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 Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE

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MessageSujet: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Dim 6 Juil - 22:31

Une mère et son fils.
AJ & Abigail Harrington
La journée avait été longue. Elle s’était levée aux aurores pour régler un problème de vole de bagage... Elle détestait quand ce genre de chose arrivait. Il y avait des caméras partout, des agents de sécurité et pourtant, des gens parvenaient à dérober des vanity ou autre petits sacs où en général les femmes mettaient leurs bijoux. Heureusement cette fois-ci rien de grave, que des affaires de beauté mais la direction, elle, avait dû faire un geste pour la cliente. Evidemment, c’était ce qu’il fallait faire dans ce genre de situation.
Elle avait fait regarder les vidéos à ses agents et ils avaient reconnus un ancien cuisinier. Si on ne pouvait même pas faire confiance au personnel. Elle l’avait fait convoquer, le bougre était venu. Elle l’avait fait contacter pour lui proposer une nouvelle place... Il y avait cru l’abruti ! Elle l’avait accueilli, lui avait fait la morale et l’avait finalement dénoncé à la police. « Voler aux riches pour donner aux pauvres », foutaises ! Pas de chance pour lui en plus puisqu’il n’avait pris que du maquillage et des crèmes hydratantes. Elle n’avait pas hésité à le dénoncer. Elle l’avait fait renvoyer pour manque de sérieux et de motivation au travail et maintenant en plus elle se rendait compte qu’il était voleur ! Elle allait en plus le griller partout ! Il ne retrouverait pas de place au sein du groupe, pas même au sein d’un hôtel de la station. Il n’était même pas d’ici, qu’il retourne d’où il venait.
Cela lui avait pris une trop grande partie de la journée. Ensuite il y avait eu un souci de chambre pas faite, une suite dévastée, une chute dans le lobby... Une journée normale me direz-vous mais elle détestait quand elle avait à gérer cela. Elle aimait s’occuper des meilleurs clients, les faire chouchouter... Pas gérer des problèmes techniques.

Elle était donc rentrée chez elle affamée, fatiguée et de mauvaise humeur. A peine la porte d’entrée passée, elle avait abandonné ses Louboutin, sa serviette et sa veste dans l’entrée et avait filé dans le salon, personne. Son mari ne devait pas avoir terminé encore ses consultations. Il rentrait tard la plupart du temps, par contre, il y avait du bruit dans la cuisine.

_ « Zoila, c’est toi ? » Zoila, sa femme de ménage/gouvernante/meilleure amie... Comme vous voulez. Cela faisait une quinzaine d’années qu’elle travaillait pour eux et bien que Gail ne soit pas du genre à mélanger les torchons et les serviettes, elle estimait réellement que Zoila avait une place particulière au sein de leur famille.
Elle se dirigea donc vers la cuisine. Ce ne fut pas sa gouvernante qu’elle trouva mais son fils. Tiens... Elle n’avait plus vraiment l’habitude de la croiser ici. Elle avait d’ailleurs l’impression que cela faisait des lustres qu’elle ne l’avait pas vu.
Elle s’approcha de lui pour aller l’embrasser.

_ « Qu’est-ce que tu fais là mon chéri ? C’est agréable de te croiser. Tu piques. » Sa pilosité n’était pas particulièrement importante, cependant ce soir il piquait. Elle n’aimait pas cela ! Elle se dirigea vers le frigo pour trouver quelque chose à manger. Il y avait des boîtes partout et une avec une étiquette : « Pour Mme » datée d’aujourd’hui. Elle avait de la chance d’avoir Zoila dans sa vie !

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AJ Harrington
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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Dim 6 Juil - 23:10


AJ & Abigail


C'était fini. Il était venu ranger ses planches de snow dans son ancienne chambre, les voir à l'appartement le rendait malade. Il était passé de nombreuses fois à côté, avant de finir par shooter, taper dedans. Il ne voulait plus avoir en permanence son matériel sous les yeux, c'était la preuve de son échec. S'il voulait passer à autre chose, il fallait qu'il s'en débarrasse. Il ne savait pas bien en quoi consistait "passer à autre chose", il n'avait envie de rien, mais quoi qu'il en soit le snow c'était fini, alors dehors tous les souvenirs qui y étaient liés.
Ca représentait un sacré paquet de bordel, il n'y aurait pas cru. Quatre planches, trois paires de chaussures, des combinaisons. Sans compter des trophées, des conneries dans ce genre qu'il ne voulait plus jamais revoir. Il ne voulait même plus y penser. Il n'y arrivait pas, ça l'obsédait. Il n'avait jamais eu autant envie de rider que depuis qu'il avait décidé de mettre fin à sa carrière. Même se reconvertir dans la descente lui semblait facile, maintenant. Mais c'était un leurre. Il savait parfaitement que c'était fini. Il avait merdé, et il payait.

