtant bien meilleure mine. Elle avait repris un peu de poids. Elle était arrivée au siège ce matin sereine, et avait travaillé efficacement. Autrement dit, tous les "voyants" la concernant étaient revenus au vert ; Stephen aurait dû s'en réjouir.

Sauf qu'en vérité, son associé ne goûtait pas du tout le retour en grâce de Bennet ; ça, Meredith le sut après le dîner, alors que le salon s'était vidé de ses invités. Stephen semblait persuadé que John n'approuvait pas la relation qu'elle entretenait avec son architecte d'intérieur, alors même que ledit architecte affirmait avoir obtenu sa main, juste avant l'accident. Indépendamment du fait que Meredith ne comptait pas sur la réitération d'une telle demande, cela lui semblait traduire clairement les états d'esprits de chacun à l'époque : Bennet, amoureux, et John, d'accord avec cet amour. N'ayant pas de raison de supposer que tout cela ne soit pas vrai, c'est d'ailleurs ainsi qu'elle présenta les choses à son associé, sans pour autant faire mention du mariage ; uniquement, de la confiance. Et, sur ses talons, Bennet en rajouta une couche, beaucoup moins amène que l'héritière l'avait été.
- Tu vois, tout va bien. Père appréciait Bennet.
- Et tu en avais parlé avec lui ? Tu en avais parlé avec ta mère ? Catherine le prenait pour un parvenu. Tu ne vas pas me dire qu'elle avait changé d'opinion ? Tu lui ferais plus confiance qu'à ta mère ? Tu te rends compte que tout ça, c'est peut-être juste une invention de sa part, pour ne pas te laisser filer ?
Sur sa hanche, Meredith avait senti la prise de Bennet se raffermir. Vraisemblablement, il prenait sur lui pour ne pas s'énerver. A elle de calmer le jeu tout de suite, avant que l'un ou l'autre en arrive à dire quelque chose de regrettable.
- Je ne te permets pas de sous-entendre ce que tu sous-entends, Stephen. Bennet n'est pas comme ça.
- Comment peux-tu être éblouie pour manquer à ce point de clairvoyance à son sujet ? Tu ne vois pas qu'il s'accroche à toi ? Il te vend la confiance de ton père, mais ce n'est pas John qui ira confirmer. Et j'ai eu Me Stanford au téléphone. Je sais ce que tu as mis dans ton testament. Il est très inquiet.
- Il n'avait pas le droit de t'en parler. C'est un choix qui m'appartient.
- Bien sûr que si qu'il devait ! Tu es une sotte ! Tu donnerais tout à un homme qui vient de passer des semaines à joyeusement te tromper. Faut-il que tu sois stupide pour penser qu'il t'aime ? C'est ton argent qu'il aime Meredith, ton statut. Ouvre les yeux, un peu ! Je ne comprends pas comment ton père a pu penser que tu saurais diriger la société ! John a dû perdre la tête en chemin !
- Tu vas trop loin Stephen. Tais-toi tout de suite.
- Non. Tout ça, Carmichaël Resort ... J'ai travaillé d'arrache-pieds toute ma vie pour cette société, j'aurais dû en occuper la présidence, mais il a fallu que je te laisse faire joujou parce que ton père était trop laxiste pour ne pas voir quelle incapable tu étais ! Il était grand temps que tu décides de démissionner et que ton poste me revienne de droit !
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Ven 3 Juin - 10:11

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Bennet espérait que Meredith puisse bientôt voir ce que lui voyait en Stephen, il ne pensait juste pas que cela arriverait si vte et encore moins ce soir. Il ne pensait pas non plus Stephen aussi pourri. Il le savait pas net mais à ce point ? Même lui n’avait pas su analyser suffisamment bien la situation.
Le dîner s’était extrêmement bien passé. Les conversations étaient aussi légères qu’elles pouvaient l’être dans ce genre de réunion. Bennet ne s’était absolument pas préoccupé de Stephen qui pourtant leur jetait des regards noirs. L’architecte avait donc pensé à tort que cela s’arrêterait là, pourtant, quand il revint auprès de sa belle et de son associé, le ton monta rapidement sans pour autant que Bennet comprenne comment. Que lui monte sur ses grands-chevaux et explose, c’était somme tout assez normal, mais Mr Miller ? C’était étrange comme tout à coup, alors qu’il avait toujours réussi à garder son calme, il montait en pression rapidement.
L’architecte n’avait peut-être pas aidé à ce que l’homme en face d’eux reste détendu. Il n’avait pourtant rien dit de particulier.... Peut-être était-ce le ton utilisé... Quoi qu’il en soi et à sa grande surprise, mauvaise surprise, les choses partirent rapidement à vau-l’eau.
En premier lieu Bennet fut royalement ignoré. Stephen reprit la parole en parlant de lui à la troisième personne, comme s’il ne lui faisait pas face et comme s’il ne pouvait pas l’entendre. Ensuite, il se fit traiter de parvenu. Que la mère de Meredith l’ai pensé, il le savait. Ils avaient pas mal discuté quand il avait demandé la main de Meredith à ses parents et, bien qu’elle n’ait jamais utilisé de tels mots, il avait bien compris qu’elle ne l’avait pas beaucoup apprécié de prime abord. Pas de souci, il ne pouvait pas la voir non plus. Hache de guerre enterrée, on passe à autre chose. Puis, pour finir, du moins dans cette reprise de parole de l’associé, Bennet se fit tout bonnement traiter de menteur. Bon...
Sans qu’il en soit réellement conscient, sa main se crispa sur la hanche de Meredith qu’il tenait. Sa mâchoire se serra et son regard s’assombrit.

_ « Elle n’a pas eu le temps de le faire, ses parents sont décédés. [...] Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Contrairement à vous je n’ai eu besoin de personne pour me faire un nom. Ne me confondez pas avec vous Mr Miller, celui qui s’accroche au nom des Carmichael depuis toujours, c’est vous. » Pas foutu de se faire un nom par lui-même il était resté accroché aux basques de John Carmichael durant toute sa vie ! Etre « conseiller ». Quel bonheur ! Etre numéro deux... Accepter d’être numéro durant toute sa vie ! Stephen était un perdant, voilà tout ! Plus la conversation avançait et plus il comprenait que cette seconde place le faisait grincer des dents, pourtant, il fallait être réalité, cet homme n’était pas fait pour être numéro un. Il n’en avait pas les épaules !
Meredith tenta de défendre son architecte. Pour le moment, bien qu’accroché à sa taille, il restait relativement calme. C’était le contact avec elle qui l’aidait. Heureusement, il avait fait attention durant le dîner et avait bu pas mal d’eau, bien plus d’eau que de vin. Cela l’aidait à ne pas monter au front aussi vite que d’habitude. S’il avait bu, les choses auraient été différentes, heureusement, il était sobre.
La suite ne tarda pas à arriver. Encore plus de mots « violents », de reproches, de rage... Stephen avait bien caché son jeu, il s’était toujours fait passer pour le parfait homme calme et posé, très réfléchi. Ce n’était portant pas ce que le couple avait devant les yeux ce soir.
Meredith éblouie... Par sa beauté surement oui... Par le sexe tiens, c’était surement ça !
Bennet, qui se fit encore traiter de menteur ne dit rien pour l’instant, continuant à « s’accrocher » effectivement, à Meredith tout en serrant et desserrant les mâchoires nerveusement.
Le testament de Meredith fut abordé. Mer avait raison, l’avocat n’avait en aucunement le droit de prévenir Stephen de ce qu’elle y avait mis et dont il n’était pas au courant jusqu’à maintenant. Il jeta d’ailleurs un regard interrogateur à Meredith. Il fut pris par surprise, en oubliant presque tout ce qu’il se passait autour.
Ce fut le mot « sotte » qui le ramena à la réalité. La suite il l’entendit car elle fut amenée rapidement mais ce n’était pas le moment de l’analyser. Mais effectivement, lui-même aurait dit à l’époque la même chose à sa belle : « Mais ! Tu ne comprends rien, tu es vraiment idiote, j’en veux pas de ton héritage ! Je ne veux rien avoir à faire avec toi ! » Mais cela aurait été différent. Stephen n’avait pas à lui parler ainsi.
Sa jolie perle essaya de faire taire leur interlocuteur qui n’écouta rien et reprit la parole. S’en fut trop pour Bennet.
Il plaça son bras devant Meredith et la fit reculer de quelques pas et se mit face à Stephen. Bennet faisait office de barrière entre sa compagne et son associé qu’il attrapa dans le même temps par le nœud de cravate et qu’il fit reculer jusqu’au mur qui se trouvait non loin derrière eux. Il le cogna d’ailleurs contre celui-ci et pointa son index sur son visage en le maintenant aussi fermement qu’il le pouvait contre le mur.

_ « Je vous interdis de lui parler comme ça ! » Bennet se montrait bien plus calme qu’il l’aurait pensé. Il n’avait rien dit jusque-là et pire, avait même laissé parler Stephen sauf que maintenant, c’en était trop. Plutôt que de se montrer violent immédiatement, il préféra se montrer menaçant. Si Stephen ne comprenait pas, alors oui, il le cognerait et il faudrait espérer que l’homme en face de lui sache prendre les coups parce que ceux de l’architecte n’étaient jamais donnés sans le but de vous mettre KO. Heureusement que Meredith était là... Elle était comme une espèce de tampon entre lui et sa colère. Il parvenait à ne pas se laisser trop envahir par ses pulsions sauf que si Stephen continuait à attaquer sa belle, Bennet, déjà au bord de l’explosion, ne pourrait plus se freiner.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Sam 4 Juin - 10:48




Meredith & Bennet
Don't let me
Meredith était littéralement soufflée de ce qu'elle entendait sortir de la bouche de Stephen. Qu'il se méfie de Bennet ... pour elle, il n'y avait aucune raison de le faire, mais dans l'absolu, elle pouvait le comprendre. Son compagnon n'avait jamais eu une réputation sans taches, entre son mariage avec Charlotte et quelques incartades liées à un caractère un peu trop impulsif, mais le pire dans tout ça, c'est que ce n'était même pas ce que Stephen lui reprochait. Qu'il puisse lui faire du mal, d'une manière ou d'une autre ? L'ancien associé de son père n'en avait pas parlé. Meredith, elle, ne craignait ni les tromperies, ni la violence conjugale ; Bennet n'était pas comme ça, pas avec elle, et ne le serait jamais. Elle avait une confiance aveugle en lui sur ces sujets délicats. Mais enfin ... elle se mettait à la place de ceux qui ne connaissaient pas leur relation. Sauf que les inquiétudes de Stephen ne portaient pas là-dessus, mais sur sa fortune. Sur le fait que Bennet l'utilise pour s'élever plus haut encore dans la société - comme s'il avait réellement besoin d'elle pour ça ... C'est vrai, elle avait douté pendant quelques heures, quand Georgiana lui avait parlé de mariage, quand son architecte lui parlait de dégoût, mais c'était uniquement parce que son esprit ne pouvait pas associer les deux informations autrement que comme ça. Jamais auparavant, et jamais ensuite, elle n'avait imaginé une seconde que Bennet soit un parvenu. C'était même une des raisons pour lesquelles, avant leur réconciliation, elle avait fait de lui son principal héritier, en cas de malheur. Cette décision - qui aurait dû rester privée, et ça, Meredith ne manquerait pas d'en parler avec son notaire - n'était pas arrivée d'un claquement de doigts. Ce n'était pas une énième tentative de se faire pardonner - éventuellement d'affirmer encore qu'elle l'avait vraiment aimé, mais pas plus. Non. Bennet était simplement le plus compétent, dans son entourage, pour s'occuper de la société, et le plus méritant, également. Stephen pouvait la prendre pour une idiote mais elle, se sentait sereine face à ce choix.
Bennet, lui, l'était nettement moins. Au fur et à mesure des échanges, elle le sentait se crisper à côté d'elle, impressionnée qu'il n'ait pas déjà explosé. Il s'était contenté de répondre une fois, une seule, et sans chercher l'agression verbale, mais, quand Stephen s'en prit verbalement à elle au sujet de l'entreprise, son compagnon finit par craquer. Il la lâcha, pour venir se mettre en protection devant elle, avant de la faire reculer de quelques pas. Immédiatement, Meredith prit peur. Elle n'aimait pas la façon dont les choses étaient en train de tourner, n'aimait pas que Bennet réagisse physiquement. Elle s'inquiétait pour lui, en réalité.
Stephen, en face, semblait se réjouir de tout ça, et cracher sa frustration. L'héritière était en train de découvrir une facette de lui qu'elle n'aurait jamais soupçonnée, et dont elle ne savait même pas si son père la connaissait. L'homme d'affaires avait repoussé Bennet dans une espèce de rire sardonique ...
- Vous perdez votre calme M.Monaghan ? Regarde bien ça Meredith, parce que c'est lui, l'homme que tu as choisi ! Mais après tout, qu'est-ce que ça peut me faire ? Je me contrefous de ce qui peut t'arriver. John était mon ami, mais je n'ai pas signé pour jouer les pères de substitution. Il s'est toujours montré lamentable de laxisme envers toi. Il aurait dû te déshériter, c'était tout ce que tu méritais ! Mais non, évidemment. Et qui se retrouve encore dans l'ombre ? Bon sang, je pensais être enfin débarrassé de toi, que Carmichaël Resort serait à moi !
C'était proprement surréaliste. Le discours de Stephen n'était même plus réellement tenu. Il attaquait, pour attaquer. Entre temps, de façon totalement absurde, un garçon de service était entré pour finir de débarrasser. Meredith se tourna vers lui pour l'éloigner d'un geste.
- Plus tard. Laissez nous. Que personne ne rentre.
Quoiqu'il se passe maintenant, cela devait rester entre eux trois, mais l'héritière était incapable de prédire la suite des événements. Que Bennet se jette à nouveau sur Stephen pour lui balancer un coup de poing, le renvoyant contre le mur du salon, ne la surprit néanmoins pas. Elle se précipita sur lui et attrapa son bras.
- Bennet ! Calme toi, s'il te plaît ! Calme toi !
Ils allaient se battre !
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Dim 5 Juin - 11:20

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Oh que la situation était merdique. Plus ça allait et plus Bennet prenait sur lui en sachant très bien que s’il était poussé encore, il finirait par exploser. Il ne le voulait pas. Pas devant Meredith. Elle l’avait vu furieux contre elle, par contre, elle ne l’avait jamais vu se battre quand il était en colère. Elle l’avait vu une fois se faire malmener mais la situation n’avait rien à voir ce soir.
Il avait donc fini par réagir en poussant Stephen contre le mur derrière lui, espérant que cela suffise à le faire taire. Erreur. C’était exactement ce que l’associé cherchait et il en remit une couche, crachant son venin à sa figure mais également à celle de Meredith. Quand il reprit la parole pour lui demander s’il perdait son calme, il ne répondit pas mais le repoussa d’un coup sec. C’était fichu. C’était exactement ce qu’il ne fallait pas lui dire en réalité parce qu’avec son caractère provocateur, il n’avait qu’une envie, répondre et donc, oui, s’énerver encore plus. A quoi bon se calmer de toute façon ? Il ne s’était pas trompé sur cet homme et la façon dont il parlait à Meredith ce soir était absolument inacceptable. Il l’avait vue grandir, avait surement été comme un oncle ou quelque comme ça pour elle. Elle avait une très grande confiance en lui et voilà comme il la traitait, la considérait ? « Je me contrefous de ce qui peut t'arriver. » Comment pouvait-il lui dire une chose pareille ?! « Il aurait dû te déshériter, c'était tout ce que tu méritais ! [...] Bon sang, je pensais être enfin débarrassé de toi, que Carmichaël Resort serait à moi ! » Bennet n’était pas un enfant de chœur, loin de là. Pas même du genre à réellement être surpris que telle ou telle magouille puisse avoir lieu dans leur monde, mais là... S’il n’avait pas été aussi colère, sa mâchoire en serait tombée. Comment un homme qui avait toujours prétendu faire partie de la famille, aimer son père et vouloir être à ses côtés, comment un tel homme pouvait parler à la fille orpheline de son meilleure ami en de tels termes ?! Même pour quelqu’un de dur et de froid comme Bennet, c’était très difficile à entendre.

L’architecte ne prêta aucune attention au serveur qui était entré et que Meredith avait éjecté. Il était de toute façon bien trop occupé à continuer à essayer de garder Stephen loin d’elle. Plus ça allait et plus l’homme  essayait d’avancer encore et encore. Toujours plus menaçant.
L’éternel numéro deux continua à se débattre et, n’y pouvant plus, Bennet finit par lui mettre un coup de poing... Si seulement l’autre ne s’était pas défendu. L’architecte lui avait fendu la lèvre avec la chevalière offerte par sa grand-mère et Stephen, surement horrifié et redoublant de colère face à cela se jeta presque sur Bennet pour rendre le coup. C’était n’importe quoi. On n’en venait pas aux mains dans leur monde et puis, depuis quand Bennet se battait-il contre des personnes « âgées » ?!
Chacun était plus ou moins empoigné par l’autre au niveau du col de cravate. Bennet avait innocemment cru que son premier coup suffirait à mettre Stephen hors d’état de nuire, mais non. L’architecte avait retenu son coup et son adversaire prenait mieux les coups que ce qu’il aurait cru. Il en donnait aussi.
Bennet se prit un coup dans la poitrine, à droite, fort heureusement et les deux hommes continuèrent ainsi à essayer de s’étriper.
Dans le même temps, Meredith était revenue près d’eux et avait essayée de dire à Bennet de se calmer. Trop tard et puis, il l’avait mise en sécurité plus loin pour que ce qui arriva n’arrive pas.
Alors que l’héritière s’était approchée, Stephen reparti à la charge en écartant Bennet. Ce que l’associé voulu faire exactement, Bennet n’en savait rien, tout ce qu’il vit c’est qu’il la pris en premier lieu par le poignet pour finir par la repousser « violemment ». Peut-être qu’en bougeant Bennet avait aggravé tous ces mouvements... Peu importe. Il vit sa toute belle se prendre une chaise derrière elle, la faire tomber, évidemment, dans un bruit qui lui sembla très fort, et, aller rejoindre la chaise à terre. L’exact déroulement de toute la scène lui avait échappé. SI elle avait été touchée par un coup ou non ? Si finalement en voulant se mettre entre elle et Stephen Bennet n’avait pas provoqué la chute ? ... C’était très flou finalement mais le résultat était que Meredith était par terre et que Stephen avait tenté de lui faire mal.
Bennet qui le tenait par la cravate le poussa à nouveau contre le mur derrière lui mais cette fois-ci il ne prit aucun gant. La tête de Stephen heurta violemment la cloison. Le blond lui donna ensuite un coup dans l’abdomen puis un autre au visage. Ce fut quand il vit le sang sur sa main qu’il s’arrêta en plein nouveau mouvement.
Il lâcha l’associé et se retourna vers Meredith pour la rejoindre.

_ « Ça va ? » Maintenant, il fallait qu’il redescende... Bon courage.
Il attrapa une serviette pour se bander la main et essuyer le sang.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Lun 6 Juin - 23:22