Il profita d'être chez ses parents pour s'y poser un peu. Ca faisait super longtemps qu'il n'était pas venu, plusieurs semaines. Peut-être même plusieurs mois ? Il habitait la même ville que ses parents, mais dernièrement il les avait soigneusement évités. Son père le grillerait sûrement tout de suite, et sa mère ... de toute façon, s'il la voyait, il aurait droit à ses sermons. Les engueulades traditionnelles, pour le convaincre d'arrêter. Elle, au moins, serait contente quand elle saurait qu'il raccroche sa planche.
Peut-être qu'il allait rester pour lui annoncer de vive voix. Il avait comme une envie de se confronter à son triomphe. Il allait se sentir plus bas que terre, il le sentait. Il avait envie de rester pour ça.
Il descendit au salon, et alluma la grande télévision que ses parents n'allumaient jamais, trop occupés qu'ils étaient à travailler et à s'impliquer dans la vie de la ville. La télé en pleine journée, c'était chiant. Vraiment très chiant. Il finit par arrêter de zapper au profit d'un bêtisier à la con. Ce n'était même pas drôle, mais qu'importe. Peut-être qu'il arriverait à dormir. Il se sentait tellement fatigué. Il ne trouvait pas le sommeil, à part à s'écrouler raide bourré, ou à prendre des somnifères. Et ce n'était même pas reposant.

Il se leva, incapable de rester en place, et se dirigea vers la cuisine. Petit, sa mère lui donnait un verre de lait quand il n'arrivait pas à dormir, avec une grande cuillère de miel. Est-ce que cela fonctionnerait encore ?
Il en était encore à chercher dans les placards de la cuisine, quand il entendit du bruit. Il espérait que ce serait sa mère. Il ressentait une impatience malsaine à lui donner raison.
Coup de chance. Elle déposa un baiser sur sa joue en se plaignant de sa barbe naissante. C'est vrai qu'il ne s'occupait pas beaucoup de lui en ce moment ... Il rendit néanmoins son bisous à sa mère.
    J'étais venu déposer mes affaires de snow. Tu vas être contente, j'arrête.

Son ton oscillait entre cynisme et colère. Lui donner raison comme ça ... il sentait l'énervement monter en lui.

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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Mar 8 Juil - 22:01

Une mère et son fils.
AJ & Abigail Harrington
Son fils à la maison ! Quel plaisir ! Ils ne seraient pas seuls ce soir, il y aurait leur progéniture ! Très bien ! Oh, ce n’était pas qu’elle n’aimait pas être seule en tête à tête avec son mari mais cela changeait d’avoir du monde. En réalité, elle n’était pas souvent chez elle le soir pour dîner et quand elle était là, bien souvent son époux était de garde... En somme, ils ne se voyaient plus beaucoup. Leur monde était foncièrement différent et oui, quand elle était en sa compagnie, elle ne savait pas toujours quoi lui dire. Il ne s’agit pas là d’un couple en crise ou qui va foncièrement mal mais le dialogue n’est plus ce qu’il était. L’ambition a bouffé une partie de leur couple. La leur car lui comme elle, étaient des bourreaux de travail. Rien ne les arrêtait. Rien sauf surement AJ.

Ce qu’il avait mauvaise mine d’ailleurs. Quelle horreur, on aurait dit un clochard ou l’un de ces jeunes qui vivent dans la rue et qui portent des Doc Martins et des crêtes sur la tête. Manquerait plus qu’il se balade avec un chien et elle l’aurait qualifié de punk ! Il faisait sale, pourtant, elle ne remarqua pas qu’il devait y avoir plus qu’une apparence crasseuse sous cette apparence délabrée. Cela elle ne le voyait jamais. Tout ce qu’elle constatait c’était qu’elle n’oserait sortir en sa compagnie dans ces conditions.
Ce n’était pas pour cela qu’elle l’avait élevé. Elle l’avait élevé pour qu’il devienne un homme d’affaire. Qu’il fréquente le même monde que celui de son père et le sien ! C’était, pour le moment, chose ratée car AJ avait décidé de faire du sport. Pas du golf ou de l’équitation de haut niveau, non... Du ski ! Oui, ils étaient à la montagne mais quand même ! Qu’est-ce qui avait bien pu pousser sa chair et son sang à vouloir vivre sans être certain que demain il serait encore capable de marcher ? Et puis, soyons honnête, si on ne remporte pas de trophée, gagne-t-on vraiment bien sa vie ? Cela l’aurait beaucoup étonnée !
En plus, il avait arrêté ses études ! Elle et son mari n’avait pas fait un idiot ! Il avait tout pour lui, TOUT et il gâchait cela en faisait d’un hobby une carrière qui à elle, lui semblait loupée, il n’était même pas premier ! De là à dire qu’elle avait honte était peut-être un peu fort, cependant, elle était déçue, très déçue et les femmes comme Abigail Harrington ne se gêne pas pour le faire remarquer et ce, même si elles doivent blesser la personne à laquelle elle tienne le plus au monde.