Meredith & Bennet
Don't let me
Voilà. La situation avait finalement dérapé. Stephen avait réagi plus fort que Meredith l'aurait cru aux menaces physiques et verbales de Bennet, en provoquant l'architecte sous couvert de s'adresser à elle. Ce que Meredith pensait de ses propos, honnêtement ? L'ancien associé de son père sous-entendait que son compagnon pourrait un jour se montrer violent avec elle et affirmait s'en moquer. L'héritière ne croyait pas un instant à la première assertion : jamais son amour n'aurait levé la main sur elle. Même dans leurs disputes les plus cataclysmiques, il ne l'avait pas fait. Alors aujourd'hui qu'ils s'étaient retrouvés ... La deuxième affirmation, en revanche, la blessait : comme Bennet le supposait sans le dire, Stephen et Lynette avaient été très proches de John et Catherine, et Meredith avait grandi en les voyant plus souvent que plusieurs de ses oncles et tantes. Ils faisaient Noël ensemble, quand les Carmichaël n'allaient pas dans le Connecticut, et les Miller l'avaient toujours gâtée pour son anniversaire. Aujourd'hui, Meredith était abasourdie de découvrir qu'il portait tant de haine en lui, alors qu'elle avait choisi de s'appuyer sur lui pour devenir une bonne PDG pour le groupe. Elle avait dès le départ reconnu et valorisé son expérience mais enfin ... elle était la fille de John, et possédait les trois quarts des parts de la société. Penser qu'elle aurait abandonné son poste naturel de PDG au profit de l'associé de son père au nom de l'amitié ou parce qu'elle lui aurait été redevable d'on ne sait quoi était surréaliste, farfelu même. Comment Stephen avait-il pu le croire suffisamment plausible, pour en concevoir un tel ressentiment à son égard maintenant ? C'était ahurissant.
Bennet, lui, ne gambergeait pas comme elle. Il venait tout simplement de balancer un coup de poing à Stephen, estimant sans doute qu'il était allé trop loin. C'était le cas. Pour autant, quand Meredith vit son associé avec la lèvre en sang, et qui, pourtant, ne battait pas en retraite, elle prit peur. Elle n'avait pas l'habitude d'être confrontée à la violence, pas dans son monde, et elle s'inquiétait de la santé de Bennet. Se battre ne faisait sans doute pas partie des choses recommandées pour son coeur. Quand Stephen le frappa en pleine poitrine, Meredith se mordit l'intérieur de la bouche, à en saigner. Elle ne voulait pas crier, pas dans un restaurant ; ils étaient dans un salon privé, certes, mais derrière la porte, il y avait certainement des serveurs en train de s'en donner à coeur joie à imaginer le spectacle. Mais de voir son amour reculer sous la douleur, essoufflé l'espace d'un instant, la déchirait.
Incapable de ne pas intervenir pour essayer de les séparer, elle se rapprocha. Il fallait qu'ils arrêtent, tous les deux. Ils ne pouvaient pas en venir aux mains comme ça, comme deux boxeurs ou deux voyous. Et surtout, elle ne voulait pas voir Bennet prendre des coups. Elle l'avait vu une fois, lors de son enlèvement. Plus jamais. Mais au lieu de parvenir à arrêter cette bagarre ... en fait, elle ne comprit pas bien ce qui se passait. Elle sentit une coup sur sa joue gauche, mais comme amorti. Cela la déstabilisa et elle se trouva déséquilibrée, reculant malgré elle. Incapable de se maintenir debout - et pas aidée par ses talons aiguilles - elle se sentit tomber, atterrissant à moitié sur une chaise qu'elle avait emportée dans sa chute. De là, elle observa Bennet mettre fin à la dispute en projetant Stephen réellement violemment contre un mur. Choquée de ce à quoi elle assistait, elle laissa échapper quelques larmes, avant que Bennet la rejoigne pour l'aider à se relever. Tandis qu'il bandait sa main avec une serviette de table, elle balaya du revers de la main ses larmes, puis attrapa la main qu'il lui tendait.
- Je me suis un peu tordu la cheville, mais ça ira. Et toi ? Oh Bennet, comment les choses ont pu en arriver là ?
Elle ne voulait plus qu'une chose, maintenant : quitter ce restaurant de malheur sans plus un regard pour son ex-associé. Elle voulait rentrer chez Bennet, s'occuper de sa main, lui mettre de la glace là où il le souhaiterait, et oublier ce qui venait de se passer.  
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mer 8 Juin - 10:27

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Que Meredith soit projetée par terre par la faute évidente de Stephen l’avait fait voir rouge. Dans la seconde où il l’avait vue tomber, une espèce de porte blindée s’était fermée et avait emprisonné son bon sens, sa logique et tout ce qui le retenait jusque-là de frapper vraiment. Ne lui était plus resté que la colère et la colère l’avait fait frapper Stephen particulièrement violemment jusqu’à ce qu’il glisse à terre. Ce fut en voyant sa main ensanglantée que Bennet reprit ses esprits. Il fallait peut-être s’arrêter maintenant, ce n’était pas un combat par KO, ils n’étaient pas sur ring et surtout, surtout, Meredith allait bien.
Il la rejoint sans plus un regard pour l’associé et l’aida à se relever. Elle s’était tordu la cheville. Il l’aiderait donc à rejoindre la voiture. Il l’y installa et resta dehors, Michel étant parti graisser la patte du serveur et peut-être même de tout le restaurant. Il sortit son paquet de cigarette pour s’en griller une. Le verre attendrait le retour à la maison sauf que pour rentrer, il ne se voyait pas s’enfermer dans cette voiture. Impossible. Il avait besoin d’air frais et de solitude. S’il était assis à côté de sa belle il ne penserait qu’à regarder sa cheville, qu’à lui prendre la main... Il ne pourrait pas redescendre.
Il ne lui avait pas répondu autrement qu’avec une espèce de grimace quand elle lui avait demandé comment les choses avaient pu en arriver là. Ce type... Ce type était un pourri, voilà comment les choses en étaient arrivées là. Il n’avait pas supporté d’être un raté, ça arrive, mais de là à réagir comme il l’avait fait ?! Cela arrivait aussi, peu importe, c’était un pauvre con !
Devant la voiture, donc.

_ « On n’est pas très loin, je vais marcher un peu pour rentrer. – Tout va bien, je n’ai mal nulle part pour le moment. Mon corps est encore trop chaud. – Je ne serai pas longtemps après toi. » Il s’était penché pour lui parler à travers la portière ouverte. Michel, à ce moment-là, fit son apparition.

_ « Ramenez Mlle Carmichael chez moi et revenez me chercher au Plaza. » Il ferait la moitié à pieds et l’autre en voiture, super. Il pourrait peut-être même s’arrêter boire un verre au Plaza.
Il se repencha à l’intérieur de la voiture et s’assura que Meredith était bien attachée. Il l’embrassa, tenta de lui sourire et ferma la portière après lui avoir promis de ne pas être long.
En route. La voiture démarra et Bennet également. Le vent sur son visage lui faisait du bien. Les rues étaient calmes à cette heure-ci. La ville lui semblait agréable et cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas ressentie ainsi. Elle parvenait à calmer sa colère et surtout, base de tout, son incompréhension.
Comment pouvait-on en arriver là ? Etait-ce ce connard qui avait participé à leur séparation ? Il n’aimait pas Bennet, ça, l’architecte le savait, mais il n’avait pas non plus envie que tout aille au mieux pour Meredith, par conséquent, il fallait la séparer de Bennet. Stephen s’était surement bien rendu compte qu’à deux ils étaient bien plus forts que séparément... Etait-ce également lui qui avait insisté pour lui donner des cachets afin qu’elle dorme ? Que voulait-il ? Qu’elle finisse par en prendre trop ? L’épuisement dont avait souffert Meredith n’était pas seulement dû à la rupture, il était également lié au travail évidemment, tout ce que Stephen lui faisait faire. Ce type aurait été capable du pire pour prendre les rennes de CR. Heureusement qu’ils étaient certains que l’accident qui avait tué les parents de Meredith en était bien un car à ce niveau-là Bennet pourrait se méfier de tout !
Il finit par arriver à la hauteur du plaza où il entra pour boire un verre rapide, très rapide. Evidemment, homme seul et à la grise mine mais très certainement plein aux as, une jeune femme l’aborda.

_ « Vous êtes surement pleines de qualités Mlle, seulement, je ne fréquente que la royauté et ma Reine m’attend à la maison. » Il termina son verre cul sec et la laissa en plan sans qu’elle ait eu le temps de répondre. Michel était déjà là et il s’engouffra dans la berline.
Il s’assura que tout s’était bien passé avec sa belle et direction l’appartement.
Dix minutes après tout au plus il passait les portes et la retrouvait. Du salon il l’appela en prenant un second verre qu’il boirait bien plus lentement.

_ « Je suis là Meredith ! – Tu veux quelque chose à boire ? » Elle devait être dans la chambre ou... Allez savoir. La chambre, lui... Il évitait encore, la sienne en tout cas.

_ « Tu as besoin de glace pour ta cheville ? Je peux en faire monter si tu veux. » Le concierge avait bien ça quelque part non ? Il pouvait trouver un hélicoptère alors de la glace... Bennet en avait peut-être dans le freezer de son frigo mais comme il ne mettait les pieds dans sa cuisine qu’une fois l’an, il n’y pensa pas une seconde.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mer 8 Juin - 22:57




Meredith & Bennet
Don't let me
Michel pouvait parfois se révéler incroyablement précieux pour Meredith. Parce qu'il la conduisait déjà jusqu'à son école privée select quand elle était enfant, il avait pour elle beaucoup d'affection. Cette affection, Meredith la lui rendait d'ailleurs : ils faisaient partie de ceux, parmi le personnel au service de sa famille, en qui elle avait une totale confiance, et dont elle se préoccupait réellement. Que la fille de son chauffeur se marie, ou que lui-même demande quelques jours pour faire une surprise à son épouse, Meredith le gâtait régulièrement, sans compter des étrennes généreuses. En l'occurrence, elle s'était reposée sur lui, en sortant du restaurant, pour prendre en mains la situation : Bennet était encore furieux, l'héritière le voyait bien, et elle-même était trop bouleversée pour réfléchir clairement. En deux mots, elle avait raconté à son chauffeur ce qui s'était passé et, aussitôt, il avait attrapé un porte-feuille dans le vide-poche fermé à clé de la berline, avant d'annoncer qu'il ne tarderait pas à revenir. Ainsi qu'il avait dit, quelques minutes plus tard, il était de retour, avec la garantie qu'aucun des membres du personnel du restaurant encore présent ne parlerait de ce qui s'était passé. Aucun mot, en revanche, au sujet de Stephen. L'avait-il seulement vu ? Meredith n'aurait su le dire.
Pendant ce temps, de son côté, elle était montée dans la voiture dont Bennet lui avait ouvert la porte après l'avoir aidée à marcher jusque-là, avant de vérifier deux fois qu'elle était bien attachée. Il faisait ça depuis l'accident, et il n'y avait pas besoin d'être Freud pour faire le lien. Meredith ne comptait rien dire à ce sujet, tant que ça ne virerait pas à l'obsession ; si cela rassurait son compagnon, alors c'était très bien ainsi. Quand Bennet lui dit qu'il ne monterait pas avec elle, elle se sentit perdue l'espace d'un instant. Elle n'avait vraiment pas envie d'être séparée de lui à l'instant. D'ailleurs, ils étaient arrivés le matin même de Boston sans discuter de l'endroit où elle dormirait. Chez Bennet ? Oui. Ouf ... Michel était à nouveau là, et c'était chez lui que Bennet l'envoyait. En lui demandant de le récupérer ensuite au Plaza. Il ne s'absenterait donc pas pour faire retomber la colère on ne sait comment - oh, rassurez-vous, Meredith ne craignait pas d'être trompée, elle se faisait "simplement" du souci pour la santé de son amour. S'énerver et se battre comme il l'avait fait n'était sans doute pas recommandé.
Après un dernier baiser, Meredith se laissa conduire jusqu'à l'immeuble de Bennet où Michel lui demanda si elle aurait besoin d'aide pour monter. Sa cheville étant toujours un peu douloureuse, surtout avec ses escarpins, elle accepta volontiers, et le portier se chargea donc de la mener à bon port. Là, elle s'assit sur un fauteuil dans le hall de l'appartement pour retirer délicatement sa chaussure : son pied semblait à peine gonflé, mais rien qui laissait présager quelque chose de grave. Elle se sentait surtout encore et toujours choquée par ce qui s'était passé, entre déchaînement de violence, et l'attitude à la limite de la trahison de Stephen. En boitillant plus ou moins, elle se dirigea vers la salle de bains qu'elle partageait autrefois avec son compagnon : un peu d'eau froide sur le visage lui ferait incontestablement du bien.
Quand elle pénétra dans la chambre, la pièce était plongée dans la pénombre : les volets étaient fermés, ce qui paraissait un peu étrange compte tenu du retour programmé de l'architecte. Meredith alluma donc la lumière et, à peine eut-elle appuyé sur l'interrupteur et balayé la pièce du regard, elle remarqua tout de suite le lit, et un carton qu'elle ne connaissait que trop. Elle s'approcha, le coeur soudain serré, et contempla le champ de bataille qu'elle avait provoqué. Les clés et le pompon reposaient à côté du carton. Un peu plus loin, les bijoux que Bennet lui avaient offerts, et la montre Apple qu'il avait fait acheter après son enlèvement pour ne plus risquer de la perdre formaient un petit tas, comme un trésor de guerre inutile. Plus loin, enfin, l'édition originale qu'elle avait acquise avant leur rupture, et le certificat au nom de Bennet. La facture proformat éditée pour tout renvoyer quand elle était en Asie étaitn quant à elle un peu gondolée, par endroits. Bennet avait dû pleurer et, vraisemblablement, il n'était plus venu là depuis qu'elle lui avait tout renvoyé, au minimum ; elle comprenait mieux maintenant pourquoi à Boston, même après lui avoir fait l'amour, il avait tenu à ce qu'ils retournent dormir sur le sofa du salon. Il n'avait peut-être même plus dormi dans un lit depuis leur rupture. Tout comme retrouver pleinement l'intimité qui les liait autrefois était difficile pour Meredith, Bennet avait ses tabous.
Quand la porte d'entrée fit du bruit, et qu'elle l'entendit l’interpeller à travers l'appartement, elle attrapa sans y faire réellement attention le carton, et sortit de la chambre, les yeux baignés de larmes.
- Je suis désolée. Oh Bennet, je suis tellement désolée pour ça ! Quand je t'ai renvoyé ... j'étais tellement en colère. Comment j'ai pu vouloir te blesser, comment ?
C'était probablement un peu tout, son départ avorté, les retrouvailles, l'épisode Stephen ... Toute une tension dans son corps et dans son esprit qui s'évacuait à travers ses larmes. Ce colis malheureux cristallisait tout et, en l'instant, elle se sentait misérable d'avoir ainsi blessé l'homme qu'elle aimait tant.
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 9 Juin - 14:05

Funerals
°°°
Meredith ✧ Bennet
Il n’avait pas hésité une seconde à dire à Michel de conduire Meredith chez lui. Où aurait-elle dormi autrement ? Chez Stephen ? Impensable. Chez ses parents ? Lui n’avait absolument pas envie d’y aller. Aussi beau soit l’appartement, il ne l’appréciait pas. La soirée se terminerait donc chez lui.
Ce à quoi Bennet n’avait pas pensé en envoyant seule sa belle dans son antre était qu’elle ne pourrait se douter de l’état dans lequel se trouvait sa chambre à coucher. Certes propre, mais comme abandonnée. Le paquet qu’elle lui avait fait renvoyer avec ses cadeaux trônait sur le lit. Les draps n’avaient pas été changés depuis leur rupture, la poussière avait été faite, oui, mais les volets étaient restés fermés et la chambre avait une drôle d’atmosphère.
Le couple réuni n’avait pas abordé le sujet à Boston et pourtant Bennet n’avait pas accepté de dormir dans la chambre, même y avoir fait l’amour à sa belle. Dormir dans un lit, dans l’espace complètement fermé que pouvait être une chambre, il n’en était pas encore capable. C’était les suites de leur rupture et à l’instant, il n’y pensait pas. Ce fut quand Meredith arriva en larmes, la boîte dans les mains que cela lui revint.
Evidemment, à la seconde où elle était apparue sa première pensée fut : « hein ?! » et puis... La réalité, le passé, même, lui revint.
Il reposa son verre sur la console et rejoignit sa perle pour la prendre dans ses bras. Il lui prit la boîte des mains et la posa également.

_ « Ce n’est pas grave. C’est passé et oublié. On a tous les deux cherché à se blesser. On s’est pardonné. Tout va bien. » Comme tous les hommes, il n’allait pas chercher plus loin et si elle arrivait en pleurant en s’excusant pour les cadeaux renvoyés il ne pensait pas qu’il y avait plus et qu’elle laissait s’évacuer la pression de la fin du dîner. Parfois, oui, il fallait lui expliquer plus clairement les choses.

_ « Viens t’asseoir. » Il l’accompagna dans le salon pour qu’elle puisse s’installer plus confortablement et qu’elle se calme.
De son côté, il allait mieux. Il ne faudrait pas qu’il recroise Stephen de sitôt mais dans la seconde il préférait ne plus y penser. Il y avait autre chose à voir dans la seconde. Marcher et prendre l’air lui avait fait du bien.

_ « Ca va ta cheville ? Tu veux de la glace, tu ne m’as pas dit. Que je te masse ? Je dois avoir de la crème pour ce genre de blessures. » Avec la boxe il était plutôt bien équipé en trousse à pharmacie et puis Bennet appréciait avoir tout ce qui était nécessaire pour tout soigner même s’il n’était quasiment jamais malade. Mieux vaut prévenir que guérir.
De plus, s’occuper de la cheville de Meredith lui permettait de ne pas penser qu’il faudrait lui dire qu’ils ne dormiraient pas dans la chambre de Bennet. Ça lui permettait de ne penser à rien. Ni à Stephen, ni au passé, ni à demain, à rien, juste sa belle et sa cheville qu’il venait de prendre dans ses mains pour la regarder. Elle n’était pas gonflée. Ce n’était donc pas grave.

_ « Ce n’est pas enflé, ça va aller. Tu n’as mal nulle part ailleurs ? » Faire l’autruche plutôt que de réellement aborder les sujets difficiles. Pourquoi ? Parce qu’avouer à Meredith, de but en blanc, qu’il était incapable de dormir dans un lit lui semblait ridicule. C’était pourtant ce qu’il vivait depuis qu’elle avait pris ses distances. Il n’avait jamais autant détesté sa chambre que depuis que les choses avaient dégénéré entre eux. C’était irrationnel et il s’en rendait parfaitement compte, pourtant, il était incapable de passer outre.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Sam 11 Juin - 0:42




Meredith & Bennet
Don't let me
C'était pardonné. Ils s'étaient pardonnés l'un à l'autre, oui. Bennet avait passé l'éponge sur sa demande de rupture et sur les affaires qu'elle lui avait renvoyées et elle, de son côté, avait absolu son compagnon de son attitude à Vancouver, et ensuite. Mais à eux-mêmes, s'étaient-ils pardonnés ? Pas Meredith. La plupart du temps ces derniers jours, toute à son bonheur d'avoir retrouvé Bennet, elle n'avait pas réfléchi à ça, à sa culpabilité. Le colis sur le lit, et tout ce qu'il disait de la façon dont son amour avait vécu la fin de leur histoire, faisait remonter à la surface tout ce qu'elle s'était cachée. Evidemment, les événements de la soirée jouaient leur rôle dans cette soudaine crise de larmes, et c'est la raison pour laquelle Meredith ne chercha pas à prolonger les reproches qu'elle se faisait. Quand Bennet la prit dans ses bras, elle se laissa tout simplement aller à pleurer sur son épaule, parce qu'elle pouvait le faire, sans fausse honte. Pas d'hystérie dans ces pleurs-là, comme il avait pu y en avoir quand elle s'était jetée à ses pieds, mais simplement besoin d'évacuer un trop-plein. Elle n'avait pas versé une larme, ni à la clinique, ni à Boston, mais ce soir, elle ne pouvait plus les retenir ; cela ne dura néanmoins pas. Se trouver dans les bras de Bennet lui faisait trop de bien pour faire durer ce genre de crises et, le temps qu'il l'ait menée jusqu'à salon, ils ne restaient plus dans ses yeux que quelques larmes qui s'écoulaient lentement sur ses joues, et que Bennet chassa d'une caresse.
- Je t'aime.
Et même si ce qui s'était passé ce soir la laissait marquée dans le mauvais sens du terme, elle ne pouvait nier qu'elle avait enfin retrouvé son compagnon entièrement. Elle avait retrouvé celui qui la défendait toujours, qui s'interposait entre elle et le mal, qu'il soit verbal ou physique. L'homme qui la réconfortait de sa simplement présence.
- Peut-être qu'un peu de glace ferait du bien ? Je ne crois même pas que j'aie une entorse mais c'est vrai que j'ai encore un peu mal.
Rien de grave, pour ce qu'elle en savait, à savoir peu de choses : elle ne s'était jamais rien cassé, pas même en dépit de quelques chutes lors de ses leçons d'équitation, et ne s'était rien tordu non plus. Il faut dire qu'à l'exception de sa pratique équestre, ses parents et elle avaient toujours tout fait pour la préserver. Parce qu'elle était une petite princesse, parce qu'elle était une excellente pianiste, parce que ... des béquilles ? Quoiqu'il en soit, moyennant un peu de jugeote et quelques épisodes de séries médicales de temps en temps, il lui semblait que si elle avait dû avoir quoi que ce soit de plus grave, elle s'en serait rendu compte.
- Ailleurs ? Non non, ça va.
Le coup qu'elle avait senti sur sa joue ne lui faisait plus mal, la confortant dans l'idée qu'elle avait eue sur l'instant : il avait été dévié.
- Je ne comprends pas ce qui s'est passé ... Je connais Stephen depuis toujours ... Père et lui se sont lancés ensemble, après la fac. Lynette et lui étaient plus proches de moi que certains de mes oncles et tantes et aujourd'hui ... Il s'est jeté sur moi, je ne sais même pas ce qu'il cherchait à faire. On aurait dit qu'il était enragé. Il m'a fait peur.
Et Bennet, qui n'avait pas retenu ses coups lui non plus ? C'était différent. Il l'avait défendue. Quand l'associé de son père avait d'ailleurs essayé de sous-entendre qu'il serait violent avec elle également, l'idée lui avait parue tellement absurde que son esprit ne l'avait pas relevée.
- Je ne me suis pas rendue compte qu'il était à ce point frustré de sa position de numéro 2, jamais. Il ne me ménageait pas au bureau, c'est vrai mais ... en dehors de ça, il se montrait gentil, comme d'habitude. Je ne peux pas croire qu'il ait cherché à m'évincer.
Si c'était le cas, alors à qui pourrait-elle faire confiance ? Bennet, évidemment. Et qui d'autre ? Bennet, d'ailleurs, dont elle ne se préoccupait guère, elle venait de s'en rendre compte.
- Mais, je parle, et toi ? Ta main saignait tout à l'heure. Il faut que je m'occupe de toi, tu ne peux pas rester comme ça.
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Ven 17 Juin - 11:42