Elle s’était servi un verre de vin et faisait réchauffer son plat. Elle allait se remettre dans le frigo pour trouver quelque chose qui pourrait plaire à AJ et lui proposer quand il lui annonça qu’il arrêtait !

_ « Ce n’est pas encore l’une de ces blagues idiotes ? » Cela n’en avait pas l’air !

_ « Si tu es sérieux je suis effectivement la mère la plus heureuse du monde ! Viens dans mes bras ! Tu ne risqueras plus un horrible accident qui pourrait te coûter tes jambes ou pire ! Tu gagneras décemment ta vie ! Pour ça il faudra surement reprendre une formation ou quelque chose mais ne t’inquiète pas pour cela, ton père et moi avons des relations. C’est merveilleux ! Quel est la raison de ce changement soudain d’opinion ? » Même si en réalité elle s’en fichait, tout ce qui comptait c’était qu’il arrête ! Ni plus, ni moins ! Il allait être quelqu’un de respectable maintenant ! Finalement la mort de son meilleur ami n’était pas une si mauvaise chose.
Il était gentil, mais elle n’aimait pas toujours son comportement. De plus, elle n’appréciait pas le fait qu’il soit toujours premier, cela l’agaçait au plus haut point ! Il était premier, AJ ne l’était pas. C’était tout ce qu’elle voyait.
Elle était allée l’embrasser évidemment et lui servait un bon verre de vin pour fêter cela.

_ « Au bonheur que tu me fait ainsi qu’au bonheur que tu vas enfin trouver ! » Elle n’avait pas été une mauvaise mère, elle était juste une mère particulière...

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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Jeu 10 Juil - 0:44


AJ & Abigail


    Une blague idiote ?

Il est agressif quand il lui répond, c'est plus fort que lui. C'est tout à fait le style de sa mère de demander ça, mais c'est beaucoup trop dur pour lui de mettre fin à ce qui a représenter toute sa vie, pour qu'il accepte ce genre de question sans broncher. A quel moment sa mère a-t-elle cessé de faire ce que tout mère ferait : soutenir inconditionnellement son enfant ?
    Tu n'as jamais compris ça, mais le snow, c'est ... c'était ma vie. Alors non, ça n'a rien d'une blague. Tu peux savourer.

Elle ne va pas s'en prier, il le sait pertinemment. Contrairement à son père, qui a toujours été plutôt réservé au sujet de sa carrière, sa mère s'était toujours exprimée avec la plus grande franchise, pour lui dire qu'il perdait son temps, que c'était dangereux, qu'il devrait devenir homme d'affaires, que ce n'est pas son monde ... Le blabla habituel. Elle continue à régulièrement dire qu'il pratique le ski, c'est dire le peu d'intérêt qu'elle témoigne pour sa carrière. Tout juste pense-t-elle de temps en temps à lui rappeler qu'il pourrait au moins être champion, tant qu'à avoir choisi "une carrière pareille".

Et comme prévu, elle laisse éclater sa joie sans la moindre retenue, sans la moindre considération pour ce qu'il abandonne. Prévoit déjà de lui donner un coup de main pour une formation. Qu'est-ce qu'elle imagine ?
    Tu n'as aucune pudeur, n'est-ce pas ? Je n'ai besoin ni de toi, ni de papa, et je gagnais aussi bien ma vie que vous deux.

Tout le monde ne peut pas se vanter d'avoir gagné quelques centaines de milliers de dollars à 25 ans, uniquement par la force du travail. Ce n'était pas ce qui l'intéressait dans le snow, l'argent n'avait été qu'une sorte de reconnaissance, de consécration de son travail et de son niveau. Il n'empêche que les contrats étaient là. Il devrait y mettre fin, maintenant, mais il n'avait pas encore eu le courage de contacter les marques qui lui avaient fait confiance. Il se donnait encore quelques jours pour être capable de parler de tout ça calmement. Il pouvait s'énerver contre sa mère, elle ne le comprendrait pas forcément, mais elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Mais s'énerver contre un sponsor, il ne pouvait pas. C'étaient des gens avec qui il avait collaboré, il se devait de les traiter avec respect, surtout alors qu'il allait mettre fin à des contrats avant leur terme.
    Comment peux-tu te réjouir comme ça ?

C'est presque du dégoût dans sa voix quand il s'adresse à elle. Aucune mère n'est assez cruelle et bornée pour agir ainsi. Et pourtant, elle l'a toujours aimé et choyé, il le reconnaît bien volontiers. Il n'arrive pas à la comprendre. Ils ne se comprendront sans doute jamais.
Il a tellement envie de lui dire qu'il arrête parce qu'avec la drogue, il n'obtiendra pas son certificat médical lui permettant d'avoir sa licence. Qu'au premier contrôle anti-dopage il risque la suspension, d'être déchu de ses victoires. Il a tellement envie de lui jeter à la figure cette belle réussite. Que dirait-elle si elle savait que son fils dont elle prévoit d'être si fière est en train de se changer en junkie, et qu'il ne fait rien pour ne pas suivre cette pente-là ?
Mais il se tait. Ou plutôt, élude la question.
    Ca ne te regarde pas, mais ce n'est pas pour te plaire.