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Il était hors de question qu’il ressasse. Tout cela était derrière eux, c’était oublié. Ils seraient surement amenés dans les jours à venir à en reparler parce que les retrouvailles étaient fraîches et qu’ils se trouveraient confrontés à des situations qui les contraindraient à se souvenir de cette dure période qu’ils venaient de traverser, mais Bennet se refusait à y penser outre mesure.
L’architecte n’avait pas pensé aux bijoux et à la boîte trônant sur son lit. Il n’avait d’ailleurs pas fait préparer sa chambre. Pour une fois, il n’avait pas tout prévu. Cette soirée bien qu’un succès au départ s’était vitre transformée en pugilat alors il estimait avoir une excuse à ce raté concernant leur retour à la maison... Plus honnêtement, il n’avait pas eu envie de penser plus loin que le dîner de ce soir. Il était fatigué de trop penser, de tout prévoir et de devoir réfléchir en permanence à tout, tout le temps.
Les quelques jours passés avec Meredith à Boston avait été une parenthèse plus que bénéfique dans leur vie à tous les deux et même pour lui, le retour à la réalité pouvait être douloureux. Il fallait néanmoins admettre que cette histoire de cadeaux renvoyés était bien moins attristante que la réaction de l’ex-associé de Meredith.
Bennet rassura donc sa belle, lui disant, encore, que tout était derrière eux maintenant et que ce qu’ils s’étaient fait, réciproquement, était oublié. Il fallait surtout l’espérer pour lui car avec tout ce qu’il avait fait vivre à Meredith, il y avait de quoi traîner des pieds pour lui accorder son pardon... Meredith était décidément une sainte. Si elle était capable d’oublier toutes les horreurs qu’il lui avait dite, il était également en mesure de ne plus penser à la seule réaction de colère qu’elle avait eue à son égard.
Il l’embrassa en la faisant venir à lui avant d’examiner sa cheville. Effectivement, rien de grave, mais c’était douloureux. Il se releva pour aller près du bar. Il y avait des glaçons dans le seau à glace. Il prit un liteau et mit les cubes à l’intérieur avant de revenir vers sa belle. Il lui prit le pied et passa doucement le linge frais sur sa cheville.

_ « Ça devrait aller mieux d’ici demain matin. Au pire j’ai surement de la crème quelque part. On verra ça avant d’aller se coucher. » D’abord la glace et son léger massage, il verrait pas la suite si elle se plaignait encore ou non. Il espérait que non car l’idée qu’elle puisse avoir mal quelque part le rendait malade et ce, d’autant plus lorsqu’il s’agissait d’une agression, car oui, selon lui, c’était bien ce dont il était question, Stephen les avait agressés !
Bennet laissa Meredith parler tout en manipulant doucement sa cheville. Oh, il ne se prenait pas pour un médecin mais avec le sport il avait souvent eu ce genre de blessures et c’était ainsi que les kinés ou même docteurs opéraient alors il avait lui aussi fini par prendre le coup.
Sa belle s’interrogeait sur Stephen et ses réactions. Malheureusement, son architecte n’avait aucune réponse réellement constructive à lui apporter.

_ « Ce n’est pas étonnant mon cœur. Personne n’aime être l’éternel second. Je suppose que cette place ne lui déplaisait pas quand ton père était à la tête de CR, mais avec toi... Il te voit comme une enfant incapable de gérer l’empire et pire, il espérait que tu te casses la figure, mais non. C’est ta réussite qui l’aura rendu fou. Il t’a sous-estimée. – Qu’est-ce que tu vas faire avec lui ? Il va très vite te falloir un second, tu as déjà des idées ? – Oh et qu’est-ce qu’il va faire ? Tu crois qu’il va porter plainte ? Je n’ai pas besoin de ça en ce moment... » Il ne se plaignait pas mais réfléchissait.
Bennet avait déjà une stagiaire sur le dos qui le menaçait de porter plainte pour détournement de mineur, il n’avait pas besoin, en plus, d’un dépôt de plainte pour coups et blessures... Sa réputation en prendrait encore un coup et avec son médiocre travail des dernières semaines, il ne pouvait pas se le permettre... Il faudrait encore étouffer l’affaire mais si avec une gamine écervelée les choses étaient plus ou moins simples, avec un homme comme Stephen Miller, tout pourrait prendre une ampleur démesurée.
Meredith revint tout à coup à la réalité et se mot à bouger pour s’occuper de lui et de sa main... Preuve qu’il avait frappé fort, il s’était fait saigner. Rien qu’il n’ait pas déjà vu d’ailleurs.
Il fronça les sourcils et tenta de récupérer sa main.

_ « Ca va Meredith, ce n’est rien. Que des égratignures. » Mais oui ! Il secoua d’ailleurs sa main comme pour faire disparaître les signes de « combat ».
Il refusait qu’elle fasse quoi que ce soit de toute façon et il y avait d’autres choses à régler. L’heure tournait et ils allaient devoir passer au lit. Enfin... Au « lit ».

_ « Hum... Tes bagages n’ont pas été livrés ici ? Je crois qu’il doit te rester des produits dans la salle de bains de la suite. – Je... Hum... J... On pourrait peut-être se changer un peu les idées en regardant quelque chose non ? Se préparer à se coucher et regarder quelque chose ici. » Hop, esquiver le sujet mine de rien. Il y avait des écrans dans les chambres (écrans évidemment cachés. Mais Bennet aimait pouvoir regarder les infos, la bourse ou des docu voire mêmes des films, au lit) mais c’était dans le salon qu’il voulait être. Sur le canapé. Pas de lit, pas de chambre.
Il n’avait aucune idée de comment lui dire qu’il ne pouvait pas dormir dans un lit pour le moment. L’idée de s’y coucher, même ce soir, lui donnait des sueurs froides. Il aurait été incapable d’aller dans sa suite. Celle dédiée aux invités aurait éventuellement put convenir mais ce n’était pas évident.
Il se releva pour finir le verre qu’il s’était servi en arrivant au auquel il avait à peine touché. Il alluma également une cigarette. Il se sentait gêné tout à coup et pas très à l’aise de devoir peut-être abordé un sujet qu’il ne maîtrisait absolument pas et dont il avait même un peu honte.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Dim 19 Juin - 23:06




Meredith & Bennet
Don't let me
Sa cheville irait rapidement mieux, oui. Glace, crème ... Bennet ferait ce qu'il jugerait bon pour elle. Elle l'avait vu une fois ou deux déjà rentrer un peu amoché de la boxe - ce qu'elle détestait, évidemment - et avait pu constater qu'il savait "soigner" seul ce genre de choses. L'habitude, probablement ... Elle savait maintenant qu'il s'était battu bien plus fort autrefois qu'il le faisait aujourd'hui. Meredith, elle, ne faisait rien de tel, et était même trop habituée aux talons aiguilles pour se tordre encore la cheville avec, quelle qu'en soit la hauteur.
Elle acquiesça tandis que Bennet lui affirmait qu'elle irait mieux le lendemain, mais réagit bien entendu à la suite. Son compagnon n'était pas surpris de la réaction de Stephen, mais elle ... imaginer que quelqu'un qu'elle considérait presque comme la famille ait pu la maudire ainsi en réalité ... Cela expliquait bien entendu qu'il ait fait preuve d'une telle dureté envers elle, entre autre à la clinique. Et le reste ?
- Ca n'était jamais assez. Il était dur avec moi. Pas méchant, mais il laissait toujours sous-entendre que Père faisait tout ce que moi je n'avait pas le temps de faire. Quand j'ai commencé à rester au bureau toute la nuit, il n'a pas essayé de m'en empêcher. Tu crois qu'il voulait me pousser à bout ?
Et Lynette, dans tout ça ? Elle lui avait donné ses somnifères juste après le décès de ses parents, et n'avait ensuite jamais cherché à lui faire ralentir les prises. Meredith demandait un flacon, elle le lui donnait sans broncher. Elle lui avait même fourni des antidépresseurs que l'héritière n'avait pris qu'une seule fois : ils étaient tellement forts qu'elle avait eu l'impression de n'être pas tout à fait dans son corps pendant presque une journée. Après ça, elle avait jeté le flacon. Lynette avait-elle été maladroit, ou avait-elle cherché à la droguer ? Stephen l'y avait-il encouragée ? Elle doutait de tout, après l'épisode de ce soir. Bennet, heureusement, se montrait plus pragmatique, lui évitant de se monter trop la tête - Bennet que Stephen n'avait pas aimé, dès le début, et avait éloigné dès les funérailles.
- J'espère qu'il démissionnera de lui-même. Je ne veux pas créer de scandale, pour la société. Et puis ... je ne sais pas ce qui était sciemment dirigé contre moi, dans tout ça ... J'appréhende d'aller au bureau demain, et qu'il soit là, mais il ne le ferait pas, n'est-ce pas ?
Elle n'était pourtant pas en tort, mais elle se sentait comme une enfant craignant de retourner à l'école après une bêtise. Si encore Bennet avait pu venir avec elle ... Mais elle ne pouvait pas toujours compter sur lui. Elle devait apprendre à être forte tout le temps, comme lui, et faire face seule.
- Tu es la seule personne en qui j'aie totalement confiance. C'est pour ça que je voulais que tu aies tout, si toutefois ... Mais j'imagine que du coup, je ne reprendrai pas un adjoint tout de suite.
Cela signifierait une charge de travail supplémentaire considérable, mais à l'instant, elle ne pouvait envisager autre chose. Pourvu, effectivement, que Stephen ne porte pas plainte. Bennet et elle avaient besoin du minimum de contrariétés, s'ils voulaient parvenir à gérer leurs retrouvailles sans mettre en péril à nouveau leur relation. Dans ce cadre, une plainte serait effectivement un élément bien trop perturbateur. D'ailleurs ...
- Pourquoi dis-tu "en ce moment" ?
Ce genre de scandale, dans leur monde, n'était absolument jamais opportun, mais ce "en ce moment" de Bennet en rajoutait une couche. Y avait-il autre chose qu'elle aurait dû savoir, ou faisait-il "simplement" référence à ses exploits avec la gente féminine ? Pour autant qu'elle sache, Meredith n'avait pas vu son nom associé à une quelconque histoire de voie de faits, alors même qu'aussi douloureux que cela puisse être, elle avait lu tout ce qu'elle trouvait sur lui, pendant leur rupture.

Cette rupture ... elle laissait tant de traces perceptibles au quotidien. Si Bennet n'avait pas changé quant à son refus qu'elle s'occupe de lui - du moins, pas de manière trop affirmée - Meredith reconnaissait mal son compagnon dans cet homme qui, d'un seul coup, avait peur des lits et des chambres à coucher. L'héritière n'était pas dupe quant à sa manoeuvre pour faire en sorte qu'ils s'endorment dans un canapé, et y passent finalement la nuit : il avait fait exactement la même chose quand ils étaient à Boston, et tout était devenu évident quand il l'avait ramenée dans le salon après lui avoir fait l'amour dans un lit. Elle ne comprenait pas pourquoi, cependant. Instinctivement, elle avait supposé que c'était à cause des filles qu'il avait levées dans les bars et ramenées chez lui. Pourtant ... non. Cette explication ne la convainquait pas, mais elle n'osait pas demander franchement. Faire savoir à Bennet qu'elle avait bien vu son manège, oui, mais le forcer à parler ?
- Je vais aller voir ce que je peux trouver alors. Mais, Bennet ... quand tu voudras en parler, je serai là.
Il le faudrait bien : ils ne pourraient pas dormir ad vitam aeternam dans des sofas, aussi confortables soient-ils. Elle ne voulait cependant pas pousser son amour, et se dirigea plutôt vers la chambre pour se préparer. Après une douche rapide, elle trouva dans le dressing de Bennet quelques sous-vêtements - heureusement - et deux ou trois robes à elle. Elle ne pouvait pourtant pas garder sa tenue de soirée. Elle se tourna donc pour se trouver face aux chemises de son architecte, bien alignées. Une par une, elle tâta le tissus des blanches, jusqu'à trouver celle plus souple que les autres qui lui servirait de pyjama. En l'attrapant, elle plongea le visage dedans : c'était l'odeur de Bennet, sa vraie odeur, son gel douche, son parfum, un peu de tabac, et quelque chose d'indéfinissable, mais c'était lui. Vivement qu'il ralentisse la cigarette ... Réconfortée par ce pyjama improvisé qui finalement lui convenait particulièrement bien, elle rejoignit son amour pour se caler dans ses bras et, là, elle revint quand même sur le sujet de la chambre, désireuse de l'aider.
- Explique-moi ce qui se passe, et on cherchera une solution ensemble.
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 21 Juin - 13:09

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Vaste sujet que ce Stephen et son comportement de ce soir et même de ces dernières semaines. Bennet aurait aimé pouvoir aider Meredith à comprendre mais à part lui dire que ce n’était qu’un con qui attendait qu’elle se casse la figure il n’avait pas grand-chose d’autre à avancer. Il resta cependant attentif à ce que Meredith lui disait.

_ « Peut-être... Je n’en sais rien... Que tu perdes pieds l’arrangeait forcément. » Oui, puisque son but était de l’évincer. Ce qui l’aura poussé à bout est le temps que Meredith aura pris avant de s’écrouler. S’écrouler et se relever dans la foulée... Comment pouvait-il accepter cela ? Stephen avait très certainement sauté au plafond quand l’héritière était entrée en maison de repos mais la voir revenir si vite et en plus accompagnée de l’architecte qui était connu pour ne rien lâcher et toujours pousser Meredith avait surement tué tout enthousiasme chez l’associé.

_ « Je l’ai croisé quand on était séparés, à une soirée. Il a laissé entendre que je n’étais pas assez bien pour toi, que les choses n’auraient pas pu prendre un autre tournant que celui qu’elles avaient pris... Est-ce qu’il t’a conseillé de t’éloigner de moi ? » Dans un sens il l’espérait. Cela voudrait dire que Meredith n’avait vraiment pas pensé par elle-même et que ce n’était pas entièrement sa faute même si elle avait écouté Stephen. Si ce n’était pas le cas, ce n’était pas grave. Ce n’était plus grave. Il ne se battrait plus contre le fait de lui pardonner. Par contre, il voulait savoir car s’il pouvait rediriger sa colère vers quelqu’un, Stephen ferait u excellent bouc émissaire.

_ « Il ne ferait pas quoi ? T’attaquer physiquement ? Cela m’étonnerait. Il n’est pas idiot à ce point. Reste avec Harper, reste entourée quand même... Mais malheureusement, parfois, il faut un « scandale » pour remettre les choses dans l’ordre. Je ne te le souhaite pas, évidemment, mais tu n’es pas fautive. » Ce serait sur les épaule de Stephen que le scandale serait, pas sur celles de Meredith. Les gens la prendraient en affection, ce qui pourrait être bon pour les affaires. En cas de scandale, il fallait savoir tirer la couverture à soi et dans le cas présent ce ne serait pas difficile. Le vilain associé qui, après le décès des parents de sa nouvelle patronne avait essayé de lui voler l’entreprise... Meredith pouvait bien le virer que selon Bennet cela ne ferait rien, il faudrait juste rendre toute l’histoire publique et là où le bas blessait était la réaction de Bennet, malheureusement. « La violence ne résout rien Bennet ! » - « S’il t’attaque, défend toi et cogne ! » D’un côté on lui avait toujours dit de rester calme et de l’autre on l’avait poussé à ne pas se laisser marcher sur les pieds... Il préférait la seconde option. Frapper faisait du bien ! Normalement du moins et avec des abrutis croisés dans les bars... Avec Stephen Miller, Bennet n’avait peut-être pas eu l’idée du siècle mais comment rester calme alors qu’il s’en prenait, ne serait-ce que verbalement, à Meredith ? Et puis il avait essayé de l’attraper ! Légitime défense !

_ « Oui mais je ne peux pas devenir ton second Amour... – D’ailleurs, en parlant de cette histoire d’héritage : Tu as perdu l’esprit ? » Il soupira. Il était perdu entre la conversation sur Stephen et maintenant cette histoire d’héritage. Elle lui léguait tout ?! Mais ils n’étaient même plus ensemble ! Des fois... Des fois elle lui donnait envie de se taper la tête contre le mur. Pour lui il n’y avait pas de preuve d’amour ultime ou de déclaration magnifique à titre posthume. Ce n’était qu’un cadeau empoisonné ! S’ils ne s’étaient pas remis ensemble et qu’il lui était arrivé quelque chose et qu’il soit contraint de choisir entre accepter ou non cet héritage... Pour lui c’était finalement comme si elle cherchait à ce qu’il la rejoigne outre-tombe !

_ « Tu ne peux pas tout léguer à quelqu’un qui ne veut plus entendre parler de toi. C’est ... C’est complètement insensé ! Et puis qu’est-ce que je ferai de tout ça ? Oh non. Merci du cadeau. » Mr Grumpy qui pourtant était touché. La surprise passée, il était fier qu’elle puisse avoir autant confiance en lui pour l’estimer légitime à la tête de son empire si elle n’était plus.
Il leva les yeux au ciel, faussement outré histoire de ne pas non plus en faire une trop grosse histoire. C’était néanmoins assez effrayant de savoir ce qui pourrait l’attendre... Il allait finir par coller Meredith dans une bulle en polystyrène afin que rien ne lui arrive jamais.
Il avait un peu râlé et les rôles allaient s’inverser...

_ « Hum... » Oui... Pourquoi avait-il fallut qu’il dise « en ce moment » ? Il allait devoir lui raconter un grand moment de sa vie. L’un des moments les plus glorieux, évidemment... Entre autre... Il y avait également cette baise chez lui et cette fille qui l’avait rendu malade et ses appels à Meredith alors qu’il pleurait comme un bébé... Ça, il le garderait surement pour lui !

_ « J’ai... Comment dire. On avait une stagiaire au cabinet, j’ai couché avec, elle est mineure, elle me fait chier depuis. Julia lui a fait un chèque mais elle ne lâche pas l’affaire. Je n’ai pas envie qu’elle profite d’une plainte déposée contre moi pour en rajouter une couche et me les briser encore plus. » La vulgarité chez Bennet exprimait une colère sous-jacente dont il fallait éventuellement se méfier.
La stagiaire était une petite garce qui profitait de son âge pour lui casser les couilles. Pas majeure ? Mais comment l’aurait-il su lui ?!
Le voilà maintenant debout à boire un verre. Entre toutes ces histoires et l’heure du coucher qui arrivait, il était au top de la pression.
Il proposa un film à Meredith qui accepta et fila dans la salle de bain non, sans avoir avant, fait une proposition à Bennet afin qu’il lui dise ce qui le gênait dans le fait de dormir dans un lit, en gros.