Remarque puérile s'il en est, mais elle lui tape tellement sur le système avec cette bonne humeur, cette joie de le voir abandonner sa vie pour en embrasser peut-être une plus conforme à sa vision des choses.

Elle est en train de lui servir un verre ; il en rit presque. Si elle savait ce qu'il a bu aujourd'hui, elle n'en rajouterait pas. Mais elle ne sait rien, évidemment. Elle ne voit rien. Même lui a conscience qu'il a une sale gueule. Mais elle, elle se contente de lui dire qu'il pique. Elle n'a pas l'air d'avoir une seule seconde conscience qu'il a des problèmes. Elle n'en a pas conscience, d'ailleurs. Ca lui passe sans doute à des kilomètres.
Il avale le verre qu'elle lui sert, cul sec. Sans trinquer, évidemment. Il ne se réjouira sûrement pas de son triomphe à ses dépends.
Il sent à peine l'alcool dans sa gorge, il n'a plus l'habitude de boire quelque chose d'aussi doux. Et attrape la bouteille dans la foulée, pour se resservir. 50% d'envie de boire encore, 50% d'envie de faire enrager sa mère.
    Papa rentre vers quelle heure, d'habitude ?

C'est sa ligne rouge. Il ne peut pas se permettre de passer trop de temps avec son père. Il est médecin, il craint qu'il ne le grille. Un peu comme un enfant pris en faute, sauf qu'l n'est pas un enfant, qu'il assume, et qu'il n'a pas envie que ça change. La seule qui le fait parfois réfléchir, c'est Elinor.

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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Ven 11 Juil - 20:53

Une mère et son fils.
AJ & Abigail Harrington
Oui, une blague idiote, que ne comprenait-il pas dans ce qu’elle disait ? Les enfants font cela à leurs parents pour les faire rager non ? Bon, AJ n’avait jamais été un grand blagueur, il fallait bien l’avouer, certes mais après tout que savait-elle de son sérieux maintenant ? Arrêter sa carrière de sportif, elle, elle en avait rêvé depuis qu’il avait commencé alors elle n’y croyait plus et tout à coup il lui balançait cela à la figure, comme ça, sans crier gare. Elle avait tous les droits de douter !

Elle l’écouta lui dire que c’était sa vie... Moui, une passion, elle persistait ! Elle, elle aimait monter à cheval. Elle avait fait des concours équestres, avait gagné, avait même des chevaux et en avait au moins toujours eu un. Aujourd’hui cela lui manquait car elle avait moins le temps et puis elle n’aimait pas monter quand il neigeait alors l’hiver ses chevaux restaient bien au chaud. Bref, elle avait elle aussi une passion mais il faut laisser les passions à leur place et ne pas en faire une priorité pour ne pas, comme AJ, un jour, avoir à l’abandonner bêtement pour on ne sait quelle raison ! Qu’il monte sur sa planche était une chose qu’elle pouvait comprendre mais uniquement pour se détendre quand il en aurait besoin. Pas tous les jours, avec d’horribles enjeux... Si elle avait su elle ne lui aurait jamais permis de prendre des cours quand il était jeune. Quelle erreur elle avait commise !
Elle leva tout de même les yeux au ciel quand il lui somma de « savourer ».
Il n’était pas question de savourer mais surtout de souffler, enfin ! De se dire que son fils pourrait avoir une vie meilleure, plus rangée, plus convenable aussi à ses yeux.

_ « Ne dis pas de bêtise. Je veux ton bien, tu le sais. Je pense juste que les passions ne doivent pas prendre le pas sur la vie professionnelle. Tu appréciera bien plus quand il n’y aura plus d’enjeux. » Surtout qu’il n’était pas le meilleur et cela lui faisait énormément de mal.
Elle croyait sincèrement en ce qu’elle disait et le bonheur de son fils lui importait. Elle était une mère qui pouvait sembler assez spéciale mais à bien y regarder, tout ce qu’elle voulait était le bonheur d’AJ et pour le trouver il devrait surement passer par un moment un peu difficile.
Néanmoins, elle était effectivement aveugle concernant l’état d’esprit de son fils. Pour elle il était un peu fatigué oui, pas au top de sa forme mais elle ne se doutait pas une seule seconde de ce qu’il pouvait cacher.

_ « Oui, pour le moment. Jusqu’à quel âge peut-on faire ce sport sans devenir un vulgaire « papy » qui ne fait qu’essayer de coller aux basques des petits nouveaux sans jamais y arriver ? Et après, une fois que tu ne peux plus rider, tu fais quoi ? Je te rappelle que tu ne vas pas en rajeunissant AJ. Tu as de l’argent de côté, c’est bien, tu pourras avoir des rentrées d’argent avec je ne sais quel produit qui porterait ton nom, super, jusqu’à quand ? Des sportifs qui ont tout perdu du jour au lendemain on en connait un paquet avec ton père. Un jour ils étaient à l’hôtel à flamber, le lendemain ils ne pouvaient plus payer la note. Oui, je suis heureuse que tu arrêtes, que cela te plaise ou non et ce que je veux c’est ton bien. » C’était vrai !
Ce qu’elle ne disait jamais c’était qu’elle ne lui faisait absolument pas confiance concernant ses capacités en ski/snow, peu lui importait. Son meilleur ami avait toujours été premier. Maintenant il était mort, hourra ! AJ pourrait peut-être devenir premier mais elle n’y croyait pas. Cela, elle l’avait toujours caché comme elle le pouvait. Selon Gail, si l’on n’est pas premier dans ce que l’on fait, on change et on trouve LE domaine dans lequel on excelle. Sinon on reste médiocre. Pourquoi pas, mais il ne faut pas se mettre dans la compétition sportive si l’on est juste moyen. C’est totalement idiot !

La suite l’inquiéta quelque peu. Il ne voulait pas lui dire pourquoi il arrêtait et lui disait en plus que cela ne lui plairait pas. Elle le vit aussi descendre cul sec son verre de vin. Il avait été élevé par des sauvages ou quoi ?

_ « Comment cela ? Tu n’as pas de problème de santé ? Je vais appeler ton père pour qu’il t’ausculte. Ce n’est pas grave ? Et s’il te plait, ne vient pas chez nous pour me parler sur ce ton. Un jour, quand tu auras des enfants, tu comprendras. » Non mais oh ! Elle était peut-être cool, un peu, en apparence, et avait l’habitude qu’il lui parle mal mais là ça commençait à bien faire. Elle avait eu une mauvaise journée, il venait l’inquiéter avec ses problèmes, lui annonçait la nouvelle de sa vie puis l’enguirlandait ensuite parce qu’elle était contente et en plus il lui parlait mal ? « Enough is enough ! »

_ « Si tu as soif le frigo est plein de boissons plus appropriées. Tu ressembles à l’une de ces ivrognes que je croise lors des soirées à l’hôtel ! » Si elle savait...

_ « Je ne sais pas. Il ne devrait pas tarder. Tu lui parleras comme ça. » Son mari était bien plus cool avec AJ qu’elle ne l’était. Lui qui était un grand médecin n’avait pas pour son fils les mêmes ambitions. Elle avait toujours trouvé cela très paradoxal.

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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Dim 13 Juil - 13:08


AJ & Abigail


Bien sûr, il aurait pu essayer de lui faire comprendre une nouvelle fois pourquoi le snow n'était pas juste une passion, mais à quoi bon ? C'était la même discussion qu'ils avaient eu des dizaines fois, et à laquelle elle était hermétique. OK, il n'avait pas choisi une carrière conventionnelle - on ne pouvait pas vraiment parler de métier - mais ... bref. Il n'avait pas envie de plaider encore sa cause en espérant que sa mère finisse par reconnaître qui il était. Il n'était pas d'humeur à ça. quand elle parlait d'enjeux, il repensait au frisson des quelques secondes avant de s'élancer, à la plénitude d'avoir sorti un ride parfait. A la fierté d'une victoire. Les enjeux, c'était ce qui faisait tout le sel du snow. Rider sans enjeu, c'était comme faire une course contre soi-même sans chrono. Sans intérêt. Mais elle ne comprendrait jamais. Alors il se contenta de hausser les épaules, sans rien dire.
Maintenant, elle lui faisait la morale sur l'argent. Il n'allait pas en rajeunissant, sauf avec elle, visiblement. Elle le traitait toujours comme un enfant incapable de se débrouiller seul. Ca lui tapait sur les nerfs.
    Tu sais tout juste que je pratique le snow, alors comment peux-tu savoir à quel âge je ne serais plus capable de gagner ? Si j'avais été Pete, tu aurais demandé que j'arrête le snow ? Je n'ai jamais voulu de tes ambitions démesurées. Quelle mère ne se satisfait pas d'avoir un fils qui soit dans le top 3 mondial de sa discipline, dis-moi ? Tu me parles comme à un demeuré, comme si je vivais dans un monde parallèle, mais c'est toi qui n'as rien compris. Tu diriges ton hôtel depuis des années, mais tu n'es jamais qu'une franchisée parmi tant d'autres, qui n'a jamais eu le courage de lancer ta propre affaire. Et tu me juges ?

Il allait loin, mais il avait raison au moins sur la question de ses capacités entrepreneuriale à elle. Et il savait que ça ne manquerait pas de la toucher, de la vexer. Pas au point qu'elle changerait d'opinion sur lui, mais si elle voulait la guerre, il rendrait coup pour coup. En fait, il n'était pas fait pour être mis plus bas que terre. Il avait cru vouloir l'entendre avoir raison, mais le simple de ton de sa voix, la confiance en elle qu'elle avait quand elle énonçait ses jugements lui portait sur le système au-delà du supportable. Le manque de sommeil, l'alcool, tout ça n'arrangeait pas les choses. Il ne supportait rien.
Tout ce qu'il voulait en cet instant, c'était une bouteille de whisky, et l'alcool qui lui brûlerait la gorge et le calmerait. Après avoir bu, souvent, il se sentait hébété. Pas vraiment calme, juste ... plat. C'était une bonne sensation ; pas du sommeil, mais au moins son cerveau n'était pas en ébullition.
    Je vais bien. Je te signale que j'ai des médecins qui me suivent de près. Je n'ai pas besoin de papa, et il a autre chose à faire. Ne le mêle pas à ça.

Il était calme et déterminé en disant cela. C'est un ton qu'il emploie rarement, si ce n'est quand il veut faire plier quelqu'un. Il n'est pas du genre à faire preuve d'autorité, ça ne signifie pas qu'il n'en soit pas capable. Et là, sa décision était prise. De toute façon, ce n'était clairement pas dans son intérêt que son père l'examine. Déjà qu'AJ craignait qu'il ne le grille en le voyant ... Alors l'ausculter, hors de question. Et puis, ce serait mettre son père dans la querelle qu'il entretient de longue date avec sa mère, et ça il ne le souhaitait pas. Il avait toujours fait en sorte que son père reste loin de ça. Il soutenait son fils, mais il aimait sa femme ; et il n'était pas homme à apprécier les conflits. AJ respectait ça, et le "protègeait" en quelque sorte.
Il la regarda ensuite d'un air goguenard. Le coup du vin, elle n'appréciait pas. Il s'en doutait, c'était facile avec elle. Il en resta là cependant, n'avalant pas le deuxième verre, et entreprit plutôt de la vider dans l'évier. Il n'avait pas deux ans pour la provoquer comme un gosse.
    Tu as raison. J'avais oublié le glamour de ton métier.

Il finit toujours par s'en vouloir quand il lui parle comme ça, mais sur le moment, ce que ça pouvait lui faire du bien ! Aujourd'hui peut-être un peu moins que d'habitude, cela étant. Il trouvait ça insuffisant en fait, il préférait d'autres moyens de "s'amuser". Ca aussi, ça lui démangeait la langue de le lui dire. Il était quasi certain qu'il n'allait pas tarder à le lui balancer en pleine face.
    Je ne sais pas. Je ne suis pas certain de pouvoir rester longtemps, ni d'en avoir envie. Il faut que j'aille rater ma vie ailleurs, tu comprends.


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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Dim 13 Juil - 14:47

Une mère et son fils.
personnage 1 & personnage 2
Elle aurait tant aimé s’entendre avec son fils. Cela semblait impossible. Depuis toujours, même quand il n’était encore qu’un petit garçon, tous les deux se prenaient le bec pour tout et rien. C’était pénible à l’époque, aujourd’hui ça en devenait presque invivable. Heureusement, ils ne se voyaient pas beaucoup mais étrangement elle le regrettait. Elle aimerait le voir plus pour le contrôler plus aussi peut-être. Chose qu’elle n’avait jamais réussi à faire. Elle ne pouvait pas dire que son fils était un échec mais leur relation lui apparaissait parfois comme tel. Son mari s’en sortait bien mieux avec lui, cependant, il ne prenait jamais vraiment parti et ça, qu’est-ce que ça pouvait l’énerver ! Elle aurait parfois aimé qu’il ait une poigne plus ferme.

Elle écouta AJ faire son petit discours. Son verre à la main, elle buvait doucement. Levant de temps à autres les yeux au ciel jusqu’à ce qu’il commence à devenir presque odieux. Elle avait été dure avec lui, oui, mais de quel droit lui parlait-il ainsi ? Selon elle, elle faisait ce qu’il fallait pour lui, elle était une bonne mère, de celles qui veulent vraiment le bonheur de leur enfant. Un bonheur qu’elle approuverait certes, mais un bonheur certain ! Le sport, ce sport n’en faisait pas partie, voilà tout.
A l’évocation de sa propre carrière, du fait qu’elle n’ait elle-même jamais fondé son propre établissement, elle pâlit un peu. C’est vrai qu’elle ne s’était jamais lancée et n’avait jamais pris le risque de se mettre en danger du point de vue professionnel. Elle ne voulait pas risquer de perdre son train de vie. De perdre cette image de femme forte qu’elle pouvait avoir. Monter son affaire ce serait égal à renoncer à tout, à se mettre en danger. Elle ne le pouvait pas, cela lui faisait peur alors elle avait toujours éludé la question. Prendre des risques n’était pas vraiment son truc.

Il avait raison sur un point, si il avait été Pete, elle ne lui aurait jamais demandé d’arrêter, effectivement. Pour elle, AJ n’était pas excellent, Pete l’était. Elle aurait, sur ce point, préféré avoir Pete comme fils. Après... Il avait de gros travers qu’elle détestait. Il pouvait se montrer arrogant et selon elle il était foncièrement mal élevé. AJ valait bien mieux que lui sur tout le reste. Cela, elle en était convaincue même si là il ne se montrait pas sous son meilleur jour.
Vexée et piquée au vif elle reprit un verre de vin, lui tournant le dos. Oh, elle n’appréciait pas qu’il lui parle comme ça ! Elle n’avouerait pas. Ce n’était pas à son fils de lui donner des leçons, elle savait ce qu’elle valait.

_ « Je suis la meilleure ici, la plus à même de développer comme il le faut ma franchise. Alors oui, je me permets d’émettre un jugement te concernant. C’est ce que font les parents quand ils estiment que leurs enfants gâchent leur potentiel. » Ils commençait sérieusement à la fatiguer. Il gâche sa vie, c’est tout, d’ailleurs la preuve il veut arrêter. Qu’est-ce qu’il attend d’elle ? Après tout s’il arrête c’est bien que cela ne lui convient plus non ? Il ne veut pas lui dire la raison de tout cela. Ça aussi ça l’ennuie mais que vous voulez-vous. Il ne dit rien, alors elle se fait sa propre idée. Il en marre, il veut stopper. Très bien, elle est heureuse qu’il le veuille ou non.
De toute façon, maintenant, il l’avait vexée. Elle n’avait plus envie ne serait-ce que d’essayer d’être gentille. Leur rencontre se passerait mal, tant pis. Un jour il comprendrait. Elle resterait sur ses positions. En temps normal c’était déjà difficile de lui faire voir les choses autrement mais là... C’était foutu.

Il a des médecins... Quels médecins ? EN NBA ils ont de bons médecins, en NFL... Tout ça... Oui, en snow board ? Ce n’est pas assez prestigieux pour avoir de réels bons médecins voyons ! Mais certes, il ne verrait pas son père, par contre, il se mettait le doigt dans l’œil s’il pensait qu’elle ne toucherait pas deux mots de tout cela à son époux.

_ « C’est quand même insensé. Tu viens ici, tu me provoques, je rétorque et ensuite tu te plains et tu fuis. » Il venait de jeter son verre de vin dans l’évier... Gaspillage. D’abord il boit comme un ivrogne, ensuite il décide qu’il n’en veut plus et jette dans l’évier. Si c’était de la piquette, d’accord, mais ce n’est pas le cas. Elle ne commente pas. C’est inutile.
Elle le regarde. Il n’est effectivement pas rasé et il a des cernes incroyables. Elle ne pense pas l’avoir déjà vu dans cet état. D’habitude elle le trouve si beau. Car oui, son fils est beau, comme l’est son père. Elle le verrait bien en bourreau des cœurs mais elle ne connait rien de sa vie amoureuse.

_ « Je ne sais plus quoi te dire écoute. Oui je suis contente, de toute évidence, pas toi. Si tout cela te mets dans un tel état alors n’arrête pas. Je continuerais à pester de mon côté et toi... Toi tu feras tes trucs. Si tu es en bonne santé c’est le principal. Tu as quand même mauvaise mine. Repose-toi, réfléchis et fais ce que tu veux. J’en ai assez que tu ne comprennes pas que je ne veux que ton bien. Si ton bien c'est ce sport alors continue sans te préoccuper de moi. Ca ne t'a jamais dérangé jusqu'à présent. » Tout cela n’arrangera pas vraiment leurs affaires mais il est bien plus agressif qu’avant et ça, elle ne le permet pas. Qu’il recommence si ça le rend ainsi. Tant pis pour elle. Après tout comme il le lui fait remarquer, il gagne bien sa vie et elle a appris qu’il n’était pas si mauvais. Pour elle il était loin de la troisième place mondiale. Elle n’en a pas fait état mais elle a tout de même appris quelque chose ! Il n’est pas si mauvais... Ce n’est pas ce qu’elle veut pour lui par contre... A 40 ans il montera peut-être sa marque ou... Quelque chose comme ça, dans les affaires, qui rapporte... En fait, c’est vraiment le côté physique qui la dérange. C’est dangereux et ce sport en particulier n’est effectivement pas assez « glamour » pour elle.

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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Lun 14 Juil - 13:23


AJ & Abigail


Il y a au moins une chose sur laquelle elle avait raison : en choisissant le freestyle pour faire comme son meilleur ami, il avait gâché son potentiel. Il était bien meilleur en alpin, ou en freeride. Et c'était ça qui lui provoquait les meilleures sensations. Mais sur le fait de gâcher son potentiel en faisant du snow en général ... elle se trompait complètement. Mais c'était sans doute parce qu'elle n'avait jamais témoigné assez d'intérêt pour le snow pour savoir vraiment ce qu'il valait dans sa discipline.
Il avait l'impression d'être sur des montagnes russes. Il se sentait agressif il y a quelques minutes, et maintenant une réelle lassitude l'envahissait, l'envie de rentrer à l'appart pour ne rien faire, ne voir personne.
A-t-elle raison quand elle dit qu'il l'a provoquée pour mieux fuir ensuite ? S'il revoit leur altercation dans sa tête, il doit bien avouer que oui. Il avait imaginé que l'entendre se réjouir de son échec ... que quoi d'ailleurs ? Il était persuadé qu'il méritait ce qui lui arrivait, et il avait voulu que sa mère le lui enfonce bien dans le crâne. Qu'elle se réjouirait, oui, mais il aurait préféré qu'elle lui dise "je te l'avais bien dit" plutôt que "on va pouvoir passer à autre chose". Il ne voulait pas voir plus loin. Il ne voulait pas faire de projets. Tout ce qu'il voulait, c'était tirer un trait.
Putain, dans quoi s'était-il embarqué ? Elle était en train de lâcher du lest et de se comporter en maman pour lui dire que si vraiment le snow le rendait heureux, il n'avait qu'à continuer. Il aurait dû savoir qu'elle cédait souvent comme ça. Que toutes les accusations qu'il proférait à son égard en la qualifiant de mauvaise mère ne tenait que jusqu'à ce qu'elle abandonne. Mais si elle le faisait ça, si elle l'encourageait, il allait craquer. Et ce même si le ton de sa voix était plus résigné qu'autre chose. Il ne voulait pas craquer, et il ne voulait pas avoir ces réactions imprévisibles. S'il fallait qu'il ne voir plus personne, il le ferait. Apparemment, qui qu'il croise, ses parents ou Elinor, ça le met dans un état tout sauf paisible, et ça l'empêche de connaître la paix.
Il déglutit difficilement. Il n'avait même pas besoin que son père arrive pour ressentir le besoin de s'en aller. C'était maintenant.
    Je ne peux pas reprendre. Ca va se voir ... Papa aussi.

Elle comprendra, ou pas. Ce n'est pas tant pour elle qu'il a dit tout ça, c'est juste sorti tout seul. Ce n'est pas très grave, parce que de toute façon il a déjà repris sa veste. Il s'approche de sa mère, dépose une bise sur sa joue sans lui laisser le temps de réagir, et se dirige vers la porte d'entrée du chalet.
    Tu diras bonjour à papa pour moi.


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MessageSujet: Re: Une mère et son fils (PV AJ) TERMINE   Lun 14 Juil - 16:06

Une mère et son fils.
AJ & Abigail Harrington
Une chose qu’elle faisait presque exclusivement qu’avec AJ : Céder. Il était têtu, bien plus qu’elle. Une vraie tête de mule doublée d’une tête de « con » quand il l’avait décidé alors oui, quand elle voyait que de toute façon ça n’avancerait pas, elle faisait marche arrière. C’était donc ce qu’il venait de se passer. Pourquoi s’obstiner à essayer de lui faire entendre raison alors qu’il était clair que rien ne rentrerait dans sa caboche. Le snow, le ski... Ce qu’il faisait, elle n’aimait pas. Lui, de toute évidence, si. D’ailleurs il lui annonçait qu’il ne voulait plus en faire et semblait plus misérable qu’autre chose. Qu’il continue alors ! Qu’il ne vienne pas la narguer pour qu’elle enrage, chose qu’il sait qu’elle fera, et lui dire ensuite je me tire, t’es qu’une vilaine. Oui, elle est vilaine, ou du moins elle n’est pas tendre avec lui. C’est son mode d’éducation. Elle est dure avec lui pour qu’il ait envie d’aller plus loin, qu’il soit meilleur. Bon, pas de bol il n’a pas choisi le bon domaine, et là elle n’a jamais rien essayé. Elle aurait peut-être dû, il aurait été premier !

Elle ne comprit pas ce qu’il dit ensuite. « Ça va se voir ». Qu’est-ce qui va se voir ? De quoi il parle ? Elle est persuadée qu’il doit avoir un souci de santé, il ne peut en être autrement. Elle le regarde marcher, il ne boite pas, rien... Qu’est-ce qui va se voir ?! Pas moyen de lui demander car elle réfléchit à ce qu’il dit et son fils en profite pour prendre la poudre d’escampette. Elle a quand même le droit à un bisou mais elle n’est pas satisfaite ! Elle va réfléchir à cela encore longtemps.

_ « Papa ? Oui, oui, je l’embrasserais de ta part mais de quoi veux-tu parler ? » Elle n’aura aucune réponse puisqu’il se trouve déjà derrière la porte d’entrée, refermée. Il a un souci de santé, elle en est persuadée. Palpitations ? Tremblements ? Il a dit que ça allait se voir, donc, c’était dans son comportement ? Il a des vertiges ?
Elle attrapa son téléphone pour appeler son mari. Il allait avoir droit à un résumé plutôt long de la conversation qu’elle venait d’avoir avec son fils. Ils allaient d’ailleurs en reparler à son retour et elle ferait en sorte qu’il aille voir son fils pour essayer de mettre tout cela au clair.

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