_ « Hum hum. » Il lui sourit brièvement et resta à boire son verre. Il finit lui aussi par aller se préparer à se coucher mais dans la chambre d’ami où il avait élu domicile, du moins vestimentairement parlant. S’il dormait dans le salon, ses vêtements, eux, dormaient dans la chambre d’amis.
Sa perle finit par revenir vêtue de l’une de ses chemises. L’une de celles qu’il portait avant leur rupture... Peut-être même celle de la rupture d’ailleurs, allez savoir... Il avait fini allongé par terre, torse nu et presque inconscient. Meredith était cependant très sexy ainsi.
Ils revinrent sur le canapé et elle l’interrogea à nouveau. Au départ, il ne comprit pas et puis... Comme il venait d’allumer la télévision pour avoir accès à la VOD, il fit le rapprochement.
Devoir s’expliquer... Il tapota de l’index sur son genou et prit son temps pour répondre.

_ « J’ai failli mourir dans cette chambre. Je vais la faire refaire, tout changer. Je n’y pénètrerai pas avant que ce soit fait. – Le canapé était rassurant après ton départ. On peut aller dans la chambre d’amis si tu veux, pour être mieux. En résumé, tu avais les somnifères pour t’endormir, j’avais le canapé et l’alcool. » C’était concis et sec malgré lui mais il n’avait pas refusé d’en parler. A sa moitié d’en faire ce qu’elle voulait.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Jeu 23 Juin - 0:21




Meredith & Bennet
Don't let me
Sans Bennet, Meredith aurait fait pire que perdre pied : elle aurait abandonné, tout simplement. Sans lui, mais à cause de lui. Il y avait de quoi se demander si Stephen y était effectivement pour quelque chose, dans cette décision que l'héritière avait prise de demander une pause à son compagnon. Elle-même ne comprenait plus pourquoi elle avait imaginé que cela les aiderait tous les deux, pourtant ...
- Je saurais plus te dire. De manière directe ... non, il n'a jamais rien dit de tel. Je ne l'aurais pas écouté.
Mais peut-être avait-il fait quelque chose de plus insidieux. Elle ne savait tellement plus quoi penser de l'associé de son père ... Qu'est-ce qui tenait de sa responsabilité à elle, exactement ? Qu'est-ce que lui avait planifié ? Avait-il seulement planifié des choses, oeuvré contre elle ?
- Mais ... il ne s'est pas montré très collaboratif non plus, à ton réveil. C'est lui qui a insisté pour que je retourne travailler après trois jours. Pour que je dorme chez Lynette et lui, aussi. Je ne crois pas ... que je t'aurais demandé cette pause ... si les choses s'étaient passées autrement. Je voyais pas de solution ...
Et Stephen ne lui avait surtout pas permis d'en voir une, au contraire. Pouvait-elle pour autant l'accuser d'être à l'origine de sa rupture ? Sans doute pas. Elle y avait beaucoup réfléchi, sans chercher à se dédouaner : elle était celle qui avait provoqué la crise, mais tout avait contribué à mener à ça. Le décès de ses parents, Carmichaël Resort, sa propre faiblesse ... En parler à nouveau la mettait mal à l'aise : Bennet avait beau lui avoir dit qu'il lui pardonnait, elle ne se sentait pas rassurée de lui dire que cette pause qui les avait menés à la rupture était bel et bien de son fait. Elle était coupable, mais elle n'avait rien fait pour ça : c'était injuste, de se dire que Bennet pourrait garder ça dans un coin de sa tête ad vitam aeternam. Pourquoi ne se dédouanerait-elle pas, après tout ? Ce n'était pas comme si elle n'avait pas pris conscience de ses fautes, après tout.
- J'avais besoin qu'il m'aide pour ça aussi. Pour tout ce qui n'était pas directement le travail, et il ne l'a pas fait. C'est pire que m'avoir mal conseillée.
L'exemple le plus flagrant n'était-il pas les funérailles ? Avoir mis Bennet et sa famille plusieurs rangs derrière elle ?
C'était d'ailleurs pour ça que Meredith espérait bien qu'il ne se pointerait pas dans les bureaux de Carmichaël Resort, le lendemain : il ne pouvait pas ignorer que son manège ne fonctionnerait plus, désormais, et l'héritière ne pouvait croire qu'il accepterait l'humiliation d'être licencié. La démission lui semblait la seule sortie honorable pour lui, mais Bennet ne l'avait pas compris. Elle se reprit donc.
- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je parlais de venir au siège, demain. Il doit savoir que je vais le licencier. Et en même temps ... c'est un pilier de l'entreprise, je n'ai pas envie d'en arriver à le mettre dehors. Je préférerais qu'il démissionne.
Mais s'il venait, elle assumerait. Elle ne voulait plus se défiler, ni compter sur qui que ce soit pour la conseiller, hormis Bennet. La dernière fois qu'elle avait compté sur quelqu'un pour assumer ce rôle de soutien, elle avait fait la pire erreur de sa vie. Désormais, elle garderait les commandes, et c'était d'ailleurs ce qu'elle avait fait quand elle avait vu son notaire : sa décision était prise avant de le voir, et elle ne l'avait pas laissé la faire changer d'avis. Pour le coup, même face à Bennet elle ne retournerait pas sa veste. Elle savait qu'elle avait fait le bon choix, dès le début.
- Non. C'est la décision la plus réfléchie que j'aie pris pendant toute cette période. D'abord, tu n'aurais pas tout eu. Essentiellement mon porte-feuille d'actions, et donc l'entreprise. Grand-père est trop vieux pour s'en occuper, Ludmilla est rompue au jeu politique, pas financier. Richard n'aime que l'argent facile. Toi, tu ne chercherais pas à diriger l'entreprise, mais tu mettrais en poste quelqu'un capable de la faire progresser et grandir encore. C'est dans ton ADN. Et même si on ne s'était pas remis ensemble, je sais que tu l'aurais fait quand même.
Pour le défi. Parce que c'était gravé en lui. Toujours plus haut. C'était comme ça qu'il gérait sa carrière, et la recette lui avait toujours réussi. Alors non, elle n'avait pas perdu l'esprit, et ce choix n'avait rien d'un choix d'amour. En tout cas, ce n'était pas une preuve ultime, un cadeau shakespearien.
- Cela étant, je ne prévois pas qu'il m'arrive quoi que ce soit. Tu vas devoir me supporter encore un peu, je le crains.
Et, pour mieux appuyer cet état de fait, elle l'embrassa, un sourire désormais revenu sur ses lèvres. Avec Bennet, les nuages ne faisaient jamais que passer. Comme l'histoire avec Stephen. Elle reviendrait sûrement sur le tapis, mais pour l'instant, c'en était fini des contrariétés. Enfin ... peut-être que non, finalement. ce que Bennet lui expliquait en l'instant n'avait pas de quoi rassurer. Qu'il l'ait trompée avec des tas de femmes quand ils avaient rompu ... elle n'aimait pas l'idée, mais c'était fait et, après tout, ils n'étaient plus ensemble. Elle ne devait pas lui en vouloir. Mais avec une mineure ... Malgré elle, elle grimaça.
- Une mineure ... Je ne vais pas te faire de reproches, je présume que tu t'en fais déjà ...
Cela étant, il y avait largement assez de remontrances non formulées dans ces deux phrases. L'affaire pouvait être grave. Une mineure, et la stagiaire de Bennet ... S'il lui prenait l'idée de dire que son patron avait profité de son statut pour abuser d'elle, l'architecte aurait bien du mal à se défendre. Mais de là à vouloir payer encore ... Meredith était certes douce en général, mais elle n'aimait pas qu'on la prenne une conne, ni elle, ni ceux qui partageaient sa vie. C'était exactement ce que l'autre comptait faire avec Bennet.
- Trouve un moyen de t'en débarrasser autrement. Père avait des gens pour faire ce sale boulot, si tu veux ...
Des experts dans l'art de chercher le grain de sable dans la vie des concurrents. Tout ce qui pouvait servir à John était soigneusement collecté. Si Bennet avait besoin d'informations concernant la stagiaire pour la faire taire, ce ne serait pas un problème. En attendant, Meredith ne voulait pas en parler plus, au risque d'avoir une parole malheureuse. Elle prenait beaucoup sur elle pour accepter que son compagnon ait si vite pu s'envoyer en l'air, alors même qu'elle n'avait pas regardé un seul homme pendant toute la durée de leur rupture. Parfois, certains sujets méritaient d'être évités.
D'autres, en revanche ... Cette histoire de chambre risquait de devenir un problème, qu'ils devaient tuer dans l'oeuf. Bennet en était d'ailleurs certainement conscient, puisqu'il acceptait de parler. Meredith n'était cependant pas certaine, finalement, qu'elle voulait réellement entendre ses explications. Savoir qu'il avait failli mourir à nouveau ce soir-là ... Et par sa faute, qui plus est. Elle comprenait son besoin de changement, et n'était pas loin de le partager. Elle avait vu la cicatrice sur son torse, le fin sillon de chair rosée, et l'avait suivie du doigt, intégrant ce qu'elle signifiait. En matière de rappel de ce qu'ils ne devaient pas s'infliger l'un à l'autre, on ne faisait pas mieux.
- Ca ne me dérange pas qu'on reste là encore quelques temps, si tu en as besoin. Je préfère que tu ralentisses l'alcool, et la cigarette. Je sais que tu ne veux pas l'entendre, mais je ne crois pas que ce soit très conseillé quand on a fait un incident cardiaque. Et je ne t'autorise pas plus à mourir que le contraire, tu m'entends ?
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bennet Monaghan
Touriste
avatar

ζ Messages : 607
ζ Âge du personnage : 39

YOU
Ton ptit nom: Bee
Ton âge: 32
Autre(s) compte(s): Linoy la folle, Harper la douce, Lizzie la forte, Andrew cœur d'amour

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Lun 4 Juil - 18:49

Can't give up on you
°°°
Meredith ✧ Bennet
Meredith avait donc pris la décision d’évincer Bennet de sa vie de son plein gré. Très bien... Ou pas... C’était fait et pardonné, point, bien que Bennet aurait préféré qu’elle lui dise que tout était de la faute de Stephen.
Sa belle reprit ensuite la parole pour ... Pas dans le but de se dédouaner mais en expliquant à l’architecte le comportement son associé. Peu enclin à la laisser s’occuper de son beau... Shocker !
Ce que Bennet en retenait était que tout n’était donc pas du fait de Meredith et même si, parfaite comme elle l’était, elle ne cherchait pas à se trouver des excuses, lui, les trouvait pour elle. Stephen était à la source du malaise de Meredith. A l’origine même de cette décision désastreuse qu’elle avait prise. L’associé avait d’ailleurs tout intérêt à les séparer dans son propre intérêt, la preuve. Il avait analysé suffisamment bien les choses pour comprendre qu’une fois le couple en crise, l’héritière serait bien plus vulnérable et si seule qu’elle se tournerait forcément vers quelqu’un qu’elle connaissait bien, Stephen.
Il inspira profondément en serrant les mâchoires. Ce type... Rester calme et ne pas s’énerver à nouveau, cela ne servait à rien puisque l’homme n’était même pas en leur présence.

_ « Le principal étant qu’il n’aura pas eu ce qu’il voulait. » Ils avaient été plus fort. Ils s’étaient retrouvés et étaient à nouveau invincibles. L’associé serait limogé d’une façon ou d’une autre et tout rentrerait dans l’ordre.
Mieux valait qu’ils cessent d’en parler car Bennet n’était pas loin de remonter sur ses grands chevaux et s’énerver à nouveau. Meredith n’avait pas à subir sa colère, celle-ci n’étant même pas dirigée vers elle.

_ « Ah. Hum... Là-dessus je ne suis pas comme toi, je vire à tour de bras, peu importe qui... Il ne mérite pas que tu prennes des gants avec lui. Le renvoyer serait l’humilier, après son comportement de ce soir, ce ne serait que parfait retour de bâton. » Si c’était à lui de gérer, il le renverrait sans plus de réflexion, second ou pas, ancien ou pas... Il s’était servi d’elle et l’avait prise pour une idiote, pire, il avait même tenté d’en venir aux mains... Ou peut-être pas mais Bennet ne se posait pas tant de questions. Lui et Meredith étaient très différents sur ce point. Si on lui faisait mal, il revenait pour vous piétiner violemment. Meredith préférait la discrétion, la douceur. Chacun sa technique.
Le sujet dévia ensuite et ils abordèrent le testament de sa future épouse. Lui en principal héritier... Lui, alors qu’ils étaient séparés et qu’il s’était montré plus qu’odieux à son égard...
Il l’écouta alors qu’elle lui expliquait les raisons de son choix.

_ « Le meilleur oui... » Son portefeuille et l’entreprise. Il était ironique. C’était justement cela qu’il estimait être un cadeau empoisonné et les raisons pour lesquelles elle lui laissait tout cela étaient justement les mêmes raisons pour lesquelles il trouvait que c’était la pire chose à faire. Oh que oui, il aurait tout fait pour que l’entreprise continue de voguer paisiblement dans les sphères de l’excellence. Oui, il aurait engagé les meilleurs pour que cela se fasse mais aurait-il laissé tout cela à leurs mains ? Non... Impossible. Il aurait toujours eu un œil dessus et se connaissant, il aurait passé des nuits et des jours à y penser. Cela l’aurait bouffé et justement parce qu’elle lui avait laissé cela, il aurait tout fait pour ne pas la décevoir, où qu’elle soit. Il ne voulait pas de cet héritage.

_ « C’est pour ces mêmes raisons que je pense que c’est une très mauvaise idée. Je t’interdis d’avoir le moindre accident ou la moindre maladie. Tu ne me mettras pas sur le dos un empire que je ne veux pas. C’est le tien, garde le. » C’était un réel ordre et même s’il tentait d’être le plus sérieux du monde, il y avait dans son ton un léger rire. Pourtant, il le pensait... Objectivement, s’il arrivait quelque chose à Meredith, soit il se laisserait dépérir rapidement en ne sortant plus de son lit, soit il se tuerait à la tache tout en sombrant dans l’alcool. L’empire était Carmichael, il devait rester Carmichael, rien ne devait arriver à Meredith. Jamais.

_ « Parfait ! » Il l’embrassa.
La suite fut plus délicate... Avouer qu’il avait sauté une vulgaire stagiaire pas majeure n’était pas la chose la plus amusante à faire pour lui, surtout quand il s’agissait de l’avouer à Meredith.
Se faisait-il des reproches là-dessus comme le présumait sa belle ? Oui et non. La seule merde de cette histoire était que la jeune fille, femme... Whatever, tentait de lui faire cracher toujours plus d’argent. Le reste ? ... Le reste n’existait pas en réalité. Si elle avait eu douze ans, ok, il aurait été plus qu’emmerdé par la situation, mais là... Ce n’était pas la fin du monde ! Elle était consentante, elle faisait bien plus que son âge et vu la façon dont les choses s’étaient passées, elle n’était pas à son coup d’essai !

_ « Hum... Je vais y réfléchir. » Lui demander de l’aide... Pas vraiment quelque chose qu’il appréciait mais il verrait.
Ils partirent ensuite pour se préparer à se coucher chacun de leur côté pour ensuite se retrouver dans le salon où Bennet fut contraint d’expliquer à Meredith pourquoi il ne dormait plus dans sa chambre ou même dans un lit.

_ « Je n’ai aucune intention de mourir. Tout va très bien. – Je vais faire refaire la chambre et on pourra y dormir à nouveau d’ici peu. En attendant il y a la chambre d’amis si tu veux... On peut aussi y regarder des films je suppose. » Il avait pris l’habitude de s’endormir sur le canapé car la solitude dans une chambre l’effrayait et que c’était bien plus simple de se laisser aller sur le sofa que d’avoir à réellement se préparer à aller se coucher. La plupart du temps il restait d’ailleurs habillé. Les choses avaient déjà changé depuis que Meredith était revenue dans sa vie. Il dormait en pyjama ! La consommation d’alcool avait elle aussi diminué, tout comme celle du tabac. Il n’y avait aucune inquiétude à se faire sur ces sujets.
Peut-être ne dormiraient ils pas dans le salon ce soir ? Peut-être pourrait-il surmonter son angoisse et dormir dans un lit, il voulait bien essayer, pour elle.

© Starseed

_________________
“Mernet”
« I can't ever change without you
You reflect me, I love that about you
And if I could, I would look at us all the time [...] You are the love of my life »
Revenir en haut Aller en bas
Meredith Carmichaël
Saisonnier
avatar

ζ Messages : 839
ζ Âge du personnage : 28

YOU
Ton ptit nom: Dev
Ton âge: 29 ans
Autre(s) compte(s): AJ, Carrie, Joshua, Paul

MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   Mar 19 Juil - 23:51




Meredith & Bennet
Don't let me
Heureusement. Heureusement, oui, que Stephen n'était pas parvenu à ses fins, même si Meredith persistait à avoir du mal à tout lui mettre sur le dos. Perdre Bennet ... Impossible de l'envisager, qu'il s'agisse de perdre son respect, ou de le perdre totalement, lui et leur amour. Ils étaient passés si proche ... Bennet pouvait vouloir la vengeance, vouloir virer Stephen comme un malpropre, c'était dans son caractère. Meredith, elle, voulait juste passer à autre chose. L'humilier ne l'intéressait même pas, pas pour l'instant. Peut-être que le choc de comprendre que l'homme à qui elle avait donné le plus de sa confiance, hormis Bennet, l'avait trahie sans vergogne annihilait un peu de sa hargne. Peut-être que demain, ou dans quelques jours, elle aurait envie de vengeance, envie de faire souffrir Stephen. Mais pas ce soir. Ce soir, Bennet et elle avaient des choses à se dire, des choses importantes, et du temps à passer ensemble, et c'était plus important.
- On verra bien comment les choses se dérouleront demain, de toute façon.
Et, dans la droite lignée de cette discussion sur Stephen et son avenir en dehors de Carmichaël Resort, était évidemment venu le sujet de son testament. C'était logique, n'est-ce pas, puisque son ex-associé était celui qui avait révélé à demis-mots les dispositions qu'elle avait prises. Mais Meredith ne voulait pas s'attarder sur le sujet. Elle avait pris sa décision, c'était comme ça. Bennet l'oubliait peut-être, et c'était sa faute, mais elle pouvait aussi se montrer tranchante parfois. En l'occurrence, elle ne reviendrait pas sur sa décision, mais, prudente, elle préféra opposer à Bennet le silence. Chacun son tour d'être sur la sellette, ils enchaînaient sur l'aventure qu'il avait eue avec sa stagiaire. Bien joué ... Que pouvait en dire Meredith de plus que ce qu'elle lui avait dit ? Une nouvelle fois, elle détestait, elle haïssait même l'idée de savoir qu'il l'avait trompée, mais c'était comme ça. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était lui proposer son aide pour se débarrasser de cette encombrante gamine, et ne plus jamais en entendre parler.
- Tu n'auras qu'à contacter Harper, si tu décides d'en savoir plus sur ta stagiaire.
Pas elle. Elle ne voulait rien savoir de cette femme et, si elle pouvait mettre quelques moyens à la disposition de Bennet par le biais de sa société, elle n'avait aucun besoin de savoir qu'il les utilisait.
Alors qu'un bâillement l'avait prise, leur rituel de se préparer avant d'aller se coucher était revenu sur le tapis. Même si leur séparation lui avait donné l'occasion de constater les failles de Bennet, Meredith avait toujours du mal à le voir fragile. Non pas qu'elle l'ait voulu fort en permanence, mais parce qu'elle n'aimait pas le voir moins serein. Et puis ... oui, c'était quand même perturbant. Et si tout cela était de sa faute, elle devait réparer, à sa manière. En se collant à lui, signifiant qu'elle ne voyait pas la nécessité de bouger de là où ils se trouvaient.
- Ca ira. Fais refaire la chambre. On verra plus tard, pour cette histoire de lit. Tant que je suis dans tes bras, un canapé me suffit bien.
BY .TITANIUMWAY


_________________
— LIKE YOU'RE MY MIRROR
I don't wanna lose you now, I'm lookin' right at the other half of me. The vacancy that sat in my heart  is a space that now you hold. Show me how to fight for now and I'll tell you, baby, it was easy comin' back here to you once I figured it out, you were right here all along × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Can't give up on you || PV Amour - TERMINE   

Revenir en haut Aller en bas
 
Can't give up on you || PV Amour - TERMINE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» GIFI un amour de caniche toy femelle de 10 ans (34)
» la faim plus fort que l'amour
» Barikad Crew-- Amour Infini-- Honneur à la femme haitienne
» L'amour sans philosopher C'est comme le café : très vite passé. [Les Shepard && Gibbs]
» L'amour dans Bilbon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Blackcomb Scandals :: 
Et pour se distraire
 :: 
Les archives rpgiques
-
Sauter vers: